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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 07/02/2026

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02:59Un helicopter de la gendarmerie royale a également été mobilisé pour certaines opérations d'évacuation, notamment pour l'évacuation d'urgence de femmes enceintes.
03:10Contre les intempéries, la lutte continue. Selon les données actualisées du ministère de l'Intérieur, les inondations devraient persister, amenant à une potentielle aggravation de la situation.
03:21Les citoyens sont par conséquent appelés à rester extrêmement vigilants et prudents. Il est vivement conseillé de ne pas multiplier les déplacements sauf en cas de nécessité, ni de regagner les zones affectées jusqu'à l'amélioration de la situation et les missions de nouvelles directives officielles à ce sujet.
03:39Nous restons dans cette région du Rarbe où la montée des eaux de l'Ouatsbou continue d'impacter la circulation. La route est quasi impraticable entre la commune de Nishat et celle de l'Etrichine dans la province de Sidisliman.
03:56Nous dit Rachid Farhad, notre envoi spécial sur place.
04:00Le niveau des eaux de l'Ouatsbou ne cesse d'augmenter. Nous sommes actuellement au niveau de la route régionale reliant la commune de Sidisliman,
04:12d'où l'Adhsine plutôt, relevant de la commune de Sidisliman et de la province de Sidisliman et la commune de Nishat, relevant de la province de Sidisliman.
04:23Comme vous pouvez le voir, les eaux envahissent cette route et pour le moment la route est presque coupée.
04:32Certains véhicules se sont arrêtés au niveau de ce point, d'autres ont le courage d'avancer, mais je pense que dans les prochains jours, il y aura une décision de couper cette route.
04:48Beaucoup de douars sont affectés par ces montées des eaux, notamment le douar Négro qui est au niveau de la commune de Nishat et le douar aussi de Oulad-Berhil qui est dans la même commune.
05:04Et en ce qui concerne la commune d'Oulad-Hassine, ici au niveau du pont Sidisliman et de l'Aziz, qui constitue la frontière entre les deux communes,
05:17la montée des eaux est impressionnante et la montée continue.
05:24Et en raison de cette situation, les autorités appellent les citoyens à respecter les consignes et à être surtout vigilants sur la route.
05:40Rachid Farhan pour Midian TV, depuis la commune de Sidisliman, relevant de la province de Sidisliman.
05:47Face aux intempéries qui continuent de frapper plusieurs régions du royaume, des milliers de familles ont été contraintes de quitter leur maison.
06:02En attendant l'amélioration des conditions météorologiques, les centres d'hébergement d'urgence accueillent ces sinistres.
06:08Faire l'eau, trouver un toit et réapprendre à vivre, même provisoirement, c'est le cas au nord du royaume et dans l'Eurelbe,
06:18où les inondations ont forcé des milliers de familles à quitter leur maison.
06:22En attendant, la calmie et une nouvelle vie s'installent dans les centres d'hébergement.
06:27A l'entrée de la rache, plus de 2400 tentes ont été dressés, alignés, équipés, prêts à accueillir ceux que la pluie a chassés.
06:35Ici, on s'organise, on partage l'espace et on attend le retour des beaux jours.
06:41À Tangier, au cœur de la forêt diplomatique, le centre national d'estivage reçoit près de 400 sinistrés venus de Qhsalkbir.
06:49Les journées s'écoulent au rythme des repas, des distributions de vêtements et des soins médicaux.
06:54Dans le ralpe près de Kenitra, le camp de Sidiyeh Yashwil-Slama est devenu un refuge provisoire.
07:00500 tentes racontent l'exode forcé de villages entiers, des familles parties dans l'urgence, parfois sans rien emporter.
07:08Malgré la pluie et l'incertitude, ces centres deviennent des lieux de réconfort et une vie provisoire y prend forme.
07:15On y trouve un lit, des couvertures, des soins et surtout l'espoir d'un retour prochain, une fois les eaux retirées.
07:23En attendant, la vie continue, sous les tentes, loin de chez soi, mais à l'abri.
07:29Dans le royaume, le ciel continue d'ouvrir ses vannes et pour éviter tout débordement, les barrages sont surveillés de près.
07:37Il y en a qui apportent de très bonnes nouvelles à Sidiyeh.
07:40Par exemple, le barrage Hassan Dakhil atteint 76% de sa capacité, comblant le déficit d'eau après plusieurs années de sécheresse.
07:49Cette amélioration profite à l'approvisionnement en eau potable et à l'irrigation agricole, redonnant vie aux oasis et aux cultures locales.
07:56Le barrage Hassan Dakhil dans la province d'Erachidia retrouve des niveaux de retenue significatifs après plusieurs années de sécheresse.
08:09Au 5 février, il affiche un taux de remplissage de 76%, comblant ainsi le déficit hydrique et assurant l'approvisionnement en eau potable ainsi qu'en eau pour l'irrigation agricole.
08:20Alimenté par l'Ouedziz, ce barrage mis en service en 1971 dispose d'une retenue de 312 millions de mètres cubes et d'un bassin versant de 4290 kilomètres carrés,
08:34jouant un rôle central dans la régulation des crues et la gestion des ressources en eau.
08:38Les pluies récentes ont déjà permis d'irriguer plus de 14 000 hectares entre Erachidia et Tafilalt, redonnant vie aux oasis et aux champs agricoles.
08:48Ces progrès au niveau des ressources hydriques nous permettent de renforcer les capacités de production d'eau potable, mais aussi l'eau exploitable pour le secteur agricole.
09:01Concrètement, pour l'année hydrologique actuelle, qui s'est en début septembre 2025 à août 2026, nous avons réussi à stocker 86 millions de mètres cubes d'eau.
09:11Et en plus de renforcer nos capacités de production en eau potable et en eau exploitable pour les activités agricoles,
09:18ces installations jouent également un rôle majeur dans la protection contre les inondations.
09:24Nous sommes réellement soulagés cette année en tant qu'agriculteurs.
09:32Les précipitations qui ont alimenté ce barrage ont combattu la sécheresse et nous avons pu relancer la saison agricole.
09:38Avec notamment la production de blé et de fèves, les olives retrouvent de la couleur.
09:42Les agriculteurs soutenus par des semences et intrants suffisants peuvent aussi envisager une campagne 2025-2026 sous de bonnes auspices.
09:53Le barrage Hassan d'Akhil confirme ainsi sa fonction stratégique, offrant à la province un double souffle, sécurité de l'eau et relance agricole.
10:03Et retournons dans la province de Sidi Qasem.
10:06Sur place, les inondations ont lourdement affecté le secteur agricole.
10:10Des parcelles entières ont été submergées, endommageant les cultures céréalières et fourragères.
10:15Plusieurs éleveurs font état de pertes de bétail et de difficultés d'accès au pâturage.
10:21Une situation qui fragilise les revenus de nombreuses familles rurales dépendantes de la saison agricole.
