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Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris et ancienne ministre de la Culture, était l'invitée du Face à Face sur BFMTV et RMC ce jeudi 26 février.
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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
00:02Bonjour Rachida Dati.
00:03Bonjour.
00:04Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin.
00:06Vous êtes désormais ancienne ministre de la Culture,
00:08puisque depuis hier soir vous êtes pleinement candidate à la mairie de Paris
00:12et vous êtes par ailleurs déjà maire du 7ème arrondissement.
00:14Emmanuel Macron vous a appelé hier soir ?
00:16Non, c'est vu hier.
00:18Mais il vous a rappelé hier soir en plus ?
00:19Non, c'est vu hier, ça a suffi.
00:21Vous vous êtes vu pour lui remettre votre démission ?
00:23Je l'ai remis effectivement hier matin,
00:25puis après on a eu un entretien assez long tous les deux.
00:28Mais on se parle très régulièrement,
00:29Il vous a dit son soutien ?
00:31Oui.
00:32Donc c'est vous sa candidate à la mairie de Paris ?
00:35Je suis la candidate à la mairie de Paris,
00:36soutenue par Emmanuel Macron,
00:38de manière très amicale et aussi politiquement.
00:41Pour vous c'est une évidence ?
00:43Mais il l'a dit, il l'a exprimé, y compris dans un communiqué.
00:46Et il vous l'a redit hier.
00:47Non, parce que c'est vrai que quand on écoute cette semaine
00:49les déclarations de Pierre-Yves Bournazel,
00:51qui dit je ne me rallierai ni à Grégoire, ni à Dati au second tour,
00:55Paris mérite mieux que le tic-tac stérile
00:57entre une gauche de l'échec et une droite des affaires.
01:01Depuis, il a d'ailleurs réitéré ses propos,
01:03il l'a redit dès hier soir.
01:05Les choses sont claires, restent claires.
01:06Je suis candidat pour gagner, pour rejoindre Grégoire ou Dati.
01:09Vous lui dites quoi ?
01:10Vous lui dites tant pis pour toi,
01:11ou vous lui tendez la main ?
01:12Non, mais vous savez, être candidat à la mairie de Paris, c'est sérieux.
01:17Il y a une certaine forme de gravité dans cette candidature.
01:21Vous vous préparez un projet, moi ça fait des années que je travaille sur ce projet,
01:24avec des Parisiennes, des Parisiens, avec des collectifs et des associations,
01:29mais aussi avec des agents de la ville, comme par exemple les agents de la propreté,
01:32et avec une équipe d'élus qui est ancrée, qui est expérimentée,
01:35qui connaît l'expérience de la gestion d'une ville.
01:38Non, je dis simplement, moi je ne vais pas répondre à des petites phrases.
01:41Simplement les masques sont tombés.
01:43Ça démontre quoi, Apolline de Malherme ?
01:45Ça démontre que sa candidature n'est pas une candidature de volonté de l'alternance à Paris.
01:50C'est une candidature soit de l'échec, soit de la volonté de reconduire cette gauche.
01:54Et je vous le dis, Madame de Malherme, c'est une gauche radicale.
01:58C'est une gauche, c'est la même équipe en pire.
02:00Quand sur la liste de M. Emmanuel Grégoire, vous avez DLFI,
02:05Mme Simonnet, M. Sorel,
02:06qui effectivement n'ont pas reconnu le 7 octobre
02:10comme étant un attentat terroriste, antisémite.
02:13Quand Mme Simonnet est soutenue par M. Jérémy Corbyn,
02:17qui est un antisémite notoire,
02:19qui a été même exclu de son parti pour cela,
02:22nous n'avons pas les mêmes valeurs.
02:23Donc moi, ce que je dis, aux Parisiennes et aux Parisiens,
02:26c'est soit vous voulez le changement,
02:27et l'alternance à Paris.
02:29Et c'est la première fois, et c'est historique,
02:31tous les sondages, toutes les études,
02:32démontrent que depuis 2001,
02:34c'est la première fois qu'à Paris, les Parisiens souhaitent cette alternance.
02:38Et donc, moi, je leur dis,
02:39le choix, c'est dès le premier tour,
02:41cette volonté d'alternance.
02:42Il faut qu'il y ait une dynamique du changement
02:44dès le premier tour.
