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  • il y a 3 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Europe 1.
00:01Eliott Deval et vous.
00:03Midi 18 sur Europe 1, merci de nous rejoindre dans Eliott Deval et vous.
00:06On a abordé le traitement médiatique de la marche en hommage à Quentin à Lyon.
00:10Et depuis le début de l'heure, on aborde cette fois-ci les réactions politiques.
00:13On va écouter celle de Mathilde Panot.
00:15Mathilde Panot qui apporte tout son soutien aux dits antifascistes
00:22et qui donne le tempo, qui donne le là
00:26et qui présente ce qui pourrait se passer en cas de victoire du Rassemblement National.
00:30Je vous propose de l'écouter.
00:31Ça aussi, vous ne l'entendrez pas dans les autres médias.
00:34Moi, je dis merci aux antifascistes, car les antifascistes, et nous en sommes,
00:37nous, la France Insoumise, nous sommes antifascistes.
00:40L'antifascisme, c'est d'abord la résistance au fascisme
00:43et de dire que nous n'accepterons jamais dans notre pays
00:45que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes,
00:50ce que veut faire Marine Le Pen,
00:51entourée de tous ces groupuscules d'extrême droite qui pullulent autour d'elle.
00:55Vous imaginez ?
00:57Il faudrait peut-être le réécouter une deuxième fois,
01:00parce que c'est gravissime ce qu'elle dit.
01:01Oui, oui, elle annonce.
01:03Déjà, la première partie est affligeante de banalités.
01:06Oui, les antifascistes, ils sont contre les fascistes.
01:09L'eau, ça mouille, le feu, ça brûle.
01:11Et puis, effectivement, les fascistes sont des dangers,
01:15quelles que soient les démocraties.
01:17D'accord, tout le monde est antifasciste,
01:18qui se présente en disant
01:20je suis fasciste, merci, je suis candidat à la présidentielle.
01:23Mais en revanche, ce qu'elle dit,
01:24c'est qu'elle refusera
01:30la victoire du Rassemblement National,
01:32si victoire il y a,
01:32parce qu'elle considère que Marine Le Pen est entourée
01:36de fascistes.
01:37C'est ça qu'elle dit Sébastien Ligné.
01:39C'est un discours factieux.
01:40Évidemment, mais là, on peut au moins reconnaître
01:42à la France Insoumise une certaine honnêteté.
01:45C'est qu'ils assument leur stratégie.
01:47Et d'ailleurs, cette stratégie, elle est expliquée
01:49dans le fameux livre La Meute,
01:51qui a valu aux deux journalistes d'être exclus
01:53Manu Militari de tous les événements
01:55de la France Insoumise.
01:56Dans ce livre, il y a un passage, à la fin,
01:58où Jean-Luc Mélenchon explique sa stratégie.
02:00Il dit
02:01« Si Marine Le Pen et le RN gagnent en 2027,
02:04ils auront l'Elysée et nous aurons la rue. »
02:07Il prépare cet affrontement.
02:09Il prépare ce refus démocratique.
02:11Et ça, c'est annoncé.
02:12Et là où, en effet, il y a une vraie question.
02:14C'est qu'est-ce qu'on fait face à un parti
02:16qui est ouvertement factieux ?
02:17Parce que j'ai lu dans les colonnes du journal du dimanche
02:19l'interview de Laurent Wauquiez,
02:20qui parle de faire un cordon sanitaire
02:22autour de la France Insoumise.
02:24Pourquoi pas ?
02:25Mais à quoi il ressemble, ce cordon sanitaire ?
02:27Parce que je n'entends pas Laurent Wauquiez
02:29dire clairement qu'il appellera à voter pour le RN
02:31s'il y a un second tour
02:33face à Jean-Luc Mélenchon en 2027.
02:35Je n'entends pas Laurent Wauquiez
02:37expliquer qu'il va faire une primaire de la droite
02:40où il va ouvrir jusqu'au Rassemblement National.
02:42C'est bien joli d'appeler à faire
02:44un cordon sanitaire contre LFI.
02:45Mais avec qui ?
02:47Parce que c'est quand même ça, la question.
02:48Le jour où j'aurai le président du groupe LR
02:52à l'Assemblée qui dira texto
02:53face à Jean-Luc Mélenchon,
02:55j'appelle à voter pour Jean-Luc Bardella
02:56ou Marine Le Pen,
02:57là, on en reparlera.
02:58Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
02:59Avançons et continuons de parler de ce climat
03:02où l'ultra-gauche et l'extrême-gauche
03:05est omniprésente.
03:07Et c'est très intéressant de voir que
03:10malgré le drame qu'il y a eu en France,
03:13le drame qui a sidéré la France
03:15et le meurtre barbare de Quentin,
03:17il n'y ait pas eu une sorte d'union sacrée
03:19pour dire, écoutez, la violence en politique,
03:22ce n'est pas possible, cette violence-là.
