- il y a 9 heures
DB - 25-02-2026
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01:01Ces légionnaires, tous sous-officiers chevronnés, ont été rassemblés afin de participer à une opération de commando particulièrement délicate et
01:08dangereuse.
01:09Tous parachutistes, tous grands combattants des guerres modernes, ils sont en outre brevetés dans diverses spécialités.
01:16Certains d'entre eux possèdent également des dons d'imagination et d'improvisation qui leur ont permis de se sortir
01:21victorieusement des situations les plus imprévues, les plus exceptionnelles.
01:25C'est le passé de chacun de ces hommes que nous avons voulu évoquer avant qu'ils ne s'embarquent
01:30pour ce commando qui va les mener vers leur destin.
01:34Sergent-chef Muller
01:391956, le soulèvement algérien est entré dans sa seconde année. Le contingent est maintenu sous les drapeaux. Les trois armes
01:46rappellent les disponibles de la classe 1953.
01:49Des bataillons sont hâtivement bâtis, formant des unités confuses d'adolescents plongés sans enthousiasme ni passion dans un combat sans
01:57gloire et sans haine.
01:59La plupart de ces jeunes militaires occasionnels ignorent tout de la mécanique politique qui justifie leur incorporation.
02:05Ils ne font pas la guerre, ils la subissent.
02:08Pourtant ce tout-venant, une fois sur place, s'insère dans l'aventure avec bonne volonté, courage et parfois héroïsme.
02:14La Tunisie renforce sa position d'aide et de soutien aux rebelles algériens sur son territoire faussement neutre.
02:20Des camps d'entraînement forgent des combattants en quelques semaines.
02:23Cette position implique un va-et-vient constant le long de la frontière algéro-tunisienne qui s'étend sur un
02:29terrain désertique et tourmenté sur plusieurs centaines de kilomètres.
02:32La parade est mal aisée, illusoire, pratiquement impossible.
02:36La France entreprend pourtant la construction d'un double réseau de barbelés, la fameuse ligne Maurice électrifiée,
02:42le long de laquelle elle implante de petits postes isolés tenus la plupart du temps par une poignée d'appelés.
02:49Ces postes sont presque chaque nuit harcelés aux mortiers depuis le territoire tunisien dans un jeu faussé car le droit
02:55de riposte est refusé aux Français.
02:57Ces coups sont la plupart du temps imprécis et inefficaces, très rarement meurtriers.
03:01Mais ils ont néanmoins une double incidence.
03:04User les nerfs des jeunes recrues et créer une diversion qui favorise le passage des vilayas algériennes.
03:10Pourtant dans cette ambiance de routine nonchalante, de temps en temps, un drame se joue.
03:14Un cercueil recouvert d'un drapeau tricolore quitte un poste sur le plateau d'un camion.
03:19Un groupe de ces jeunes soldats de fortune regarde disparaître le corbillard improvisé,
03:24se demandant pourquoi leur compagnon vient de donner sa vie.
03:42Tu crois qu'ils vont remettre ça cette nuit ?
03:44Si ça les amuse.
03:45Nous on s'en fout, ils tirent comme des patates.
03:47Tu ne plieges rien.
03:48Les fels, ils tirent pas pour faire mouche, ils tirent pour nous user le moral.
03:52C'est la guerre psychologique.
03:53Moi, ce qui mise le moral, c'est ce bled.
03:55C'est cette orduire de géranium avec ses corvées à la con.
03:58N'empêche, s'ils continuent à nous arroser, un jour ils mettront un coup au but.
04:02Pour mettre un coup au but, il faudrait qu'ils tirent deux jours à vue.
04:05Tu vois les fels s'amener deux jours et mettre leur mortier en place,
04:08pendant que nous on les regarderait faire.
04:09Eux d'un côté du barrage, et nous de l'autre.
04:11Comme au tennis.
04:14Et à quoi on joue ?
04:15Tu peux me le dire, toi ?
04:16Tu peux m'expliquer ce qu'on fout ici ?
04:18Cette question, nous on garde l'Algérie à la France ?
04:20On pacifie, mon pote.
04:22On pacifie.
04:23C'est pas mes oignons.
04:24Moi, je n'ai rien à faire ici.
04:26J'ai un gosse et une femme.
04:27Ah bah si tu vas par là, c'est pas mon boulot non plus.
04:29Je suis menuisier.
04:30Mais alors, il n'y aurait plus personne.
04:32Il y aurait les bico ?
04:33Alors tu penses que les fels ont raison ?
04:35Je pense rien.
04:38Raison, raison.
04:40Si l'Algérie, c'était vraiment la France, on ne serait pas là.
04:43Je ne suis pas baisier en train de pacifier les bitérois, non ?
04:45Tu ne comprends rien.
04:46Je comprends qu'on est cocu.
