- il y a 3 jours
RICHARD ORLINSKI : The Art Documentary / Rencontre avec le public au Cinéma Mac Mahon (2026).
Question avec le réalisateur David Serero après la projection du film.
Question avec le réalisateur David Serero après la projection du film.
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00:06L'idée justement dans ce film, c'était de montrer justement ce que j'appelle la cuisine de l'artiste.
00:13Et un peu surtout les films que j'ai fait auparavant, par exemple Bruno a cité celui de Christian Clavier,
00:21c'était de savoir justement comment son art se fabrique, comment est-ce qu'il se fait, comment il se
00:27travaille.
00:27Et surtout, la force de Richard Orlinsky, c'est pas seulement justement son art que vous voyez, mais comment il
00:34l'amène au public.
00:35C'est également l'emballage, c'est la façon avec laquelle justement il va vous présenter son art,
00:41avec ses expositions qui cassent en fait les codes.
00:48On le voit à la montagne, on le voit dans tout un tas d'endroits auxquels justement on ne l
00:53'attend pas.
00:53Et c'est ça qui est fascinant chez cet artiste.
00:57Et même quand je vais dans des festivals, je parle avec des plateformes, avec des chaînes,
01:02et que je leur dis le nom Richard Orlinsky, s'il y en a par exemple qui ne connaissent pas
01:06le nom pour X raison,
01:07je leur dis, vous savez l'artiste avec les Kongs, ah mais oui bien sûr !
01:10Donc il a cette identité, cet ADN, comme il le dit dans le film, qui est universel finalement.
01:17Donc c'est ça qui m'est passionné, et surtout justement dans le film, c'était de donner un côté
01:22cinématographique à l'art.
01:24Parce que ces sculptures, même si elles sont très vivantes, elles ne bougent pas.
01:28Donc quand vous les filmez avec la caméra, il ne se passait pas grand chose en fait.
01:32C'était bien pour la photo, comme ça.
01:34Donc j'ai trouvé une façon de les filmer, où en fait je prenais la caméra à la main,
01:38et je pivotais comme ça sur les jambes.
01:41Et en fait, cette technique, je l'ai utilisée après quand je filme les jambes, quand ils parlent.
01:45Donc ça m'a beaucoup apporté de ça, et puis aussi la façon de transcrire les couleurs.
01:51Parce que tel qu'on voyait les couleurs très punchy de son art,
01:54à l'écran, on ne retrouvait pas ces couleurs punchy.
01:57Donc j'ai dû travailler justement pour faire ressortir les couleurs.
02:02Voilà, alors s'il y a des questions, je vous en prie, ou même des commentaires.
02:06N'hésitez pas. Oui, madame, je vous en prie.
02:08Est-ce que son atelier est prévenu sur ce visite ?
02:11Alors je ne sais pas s'il se visite, mais vous qui êtes une grande journaliste,
02:15dont je vous connais, je pense qu'on pourra très facilement organiser une visite pour vous.
02:20Mais effectivement, c'était une des rares fois où il ouvrait justement son atelier.
02:25Et c'est très intéressant parce que la plupart des artistes, justement,
02:27ils aiment bien montrer que c'est eux qui font tout, de A à Z.
02:31Et Richard, lui, il n'a pas peur, justement, comme Léonard de Vinci, de travailler en atelier.
02:37Parce que Léonard de Vinci, il travaillait en atelier.
02:40Il avait une équipe, pareil pour Rodin, il avait des fondeurs qui étaient avec lui, qui travaillaient avec lui.
02:45Donc lui, il le revendique, ça.
02:47Comme Andy Warhol, il avait une quinzaine d'employés, Andy Warhol.
02:50Donc, vraiment, il revendique le fait de travailler avec des spécialistes du côté, justement, de travailler en équipe.
02:59Et surtout, ce que j'ai énormément appris de lui, c'est qu'il travaille avec des jeunes, vous voyez.
03:04Et il a plein d'énergie, il prend l'énergie de plein de gens.
03:08Et il dit, c'est une belle phrase du film, avec plusieurs cerveaux, vous êtes plus intelligent que d'un
03:14cerveau.
03:15Et c'est ça, en plus, je pense, l'une des richesses de Richard Orlinsky.
03:20C'est que, justement, il sait s'entourer de gens.
03:23Également, il va travailler avec des ateliers spécifiques qui vont faire, par exemple, la technique du fractal, etc.
03:30Et c'est comme ça qu'il arrive, en même temps, à se renouveler dans son arbre pour ne pas
03:34faire, justement, de virages à 360 degrés.