02:46C'est soit le changement avec mon équipe et moi,
02:49avec un projet structuré, cohérent, travaillé,
02:51ou la gauche radicale à Paris.
02:55On va revenir sur ce que lui, d'ailleurs,
02:57Emmanuel Grégoire, s'ils sont réélus.
02:59Mais au fond, je note quand même, Rachida Dati,
03:01que vous ménagez Pierre-Yves Bournazel.
03:04C'est-à-dire, est-ce que vous pourriez, vous,
03:06lui, il dit, je ne me rallierai jamais à Dati,
03:08mais est-ce que vous, vous dites,
03:10allez, au soir du premier tour,
03:12on se parlera,
03:13et peut-être même qu'on pourra travailler ensemble ?
03:15Alors, moi, je fais une campagne de premier tour.
03:17C'est tous les jours.
03:18Là, ce matin, je suis sur votre antenne.
03:20Ensuite, j'ai des réunions.
03:22C'est tous les jours.
03:23C'est vraiment non-stop.
03:24Je parle aux Parisiens.
03:25Je parle à des collectifs,
03:26des associations, à des habitants,
03:28comme vous avez pu le voir.
03:29Par exemple, je vais dans le parc social.
03:30Mais il y a des gens qui sont tentés de voter pour Pierre-Yves Bournazel.
03:32Est-ce que vous leur dites,
03:33est-ce que vous leur dites,
03:34votez pour lui,
03:35ou alors, si vous avez voté pour lui,
03:37je serai aussi là pour vous tendre la main en deuxième jour ?
03:39C'est dès le premier tour.
03:41Je le dis aux Parisiennes et aux Parisiens,
03:42le changement, la volonté de changement,
03:44la dynamique du changement,
03:45se jouera dès le premier tour.
03:46Et donc, il ne faut pas qu'il y ait des dispersions de voix.
03:49Parce que ça n'est pas une présidentielle.
03:51Ça n'est pas une législative.
03:52C'est une municipale.
03:53Et donc, nous souhaitons mettre toute notre force,
03:56toute notre énergie dans cette élection.
03:58Moi, j'ai l'énergie.
03:58La question de Pierre-Yves Bournazel,
03:59en fait, ce n'est pas une question pour vous.
04:00Non, parce que ceux qui veulent votre échec,
04:03ou qui veulent la poursuite,
04:06faire réélire la gauche,
04:07ce n'est pas mon sujet.
04:08Moi, je veux m'adresser à tous ceux qui veulent le changement.
04:11Ça a mis très mal à l'aise, Edouard Philippe.
04:12Edouard Philippe a fait un communiqué
04:13parce qu'il a compris
04:14qu'il y avait un enjeu majeur à Paris.
04:16Et que l'alternance et le changement,
04:18je pouvais le porter.
04:20Et donc, c'est pour ça qu'il a fait un communiqué
04:21pour, évidemment, rappeler à l'ordre
04:24Pierre-Yves Bournazel.
04:26Edouard Philippe, en responsabilité,
04:28il sait qu'il y a un enjeu majeur à Paris.
04:29Et lui-même,
04:31s'il est candidat à l'élection présidentielle,
04:32il aura besoin aussi de tous ces électeurs
04:35de la droite et du centre.
04:36L'alternance ?
04:37Merci, tous les électeurs
04:38qui veulent le changement à Paris.
04:40Vous dites, Rachida Dati, avec moi,
04:41c'est l'alternance.
04:42Sur la question des valeurs,
04:44Pierre-Yves Bournazel, il dit
04:45« Nous avons une différence de valeurs.
04:47Je ne pratique pas la brutalisation,
04:49l'intimidation, les menaces. »
04:51Il dit que c'est ça, vos valeurs, à vous.
04:53Qu'est-ce que vous lui répondez ?
04:54C'est quoi, vos valeurs ?
04:55C'est comme quand M. Grégoire
04:57m'insulte de manière outrancière.
04:59Il dit de vous que vous êtes la peste brune.
05:02Oui, mais vous trouvez ça à la hauteur ?
05:04Quand vous connaissez ma vie et mon parcours ?
05:06Qu'est-ce que vous lui répondez ?
05:09M. Grégoire, c'est du racisme social.
05:10Moi, je vous le dis.
05:11Il y a un plein de fonds de verre dans ce pays
05:12pour accéder à des hautes responsabilités.