10:29Écoutez ces quelques réactions d'agriculteurs.
10:34Les récentes inondations ont beaucoup affecté nos cultures.
10:38Le fourrage a été lourdement touché.
10:40On ne trouve rien à donner à manger à notre bétail.
10:43La situation est extrêmement difficile.
10:45J'espère que les autorités nous fourniront du fourrage pour sauver notre bétail.
10:56Nous vivons dans des conditions extrêmement difficiles suite aux inondations.
10:59Nous dormons avec notre bétail à l'extérieur.
11:02Nous avons tout perdu.
11:04Les cultures céréalières et le fourrage sont endommagées.
11:06Nous espérons que les autorités parviendront à trouver une solution à cette situation.
11:11Une direction à présent, le Hosseben, sur place.
11:16Les efforts consentis par la direction provinciale de l'équipement, du transport et de la logistique continuent de porter leurs fruits.
11:25Ils ont permis la réouverture à la circulation de plusieurs axes routiers
11:30qui étaient auparavant fermés en raison des chutes de neige, des crues et des glissements de terrain.
11:36Par ailleurs, ces tronçons routiers ont été affectés dans le cercle de Quétama,
11:42notamment sur la route régionale numéro 509.
11:45Face à ces perturbations, la mobilisation se poursuit du côté des autorités locales
11:50pour sécuriser le trafic et garantir la fluidité des déplacements.
11:54A l'origine de ces inondations, de mauvaises conditions météorologiques qui avaient interrompu le trafic maritime sur la ligne Algéziras-Tangemède.
12:07Bonne nouvelle à traverser à repris.
12:09Depuis la réouverture de cette ligne, une douzaine de navires ont mis le cap vers le complexe portuaire Tangemède.
12:15Cette reprise vise à résorber l'importante accumulation de passagers et de véhicules provoqués par les journées de suspension précédentes.
12:27De l'autre côté de la Méditerranée, après en répit, bienvenue.
12:31L'Espagne redoute ce samedi l'effet des nouvelles intempéries provoquées par le passage d'une nouvelle tempête,
12:38baptisée Marta, dans des régions déjà éprouvées par des inondations impressionnantes après le passage de la dépression Leonardo.
12:47Cette voiture est sur le point d'être emportée par les eaux.
12:51Sur son toit, quatre hommes attendent avec inquiétude l'arrivée des secours.
12:57Sur une route inondée, chaque seconde compte pour cette patrouille de l'unité militaire d'urgence espagnole.
13:03Ces éléments multiplient les opérations de sauvetage en Analosie, dans le sud de l'Espagne.
13:13A Benoahan, dans la province de Malaga, ils doivent évacuer au plus vite ses habitants.
13:19Sur un autre front, toujours au beau milieu de la nuit, ces secours se livrent à une véritable course contre la montre
13:32pour retrouver une femme emportée par les eaux.
13:38C'est parti pour une longue nuit de recherche.
13:41Et quand le jour se lève, il faudra prendre de l'altitude pour mesurer l'ampleur des dégâts du passage de la dépression Leonardo.
13:57Des rivières encrues, des champs inondés et des routes impraticables.
14:03Une situation apocalyptique.
14:04À cela, s'ajoutent des risques de glissement de terrain, notamment dans les massifs de Grasse-à-Lema.
14:11Bien qu'une accalmie soit attendue ce vendredi dans le sud de l'Espagne,
14:15de fortes pluies pourraient de nouveau s'abattre sur l'Andalousie ce samedi.
14:20Au Portugal voisin aussi, les autorités tentent de contenir les conséquences de la tempête Leonardo
14:28tout en préparant l'arrivée de Marta.
14:32Plus de 26 500 secouristes sont mobilisés dans le pays où se tient ce dimanche le second tour de la présidentielle.
14:39Seules trois municipalités parmi les plus touchées, dont Alcacer et Dossal, ont préféré reporter le scrutin d'une semaine.
14:46Luce Courdane.
14:47De l'eau à perte de vue.
14:51Les canaux remplacent les voitures dans les rues de la ville pour secourir les habitants,
14:56menacés par le débordement des cours d'eau et des glissements de terrain.
15:00Depuis quelques jours, les intempéries font rage au Portugal,
15:04comme ici à Alcacer-Dossal, où le fleuve Sado a complètement envahi les rues du centre-ville.
15:11En ce moment, comme vous pouvez le voir, toute la partie basse de la ville est sous les eaux.
15:18Tout le front de mer est inondé.
15:20Nos commerces aussi.
15:22Nous surveillons les personnes qui vivent dans ces zones,
15:24afin de déterminer s'il est nécessaire de les évacuer et de les déplacer vers un lieu sûr.
15:29La tempête Leonardo, sixième du genre en à peine un mois, a causé d'importants dégâts matériels.
15:42Même si les pluies ont cessé, le danger est toujours présent.
15:46Je n'ai jamais rien vu de tel. C'est surréaliste. Je n'ai pas de mots.
15:52Et malheureusement, il y a beaucoup de gens ici, de très bonnes personnes,
15:56de nombreux commerçants, des maisons avec des dégâts.
15:59Je ne peux même pas imaginer leur perte.
16:04La semaine dernière déjà, la tempête Christine a causé cinq morts.
16:09Un mois de janvier parmi les plus pluvieux depuis 26 ans.
16:13Une vague d'intempéries qui compromet également la tenue du second tour des élections présidentielles, prévue dimanche.
16:21André Ventura, candidat aux présidentielles, a proposé le report d'une semaine des élections en raison des intempéries.
16:29Avant cette annonce, plusieurs municipalités avaient informé ne pas être en mesure d'organiser des élections.
16:37L'agence météorologique portugaise, dans son dernier bulletin,
16:40n'a plus évoqué la tempête Leonardo, mais la dépression Marta, qui atteindra le Portugal samedi.
16:48Avec de fortes pluies et des rafales de vent autour des 100 à 120 km à prévoir.
16:54À l'issue de leur première ronde de discussion tenue hier à Oman, l'Iran et les États-Unis ont convenu de poursuivre leur négociation en début de semaine prochaine.
17:05En attendant, Donald Trump, qui a qualifié, c'est pour parler de très positif, a signé un décret faisant planer à partir de ce samedi la menace de droits de douane supplémentaires sur des pays et qui continuent de commercer avec l'Iran.
17:19Le fils de Mohamed Gaddafi, Saïf Al-Islam, a été inhumé hier à Bani Walid, dans l'ouest de la Libye.
17:29Bani Walid est le bastion des partisans du régime de son père, de son défunt père, qui ont manifesté en grand nombre avant des funérailles sous haute surveillance policière.
17:41Saïf Al-Islam, Radhafi a été assassiné mardi à Zenten, dans le nord-ouest de la Libye.
17:47Le parquet a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs en commando de 4 personnes selon l'avocat français de Saïf Al-Islam.
