Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Les deux syndicats contestataires, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, vont boycotter l'inauguration par Emmanuel Macron, notamment à cause de la gestion du gouvernement de la dermatose nodulaire bovine ou encore la signature du Mercosur. Le président est arrivé au Salon ce 21 février pour l’inaugurer.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va toute la journée aller voir les différents stands avec la ministre de l'Agriculture.
00:05Aujourd'hui je veux ici redire un mot pour ce salon, l'importance de celui-ci et inviter nos compatriotes
00:12à y venir
00:13parce que c'est au fond la ferme française qui montre ses produits, ses productions, ses producteurs,
00:18qui met à l'honneur la force de notre agriculture, de nos industries agroalimentaires aussi,
00:25qui comme vous le savez sont une force pour le pays.
00:28Avec au fond dans cette période un mot d'ordre qui est que nous voulons continuer de produire, de préserver,
00:36de protéger,
00:36produire parce que c'est important pour à la fois la souveraineté alimentaire que nous défendons,
00:41c'est important pour nos territoires, c'est ce qui va conduire d'ailleurs à la défense d'une PAC
00:46ambitieuse
00:46que nous portons avec le gouvernement, c'est ce qui va conduire aussi, ce qui conduit depuis plusieurs mois encore
00:52à simplifier les choses
00:53et à ce titre, plusieurs décrets ont été pris ces derniers jours, ces dernières semaines par la ministre,
00:58pour accélérer les choses, continuer de simplifier, une loi d'urgence est en préparation,
01:03il y a beaucoup de choses qui permettent justement de simplifier la vie de nos exploitants,
01:07de produire davantage et de continuer à tenir cette force.
01:11Deuxième élément, c'est préserver notre eau, nos sols, notre biodiversité,
01:15qui est le trésor aussi dont ont besoin nos agriculteurs.
01:18On a sorti beaucoup de projets depuis ces deux dernières années sur l'eau,
01:23on a eu une accélération la récente encore avec une quinzaine de projets qui ont été sortis,
01:27qui étaient attendus.
01:28On sait parfois que dans certains territoires, c'est encore des sujets très sensibles,
01:32mais il faut continuer d'avancer sur ce chemin qui est absolument essentiel.
01:36Et puis protéger, parce qu'il ne faut avoir aucune naïveté,
01:40on a besoin dans le contexte international de protéger notre agriculture.
01:43C'est ce qui fait qu'on défend les clauses sauvegardes, les clauses miroirs,
01:48c'est-à-dire qu'on veut au fond que les mêmes règles du jeu s'appliquent à ceux qui
01:51veulent importer chez nous.
01:53C'est ce qui a justifié notre opposition au Mercosur,
01:57c'est ce qui justifie aussi notre constance sur ces débats au niveau européen.
02:01On doit protéger notre capacité agricole à produire.
02:05Voilà dans ce contexte ce que nous venons défendre ici pour nos agriculteurs,
02:09nos exploitants agricoles, mais aussi toutes nos industries agroalimentaires,
02:12qui, je le rappelle, c'est la première industrie de France, c'est l'industrie agroalimentaire.
02:17C'est un contexte un peu particulier parce que, comme vous le voyez dans ce premier hall,
02:22il n'y a pas de bovins.
02:24C'est un choix qui a été fait, nous le respectons.
02:27Mais je veux ici dire que, par les choix sanitaires qui ont été défendus par le gouvernement, par la ministre,
02:33on peut se féliciter d'être en train de gagner quand même le combat durablement contre la dermatose.
02:40Et depuis le début d'année, on n'a plus de cas de DNC.
02:42Alors, la prudence a conduit à prendre ces décisions il y a plusieurs mois maintenant.
02:47Je suis respecté et j'ai été heureux de pouvoir rendre hommage à l'égérie de cette année,
02:53qui, pour la première fois depuis la création du salon, était donc une vache de Martinique.
02:58Ça permet de rendre aussi hommage à l'importance de nos territoires ultramarins.
03:02Ce qui fait qu'avec la ministre des Outre-mer et la ministre de l'Agriculture,
03:06nous irons tout à l'heure aussi voir l'ensemble des filières agricoles dans nos Outre-mer.
03:11Je veux leur rendre hommage parce qu'on a une stratégie alimentaire,
03:14une stratégie agricole dans nos Outre-mer qui est très importante,
03:18qui vise à poursuivre l'autonomie.
03:20Et dans des territoires qui, ces derniers, ont été particulièrement touchés,
03:24je pense tout particulièrement évidemment à Mayotte,
03:27la réunion et la Nouvelle-Calédonie qui, raisons différentes, mais ont beaucoup souffert.
