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À moins d'un mois du premier tour des élections municipales, Grégory Doucet (Union de la gauche), Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais), Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) et Alexandre Dupalais (UDR-RN), candidats à la mairie de Lyon, débattent sur BFMTV, en partenariat avec BFM Lyon et Le Figaro. Un débat animé par Apolline de Malherbe, Elodie Poyade (BFM Lyon) et Yves Thréard (Le Figaro). 

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Transcription
00:00Je voudrais, Grégory Doucet, vous demander si pour vous il y a un avant et un après dans la relation
00:04éventuelle avec LFI.
00:05Je précise que lors des dernières élections, vous aviez été élu avec une alliance qui allait jusqu'à LFI.
00:11Ce n'est donc plus le cas, puisqu'il y a face à vous une candidate LFI indépendante.
00:16Tout de même, est-ce que désormais, vous dites, comme un certain nombre de personnalités de gauche autour de vous,
00:22qu'il ne faut plus du tout d'alliance avec LFI ? Ou est-ce que vous vous dites, on
00:27verra bien au deuxième tour ?
00:29D'abord, une première chose, vous dire qu'un jeune homme est mort, un jeune homme de 23 ans, vous
00:33l'avez rappelé, il a été enterré aujourd'hui.
00:36Et c'est significatif, ça signifie que pour la famille, nous devons aussi respecter le temps de son deuil.
00:45Ça signifie aussi qu'une enquête est en cours, ça a été rappelé à l'instant, et la police et
00:50la justice doivent travailler pour établir les responsabilités.
00:54Pour nous en tant que, alors pour moi en tant qu'élu et pour tout le monde ici en tant
00:58que candidat, ça doit nous inviter à la plus grande prudence,
01:02et surtout, je parlais de respect et de dignité tout à l'heure, faisons attention à ce que cette histoire,
01:10cette tragédie, ne fasse pas l'objet de récupérations politiques.
01:14C'est-à-dire ?
01:15Quand j'ai appelé le père de Quentin de Ranque, d'abord pour lui présenter mes condoléances, mais aussi pour
01:23lui dire qu'en tant que maire, en tant que père, j'ai envie de vous dire,
01:27eh bien je partageais sa peine. On a évoqué la situation, le deuil que la famille était en train de
01:32traverser.
01:34Et il m'a confié que les récupérations politiques qui étaient faites, eh bien de cette tragédie, étaient une souffrance
01:42supplémentaire pour lui et sa famille.
01:44Moi c'est d'abord cela que je voudrais nous inviter collectivement à respecter, qu'il puisse y avoir ensuite,
01:51bien évidemment, on va dire, des réflexions politiques.
01:54Je veux bien, et je vais revenir sur votre question, mais je voudrais d'abord qu'on ait bien ça
01:57en tête.
01:58Il y a eu des récupérations politiques de cet événement. Moi par exemple, monsieur Aulas, je vous le dis ici,
02:05les yeux dans les yeux,
02:06j'ai été choqué par votre demande de mettre le portrait de Quentin de Ranque sur les grilles de l
02:11'hôtel de ville.
02:12Ça a été fait par votre ami Laurent Wauquiez sur l'hôtel de région. Non, c'est une récupération politique
02:18indécente.
02:20Ce n'est pas respectueux ni de la famille, ni de l'état de droit.
02:24Maintenant, puisque vous m'interrogez aussi sur la dimension politique, moi ma priorité, ma priorité, c'est le premier tour,
02:31et c'est d'être en tête au premier tour avec le collectif que j'ai pu rassembler, l'Union
02:36de la Gauche et des écologistes.
02:38Et mon premier objectif, c'est de mettre en œuvre mon programme, tout mon programme et rien que mon programme.
02:44Et ça sera le même au premier et au deuxième tour.
02:46Mais c'est-à-dire que pour vous, la mort de Quentin ne change rien. C'est ce que vous
02:51lui dites ?
02:52– C'est tout le programme, rien que le programme. Donc c'est Jean-Luc Mélenchon qui a dit ça.
02:55– Faites l'alliance des maintenances, ce sera plus simple.
02:57– Qu'est-ce que vous répondez à ça, Grégory ?
02:59– J'ai un deuxième objectif, vous savez. J'ai un deuxième objectif, c'est de faire en sorte qu
03:03'à Lyon,
03:05eh bien ne se déploie pas un projet du siècle passé.
03:09Un projet rétrograde et passéiste, qui d'ailleurs n'est pas très très bien défini.
03:13Le vôtre, M. Aulas, on a encore beaucoup de flou dans ce programme.
03:17Ça, c'est mon deuxième objectif. Et donc, si votre question, c'est est-ce que je peux travailler avec
03:22Anaïs Belouassa-Scherifi ?
03:24Je vais vous répondre. Oui, je peux travailler avec Anaïs Belouassa-Scherifi à certaines conditions.
03:28Bien sûr, à certaines conditions, parce que je m'intéresse bien sûr au programme des autres candidats.
03:34Non, ici à Lyon, on ne désarmera pas la police.
03:36La police municipale est armée et elle agit avec beaucoup de professionnalisme et de sang-froid.
03:43Où, dans ma majorité, il n'y aura personne impliqué de près ou de loin dans des actes de violence.
03:50Pour moi, les choses sont claires.
03:51Merci.
03:51Merci.
03:51Merci.
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