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  • il y a 4 mois
Le joueur du PSG et international marocain de 27 ans est renvoyé en procès pour viol. Il est accusé par une jeune femme qui dit avoir été agressée en février 2023. De son côté, le joueur a toujours démenti et il assure que le procès permettra "que la vérité éclate publiquement." 

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Transcription
00:00Deux versions s'opposent, puisque la plaignante dénonce attouchement et pénétration digitale.
00:05Vous parliez du dossier. Dans ce dossier, il y a notamment des échanges entre la plaignante et l'une de
00:11ses amies,
00:11avec laquelle elle a échangé avant d'arriver chez Ashraf Hakimi, pendant qu'elle était au domicile d'Ashraf Hakimi.
00:18Il y a notamment ce texto adressé à son ami « La vie de ma mère, il m'a violée,
00:22il m'a doigtée, genre horrible, de force et un peu plus loin,
00:24je t'en supplie, dépêche-toi, il me viole ».
00:27Alors, ces textos-là, vous les annoncez complètement hors contexte, puisqu'ils sont intégrés dans une très longue conversation.
00:35Et ces textos, ils ne sont jamais que la parole de la plaignante.
00:39Alors certes, ça ressemble à un élément objectif, parce que c'est un SMS,
00:42mais ce n'est jamais que cette femme qui expose à son ami une situation qui n'a aucune réalité.
00:49À titre d'illustration, dans tous ces échanges SMS, à un autre moment, elle explique qu'il se passe quelque
00:55chose de très grave,
00:56et interrogée par la juge d'instruction, elle n'a jamais été en mesure de dire ce qu'il se
01:00passait de grave,
01:01et elle a même reconnu qu'en réalité, tout allait bien.
01:03Donc on ne peut accorder aucune crédibilité à ces textos, pas plus qu'à la parole d'une plaignante dont
01:11je redis que je l'écris.
01:11Pourquoi on accorderait moins de crédibilité à ces documents-là et à la parole de la plaignante
01:16qu'à celles de votre client et aux documents qui sont, j'imagine que vous en avez,
01:22en tout cas vous estimez qu'ils vont dans votre direction ?
01:27Tout simplement parce qu'Ajraf Hakimi n'a fait aucune obstruction à la justice.
01:31Il a demandé immédiatement à être entendu, il a voulu être confronté avec cette femme,
01:34il a donné son ADN, il a donné son téléphone, tandis que la plaignante...
01:38Elle a fait obstruction ?
01:40Oui, nous considérons que la plaignante, la partie civile, a fait obstruction à la justice,
01:44elle a refusé tous les examens médicaux alors qu'ils étaient possibles
01:48et qu'ils auraient pu conforter sa version pour peu qu'elle ait été vraie.
01:52Elle a refusé de donner le nom d'un témoin-clé, c'est-à-dire une personne avec qui elle
01:55a dîné
01:55juste avant de se rendre au domicile d'Ajraf Hakimi
01:58et juste avant d'échanger de nombreux messages projetant de dépouiller le joueur de football.
02:03Ces messages, ce n'est pas moi ni M. Hakimi qui les ont écrits,
02:07et ce n'est pas nous non plus qui avons tenté de les dissimuler à l'autorité judiciaire.
02:12Elle a encore refusé l'exploitation de son téléphone portable.
02:15Justement, je voudrais me tourner vers Mélanie Vecchio.
02:17Qu'est-ce qu'il y a dans l'ordonnance de mise en accusation révélée avant-hier ?
02:22Mélanie, est-il vrai que la plaignante a refusé de se soumettre à des examens gynécologiques,
02:26de remettre son téléphone portable pour qu'il soit analysé, etc. ?
02:30Alors, sur les examens gynécologiques, le magistrat instructeur est très clair là-dessus.
02:34Elle a refusé de se soumettre à ces examens-là, de remettre son portable également.
02:38Et il y a également, je ne sais pas si vous en avez également parlé,
02:42il y a ces expertises psychologiques qui ont été effectuées pendant cette enquête.
02:49Il y a un premier expert qui a constaté qu'elle n'avait pas...
02:53Parce que c'est très important, il faut le rappeler, dans ces affaires-là,
02:56les expertises psychologiques sont extrêmement importantes.
03:00Absolument.
03:01Les experts constatent qu'elle n'avait pas tendance à la fabulation, à la mythomanie.
03:06Et une psychologue va mettre aussi en évidence des propos et des expressions
03:11qui sont employées par la plaignante,
03:14qui ne sont pas du vocabulaire d'une victime d'agression sexuelle.
03:18Et selon cette psychologue, elle aurait pu être influencée par son amie.
03:23Maître...
03:24Et je me permets d'ajouter...
03:25Je me permets d'ajouter parce qu'effectivement,
03:27l'ordonnance de mise en accusation dont votre journaliste a pris connaissance,
03:30ce n'est pas l'intégralité du dossier,
03:32c'est que l'expert qui a indiqué que cette femme n'avait pas de tendance
03:36à la fabulation et à la mythomanie, qui sont des maladies mentales, je le rappelle,
03:40a ajouté immédiatement ensuite que cela ne permettait pas pour autant
03:44de garantir l'authenticité de ses déclarations.
03:48Mais la magistrate estime que le récit de cette jeune femme, de la plaignante,
03:52est constant et circonstancié,
03:55notamment en ce qui concerne son récit autour d'une pénétration digitale
03:59que lui aurait imposée à Shraf Hakimi, votre client.
04:02Alors, ce n'est pas ce que dit exactement le juge d'instruction.
04:05Ce que dit le juge d'instruction, c'est que sur cette partie-là,
04:08qui en réalité est une partie non détaillée, il y a une constance.
04:10Mais en revanche, la juge d'instruction relève des variations,
04:14des évolutions et des contradictions dans le récit de la victime.
04:18En définitive, ce que dit cette ordonnance de mise en accusation,
04:21ce n'est pas évidemment qu'Hash Hakimi serait coupable de quoi que ce soit,
04:25ce n'est pas qu'il y aurait des preuves contre lui,
04:27c'est qu'il existe des éléments à charge et des éléments à décharge
04:30qui méritent qu'on en débatte contradictoirement,
04:33d'abord devant la cour d'appel,
04:34et ensuite le cas échéant devant une juridiction de jugement.
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