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00:00Toujours au sujet du risque de propagation régionale du conflit, regardez ces images impressionnantes nous venant de Dubaï et de
00:07la célèbre île de The Palm.
00:08Deux témoins ont indiqué à l'AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s'élever de
00:13l'île artificielle au moment où l'Iran riposte dans le golfe aux frappes américaines et israéliennes.
00:19L'un des témoins a déclaré avoir vu une épaisse fumée noire s'élever d'un hôtel situé sur The
00:23Palm et entendu des ambulances se diriger vers les lieux.
00:27Et enfin pour terminer ce tour d'horizon régional, l'armée jordanienne affirme avoir intercepté 13 missiles balistiques depuis ce
00:35matin.
00:35Alors que nous a rejoint sur ce plateau Sahand Saber, avocat franco-iranien au barreau de Paris inscrit sur la
00:41liste des conseils près de la Cour pénale internationale.
00:44Bonjour, merci d'être avec nous. D'abord ma première question, est-ce que vous avez des gens sur place
00:50en Iran ? Est-ce que vous avez de leurs nouvelles ? Comment ça se passe sur place ?
00:53Les Iraniens ont été quand même un petit peu surpris des attaques, ils les attendaient, mais effectivement rien, enfin les
01:00pressions qu'on avait ces dernières semaines indiquaient qu'on s'orientait vers cette intervention.
01:05Il y avait quand mĂŞme ce message envoyĂ© par les Etats-Unis, Ă savoir que Marco Rubio devait arriver Ă
01:10Jérusalem lundi.
01:11Donc on pensait qu'il y avait un nouveau round de négociations qui allait pouvoir être tenu. On sait que
01:16les Omanais sont revenus un tout petit peu dans le jeu diplomatique.
01:19Donc les Iraniens ont été un petit peu surpris. Les échos qu'on a sur place sont extrêmement, je dirais,
01:28euphorisants.
01:29Les personnes, les Iraniens sont euphoriques. On a vu des images d'Iraniens danser dans les rues, applaudir, être très
01:35heureux.
01:35Donc évidemment, il y a l'inquiétude parce que les civils sont aussi là et il peut y avoir naturellement,
01:40enfin il n'y a jamais de guerre propre et il y a toujours des civils qui en pâtissent.
01:44Mais pour beaucoup d'Iraniens, Trump a enfin respecté sa promesse. Il a tenu sa promesse. Il a lancé l
01:51'opération que les Iraniens attendaient.
01:53Et surtout après avoir appelé les Iraniens à manifester sans intervenir quelques jours après au mois de janvier.
02:00Donc enfin, Trump est allé jusqu'au bout. Il a tenu parole. Et maintenant, il faut voir quelle sera l
02:05'étendue de cette parole.
02:06Est-ce que c'est une intervention militaire qui a pour but d'affaiblir le rĂ©gime et de nĂ©gocier Ă
02:11nouveau un accord et d'avoir quelque part un statu quo ?
02:15Ou est-ce que c'est une intervention militaire qui vise Ă l'affaiblir et Ă permettre ensuite Ă la
02:21population de sortir Ă nouveau dans les rues et s'emparer du pouvoir ?
02:25Vous voulez y réagir, Guillaume Ancel ?
02:26Et au fait que les premières frappes ce matin, on visait des lieux de pouvoir. Donc on voit bien qu
02:31'il y a un affaiblissement de l'appareil militaire.
02:33Mais il y a surtout une volonté de décapiter, en fait, le régime des Mollahs. Et comme vous l'avez
02:39très bien dit, la question sera comment ça se terminera ?
02:41C'est quoi l'issue ? Parce qu'encore une fois, les Américains et les Israéliens n'ont pas les
02:45moyens d'aller se battre eux-mĂŞmes sur le front iranien.
02:48Et donc tout va dépendre de la manière dont les Iraniens vont pouvoir réagir.
02:54Je rappelle quand mĂŞme qu'il y a Ă peine plus d'un mois, il y a eu des dizaines
02:57de milliers de morts.
02:58Et par conséquent, il y a une partie de la population qui est tétanisée à l'idée de se retrouver
03:03face aux gardiens de la Révolution qui leur tire dessus à l'arme de guerre.
03:06On le voit là sur ces images, c'est la résidence d'Ali Khamenei qui a été visée par des
03:11frappes.
03:11Est-ce que c'est ça qui fait la différence par rapport à juin dernier, Gauthier ? C'est le
03:16fait que des lieux de pouvoir soient visés cette fois-ci ?
03:22Je ne sais pas exactement. Parce que pour déstabiliser le pouvoir des Mollahs, il y a plusieurs moyens de le
03:28faire.
03:29Et notamment ce qu'avait tenté Trump, mais ce n'était pas suffisant des faits, quand il avait dit aux
03:35Iraniens « Tenez bon, on arrive, ceux qui ne sont pas morts encore attendent toujours. »
03:40Ou alors peut-être maintenant qu'ils se réjouissent, comme disait Monsieur.
03:42Mais déstabiliser un régime pareil, c'est évidemment les lieux de pouvoir.
03:48Mais attention, parce que ce régime a la capacité, peut-être pas de se régénérer, mais en tout cas de
03:54penser Ă certaines astuces et Ă des alternatives.
03:57Par exemple, l'Arijani a été chargée d'obtenir, en quelque sorte, de fabriquer une sorte de doublure du gouvernement
04:04ou de l'appareil d'État.