04:49Il y a des mecs qui se la coulent douce dans les fermes
04:52pendant que nous, on garde leur saloperie de frontière.
04:55Sans parler de tous ceux qui ne mettront jamais les pieds en Algérie.
05:01Qu'est-ce que vous foutez là, Ducreux ?
05:03C'était justement ce qu'on était en train de se demander, mon...
05:06Quoi ?
05:08Demandez quoi ?
05:09À qui ?
05:10Pas à qui, mon adjudant.
05:12Mais au nom de quel principe supérieur on se trouve ici ?
05:15Foutez-le-moi, hein ?
05:17D'abord, levez-vous quand vous parlez à un supérieur.
05:23Je vous en fiche des principes, moi.
05:26Allez debout, vous autres !
05:30Gardez-vous !
05:32Ah, mes gaillards !
05:33Vous voulez faire les malins.
05:36Pour commencer, vous allez me ramasser toutes les saletés qui traînent.
05:39Quand je dis toutes, je ne veux plus voir un mégot par terre.
05:43Une pencherie ici.
05:46Après, j'ai un petit travail pour vous.
05:48Non, mon adjudant.
05:49Quoi ?
05:53Vous refusez d'obéir ?
05:56Vous refusez d'obtempérer à un ordre ?
05:58Je ne refuse pas d'obéir, mon adjudant.
06:00Je dis non, parce que c'est impossible.
06:02On est de garde au mirador.
06:05Tous les quatre ?
06:06Eh oui, mon adjudant, tous les quatre.
06:08Même qu'on va arriver en retard si vous ne nous laissez pas partir.
06:13C'est bon.
06:16Mais vous ne perdez rien pour attendre, c'est moi qui vous le dis.
06:19J'ai tout mon temps, moi.
06:21Tout mon temps.
06:46Ah, j'aime pas pour nous, ils tirent du côté de Kerja, comme l'autre jour.
06:52C'est ça.
06:53Ils ont quand même des mouches par chez nous.
07:03Ducreuse !
07:05Ducreuse !
07:06Ducreuse !
07:06Ducreuse !
07:06Ducreuse !
07:08Merde.
07:10Ducreuse !
07:21Ducreuse !
07:22Ducreuse !
07:22Pour moi !
07:29Sergent.
07:32Sergent.
07:43Sarsan !
07:44Sarsan !
07:46Sarsan !
08:00Sarsan !
08:01Nom de Dieu !
08:06Il est mort ?
08:07Reste Dieu, ne bouge pas !
08:09Surtout, ne bouge pas !
08:15Tu crois ?
08:17Tu crois, tu m'entends ?
08:20Ne bouge pas !
08:24Surtout, ne bouge pas !
08:26De l'eau...
08:28J'ai soif...
08:30De l'eau...
08:34Écoute...
08:36J'allais chercher de l'eau...
08:39Et tout ce qu'il faut...
08:42Mais ne bouge pas, tu comprends ?
08:45Il ne faut pas remuer !
08:46J'aime...
08:48Je le sais, petit, je le sais...
08:53Je vais aller chercher ce qu'il te faut pour te soulager...
09:09Je t'en supplie, tu crois !
09:10Je t'en supplie, tu crois !
09:12Ne bouge pas !
09:15Je vais revenir tout de suite, hein !
09:17Je vais aller chercher...
09:20Je vais aller...
09:20Et je vais aller jouer...
09:32Je vais aller chercher...
09:33Tout de suite, tout !
09:34Mais d'abord, qu'il téléphone au bataillon...
09:35Qu'on envoie un toumib...
09:37Dis-lui que Ducreux a un obueux 60 dans la cuisse, non explosé, à l'écrouille, qu'il ramène la
09:42trousse de service médical, de la morphine et de l'autre.
09:44Restez pas là, vous autres. Restez péter pour un rien.
09:48Oui, je compte sur vous, Morel. Que les hommes surtout ne s'approchent pas du Mirador, vous avez compris ?
09:53Oui. Eh bien, prenez toutes les précautions que vous jugerez nécessaires. Je ne veux pas de casse.
09:58C'est vu ? Bon. C'est lié.
10:04Oui. Appelez-moi la Légion, le deuxième rêve. Le capitaine Rosier. Oui.
10:09Trouvez-moi, Ducreux-Préceau.
10:11Eh, c'était un petit mot pour le café des armes. Enfin, au café des allées, on aura peut-être
10:15un parfait goûté téléphoner dans tous les endroits où il est susceptible de passer.
10:18Qu'il peut rejoindre ici le plus vite possible.
10:22Allô, Claude ? Oui. Bonjour, mon vieux.
10:26Oui, dis-donc, j'ai un de mes hommes au poste 3 qui a reçu un projectile de mortier.
10:30Il ne doit pas rester grand-chose du malheureux.
