00:00Et oui, c'est très important parce que Donald Trump, c'est plus simplement le président des Etats-Unis,
00:03c'est le commandant en chef de l'armée américaine, des armées américaines,
00:07et c'est le commandant en chef de l'opération qui a lieu en ce moment.
00:10Et côté israélien, évidemment, c'est le premier Netanyahou qui dirige les opérations
00:17avec évidemment ses généraux et le ministre de la Défense.
00:22Donc ils ont dû effectivement échanger leurs informations,
00:25notamment très importantes sur les destructions opérées par la première campagne de frappe,
00:32combien de bases de missiles, combien de destructions de quartiers généraux de la Révolution,
00:38et surtout, qu'est-ce qu'il en est de la frappe, des frappes précises qui ont eu lieu aux
00:43premières heures de la journée
00:45contre trois lieux de réunion des principaux dirigeants iraniens.
00:50C'est ce qu'affirment les Israéliens.
00:52Il y a eu donc ces frappes dans trois endroits séparés où se trouvaient parmi les plus importants dirigeants.
00:57Les Iraniens démentent que le guide suprême ait été éliminé,
01:04mais ils reconnaissent qu'il y a eu quelques dirigeants qui ont été « perdus ».
01:10Donc ça veut dire qu'il y a eu des victimes importantes en Iran lors de ces frappes.
01:15À quel degré ? Quels sont-ils ?
01:17On parle beaucoup du chef des gardiens de la Révolution, du ministre de la Défense iranien, qui auraient été tués.
01:22Il y a des informations qui ne sont pas confirmées, disant que le guide suprême, laïtola Khamenei, a été évacué
01:29de l'endroit où il se trouvait.
01:32Est-ce qu'il a été touché dans les frappes ou pas ?
01:35Est-ce que ces jours sont en danger ou pas ?
01:37C'est de tout cela dont on parlait, évidemment, Trump et Netanyahou.
01:40Trump qui, évidemment, joue extrêmement gros dans cette affaire.
01:44C'est un pari énorme.
01:45Il faut rappeler quand même qu'il n'y a pas eu de déclaration de guerre,
01:48il n'y a pas eu d'avertissement, je dirais, réel.
01:52Il n'y a pas eu de saisie du Conseil des Sécurités des Nations Unies.
01:56Alors qu'on voit la photo, effectivement, de l'appel de Benyamin Netanyahou à Donald Trump.
02:00Voilà.
02:00Et donc, on était en pleine négociation.
02:04Donc, ce qui a eu lieu est contraire au droit international.
02:07Alors, évidemment, on peut dire qu'aujourd'hui, le droit international, ça n'existe plus.
02:10C'est le droit de la force.
02:12C'est Trump qui décide lorsqu'il veut ou pas faire la guerre.
02:16Et c'est ce qu'il a décidé.
02:18Donc, si vous voulez, il y a effectivement, dans ce contexte-là, une grande inquiétude dans la région.
02:22Tous les pays de la région, même l'Arabie Saoudite,
02:26ont réagi en se disant prêts à mettre à contribution leurs moyens pour contrer les frappes iraniennes.
02:33Il y a des réactions très inquiètes à Bahreïn.
02:36Il y a des réactions très inquiètes, évidemment, aux Émirats.
02:38Et vous savez, les Émirats, par exemple, ne parlent quasiment pas avec les Qataris,
02:43où ils sont en période difficile.
02:47Eh bien là, ils se sont parlé, justement, parce que la situation est critique.
02:50Donc, ça suscite une grande inquiétude dans la région.
02:55Mais l'essentiel, évidemment, c'est de savoir quels sont les résultats de ces premières frappes.
02:59Est-ce que ça fait vaciller le régime de Téhéran ?
03:03On voit que le régime a décidé de demander aux habitants de la capitale de la quitter,
03:08d'aller dans d'autres villes en province, d'aller à la campagne, entre guillemets,
03:11comme le disait le général Pellistrandi.
03:13Donc, il y a vraiment une première journée extrêmement importante à laquelle nous assistons.
03:19On fera un bilan en fin de soirée.
03:20Il y a deux heures de décalage par rapport à la France.
03:22Donc, la nuit va tomber maintenant sur l'Iran.
03:25Elle est tombée sur Téhéran.
03:28Ce qui va rendre les choses plus compliquées à suivre.
03:31Il faut rappeler que l'opération a été déclenchée un samedi,
03:36c'est-à-dire pour les Iraniens, un jour normal, un jour travaillé,
03:40comme le lundi en France.
03:41Ça veut dire qu'il a fallu évacuer les écoles.
03:44Les universités vont être fermées.
03:46Donc, c'est évidemment, on est dans une guerre qui ne fait que commencer.
03:50Merci.
Commentaires