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Emmanuel Grégoire, candidat de gauche à la mairie de Paris, était l’invité de BFMTV de ce jeudi 26 février.
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00:00Et on va accueillir celui qui rêve de succéder à Anne Hidalgo, à la mairie de Paris, puisque c'est
00:04Emmanuel Grégoire qui nous rejoint à présent,
00:07candidat de la gauche unie à la mairie de Paris et député socialiste.
00:12Bonsoir Emmanuel Grégoire, soyez le bienvenu sur ce plateau.
00:16On va évoquer la campagne, évoquer également celle qui est aujourd'hui votre principale concurrente, Rachida Dati,
00:21qui n'est plus à l'heure où on se parle ministre de la Culture.
00:24Elle a démissionné hier, elle dit qu'elle va pouvoir se consacrer pleinement à ce qu'elle appelle le combat
00:29de sa vie.
00:29Elle se prévaut d'ailleurs du soutien d'Emmanuel Macron.
00:32Elle l'a dit, le dernier sondage, la donne gagnante face à vous, sondage IFOP publié il y a quelques
00:39jours,
00:39la donne gagnante face à vous, que ce soit en duel, en triangulaire, en quadrangulaire.
00:43Pas dans toutes les hypothèses, et puis c'est un sondage parmi d'autres.
00:48En tout cas, ce qui est certain, c'est que ce sera très serré et ça invite chaque candidat, chaque
00:53candidate à convaincre, à mobiliser.
00:55Et c'est la démocratie, c'est incertain, et c'est les Parisiennes et les Parisiens qui choisiront.
01:01Vous avez déclaré hier, même dans un message que vous avez publié, je vais le citer parce que les mots
01:06sont importants,
01:06et ce que Rachida Dati a dit également, l'alliance de la droite extrême et de l'extrême droite s
01:11'organise pour prendre Paris.
01:12La vague brune, qui pouvait sembler lointaine, peut toucher Paris.
01:16En réaction à ce message, Rachida Dati vous accuse de racisme social.
01:21Elle dit à votre sujet, il préfère des gens comme moi comme étant des victimes.
01:25Y a-t-il du racisme dans ce message ? Que lui répondez-vous ?
01:28Que c'est ridicule, que c'est ridicule, enfin vraiment.
01:30D'abord, on peut avoir des débats d'idées, des débats de confrontation, sans tomber dans les invectives.
01:36On vague brune, ce terme ?
01:40Prenons la mesure de ce qui se passe, d'abord ce qui se passe dans le monde, ce qui se
01:43passe dans le pays, et ce qu'on voit à Paris.
01:46Qu'est-ce qu'on voit de la part de Rachida Dati ?
01:48Et c'est cela que je condamne, y compris au regard de son histoire personnelle.
01:52C'est-à-dire ?
01:54Ses origines, etc., qui sont une fierté de notre pays.
01:58Et l'ambiguïté qu'elle entretient vis-à-vis de Sarah Knafo, il ne lui est pas compliqué.
02:03À aucun moment de la campagne, elle n'a dit « je ferai alliance avec Sarah Knafo », elle a
02:07même explicité son propos en disant…
02:08Pardonnez-moi.
02:08Il n'a pas fait alliance avec quelqu'un qui prône le grand remplacement vu mes origines.
02:12Pardonnez-moi, ça, elle l'a dit dans une circonstance, venant contredire ce qu'elle avait dit la journée d
02:16'avant,
02:17où elle laissait l'ambiguïté, d'abord dans la qualification de l'extrême droite pour Mme Knafo,
02:22et même ne pas répondre explicitement et clairement, comme je le fais,
02:26et comme vous allez sans doute me reposer la question, de ne pas répondre…
02:29Vous allez dire sur les insoumis, mais ça arrive après.
02:31On se voit, on se connaît, on se connaît.
