- il y a 10 heures
Emmanuel Grégoire, député Parti socialiste et candidat de la gauche unie à la mairie de Paris, était l’invité du Face-à-Face de ce vendredi 30 janvier sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur son projet pour les municipales à Paris qui auront lieu les 15 et 22 mars prochains, sur sa rivalité avec Rachida Dati, mais aussi sur les violences dans le périscolaire.
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TVTranscription
00:00Vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
00:05Bonjour Emmanuel Grégoire, vous êtes candidat à la mairie de Paris.
00:10Vous êtes député socialiste de Paris.
00:12Vous êtes le candidat de la liste qui s'appelle gauche.
00:15Unis avec des alliés de gauche, sauf LFI.
00:18On va évidemment dans un instant...
00:20Pour voir pourquoi est-ce que vous voudriez qu'on vote pour vous.
00:23Mais d'abord cette question vous l'avez sans doute regardée.
00:25Hier, Cash Investigation, nos confrères de France 2 qui ont...
00:30consacré un de leurs numéros au scandale dans le périscolaire.
00:33Et au scandale dans le périscolaire notamment...
00:35à Paris, nouveau volet de cette enquête
00:37qui montre qu'il y a des dysfonctionnements...
00:40majeurs, certains de vos adversaires parlent même d'un système...
00:45qui ne fonctionnent pas.
00:46Comment vous réagissez ce matin ?
00:47D'abord, les images que j'ai vues sont scandales.
00:51Je n'ai pas découvert tout hier soir
00:52puisque depuis plusieurs semaines,
00:54un certain nombre...
00:55d'affaires sont remontées.
00:56Je me suis fait deux observations.
00:58La première, c'est...
01:00cas individuels qui remontent
01:01démontrent des manquements graves.
01:05de procédures mal appliquées.
01:06De manquements dans les procédures.
01:08Et j'allais dire...
01:11traduit une sorte d'omerta systémique.
01:13Je le redis parce que c'est un sujet...
01:15qui me touche
01:15quand on voit l'accumulation
01:17des affaires Beta RAM.
01:20des affaires Stanislas.
01:20Des affaires dans les écoles publiques.
01:22À Paris, mais aussi, vous le savez...
01:25ailleurs, ça traduit deux choses.
01:26La première, c'est que l'enfance
01:28est le monde du silence.
01:30et que s'il déploie
01:31des comportements inacceptables
01:33qui vont de violences...
01:35parfois verbales et comportementales graves,
01:38mais jusqu'au cas, évidemment,
01:39les...
01:40les plus extrêmes.
01:40Et je pense en particulier
01:41à la pédocriminalité.
01:43Je pense que la prise de conscience...
01:45doit être générale.
01:46J'y prendrai ma part, évidemment,
01:48de façon absolue comme...
01:50maire de Paris.
01:52C'est revoir...
01:53Il faut revoir tout
01:53de fond en comble.
01:54Il faut revoir...
01:55le recueil de la parole de l'enfant.
01:56Il faut revoir
01:57toutes les procédures.
01:58Il faut faire du contrôle externe.
02:00de la bonne application
02:00de ces procédures.
02:01Il faut recruter des gens
02:02qui soient plus fidélisés,
02:04mieux rémunisés.
02:05Il faut également réorganiser les choses
02:08pour éviter...
02:10que des risques, entre guillemets,
02:11soient aussi manifestes
02:13dans la prise en charge.
02:13Vous avez parlé d'une omertie...
02:15systémique.
02:17Évidemment, vous dites
02:18on va tout changer.
02:20Vous dites aussi
02:20que vous êtes particulièrement troublés
02:22et on le sait,
02:23vous l'avez dit,
02:24vous avez...
02:25vous-même révélé
02:26avoir été victime enfant.
02:29J'entends...
02:30la gravité de ce que vous dites.
02:31Mais vous avez sans doute vu
02:32que l'un de vos adjoints
02:34qui était...
02:35adjoint à la petite enfance
02:37au périscolaire
02:38d'Anne Hidalgo
02:38avec laquelle vous travaillez.
02:40depuis des années,
02:41Patrick Bloch,
02:42a presque constaté...
02:45semble-t-il
02:45que malgré tout ce que vous nous dites
02:48sur les signalements
02:49qui sont...
