00:02Le diable n'est pas toujours Ă la porte d'un pauvre homme.
00:09C'est impossible.
00:11Oui, tout est possible.
00:14Il y a aujourd'hui un an que vous avez acheté la main, l'avez-vous revendu ?
00:17Non.
00:18Je suis donc autorisé à penser que c'est votre ùme, à vous Roland Brissot, qui me reviendra aprÚs votre
00:22mort.
00:23Qui pensait d'ĂȘtre s'enrichit et qui dit mon consent.
00:27Mais je ne consens pas. D'abord mon Ăąme, qu'est-ce que c'est ?
00:30Je ne connais pas jamais vu. On ne peut pas vendre une chose qu'on ne connaĂźt pas.
00:32Pardon. La loi est formelle. Ce qu'on ne peut pas vendre, c'est une chose qui n'existe pas.
00:36Il y a une nuance.
00:37Vous ĂȘtes juriste ?
00:38Je suis obligé. Depuis que le monde est monde, les hommes ont toujours cherché à me rouler.
00:42Allez, résignez-vous. Vous l'avez acheté un sou.
00:44Il est certain que vous ne trouverez personne qui la revend de meilleur marché.
00:48Veillez Ă des centimes.
00:50Ăa n'a plus le cours.
00:51Vous devriez ĂȘtre ravis d'avoir trouvĂ© un amateur pour cette infime partie de vous-mĂȘme.
00:56Ă laquelle, d'ailleurs, vous ne croyez pas.
00:58Il y a un instant, je n'y croyais pas.
01:03Il y a un instant, je ne croyais pas Ă vous non plus.
01:07Et vous ĂȘtes lĂ .
01:09Et mĂȘme un peu lĂ .
01:13Alors...
01:14Je me dis que la vie est courte.
01:17Et que la damnation est éternelle.
01:24Mieux vaut tenir que courir.
01:26Le bonheur sur la terre, c'est important.
01:30Mais l'éternité...
01:32Votre embarras me touche.
01:34Voulez-vous me racheter votre arme ?
01:37Vous me faites marcher ?
01:38Maintenant, je suis rendiable, comme vous dites vous autres.
01:41Combien ?
01:42Un sou.
01:43VoilĂ .
01:43Attention.
01:44Vous me rendrez l'amour.
01:46Et vous perdrez avec elle les précieux avantages qui y sont attachés.
01:50Ah.
01:51Oui.
01:52Aujourd'hui, vous ĂȘtes un homme arrivĂ©.
01:54MaĂźtre d'une belle femme qui vous aime et qu'on vous envie, bah demain.
01:57Vous redeviendrez un petit raté.
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