10:33Non, le projectile n'a pas explosé, mais la fusée et le corps sont plantés dans la jambe.
10:37Et le gars peut s'en tirer si on arrive à désamorcer la fusée.
10:40C'est du suicide. Ces fusées à billes sont réglées au millimètre.
10:43Dis-donc, à la Légion d'Apinga qui est capable de la désamorcer ?
10:46Eh oui, évidemment. Je t'envoie le bus.
10:48Très bien. Merci. Au revoir.
10:51Allez, allez !
10:53Allez, ça offre, quoi, non ?
10:57Allez !
10:58Dépêchons-nous un peu. Qu'est-ce que c'est, ce travail-là ?
11:00Allez, là !
11:02Pour moi, c'est un l'âge.
11:06Allez !
11:10Je m'attendais à vous trouver où je fais du blessé, Morel.
11:12Qui est auprès de lui ?
11:13Le sergent Fournier, mon capitaine.
11:15C'est bien.
11:18Morel, qu'est-ce que c'est que ces sacs ?
11:19J'ai suivi vos instructions, mon capitaine.
11:21Vous m'aviez dit de prendre toutes les précautions nécessaires.
11:24Oui, oui, des précautions.
11:26Mais pas de nous ridiculiser.
11:28Ça a occupé des hommes et puis ça leur remonte le moral.
11:32Ah, le moral.
11:34Vraiment.
11:36C'est en restant aux cheveux du blessé que vous ayez remonté leur moral.
11:39Morel.
11:40Et en ne donnant pas des ordres absurdes.
11:42Je l'aurais fait volontiers, mon capitaine.
11:44Seulement, il vaut mieux pas trop s'approcher du mirador et surtout pas y monter à plusieurs.
11:53À plusieurs ?
11:54Oui, le plancher n'est pas solide, mon capitaine.
11:57Au moindre mouvement, il tremble.
12:00Ah, il tremble.
12:03C'est bon.
12:05Alors allez m'attendre au poste, Morel.
12:09Morel !
12:10Videz-moi ces sacs.
12:11Mais mon capitaine, c'est vous-même qui...
12:13Ah, la vue des sacs, repure des sacs.
12:20J'ai peur, sergent, j'ai peur.
12:22Ma jambe.
12:23Vous croyez qu'ils vont m'accouper la jambe ?
12:26Mais non.
12:29Vous leur direz, sergent.
12:30Je ne veux pas.
12:31J'ai mieux crevé.
12:33Ne dis pas de bêtises.
12:35J'ai soif.
12:51Levant ma jambe.
12:53On n'est pas droit de m'empêcher.
12:57Si tu bouges comme ça, tu vas déclencher une hémorragie.
12:59C'est ça que tu veux.
13:02Tu as déjà perdu beaucoup de sang.
13:05Il faut rester immobile.
13:09Complètement immobile.
13:12Tu as mal.
13:13Je ne sais pas.
13:15Je suis froid.
13:17Quelle heure est-il ?
13:19L'hélicoptère va arriver d'une minute à l'autre.
13:23Tu es déjà monté un hélicoptère ?
13:25Non.
13:27Ma jambe.
13:28Sergent.
13:30Il faut m'accouper la jambe.
13:32J'ai le droit.
13:33Si tu bouges comme ça, ta blessure va se rouvrir.
13:38Écoute.
13:40Le tout-bib.
13:51Sergent Muller.
13:56Je peux bien vous aider, mais je ne connais rien aux explosifs.
13:59C'est le tout-bib.
14:01Alors écoute, petit.
14:04Jure-moi de ne pas bouger.
14:06Jure-moi sur la tête de ton gosse.
14:08Alors comment feront-ils pour me sortir d'ici ?
14:11Le tout-bib va sûrement t'endormir.
14:13Tu ne sentiras rien.
14:15Non, je ne peux pas.
14:17Jure-le-moi sur la tête de ton gosse.
14:20Ne me laisse pas seul.
14:22Tout ce que je te demande, c'est de rester cinq minutes tranquille.
14:24Cinq minutes, nom de Dieu !
14:26Fais ça pour moi.
14:28Hé, sergent.
14:29Viens voir.
14:32Allez-y, sergent.
14:33Je vous promets d'être ce sera-là.
14:36C'est bien, petit.
14:56Je lui ai fait de la morphine.
14:57Et j'ai réussi à lui passer autour de la cuisse un tourniquet.
15:00Il ne souffre presque plus, mais il commence à s'agiter.
15:03Tu lui as dit ?
15:04Je n'ai pas eu le courage.
15:05Bien.
15:07Après, t'en files.
15:08Éloigne tout ce monde.
15:10T'as eu une chance ?
15:11On va essayer, mon mot.
15:25Où est le tout-bib ?
15:27Le sergent va être promis.
15:29Le tout-bib attend, moi.