02:50pris au sérieux,
02:51plusieurs signalements
02:53n'ont pas...
02:55été suivis de faits.
02:56Je l'ai découvert, évidemment.
02:58Je l'ai découvert,
02:59y compris comme député...
03:00puisque un certain nombre de ces cas
03:01et notamment très graves
03:02ont eu lieu dans ma circonscription.
03:05dans les derniers mois
03:06qui viennent de s'écouler
03:07et qui traduisent,
03:08je le redis,
03:09des dysfonctions...
03:10des dysfonctionnements multiples
03:11dans lesquels s'engagent
03:13d'ailleurs des responsabilités.
03:15individuelles fortes.
03:17Nous avons d'abord pris la conscience...
03:20que c'était maltraité.
03:23Je vous avoue que moi,
03:23j'ai été 6 ans premier adjoint.
03:25à la ville
03:25et donc j'en prends ma part
03:27de responsabilité
03:28parce que quand on est maire,
03:29on est...
03:30responsable de tout,
03:31y compris de ce qui ne remonte pas
03:33parce que le fait
03:33que ça ne remonte pas...
03:35c'est un dysfonctionnement en soi
03:36et donc on va absolument tout changer.
03:40Je ne vais pas rentrer dans le détail,
03:40j'ai déjà présenté plusieurs choses.
03:42J'ai quand même une question
03:43plus précise sur Patrick Bloch.
03:44Est-ce qu'il fait...
03:45partie de votre équipe ?
03:46Non, Patrick ne sera plus candidat.
03:49Nous allons changer les équipes.
03:50qui s'occupent de tout cela.
03:51Il ne l'était pas.
03:52Il ne l'était pas.
03:53Donc vous aviez déjà un doute.
03:55Non, c'est...
03:56Moi, je ne fais pas de cas individuels.
03:58Il n'est pas candidat.
04:00Vous avez dit
04:00qu'il y a des responsabilités individuelles.
04:02Quand il y a une responsabilité individuelle,
04:03à un moment,
04:03il faut l'assumer.
04:04Il n'est pas candidat.
04:05Il n'est pas candidat
04:05sur notre liste.
04:07Mais quand un système
04:08dit qu'il fonctionne,
04:09il ne faut pas...
04:10Il ne faut pas parler
04:10une individualité.
04:11Chacun et le collectif
04:12a une responsabilité.
04:14Et je ne suis pas du genre...
04:15Vous avez parlé de Béteram,
04:16vous avez parlé de Stanislas.
04:18Il s'agit là
04:18d'établissements privés.
04:20En l'occurrence,
04:21si on regarde ce qui se passe
04:23chez les gens
04:24qui dépendent de la...
04:25mairie de Paris,
04:26il y a plus de 50 personnes
04:28qui travaillaient auprès d'en...
04:30salariés de la mairie de Paris
04:33qui ont été...
04:35mis en cause.
04:35Oui.
04:36Alors,
04:36un sur plusieurs années
04:38et deux sur une grosse dizaine de...
04:40milliers de professionnels concernés.
04:41Parce que je veux aussi insister
04:43sur un point.
04:44Aussi...
04:45scandaleux que sont toutes ces affaires.
04:46Je veux aussi protéger
04:47l'ensemble des professionnels
04:49qui sont...
04:50engagés avec passion,
04:51sérieux et rigueur
04:52auprès de nos enfants.
04:53Et je le dis comme père.
04:55J'ai trois enfants
04:56qui sont grands maintenant.
04:58Mais évidemment,
04:59c'est...
05:00ces questions-là,
05:00je me les suis posées
05:01comme père
05:01et je me les repose
05:02encore aujourd'hui comme père.
05:03Qu'est-ce que vous dites
05:03aux parents ?
05:05à Paris
05:05qui vont douter
05:06désormais ?
05:07D'abord qu'ils ont raison
05:09de douter.
05:10et que ça fait partie aussi
05:11de la...
05:12pour lever
05:13l'omerta systémique.
05:15Douter et écouter les enfants
05:16est un élément essentiel
05:17et je suis bien placé
05:18pour le savoir.
05:19Et...
05:20Et la deuxième chose,
05:21c'est que nous allons
05:21tout changer
05:22parce qu'en matière
05:23de protection des enfants...