03:38Si demain, il comprend que les grandes marques, en fait, elles s'installent sur la consistance de ce qu'ils
03:44donnent.
03:44Vous voyez, si demain, McDonald's commence à faire des sushis, vous voyez, on ne reconnaît plus, en fait, la marque.
03:50Donc, lui, il a compris qu'il doit s'installer dans sa marque, mais à chaque fois offrir une variété
03:55différente.
03:56Oui, madame, vous voulez.
03:56Alors, je disais qu'il était aussi, humainement, il tissait des liens parce qu'il n'était pas slob, il
04:02était naturel.
04:03Oui.
04:03C'est ça aussi son succès.
04:04Oui, absolument. Il le dit lui-même qu'il est quelqu'un de très simple et il organise très souvent,
04:09justement, des rencontres.
04:10D'ailleurs, vous pouvez vous inscrire, soit sur son site, il a une newsletter, etc., où il y a constamment
04:14des invitations dans ses galeries, des soirées.
04:17On était parti en filmer une, il y a des grands artistes qui viennent chanter, qui viennent jouer, etc.
04:21Et ce sont des gens très passionnants, exactement. Et surtout, une grande diversité.
04:27Parce qu'en fait, il a compris que l'art passait par plusieurs portes.
04:32Donc, il va amener, comme le dit Marlène Scappa, c'est ça ?
04:38Comment on dit ?
04:38Charla.
04:40Charla.
04:40Voilà. Qui est adorable. J'ai eu plaisir de la rencontrer. Et en fait, lui, il va mettre ses statuts
04:46en bas des HLM. Il va les mettre dans des hôpitaux. C'est ça qui est extraordinaire aussi.
04:51C'est pas juste l'artiste élitiste, etc. Lui, il combat un petit peu ça. Et je sais qu'il
04:57y a beaucoup de journalistes du monde de l'art qui ne veulent pas en entendre parler.
05:03Alors que c'est quelqu'un, justement, qui amène le plus d'argent. Quand on sait que certains critiques de
05:09films disent que Georges Lucas, ce n'est pas du cinéma, c'est du divertissement, on a un peu de
05:15marge.
05:16Est-ce qu'il y a...
05:17Mais toi, tu l'as rencontré comment ? D'abord, pourquoi tu as fait ce documentaire sur ce monsieur ?
05:23Tu l'as rencontré comment ? C'était un ami à toi ?
05:25Alors oui, en fait, on s'est rencontré beaucoup dans des galas. En fait, on se croisait beaucoup dans les
05:29galas. Et j'ai commencé à le collectionner. J'ai acheté beaucoup d'œuvres de lui.
05:33Et on est devenu amis comme ça. Et puis, en 2021, je l'ai contacté pour justement lui dire que
05:41j'avais un partenariat avec Amazon, justement, qui est né pendant le Covid.
05:47Et que je voulais faire un film sur lui. Mais il fallait que ce soit un film, entre guillemets, américain,
05:51pour le marché américain.
05:52Donc, est-ce que tu sais parler en anglais ? Est-ce que tu peux tenir une conversation en anglais
05:56? Est-ce que tu peux faire une interview en anglais ?
05:58Oui, il n'y a pas de problème. Et donc, on a... J'ai dû jongler avec ça. Et en
06:02fait, l'idée, c'est que son art, il est international.
06:06Donc, l'anglais, finalement, c'était la langue de la pub. Et puis, j'habite à New York. Donc, j
06:10'étais de toute façon... C'était assez pratique pour moi.
06:13Et puis, quand on dit cette phrase en français, je crois, lui, mais prophète dans son pays, c'est ça
06:17?
06:17Aux Etats-Unis, il est complètement encensé. Vous allez à Los Angeles sur Rodeo Drive. Vous allez à Miami.
06:25Enfin, on ne faisait pas deux mètres dans la rue sans qu'il se fasse arrêter pour une photo.
06:29Donc, notre relation, elle est née comme ça. Et le film, c'est vrai qu'il s'est fait petit
06:34à petit.
06:35C'est un moment pour le temps.
06:35Oui, et puis le montage aussi. C'est moi qui fais le montage. Les musiques, les effets spéciaux, tout de
06:40la zèche.
06:40Donc, vous n'imaginez pas le nombre d'images par seconde qu'il y a et aussi la cinématographie américaine
06:49que j'y ai donnée.
06:50Parce qu'en fait, vous pouvez regarder un film français et un film en anglais. Un film américain et un
06:55film français, vous coupez le son.
06:57Vous êtes capable de dire ça, c'est le film américain, ça, c'est le film français.