02:33Et donc, ce que je reproche, d'une certaine manière, permettez-moi d'être clair sur ce sujet,
02:37très important, c'est que dans la surenchère électoraliste d'une partie de la droite
02:43qu'on disait historiquement républicaine, et à cet égard, la référence dans la relation
02:47à l'extrême droite pour Mme Knafo, et ce n'est pas un modèle politique en toutes choses,
02:50c'est Jacques Chirac, qui a été toujours un rempart, et aujourd'hui, que par exemple
02:55Xavier Bertrand peut incarner.
02:57Aujourd'hui, il y a une partie de la droite qui se rend coupable d'un manque de clarté
03:03dans le rempart.
03:04Et je le dis en étant un…
03:05– Pardon, je reviens sur vos mots, Emmanuel Gregoire, Paris ne tombera pas entre les mains
03:08des fachos.
03:08Vous l'avez aussi comparé à Trump, elle incarne un risque de retour en arrière
03:11spectaculaire, un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis.
03:13Ça veut dire que quand elle dit « je ne ferai pas alliance avec Sarah Knafo »,
03:17elle ment pour vous.
03:18– Non, enfin, d'abord, elle ne dit pas ça tout le temps.
03:20Elle ne l'avait pas dit jusqu'à présent, et elle change de version à chaque fois.
03:23La ministre, qui n'est plus ministre, elle est changeante.
03:27Elle ne répond jamais exactement à la même chose.
03:29Et bien, si elle clarifie sa position dans le fait que jamais elle ne s'alliera avec
03:34Mme Knafo, c'est très bien.
03:36Mais elle a tardé à le faire, et elle manque de clarté pour le faire.
03:39– Ça veut dire que la campagne, les 17 jours qui nous restent, ça va être ça,
03:41la peur.
03:42– Non.
03:42– Il y avait les chars russes en 80 pour dissuader de dotés socialistes,
03:46et là, ça va être que les fachos débarquent de Paris.
03:47– D'une certaine manière, vous me faites un reproche qui n'est pas le justifié
03:52de mon point de vue.
03:52– Qui serait de jouer sur la peur.
03:53– Ce matin, je crois que c'était ce matin, la ministre était invitée.
03:57– Elle n'était plus ministre.
03:58– Elle n'était plus ministre ce matin.
03:59– Mais elle était bien invitée.
04:00– Oui, puisqu'elle a même annoncé en direct sur votre antenne,
04:02vous l'avez suivi toute la journée pour cela.
04:04Pas vous, mais la chaîne.
04:06Elle a dit que j'allais m'allier avec LFI.
04:10Elle a dit ça.
04:12Alors c'est faux.
04:13Vous le savez, puisque vous m'avez posé vous-même la question,
04:15que d'autres l'ont fait.
04:16– On va parler, essayer d'être le plus clair possible sur cette question des alliances.
04:19Raphaël Grabley va nous rejoindre pour le radar de BFM TV.
04:25Ce matin, Raphaël Rachida Dati vous a donc accusé Emmanuel Grégoire
04:28d'être à la tête d'une liste de gauche radicale.
04:31C'est l'expression qu'elle a utilisée.
04:33Et elle cite notamment sur la présence des listes de M. Grégoire,
04:36la présence d'une ex-insoumise.
04:39– Exactement, Daniel Simonnet, j'imagine que vous alliez parler de l'ancienne cadre
04:44de la France insoumise qui a été purgée en 2024,
04:47effectivement, qui figure désormais sur votre liste.
04:50– Qui a rompu avec LFI.
04:51– Oui, on va dire ça comme ça.
04:53Elle avait publié une photo le 3 juin 2022 sur X,
04:57et c'est ce à quoi fait référence Rachida Dati,
04:59où elle s'affichait aux côtés de Jeremy Corbyn,
05:02l'ex-chef du parti travailliste britannique,
05:04mais surtout accusé d'antisémitisme.
05:07C'est un exemple, en 2014, il participe à un hommage
05:09dans un cimetière de Tunis,
05:11à un organisateur des attentats des JO de Munich en 1972,
05:16où 11 Israéliens avaient été assassinés.
05:18Et ce tweet d'ailleurs de Daniel Simonnet,
05:20il avait provoqué la colère d'une femme,
05:22Lamia El Arash, qui est donc numéro 2 de votre liste,
05:26qui avait estimé justement qu'afficher ce soutien,
05:30c'était, je cite, tout simplement, une honte.