04:07Donc, y compris à plusieurs niveaux. On ne sait pas si Khamenei a également une sorte de doublure.
04:14Mais ce régime-là est capable de se... peut-être pas de se régénérer, mais en tout cas de fabriquer
04:21des conditions pour qu'ils survivent d'une manière ou d'une autre,
04:24pour qu'il puisse y avoir un round de négociations ultérieures, pour que... etc.
04:29Bon, ne serait-ce, je prends souvent cet exemple parce que ça a été assez étonnant la semaine dernière,
04:33la manière dont la délégation iranienne a essayé en fait de séduire ou de circonvenir la délégation américaine en disant,
04:41« Bon, écoutez, l'accord de 2015 à Vienne, c'était vraiment pas bien pour nous, mais vous non plus,
04:46vous n'en avez pas profité, vous vouliez de l'argent, il n'y en a pas eu,
04:49vous avez dû même le quitter, associons-nous. » Bon, voilà le type d'astuce ou de subterfuge qui peut
04:56être utilisé.
04:56Alors, par rapport à votre question, est-ce que c'est ça la nouveauté ? Est-ce que les lieux
05:01de pouvoir ont été frappés ?
05:04Est-ce que c'est ça la volonté aussi de débarrasser l'Iran de ce régime ? Parce que, comme
05:09le dit très bien monsieur,
05:11c'est bien beau d'avancer sur le plan militaire et par bombardement, et Ă©ventuellement d'ailleurs de parvenir Ă
05:17ses fins,
05:18en disant, il n'y a plus, cette direction n'existe plus. Et après ? Et après, qu'est-ce
05:22qui fait qu'elle ne ressort pas ?
05:24Une autre, justement, qui a été préservée, qu'est-ce qui fait que le vide politique qui naît de cette
05:30situation
05:30ne profite pas Ă ce qu'on a vu en Irak, Ă ce qu'on a vu ailleurs ?
05:35Je me souviens des paroles qui étaient celles du général Petreus, qui commandait le corps en Irak,
05:44et aussi, me semble-t-il, en Afghanistan, et qui disait, mais il faut conquérir les esprits et les cœurs.
05:51Ça marche comme ça, un changement de régime.
05:53Si vous le bombardez, si vous laissez finalement le vide s'installer,
05:58soit les anciens reviennent, soit d'autres qui ne valent pas mieux s'installent, etc.
06:03Et c'est là le fond de l'histoire, comme on disait tout à l'heure, il est profondément politique.
06:08Si vous tentez d'avoir une action qui est strictement militaire et qui ne va pas plus loin,
06:13et vous disiez à juste titre qu'il n'y a pas de chance pour que les Américains s'engagent
06:17au sol,
06:18encore moins les Israéliens, qu'est-ce qu'on fait ?
06:21Vous vouliez réagir ?
06:23Oui, je veux réagir d'abord. Je veux rappeler que les négociations qui se sont tenues
06:28laissent à penser que les Américains ont préparé aussi, sur le plan politique et diplomatique,
06:34cette intervention militaire, parce que, le temps passant,
06:37les exigences américaines sont devenues beaucoup plus importantes,
06:40donc moins acceptables pour le régime,
06:42et puis aussi parce que Donald Trump a besoin d'aller devant le Congrès
06:44pour dire qu'il a tout fait sur le plan politique et diplomatique pour éviter la guerre,
06:48mais que finalement, les Iraniens ne lui ont pas laissé d'autre choix que d'intervenir.
06:53Ça, c'est le premier point.
06:53Le deuxième point, c'est qu'il faut revenir à l'époque de la guerre des 12 jours.
06:57Après l'intervention israélienne, achevée, si je puis dire, par les Américains,
07:02la question est restée en l'état.
07:05On s'est posé la question de savoir si le régime était affaibli,
07:08si son programme nucléaire était affaibli,
07:10mais la question de la gouvernance de l'Iran est restée sur la table.
07:15Les Israéliens disaient très bien que le problème avec le régime iranien n'est pas terminé,
07:19puisque de toute façon, il restera un régime hostile à Israël.
07:22Donc quelque part, on avait déjà des signes avant-coureurs d'une intention
07:27de la part des Israéliens et des Américains d'aller, je dirais, au contact.
07:30Pas forcément à la guerre, mais d'aller au contact pour pousser le régime,
07:34soit Ă changer totalement d'attitude,
07:36soit effectivement à être confronté au scénario qu'on a depuis ce matin.
07:41Et enfin, je voudrais dire, on a effectivement en Irak,
07:46comme en Afghanistan, comme en Syrie un petit peu,
07:50ces précédents de vide politique.
07:53En Iran, on n'a pas ce problème de vide politique,
07:56parce que d'abord, il faut bien se rappeler,
07:57ce sont les Iraniens eux-mêmes qui ont appelé à une intervention occidentale.
08:02Le nom de Trump, le nom de Netanyahou, était écrit sur les murs.
08:06Beaucoup d'Iraniens sortaient pour faire des graffitis et pour appeler Ă cette intervention.
08:10Ensuite, on a une opposition qui s'est structurée à l'intérieur du pays
08:15et on a vu sa capacité au mois de janvier,
08:17en l'espace de 48 heures, de sortir par millions dans les rues
08:21et de paralyser le pays.