17:57La capitale pakistanaise, encore sous le choc, les funérailles d'une partie des 31 personnes tuées dans l'attentat suicide revendiqué hier par Daesh contre une mosquée chiite d'Islamabad,
18:08auront lieu ce samedi. L'attaque au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi est la plus meurtrière commise à Islamabad depuis 2008,
18:17lorsque 60 personnes avaient été tuées dans un attentat suicide au camion piégé contre le luxueux hôtel Mariotte.
18:24Retour au Maroc où le complexe portuaire de Tangemède, élément incontournable des échanges commerciaux maritimes du pays,
18:34a publié son bilan annuel relatif à l'année 2025. Trafic, transit, passagers dans tous les secteurs.
18:42La tendance est à la hausse.
18:44Une nouvelle fois, le port Tangemède surperforme. Les perspectives sont prometteuses et les chiffres du bilan annuel de 2025 le confirment.
18:55Toute activité confondue, le complexe portuaire a traité plus de 160 millions de tonnes de marchandises pour l'année 2025.
19:03Une progression de 13,3% par rapport à 2024.
19:07Sur le volet transport international routier, nous avons pu traiter plus de 535 000 camions,
19:15soit une progression de 3,6% par rapport à 2024.
19:19Cette progression est portée principalement par la dynamique des exportations industrielles et agroalimentaires
19:25qui ont évolué respectivement de 4,8% et 4,3%.
19:30Cette évolution générale s'explique par de nombreux facteurs,
19:34entre autres la mise en exploitation de la dernière extension du terminal TC4.
19:39Côté transport de passagers, la campagne Marhaba a contribué à l'amélioration des flux de passage des Marocains résidant à l'étranger.
19:47Selon le port, elle s'est déroulée dans des conditions optimales grâce aux dispositifs opérationnels mis en place,
19:53notamment la généralisation du billet ferme désormais appliqué.
19:57Cette mesure a permis de réguler les flux en fonction des capacités réelles de la flotte
20:02et d'assurer une traversée plus fluide.
20:05Ces performances résultent de la confiance et de l'engagement des lignes maritimes
20:09qui opèrent à Tangemed, ainsi que du niveau élevé de productivité
20:13atteint par l'ensemble des équipes opérationnelles,
20:15et notamment les équipes de la capitainerie, le pilotage, les équipes d'exploitation,
20:20en coordination avec les concessionnaires, les autorités locales et les administrations concernées.
20:25Avec ces chiffres, le portant Tangemed confirme sa position de hub maritime majeur
20:30et renforce sa position incontournable dans les liaisons du commerce international.
20:36Nous restons au Maroc où les marchés de vente de volailles ont enregistré une hausse d'environ 4 dirhams par kilo
20:43après plusieurs semaines de stabilité.
20:46Comment l'expliquer ? Réponse dans ce reportage de Mahadjama, Lunès Cherki et Luz Gourdan.
20:51Du jour au lendemain, sur les marchés locaux, le prix du poulet a augmenté d'une façon record,
21:01atteignant les 14 dirhams alors qu'il ne dépassait pas les 11 dirhams au cours des dernières semaines,
21:07selon les vendeurs au détail.
21:12Il y a près de 20 jours, le prix du poulet était stable entre 12 et 14 dirhams le kilo,
21:17mais aujourd'hui, le prix a grimpé, c'est estimé à 14,5 dirhams en gros,
21:22ce qui pousse les vendeurs au détail à le vendre entre 16 et 17 dirhams le kilo.
21:33Les perturbations du marché mondial des aliments pour bétail
21:36figurent parmi les principales causes de cette hausse, selon les experts.
21:41Le Maroc, bien qu'ayant atteint l'autosuffisance en production de poulet,
21:47dépend des aliments importés, qui représentent 80% du coût total de production.
21:53Les mauvaises conditions météorologiques au Maroc et dans le monde
21:57sont également les causes de cette situation.
22:00Le secteur avicole se porte bien, mais connaît tout de même quelques dysfonctionnements
22:08au niveau de la production, qui peuvent se présenter comme des ventes illégales,
22:12la multiplication des spéculations.
22:15Il est grand temps de changer ces pratiques.
22:19La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole
22:23avait dans un précédent communiqué appelé à une intervention urgente
22:27pour assurer l'approvisionnement du marché local en matière première
22:31destinée à la fabrication d'aliments transformés.
22:35Elle a également insisté sur la nécessité de mettre en place
22:39une stratégie anticipative et des plans d'urgence
22:42afin de sécuriser les approvisionnements en matière première.
22:48Et dans le reste de l'actualité, cette fausse information
22:52relayée par plusieurs médias étrangers,
22:54elle fait état d'une prétendue démission de Valetre Gragi.
22:57C'est une infox et la Fédération marocaine de football n'a pas tardé à publier en démentie.
23:02Pour la Fédération, pour la FRMF, Valetre Gragi reste sur le banc des Lyons de l'Atlas
23:07et selon une source de la Fédération marocaine de football,
23:11il serait maintenu à son poste jusqu'au Mondial 2026.
23:15On a un premier tour et après il y aura...
23:18Dakar s'apprête à accueillir la dixième édition du Forum international
23:22sur la paix et la sécurité.
23:24L'événement centré sur les défis majeurs liés à l'intégration et à la souveraineté des Etats africains
23:29se tiendra au mois d'avril.
23:31La cérémonie officielle de lancement des travaux s'est déroulée en présence
23:35des diplomates accrédités au Sénégal et des membres du gouvernement.
23:39Régis Moukila est à nous six années.
23:41Lancé pour la première fois en 2014, le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité
23:49revient cette année, deux ans après sa dernière édition tenue en 2024.
23:54L'événement réunira une fois de plus des experts venus de la sous-région et du reste du monde.
24:01L'Afrique face aux enjeux de stabilité, d'intégration et de souveraineté,
24:05quelles solutions durables ? Tel est le thème choisi pour cette dixième édition.
24:09C'est une thématique qui nous interpelle, d'autant que vous le savez tous.
24:15Nous avons, au-delà du flanc est de notre pays, un terrain où se déploie un terrorisme
24:23violent qui est en train de prendre cours et qui est en train de faire ses ramifications.
24:30Nous avons vu aussi que depuis quelques décennies, nous n'avons pas pu encore enrayer ce mal.
24:37Je pense que comme bilan d'état, il est important qu'on regarde ce qui se passe sur le terrain.
24:44Prévu sur deux jours, le Forum se veut un véritable laboratoire de réflexion autour des menaces actuelles
24:50qui pèsent sur la souveraineté des États africains.
24:53Depuis plusieurs mois, le comité scientifique travaille à définir les axes prioritaires
24:58ainsi que les résultats attendus.
25:00La Commission scientifique a appuyé d'oeuvre depuis le début de l'année passée
25:04pour mobiliser les meilleurs experts à travers le monde.
25:09À travers cette quête, elle a cherché à préserver le caractère international du Forum.
