00:00Après le scandale des navires du fantôme immatriculés sous pavillons gabonais pour contourner des sanctions internationales, les autorités ont décidé
00:10de reprendre en main la gestion du registre maritime.
00:14Selon notre confrère l'Union, dans sa parution du 1er avril 2026, plusieurs mesures structurelles ont été engagées pour assainir
00:23le système, renforcer le contrôle et sécuriser les revenus liés à ce secteur stratégique.
00:29Le Gabon semble avoir tiré les leçons d'une affaire qui avait entaché la crédibilité de son pavillon maritime sur
00:36la scène internationale.
00:38Entre novembre 2024 et septembre 2025, la gestion externalisée du registre à une société basée à Dubaï avait favorisé des
00:48dérives, notamment l'immatriculation d'un navire lié à la flotte fantôme russe.
00:53Comme le rappelle notre confrère l'Union, cette situation avait fortement limité la capacité de l'État gabonais à exercer
01:01un contrôle effectif sur les dossiers d'immatriculation et les inspections.
01:06Selon certaines analyses, près de 95 navires auraient été concernés par ces pratiques.
01:13Une étude de la Kiev School of Economics avait d'ailleurs pointé le rôle indirect du Gabon dans ses mécanismes
01:20de contournement des sanctions internationales, mettant en lumière les failles d'un système largement dépendant d'intermédiaires étrangers.
01:27Face à ces dérives, les autorités gabonaises ont engagé un processus de reprise en mai du registre maritime.
01:36Un bureau d'immatriculation a ainsi été installé au troisième étage de l'immeuble Santulo à Libreville, placé sous la
01:44supervision directe de la marine marchande et du ministère des Transports.
01:48Par ailleurs, un mécanisme de double validation des navires entre Libreville et Dubaï a été instauré afin de renforcer la
01:57conformité aux normes internationales et d'éviter toute nouvelle dérive.
02:02Au-delà du contrôle administratif, cette réforme vise également à améliorer la gouvernance financière du secteur.
02:09L'introduction du guichet unique de paiement devrait permettre d'optimiser le recouvrement des recettes et de réduire les pertes
02:17estimées entre 15 et 20 % sous l'ancien système.
02:22L'assainissement engagé passe également par la radiation des navires non conformes ou sous sanctions internationales.
02:29Si cette opération entraîne une perte immédiate en volume, elle permet néanmoins de restaurer la crédibilité du pavillon gabonais
02:37et d'éviter d'éventuelles sanctions ou boycotts dans les ports internationaux.
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