- il y a 7 semaines
Interview avec ARIE LEVY fondateur de HATZALAH YS - Sauveteurs Sans Frontières, et de son livre TIKKUN OLAM (2026)
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00:00Ladies and gentlemen, good afternoon. Welcome on the Culture News.
00:04My name is David Cerebro and I have the pleasure to have today on iHeartRadio on the Culture News.
00:10On many other platforms, the one and only wonderful, wonderful man.
00:15His name is Arie Lévy. Levi, you can also say, but we say Arie Lévy.
00:20He's the founder of a very important organization.
00:25The name of this organization is called Hatsala.
00:28So you probably heard about it.
00:30It's, you know, the first responders, because the organization is also called Rescuers Without Borders.
00:37And indeed, it's without borders.
00:40They come and save everybody.
00:42They are present in so many different countries.
00:45And, you know, when you have an earthquake, the people who arrive with the gilet, you know, they arrive, they
00:51come and save people.
00:52That's what they do.
00:53Who saves a life?
00:55Saves humanity.
00:56That is their, I should say, motto.
01:00We are going to conduct this interview in French because we're so lucky to have the founder, the one and
01:05only Mr. Arie Lévy.
01:09Arie, comment allez-vous aujourd'hui?
01:12Hello David.
01:13Bon, Chachem, tout va très bien.
01:14Tout va très, très bien.
01:16Je suis tellement content de vous avoir au téléphone.
01:18C'est vraiment un honneur pour moi de vous avoir.
01:21Alors, la première question que j'aimerais vous poser, si vous pouvez vraiment nous raconter comment est née cette idée
01:28de créer cette organisation qui s'appelle Hatsala, s'il vous plaît.
01:34En fait, elle est née du besoin.
01:36Vous savez, je dis toujours que c'est la grande différence entre les start-up et notre organisation.
01:42Start-up, on s'assoit et on essaie de réfléchir.
01:44Qu'est-ce que je peux inventer ?
01:45Mais là, on n'a pas eu besoin de s'asseoir et réfléchir parce que le besoin est venu du
01:50terrain.
01:51Je vous parle de l'année 2000.
01:55L'antifada, la deuxième antifada commence en Israël.
01:57Et tous les jours, tous les jours, il y a un attentat sur les routes, dans les villages, surtout en
02:02Judée Samarie.
02:04Et ce matin-là, j'étais assis à côté du grand rabbin Israël, le rabbin de Haïliyaou, qui était un
02:10grand kabbaliste.
02:11Je pense que la grande majorité des gens connaissent son nom.
02:14C'est celui, en fait, qui a remplacé le Rav Kadouri dans sa grandeur et sa spiritualité.
02:19Deux médecins rentrent pour raconter au Rav qu'on était dimanche.
02:22Et il veut raconter au Rav que l'attentat qu'il y a eu vendredi avec cette femme, Rina Didovski,
02:30qui a été tuée, qui a été assassinée par les terroristes.
02:33Ils étaient quelques véhicules après elle et ils auraient pu lui sauver la vie s'ils avaient le matériel qu
02:38'il faut entre les mains.
02:40Et là, le Rav se retourne vers moi parce que j'étais déjà secouriste à l'époque.
02:44Il savait que je faisais ça.
02:46Donc, il me dit, mais dis-moi, il n'y a pas Atsala en Judée Samarie ?
02:50Et donc, je réponds au Rav que non.
02:52Atsala, ça existait à Jérusalem, à Bnebrak.
02:55Il faut savoir qu'Atsala, c'est quelque chose qui a été inventé en Amérique dans les années 60.
03:00Ce système d'essayer de raccourcir le temps d'arrivée des premiers secouristes le temps qu'une ambulance arrive.
03:07Et donc, ça existait en Israël, mais pas partout.
03:10Et donc, le Rav, tout simplement, me dit deux mots.
03:14Alors, crée-le.
03:15Et à partir de là, c'est une histoire.
03:17On a commencé à créer ça en regroupant tous les responsables de sécurité dans tous ces endroits.
03:23Il faut savoir que la Judée Samarie, c'est une superficie qui est à peu près comme tout Israël.
03:30Géographiquement, c'est une superficie très grande, avec beaucoup de petites localités séparées, lointaines l'une de l'autre, et
03:37surtout très loin des hôpitaux.
03:39Et donc, d'avoir beaucoup de secouristes qui sont éparpillés dans les villages, sur les routes, avec du matériel et
03:47un moyen de communication avec lequel on peut les alerter.
03:51Le résultat, c'est qu'au lieu qu'il y ait une ambulance qui arrive après un quart d'heure,
03:5618 minutes, 25 minutes, ou des fois c'est trop tard,
03:59le premier secouriste qui a été équipé par nous et qui est formé va arriver dans les trois premières minutes.
04:05Et donc, on a sauvé des milles.
04:07Beaucoup, beaucoup, beaucoup de milles.
04:08Waouh, c'est tellement impressionnant comment le destin, je dirais, s'est lié avec vous.
04:15J'ai en face de moi des chiffres absolument incroyables, mais le nombre de vies que vous avez sauvées doit
04:23être énormissime.
04:25Mais on parle de plus de 300 appels par jour.
04:30300 appels par jour.
04:32Comment ça se passe ?
04:34Comment est-ce que vous intervenez en fait ?