25:15À ce titre, elle s'est attachée également à créer les conditions d'un dialogue fructueux
25:21entre décideurs, chercheurs, forces de défense et de sécurité, sociétés civiles et partenaires internationaux.
25:31Dans un contexte marqué par la criminalité transfrontalière et la montée de l'extrémisme violent,
25:37le Sénégal entend s'imposer comme un acteur clé de la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent.
25:43Le Sénégal est entouré par ce qu'on appelle un cercle de feu.
25:47Il y a des problèmes au Sahel, mais je pense qu'on résiste.
25:49On continue à être une balise, on continue à être un exemple, un modèle pour toute la région.
25:54Donc je pense que c'est une très bonne chose qu'on puisse inviter l'Afrique, mais aussi le monde,
25:58à réfléchir autour des questions de paix et de sécurité.
26:00Et surtout, vous l'avez rappelé, très bientôt, le Sénégal va présider la commission de la CDAO.
26:06Je pense que tout cela, c'est une très bonne chose pour notre pays, mais aussi pour la région ouest africaine.
26:11L'édition 2026 du Forum de Dakar se tiendra en avril prochain sous la présidence du chef de l'État du Sénégal,
26:19Bassirou Dioma Diararfaï, avec pour ambition majeure de connecter l'Afrique.
26:25La suite de la matinale sur Median TV, c'est le moment de faire un tour dans Qu'est-ce qu'un journaux avec Dinamri.
26:31Bonjour et bienvenue sur Median TV pour un tour d'horizon des informations phares de cette semaine.
26:44On commence au Maroc, où les opérations d'évacuation des habitants des zones exposées au risque d'inondation se poursuivent,
26:52selon le ministère de l'Intérieur.
26:54Ces interventions sont menées de manière progressive, rapporte le H24 Info,
27:00en fonction du niveau de danger et de l'ampleur des crues,
27:04avec la mobilisation de moyens logistiques pour garantir des déplacements sécurisés.
27:10Plus de 143 000 personnes ont été évacuées à titre préventif dans plusieurs provinces,
27:16notamment Larache, Kenitra, Sidiqassam et Sidi Slimen,
27:20afin de limiter les risques humains.
27:23Les autorités poursuivent leur mobilisation sur le terrain à travers des actions d'assistance,
27:28de relogement provisoire et de sécurisation des zones menacées par les perturbations météorologiques.
27:36Entrée en vigueur cette semaine, la loi 71-24 réforme en profondeur le Code de commerce marocain
27:43et change la gestion des chèques sans provision.
27:46Objectif ? Désengorger les tribunaux tout en distinguant les débiteurs de bonne foi des fraudeurs.
27:53Désormais, un délai d'un mois est accordé pour régulariser un chèque avant toute poursuite,
27:59avec un coût de régularisation fortement réduit.
28:03L'arrestation automatique est supprimée et les laitiges familiaux sortent du champ pénal.
28:08En revanche, la fraude reste sévèrement punie,
28:12avec des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison.
28:14Cette réforme intervient dans un contexte de forte pression judiciaire,
28:20avec près d'un million d'incidents de paiement par an.
28:23Le Maroc tente ainsi de concilier souplesse, fermeté et justice économique.
28:30L'accès au numérique n'est plus un confort.
28:33Il est devenu de nos jours un service essentiel pour apprendre, s'informer et communiquer.
28:39Et pourtant, au niveau du continent africain, son accès reste assez inégal.
28:43Au Sénégal, l'arrivée de Starlink, fournisseur d'accès à Internet par satellite,
28:50lancé par l'entreprise SpaceX, a relancé ce débat.
28:54Selon Hapa News, le pays affiche un taux d'équipement numérique de près de 99% des ménages,
29:01essentiellement via le téléphone mobile.
29:04Mais derrière ce chiffre se cache une fracture brutale.
29:07En réalité, environ 43% des ménages de Dakar disposent d'un accès Internet à domicile,
29:15contre à peine 3% en zone rurale.
29:17Le principal frein reste le coup.
29:2065,6% des ménages citent le prix de l'abonnement comme obstacle.
29:25Et 27,4% évoquent le manque d'infrastructures.
29:29Dans ce contexte, l'Internet satellitaire est présenté comme une solution pour connecter les zones enclavées,
29:36mais soulève tout de même des questions d'accessibilité réelles pour les populations modestes.
29:43Et puis dans le reste de l'actualité, face à l'explosion des crises sanitaires dans le monde,
29:49l'Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d'alarme.
29:53D'après Espresse français, l'OMS appelle à mobiliser 1 milliard de dollars en 2026
29:59pour répondre aux urgences et maintenir des services de santé vitaux dans plus de 35 pays.
30:06De la banque de Gaza à l'Ukraine, en passant par le Soudan et la RDC.
30:11Un appel revu à la baisse, conséquence directe des restrictions budgétaires mondiales,
30:17alors même que les besoins restent immenses.
30:19L'agence omusienne prévient que les coupes de financement ont déjà entraîné la fermeture de milliers de centres de santé,
30:27laissant des dizaines de millions de personnes sans accès aux soins,
30:31dans ce qui s'annonce comme l'une des périodes les plus critiques de son histoire.
30:37Et enfin, le changement climatique n'est plus une menace abstraite pour les Européens.
30:42Selon un rapport de l'Agence européenne pour l'environnement,
30:4580% des citoyens de l'Union ont été exposés à au moins un aléa climatique majeur ces cinq dernières années,
30:54comme les canicules, les inondations ou les feux de forêt.
30:57Mais malgré cette exposition massive, la préparation reste insuffisante.
31:03Un Européen sur cinq ne dispose d'aucune protection face aux intempéries.
31:08Et près de 40% déclarent ne pas pouvoir rafraîchir leur logement en période de forte chaleur.
31:14Cette enquête, menée auprès de plus de 27 000 personnes dans les 27 pays de l'Union européenne,
31:21alerte sur la vulnérabilité persistante des ménages
31:24et appelle à renforcer l'urgence des politiques d'adaptation et de résilience
31:29face à des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses.
31:33C'est la fin de cette édition. Merci de l'avoir suivie.
31:39Très bonne suite des programmes sur Médien TV.
31:43À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique avec Kenza Alavi.
31:47La dynamique entrepreneuriale se poursuit au Maroc.
31:59À fin novembre 2025, plus de 100 000 entreprises ont été créées au niveau national
32:04selon les données de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale.
32:09La répartition régionale confirme le poids des grands pôles urbains et économiques,
32:14mais aussi la montée en puissance progressive de régions à fort potentiel.
32:18Dans la région de Sous-Massa, près de 7 000 nouvelles entreprises ont vu le jour sur la période.
32:24Une performance qui place la région au cinquième rang national
32:27dans un classement largement dominé par Casablanca-State.
32:31Ces créations sont majoritairement portées par les personnes morales
32:35dont le nombre progresse nettement par rapport à l'an dernier,
32:38traduisant une structuration croissante de l'activité économique régionale.