05:14Et cette gauche, cette gauche de l'entre-soi,
05:17a toujours refusé.
05:18Il préfère des gens comme moi
05:19comme étant des victimes,
05:21qu'on soit leur victime
05:22ou qu'ils, à la limite, soient...
05:25C'est fini, cette année.
05:27Ça ne veut dire quoi, des gens comme vous ?
05:28Des gens comme moi,
05:28avec le parcours que j'ai pu avoir.
05:30C'est-à-dire que je serai à gauche...
05:31Ça veut dire des gens qui s'appellent Rachida ?
05:32C'est ça que vous voulez dire ?
05:33Entre autres, avec mon origine,
05:35avec mon parcours,
05:36parce que moi, j'ai toujours refusé
05:39ces valeurs de cette gauche-là
05:40qui considèrent...
05:42Vous l'accusez de vous reprocher,
05:44au fond, de vous être émancipé
05:45d'une condition dans laquelle
05:46il trouvait confortable de vous laisser.
05:47Mais moi, j'ai des gens de chez eux,
05:49de chez eux, de leur partie,
05:51qui me disent
05:51« Oui, mais maintenant que tu es arrivé
05:53là où tu es arrivé,
05:54est-ce que tu n'as pas le sentiment
05:55de trahir ta condition ? »
05:56Mais quelles conditions,
05:57Madame de Malerme ?
05:58Je suis citoyenne,
06:00pleine et entière, comme eux.
06:01Et ils me dénissent cela.
06:03Et c'est pour ça que, d'ailleurs,
06:04ils ont beaucoup perdu...
06:06La gauche a beaucoup perdu
06:08justement en s'éloignant
06:12de ces valeurs d'égalité,
06:14d'émancipation, de liberté.
06:16Ils se sont éloignés de ces valeurs.
06:18Regardez, la gauche,
06:19de plus en plus,
06:21elle s'est alliée
06:22à cette gauche radicale
06:23qui est une gauche communautariste,
06:25pour ne pas dire séparatiste.
06:27Ce ne sont pas mes valeurs.
06:28Vous l'accusez de racisme social,
06:30Emmanuel Grégoire.
06:32Un mot aussi sur Sofia Chikirou,
06:34une autre de vos adversaires.
06:35C'est l'adversaire LFI,
06:36en l'occurrence,
06:36candidate pour la mairie de Paris.
06:38En réunion publique,
06:39cette semaine,
06:40elle a eu cette diatribe
06:42contre les journalistes.
06:43Elle dit « virer les fascistes des médias,
06:45parce qu'on n'en peut plus,
06:46des laquais,
06:47des fascistes des plateaux télé.
06:49Vous n'êtes pas journaliste,
06:50dit-elle au parterre
06:51de journalistes qui est devant elle.
06:52Elle dit « vous n'avez rien
06:53de journaliste,
06:53rendez la carte,
06:54vous êtes des petits agents.
06:55Elle parle même de nazis
06:56à petits pieds.
06:57Qu'est-ce que ça vous a inspiré ? »
06:59D'après vous,
07:01ce ne sont pas mes valeurs.
07:02Ce n'est pas moi.
07:03Voilà.
07:04Mais il faut interroger.
07:05Monsieur Grégoire,
07:06hier, a dit
07:06« Madame Chikirou n'est pas mon adversaire.
07:08C'est Rachida Dati. »
07:10Voilà.
07:10Voilà où sont les valeurs
07:11de Monsieur Grégoire.
07:12Ce sont les valeurs
07:12de Madame Chikirou.
07:14Vous sous-entendez que,
07:15pour vous,
07:16au deuxième tour,
07:16ils s'allurent.
07:17Mais il l'a dit lui-même.
07:18Il a dit...
07:19Il n'a pas voulu répondre
07:20à cette question,
07:21mais il a déjà
07:22des LFI sur sa liste.
07:24Des ex-LFI ?
07:25Non.
07:26Ce n'est pas une rupture
07:27dans les valeurs.
07:27C'est une rupture
07:28avec des personnes.
07:28Ils ont quitté le Mélenchon.
07:30Ils n'ont pas quitté leurs valeurs.
07:31Madame Simonnet,
07:32vous l'avez entendu,
07:33s'excuser
07:34ou remettre en cause
07:36son soutien,
07:36remettre en cause
07:37le soutien de Monsieur Corbyn.