05:25nous avons une obligation
05:26de résultat.
05:27Une obligation de résultat
05:28qui passera par des moyens
05:29augmentants...
05:30Je ne vais pas vous demander
05:30toutes les mesures
05:32que vous prendriez
05:32mais une en particulier
05:34sur laquelle je voudrais...
05:35quand même comprendre
05:35ce que vous allez changer,
05:36c'est le recrutement
05:37puisque l'on constate
05:38et d'ailleurs les journalistes...
05:40de différents médias
05:41l'ont constaté
05:42en faisant eux-mêmes
05:43des propositions d'embauche.
05:45qui ont été prises
05:46récemment
05:48sans aucune...
05:50C'est totalement anormal.
05:52C'était totalement...
05:53C'est les dernières semaines.
05:55démontrer que c'est totalement
05:56contraire aux règles.
05:56C'est-à-dire qu'ils répondent
05:58à une annonce
05:58pour travailler...
06:00auprès d'enfants
06:00et il n'y a pratiquement
06:02pas de vérification
06:03qui soit faite.
06:03C'est scandaleux.
06:04D'ailleurs, ce n'est pas...
06:05à ce qui est prévu.
06:05Le cadre de contrôle
06:06est celui qui a été placé
06:08depuis maintenant plus de 10 ans
06:09qui est celui du contrôle.
06:10obligatoire, obligatoire
06:11du fichier des infractions sexuelles
06:13pour vérifier
06:14qu'il n'y a pas d'antestin.
06:15Ce qui ne garantit pas d'ailleurs
06:16de protéger absolument
06:17les risques.
06:18Ce serait au moins un garde-fou.
06:20C'est typiquement une procédure
06:21qui était obligatoire
06:22et qui n'était pas bien appliquée.
06:23Et donc, ça veut dire
06:24que le contrôle...
06:25Ce contrôle n'est pas suffisant.
06:26Et vous me demandez
06:28quelle est la mesure
06:29la plus importante.
06:30La mesure la plus importante,
06:31c'est que...
06:31Qu'est-ce qui provoque cela ?
06:33C'est la multiplication
06:34du nombre d'interprètes.
06:35la difficulté à les fidéliser
06:37et l'organisation un peu baroque
06:39de la semaine notaire.
06:40notamment autour de ces 2 fois 1h30
06:41de temps périscolaire.
06:44Les martis et vendredis.
06:45À Paris exclusivement d'ailleurs
06:46parce que par ailleurs
06:46c'est un pataquès national
06:48puisque plus personne
06:49n'a exactement les mêmes...
06:50Mais j'ai même envie
06:51de vous poser la question globalement
06:52parce que vous êtes aussi député.
06:53Vous avez aussi une responsabilité nationale.
06:55Est-ce que ce n'était pas
06:56produire une usine
06:58à dysfonctionnement...
07:00que d'avoir fait des espèces
07:01de temps périscolaires
07:02comme un puzzle
07:03sur la semaine de nos enfants ?
07:05Alors non, je ne crois pas.
07:06Parce que forcément
07:06vous vous retrouvez
07:07à devoir embaucher
07:08des gens qui ne peuvent pas...
07:10travailler à plein temps.
07:10Je ne le crois pas.
07:11D'abord parce que c'est le problème
07:13du périscolaire en soi
07:14de tout temps.
07:15quand on fait des surveillances
07:16le matin, le midi, le soir.
07:16Moi j'ai vécu aux Etats-Unis,
07:18j'ai eu des enfants aux Etats-Unis.
07:19Le périscolaire c'est tous les jours.
07:20de 15h à 18h.
07:21C'est quand même
07:21beaucoup plus stable
07:22comme emploi.
07:22Le système américain,
07:24c'est dans l'école où vous étiez.
07:25C'est plus stable comme emploi.
07:25J'étais dans une école publique
07:26américaine à Washington.
07:27Il ne dépend pas
07:28d'un temps global.
07:30D'abord, ce n'est pas le législateur
07:31qui décide de ça,
07:32c'est le gouvernement.
07:33Et le gouvernement a joué
07:34deux mauvais coups là-dessus.
07:35D'abord, la semaine de 4 jours et demi
07:38est devenue optionnelle.
07:39Et ensuite,
07:40ils ont arrêté les cofinancements.