04:37En fait, les secouristes, ce sont des avocats, des commissaires au compte, des boulangers qui ont leur métier, qui ont
04:46leur vie, qui ont leur famille,
04:48mais qui sont formés au secourisme.
04:50C'est une formation assez avancée.
04:52C'est des urgentistes en fait, ou des fois des médecins ou des paramédics qui sont déjà dans ce métier,
04:57qu'on forme pour tout ce qui est l'urgence.
05:00On les équipe avec du matériel.
05:02C'est un kit de secours assez sophistiqué, avec tout le matériel qui existe dans une ambulance.
05:08Tout est empaqueté dans un kit, dans une petite valise, avec un défibrillateur.
05:13Et en fait, quand ils sont chez eux, sur la route, ou n'importe où, pas seulement en Judée-Samarie,
05:18dans toute Israël, puisque c'est des gens qui travaillent un peu partout,
05:22ils sont aujourd'hui, il faut savoir qu'on est tous géo-hocalisés, qu'on veuille ou pas, c'est
05:25comme ça.
05:26Donc on sait exactement le lieu où ils sont, au moment où il se passe l'événement.
05:31Ce n'est pas seulement des attentats, ça peut être un bébé qui étouffe, une femme qui est en train
05:35d'accoucher sur la route,
05:36ça peut être n'importe quel des accidents de la vie.
05:39Et donc, quand on sait exactement qui sont dans les alentours de cet événement, donc on les alerte.
05:45Et comme ils sont très proches, ils ont le matériel, ils ont le savoir-faire, donc le résultat est toujours
05:50extraordinaire.
05:51L'ambulance va arriver quelques minutes après.
05:53Il faut savoir qu'en médecine, en urgence, on parle des cinq minutes d'or.
05:59Il y a les cinq premières minutes dans lesquelles on peut sauver la vie de quelqu'un,
06:02que ce soit une homoragigraphe, un infractus, un bébé qui étouffe, on a cinq minutes.
06:07Après cinq minutes, chaque seconde qui passe enlève la possibilité, la chance de pouvoir sauver la vie de cette personne.
06:15Donc nous, on est dans une course du temps, on essaie de tout faire pour arriver dans ces cinq minutes,
06:21avant ces cinq minutes, pour pouvoir faire ce qu'il faut pour sauver la vie de ceux qui sont blessés,
06:26qui ont accidenté ou malades et qui ont besoin de notre aide.
06:30C'est absolument bouleversant ce que vous dites encore et on sent votre passion dans ce que vous faites.
06:38Qu'est-ce qui vous passionne le plus ? J'espère pas être trop personnel, mais qu'est-ce qui
06:42vous passionne le plus dans votre métier
06:46pour que vous répondiez et que vous vous cassiez la tête autant, je dirais, à faire tout ce que vous
06:54faites ?
06:55C'est quoi qui vous motive à la fin ?
06:58Vous savez, c'est pas vraiment un métier, mon métier m'ennuie.
07:01Mais là, c'est quelque chose qu'on fait du cœur.
07:03Il faut savoir que tous ces gens, aujourd'hui on a 1600 secouristes bénévoles,
07:08ce sont des gens qui sont bénévoles pour ça.
07:10Ils ont leur travail, comme je vous ai dit tout à l'heure,
07:13ils peuvent être en plein milieu de leur travail,
07:15des fois au milieu d'un événement très important, un rendez-vous que j'attends depuis quatre mois,
07:19et je suis en plein rendez-vous, et là il y a mon téléphone qui sonne
07:23avec une urgence à deux pâtés de maison à côté de moi,
07:25et je lâche tout, et j'y vais, parce que je ne peux pas rester sans rien faire.
07:30En sachant qu'il y a quelqu'un qui est en train de mourir à 200 mètres de chez moi,
07:36je lâche tout et j'y vais.
07:38Ça peut être un événement familial très important,
07:40pour vous dire, moi personnellement, ça m'est arrivé deux fois
07:43en plein milieu de la bar mitzvah de mes enfants, de mes garçons,
07:46où j'ai tout lâché et j'ai été pour secourir quelqu'un,
07:49parce que quand on a cette obligation,
07:53c'est comme si, quand on jure qu'on va se servir de ce kit,
07:57parce que ce kit, c'est un kit de secours qui a été offert par un donateur,
08:01un donateur a donné de l'argent pour qu'on puisse nous faire ce qu'on veut faire,
08:05ce qu'on aime faire,
08:06donc on a une obligation qu'on ne peut pas laisser se dire,
08:11bon, ça ne fait rien la prochaine fois.
08:13Il y a quelqu'un qui est en train d'étouffer,
08:14il y a quelqu'un, une femme qui est en train d'accoucher,
08:17je ne peux pas ne pas le faire.
08:18Et je dis toujours, c'est...
08:20Bon, je n'ai jamais fumé de drogue,
08:22mais on me dit toujours que quand on commence, on ne peut pas s'arrêter.
08:25Je peux vous dire que c'est exactement ça.
08:27Quand on commence, on ne peut pas s'arrêter.
08:28Alors c'est vrai qu'il y a les événements tragiques,
08:31les événements difficiles,
08:32où il y a beaucoup de sang,
08:34où il y a des images atroces,
08:36mais il y a aussi des moments merveilleux.