08:22On a vu sa capacité à faire cela.
08:25Et donc, on a une opposition qui est structurée.
08:28Et je suis certain que depuis le mois et demi qui s'est écoulé,
08:31les Iraniens à l'intérieur du pays ont profité aussi pour s'organiser à nouveau.
08:35Et puis, on a maintenant une personnalité qui a émergé à l'étranger,
08:39qui ne fera jamais l'unanimité parce que dans aucun pays, personne ne fait 100%,
08:44mais en tout cas, qui semble recueillir l'assentiment de beaucoup d'Iraniens
08:48et je dirais de millions d'Iraniens en Iran,
08:51c'est le prince Reza Pahlavi.
08:52Et qui propose un programme qui est celui d'une transition démocratique
08:56avec un programme de laïcité et qui correspond aux aspirations des Iraniens.
09:00On n'avait pas ce cas-lĂ .
09:02En Irak, on avait les Américains qui voulaient nous proposer M. Chalabi.
09:05En Afghanistan, on avait l'ancien roi Zahir Shah,
09:07mais c'était les Iraniens à l'époque qui refusaient qu'il y ait un roi
09:10qui soit rétabli à leurs frontières,
09:12parce que ça pouvait peut-être leur rappeler de mauvais souvenirs.
09:15Et puis en Syrie, ce sont les islamistes Ă la suite d'un conflit
09:18qui était en fait une guerre civile.
09:20Donc oui, on est dans une situation très inédite en Iran.
09:22On ne connaît pas ce type de situation.
09:24Mais je pense qu'il faut aussi un petit peu avoir confiance dans les Iraniens.
09:27Ça reste un très grand peuple, un peuple très éduqué, très formé,
09:30avec une maturité politique qui est maintenant complètement établie
09:33et un peuple qui est prêt à la démocratie.
09:35Donc je pense qu'on a quand mĂŞme un certain nombre de facteurs
09:38qui convergent vers l'idée qu'il n'y aura pas de vide politique
09:41après la chute du régime.
09:43Il faut au contraire que les Occidentaux,
09:45et on aimerait beaucoup nous en tant que Français d'origine iranienne
09:48que la France y participe,
09:49il faut que les Occidentaux se mettent aussi autour de la table
09:52pour accompagner ce changement de régime.
09:54– Guillaume Ancel.
09:56– Peut-être revenir une minute sur la guerre des 12 jours
09:59qui était censée en juin 2025 détruire la capacité iranienne
10:04à fabriquer une arme nucléaire.
10:06Bien évidemment que ça a été un échec pour ceux qui pensaient
10:09qu'avec de simples bombardements, on pouvait s'en débarrasser.
10:11La réalité, c'est que des bombardements abîment.
10:14Et c'est ce qui s'est passé d'ailleurs.
10:15Le système a été abîmé, il n'a jamais été neutralisé.
10:18Ça pose toute la question, ou plutôt ça remet sur la table,
10:22d'une part la question de la menace nucléaire,
10:24qui pour moi est réelle.
10:25C'est-à -dire que très clairement, le régime des Molas
10:27cherche à se donner une capacité de fabriquer une arme nucléaire
10:31qui peut ĂŞtre une arme simple, assez primitive,
10:34non pas militarisée, embarquée dans un missile,
10:36mais déposable malheureusement dans un simple conteneur maritime
10:39qui ferait un drame pour celui qui en ferait les frais.
10:43Et donc, on ne peut pas attendre de ces bombardements
10:46qu'ils fassent plus que lors de la guerre des 12 jours,
10:48même si ça dure plus longtemps.
10:49C'est-Ă -dire que des bombardements restent des bombardements,
10:51ça abîme, ça détruit, ça tue et ça blesse,
10:54mais ça ne répondra pas à la question politique.
10:58Sur la question politique, je suis quand mĂŞme, comment dire,
11:03un petit peu circonspect sur une chose.
11:05C'est qu'en janvier, quand la population iranienne s'est révoltée,
11:09quand Donald Trump leur a annoncé,
11:11« Allez-y, puisque je vais venir vous aider ».
11:13Ils s'arrĂŞtent brutalement, d'un seul coup.
11:15Franchement, c'est une forme de trahison.
11:17Moi, j'aurais très mal vécu à leur place.
11:19Et là , qu'ils reviennent un mois et demi après,
11:22avec le fils du chat, dans un chapeau,
11:24qui sort d'un seul coup,
11:25et on voit qu'il y a un très fort soutien
11:27de la part d'Israël et des États-Unis
11:29sur cette candidature,
11:30qui certes peut ĂŞtre un candidat de transition,
11:33mais dont on a quand mĂŞme le sentiment
11:35qu'il a un cĂ´tĂ© prĂ©fabriquĂ© et soutenu par ces pays-lĂ
11:38qui est assez inquiétant.
11:38Moi, j'entends aussi beaucoup de la part des Iraniens
11:41qu'ils souhaiteraient que ce soit eux
11:43qui décident de leur avenir,
11:45plutĂ´t sans chat ni Mola.
11:48Oui, je vais répondre.
11:50Vous savez, le Reza Palavi,
11:52je le connais depuis presque 17 ans maintenant,
11:54et je peux vous assurer
11:55qu'il n'est pas préfabriqué ni sorti d'un chapeau.