07:42Moi, ce que j'ai proposé,
07:44c'est qu'on aurait...
07:45organisent une convention
07:45des temps de l'enfant à Paris.
07:47Pourquoi ?
07:47Il y a eu la convention nationale
07:49sur les temps de l'enfant
07:49qui...
07:50recommande de maintenir
07:51les 5 jours
07:52pour l'organisation
07:53du temps scolaire.
07:54Et donc...
07:55Par contre,
07:55de nous questionner
07:56sur la façon
07:57où c'est organisé
07:57parce que le temps fragmenté
07:58fait qu'il y a trop d'intervenants.
08:00Et donc, il y a plus de risques.
08:01Emmanuel Grégoire,
08:01je le disais,
08:02vous êtes candidat
08:03à la mairie de Paris.
08:05Vous êtes donné dans certains sondages
08:06à égalité avec Rachida Dati
08:08au second tour
08:08des intentions de vote.
08:10Pourquoi voter pour vous ?
08:11Parce que nous portons
08:12un projet de gauche,
08:14social et éco.
08:15qui vise plusieurs choses.
08:16D'abord, nous défendons l'idée
08:17que Paris est à vous.
08:19Paris est à vous.
08:20Paris est à tout le monde
08:20et chacun a le droit d'y vivre.
08:22Et donc, c'est des politiques publiques
08:24qui sont...
08:25qui sont là pour venir lutter
08:26contre les effets spéculatifs,
08:28ségrégationnistes
08:28qui sont ceux du marché.
08:30Et donc, c'est évidemment
08:31l'axe d'abord du logement.
08:33C'est deuxièmement l'axe des...
08:35services avec notamment
08:36une mesure forte, par exemple,
08:38parmi de nombreuses mesures.
08:39Mais celle-là...
08:40me tient beaucoup à cœur.
08:41C'est les deux heures de gare
08:42par semaine
08:42pour les mamans solo parisiennes.
08:45Paris, c'est une ville
08:45magnifique, extraordinaire,
08:47mais qui peut être dure
08:48quand on n'a pas beaucoup d'argent.
08:50et pas beaucoup de temps, parfois.
08:51Et donc, on veut développer
08:53des politiques publiques
08:54qui protègent...
08:55qui protègent les plus vulnérables,
08:55qui protègent les plus fragiles,
08:57qui permettent aux travailleurs
08:58de première ligne
08:59de continuer à...
09:00habiter à Paris.
09:01C'est pour ça qu'on continuera
09:02à faire du logement social,
09:03qu'on continuera à se battre
09:04pour la transition.
09:05écologique,
09:05de se battre
09:06pour les transports publics,
09:07etc.
09:08C'est un projet de gauche.
09:09C'est une ville...
09:10vision de la ville
09:11et de l'avenir
09:11et du vivre ensemble.
09:12Et on entend faire entendre...
09:14Vous...
09:15Vos adversaires ont l'air
09:15presque d'être plutôt
09:17du côté de la gauche
09:17quand on entend les mots de...
09:20Sophia Chikirou
09:20à votre encontre.
09:22D'ailleurs,
09:23elle a été une des premières
09:23à réagir à Cache Investigation.
09:25hier en demandant même
09:26une organisation...
09:30Elle parle d'un système
09:30mais tous les jours,
09:32elle dit de vous...
09:33Et d'ailleurs,
09:33c'était une de ses motivations
09:34au départ.
09:35que sa candidature vise
09:37à ce qu'il n'y ait plus
09:39de socialistes.
09:40à la tête de Paris.
09:40Elle l'a dit exactement
09:42avec ces mots-là.
09:43Avec ces mots-là.
09:44Ça veut dire que c'est presque...
09:45Qu'est-ce qu'aujourd'hui
09:45votre premier adversaire ?
09:46En tout cas,
09:47manifestement,
09:48elle préfère que ce soit
09:49Rachida...
09:50Dati la mère que moi
09:50parce que ça se jouera
09:51entre moi et Rachida Dati.
09:54Et donc...
09:55Sophia Shikiru
09:56et ceux qui la soutiennent
09:57théorisent cela.
09:58C'est-à-dire que
09:59pour l'avenir de Paris...
10:00Pour l'avenir des classes
10:01populaires de Paris...