08:37Quand on vient et on arrive pour mettre un bébé au monde,
08:41je ne peux même pas essayer de vous décrire
08:44le sentiment de joie, de satisfaction.
08:48On est rempli pendant quelques jours après,
08:50on marche dans la rue en sifflant et en chantant,
08:51parce que de mettre un bébé au monde,
08:53c'est waouh, c'est quelque chose d'extraordinaire.
08:56Donc il y a ça qui nous encourage,
08:57et aussi des histoires de toute la vie.
09:00Là, je suis en train de vous parler,
09:02dans une heure et demie,
09:03j'ai rendez-vous avec un enfant
09:06qui a été sauvé il y a deux semaines.
09:09Il a eu une attaque anaphylactique,
09:11il a fait une allergie grave,
09:16et il était en train de mourir.
09:18Et quand trois de nos secouristes sont arrivés,
09:21ils ont fait ce qu'il faut pour lui sauver la vie.
09:22Les parents veulent absolument rencontrer ces secouristes
09:24pour les remercier.
09:26Et donc ils feront ce soir un dîner festif
09:30pour pouvoir leur dire merci.
09:32Donc voilà, c'est ces histoires de tous les jours
09:34qui nous donnent beaucoup de force
09:36de se dire que d'abord, on ne peut pas arrêter,
09:39parce qu'on n'a pas le droit,
09:40mais en plus, c'est extraordinaire.
09:42On arrive à sauver des vies,
09:43on arrive à être, on va dire, associé à Dieu
09:46dans ce qui est la vie.
09:47La seule chose que nous, on ne peut pas faire,
09:49c'est mettre la vie au monde,
09:51mais lui, il n'y a que Dieu qui le fait.
09:53Mais là, on est associé avec lui dans cette action
09:54qui est une action extraordinaire.
09:56Wow.
09:57Lorsque vous avez déjà mis un garçon au monde
09:59et après, les parents ont choisi de l'appeler Arié
10:02ou pas encore ?
10:03Ce n'est pas encore arrivé.
10:04C'est arrivé, il y a un bébé au Mali
10:07qui s'appelle Ari,
10:09parce qu'ils ne savent pas dire Arié là-bas,
10:10donc ils l'ont appelé Ari.
10:13Ce garçon, il a six ans maintenant
10:14et à chaque fois, on m'envoie des photos
10:17et des petits bonjours de sa part.
10:19Je l'ai rencontré encore une fois
10:20il y a deux ans et demi.
10:22Ouais, c'est...
10:23Bon, tous les autres,
10:24les douze autres que j'ai mis au monde
10:26ne s'appellent pas Ari,
10:27mais je suis sûr qu'ils sont des gens bien,
10:30parce qu'ils sont nés dans de bonnes circonstances
10:32avec des ondes très positives.
10:34Donc, je suis sûr que, comme vous avez dit tout à l'heure,
10:37qu'ils sauvent une vie, sauvent l'humanité entière.
10:39Ouais.
10:40Ça, vous le faites très bien.
10:41Donc, je viens quand même dire,
10:42vous avez quand même 15 ambulances,
10:4635 véhicules de rescue, de sauvetage.
10:50Vous avez 1320 kits.
10:53Donc, vous êtes connu vraiment pour ce système de kits.
10:57Donc, vous allez nous expliquer qu'est-ce que sont ces kits,
11:00ce sont ces sacs dans lesquels il y a de quoi sauver vraiment une vie.
11:04Et vous avez plus de 1600 volontaires
11:08qui sont entraînés à sauver des vies.
11:11Alors, deux questions, mon cher Arié.
11:13La première, c'est, ça prend combien de temps de former un volontaire
11:18pour devenir, justement, secouriste ?
11:21Et la deuxième, qu'est-ce qu'il y a dans ces kits ?
11:23Comme je vous avais dit tout à l'heure,
11:24il y a des médecins et des paramédics.
11:27Bon, leur formation, c'est une formation de médecin et de paramédic.
11:31Mais tout ce qui est les secouristes,
11:33ce qu'on appelle un khovesh, un urgentiste en Israël,
11:36le stage, c'est 250 heures.
11:38Plus après, encore beaucoup d'heures d'accompagnement dans les ambulances
11:42pour pouvoir avoir la pratique.
11:45Parce que savoir que la théorie, c'est une chose,
11:46et la pratique, c'est autre chose.
11:47Tant qu'on n'a pas pratiqué comme il faut quelque chose comme ça,
11:50surtout l'urgence,
11:53la théorie ne vaut pas grand-chose.
11:54On commence à comprendre la théorie quand on commence à pratiquer.
11:58Et donc, tous ces secouristes,
12:00ce sont les secouristes, comme je dis très souvent,
12:03on dit toujours que les secouristes israéliens
12:05sont les meilleurs du monde,
12:06pas parce qu'ils sont beaux,
12:08ni parce qu'ils mesurent 1,90 m,
12:11mais tout simplement parce qu'il y a la pratique.
12:13Malheureusement, on a tellement d'événements ici en Israël,
12:15d'urgence, des événements qui ne se passent pas
12:19dans d'autres endroits dans le monde.
12:22Et donc, tous ces attentats,
12:23toutes ces explosions,
12:24tous ces fusillades,
12:27tout ça amène nos secouristes
12:28à devenir vraiment spécialistes
12:32et des professionnels
12:33dans le domaine du secourisme.
