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  • il y a 10 heures
À moins d'un mois du premier tour des élections municipales, Grégory Doucet (Union de la gauche), Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais), Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) et Alexandre Dupalais (UDR-RN), candidats à la mairie de Lyon, débattent sur BFMTV, en partenariat avec BFM Lyon et Le Figaro. Un débat animé par Apolline de Malherbe, Elodie Poyade (BFM Lyon) et Yves Thréard (Le Figaro). 

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Transcription
00:00Je connais des gens qui y sont allés en simples citoyens, bien évidemment,
00:03qui ne se sont pas livrés à quelque sorte d'excès que ce soit.
00:05On a toujours condamné, moi je suis des avocats, je viens de l'UMP, de LR,
00:09donc je ne connais personne dans des groupuscules, quels qu'ils soient.
00:12Et nous avons toujours exprimé, avec Jean-Dane Bardella, Eric Sautier et Marine Le Pen,
00:17notre volonté de voir dissous l'intégralité des groupuscules d'extrême droite, d'extrême gauche,
00:22d'extrême centre, s'il y en a qui existent un jour.
00:24Alors, la France Insoumise demande la dissolution, par exemple, de Némésis, ce groupe féministe identitaire.
00:30Ça sera aux ministres de prendre ses responsabilités, ça sera à la justice de trancher.
00:34Je n'ai pas l'impression, en tant que juriste, que Némésis constitue à ce stade un groupuscule extrêmement dangereux.
00:39J'ai l'impression que ce sont des jeunes femmes qui expriment des opinions, certes à droite,
00:43certes nationalistes, qui ne sont pas forcément les miennes, mais qui ont le droit de s'exprimer.
00:47Et je pense qu'il faut faire attention à ne pas aller trop loin dans la répression de la liberté
00:50d'expression.
00:51Pour moi, le critère, c'est la violence.
00:53Quand vous avez un groupuscule, et Mme Méloissa a repris le mot « groupuscule »,
00:56donc elle accepte de dire que la jeune garde est bien un groupuscule,
00:59c'est quelque chose qui recourt à la violence.
01:01La violence politique en France, on avait réussi à la bouter, hors de la République.
01:04On est à Lyon, une ville qui a connu une histoire tragique, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale.
01:08Le terme de milice résonne ici particulièrement.
01:11Mais avant, il y a eu l'assassinat à deux pas d'ici de Sadi Carnot, un président de la
01:14République.
01:15On avait réussi collectivement à bouter, en dehors de la politique, cette violence-là qui est inacceptable.
01:20Et je pense qu'on doit recommencer ce travail, se remettre justement sur le métier pour dire que c'est
01:26absolument inacceptable.
01:27Et la question se pose pour LFI, car la différence entre la droite et l'extrême-gauche,
01:31c'est qu'il n'y a aucun lien de près ou de loin avec des députés de l'Assemblée
01:35nationale et des groupuscules.
01:36Que n'aurait-on pas vu ? Je pense qu'on aurait vu des manifestations par millions dans les rues.
01:40Et ça aurait été tout à fait justifié.
01:42Imaginez qu'un député de LR ou de Rassemblement nationale ait organisé depuis son bureau de l'Assemblée une milice
01:48qui tue.
01:50Imaginez le scandale que ça serait.
01:51Je trouve qu'on n'en fait pas beaucoup sur LFI.
01:52Je trouve qu'il y a une mensuétude, une certaine cécité de l'État qui commence à se réveiller.
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