05:33– Donc ce qui était une honte en 2022,
05:36pour votre numéro 2, aujourd'hui,
05:38Daniel Simonnet, tu l'allais ?
05:39– Non, d'abord, ça l'était aussi pour moi,
05:41et il faudrait poser la question à Daniel Simonnet,
05:43je vous dis ce qu'elle m'a dit.
05:44– C'est à vous de la poser.
05:44– Non, mais je l'ai déjà posé, pardon,
05:46mais votre antenne m'a déjà interrogé sur ce sujet.
05:50Daniel Simonnet a commis une erreur.
05:52Elle le sait, elle le reconnaît,
05:53et si c'était à refaire, elle ne le referait plus.
05:55Voilà.
05:56Donc c'était totalement anormal,
05:58elle le reconnaît, elle-même,
06:00et c'est à cette condition, évidemment,
06:02que nous travaillons tous ensemble,
06:04dans un cadre de gauche unie.
06:06Nous ne sommes pas pareils,
06:07nous avons des différences.
06:09Mais sur ce point-là,
06:10il n'y a aucune ambiguïté de notre part.
06:13– C'était une honte en 2022,
06:14et vous nous dites aujourd'hui,
06:15elle a commis une erreur.
06:16– Oui, c'était une honte,
06:17c'était une honte,
06:18c'était une erreur,
06:19elle le reconnaît elle-même,
06:21et si c'était à refaire,
06:22évidemment qu'elle ne le referait pas.
06:23– Allez, on va continuer d'essayer d'être très clair,
06:26Emmanuel Grégoire.
06:26– Quand on fait des erreurs,
06:27de les reconnaître,
06:29et à cet égard,
06:30ça permet de retravailler ensemble
06:32pour un projet municipal.
06:33– Raphaël, l'équipe de Rachida Dati
06:35a publié, par ailleurs,
06:36une photo ces derniers jours.
06:37Qu'est-ce que c'est ?
06:38– Oui, une photo qui montre
06:38Lucie Casté, tête de liste,
06:41dans le 12e arrondissement,
06:42aux côtés d'un homme
06:43qui est évidemment au cœur de l'actualité,
06:45Raphaël Arnaud,
06:46fondateur de la Jeune Garde,
06:47un mouvement dont trois membres
06:48sont mis en examen
06:49suite à la mort de Quentin Deroch.
06:50– Alors, ce n'est pas de l'IA,
06:52je sais que vous avez été interrogé là-dessus.
06:53– Oui, oui, je sais.
06:54– C'est parce que tourne les photos
06:56frauduleuses faites pour une réaction
06:57et c'est-à-dire que c'est celle
06:58de l'intelligence artificielle.
06:59Ça n'en est pas.
06:59– Pas sûr.
07:00– Non, non.
07:01– Non, j'ai vérifié.
07:03– Je soupçonne que vous soyez rigoureux.
07:05– Voilà, exactement.
07:06Vous faites bien, vous faites bien.
07:07Ce n'est pas de l'IA,
07:08c'était en août 2024.
07:10Sur ce sujet de la Jeune Garde, d'ailleurs,
07:12ce mouvement a été aussi soutenu
07:14par d'autres de vos alliés,
07:15les communistes.
07:16Par exemple, ce tweet du Parti communiste,
07:18la section du 18e arrondissement,
07:20qui s'est opposé à la dissolution
07:22de la Jeune Garde,
07:23au même titre que Laurent Sorel,
07:25un autre LFI,
07:27ex-LFI,
07:2931e sur votre liste,
07:30qui avait relayé un message
07:31de Raphaël Arnaud
07:32qui contestait cette décision.
07:34– Là-dessus,
07:35très clairement,
07:37que j'ignorais ce qu'était la Jeune Garde.
07:39Vous connaissiez, vous, la Jeune Garde,
07:40avant que Raphaël Arnaud
07:41soit élu député ?
07:42Moi, non.
