00:00Alors le point de bascule, c'est qu'à partir d'un certain moment, la partie américaine ne croyait plus
00:07en une issue négociée et les Iraniens, eux, se sont un petit peu, je dirais, convaincus eux-mêmes qu'ils
00:17y arrivaient.
00:18Donc le négociateur en chef, Abbas Arashimi, sur les affaires étrangères, que j'ai rencontré plusieurs fois avec d'autres
00:25journalistes, il a toujours la même phrase qu'il a répétée avant-hier, c'est que voilà, on peut, on
00:36pourra négocier le nucléaire tout seul et on fera ça avec des techniciens de l'agence internationale de l'agence
00:45atomique.
00:45Donc lundi à Vienne, qui est le siège de cette agence internationale, qui seule peut dire s'il y a
00:52vraiment du nucléaire ou non dans les appareils, les installations iraniennes,
00:58et qui a, juste avant le mois de juin, émis le signal qu'on ne savait plus ce qui se
01:04passait en Iran.
01:05Donc ils sont très, très crédibles. Les Iraniens ont cru que cette crédibilité les protégeait. Eh bien non, les préparatifs
01:12étaient déjà en voie et ils se sont un petit peu laissés berner.
01:15Je peux dire, du point de vue d'un négociateur, ils n'y étaient pas du tout. Ils ont pris
01:20leur désir pour des réalités. Ils n'ont pas concédé suffisamment,
01:25et dès le début, qui était peut-être leur ultime chance d'échapper à ce qui leur arrive maintenant, qui
01:30est vraiment la destruction totale.
01:32Je cite Donald Trump qui parle en ce moment même, de toutes leurs possibilités de construire des missiles et de
01:39toutes leurs marines.
01:41All right.
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