32:43Sur le plan sectoriel, la création d'entreprises reste largement dominée par le commerce,
32:48suivi du BTP et des activités immobilières.
32:51Les services, le transport, l'industrie et le tourisme complètent ce paysage,
32:56illustrant la diversité du tissu économique marocain.
33:00Au niveau des recettes touristiques, le Maroc confirme son rôle moteur économique en Afrique du Nord.
33:06En 2025, le Maroc, l'Égypte et la Tunisie ont enregistré des recettes touristiques records,
33:12portées par la hausse des arrivées de visiteurs et la reprise du secteur à l'échelle mondiale.
33:17Selon ONU Tourisme, les recettes touristiques mondiales ont atteint près de 2 000 milliards de dollars,
33:22en progression par rapport à 2024.
33:25Mais la performance de l'Afrique du Nord se distingue particulièrement
33:28avec une croissance bien supérieure à la moyenne mondiale.
33:31Pris ensemble, le Maroc, l'Égypte et la Tunisie ont généré plus de 35 milliards de dollars
33:37de recettes touristiques en 2025.
33:39Parmi eux, le Maroc se démarque nettement enregistrant la plus forte progression
33:43des recettes touristiques au niveau mondial.
33:46Cette performance s'explique par la hausse des arrivées de touristes,
33:49la diversification de l'offre et l'évolution favorable de la monnaie nationale face au dollar,
33:55renforçant l'impact économique du secteur.
33:58A l'international, l'actualité économique reste aussi marquée par la volatilité des marchés financiers,
34:04notamment du côté des crypto-monnaies.
34:06Le bitcoin est repassé sous la barre des 70 000 dollars,
34:10une première depuis l'élection de Donald Trump,
34:12qui avait propulsé la crypto-monnaie vers des sommets historiques.
34:16Après un envol spectaculaire, le marché subit un net repli
34:20dans un contexte de prudence généralisée sur les actifs risqués.
34:23La volatilité reste élevée, alimentée par un climat financier tendu
34:28et par des incertitudes réglementaires persistantes aux Etats-Unis.
34:32Ce nouvel épisode rappelle le caractère instable des crypto-monnaies
34:35dont les mouvements restent très sensibles aux facteurs politiques, économiques et réglementaires.
34:41Enfin, au-delà des marchés, les enjeux économiques prennent une dimension géopolitique,
34:45avec une bataille stratégique autour des minerais critiques.
34:49Ces matériaux qui s'imposent comme un enjeu central de la géopolitique mondiale.
34:54Les Etats-Unis, l'Union Européenne et le Japon annoncent un partenariat stratégique
34:58pour sécuriser leur approvisionnement face à une dépendance croissante vis-à-vis de la Chine.
35:04Ces matériaux sont essentiels aux technologies numériques, aux batteries et à la transition énergétique.
35:10La Chine contrôle aujourd'hui une large partie de la chaîne de production,
35:13notamment des terres rares utilisées dans les smartphones, les véhicules et les équipements industriels.
35:19Washington entend désormais fédérer ses alliés autour d'une approche multilatérale
35:23afin de diversifier les sources d'approvisionnement et réduire les vulnérabilités stratégiques à long terme.
35:30Sur le continent européen, la Banque Centrale Européenne a décidé de maintenir ses trois principaux taux d'intérêt inchangés,
35:38confirmant sa politique monétaire prudente face à un environnement mondial encore incertain.
35:43Christine Lagarde, présidente de l'ECB, souligne que l'inflation devrait se stabiliser autour de 2% à moyen terme,
35:51tout en notant que la reprise économique dans la zone euro reste résiliente malgré les tensions commerciales et géopolitiques.
35:58La Banque Centrale maintient notamment le taux de dépôt à 2%, inchangé depuis juin 2025,
36:04après plusieurs baisses depuis le pic de 4% à la mi-2024.
36:07Cette politique favorise notamment la relance des crédits immobiliers soutenant la construction et les ventes de logements,
36:15tout en bénéficiant de la consommation et des dépenses publiques accrues, notamment dans la défense et les infrastructures.
36:22Le ECB confirme ainsi sa volonté de suivre une approche dépendante des données,
36:27afin d'assurer la stabilité des prix et soutenir la croissance.
36:31Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a décidé de maintenir son taux de base à 3,75% malgré les attentes d'une baisse.
36:40Cette décision s'explique par la persistance de pressions inflationnistes.
36:45L'inflation restant au-dessus de l'objectif de 2%, autour de 3,4% récemment.
36:51La Banque d'Angleterre souhaite ainsi éviter un relâchement prématuré de sa politique monétaire.
36:55L'économie britannique montre toutefois des signes de résilience, avec une demande plus soutenue que prévue.
37:02Mais le marché du travail reste fragile et la croissance devrait rester modeste en 2026, autour de 0,9%.
37:09La Banque d'Angleterre indique également qu'une baisse des taux pourrait intervenir dans les mois à venir,
37:15si la baisse de l'inflation se confirme et que l'économie nécessite un soutien supplémentaire.
37:20En résumé, la Banque d'Angleterre maintient ses taux pour contrôler l'inflation,
37:24tout en suivant de près l'évolution de l'économie pour adapter sa politique monétaire.
37:31Notre matinale se poursuit avec l'invité culture, Mariam Hamlechi,
37:35Rousso, Hrima Hamdan, autrice et artiste-compteuse.
37:39Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans ce rendez-vous culture.
37:52Il est des êtres dont la parole ne se contente pas de glisser sur le monde,
37:56mais l'imprègne et le transforme.
37:58Et nous allons à la rencontre aujourd'hui d'une invitée de cette lignée.
38:02Née au Maroc et nourrie au sève de l'oralité ancestrale,
38:05avant de s'établir en France, elle s'est imposée comme une figure de proue
38:09de la littérature orale contemporaine, une véritable passeuse de mémoire.
38:15Elle est particulièrement célèbre pour son travail de transmission des contes traditionnels,
38:20une tisseuse de souffle.
38:22Son art réside dans cette alchimie subtile entre le français et l'arabe,
38:28donc le dialecte avec lequel elle traduit des mondes.
38:33En parsemant ses récits de Darija, elle redonne au conte sa fonction première,
38:38une expérience sensorielle où le rythme de la phrase compte autant que le sens du récit.
38:43Son œuvre littéraire est un miroir tendu aux réalités de l'exil,
38:47de l'identité et de la condition féminine.
38:50Elle utilise ses œuvres pour éclairer le présent,
38:54nous rappelant avec grâce que, peu importe nos origines,
38:58nous sommes tous faits de la même étoffe de rêves et de mots.
39:02Halima Hamdan, bonsoir à vous.
39:04Bonsoir.
39:05Vous êtes autrice, conteuse et artiste.
39:07C'est un plaisir de vous avoir avec nous ce soir.