07:43– Mais vos alliés ne l'ignoraient pas.
07:45– C'est un groupuscule
07:47ultra-minoritaire.
07:48C'est un groupe d'Antifa,
07:49il était identifié comme tel,
07:50mais je vous le dis,
07:51je ne connaissais pas cette organisation
07:53avant que soit posée
07:54la question de sa dissolution.
07:55– Je rappelle que vous êtes allé
07:56avec les communistes à Paris,
07:57vous partez ensemble au premier tour.
07:58Est-ce que ça vous pose un problème,
07:59un soutien à la Jeune Garde ?
08:01– Oui, mais c'est un soutien
08:04qui d'il y a très longtemps
08:05et dans lequel il n'avait été nullement question
08:08que la Jeune Garde soit impliquée
08:10dans des actes, en l'occurrence,
08:11qui sont potentiellement...
08:12– Alors, le soutien de Laurence Orel,
08:15c'est le...
08:16– Oui, 12 juin à 2025,
08:17c'est pas il y a très longtemps.
08:18– D'accord, mais il n'y avait pas eu
08:19la mort de ce jeune homme à Lyon.
08:21– Non, mais Raphaël Arnaud
08:21était déjà définitivement condamné,
08:23notamment pour violence.
08:24– Oui, mais nous,
08:25moi, je ne soutiens pas la Jeune Garde,
08:26je vous dis que j'ai découvert
08:28assez tard ce groupe politique
08:32et en l'occurrence,
08:33ils ne sont pas membres de notre alliance,
08:34ils sont membres de LFI.
08:36c'est un groupe qui soutient LFI.
08:38Ne me reprochez pas,
08:39à moi,
08:41des accointances avec un groupe
08:42qui est une des composantes
08:44de la France Insoumise.
08:45– Deux questions très simples
08:46sur ce que vous ferez ou pas
08:47avec la France Insoumise
08:48et sa candidate
08:49pour le second tour.
08:51– Allez, une nouvelle fois,
08:51Marc-Cobain.
08:52– Jean-Luc Mélenchon dit
08:52nous sommes prêts
08:53à des alliances techniques
08:54entre les deux tours,
08:55c'est-à-dire on fait une liste commune
08:57et ensuite chacun...
08:57– Ma réponse ne changera pas.
08:59– C'est non pour l'alliance technique.
08:59– C'est non,
09:00mais il n'évoque pas Paris
09:01quand il dit ça.
09:02– Il parle de l'infâme Grégoire.
09:05Je suis certain
09:06que Jean-Luc Mélenchon,
09:06que je ne fréquente pas,
09:08n'évoquait pas Paris
09:09quand il soulevait ce sujet.
09:11– Pouvez-vous nous dire
09:12qu'il n'y aura aucun coup de fil,
09:13aucun échange,
09:14aucun texto,
09:15aucun signal de fumée
09:17entre vous
09:17et la candidate
09:18de la France Insoumise
09:18entre les deux tours,
09:19quel que soit le résultat du premier ?
09:20– Oui, monsieur Fauvel.
09:21– Rien ?
09:22– Oui.
09:23– Absolument rien ?
09:24Vous n'attendrez rien d'elle ?
09:25– Rien.
09:25– Et si elle vous appelle,
09:26vous ne répondrez pas ?
09:26– Monsieur Fauvel, arrêtez,
09:28parlez...
09:28Non mais pardon,
09:29excusez-moi,
09:29à quel moment on pense
09:30que c'est l'essentiel
09:31dans un débat démocratique
09:32sur des municipales
09:33alors que j'y ai répondu
09:35déjà 100 000 fois ?
09:36– Tout à l'heure,
09:37on m'a dit
09:37que Rachid Dadati n'est pas clair
09:38alors qu'elle,
09:38quand on l'interroge,
09:39dit j'y ai répondu 100 000 fois.
09:40– Oui, non, non, mais pardon.
09:41Non, il y a des traces.
09:42Moi, vous m'avez posé la question
09:43100 000 fois depuis déjà longtemps
09:45et j'y réponds très bien.