12:34Et je pense que c'est pour ça
12:36qu'on est reconnus dans le monde.
12:41D'ailleurs, il faut savoir
12:42qu'il y a beaucoup d'équipes de secouristes
12:45qui viennent du monde entier
12:46pour s'entraîner chez nous
12:48parce qu'ils savent
12:50qu'on est vraiment top level
12:52dans tout ce domaine en Israël.
12:54Merci beaucoup.
12:55Et dans ces kits,
12:56alors qu'est-ce qu'on peut y trouver, Arié ?
12:58Alors, dans ces kits, en fait,
12:59il y a tout ce qui est pour hémorragie,
13:03stopper les hémorragies, etc.
13:04Il y a tout ce qu'il y a
13:05pour faire une réanimation artificielle,
13:07c'est-à-dire ballons d'oxygène,
13:08ambos, action,
13:09tout ce matériel qu'on a besoin
13:10pour faire une réanimation artificielle.
13:13Et il y a évidemment,
13:14comme je vous ai dit tout à l'heure,
13:15un défibrillateur
13:16qui lui peut aider
13:18à donner un choc électrique
13:20en cas d'un infractus,
13:21d'arrêt du cœur.
13:22Et tout ce matériel est compacté
13:24dans une valise
13:26qui va faire, je ne sais pas,
13:2850 centimètres sur 80.
13:31Et tout est bien impacté dedans.
13:33Et les secouristes ont ça
13:34et doivent le renouveler
13:35au fur et à mesure.
13:36À chaque fois qu'ils ont besoin,
13:37ils se sont servis de leur matériel.
13:39Notre devoir,
13:40c'est de leur renouveler ces kits
13:42pour qu'ils puissent continuer
13:43à agir et à sauver des vies.
13:45Et des vies,
13:46vous en sauvez.
13:47Alors, pas qu'en Israël,
13:49vous allez dans plein de pays,
13:52en Afrique,
13:53les Philippines,
13:54etc.
13:55Comment ça se passe en général,
13:57ce genre d'opération ?
13:58On vous appelle
14:00pour venir dans un autre pays.
14:03Vous y allez de vous-même.
14:05Ça se passe comment ?
14:06En fait, tout ça a commencé
14:07en 2000,
14:08fin 2004.
14:10Pour ceux qui ont à peu près mon âge,
14:12ils doivent se rendre,
14:13même s'ils ne sont pas très vieux
14:14comme moi,
14:15mais tout le monde se rappelle
14:16du tsunami qu'il y a eu
14:18en fin 2004.
14:21Les pays qui ont été spécialement frappés,
14:23c'était Thaïlande,
14:25la Birmanie
14:26et le Sri Lanka.
14:29Et c'est une histoire
14:30qui est incroyable,
14:31c'est qu'encore une fois,
14:32même cette action
14:33a commencé
14:34par ce merveilleux rave
14:37à qui j'étais très proche.
14:38Je rentre dans son bureau le matin
14:39et il me dit
14:40« Alors, arrive, vous partez ? »
14:42Et là, je le regarde,
14:43je ne comprends pas
14:44de quoi il parle
14:45et je lui dis
14:46« On part où ? »
14:47Il me dit
14:48« Il y a une catastrophe énorme,
14:49il faut partir
14:49pour aller sauver des vies. »
14:51Et puis, nous,
14:52on était concentrés
14:53seulement en Israël à l'époque.
14:54Je n'avais pas du tout
14:55eu l'idée
14:56de me dire que
14:57même si on est très bon,
14:59mais aller voyager
15:01maintenant en dehors d'Israël,
15:03ça n'est pas venu à l'idée.
15:05Et même quand il m'a dit,
15:06je ne comprenais pas
15:07ce qu'il voulait de moi.
15:08Et donc, je lui dis
15:09« Ah, mais partir,
15:11c'est... »
15:12Il me dit
15:12« Mais c'est très important. »
15:14Vous êtes spécialiste,
15:16vous savez faire les choses.
15:17Et le monde,
15:18les gens ont besoin de nous.
15:20Il faut y aller.
15:22C'est Kidou Shachem,
15:23ce qu'on appelle
15:23Tikkun Olam.
15:25Tikkun Olam,
15:25c'est la rectification du monde.
15:28Et donc,
15:28on s'est organisé,
15:29on est parti,
15:30douze personnes,
15:30au Sri Lanka.
15:32Le travail qui a été fait
15:33là-bas seulement en cinq jours
15:35était extraordinaire.
15:37et à partir de là,
15:38on s'est dit que
15:40si on a ce savoir-faire,
15:41il faut qu'on agisse
15:43à chaque fois
15:44qu'il y a une catastrophe naturelle.
15:45D'ailleurs,
15:46je pense que beaucoup
15:46des auditeurs
15:47ont souvent entendu
15:48les Israéliens
15:49qui sont arrivés les premiers.
15:51Pourquoi on arrive les premiers ?
15:52Parce qu'on n'attend pas
15:54ni la permission
15:54du ministère des Affaires étrangères,
15:56ni...
15:57On prend un billet d'avion,
15:58on remplit des balises de matériel
16:00et on y va.
16:01Sans permission,
16:02sans attendre.
16:03Et donc,
16:04on arrive très souvent,
16:05très rapidement,
16:06dans les premières 24 heures.