39:08Merci beaucoup pour cette invitation.
39:10C'est un honneur.
39:11Merci d'avoir accepté un honneur partagé.
39:15Merci.
39:16Alors vous écrivez, vous écrivez beaucoup.
39:20Plusieurs romans, 7 à 8 romans, plusieurs contes.
39:23Ils vont défiler pendant cet entretien, pendant qu'on discutera justement de ses écrits.
39:29J'ai envie de vous demander tout d'abord, quel est le premier contact que vous avez eu d'abord avec le conte ?
39:36Le rapport que vous avez avec cela ?
39:38Et quand est-ce que cette histoire, cette aventure a commencé ?
39:42Le contact avec le conte, c'est l'enfance.
39:45Moi, je suis d'une génération où les grands-mères, les tantes, les mamans racontaient des histoires.
39:51Donc, on n'avait pas accès à la télévision.
39:55C'était que les privilégiés qui avaient des télés.
39:57Il n'y avait pas Internet.
39:58Il n'y avait pas tout ça.
40:00Donc, l'engouement, c'était le soir pendant les veillées où quand la grand-mère, ma grand-mère,
40:04quand elle venait à la maison.
40:07Quand elle venait, c'était justement plein d'histoires.
40:11Et j'ai gardé ce goût des contes.
40:14Puis après, j'ai perdu ce goût parce qu'après, avec l'école, il y avait d'autres repères, d'autres sources.
40:21Je lisais énormément.
40:22Mon père était libraire et j'avais complètement oublié les contes.
40:25Mais le premier contact, c'est vraiment le contact ancestral à la maison.
40:29Donc, c'est un petit peu votre grand-mère qui vous a inspiré.
40:32Exactement.
40:33Votre première inspiration.
40:34La première inspiration, on va dire.
40:36On va lui rendre hommage ce soir.
40:37Oui.
40:37Comment choisissez-vous, justement, les histoires avant de les écrire ?
40:41Racontez-nous un petit peu comment ça se passe au niveau de votre démarche artistique.
40:45Il y a deux choses.
40:46Au niveau du conte, moi, je dis justement que je suis une passeuse, tout simplement, de cette mémoire
40:52parce que j'ai eu la chance de la recevoir bien.
40:56Donc, ce n'est pas du tout dans une autre langue que notre langue.
41:01Et j'ai essayé, dans tout ce que je fais, j'essaie d'aller vraiment mettre ces trésors qui sont bien là
41:09et de les mettre à ma sauce, de les mettre avec mes propres paroles, avec mon émotion,
41:15mais de garder vraiment la structure des contes anciens.
41:19Donc, je n'invente pas.
41:21C'est très rare que j'invente des contes.
41:22Dans ce que vous avez fait défiler, il y a un conte qui est Le rêve brodé
41:27et qui, au fait, était une demande.
41:30Une demande parce que, voilà celui-ci, parce qu'à Angoulême, il y a eu une exposition sur la broderie marocaine.
41:37Ce qui était assez incroyable, c'était toutes les broderies marocaines
41:40et ils ont fait appel pour l'exposition, c'était dans un musée, le musée d'Angoulême,
41:45à des spécialistes du tissage, de la broderie.
41:49Et quand ils ont fait un très beau catalogue, ils avaient envie de l'ouvrir avec quelque chose d'autre.
41:54Et ils m'ont contactée pour me dire, nous avons tous les spécialistes qu'il faut pour le fil,
41:58les broderies, les écoles, parce que nous avons sept écoles de broderie.
42:09Il y a la Broderie de Fest, Asmour, Tetouan, Arbats, là, donc ce sont des écoles.
42:15Et on dit, mais on n'a pas besoin de ça, on veut quelque chose d'autre qui fait rêver.
42:19Et là, j'ai écrit ce conte avec juste cette idée de faire rêver à partir de la broderie.
42:25Donc ça, ce n'est pas un conte traditionnel.
42:27Mais tous mes autres contes sont issus du patrimoine immatériel marocain.
42:31Puisque vous venez justement de cette culture de l'oralité qui prend quand même une place assez importante,
42:38comment vous avez pu retranscrire ça par écrit ?
42:40Est-ce que ça a été difficile ou plutôt libérateur de retranscrire cet héritage,
42:45finalement, qui se transmet par voie orale ?
42:50Mais au fait, c'est arrivé de manière...
42:53Ce n'était pas du tout réfléchi ou raisonné.
42:56Parce que moi, quand j'ai commencé à raconter,
42:59c'est parce que j'ai fait une rencontre extraordinaire dans la vie.
43:03Ce sont les rencontres qui permettent parfois des ouvertures.
43:07Moi, j'étais prof, je ne m'intéressais plus du tout aux contes,
43:11parce que pour moi, c'était du domaine de l'enfance.
43:14Et j'ai rencontré un conteur français, Henri Gougo,
43:18qui m'a redonné cette envie de raconter des histoires.
43:21Mais c'était raconter, c'était vraiment être dans l'oralité, pas du tout dans l'écrit.
43:25Et puis cette expérience, elle a commencé par un moment où vous racontez cette histoire en derija.
43:31Dans un contexte qui n'est pas le Maroc, qui est la France.
43:35Exactement.
43:35C'est-à-dire que le jour où j'ai dû raconter,
43:39comme je n'étais pas prête à raconter une histoire,
43:41et qu'il m'a mise vraiment devant le fait accompli,
43:43tiens, mettez-vous là, racontez-nous une histoire.
43:46Les paroles de ma grand-mère se sont imposées.
43:48Et donc j'ai commencé par...
43:49Donc déjà, c'est toute la poétique de justement cette introduction que nous avons,
44:08qui est ancestrale, sur le conte.
44:09Et c'est vraiment la définition du conte.
44:11Donc je l'ai dit en derija, et après j'ai traduit.
44:15Il y a ce rythme dans la voix.
44:16Voilà, et c'est ce rythme, exactement, c'est le conte derija
44:20qui me donne le rythme de quand je raconte,
44:23parce que je raconte toujours avec les deux langues.
44:26Vous mélangez toujours le français, la derija ?
44:28Toujours, le français derija.
44:29Est-ce qu'il y a des mots qui ont une charge émotionnelle en arabe
44:31que vous ne pouvez pas retranscrire ?
44:34Moi, je pense que justement, je suis... je vais au feeling.
44:37C'est-à-dire que quand j'ai commencé à raconter,
44:39je n'écrivais pas les contes.
44:41Je me les racontais.
44:42C'est comme ça que je travaillais.
44:43Jusqu'à présent, je travaille comme ça.
44:45C'est-à-dire que je me raconte le conte,
44:47et les mots arrivent, les mots en arabe.
44:50Il y a des mots que je garde, il y a des mots que je remplace.
44:53Et c'est vraiment toute une gymnastique,
44:55mais vraiment dans la tête.
44:57Ce n'est pas du tout écrit.
44:59Après, je m'enregistre.