10:02Pour l'avenir des quartiers
10:02populaires de Paris...
10:04Il est mieux d'avoir Rachida...
10:05Dati comme maire
10:05qu'Emmanuel Grégoire.
10:07Je pense qu'on dénonce
10:08assez de...
10:10de façon évidente
10:10le cynisme
10:11et l'opportunisme
10:12d'une candidature
10:13qui ne sert pas
10:14pour les gens.
10:15Vous nous redites donc
10:15qu'il n'y aura
10:16aucune alliance avec LFI ?
10:17Je vous le confirme.
10:18Vous avez entendu les mots...
10:20mais y compris avec les mots
10:21que vous venez de rappeler.
10:23Comment voudrais-je...
10:25associer avec quelqu'un
10:25qui n'a pas d'autre objectif
10:26que de nous faire perdre ?
10:27Mais peut-être qu'à la fin
10:28quand même vous y viendrez, non ?
10:29Mais...
10:30Enfin si je vous dis ça
10:30c'est parce que
10:31j'en écoute
10:32le secrétaire général
10:33de votre parti.
10:34Le secrétaire général...
10:35du Parti Socialiste
10:35Pierre Jouvet
10:36lundi
10:37qui a affirmé
10:38que la direction
10:39n'imposerait pas...
10:40stratégie à ses candidats
10:41globalement,
10:42pas de stratégie d'audience
10:43mais lorsqu'il est interrogé
10:44sur...
10:45Est-ce qu'il y aura
10:45des accords avec LFI ?
10:47Alors, il dit...
10:50Dans...
10:50Dans la plupart des cas, non.
10:52Mais peut-être
10:52dans certains endroits.
10:54C'est votre parti.
10:55Oui, très bien.
10:56Enfin, en l'occurrence
10:57nous sommes maîtres localement
10:58de nos stratégies.
11:00Et j'imagine que Pierre Jouvet
11:01et je n'avais pas
11:02cette déclaration en tête
11:03parle des endroits
11:04où il y a un risque...
11:05de victoire de l'extrême droite
11:06et moi, je ne juge pas
11:07ce qui se passe ailleurs.
11:08À Paris, les choses sont claires.
11:10Alors, certains de vos alliés
11:12aujourd'hui considèrent
11:13que Rachida Dati...
11:15Elle est extrêmement...
11:15À bien des égards,
11:17elle cède aux sirènes.
11:17Donc, ça pourrait justifier...
11:18À bien des égards...
11:20Elle cède aux sirènes
11:21de l'extrême droite
11:22y compris en ne fermant pas la porte.
11:25à Saracnafo de façon claire
11:27et d'une certaine manière
11:29ce qui m'est demandé...
11:30À moi, elle lui est plus mollement
11:31demandé à elle
11:32et pourtant,
11:33elle a bénéficié
11:34de nombreuses...
11:35heures d'exposition.
11:35J'imaginais bien
11:36que vous alliez m'en parler.
11:40Emmanuel Grégoire,
11:40mais vous êtes là ce matin.
11:41Oui, c'est très gentil.
11:43D'abord, je suis très heureux
11:43d'être avec vous.
11:45On a quand même souligné
11:46qu'il y a une disproportion
11:46d'exposition.
11:47On a fait quatre heures
11:48d'antenne sur...
11:50dans le groupe
11:50dans la semaine
11:51et c'est bien heureux,
11:53je le dis pour moi.
11:53Et vous savez que...
11:55FMTV et RMC
11:56respectent scrupuleusement
11:58les règles de l'ARCOM.
11:59Nous sommes à...
12:00Si les règles de l'ARCOM,
12:03c'est que le candidat...
12:05qui est en tête des sondages
12:06et 20 minutes d'antenne
12:07et celle qui est loin derrière
12:09est quatre heures.
12:10Ça interroge effectivement
12:11sur les critères de l'ARCOM,
12:12mais je ne connaissais rien.
12:14Vous participez...
12:15Si vous connaissez ces règles
12:15et vous reconnaissez
12:16qu'on les respecte parfaitement.
12:18En tout cas,
12:18j'ai saisi l'ARCOM pour le...
12:20vérifier.
12:20Vous pourrez vérifier
12:21en rien à...
12:22Je sais bien.