11:57C'est un homme qui se bat depuis
11:59de très très nombreuses années,
12:01qui va à la rencontre de très nombreux Iraniens.
12:03J'ai été moi-même témoin et présent
12:05lors de très très nombreuses rencontres,
12:06déjà à l'époque du mouvement vert,
12:08et donc il n'est pas préfabriqué par Netanyahou
12:11ou par qui que ce soit.
12:12Il est héritier, certes,
12:14mais héritier d'une dynastie
12:15qui a sorti l'Iran du Moyen-Âge.
12:17Son grand-père, Reza Shah le Grand,
12:19quand il prend le pouvoir en 1925,
12:21il modernise l'Iran.
12:22Son grand-père,
12:23le nom de son grand-père, Reza Shah,
12:26est scandé dans les manifestations
12:27depuis maintenant plusieurs années.
12:29Donc il n'est pas préfabriqué.
12:30On a cette idée, nous, en France,
12:32de loin, on regarde ça,
12:33parce qu'on découvre l'opposition iranienne
12:35et le paysage politique iranien.
12:37Donc on imagine qu'il est,
12:39voilĂ , qu'il est un peu un artefact
12:41qui débarque comme ça.
12:42Pas du tout.
12:43On vous a un peu suivi, nous, les Iraniens,
12:45M. Ancel,
12:46on a compris que vous soutenez aujourd'hui
12:48l'organisation des Moudjahidines du Peuple.
12:50Je soutiens personne.
12:51Si, si, vous aviez présenté M. Afchin
12:53Ă la vie avec vous.
12:54Et vous dites ni Chani Mollam.
12:56Attendez, je vais aller jusqu'au bout.
12:58Je ne soutiens personne,
12:58je ne me permettrai pas de dire
12:59parce que je ne suis pas iranien.
13:00Je vais aller jusqu'au bout.
13:01Je dis simplement qu'il y a une partie
13:02des Iraniens qui ne sont pas
13:04derrière Reza Pahlavi.
13:05Je l'ai dit tout Ă l'heure,
13:07j'ai dit qu'effectivement,
13:08personne ne peut aujourd'hui prétendre
13:10avoir 100% de la population iranienne
13:12derrière lui.
13:13Mais en tout cas,
13:14avoir une majorité
13:15et une majorité qui s'exprime.
13:17Donc ça, c'est un point
13:18qui est extrĂŞmement important.
13:19Reza Pahlavi s'est fait lui-mĂŞme.
13:21Et vous savez,
13:22les tentatives de Reza Pahlavi,
13:24de son équipe,
13:25pardon,
13:26depuis des années,
13:27de prendre contact,
13:28d'établir des relations
13:29avec les Européens,
13:31ça ne date pas
13:32de la conférence de Munich
13:34il y a deux semaines.
13:35C'est beaucoup plus ancien.
13:37Si les Européens,
13:38aujourd'hui,
13:39considèrent qu'il n'est pas
13:40la bonne personne,
13:41ça engage leur responsabilité.
13:42Mais ça ne fait pas
13:43de Reza Pahlavi,
13:43l'homme de Trump et de Netanyahou.
13:45C'est aux Européens aussi
13:46de s'intéresser à lui
13:47et de considérer
13:48qu'à un moment donné,
13:49quand son nom est scandé
13:50par des millions d'Iraniens
13:51dans les rues
13:52et que, d'une manière générale,
13:53l'héritage des Pahlavi
13:55est extrĂŞmement fort
13:56et qu'il représente
13:56à la fois cet héritage
13:57mais aussi une solution
13:59de sortie
14:00et une solution
14:01de sortie démocratique
14:02de ce conflit,
14:04eh bien, dans ce cas-lĂ ,
14:04c'est au moins une personne
14:05que l'on pourrait considérer
14:06et je pense que l'Europe
14:08aurait tout Ă gagner
14:09Ă le rencontrer,
14:11Ă nouer des liens avec lui,
14:12Ă discuter
14:13et Ă essayer de comprendre
14:14un peu comment il envisage
14:15lui l'avenir
14:15et qui est-ce qu'il y a
14:17autour de lui, naturellement.
14:18En tout cas, pour vous,
14:19il est le plus légitime.
14:20Gauthier Ribin,
14:20ce qui vous vouliez réagir ?
14:22Quel est l'héritage
14:22des Pahlavi,
14:23si on veut être très précis ?
14:25L'héritage des Pahlavi,
14:26je vais vous dire,
14:26c'est d'abord la libération
14:29et l'émancipation des femmes.
14:30D'accord ?
14:31Je sais oĂą vous voulez en venir,
14:32vous voulez certainement parler
14:32de la SAVAC.
14:33Moi, je veux vous dire,
14:34les droits de l'homme,
14:34on va parler très franchement,
14:36je suis juriste,
14:36les droits de l'homme,
14:37c'est cinq piliers.
14:38Les droits politiques,
14:39les droits civils,
14:40les droits économiques,
14:41les droits sociaux
14:48et les droits civils.
14:48Tous les Iraniens,
14:49quelle que soit leur ethnie,
14:50leur sexe, leur religion,
14:51étaient égaux en droit.
14:52Vous aviez les droits économiques,
14:54le pays se libéralisait,
14:56la manne pétrolière
14:57profitait Ă la population
14:58et le pays s'est énormément développé.