16:07Et c'est là
16:08où il y a besoin de nous.
16:09Il faut savoir
16:09qu'un pays
16:10qui reçoit
16:10une catastrophe grave,
16:15tout s'écroule,
16:16tout s'effondre.
16:17Il n'y a pas de téléphone,
16:18il n'y a pas d'eau.
16:19Tous les...
16:20On va dire,
16:21les instances de secours locales
16:25s'effondrent complètement.
16:26J'ai toujours essayé
16:28d'expliquer aux gens
16:29qui ne comprenaient pas
16:29quand je disais ça,
16:30c'est de se dire
16:31que si Dieu nous en présente,
16:33il y a une catastrophe grave ici.
16:36Moi,
16:37la première chose que je vais faire,
16:38même si je suis secouriste
16:39et j'ai l'habitude
16:39d'aller sauver les gens,
16:40la première chose
16:41que je vais faire,
16:41c'est quoi ?
16:42C'est d'essayer de voir
16:43où sont mes enfants,
16:45est-ce qu'ils sont en sécurité,
16:47aller chercher l'un,
16:48aller chercher l'autre.
16:49Les routes sont coupées,
16:51il y a des arbres sur les...
16:52Et donc,
16:53ça va me prendre des heures
16:54pour récupérer tous mes enfants
16:55et les amener à la maison.
16:56Entre-temps,
16:57je ne vais pas aller sauver les autres,
16:58je vais d'abord sauver mes proches.
17:00Et c'est comme ça,
17:01tous les secouristes
17:02qui existent.
17:03Maintenant,
17:04j'aimerais dire un petit mot,
17:05si vous me le permettez,
17:06sur votre livre
17:07qui justement s'appelle
17:09Tikkun Olam,
17:12qui est donc sorti là
17:13sur Amazon,
17:15sur plusieurs plateformes
17:18et qui est une vie dédiée
17:20à sauver des vies.
17:22Qu'est-ce qui vous a motivé
17:24justement à faire ce livre
17:26et quel message
17:28vous aimeriez
17:29que les gens
17:31retiennent de ce livre ?
17:32En fait,
17:33ce qui m'a motivé d'abord
17:34à écrire ce livre,
17:35c'est pendant le Covid,
17:37vous savez,
17:37on était tous enfermés
17:38chez nous
17:38sans pouvoir sortir.
17:40Et puis,
17:40il y a longtemps déjà,
17:41des gens me disent
17:41mais il faut que tu écris
17:42toutes les histoires,
17:43tous les voyages
17:44que vous avez faits
17:45parce qu'on a été
17:46dans des pays
17:46qui sont incroyables.
17:49On a eu des aventures
17:51où on pourrait vraiment
17:52faire un film
17:52sur une partie d'elle
17:54et on me disait
17:55sans arrêt,
17:55il faut que tu écris.
17:56Donc,
17:57quand il y a eu le Covid
17:57et on était tous
17:58enfermés chez nous,
17:59je me suis dit
17:59bon,
18:00au lieu de rien faire,
18:01je vais commencer
18:01à faire quelque chose
18:02d'intéressant
18:02et je me suis mis à écrire.
18:06Le but de ce livre
18:07pour moi,
18:08c'est d'essayer
18:10de montrer aux gens
18:11qu'on peut tous
18:12avoir une petite partie
18:14de Tikkun Olam.
18:16Il faut savoir que
18:17nous tous,
18:19on peut être
18:20des gens extraordinaires,
18:21on abîme le monde
18:23tout au long de la journée,
18:24chacun dans une autre façon.
18:26Ce monde extraordinaire
18:27qui existe,
18:29même quand on écrit
18:30sur un papier,
18:31on abîme un peu le monde
18:32parce que ce papier
18:33est venu d'un arbre
18:34dans une forêt
18:35où il y avait des animaux
18:36qui vivaient grâce
18:37à ces arbres
18:37et maintenant
18:38ne peuvent plus vivre.
18:39On a tous
18:39une petite part
18:41de ce qu'on abîme
18:42et je me dis très souvent
18:43quel monde
18:45on va laisser à nos enfants ?
18:46Ça me travaille énormément
18:47parce que ça va
18:48de plus en plus
18:49et ça devient grave.
18:51et donc on a tous
18:52l'obligation
18:53d'essayer de
18:53ok, on va abîmer
18:56trois par jour,
18:57on va rectifier au moins un.
18:59On va faire une action
19:00qui va rectifier le monde.
19:02Et si nous tous,
19:03tous les êtres humains
19:04sur Terre,
19:05font un petit geste
19:06par jour
19:06pour rectifier le monde,
19:08on a une chance
19:09que nos enfants
19:09auront un monde
19:10plus beau,
19:11au moins beau comme le nôtre
19:12et qui ne soit pas
19:14trop abîmé.
19:15et c'est ce message
19:16que j'aimerais
19:16que j'essaye
19:17de transmettre aux gens,
19:18c'est qu'on peut tous
19:19faire quelque chose de bien.
19:20On peut tous faire,
19:21vous savez,
19:21le Talmud,
19:22il dit que
19:23plus important
19:24que de donner de l'argent
19:25à quelqu'un
19:25qui en a besoin,
19:26c'est de lui montrer
19:27le blanc de tes dents.