15:31Qui êtes-vous ?
15:32C'est vous qui avez le nom de me transporté ?
15:36On peut dire que t'as de la chance.
15:38Un peu plus, tu le prenais en plein bide.
15:39Le tout-bib.
15:40Je vends le tout-bib.
15:43Il faut d'abord attirer le projectile que tu as dans la cuisse.
15:46C'est pour ça que je suis ici.
15:48Le sergent avait promis.
15:50Le sergent ne t'a pas tout dit.
15:52Le projectile n'a pas explosé.
15:54Tu es beaucoup de veines jusqu'à présent.
15:57Mais maintenant, tout dépend de toi.
16:00On va dévisser le corps
16:02et désamorcer la fusée.
16:04Mais il ne faut pas que tu bouges.
16:06Ce n'est pas vrai, vous mentez.
16:07Tu ne crois pas que je suis ici pour le changement d'air ?
16:09Ma jambe.
16:10Je veux voir ma jambe.
16:13Écoute, petit.
16:14Il faut désamorcer ce truc en vitesse
16:16avant qu'il explose.
16:18Alors cesse de faire le con.
16:20Ou on saute tous les deux.
16:22Ce n'est pas vrai.
16:23Dites que ce n'est pas vrai.
16:25Tu sais bien que c'est vrai, mon pote.
16:28J'ai peur, mon Dieu, j'ai peur.
16:30Ce n'est pas juste.
16:32Ce n'est pas juste.
16:33Ce qui n'est pas juste, c'est de gigoter comme une andouille.
16:37Tu crois peut-être que je rigole.
16:39Ou tu te tiens tranquille.
16:41Ou je fous le corps.
16:42Non.
16:43Bon, alors, tiens-toi tranquille.
16:46Ou cette saloperie va finir par exploser dans la gueule.
16:48J'ai peur.
16:49Je ne veux pas mourir.
16:50Je veux rentrer chez moi.
16:59Comment tu t'appelles ?
17:00Sylvain.
17:01Sylvain Ducreuil.
17:02Tu es parisien ?
17:0314e, Bray de l'Ouest.
17:05Vous connaissez ?
17:08Mon Dieu !
17:22T'es encore là, toi ?
17:25Ah oui.
17:30Alors ?
17:30On n'y arrivera jamais comme ça.
17:33Il faut dégager la fusée de la plaie et tout retirer d'un seul coup.
17:36Tu crois que tu peux le faire ?
17:37Non.
17:38Cette saloperie a pénétré trop profondément.
17:41Encore heureux qu'elle n'ait pas touché l'artère.
17:43Il va falloir que le Toubi maintienne la plaie ouverte pendant que j'essaie de dégager la fusée.
17:47Bon, je vais le chercher.
17:59Et le Toubib ?
18:01Il arrive tout de suite.
18:03Et lui ? Il n'apparaît ici.
18:05T'inquiète pas, il en a vu d'autres.
18:08Les jardins du diable.
18:11Évidemment, ça ne te dit rien.
18:14Le désert en était truffé.
18:17Crois-moi, il y en avait des tonnes.
18:19On les a tous désamorcés.
18:21Alors, ce n'est pas un petit obus de mortier qui va l'arrêter.
18:24J'ai peur.
18:25Peur.
18:26Vous ne pouvez pas comprendre.
18:27Calme-toi, nous avons tous peur.
18:29Nous serions dingues si nous n'avions pas peur.
18:33Alors, pourquoi êtes-vous ici ?
18:35Écoute.
18:36Il y a des types qui escaladent des montagnes.
18:39Rien ne les y oblige.
18:41Disons que j'escalade une montagne.
18:44Et puis, toi aussi.
18:45Moi aussi.
18:47Écoute.
18:48Dans ce coup-là, nous sommes ensemble.
18:52C'est notre montagne.
18:55Et le Toubib ?
18:57Ne me dites pas qu'il vous envoie à sa place ?
18:59Ne vous tourmentez pas, sergent.
19:00J'ai l'habitude.
19:02Il y a longtemps que le Dr Crusoe m'envoie faire des pansements à sa place.
19:07Des pansements ?
19:08Mais qu'est-ce que vous croyez qu'il s'agit d'un panarier ?
19:19Dans un instant, votre jambe sera insensibilisée.
19:22Et puis, vous ne sentirai plus rien.
19:30Vous allez écarter la plaie.
19:33Pendant que j'essaie d'enlever la fusée.
19:36J'aimerais mieux que vous me teniez, sergent.
19:38J'ai peur.
19:40Je ne voudrais pas bouger.
19:47On peut y aller.
20:34Sous-titrage Société Radio-Canada
20:43On ne peut pas dire qu'il prend son pied, non ?
20:45Bien.
21:13Sous-titrage MFP.
21:42Sous-titrage MFP.
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