07:38Monsieur Sorel,
07:40qui a dit que le 7 octobre
07:41n'était pas
07:42un attentat terroriste
07:43et antisémite...
07:44Il dit,
07:44alors à ce propos,
07:46Emmanuel Grégoire,
07:46qu'il a repéré
07:47sur vos listes
07:48une zémouriste
07:49qui soutenait reconquête
07:51Souréa Najee.
07:52Est-ce que c'est vrai ?
07:52Elle n'est pas reconquête.
07:54Elle est sur une liste
07:55du 13ème arrondissement
07:56et elle n'est pas reconquête.
07:57Il a retrouvé des tweets
07:58d'elle
07:59dans lesquels
07:59elle soutenait
08:00Éric Zemmour.
08:01Elle n'a jamais soutenu
08:02Éric Zemmour.
08:03Elle ne soutient pas reconquête.
08:04Elle n'est pas reconquête.
08:05Moi, je veux bien...
08:06Mais quand vous avez
08:06Monsieur Béliard
08:07qui envoie des fichiers
08:08pour demander
08:09aux candidats
08:10de donner
08:11leur orientation sexuelle
08:13ou de dire
08:14s'ils sont racisés
08:15pour composer leur liste,
08:16c'est sorti dans la presse.
08:17J'ai vu ça hier
08:18dans le JDD.
08:19Monsieur Béliard...
08:21Au fond, vous leur reprochez
08:22de mettre les gens
08:22dans des cases.
08:25Voilà ce qui est devenu la gauche
08:26et voilà ce qui est
08:26la gauche parisienne.
08:27C'est pour ça que moi,
08:28je dis aux parisiennes
08:28ou aux parisiens,
08:29si vous ne votez pas
08:31pour le changement
08:31et l'alternance
08:32avec un projet cohérent,
08:33une équipe expérimentée,
08:35moi, j'ai l'énergie,
08:36j'ai la vitalité,
08:38j'ai l'envie,
08:39je vais changer Paris,
08:40je changerai Paris...
08:41Pardon, Achille Dati,
08:42mais la vitalité,
08:43l'envie,
08:44ils peuvent tous le dire.
08:45Sarah Knafo, d'ailleurs,
08:46en fait presque son slogan
08:49de sa vitrine de campagne.
08:51On a un projet...
08:51Ça ne suffit pas.
08:52On a un projet structuré
08:54qui a été travaillé
08:54avec les parisiennes
08:55et les parisiens
08:56sur la sécurité,
08:57sur la propreté,
08:58sur la mobilité,
08:59sur le logement,
09:00sur la lutte contre la sécurité
09:01qui est un phénomène grave à Paris.
09:04Voilà ce qui nous différencie.
09:06La question de la sécurité,
09:06elle est mise en avant
09:08partout en France,
09:09par tous les Français
09:11qui disent que c'est
09:12l'une de leurs priorités aujourd'hui.
09:13Vous feriez quoi de différent ?
09:15Qu'est-ce qui changerait avec vous ?
09:17Ben tout, tout.
09:19Moi, je fais de la politique
09:21pour cela,
09:22pour changer la vie des gens.
09:23Sinon, ce n'est pas la peine
09:24de se présenter à une élection.
09:25À Paris, entre 2019 et 2025,
09:29le narcotrafic a augmenté
09:30de 218%.
09:31Non, mais moi,
09:32j'ai compris sur le bilan.
09:33Ce que je voudrais savoir,
09:34c'est avec vous.
09:34Oui.
09:35Comment ce sera ?
09:36Les agressions sexuelles
09:37ont augmenté de 60%.
09:38Les atteintes aux personnes
09:39ont augmenté de 25%.
09:40Moi, je vais avoir
09:42une politique de lutte
09:43contre l'insécurité
09:44qui marchera sur deux jambes.
09:46Il y aura évidemment
09:48des caméras de vidéoprotection.
09:49Par exemple,
09:50les caméras de vidéoprotection
09:51Il y en a à Paris.
09:51À Paris, c'est de la vidéoverbalisation
09:53pour l'essentiel.
09:55Ce n'est pas de la vidéoprotection.
09:56Il y a 7000 rues à Paris.
09:58Je mettrai 8000 caméras.
10:00Il n'y aura plus d'angle mort.