15:01Vous aviez le pilier social,
15:04beaucoup d'aides sociales,
15:06beaucoup,
15:06le Chadiran avait créé
15:07une armée du savoir
15:08et une armée de l'hygiène.
15:09Les jeunes,
15:10au lieu d'aller faire
15:10leur service militaire,
15:11les armes Ă la main,
15:12ils allaient dans les campagnes
15:13pour apprendre aux paysans
15:15à lire, à écrire,
15:17leur apprenez le minimum
15:18de l'entretien et de l'hygiène.
15:20Et vous aviez les droits culturels.
15:21L'ensemble des particularités,
15:23l'ensemble des langues régionales,
15:26des cultures régionales
15:27faisaient l'objet
15:28d'une très, très grande promotion.
15:29Alors oui,
15:30on peut dire la SAVAC,
15:31on peut dire, c'est vrai,
15:32mais d'abord,
15:32dans les prisons de la SAVAC,
15:33il y avait l'Ayatollah Khomeini,
15:35il y avait M. Rafsanjani,
15:36il y avait toute une série de personnes
15:37qui ont fait ce régime islamique.
15:40Vous savez,
15:41encore une fois,
15:41je le disais,
15:42les Pahlavi,
15:43quand Reza Shah prend le pouvoir
15:44en 1925,
15:45c'est le Moyen-Âge.
15:46On ne peut pas instaurer
15:48la démocratie du jour au lendemain.
15:49Vous ĂŞtes bien d'accord ?
15:50En l'espace de 75 ans,
15:52on peut faire quand mĂŞme
15:53un bouche de chemin.
15:5350 ans,
15:5450 ans,
15:5550 ans,
15:56mais sortir un pays en 50 ans,
15:58un pays musulman,
15:59conservateur,
16:00qui déjà ,
16:01avant 1925,
16:02était sous la coupe
16:03des mollas,
16:03extrĂŞmement puissants,
16:05divisés,
16:05avec une économie
16:07qui n'existait pas,
16:08une dynastie des Qadjars
16:09qui avait ruiné le pays,
16:10et le pays qui était soumis
16:11aux ingérences russes
16:13et anglaises,
16:14on ne fait pas les choses
16:15très facilement.
16:16Il y a une chose qui est certaine,
16:17je vous laisse la parole après,
16:18une chose qui est certaine,
16:19et beaucoup de gens
16:20ont pu le dire par la suite,
16:22peut-ĂŞtre que le Shah d'Iran
16:23aurait dĂ» commencer
16:24à réformer le pays
16:25sur le plan politique
16:25à partir des années 70,
16:27parce que lĂ ,
16:28il y avait eu
16:28ce qu'on a appelé,
16:29en Occident,
16:30on a parlé du choc pétrolier,
16:31en Irland,
16:31c'était un boom pétrolier
16:32parce que les prix du baril
16:34avaient quadruplé.
16:35Donc Ă ce moment-lĂ ,
16:35il fallait envisager.
16:36Ce qu'il n'a pas fait,
16:37c'était une erreur.
16:38Mais est-ce qu'aujourd'hui,
16:39vous interrogez les Iraniens,
16:40est-ce que la révolution
16:41devait arriver ?
16:41Les Iraniens vous disent que,
16:42et particulièrement ceux
16:43qui sont en France,
16:44ils vous disent que
16:44la révolution de 79,
16:46ça aurait dû être mai 68,
16:48l'équivalent de mai 68 en France.
16:49C'est-Ă -dire un mouvement
16:50de jeunesse,
16:51un mouvement appelant
16:51à l'émancipation
16:53des différentes,
16:54je dirais,
16:56la libéralisation politique,
16:58appelant Ă tout cela
16:58pour permettre aussi
17:00aux Iraniens
17:00de participer davantage
17:02dans leur vie politique.
17:03Mais,
17:03et je termine lĂ -dessus,
17:05Reza Palavi,
17:05il vit aujourd'hui
17:06à l'ère du...
17:08Il vit au XXIe siècle
17:10à l'ère
17:10de l'intelligence artificielle.
17:12Le chat d'Iran
17:12est mort en 1980.
17:14Vous ne pouvez pas
17:14aujourd'hui dire
17:15Ă Reza Palavi
17:16qu'il est tributaire
17:16d'une situation
17:17qui date d'il y a 47 ans.
17:18Il avait 17 ans lui-mĂŞme.
17:20Alors,
17:20pourquoi défendre
17:21à ce point l'héritage
17:22s'il vous paraît...
17:24L'héritage culturel.
17:24Mais vous voyez,
17:25vous essayez de jouer
17:26sur les deux tableaux.
17:27Pas du tout.
17:27D'avoir un héritage
17:28qui soit favorable
17:29tout en disant
17:30mais c'est pas noir ou blanc.
17:32Non, c'est pas noir ou blanc.
17:33Mais comment voulez-vous
17:34défendre par rapport
17:35Ă des Iraniens
17:36qui seraient dans la position,
17:37admettons,
17:38dans la position véritablement
17:39de procéder à une révolution
17:41en ce sens de chasser les mollas ?
17:43Comment peut-on leur vendre
17:45Ă la fois quelque chose
17:46qui soit de l'ordre
17:47de l'héritage,
17:48pas la vie ?
17:49Et quand mĂŞme,
17:50là ça va qu'on est passé
17:51un peu rapidement dessus.
17:52C'est une police politique
17:53qui s'est...