03:24On ne peut pas tuer quelqu'un pour ses idées.
03:26On ne peut pas le tuer aussi,
03:27quelles que soient les conditions d'ailleurs.
03:29Et les conditions sont atroces.
03:30Il faut faire toute la lumière
03:31sur cette violence de l'ultra-gauche.
03:33Et on va parler justement des universités.
03:36On sera dans quelques instants
03:37avec Fabrice Ballange,
03:38professeur d'université à Lyon 2.
03:40Nos confrères du Figaro ont pu consulter
03:42une boucle WhatsApp sur laquelle
03:44des enseignants de Sciences Po Paris
03:46débattent de l'actualité.
03:48Et sur cette boucle,
03:50qui regroupe plus de 200 enseignants,
03:53on parle évidemment de la mort du jeune Quentin.
03:55Problème, loin de débattre,
03:57certains en sont venus sur ce groupe
03:59à justifier la mort de Quentin.
04:02C'est le cas particulièrement
04:03de deux professeurs.
04:04Mathis Lang nous explique tout.
04:07Le premier est professeur de sport.
04:09Alors qu'un article sur la mort de Quentin
04:11est partagé dans le groupe,
04:12il réagit sans détour.
04:14Selon lui, la victime est un militant nationaliste
04:17qui était là pour protéger
04:18les racistes transphobes de Némésis.
04:21Et d'ajouter, Raphaël Arnaud,
04:22c'est un antifasciste,
04:23le mec mort, un néo-nazi.
04:25Le Figaro raconte que les débats sont touleux.
04:28L'un des membres tente de temporiser.
04:30Mais un autre professeur,
04:31chargé d'un cours d'économie,
04:33rue Saint-Guillaume,
04:33revient à la charge et enfonce le clou.
04:36Ces nazillons ont récolté
04:37ce qu'ils cherchaient.
04:38Et ce, à plus d'un titre,
04:39dit-il.
04:40Une atmosphère habituelle
04:42dans l'enseignement supérieur,
04:43mais aussi l'éducation nationale.
04:45D'après Marie, professeur,
04:47elle intervenait dans
04:48Eliott de Valais-vous.
04:48Il y a quand même une espèce
04:49de calotte de gauche
04:51qui règne en maîtresse,
04:52qui fait que lorsque vous êtes
04:54vous-même enseignant
04:55et que vous n'adhérez pas
04:56à ces idées-là,
04:57vous êtes nazifié,
04:58extrême-broitisé automatiquement.
05:00Interrogée sur cette affaire,
05:01la direction de Sciences Po
05:02indique qu'elle ignorait
05:03l'existence de ses propos,
05:05tenue de façon informelle,
05:06et d'y examiner
05:07leurs implications juridiques.
05:09On est en direct
05:10avec Fabrice Balanche.
05:11Merci d'être avec nous.
05:12Vous êtes professeur
05:14et conférencier
05:15à l'université Lyon 2.
05:18Vous êtes spécialiste
05:19du Prochet et Moyen-Orient.
05:20Merci d'être en direct
05:21dans Eliott de Valais-vous.
05:23D'abord, peut-être un mot
05:25sur le climat
05:26qui règne en France
05:27depuis une semaine.
05:30Vous connaissez très bien Lyon.
05:32D'ailleurs, vous aviez ciblé
05:33la semaine dernière
05:34la responsabilité.
05:35Vous êtes l'un des seuls
05:35d'avoir le courage
05:36de le faire.
05:37La responsabilité
05:38de Sciences Po Lyon
05:39qui a accueilli
05:42Rima Hassan,
05:42accueilli comme une rockstar,
05:44Fabrice Balanche.
05:45Oui, tout à fait.
05:47Sciences Po Lyon
05:49organise régulièrement
05:50des conférences
05:53où systématiquement,
05:53en fait,
05:54c'est des gens de gauche
05:54qui sont invités,
05:55essentiellement de LFI d'ailleurs,
05:57un socialiste,
05:57un écologiste de temps en temps,
05:58mais il y a Bonpart
05:59qui est déjà venu.
06:01Il règne évidemment
06:02à Sciences Po Lyon
06:03comme dans les autres universités,
06:05cette domination
06:06de l'extrême-gauche,
06:08de la gauche,
06:10qui prend en otage
06:11ensuite le reste
06:12des étudiants
06:14et puis du corps enseignant,
06:16y compris la direction.
06:19Sciences Po Lyon,
06:20si vous voulez,
06:20c'est un incubateur
06:21de militants,
06:23d'élus
06:25pour la gauche,
06:27l'ancien directeur,
06:28Renaud Perre,
06:29vice-président
06:30de la métropole de Lyon
06:32avec Bruno Bernard,
06:33donc l'alliance gauche écologiste
06:35et même son directeur
06:36de campagne aujourd'hui.