19:29Ça veut dire quoi ?
19:30Lui faire un sourire.
19:31Des fois,
19:32rien qu'en faisant
19:32un sourire à quelqu'un,
19:33on lui a sauvé la vie.
19:34Il était déprimé,
19:37il n'était pas
19:38au bord d'aller suicider.
19:39Tu lui as fait un sourire,
19:41tu lui as montré
19:41qu'on peut sourire,
19:43tu lui as dit
19:43un mot gentil,
19:44tu l'as encouragé,
19:45tu lui as sauvé la vie.
19:47Et donc,
19:48on a tous
19:49la possibilité
19:50de le faire.
19:52Et des fois,
19:52ce n'est pas
19:53avec des grands efforts.
19:54Voilà,
19:54un sourire,
19:55ça ne te coûte rien,
19:56ce n'est pas un grand effort,
19:58mais fais seulement
19:59un petit sourire.
20:00En tout cas,
20:00c'est un grand sourire
20:01que vous nous donnez,
20:03ça c'est sûr.
20:04Je tiens quand même
20:05à donner
20:06le site internet.
20:08Alors nous,
20:09aux Etats-Unis,
20:10on a surtout
20:10la version anglaise
20:12qui est
20:12en.atsala.org.il
20:17Et bien sûr,
20:19je vous encourage
20:19toutes et tous
20:21à faire
20:22une donation,
20:23ça peut être
20:2310 dollars,
20:2420 dollars,
20:2510 euros,
20:2620 euros,
20:26100 euros,
20:271000 euros,
20:28ce que vous voulez.
20:29Et nous allons avoir
20:30bien sûr
20:31des événements
20:33aux Etats-Unis,
20:34à New York
20:35le 23 mars
20:36et puis il y en aura
20:37d'autres.
20:37Bien entendu,
20:38il y a un grand gala
20:39qui se prépare en mai,
20:41que j'aurai le plaisir
20:43de participer
20:44et ça va être vraiment
20:46très très important.
20:47Vous savez,
20:48les gens
20:49que sauve
20:50Atsala,
20:50vous savez,
20:51on peut être ce prochain,
20:52on peut être
20:52le prochain
20:54qui puisse
20:55avoir besoin
20:56d'un sauveteur
21:00comme Arié
21:01ou comme d'autres
21:03secouristes
21:03qu'il y a
21:04dans cette merveilleuse
21:05organisation
21:06que s'appelle
21:07Atsala.
21:07Alors en France,
21:08les gens vous connaissent
21:09aussi avec SSF
21:11qui est
21:12Sauveteur
21:13sans frontières,
21:14SSF.
21:15Moi,
21:15je vous connaissais
21:15comme ça,
21:16mais c'est en fait
21:16vraiment
21:18Atsala.
21:19Donc vraiment
21:19le site
21:20atsala.org.il,
21:23vous pouvez
21:24tout
21:25retrouver.
21:27Donc,
21:28mon cher Arié,
21:29avant de se dire au revoir
21:30parce que je sais
21:31que vous devez
21:32partir
21:33et en tout cas,
21:33je vous remercie
21:34encore une fois
21:34du temps
21:36que vous nous consacrez
21:37aujourd'hui.
21:38Qu'est-ce qu'on peut faire
21:39pour vous aider ?
21:40Qu'est-ce qu'on peut faire
21:41pour vous soutenir ?
21:44Et enfin,
21:46quels sont
21:46vos prochains projets ?
21:50D'abord,
21:51David,
21:51je voulais
21:53pour cette occasion
21:54te remercier à toi
21:54pour ta mobilisation
21:56d'être à nos côtés
21:57et de nous aider
21:58à faire tout ce qu'on fait.
22:00C'est un honneur.
22:01C'est un honneur
22:02pour moi.
22:02Vraiment.
22:03Vous avez dit tout à l'heure,
22:04ça peut être 10 dollars,
22:0520 dollars,
22:06mais c'est vraiment ça.
22:08Alors,
22:09c'est sûr qu'il y a des gens
22:10qui veulent
22:12que leur nom reste
22:13dans ce monde.
22:14Donc,
22:14ils sentent
22:15qu'ils vont mourir
22:15dans pas longtemps.
22:16Donc,
22:16ils offrent une ambulance
22:18qui va être à leur nom
22:19où ils font
22:20des grosses donations.
22:21Mais même,
22:22comme vous avez dit,
22:22des fois,
22:2310 dollars,
22:2320 dollars,
22:24c'est un masque
22:25d'oxygène
22:26c'est une perfusion.
22:28Avec ça,
22:28on a sauvé une vie.
22:29Donc,
22:30n'hésitez pas.
22:31La somme
22:31n'est pas importante.
22:33Quand vous allez donner,
22:34vous savez,
22:34en hébreu,
22:35l'argent,
22:35ça s'appelle
22:36damim.
22:36Damim,
22:37c'est le sang.
22:38Et c'est exactement ça.
22:39Quand vous donnez
22:40de votre argent,
22:40vous donnez du sang.
22:42Vous donnez du sang
22:42à quelqu'un
22:43qui en a besoin
22:43pour qu'il puisse
22:44continuer à vivre.
22:45On n'a pas besoin
22:46d'être millionnaire
22:46pour sauver une vie.
22:47On n'a pas besoin
22:48d'être secouriste.