17:53Est-ce que vous pourriez
17:54expliquer la police politique
17:55à l'époque du chat d'Iran
17:57qui a été impitoyable
17:59vis-Ă -vis de tous ceux
18:00qui avaient un petit germe,
18:02une velléité
18:03de liberté démocratique
18:05aux politiques ?
18:06Alors moi j'ai une question
18:06Ă vous poser.
18:07Oui.
18:07Et comment est-ce que
18:09aujourd'hui
18:09vous accueillez
18:10sur le plan historique
18:12le fait que
18:13Juan Carlos
18:13a hérité son pouvoir
18:14de Franco ?
18:15Franco c'était quand même
18:16un fasciste,
18:17c'était un dictateur,
18:18Juan Carlos a démocratisé
18:19l'Espagne.
18:20Qu'est-ce que fait Juan Carlos ?
18:21Il dit aux militaires
18:22vous rentrez dans vos casernes,
18:23il y a un acte fondateur
18:24qui est celui
18:25de chasser le militaire
18:26au moment du coup d'état.
18:27Est-ce que Juan Carlos
18:27a démocratisé l'Espagne ?
18:29Oui ou non ?
18:30Il en a permis
18:31la démocratisation.
18:32Il a mis en oeuvre
18:33la démocratisation.
18:34Il a stoppé
18:34une tentative
18:35de refondation
18:36du chanquisme.
18:37Est-ce qu'on pourrait
18:37rester sur l'Iran ?
18:38Je ne vois pas
18:39en quoi votre poulain,
18:41pardonnez-moi,
18:41a été capable
18:43de...
18:43Soyons respectueux
18:44envers l'ensemble
18:44des Iraniens
18:45ou du mot poulain.
18:46Bien sûr.
18:47VoilĂ .
18:47Bien sûr.
18:48Bien sûr.
18:49En France,
18:50excusez-moi,
18:50je finis lĂ -dessus,
18:50mais en France,
18:51il faut rappeler
18:51qu'on aime beaucoup
18:52pas rappeler la Salac
18:53parce qu'on a accueilli
18:53Roménie ici
18:54et on n'a pas envie
18:55de le dire.
18:55On n'a pas trop
18:56envie de le dire.
18:57Maintenant,
18:57encore une fois,
18:58dire que tout est noir
18:59ou tout est blanc,
19:00il y a eu quand mĂŞme
19:01des acquis très importants
19:02et je vais mĂŞme
19:03aller plus loin.
19:03Si les Iraniens
19:04et les Iraniennes
19:05ont conscience
19:05de leur histoire,
19:06de leur culture
19:07et je pense que sur ce plateau
19:08je suis le plus légitime,
19:09c'est aussi parce qu'il y a eu
19:11une dynastie
19:11qui s'appelait
19:13Palavi,
19:13parce qu'il y a eu
19:14une impératrice
19:14qui s'appelait Farah Palavi
19:15qui est extrĂŞmement populaire
19:17pour tout ce qu'elle a fait
19:17dans le domaine de la santé,
19:19dans le domaine de la culture,
19:21pour les droits des enfants.
19:22Donc, voyez,
19:23il y a des choses aujourd'hui
19:24qu'il ne faut pas jeter Ă la poubelle
19:25et le tort qu'on a en France
19:26c'est de considérer
19:27qu'on veut tout jeter Ă la poubelle
19:28et que par conséquent
19:30que Reza Palavi
19:31ne serait pas légitime pour autant.
19:32Guillaume Ancel,
19:32je vous laisse terminer
19:33sur Palavi
19:34ensuite on passera Ă la suite.
19:35Oui, bien sûr.
19:36Je respecte complètement
19:37le fait que vous souteniez
19:39la candidature de Reza Palavi.
19:41Moi, je ne suis pas iranien,
19:43quelque part c'est le choix des Iraniens.
19:44Mais le fait que vous le souteniez
19:46ne représente pas forcément
19:47le choix des Iraniens.
19:48Je rappelle juste deux choses
19:49parce que je les ai observées.
19:51Vous savez,
19:51quand on a une culture militaire,
19:53on fait très attention
19:53Ă la source des informations.
19:55Quand on a une culture iranienne aussi,
19:56je vous assure.
19:56Oui, oui, surtout,
19:57je vais vous expliquer
19:59en termes de communication.
20:00C'est que j'ai fait examiner
20:02par une équipe spécialisée
20:03la source des publications
20:05depuis trois mois
20:06qui soutiennent Reza Palavi.
20:08C'est intéressant
20:08parce qu'Ă 90%,
20:09elles sont issues
20:10des Etats-Unis et d'Israël.
20:12Fait objectif.
20:13Deuxième chose,
20:14quand je sortirai de ce plateau,
20:15je serai attaqué
20:16sur les réseaux sociaux
20:17par des réseaux pro Palavi.
20:20Et c'est intéressant,
20:20ce sont les mĂŞmes
20:21qui m'ont attaqué
20:22quand j'expliquais
20:23que la guerre de Gaza
20:24était une politique
20:25de dévastation
20:26de la part de Benyamin Netanyahou.
20:27Donc pardonnez-moi
20:28d'y voir un lien assez fort.
20:30Vous vous fondez, vous,
20:31sur les réseaux sociaux.
20:32Moi, je me fonde
20:32sur les Iraniens en Iran
20:34et ce qu'ils nous disent
20:35et les messages
20:35qu'ils nous envoient.