45:01Et j'écoute l'enregistrement.
45:03Et les premiers temps, pendant des années,
45:05je n'ai pas écrit mes contes.
45:07Mes contes étaient transmis vraiment de cette manière-là.
45:09C'est un moment où, quand j'allais raconter des histoires,
45:13les gens me disent,
45:13est-ce qu'on peut retrouver ces contes quelque part ?
45:15En fait, vous aviez besoin de travailler la musicalité.
45:20Exactement.
45:21Au niveau du texte.
45:22Cette musicalité que vous entendez,
45:24la retranscrire avec des silences, avec des ponctuations.
45:26Voilà, exactement.
45:27Mais le silence dans le conte est très important.
45:29Un silence est lourd de sens.
45:32Ce n'est pas que du sens.
45:33C'est le rythme, il ponctue.
45:35Et dans ce moment de silence,
45:37c'est le moment où, dans l'histoire,
45:40il y a justement le rêve qui prend son élan.
45:43Et c'est très important, les silences,
45:44quand on raconte des histoires.
45:46Et vous évoquez souvent les femmes,
45:48notamment les femmes de votre famille.
45:50Si vous deviez décrire la chaîne de transmission
45:52qui part de votre grand-mère,
45:55qui en rend encore une fois hommage sur ce plateau,
45:58jusqu'aux nouvelles générations les plus jeunes aujourd'hui,
46:03et puis les lectrices.
46:04Qu'est-ce que vous nous diriez ?
46:06Moi, je dirais qu'aujourd'hui,
46:07la transmission comme moi, je l'ai vécue,
46:10est plus difficile.
46:11Plus difficile parce qu'il n'y a plus, justement,
46:15cet espace de rencontre
46:17où, justement, tout le monde est tranquille
46:19et tout le monde est là pour écouter une histoire.
46:22L'histoire, les enfants lisent,
46:25ils regardent beaucoup d'images.
46:27On a beaucoup, beaucoup d'images.
46:28Alors que dans le conte, on n'a pas d'images.
46:31C'est-à-dire que c'est celui qui écoute l'histoire
46:33qui fabrique ses propres images.
46:35Et ça, c'est très important.
46:37C'est beaucoup l'imaginaire.
46:38Oui, parce que moi, quand je racontais aux enfants,
46:41à un moment donné,
46:42j'ai travaillé pendant dix ans au musée du Quai Branly.
46:45J'étais conteuse en tout ce qui concerne le monde arabe.
46:49Et parfois, après une histoire,
46:51je posais des questions aux enfants.
46:53Comment était la princesse ?
46:56Comment était la maison ?
46:57On n'avait jamais la même description.
47:02C'est-à-dire que chacun fabrique son rêve à partir de la parole.
47:06Donc, c'est ça le conte.
47:08Aujourd'hui, il y a déjà trop d'images.
47:09On est vraiment envahi par les images.
47:12Et le fait de retrouver cette transmission comme ça,
47:14il faut, je pense qu'il faut vraiment la travailler.
47:17Parce qu'aujourd'hui, nous, on s'est un peu éloignés
47:20de cette richesse et de ce patrimoine.
47:23Alors que dans d'autres cultures, ça revient en force.
47:27Par exemple, en France, on raconte beaucoup.
47:30On raconte dans les écoles,
47:31on raconte dans les médiathèques,
47:33on raconte dans les bibliothèques,
47:34on raconte dans les théâtres.
47:36Et le conte a été remis dans sa place d'éducation,
47:39comme outil d'éducation.
47:41Et par exemple, dans l'école primaire déjà,
47:44on fait appel à des conteurs pour qu'ils viennent,
47:46pour que les enfants sortent des livres pour dire,
47:48mais tiens, il y a une personne qui va raconter,
47:50mais elle n'a pas de livre.
47:52Pour justement faire travailler l'imaginaire
47:54et la créativité comme ça.
47:57Donc, aujourd'hui, je pense qu'il faut, nous,
48:00qu'on remette le conte au cœur justement de notre éducation.
48:04Parce que nous avons de quoi faire.
48:05Parce que dans chaque conte, il y a des choses
48:07qui sont transmises, des valeurs.
48:10Il y a des valeurs, il y a aussi la structure même du conte.
48:13Parce que la structure du conte,
48:14elle est faite de manière à retenir l'histoire.
48:18Parce que même si on ne retient pas tous les mots,
48:21on retient ce qu'on appelle le squelette,
48:23la structure du conte.
48:24Et la structure du conte est très importante
48:26parce que quand on apprend le conte,
48:30on sait qu'il y a une situation initiale,
48:33après il y a les protagonistes,
48:34après il y a un nœud,
48:36et puis après il y a la solution.
48:37Donc, on apprend aussi à l'enfant
48:39quand il se familiarise avec les contes,
48:42aussi à choper cette structure
48:45et à la pratiquer même dans son quotidien.
48:49Même si on lui demande d'écrire une rédaction,
48:52la structure du conte, elle est très présente.
48:54Donc, c'est important, bien évidemment.
48:56Vous mettez en avant un certain nombre de personnages.
48:59Il y a Oum Kiltoum, la grande chanteuse égyptienne,
49:02il y a Yasser La Chance, en tout cas,
49:04ils sont plusieurs.
49:06Je parle de Hadid Dan aussi,
49:08le rusé qui a eu un prix.
49:10Il y a eu trois prix,
49:12le prix Grand Atlas,
49:13le prix du public,
49:14le prix du jury
49:14et le prix des jeunes.
49:16Moi, j'ai des courants pour celui de l'Atlas,
49:18vous m'apprenez le reste.
49:20Mais ce qui est intéressant,
49:21c'est qu'Hadid Dan,
49:21c'est un conte populaire
49:23que pratiquement tout le monde connaît.
49:25Mais on pense le connaître.
49:27Mais tout le monde ne connaît pas vraiment
49:29l'histoire de Hadid Dan.
49:29On le redécouvre.
49:30Oui, parce qu'à la télévision,
49:32il y a eu un mousselsel
49:33pour Hadid Dan.
49:34Mais ce n'était pas l'Hadid Dan du conte,
49:35c'était Hadid Dan qui était autrement.
49:37Et là, c'est vraiment le conte traditionnel.
49:40Et ça m'a fait vraiment très plaisir
49:42qu'il rencontre du succès
49:45parce qu'on revient à une valeur sûre.
49:48C'est comme vous avez passé tout à l'heure
49:49Boulboul Jérada.
49:51C'est aussi un conte traditionnel,
49:54celui-là, Boulboul Jérada,
49:55on l'appelle Jérada au Bortal,
49:57ou là, Boulboul Jérada,
49:59qui est aussi un conte ancré dans la tradition
50:02et qu'on retrouve pratiquement
50:03dans toutes les régions du Maroc.
50:05Donc, pour moi, c'est vraiment une manière
50:07de nous récupérer tout simplement
50:10notre patrimoine.