22:49On n'a pas besoin
22:49de faire un stage.
22:50On fait une petite action.
22:51On donne 10 dollars.
22:53On donne 30 dollars.
22:53On donne ce qu'on peut.
22:55Nos moyens.
22:56Et avec ça,
22:56on aura ça.
22:56Nous,
22:57on s'engage
22:58à sauver des vies
22:59grâce à ça.
23:00Parce que la salariage,
23:01c'est ça.
23:02L'idée,
23:03c'est de pouvoir
23:03donner à tout le monde
23:05la possibilité
23:06de sauver des vies.
23:07Et bien ça,
23:07c'est merveilleux.
23:09Et pendant que je vous parle,
23:11je suis en train même
23:12de faire un don
23:14via votre site.
23:17En plus,
23:18c'est par PayPal.
23:19Donc,
23:19c'est parfait.
23:20Voilà,
23:20je fais un don.
23:21maintenant,
23:22faire un don
23:23avec PayPal.
23:23Ah,
23:24vous avez 20 mots en plus.
23:25Donc,
23:25c'est superbe.
23:26Et en même temps,
23:27je couvre les frais.
23:29Et voilà,
23:29c'est parti.
23:30Vous avez un don
23:31qui est parti.
23:32C'est vraiment
23:33un honneur
23:34de le faire
23:36pour vous,
23:37mon cher Arié,
23:38pour Hatsala,
23:40avec toutes les belles choses
23:43que vous faites.
23:45Et encore,
23:46un grand merci
23:47parce que vous faites
23:48le travail
23:49pour tellement de gens
23:51et vous donnez
23:52aussi la foi.
23:53On est tous ensemble,
23:55David,
23:55on est tous ensemble.
23:56C'est une chaîne humaine.
23:57Du moment,
23:57c'est pour ça que j'ai un donateur
23:59qui donne 10 dollars,
24:00donc qui devient associé
24:01à ce que moi,
24:02je vais faire.
24:03Et avec cette personne
24:04qui a été secourue,
24:06donc on est trois.
24:07Et cette chaîne humaine,
24:08c'est la chaîne d'amour,
24:09c'est la chaîne de la vie.
24:10Et donc,
24:11on donne l'occasion
24:12à tous ces gens
24:12de se joindre
24:13à cette chaîne extraordinaire,
24:15cette chaîne de vie.
24:17Vraiment,
24:17en deux minutes,
24:18et je m'excuse,
24:19mon cher Henri,
24:20vraiment de vous retenir,
24:22mais vraiment,
24:23si vous pouvez,
24:23en deux minutes,
24:24me dire,
24:25parce que vous avez fait
24:26quelque chose
24:26qui est exceptionnel,
24:28c'est vraiment
24:29soigner
24:29les blessures invisibles
24:32qui étaient
24:32de soutenir
24:33les enfants
24:34qui ont vécu
24:34le trauma
24:36du 7 octobre.
24:37Est-ce que vous pouvez
24:37me dire,
24:39vraiment,
24:39sans vous déranger
24:41trop,
24:41toutes les thérapies
24:42que vous avez créées,
24:43les centres de thérapie
24:45avec les fermes,
24:45avec tout ça,
24:46pour justement
24:47ces enfants,
24:48plus de 1 200 enfants
24:50que vous avez traités,
24:52que vous avez soignés ?
24:53S'il vous plaît,
24:53Henri.
24:54En fait,
24:55on a commencé en 2015,
24:56il faut savoir
24:56que le sud d'Israël
24:57souffre de post-traumas
24:58depuis l'année 2000,
25:01où les terroristes
25:02du Hamas bombardent
25:03le sud d'Israël.
25:04Alors,
25:04c'est Sderot,
25:05mais c'est aussi
25:05beaucoup de petites localités
25:07où des enfants
25:08souffrent de post-traumas
25:09profonds.
25:11Et tout a commencé
25:12avec l'histoire
25:13d'un garçon
25:14qui était traumatisé
25:16très profondément.
25:17C'était le fils
25:18d'un de nos secouristes.
25:19Il a vu ses trois frères
25:21et sa maman
25:21être fusillés
25:22par des terroristes
25:23chez lui à la maison.
25:24Et je l'avais amené
25:25chez un ami
25:26qui est justement
25:26rentré du Canada
25:28d'un stage
25:31de thérapie
25:32à l'aide d'animaux.
25:33Quelque chose
25:33qu'à l'époque
25:34on connaissait à peine,
25:34c'était en 2003.
25:36Et là,
25:36j'ai vu l'enfant
25:37s'approcher du cheval
25:38six mois après l'événement.
25:40Et le père,
25:41qui était à côté de moi
25:42trois mètres derrière,
25:43a pour la première fois
25:44entendu
25:45qu'est-ce qui s'est vraiment
25:46passé
25:47cette nuit-là
25:47dans la maison.
25:48Parce que l'enfant
25:49a commencé à raconter
25:49l'histoire au cheval.
25:51Il a commencé
25:51à lui dire
25:52qu'est-ce qui s'est passé
25:53et lui dire
25:53quels étaient
25:54les derniers mots
25:55de sa maman,
25:55donc la femme
25:56de mon ami.