06:37Vous avez énormément
06:38d'élus
06:39de la métropole,
06:40de la ville
06:41qui vont intervenir
06:44dans Sciences Po.
06:46Puis bon,
06:47la maire du 7e arrondissement,
06:49une jeune diplômée
06:50justement de Sciences Po Lyon.
06:51Enfin,
06:52il y a une porosité énorme
06:53entre Sciences Po
06:54et les collectivités locales lyonnaises
06:58de gauche,
06:59ce qui vous explique d'ailleurs
07:00qu'on ne peut pas s'opposer
07:02à l'avenue de Rima Hassan
07:03puisque vous avez évidemment
07:06en vue des élections municipales
07:07cette gauche
07:08qui lorgne
07:10sur les voies
07:11de LFI.
07:13Donc il faut aussi expliquer
07:15pourquoi
07:15il se succède
07:17à Sciences Po Lyon
07:17et que la directrice
07:19n'ait pas fait
07:19comme à Sciences Po Paris
07:21obstacle
07:22à sa venue
07:23sachant évidemment
07:24ce qui allait se passer.
07:26Et comment vous expliquez
07:27cette impunité
07:29de l'extrême-gauche ?
07:30Oui,
07:31et puis ce manque
07:32de responsabilité
07:34du côté de la direction.
07:35C'est-à-dire que
07:35dans un pays
07:38peut-être plus...
07:40dans un pays
07:41déjà allait dire normal,
07:42c'est peut-être pas le bon terme,
07:44mais une telle situation
07:47entraînerait
07:48eh bien aussi
07:49peut-être la démission immédiate
07:51de la directrice
07:52de Sciences Po Lyon.
07:53Ce n'est pas le cas
07:54une semaine plus tard.
07:55Non,
07:56ce n'est pas le cas.
07:56Bon, il faut dire
07:57qu'ils vont changer
07:58la direction
07:58au mois de juillet
07:59de façon normale,
08:00donc peut-être
08:02qu'elle démissionnera,
08:03mais c'est vraiment
08:04en fin de mandat
08:05qu'elle démissionne
08:06à ce moment-là.
08:08On verra
08:08les implications
08:10juridiques ou autres.
08:12L'impunité fait
08:13que les universités,
08:14les instituts
08:15d'études politiques
08:16sont autonomes,
08:18malheureusement.
08:19Donc avec des conseils
08:20d'administration
08:20qui sont issus
08:22du co-enseignant,
08:23des étudiants,
08:25des syndicats
08:26de l'administration
08:27qui sont évidemment
08:27toutes à gauche
08:28ou à l'extrême-gauche,
08:30donc ils se protègent,
08:32ils se considèrent aussi
08:33comme des citadelles
08:34de résistance
08:35face à l'offensive
08:37trumpiste
08:38qui,
08:38soi-disant,
08:39règne sur
08:40l'université française
08:42en ce moment.
08:43Fabrice Balance,
08:44pardonnez-moi de vous couper,
08:45mais j'ai l'esprit
08:45d'escalier.
08:46Est-ce que vous-même,
08:47qui avez été victime
08:48de ces milices
08:49d'ultra-gauche,
08:51notamment
08:51il y a quelques mois,
08:53alors que même
08:53vous étiez dans
08:54l'université de Lyon 2
08:56en train de donner
08:57votre conférence,
08:58est-ce que vous avez déjà
08:59été ciblé par la jeune garde
09:01directement ?
09:03Alors,
09:04je n'en sais rien,
09:05il y a pas mal de tags
09:07qui me dénoncent,
09:09Balanche dégage,
09:10Balanche cache-toi,
09:11il y a eu aussi
09:11toute une campagne
09:12d'affichage
09:13entre Sciences Po Lyon
09:14d'ailleurs
09:14et l'université Lyon 2
09:16sur les quais
09:18où on me traite
09:19d'extrême-droite,
09:21je ne sais pas
09:22qui il y a derrière
09:23parce qu'ils avancent
09:24masqués
09:25tous ces gens-là.
09:27Donc depuis
09:27le mois d'avril
09:292025,
09:29lorsqu'il y a un commando
09:31qui est venu
09:31interrompre mon cours
09:32au cri de racisme
09:33sioniste,
09:34c'est vous les terroristes,
09:35je suis stigmatisé
09:37en permanence
09:39dans toute la ville.
09:40Alors je ne sais pas
09:41qui il y a derrière
09:41mais il se peut évidemment
09:42qu'il y ait des militants
09:43de la jeune garde
09:44derrière cette stigmatisation
09:46bien sûr.
09:46Merci.
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