50:11Et de le préserver aussi.
50:12Et de le préserver, effectivement.
50:14Et de le préserver.
50:15Après, il y a aussi d'autres romans,
50:16bien évidemment,
50:17Tuisa, Le chaos de la liberté.
50:21N'est-ce pas ?
50:22Je parle sous votre contrôle.
50:25Laissez-moi parler.
50:26Vous avez également un coffret.
50:30C'est-à-dire que là,
50:31Laissez-moi parler est mon premier roman.
50:34Mon deuxième roman,
50:36c'est Le chaos de la liberté,
50:37qui a été préfacé par Jean-Marie Leclésio,
50:40le prix Nobel de littérature.
50:41C'est celui-là.
50:43Et le troisième,
50:44c'est L'homme qui voulait voir le lion,
50:47qui a été primé aussi en France
50:48pour obtenir un prix.
50:50C'est celui-là,
50:50L'homme qui voulait voir le lion.
50:52Et le dernier,
50:53c'est Tuisa.
50:54Dans le premier roman,
50:56Laissez-moi parler,
50:57c'est vraiment des récits de femmes.
50:59Ce sont des femmes
51:00qui prennent la parole
51:00pour parler de leur vécu difficile.
51:04Mais ce roman,
51:06il est construit
51:07comme les mille et une nuits.
51:09C'est-à-dire qu'il y a une histoire cadre
51:10avec des récits enchâssés.
51:12Donc, en quoi je suis...
51:13On est dans le roman,
51:15mais dans le roman,
51:15il y a aussi quelque chose
51:16du conte là-dedans.
51:17Le troisième,
51:18L'homme qui voulait voir le lion
51:21est un livre que j'ai écrit
51:23à la mort de mon père.
51:25D'ailleurs, c'est lui
51:25qui est sur la couverture.
51:29Parce que L'Arahmo,
51:30quand il est parti,
51:33j'ai été très marquée
51:36par sa fin de vie.
51:39Il est tombé malade
51:40et il était dans une clinique
51:43et c'était l'Eid.
51:44Et avec mes beaux frères,
51:46nous sommes allés le chercher
51:47parce que nous avons demandé
51:48trois jours de répit
51:50pour qu'il soit avec nous.
51:52Et on lui dit,
51:53mais avant d'aller à la maison,
51:55comme ça faisait...
51:56C'était quelqu'un de très actif.
51:58Et on lui dit,
51:58au lieu d'aller directement à la maison,
52:00où est-ce que tu veux aller ?
52:02Et j'ai un beau-frère qui dit,
52:04on va l'emmener à la mosquée
52:06parce que...
52:07Et mon autre beau-frère
52:11il adore la mer.
52:14Il est là, il nous écoute.
52:16On va lui poser la question.
52:17Non ?
52:18Fais-moi,
52:19où est-ce que tu veux aller ?
52:21À la maison.
52:21Non ?
52:22Non ?
52:23Je veux aller voir le lion.
52:25Oh !
52:25Quel lion ?
52:26Quel est-ce que tu veux dire ?
52:28Au zoo ?
52:30D'accord.
52:31Et on l'a emmené au zoo.
52:33D'accord.
52:33On l'a installé devant la cage du lion
52:35et il est resté plus d'une heure
52:37à regarder le lion.
52:39Et j'ai trouvé ça juste incroyable.
52:41Extraordinaire.
52:41Il est mort quelques semaines plus tard
52:43et c'est ça qui m'a...
52:45J'avais envie de raconter un petit peu son parcours
52:47et c'est pour ça que c'est l'homme
52:48qui voulait voir le lion
52:49parce qu'il voulait vraiment voir un lion en vrai.
52:52On va finir sur Tuisa très rapidement.
52:54D'accord, très bien.
52:55Très rapidement.
52:56Vous avez donné la parole à cinq gardiens.
52:59Voilà.
52:59Tuisa, c'est justement...
53:01Ce sont cinq gardiens
53:02qui sont les gardiennes de cinq maisons.
53:09De cinq maisons de gens
53:11qui ont réussi, on va dire, dans leur vie
53:13et qui ont des maisons.
53:15Et dans chaque maison, il y a un gardien.
53:17Et les gardiens,
53:18ils sont là,
53:20ils se connaissent très bien,
53:21ils connaissent les habitants des maisons.
53:24Et tous les dimanches,
53:26les dimanches,
53:27après, quand tous les propriétaires
53:29sont chez eux, tranquilles,
53:32les gardiens se retrouvent
53:33pour partager un repas.
53:35Mais au fait, ils partagent surtout les ragots.
53:38Mais ce qui est marquant dans ce Tuisa,
53:40c'est que j'avais envie de parler du compte.
53:43Vous voyez, je suis toujours entre mes deux coups de cœur.
53:48Et donc, parmi les gardiens,
53:49j'ai mis un compteur.
53:50C'est un gardien qui a été éduqué
53:55par les histoires que lui racontait sa grand-mère.
53:59Et à un moment,
54:00il se rend compte de l'importance de la parole,
54:02l'importance du compte.
54:04Et il va développer ça pour aider les autres.
54:08C'est-à-dire,
54:08il a un cœur tellement généreux,
54:11vraiment un cœur en or.
54:13Et il sait qu'il a des trésors.
54:15Et c'est des comptes qu'il va raconter
54:16dans des moments spécifiques.
54:18Ce n'est pas pour raconter à tout le monde.
54:20Lui, parfois, quand il y a un des gardiens
54:22ou même un des propriétaires qui a un problème,
54:25il va venir lui dire,
54:26« Et si je te racontais une histoire ? »
54:28« Et j'ai génialé quelque chose de la guerre. »
54:29Et l'histoire qu'il lui raconte,
54:31l'autre, elle le touche parce que
54:32c'est souvent par rapport à une situation qu'il vit.
54:36Et donc, c'est juste pour dire
54:37que le compte est nourricier.
54:39Il est nourricier.
54:40Et on peut justement avoir des comptes
54:42tout le long de la vie.
54:45On peut toujours puiser dans ce patrimoine
54:46qui est aussi bien pour éduquer
54:49que pour passer des bons moments.
54:51Quand il y a une bonne histoire,
54:53quand elle est bien racontée,
54:54quel bonheur.
54:55Et c'est sur ces belles paroles
54:56qu'on termine cet entretien avec vous,
54:58Halim Mahmoudat.
54:59Merci.
54:59C'est un plaisir de vous avoir.
55:01Merci.
55:01C'est vraiment un bonheur
55:02de partager ce petit moment avec vous.
55:05Merci à vous.
55:06C'est la fin de l'invité culture pour ce soir.
55:09Je vous souhaite une très bonne soirée.
55:12Voilà, tu refermes cette première tranche
55:14de la matinale.
55:15Merci de l'avoir suivi
55:16dans quelques instants.
55:18Nouveaux points sur l'actualité.
55:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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