20:36Encore une fois,
20:36je vous ai rappelé
20:37que mon militantisme
20:38était assez ancien.
20:39Effectivement,
20:40il y a 17 ans,
20:41quand j'ai commencé,
20:42Reza Palavi
20:43n'avait pas la popularité
20:43qu'il a aujourd'hui.
20:44Elle est allée de façon très...
20:46Pardon ?
20:47Je pense que vous n'étiez pas
20:48née sur le chat.
20:48Mais je pense que j'ai des parents,
20:49des grands-parents
20:50et beaucoup, beaucoup de gens
20:51autour de moi
20:51qui ont vécu aussi l'époque du chat,
20:53qui en sont critiques
20:54par certains aspects
20:55et qui en sont flatteurs
20:56par d'autres.
20:57On va passer Ă la suite.
20:59Sachez qu'on l'a appris
20:59Ă l'instant.
21:00Il y a une nouvelle série
21:01de détonations
21:03qui ont été entendues
21:05aujourd'hui à Téhéran.
21:06Téhéran qui appelle
21:07le Conseil de sécurité
21:08de l'ONU
21:09à réagir immédiatement.
21:10Le Conseil de sécurité
21:11de l'ONU
21:12qui se réunit à 18h.
21:13Qu'est-ce qu'on doit
21:14en attendre, Gauthier ?
21:17Votre chose ?
21:18Non, ce n'est pas ça.
21:19Il ne faut pas dire ça
21:20parce que sinon,
21:21vous ĂŞtes dans...
21:21Vous savez,
21:22le Conseil de la paix
21:24de Donald Trump
21:26ou du mot finalement
21:26l'ONU balayons.
21:30L'ONU ne fait pas
21:32énormément de choses
21:32mais vous verrez
21:33malheureusement
21:34ce qu'Ă Dieu ne plaise
21:35mais que si jamais
21:36l'ONU disparaissait,
21:38il y aurait un certain nombre
21:39un vide justement
21:40qui serait
21:41difficile Ă combler.
21:42Je ne sais pas
21:43pour ĂŞtre tout Ă fait franc
21:44ce qui peut sortir de lĂ .
21:46Encore une fois,
21:47la pensée que l'on doit,
21:48semble-t-il,
21:49que l'on doit mener,
21:50c'est celle
21:51d'une pensée politique
21:52une fois qu'il y a
21:54ou mĂŞme pendant
21:55qu'il y a
21:56cette action militaire,
21:57c'est-Ă -dire
21:58quel est le pas d'après,
22:01quel est le coup
22:01comme disent certains
22:02d'après
22:03et que donc
22:04il y a des légitimités
22:05mĂŞme si on peut
22:06les critiquer
22:06mais qu'il y a
22:07des légitimités politiques
22:09que tout ça doit pouvoir,
22:11si c'est le cas,
22:12doit pouvoir s'organiser
22:13et être discuté.
22:14C'est ça,
22:15c'est les conditions au fond,
22:17pardonnez-moi encore une fois,
22:18je me répète,
22:18mais c'est les conditions
22:19d'un changement de régime
22:20et y compris
22:21parce que sur la question nucléaire,
22:23vous ne sortez pas
22:24de la résolution nucléaire
22:26tant que le régime
22:27des Mola
22:27est en place
22:28parce que
22:29le nucléaire lui sert
22:30mĂŞme comme
22:31dernière bouée de souffertage,
22:33ça peut être un moyen
22:34pour ce régime
22:35de s'en sortir,
22:35de passer Ă travers
22:36les mailles.
22:37Et c'est lĂ
22:38toute la fragilité
22:39de l'ONU,
22:39c'est qu'aujourd'hui
22:40elle est totalement
22:41remise en cause
22:41par les Etats-Unis
22:42de Donald Trump
22:43et par Israël
22:44de Benyamin Netanyahou.
22:45Donc malheureusement
22:46on ne peut rien attendre
22:47de la part de l'ONU
22:48parce que
22:48le droit de veto
22:49sera immédiatement opposé
22:51Ă la moindre discussion
22:52sur le sujet.
22:53C'est Ă mon avis
22:54tout Ă fait dommageable.
22:55Ce n'est pas le conseil
22:56de la paix inventé
22:57par Donald Trump
22:57qui réglera ça.
22:58Par contre,
22:59pour ce qui est
23:00de l'opération en cours
23:01contre l'Iran,
23:02évidemment
23:03la question essentielle
23:04en fait c'est le jour d'après.
23:06C'est qu'est-ce qui se passera
23:07Ă l'issue
23:08de cette opération militaire
23:09qui en soi
23:10est vaine.
23:11Je veux dire
23:11ce n'est pas le fait
23:12d'avoir bombardé
23:13qui réellement apportera
23:15une solution aux Iraniens.
23:16Donc il faut se concentrer
23:17sur jusqu'oĂą
23:18sont prĂŞts Ă aller
23:19les Américains
23:19et qu'est-ce qu'ils cherchent
23:20réellement à faire
23:21en Iran.
23:22Et lĂ j'ai un doute
23:23sur le sujet.
23:24Sainte Saber,
23:25est-ce que vos proches
23:26en Iran
23:26se préparent au fait
23:28que cette guerre
23:29puisse durer
23:30plusieurs jours ?