12:23Ce que je veux dire,
12:24c'est que...
12:25Rachida Dati,
12:26évidemment,
12:27qu'elle est aujourd'hui
12:28dans une course à l'échalote
12:29avec...
12:30...
12:30Sarah Knafo,
12:30qu'elle ne ferme pas
12:31de façon claire
12:32l'hypothèse d'une alliance
12:33et qu'elle met en menace.
12:35Ce qui est l'essence même
12:35de l'histoire de Paris,
12:36c'est le fait que c'est un terrain
12:38qui a accueilli...
12:40des réfugiés
12:41et des gens qui ont fui
12:42le monde entier,
12:43qui ont contribué
12:43de façon extraordinaire.
12:45à la vitalité économique,
12:46culturelle, politique
12:47de notre ville.
12:50C'est quelqu'un qui va
12:50voir les problèmes
12:52et je les connais,
12:53les problèmes.
12:53Je les connais,
12:54il y en a de nombreux...
12:55à régler, évidemment,
12:56le sujet de la très grande précarité
12:57et mon engagement
12:58pour lutter contre le sans-abri.
13:00Mais qui font d'une certaine manière
13:02des fausses promesses
13:03qui sont celles d'évacuer les gens.
13:05malgré tout,
13:05parce qu'on est vraiment
13:06dans une question très politique
13:07et que Paris en est évidemment
13:09la figure.
13:10de Proulx,
13:11quand vous dites
13:12qu'elle est en train
13:14en tout cas de faire...
13:15ce jeu-là de l'extrême droite
13:15quand vos deux alliés,
13:18David Béliard et Yann Brossiat...
13:20régulièrement disent
13:21que Rachid Haddati
13:21ou mettent un signe égal
13:23entre Rachid Haddati
13:24et l'extrême droite.
13:25Est-ce que ce n'est pas
13:26poser les jalons
13:26le jour venu
13:28de dire
13:29face à la...
13:30menace de l'extrême droite
13:31Rachid Haddati ?
13:32Finalement,
13:33il faut faire alliance
13:33avec LFI.
13:35L'objectif, c'est de souligner
13:37l'ambiguïté de...
13:40Rachid Haddati.
13:41L'ambiguïté de Rachid Haddati,
13:43ce qui nous a profondément choqués.
13:44Notamment...
13:45qui nous a évidemment incité
13:47à analyser ça
13:47comme une espèce
13:49de glissement à l'extrême droite.
13:50c'est les vidéos horribles
13:53quand elles vont auprès de...
13:55migrants qui sont sous détente
13:56et qu'elle leur dit
13:57je vais vous faire dégager
13:59mais...
14:00dégager où ?
14:01Dégager ailleurs qu'à Paris ?
14:03C'est-à-dire les pousser
14:03dans les quartiers populaires.
14:05À l'extérieur,
14:05qu'est-ce qu'il faut faire ?
14:06Les mettre à l'abri,
14:06je le sais.
14:07Je connais parfaitement
14:08la situation.
14:08Des années.
14:10Pas forcément les mêmes.
14:11D'abord,
14:11c'est la compétence de l'État.
14:13Mais je ne m'en exonère pas.
14:14Ignore...
14:15Il n'y aura pas de tente
14:15dans ma ville,
14:16dans les rues
14:17parce que je considère
14:18que c'est la mise en scène
14:19de notre propre...
14:20C'est ce que disait Anne Hidalgo ?
14:22Ça engage la mienne également.
14:23Et les tentes sont là ?
14:24Ça engage...
14:25La mienne également.
14:26Donc voilà.
14:26Mais moi, je n'étais pas maire.
14:27Donc demain,
14:28j'espère l'être.
14:30Quand je serai maire,
14:31il n'y aura plus de tente
14:32dans l'espace public.
14:33Je le dis dans un souci d'humanité.
14:35mais aussi dans un souci
14:35de régulation de l'espace public
14:37et de mise en scène
14:38d'une certaine manière.
14:40exploité à outrance
14:41par l'extrême droite
14:42d'une forme de déclinisme...
14:45de grands remplacements
14:45qui n'existent pas.
14:47Nous parlons de quelques centaines
14:48de réfugiés.
14:50et en particulier ce statut
14:51des jeunes en recours.