03:33On va continuer là aussi à se battre pour notre agriculture en Outre-mer,
03:37pour défendre un poséi ambitieux, pour consolider et moderniser le déadome
03:41et pour poursuivre cet objectif à la fois de souveraineté alimentaire de nos Outre-mer
03:45et d'intégration régionale.
03:47Et puis ce salon accueille un pays à l'honneur.
03:50On avait le Maroc l'année dernière, vous vous en souvenez.
03:52On est très fiers d'avoir la Côte d'Ivoire,
03:54pour ça que la ministre est aussi là à nos côtés,
03:58pour pouvoir accompagner les ministres, les quatre ministres de Côte d'Ivoire
04:01qui sont ici présents.
04:03Et c'est là aussi une grande agriculture du continent africain.
04:06Ce sera au cœur du sommet de Nairobi du mois de mai prochain.
04:09Les partenariats agricoles entre la France et l'Afrique.
04:13Et là aussi, on a une agriculture extrêmement complète, plurielle en Côte d'Ivoire.
04:17Mais on le sait très bien, le cacao en particulier est une filière forte
04:20qui a eu une année florissante l'année dernière.
04:24Et on s'en félicite pour nos amis ivoiriens.
04:27Donc je suis très heureux que la France puisse mettre la Côte d'Ivoire
04:30à l'honneur pour ce salon en 2026.
04:32Donc voilà les principaux enjeux à la fois du salon de cette journée.
04:36Redire ici l'ambition et le soutien.
04:37Et permettez-moi de terminer en ayant un mot évidemment
04:40pour nos exploitants agricoles et plus largement tous nos compatriotes
04:44qui ces derniers jours et aujourd'hui encore vivent dans les inondations
04:48et les grandes difficultés climatiques.
04:51Le Sud-Ouest, l'Ouest français, en ce moment les pays de la Loire souffrent beaucoup.
04:55Je veux remercier l'ensemble des services de l'État et des élus
04:58qui sont à leur côté et qui ont répondu aux urgences.
05:01Et je veux ici redire à l'ensemble de nos compatriotes
05:05qui sont touchés par ces inondations que le gouvernement est mobilisé.
05:10Le Premier ministre et les ministres compétents
05:11ont mis en place l'ensemble des dispositifs pour accompagner,
05:16prendre les arrêtés catastrophes naturelles
05:18qui permettront d'indemniser au plus vite
05:21et accompagner sur, on le sait, tous les leviers
05:23de raccordement à l'énergie, aux télécommunications
05:27et puis d'accompagnement en matière d'assurance.
05:29En tout cas, on est à leur côté.
05:30Monsieur le Président, vous avez dit la surdurale menacée hier de boycotter.
05:34Est-ce que vous allez quand même les rencontrer sur la part ?
05:36Tous les syndicats sont les bienvenus derrière le ruban
05:38et je verrai ensuite avec la ministre ambilatérale
05:42chacun des syndicats qu'il souhaite.
05:43Et je pense que c'est des moments où tout le monde doit être derrière la ferme française.
05:50Ce n'est pas un moment de division, le salon.
05:53C'est un moment où on montre à l'ensemble des familles qui veulent venir,
05:57des Françaises, des Français du monde entier,
05:59la richesse de nos productions, leur diversité.
06:01C'est un moment de fierté.
06:02Voilà, donc nous sommes à leur disposition
06:05et je pense que c'est un moment où l'unanimité doit prévaloir.
06:07Mais ils ont répondu à votre proposition ?
06:09On va voir juste après qu'ils ont coupé le ruban.
06:11Je ne sais pas la réponse.
06:12En tout cas, nous, on sera là pour eux.
06:13C'est un grand rendez-vous depuis maintenant 62 ans qui permet, je le disais,
06:21d'exprimer cette fierté française, la fierté de la production agricole,
06:26la fierté aussi de nos territoires.
06:28Et je crois que c'est aussi ça qui fait que la France a un rapport à l'agriculture
06:33qui est évidemment un rapport économique parce que c'est un grand secteur économique,
06:37c'est un très grand secteur d'export et d'excellence française.
06:41Il faut en être fier.
06:42C'est un secteur qui continue d'attirer les jeunes.
06:44On sera avec beaucoup de jeunes là de lycées agricoles, d'agro-parmisec et autres.
06:48Et c'est aussi une fierté de nos territoires.
06:51Et c'est cette France qu'on aime, c'est-à-dire celle des terroirs, des climats,
06:56qui aiment la spécificité de ces vins, de ces fromages,
06:59de ces races de viande, de ces cultures végétales.