10:01Voilà ce que je propose aux Parisiens.
10:03Ce sera une police municipale
10:05armée, formée, équipée.
10:07Il y aura 5000 policiers municipaux
10:09armés, équipés, formés
10:10en appui de la police nationale.
10:12Nous aurons un centre
10:13de supervision urbain
10:14qui sera dans chaque
10:15mairie d'arrondissement.
10:16Aujourd'hui,
10:17quand vous êtes maire
10:18d'arrondissement,
10:18vous ne connaissez pas
10:19l'insécurité
10:20de votre arrondissement.
10:22Soit vous la prenez
10:23par la presse,
10:23soit par les habitants.
10:24Dans le septième
10:25dont vous êtes maire,
10:27l'insécurité,
10:28notamment autour du champ de Mars,
10:31est un problème réel,
10:33majeur,
10:34que disent les habitants.
10:35Oui, c'est le champ de Mars
10:36qui appartient
10:37à la mairie de Paris.
10:38Vous ne pouvez rien faire ?
10:40Monsieur Grégoire,
10:40non, c'est sous l'autorité
10:41de tous les grands espaces
10:42qui sont sous l'autorité
10:43de la mairie centrale.
10:44On a demandé
10:45une caméra de vidéoprotection,
10:46refus.
10:47On a demandé
10:47une police municipale
10:48dédiée au champ de Mars,
10:50refus.
10:50Et la délinquance explose.
10:53Vous savez que sur le champ de Mars,
10:54il y a des agressions sexuelles,
10:55pour ne pas dire des viols,
10:56tous les jours,
10:57Madame de Malherbe,
10:58tous les jours.
10:59Moi, je souhaite
11:00revégétaliser ce site,
11:02le rendre,
11:03comme il était,
11:03un site patrimonial historique
11:05et évidemment,
11:06avoir une grille patrimoniale
11:08qui puisse le collaturer,
11:09le fermer évidemment le soir,
11:10comme nous avons par exemple
11:11au Parc Monceau
11:12ou le Jardin du Luxembourg.
11:13C'est comme ça que vous rétablissez
11:14la sécurité
11:15et de mettre des caméras
11:17de vidéoprotection
11:17dans toutes les rues de Paris.
11:19Il n'y aura pas une rue
11:20sans caméra ?
11:21Parce qu'on évitera
11:23les angles morts.
11:24C'est ce que demandent
11:24les Parisiens.
11:25Ils veulent ressentir,
11:27revenir à un sentiment
11:28de sécurité à Paris.
11:30Ça sera avec moi.
11:31Ces dispositifs seront
11:32effectifs et efficaces.
11:33Un sentiment de sécurité
11:34ou une sécurité réelle ?
11:35Une sécurité réelle.
11:36Rachida Dati,
11:37vous avez beaucoup parlé
11:38de la question des agressions
11:38sexuelles dans le périscolaire.
11:4152 animateurs
11:42ont été suspendus
11:43en trois ans,
11:44dont 13 écoles
11:45qui sont donc concernées
11:46en 2025.
11:47Vous dénoncez
11:48une véritable omerta
11:49à la mairie de Paris.
11:51Qu'est-ce qui ferait
11:52qu'avec vous,
11:53il n'y aurait plus
11:54ces drames ?
11:55Aujourd'hui,
11:56le périscolaire,
11:57il est géré
11:58par la ville de Paris.
11:59Quand vous êtes maire
11:59d'arrondissement,
12:00vous ne connaissez pas
12:00les animateurs
12:01qui viennent dans vos écoles.
12:02Vous ne connaissez pas
12:03les activités de périscolaire
12:05qui sont dispensées
12:06dans vos écoles.
12:07Et aujourd'hui,
12:07le périscolaire est morcelé.
12:08C'est 30 minutes par-ci,
12:1020 minutes par-là,
12:1140 minutes par-là.
12:12Donc vous ne pouvez pas
12:13avoir un périscolaire
12:15structuré
12:15et j'allais dire
12:16même structurant
12:17pour les enfants.
12:18Les animateurs,
12:19il y a 14 000 animateurs
12:20sur la ville de Paris,
12:2111 000 vacataires.
12:22Pas de contrôle
12:23avant le recrutement,
12:24pas de diplôme d'État
12:25et pas de contrôle
12:27inopiné
12:27ou de suivi
12:28au moment des activités
12:29du périscolaire.