09:47Donc, puisque c'est clair
09:48pour tout le monde,
09:49passons à l'essentiel,
09:50c'est-à-dire
09:50quels sont les projets
09:51que nous proposons
09:58précaires.
09:59Je crois qu'on y va.
10:00– Un peu de recentrage
10:02sur les projets municipaux
10:03parce que c'est ça
10:04dont il est question
10:05pour les parisiennes
10:06et les parisiens.
10:06– On y va.
10:07Pour pouvoir faire des choses
10:08quand on est maire,
10:08il faut de l'argent.
10:10La dette de la ville de Paris
10:11a augmenté
10:12dans des proportions
10:14assez considérables.
10:15On peut dire
10:15qu'elle a explosé
10:16depuis 2014.
10:18– C'est un mot
10:18que je ne partage pas,
10:19c'est un jugement de valeur.
10:20– Je prends ma bouche,
10:20170 % d'augmentation.
10:23Elle frôle désormais
10:24les 10 milliards d'euros,
10:259,7 milliards d'euros
10:26cette année
10:27en 2026.
10:28Sur les 10 plus grandes
10:29villes de France,
10:29l'Institut Montaigne
10:30qui a réalisé un classement
10:31pas plus tard qu'hier
10:32vient de mettre à Paris
10:33le Bonédane,
10:34dernière ville du classement.
10:36Est-ce que ça fait
10:36de la ville
10:37que vous souhaitez diriger
10:38une ville en quasi-faillite ?
10:39– Non, pas du tout
10:40et vous reprenez
10:41de façon très affirmative
10:43des choses
10:43que nous contestons.
10:44L'Institut Montaigne le sait.
10:46Ce rapport est biaisé.
10:48Il est biaisé
10:48notamment parce qu'il n'intègre
10:49pas les chiffres
10:50de l'année 2025
10:51qui changent totalement
10:53la donne
10:54parce que l'année 2024…
10:55– La dette a fondu ?
10:56– Non, la dette n'a pas fondu
10:58mais vous parlez
10:58d'une situation financière
10:59au regard des ratios
11:00qui sont calculés
11:01notamment les excédents budgétaires.
11:02Nous dégageons en 2025
11:04800 millions d'excédents budgétaires.
11:05Pourquoi 2024
11:06est atypique ?
11:07Parce que c'est l'année
11:08notamment des Jeux olympiques
11:09et paralympiques.
11:10Et donc évidemment
11:12il a fallu serrer la ceinture
11:13un peu après
11:14et en 2025
11:15les comptes sont totalement rétablis.
11:16Je le dis
11:17parce qu'on ne peut pas
11:18accepter en démocratie
11:19qu'il soit
11:20au nom d'une pseudo-science
11:22en réalité
11:24proposer des choses
11:24qui sont biaisées.
11:25Si les chiffres
11:26de 2025
11:27avaient été intégrés
11:28vous m'auriez dit
11:29félicitations
11:30M. Grégoire
11:30la ville de Paris
11:31est en bonne situation financière
11:33parce qu'elle est dans le top.
11:34Non, exactement
11:35vous n'auriez…
11:36– La Chambre régionale des comptes
11:37vous allez me dire
11:37que c'est en 2024
11:38ça dit
11:38situation financière dégradée
11:39ne permettant plus
11:40à la ville
11:40de financer ses investissements.
11:42– Exactement
11:42vous n'auriez rien dit
11:43c'est bien
11:43le problème
11:44c'est que
11:44quand ça se passe bien
11:45on n'en parle pas
11:45et d'ailleurs 2025
11:46on n'en parle pas
11:47et on ne retient
11:48qu'est-ce qui va ?
11:49– Est-ce que ça veut dire
11:50que vous n'aurez pas
11:50d'économie à faire ?