07:01Et je me suis toujours demandé qu'est-ce qu'il faisait qu'eux, en fait. Et en fait, c
07:04'est au nombre d'images.
07:05Vous savez, par exemple, vous savez que filmer, ça n'existe pas. On ne peut pas filmer quelqu'un. C
07:09'est une succession de photos.
07:11Donc, vous filmez en général les télés, c'est 30 images par seconde. 30 fps, frames per second.
07:19Et en fait, 25, c'est pour le cinéma. Mais les Américains, j'ai découvert qu'ils filmaient en 24.
07:26Donc, c'est ça qui donne ce petit côté ralenti dans l'image. Et même mes caméras de cinéma, je
07:31les achète aux États-Unis.
07:32Et ce n'est même pas en 24. C'est 23,98 pour être précis. Donc, c'est ce qui
07:37donne, en fait, ce côté cinématographique.
07:40Et puis, j'ai travaillé avec vraiment des gros, gros monteurs et des gros mecs aux États-Unis qui m
07:47'ont dit, c'est très simple.
07:48La télé, c'est ça. Le cinéma, c'est ça. Vous voyez ?
07:54Donc, ça, ça a changé tout, que ce soit dans le jeu, dans la façon dont on amène les dialogues,
07:59dans la façon dont j'écris, même la vœuf.
08:02Ça doit être une invitation à son art. Donc, mélanger l'action avec, justement, la beauté de son œuvre et
08:09également le tout enveloppé d'une couleur cinématographique.
08:13C'était, je dirais, le challenge, entre guillemets, de ce film. Et pour moi, l'art, il a sa place
08:21au cinéma aussi. C'est ça qui a été important.
08:25Est-ce que quelqu'un d'autre a une dernière question, peut-être ?
08:29Oui, madame, je vous en prie.
08:31Je voudrais savoir si tu projettes ce film au Festival de Cannes en 2020.
08:37Alors, il était déjà 2025. Ça suffit. On l'a donné.
08:41Non, non, il était en 2025 déjà, justement. Il a vraiment très, très bien marché. On avait fait une soirée,
08:47en plus, après de folie, avec ses œuvres d'art.
08:49Parce que, justement, c'est ça qui est bien, c'est de mêler, justement, l'exposition à ça.
08:53Quand il allait faire le DJ dans les boîtes, il amenait ses œuvres d'art.
08:58Ça, je trouve que c'est formidable, parce qu'il amène l'art à un public auquel on n'attend
09:01pas.
09:01Et il mélange son art à la scène, mélanger son art jusqu'à la nourriture.
09:06Vous voyez, au Louvre, il avait fait au Carousel du Louvre, même son art dans les gâteaux.
09:11C'est ça qui est absolument extraordinaire.
09:13Et vraiment, au monde, je tiens à dire, il n'y a que lui.
09:16Et il y en a un autre qui s'appelle Romero Brito aussi, d'ailleurs, sur qui je vais faire
09:20un peu plus tard.
09:21Mais c'est vraiment, il est unique en son genre et il est français.
09:27Et ça, c'est très important quand on a des génies français, parce que c'est un génie français.
09:32Quand on a des génies français comme ça, il faut les écouter, il faut les célébrer.
09:36Ça ne veut pas dire qu'il faut les aimer, mais il faut, je vous invite bien entendu à les
09:39aimer,
09:40mais il faut surtout les écouter.
09:41C'est comme Napoléon, je joue une pièce Napoléon, je joue ce week-end souvent avec Olivier là.
09:46Mais Napoléon, par exemple, ça ne veut pas dire qu'il faut l'aimer, mais il faut quand même l
09:50'étudier.
09:51Il faut quand même apprendre ce qu'il a fait.
09:55Je ne compare pas Napoléon à Richard Messer, mais je veux dire, c'est important de comprendre et de connaître
10:01son œuvre.
10:01Il aurait aimé être là ce soir, mais il est à l'étranger.
10:04Il m'a envoyé un message.
10:05Il vient d'arriver d'étranger.
10:07Il n'aurait pas eu le temps d'arriver ici, mais il vous transmette bien sûr toute son amitié et
10:13sa reconnaissance.
10:13Et le film va être disponible à partir de décembre en France sur Amazon et d'autres plateformes dont Orange,
10:20etc.
10:21Et à partir de janvier, la version américaine, donc avec les slides en anglais, tout ça, sur Apple TV, tout
10:26ça, à partir du mois de janvier.
10:28Et puis il est joué dans plusieurs salles aux États-Unis.
10:31Il a fait une trentaine de festivals.