23:31Les Iraniens
23:32d'une manière générale
23:33sont prĂŞts.
23:34Ils souhaitent
23:35que cette guerre
23:35aille Ă son terme
23:36et son terme
23:37c'est la chute du régime.
23:38Et ce qui a pu donner
23:39beaucoup d'espoir
23:40déjà ce matin
23:40c'était de savoir
23:41que des cibles politiques
23:43avaient été visées.
23:44Alors aujourd'hui
23:45on attend maintenant
23:46confirmation
23:47on parle de
23:48l'élimination
23:49de Franck Menei lui-mĂŞme
23:49on dit que son fils
23:51Mojtabok
23:51qui est très puissant
23:52était également présent.
23:53On parle de
23:53Ali Chambrani
23:54qui est l'un de ses plus
23:56hauts conseillers
23:57Ali Larijani également.
23:58On parle du
23:59chef d'état-major
24:00pas des guerres de la révolution
24:01de l'ensemble
24:02des forces armées.
24:04C'est vrai qu'on a
24:05beaucoup d'informations
24:06qui ne sont pas encore
24:08confirmées.
24:09Mais le fait de voir
24:10qu'il y a en plus
24:11des cibles militaires
24:11des cibles politiques
24:12qui sont visées
24:13effectivement
24:14cela suscite
24:15beaucoup d'espoir
24:15mais c'est le message
24:17que la population attend.
24:18Au fond
24:19la question sécuritaire
24:20la question des missiles
24:21balistiques
24:21la question du nucléaire
24:22n'est pas la question
24:23qui préoccupe les Iraniens
24:24c'est vraiment celle
24:25du régime
24:26et des personnalités politiques
24:27qui le gouvernent.
24:28Guillaume Ancel
24:29on a eu plusieurs réactions
24:30celle de la Russie
24:31mais aussi celle de la France
24:32que j'évoquais
24:33en début d'édition spéciale
24:34avec Gauthier.
24:35La France
24:36elle se tient prĂŞte
24:37à déployer
24:37les moyens nécessaires
24:38Ă la protection
24:39de ses partenaires
24:40les plus proches
24:41selon leurs sollicitations.
24:42Ça veut dire quoi ?
24:43En fait
24:44ça ne veut pas dire
24:45grand chose.
24:45Ça veut dire surtout
24:46que la France est impuissante
24:47comme d'ailleurs
24:48la plupart des pays européens.
24:49C'était très intéressant
24:50cet après-midi
24:51d'écouter
24:51Kerr Starmer
24:52le Premier ministre britannique
24:54dire surtout
24:54on n'y est pour rien.
24:55Ça veut dire quoi ?
24:56Ça veut dire
24:57que les pays européens
24:57ont très bien compris
24:58que les Etats-Unis
24:59jouaient un rĂ´le
25:00seuls
25:01avec Israël
25:01mais qui est tellement proche
25:02de Donald Trump
25:03aujourd'hui
25:04qu'on peut se demander
25:05c'est pas le 51ème état
25:06des Etats-Unis
25:07de Donald Trump
25:08et que les Européens
25:09ne sont pas du tout
25:10solidaires
25:11de cette manière de faire.
25:12Pourquoi ?
25:12Parce que
25:13au fond
25:14Trump est d'une ambiguïté totale
25:17avec ses négociations
25:18à Genève
25:19il a conforté
25:20le régime des Mollats
25:20puis d'un seul coup
25:21en une seule nuit
25:22il décide
25:23de le virer
25:25enfin d'essayer
25:25de le renverser.
25:26Mais rien ne nous dit
25:27que dans huit jours
25:27il ne passera pas autre chose.
25:29Donc je pense que les Européens
25:30ont une vision
25:31beaucoup plus rationnelle
25:32en tout cas respectueuse
25:34des droits
25:34et de se dire
25:35non attendez
25:35c'est aux Iraniens
25:37de décider.
25:37Bien sûr qu'il faut lutter
25:38contre le régime des Mollats
25:40mais on ne peut pas
25:40un jour le soutenir
25:41et puis l'autre jour
25:43vouloir prendre des sanctions
25:44contre lui.
25:44Donc on est frappé
25:45par l'incohérence
25:46de Donald Trump
25:47et ça n'est d'ailleurs
25:48pas le seul endroit
25:49parce que je rappelle
25:50que pendant qu'il y a
25:50les négociations
25:52sur l'Iran
25:53ou les discussions
25:54il y a aussi les négociations
25:55sur la guerre en Ukraine
25:56qui sont menées
25:57par les mêmes représentants
25:59des Etats-Unis
25:59et dont on se dit
26:00mais en fait
26:01c'est quoi la priorité
26:02de Trump
26:02et surtout
26:03oĂą est-ce qu'il veut aller
26:04avec ces discussions
26:05qui changent
26:06à 180 degrés
26:07pratiquement tous les jours.
26:09Merci beaucoup
26:10Guillaume Ancel
26:10mais merci Ă vous
26:11également
26:12Sahand Saber
26:12merci aussi
26:13Gautier Ribinski
26:15c'est la fin de ce journal
26:16mais cette édition spéciale
26:18elle continue
26:18elle sera présentée
26:19par Nina Masson
26:20dans quelques minutes
26:21restez avec nous
26:22sur France 24.
26:22Sous-titrage Société Radio-Canada
26:26Sous-titrage Société Radio-Canada
26:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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