14:53C'est-à-dire ceux qui sont
14:53dans un nini.
14:54Pourquoi ils sont dans la...
14:55parce qu'ils ne sont ni mineurs
14:56ni majeurs,
14:57ni bénéficiaires
14:57des prises en charge
14:58pour les mineurs,
14:59ni admissibles.
15:00à l'hébergement d'urgence
15:01compte tenu y compris
15:01de sa saturation.
15:03Il y a 3500...
15:05SDF.
15:05On verra.
15:06Il y a eu la semaine dernière
15:06la nuit de la solidarité
15:07qui nous permettra
15:08d'avoir une vision actualisée
15:09du nombre de...
15:10Vous vous souvenez
15:10d'Emmanuel Macron
15:10qui nous promettait
15:11qu'il n'y aurait plus
15:11de SDF dans la rue.
15:12Mais pardon.
15:13C'est un échec...
15:15Non, mais c'est un échec
15:16majeur d'Emmanuel Macron.
15:18Vous, vous arriverez à le faire.
15:20Nous l'avons interpellé.
15:20Nous ouvrirons des centres
15:21et je le ferai avec
15:22les réseaux associatifs.
15:23Et quand on est politique...
15:25On n'est pas forcé, évidemment,
15:27d'être cru sur parole.
15:29Mais enfin, il y a une...
15:30présomption de crédibilité
15:31sur les projets
15:31sur lesquels on s'engage.
15:32Et après, on en est comptable.
15:34Emmanuel Macron en est comptable.
15:35Et j'en serai comptable demain
15:36si je manquais ma parole.
15:37Et je l'ai dit de façon raisonnable.
15:39Je n'ai pas de baguette magique.
15:40Je ne peux pas le faire du jour au lendemain.
15:41Et donc, l'objectif numéro un,
15:43ce n'est pas d'enfant à la rue.
15:45à l'hiver 2026.
15:46Et donc, c'est quelques centaines
15:48de places à mobiliser.
15:50un partage de responsabilité
15:51qui est ubuesque à la française
15:52de qui, responsable de quoi.
15:54Moi, je vais vous dire...
15:55à Paris, je suis responsable
15:56de tout.
15:57De tout.
15:58Et je ne m'exonère de rien
15:59ni en disant.
16:00c'est pas moi,
16:00c'est la préfecture de région,
16:01c'est la préfecture de police,
16:02c'est la région.
16:03Nous travaillerons ensemble
16:04pour résoudre...
16:05résoudre les problèmes,
16:06quels qu'ils soient.
16:06Une question sur les combats
16:07de vos alliés.
16:09Vous avez...
16:10dit moi, jamais avec LFI,
16:12par exemple.
16:13Vous avez vu sans doute que...
16:15vos deux alliés,
16:15David Béliard et Yann Brossat,
16:17l'un de leurs premiers déplacements
16:18a été d'aller soutenir la librairie.
16:20Violette,
16:20qui est une librairie
16:21qui se définit comme féministe,
16:22lesbien,
16:23LGBTQIA.
16:25qui avait fait l'objet
16:26d'une perquisition
16:27pour avoir mis en vitrine
16:28un livre pour...
16:30dans lequel Israël
16:32est en quelque sorte
16:33rayé de la carte.
16:34Ça s'appelle...
16:35From the River to the Sea.
16:37Ce livre avait été interdit
16:39d'importation par...
16:40la direction de la protection judiciaire
16:41et de la jeunesse.
16:43Cette librairie...
16:45vient d'être sélectionnée
16:46pour continuer, semble-t-il,
16:47à percevoir des subventions
16:48de la mairie de Paris
16:49dans le cas où...
16:50au cadre d'un investissement
16:50de 482 000 euros
16:52à 40 librairies indépendantes.
16:55Vous continuez donc
16:55à subventionner
16:56cette librairie ?
16:57Oui,
16:58je l'assume totalement
16:59parce que la...
17:00la façon dont vous le racontez
17:00est juste
17:01mais pas tout à fait
17:02la bonne genèse.
17:02Ce livre est un scandale
17:03et moi,
17:04j'ai aucune ambiance.
17:05aiguïté là-dessus.
17:05Ce livre est un scandale.
17:07Je ne l'ai pas eu
17:07dans les mains moi-même.