12:29Si je suis élu maire de Paris,
12:31je reverrai
12:32totalement le périscolaire.
12:34Qu'est-ce que je ferai ?
12:34Je reviendrai
12:35à la semaine des 4 jours
12:36avec les études dirigées
12:37le soir où les professeurs
12:39des écoles sont très demandeurs.
12:40Ils peuvent donner des cours
12:41en heures supplémentaires
12:43le soir
12:43pour accompagner les enfants
12:44et toute la journée
12:45du mercredi,
12:46ça sera du périscolaire
12:47de qualité.
12:48Et ça, pour vous,
12:49ça évite les drames ?
12:50D'abord,
12:52on les recrutera
12:52avec des diplômes d'État
12:54liés à la jeunesse,
12:55avec un contrôle
12:56avant tout recrutement,
12:58notamment avec le contrôle
13:00dans les fichiers
13:00et contrôle inopiné
13:02au moment des activités
13:03comme on le fait
13:04dans le cadre
13:04de l'Éducation nationale
13:05quand il y a des inspections.
13:06Et ces animateurs scolaires,
13:08ce que je souhaite
13:09qu'ils soient le reste
13:10de la semaine,
13:11moi je suis pour une école
13:12inclusive
13:12et il manque beaucoup
13:14d'AESH à Paris.
13:14Est-ce que vous donneriez...
13:15Juste pour terminer,
13:16il manque beaucoup
13:17d'AESH à Paris.
13:18Par toi en France d'ailleurs.
13:19Oui,
13:19ces animateurs pourront être,
13:21seront les animateurs
13:23du périscolaire le mercredi
13:24et le restant de la semaine
13:25pourront être AESH
13:26pour accompagner
13:27ces enfants
13:28qui ont besoin
13:29d'être à l'école
13:30comme les autres enfants.
13:32Est-ce qu'avec vous,
13:32le PSG restera vraiment
13:33à Paris ?
13:34Moi je souhaite
13:35qui reste à Paris.
13:35Vous étiez d'ailleurs
13:35au parc hier soir ?
13:36Non.
13:37Là vous aviez...
13:38J'étais une réunion de campagne.
13:40Ça coûte combien
13:40un parc des princes ?
13:41Alors sur les travaux,
13:43sur les travaux,
13:43aujourd'hui c'est 100 millions d'euros
13:45au moins pour refaire les travaux.
13:46Le parc des princes
13:47est très vétuste.
13:49Non mais je veux dire,
13:49vous allez leur vendre combien ?
13:50Non, justement,
13:51il y avait eu une négociation
13:53qui avait eu lieu
13:54entre Mme Hidalgo
13:55et le président du PSG.
13:58Et en fait,
13:59les verts
14:00ont empêché
14:01Mme Hidalgo
14:02de mener
14:02ces négociations
14:04alors qu'elle voulait le vendre
14:05puisqu'elle a demandé
14:06à mon groupe politique
14:07qu'on appuie
14:07ces négociations.
14:08Mais comme on ne connaissait pas
14:09les conditions
14:10ni les termes
14:11de la négociation...
14:11Mais là désormais,
14:12ça fait vraiment partie
14:12de vos projets.
14:13Vous allez leur vendre combien ?
14:14Alors justement,
14:15aujourd'hui,
14:16le parc des princes
14:17est vétuste.
14:18Il y a une partie
14:18qui est classée
14:19et il faut tout le refaire.
14:20Il faut évidemment voir
14:21le parc des princes
14:22en soi
14:23et les abords.
14:24Moi, je voudrais en faire
14:25un grand parc sportif
14:26auquel les parisiens
14:28pourront avoir accès
14:29et un grand centre culturel
14:31qui soit intégré.
14:32On a commencé un peu
14:33à regarder...
14:33Mais les négociations,
14:34c'est aussi d'argent.
14:35Je veux dire,
14:35est-ce que ça veut dire
14:36que c'est cet argent,
14:37par exemple,
14:37pour la réfection
14:38du parc des princes
14:39qui va payer ?
14:40C'est vous ?
14:41C'est la mairie de Paris
14:42ou c'est le PSG ?
14:43Alors, quand on achète,
14:44on fait des travaux
14:45chez soi ?