10:33C'est vraiment dans les festivals où vous progressez le film.
10:37Donc c'est ça qui est formidable.
10:38Et ton avenir, alors, pour tout ça, tu comptes faire quoi ?
10:42Après, on va faire la fête, surtout.
10:47Prochain film, j'ai un film sur Icon, qui est déjà tourné, il y a déjà la bande-annonce.
10:52En février, j'ai un film sur Serge Lama, qui sort, qui est déjà tourné, qui est très, très, très
10:57intéressant.
10:58Et puis après, à la rentrée, pardon, après pour Cannes, j'ai le documentaire officiel, le biopic officiel sur les
11:07Jackson Falls.
11:09Voilà, et c'est un budget de 12 millions de dollars, et j'ai bâti l'Universal là-dessus.
11:16Et on a déjà démarré le tournage.
11:19J'étais à la maison de Michael, là où ils ont grandi.
11:22Là, ça vous intéresse.
11:25Le truc avant, oui, mais là, oui, avant.
11:28C'est déjà fini quand même.
11:29J'ai lu les yeux grandir.
11:31Mais non, et donc, on a déjà démarré le tournage à Gary, dans l'Igana, dans la maison où ils
11:36ont grandi.
11:37On a déjà fait plein, plein d'images de tournage.
11:41Et on reprend à partir de janvier, le tournage.
11:45Donc, voilà.
11:46Et puis moi, j'ai quelqu'un en même temps qui les suit tous les jours, qui filme, qui prend
11:49tout un tas d'images et qui les envoie pratiquement tous les jours.
11:52Et je monte avec ça.
11:54Et puis on a les interviews.
11:55Et puis il y a tout un travail d'archives qui est énorme là-dessus.
11:59Et là aussi, il va falloir innover.
12:01Parce que ce n'est pas juste un documentaire sur l'histoire de Jackson.
12:06Mais je voulais également que ce soit un hommage à cette famille artistique absolument extraordinaire qui a diverti la planète
12:12entière sur plusieurs générations.
12:14Donc, on a Usher, on a Justin Timberlake.
12:17J'ai tous les plus grands stars dans le film.
12:19J'ai ça et puis j'ai un autre film policier sur la fraude à la taxe carbone.
12:25Je ne sais pas si vous avez entendu.
12:26Un gros film thriller policier, un peu dans l'esprit du film Reconcours que j'ai fait.
12:30Peut-être qu'il y a une personne qui a vu Reconcours ici.
12:32Oui, une, deux, trois.
12:33Ah, merci.
12:34C'est gentil.
12:34Merci beaucoup.
12:35Je dois avoir votre nom.
12:37Et qui est disponible Reconcours.
12:39Allez le voir sur Amazon, sur Canal, sur tout un tas de formes.
12:43Et puis voilà.
12:44Et puis plein d'autres films sur Daniel Lévy aussi.
12:47Grand chanteur dont le fils d'ailleurs est là ce soir.
12:50Merci Raphaël que j'aime beaucoup.
12:52Et voilà, un très très grand artiste.
12:54Enfin voilà, il y a plein de films.
12:55Il y a un film qui s'appelle The Facilitator qui est sur le bras droit de Mohamed Ali.
13:00Donc qui est sur la vie de Mohamed Ali.
13:02Et dans le film, j'ai déjà Mike Tyson.
13:04J'ai pris un cas de grand nom.
13:06Voilà.
13:07Donc en tout cas, je tiens à vous remercier.
13:09N'hésitez pas à mettre un petit mot sur Instagram.
13:12Si vous ne savez pas quoi mettre, vous me dites.
13:14Et j'aimerais qu'on applaudisse mon ami Radi Amin.
13:17Voilà.
13:17Qui est l'humoriste le plus drôle au monde.
13:21Et qui a fait honneur au Maroc.
13:25Qui a arrivé jusqu'à 15 minutes.
13:26Et ce n'est pas grave.
13:27Mais que j'aime.
13:28Et allez le voir parce qu'il est absolument extraordinaire.
13:31Et est-ce que je rêve de faire ton film ?
13:34Ah bah ça me fera plaisir.
13:35Ah bah on le fait.
13:36Ah vas-y, je vais prendre ça en bas.
13:38Avec grand plaisir.
13:39Merci.
13:40Il y a un potel qui vous attend là-haut.
13:41Vous ne chantez pas.
13:42Vous ne chantez pas.
13:43Ah non, pas ce soir-là.
13:44Mais je vous...
13:46Mais voilà.
13:47Merci en tout cas pour la présence.
13:48Merci à Bruno pour ton invitation.
13:50Merci.
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