17:08Donc, vous voyez,
17:08par ailleurs,
17:09beaucoup de gens disent...
17:10des choses, etc.
17:10J'ai essayé de la voir,
17:11de la voir,
17:12de la voir en vrai.
17:12Mais eux-mêmes,
17:12on connaisse, hein ?
17:13Oui, oui, absolument.
17:15C'est-à-dire qu'ils le disent
17:17et ils le vendent même
17:18de manière bénévole.
17:19Les...
17:20Les libraires l'ont dit,
17:21elles ont choisi
17:21de vendre ce livre
17:22de façon bénévole
17:23sans percevoir aucune marre.
17:25Donc, vos subventions
17:26à cette librairie
17:27parce qu'elles n'en ont plus
17:28de stock.
17:29C'est pas...
17:30Ce n'est pas l'éditeur.
17:31Et deuxième chose,
17:32ce n'est pas vrai de dire
17:33qu'il avait été interdit.
17:34Il ne l'a pas...
17:35été pendant très longtemps
17:36et il ne l'a été
17:37que le lendemain
17:38de la perquisition policière.
17:40Je connais l'affaire
17:40très en détail.
17:41J'imagine.
17:41Et donc, rien n'est simple
17:43dans la vie.
17:43Moi, ce que je sais,
17:44c'est que quand il y a...
17:45il y a des flics
17:45qui commencent à aller
17:46dans les librairies
17:46pour juger de ce qui est bon ou pas
17:48et faire des perquisitions...
17:50sur la base d'éléments
17:51qui ne sont pas objectifs.
17:52C'est-à-dire,
17:53il n'y avait pas l'avis
17:53de la commission
17:54qui nationalement...
17:55est chargé de dire
17:55est-ce que ce livre ou pas
17:56est autorisé.
17:58Moi, j'ai un principe simple.
18:00Il y a du droit.
18:00On respecte le droit.
18:02Et en l'occurrence,
18:03la perquisition policière
18:04m'a semblé...
18:05est disproportionné
18:05au regard de ce qui a été fait.
18:07Deuxièmement,
18:08ce livre est un scandale
18:09et moi, je n'ai...
18:10aucun état d'âme
18:10à dire que quand des livres
18:12entretiennent l'ambiguïté...
18:15sur, entre guillemets,
18:16le droit à exister d'Israël,
18:17je n'ai aucun problème.
18:18Quand, par contre...
18:20on a le droit
18:20de faire des livres
18:21qui défendent les droits
18:22des Palestiniens
18:23parce que c'est aussi
18:24ma position de défendre...
18:25de défendre l'état d'Israël
18:26et de défendre le droit
18:27des Palestiniens
18:27à avoir un état.
18:29Moi, je vais vous dire...
18:30ce sont des sujets
18:30qui sont faits
18:32pour lancer de l'essence
18:33au milieu du débat public.
18:35Vous donnez ma position,
18:35je sais que ce n'est pas la vôtre.
18:36Ils se rendent volontairement.
18:38Donc, en éclant,
18:39ils mettent...
18:40C'est-à-dire qu'ils sont allés
18:40sous-dessus un principe
18:42auquel je suis très attachée
18:43et qui restera le mien.
18:45c'est que la police
18:46qui perquisitionne
18:48des librairies
18:48sans base...
18:50illégale objective
18:50en fouillant tous les cartons,
18:52etc.
18:53Ça me fait peur.
18:55Ça me fait peur.
18:55Et donc, en l'occurrence,
18:56ils avaient raison d'y être,
18:57le maire du 11e,
18:58François Vauglin.
19:00Il y était également,
19:01je n'y étais pas moi-même,
19:03mais...
19:03En tout cas,
19:04je veux...
19:05soutenir cette...
19:06Oui, oui, oui,
19:07je soutiens très clairement.
19:08Je soutiens les librairies indépendantes.
19:10Et la seule raison
19:10pour laquelle je ne les soutiendrai pas,
19:12c'est si elles diffusent
19:13des livres interdits.
19:14Et ça, je n'aurais pas la main...
19:15Emmanuel Grégoire,
19:16candidat à la mairie de Paris,
19:17donc,
19:17et député socialiste de Paris.
19:19Merci d'avoir répondu à mes questions.
19:208h48 sur RMCB FM TV.
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