14:45Si vous le vendez
14:46au club,
14:48évidemment,
14:49ils prendront en charge
14:50les travaux,
14:51bien évidemment.
14:52Et donc, je le dis,
14:53nous entamerons
14:54des négociations
14:55pour la vente
14:55du parc des princes
14:56au club PSG
14:58parce que moi,
14:58je souhaite que ce club
14:59reste à Paris.
15:00Mais vous n'avez pas dit
15:00combien ?
15:01J'imagine que vous avez
15:01quand même réfléchi.
15:02Eux, ils disent
15:0340 millions,
15:03ça vous paraît suffisant ?
15:04Non.
15:05D'ailleurs,
15:06le chiffre qui est sorti
15:07n'a jamais été confirmé.
15:08On n'a jamais évalué,
15:09en fait,
15:10le prix du parc des princes.
15:11C'est pour ça
15:11que je vous pose la question.
15:12C'est quand même essentiel.
15:13Il y a une expertise.
15:14Vous lancerez une expertise.
15:16Aujourd'hui,
15:16nous n'avons pas les éléments.
15:18M. Grégoire
15:18et Mme Hidalgo,
15:19c'était M. Grégoire
15:20qui avait rencontré
15:21le président du PSG
15:21et effectivement,
15:22on n'a jamais eu
15:23les éléments
15:24d'évaluation de ce parc.
15:25Hakimi a été soutenu hier,
15:26d'ailleurs,
15:26par les supporters.
15:28Il est renvoyé
15:28devant la cour criminelle
15:30pour viol.
15:31Est-ce que vous aussi,
15:31vous lui dites votre soutien ?
15:33Moi, je le connais
15:33et je trouve
15:35qu'il faut respecter
15:36la présomption d'innocence.
15:37Tant que quelqu'un
15:37n'est pas condamné,
15:38il faut respecter
15:39la présomption d'innocence.
15:39Donc, il peut continuer
15:40pour vous ?
15:41Il n'a pas de condamnation.
15:47Ça a donc été
15:47de démissionner
15:48Laurence Descartes ?
15:49Elle a présenté
15:50sa démission.
15:52Oui, elle savait
15:52de toute façon
15:53que vous la souhaitiez
15:53sa démission.
15:55Non, ce n'est pas
15:55comme ça que ça se passe.
15:56Moi, j'ai trop de respect
15:57pour les gens
15:58et les personnes engagées.
15:59Quand vous êtes président
16:00du musée du Louvre,
16:01ce n'est pas anecdotique.
16:02Et donc,
16:03quand il y a eu
16:03ce vol spectaculaire
16:04qui a choqué
16:05la France entière
16:06et bien au-delà
16:06de ses frontières,
16:07il était important
16:08de connaître
16:10les causes
16:11de ce vol,
16:12ce qui a permis
16:13ce vol,
16:13les causes,
16:14les dysfonctionnements,
16:15les failles,
16:17qui est le plus grand
16:18musée du monde,
16:19qui est aussi
16:19notre fierté nationale
16:20mais qui est reconnue
16:21aussi partout dans le monde.
16:22En tout cas,
16:22pour vous,
16:22il est sain
16:23qu'elle ait démissionné ?
16:23On a mis en place,
16:26j'ai demandé
16:27à mettre en place
16:28des actions
16:28et des mesures d'urgence.
16:2917 mesures
16:30ont été mises en oeuvre.
16:31J'ai constaté
16:32qu'il y avait
16:32une gouvernance
16:33à revoir,
16:34une organisation
16:35à revoir,
16:35notamment de mettre
16:36en priorité
16:37la sécurité
16:38et la sûreté
16:39dans les établissements,
16:40dans ces grands opérateurs.
16:41La priorité,
16:42ça n'a pas été trop
16:43la sécurité du bâtiment
16:44ou des oeuvres.
16:45Ça a été d'abord
16:46la sécurité des publics,
16:48notamment quand vous êtes
16:49dans des contextes
16:50de lutte contre le terrorisme.
16:52Donc,
16:52on a mené à bien
16:54cette réorganisation.
16:55Il y a une nouvelle gouvernance
16:57et là,
16:57on a évidemment
16:58nommé un nouveau président.
16:59Vous avez le sentiment
17:00de partir du coup
17:00de ce point de vue-là
17:01à le travail accompli ?
17:03Vous ne serez pas au César ce soir ?