25:57Et là,
25:58quand j'étais derrière ça
25:58et j'entendais ça,
26:00évidemment qu'on s'est mis
26:01à pleurer
26:02parce que c'était
26:02un moment tellement fort,
26:04j'ai juré de créer
26:06le maximum de postes,
26:08de centres,
26:09de fermes de thérapie
26:10pour aider les enfants
26:11du Sud.
26:12Et on a créé une ferme
26:13dans un kibout
26:13qui s'appelle Ourim,
26:14on a créé un centre
26:15de thérapie
26:16Asderot,
26:17et les résultats
26:18sont merveilleux.
26:19Il faut savoir
26:19que l'animal
26:21ne rayonne pas
26:22ni de jugement,
26:24il ne fait pas de mal,
26:25et donc les enfants
26:26s'ouvrent automatiquement
26:27envers l'animal,
26:28et le thérapeute
26:29qui est à côté d'eux
26:29entend tout de suite
26:31les traumatismes
26:32et les peurs
26:33que cet enfant a
26:34et qu'il dit à personne.
26:35Parce qu'il n'ose pas dire
26:36qu'il fait pipi au lit
26:37parce qu'il a peur
26:38qu'on lui va emballer
26:39de la maison.
26:40Il n'ose pas dire
26:41qu'il dort dans une armoire
26:42parce qu'il a peur.
26:44La fille n'ose pas dire
26:45qu'elle a peur
26:45de prendre une douche
26:47parce qu'elle a peur
26:47d'être seule
26:48dans la salle de bain.
26:49Ils n'osent pas raconter ça,
26:49mais tout d'un coup
26:50tu les entends raconter ça
26:52aux petits lapins
26:52et aux petits chiens.
26:53Et là,
26:54le thérapeute
26:54comprend exactement
26:56quel est son problème
26:57et grâce à ça,
26:57il arrive à la soigner
26:58petit à petit.
27:00Et donc,
27:00ces fermes de thérapie
27:01et depuis le 7 octobre
27:02malheureusement,
27:03si on en avait 300 avant,
27:05tout d'un coup
27:05on en a 3000
27:06parce qu'il y a
27:07des dizaines de milliers
27:08d'enfants en Israël
27:09qui sont en post-trauma.
27:11Il faut les aider.
27:13Ces enfants,
27:14c'est l'avenir
27:15de notre peuple,
27:16c'est l'avenir
27:16du monde.
27:18Si un enfant
27:19n'est pas soigné
27:19et reste avec un PTSD,
27:21avec un post-trauma profond,
27:23il va grandir tordu.
27:24Et le post-trauma,
27:25si on ne le soigne pas
27:26rapidement,
27:27il se cache,
27:29il trouve des petites cachettes
27:30dans le cerveau
27:30et peut-être un jour
27:32ça va sortir
27:33et là,
27:34ça sera trop tard
27:35pour le soigner
27:35parce qu'on ne saura
27:36même plus
27:36d'où ça a commencé
27:38et quelle est la source.
27:40Donc,
27:40notre obligation
27:40depuis le 7 octobre,
27:41ça a été de se dire
27:42on va soigner
27:43le maximum possible
27:44d'enfants
27:45du post-trauma
27:46pour qu'on puisse avoir
27:49la prochaine génération
27:51saine
27:51et normale.
27:53Et absolument.
27:54et encore une fois,
27:56il n'y a pas
27:57de limite
27:59de séparation
28:00entre les pays
28:01quand il s'agit
28:02d'enfants,
28:02quand il s'agit
28:04d'aider l'humanité.
28:06D'ailleurs,
28:06vous dites
28:06à certains moments
28:08qu'en chaque seconde
28:10compte,
28:11l'aide
28:11n'a pas
28:12de borders,
28:14c'est-à-dire
28:14n'a pas de frontières
28:15et ça,
28:16c'est absolument
28:18extraordinaire
28:18ce que vous faites,
28:19mon charrier.
28:20c'est vraiment
28:21un grand,
28:21grand,
28:22grand honneur
28:23de vous avoir.
28:24J'espère que vous verrez
28:25mon petit don là
28:26qui est arrivé,
28:27qui a dû arriver
28:27chez vous.
28:28En tout cas,
28:29c'est un honneur
28:31et j'espère que
28:32nos auditeurs
28:33le feront aussi.
28:35Et en tout cas,
28:35c'est votre émission,
28:37vous pouvez revenir
28:37quand vous voulez,
28:39elle vous appartient.
28:39Ladies and gentlemen,
28:41my name is David
28:42Sariru.
28:43I had the pleasure
28:43to have today
28:44on iHeartRadio
28:45on the Culture News,
28:46the one and only
28:47Mr. Aryeh Levy,
28:49who has written
28:50a wonderful book
28:51called Tikkun Olam
28:52to repair the world.
28:54He has created
28:54this wonderful,
28:55important organization
28:56called Hatsala,
28:59Rescuers Without Borders.
29:01They have a website
29:02that I invite you
29:03to check out.
29:04So the English version
29:05of the website
29:06is en.hatsala.org.il.
29:12Hatsala is spelled
29:13H-A-T-Z-A-L-A-H.
29:16They are also
29:17on social media.
29:19Check them out
29:20and really, again,
29:21it's a wonderful organization.
29:23We're so glad
29:23to have Aryeh Levy today.
29:25Right now,
29:25stay tuned for
29:26some music.
29:28It's a beautiful day
29:29in New York City.
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