11:51– Si, d'ailleurs je l'ai dit
11:52j'ai dit plusieurs choses
11:54sur la stratégie financière
11:55d'après
11:55parce qu'il faut
11:55continuer à investir
11:57d'abord
11:58il n'y a aucun déficit
11:59à la ville de Paris
11:59c'est interdit
12:00par la loi
12:00aux collectivités territoriales
12:02deuxièmement
12:03les investissements
12:04la dette
12:05c'est intégralement
12:06pour faire des choses
12:06utiles aux Parisiens
12:07on peut en contester
12:08la légitimité
12:09sur le plan démocratique
12:10mais c'est utile
12:11et nous investissons
12:12notamment massivement
12:13dans l'immobilier
12:14donc quand on achète
12:15des choses avec de la dette
12:16ça a une valeur immense
12:17qui a enrichi considérablement
12:19les Parisiens
12:19le patrimoine
12:20est passé
12:21de 24 milliards d'euros
12:22en 2014
12:23à 47 milliards d'euros
12:25en 2026
12:25– Mais par exemple
12:25de construire
12:2960 000 nouveaux logements publics
12:31d'en rénover
12:31200 000
12:32publics comme privés d'ailleurs
12:33– C'est 35 000 logements publics
12:35à rénover
12:35– Est-ce que vous êtes sûr
12:36que vous aurez cet argent-là
12:37sans faire exploser la dette ?
12:39– Oui, oui, oui
12:40– Pourquoi ?
12:41– Sans augmenter les impôts ?
12:42– Oui, aussi
12:43ça aussi je l'ai dit
12:44c'est un engagement
12:45– Il faudra faire des économies ailleurs
12:46– Exactement
12:46il faudra faire des économies
12:48et dégager des marges de manœuvre
12:49qu'est-ce que ça veut dire ?
12:50ça veut dire augmenter
12:51nos excédents budgétaires
12:53c'est-à-dire dégager
12:53plus de recettes
12:55et dépenser un peu moins
12:56pour augmenter
12:57en gros
12:58tout ce qui nous reste
12:59pour investir
12:59de façon
13:01à avoir
13:02une évolution
13:02de la dette
13:03qui soit totalement maîtrisée
13:04notamment sur un ratio
13:06la Chambre régionale des comptes
13:07d'ailleurs
13:07insiste sur celui-là
13:09c'est d'avoir un ratio
13:10de 12 ans
13:11des endettements
13:11c'est-à-dire
13:12il faut
13:12moi je suis quelqu'un
13:13de très rigoureux
13:14très sérieux
13:15et très précautionneux
13:15– C'est le cas aujourd'hui à 12 ans
13:16– Exactement
13:17très précautionneux
13:18des moyens publics
13:19et je veux
13:20on a le droit d'avoir
13:20un débat démocratique là-dessus
13:22mais je veux qu'il soit
13:22au bon niveau
13:23et le bon niveau
13:24c'est est-ce qu'on a
13:25des investissements à faire
13:26sont-ils utiles
13:27et quelles sont les priorités
13:29le logement
13:29est une priorité absolue
13:31c'est un moyen
13:32de protéger
13:32les classes moyennes à Paris
13:34et donc nous allons
13:35travailler là-dessus
13:36de façon très volontariste
13:37– La sécurité
13:37des parisiennes
13:38des parisiens
13:38et dans l'ensemble
13:39des français
13:39en études aussi
13:41pour les municipales
13:42on le sait
13:42vous promettez
13:43500 caméras supplémentaires
13:44à Paris
13:45là où Rachida Dati
13:46en promet 8000
13:47je rappelle qu'il y a
13:487000 rues à Paris
13:49ça veut dire que vous êtes
13:50un peu petit bras
13:50de la sécurité
13:51– Non
13:51c'est pas du tout le sujet
13:52et d'ailleurs ça souligne
13:53à mon avis
13:54quand même un débat
13:54qui est intéressant
13:55– Pourquoi ?