17:04Comme pour le musée d'Orsay.
17:05Vous ne serez pas au César ce soir ?
17:07On s'interroge.
17:08Ah !
17:09Non, mais normalement,
17:10je ne devais pas y être
17:11parce que j'espérais
17:12une passation de pouvoir
17:13pour tout vous dire aujourd'hui.
17:15D'accord,
17:15mais ce n'est pas sûr.
17:16S'il n'y a pas de passation,
17:17vous y serez.
17:17En fait,
17:18vous aimeriez
17:19ne pas y avoir à y aller.
17:20Non, mais moi,
17:22quand c'est fini,
17:23c'est fini.
17:24Donc,
17:25vous n'avez pas envie
17:25d'y aller ce soir ?
17:27Non,
17:27moi,
17:27j'ai du respect.
17:28Vous savez,
17:28avoir été ministre de la Culture,
17:30vous ne pouvez pas imaginer,
17:31c'est une des plus belles missions
17:32que j'ai eues dans ma vie.
17:33Pour cela,
17:33je serais infiniment reconnaissante
17:35au président Macron.
17:36J'ai cru que
17:37quand il m'a donné,
17:39il m'a proposé
17:40d'être ministre de la Culture,
17:41franchement,
17:42je me suis dit
17:43ce n'est pas mon univers,
17:44ce n'est pas mon milieu.
17:45Et je trouve que c'est le ministère
17:46qui m'allait le mieux
17:47parce que c'est
17:48un ministère régalien,
17:49c'est un ministère
17:50de la cohésion,
17:51de la lutte contre les fractures,
17:53de la lutte contre le communautarisme,
17:55de la lutte contre
17:56toutes les formes
17:57de séparatisme.
17:58Quand on atteint
18:00les libertés de création,
18:01de programmation,
18:02moi,
18:02je suis très fière
18:03d'avoir permis
18:04et contribué
18:05très fortement
18:06à la démocratisation
18:08de la culture
18:08et notamment
18:09dans les territoires ruraux,
18:11c'est ma grande liberté.
18:12Également,
18:13sur la restauration
18:13et la protection du patrimoine,
18:15je suis très fière
18:16évidemment de cela.
18:17Juste avant de vous laisser,
18:17pourquoi vous ne voulez pas débattre ?
18:19Non,
18:20mais les débats,
18:21vous le savez bien,
18:22je n'ai peur de rien.
18:23Ce n'est pas ça.
18:23Mais je vais vous dire,
18:25aujourd'hui,
18:25les conditions
18:25de respect des personnes
18:27n'y sont pas.
18:28Je serai forcément
18:29la cible des autres candidats,
18:30ça ne m'intéresse pas.
18:31Là,
18:32vraiment,
18:33tout mon temps,
18:33c'est pour les Parisiens.
18:34On verra
18:35au deuxième tour.
18:35Mais c'est des grands...
18:36Vous avez vu Lyon,
18:37vous avez vu Marseille,
18:38je serai à Nice lundi.
18:39C'est des grands moments démocratiques.
18:41Est-ce que la démocratie,
18:41ce n'est pas d'accepter de débattre ?
18:42Moi,
18:43la démocratie,
18:43c'est d'écouter les Parisiens,
18:45de débattre avec eux.
18:46Moi,
18:46me faire engueuler par les Parisiens,
18:47ça ne me gêne pas.
18:48Vous avez vu,
18:48j'ai débattu
18:49pendant trois heures
18:50sur votre antenne
18:51avec des personnes,
18:53des Français
18:53et des Parisiens
18:54ou des Franciliens
18:55que je ne connaissais pas.
18:56Et toute tendance politique
18:57confondue,
18:58toute condition,
18:59et j'adore ça.
19:01D'abord,
19:02c'est ce qui fait nourrir
19:03mon engagement politique
19:04et donc,
19:05je préfère débattre
19:06avec les Parisiens
19:06et les convaincre
19:07pour qu'ils votent utiles
19:08pour le changement
19:09dès le premier tour
19:10et dès le 15 mars.
19:11Merci beaucoup,
19:12Rachida Dati,
19:12d'avoir accepté
19:13de répondre à mes questions
19:13ce matin.
19:14Donc,
19:15candidate à 100%
19:16à la mairie de Paris,
19:17il est 8h48
19:17sur AMC BFM TV.
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