13:55– Les caméras
13:56moi je parle de caméras tactiques
13:57c'est des caméras
13:58qui peuvent être bougées
13:59et notamment mobilisables
14:00par ma police municipale
14:01– Et celles de Rachida Dati
14:03elles sont…
14:03– Elles se parlent
14:04d'un truc
14:04qui est d'une compétence
14:05exclusive de l'État
14:06ce n'est pas
14:07le maire de Paris
14:08qui choisit
14:09où sont les caméras
14:10c'est à Paris
14:11une compétence exclusive
14:12du préfet de police
14:13– Vous voulez dire
14:14que les 7 caméras
14:15les 8000 d'ailleurs
14:16qu'elle promet
14:16elle ne les fera pas
14:17– Non
14:17c'est pas elle
14:19qui les fait
14:19ou qui les fait pas
14:20c'est le préfet de police
14:21qui les fait
14:21et le cas échéant
14:22à nous de les co-financer
14:23moi j'ai un principe simple
14:24la vidéoproception
14:25je suis pour quand c'est utile
14:27je suis contre
14:27quand c'est pas utile
14:28c'est au préfet de police
14:29de le décider
14:30nous avons même
14:31beaucoup soutenu financièrement
14:32une compétence
14:33qui ne relève pas
14:34de la ville de Paris
14:34il y a d'une certaine manière
14:36au moins une imprécision
14:37peut-être même un mensonge
14:38dans ce récit
14:38sur les caméras
14:40vidéoprotection
14:40le préfet de police
14:41en met où il veut
14:43je ne peux pas
14:44m'y opposer comme maire
14:45les maires ne peuvent pas
14:46à Paris
14:46le maire ne peut pas s'y opposer
14:47et donc si le préfet de police
14:49veut continuer
14:50de développer le réseau
14:50dans des endroits
14:51où il pense qu'il y en a besoin
14:52et nous-mêmes
14:53les maires d'arrondissement
14:54et la mairie centrale
14:56peuvent remonter
14:56des demandes au préfet de police
14:57mais c'est lui
14:58qui décide
14:59et lui seul
14:59où on en met
15:00– Une question
15:01il faut une heure et 30 secondes
15:02Emmanuel Grégoire
15:02je ne vais pas vous faire
15:03le passe-navigo
15:04je crois que tous les candidats
15:05à Paris qui éventuellement
15:06n'ont pas exactement
15:07eu le temps de le réviser
15:09combien il faut
15:10pour louer un appartement
15:12de 50 mètres carrés
15:13à Paris aujourd'hui
15:14en moyenne
15:15louer un appartement
15:15de 50 mètres carrés
15:16– Alors ça dépend
15:16dans quel quartier
15:17vous avez pris moyen
15:18le prix moyen
15:19c'est 30 euros du mètre carré
15:20en location
15:20le logement social
15:21il s'étale de 7 euros
15:23à 15 euros du mètre carré
15:24et nous notamment
15:25le logement abordable
15:26pour les classes moyennes
15:27qu'on veut développer
15:28c'est autour de 20-25 euros
15:31et de l'offre locative
15:32pour les classes moyennes
15:33donc voilà
15:34– Donc dans le privé
15:3550 mètres carrés ?
15:36– Il faut multiplier
15:37par le prix moyen
15:38donc c'est 50 fois 30
15:39c'est 500 fois 3
15:40pour 50 mètres carrés
15:42on est autour de 1500 euros
15:43mais c'est une moyenne
15:43ça n'a pas beaucoup de sens
15:44– Vous avez raison
15:45c'est une moyenne
15:461530 euros vous y êtes
15:47– Oui
15:47– Je connais bien ces sujets
15:50et j'aurais aimé
15:51qu'on ait plus de temps
15:52pour parler
15:52comment on protège
15:53les classes moyennes
15:53et comment on protège
15:54les classes populaires
15:55de la spéculation
15:55mais je reviendrai
15:57– Il y aura peut-être
15:59un débat des municipales
16:00avec tous les candidats
16:01sur cette chaîne
16:01– En tout cas
16:02il faudrait que
16:03Rachida Dati participe
16:04tous les candidats
16:05je le crois
16:05on a accepté le principe
16:07et sur le plan démocratique
16:08ce serait bien
16:09qu'elles viennent débattre
16:10avec nous oui
16:10– Merci beaucoup
16:11– Merci à vous
16:12– Grégoire
16:1217 jours avant le premier tour
16:14des municipales
16:14au
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