07:02Et c'est tout ça qu'on vient ici présenter.
07:05Et je crois que c'est un petit voyage en France que font nos compatriotes
07:08quand ils viennent ici au salon.
07:10Donc je pense que ça doit être aussi un moment de joie,
07:13un moment en famille, un moment de découverte.
07:16Et il faut que ça reste cela.
07:18En parallèle de ce salon, il y a cette manifestation sous tension
07:21qui va se dérouler à Lyon aujourd'hui.
07:23Est-ce que vous êtes inquiet de la tournure ?
07:26Écoutez, j'appelle moi tout le monde au calme.
07:28Et le gouvernement évidemment est très vigilant.
07:30Le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur seront vigilants
07:33pour que les choses se passent du mieux possible.
07:37Je pense que c'est d'abord un moment de recueillement et de respect
07:43pour notre jeune compatriote qui a été tué, pour sa famille, ses proches.
07:47Et ça doit d'abord être cela.
07:49Et ensuite, c'est un moment d'exigence et de responsabilité.
07:53Je tiendrai en début de semaine une réunion avec le Premier ministre
07:57et les ministres concernés pour faire un point complet
08:00sur l'ensemble des groupes d'action violente qui sévissent
08:04et qui ont des liens avec les partis politiques, quels qu'ils soient.
08:07Maintenant, il faut que tout le monde soit responsable.
08:09Dans la République, aucune violence n'est légitime.
08:13Dans la République, il n'y a que les forces républicaines
08:17qui peuvent agir parce qu'elles protègent
08:19et elles protègent un ordre républicain.
08:21Il n'y a pas de place pour les milices d'où qu'elles viennent.
08:23Voilà. Et là, il faut être totalement intraitable.
08:25Est-ce qu'il y a une réunion pour quoi faire, M. le Président ?
08:27Parce qu'on voit que quand ces groupes sont dissous,
08:29ils se reconstituent, il y a eu ce drame.
08:30Qu'est-ce que vous pouvez faire ?
08:31Mais d'abord, pour faire le point justement sur tout cela
08:34et ensuite pour que le gouvernement puisse précisément voir
08:37avec l'ensemble des forces qui ont des liens,
08:40qu'il y ait des dissolutions qui soient faites
08:42et que les mesures suivent.
08:43C'est une responsabilité de chacun.
08:45Est-ce que vous estimez que le comportement de la France insoumise...
08:48Je ne ferai pas de commentaire politique.
08:49J'ai déjà tout dit là-dessus.
08:50M. le Président, sur l'aide,
08:53vous assurez que les pays de Sud-Amérique
08:55vont respecter les normes sanitaires
08:57par rapport à l'euro, vous savez qu'il y a un autre.
09:00D'abord, nous, on a une position claire.
09:02On pense que le contenier passe.
09:04C'est pour ça qu'on s'est opposés.
09:07Ensuite, on a obtenu avec la ministre ces derniers mois
09:11le doublement des contrôles.
09:12Donc on va s'assurer que les contrôles soient faits.
09:13C'est aussi pour ça qu'on est candidat.
09:15D'ailleurs, pour accueillir l'Union douanière européenne,
09:16je pense qu'il faut être beaucoup plus exigeant dans les ports,
09:19les aéroports, pour que les contrôles soient effectifs.
09:22Et ensuite, en effet, pour qu'on remonte,
09:23qu'on regarde les capacités à produire.
09:26C'est aussi pour ça qu'on a beaucoup tenu aussi
09:28à la clause de sauvegarde.
09:30Et ça, on se félicite, on a eu ces avancées
09:32qui étaient une forme de frein d'urgence.
09:35Après, nous, on sera extrêmement vigilants
09:37dans cette période, mais on n'y est pas encore.
09:38Vous avez eu là un vote du Parlement européen
09:41qui a conduit à saisir la Cour de justice.
09:43On est encore dans les procédures,
09:44donc ça ne s'applique pas au moment où je vous parle.
09:46Voilà.
09:47Mais nous, on a la même préoccupation,
09:48la même vigilance.
09:49On veut que les règles qui se sont appliquées,
09:52qui s'appliquent à nos producteurs,
09:55pour des raisons qui sont des raisons de santé publique,
09:58elles ont été prises pour que votre alimentation
10:00soit de la meilleure qualité possible,
10:02pour vous protéger.
10:04La logique et le bon sens
10:06nous conduisent à dire que quand on importe les produits,
10:09on veut être sûr de la même chose.
10:10Sinon, on serait fous.
10:11C'est-à-dire qu'on mettrait des règles à nos producteurs
10:13pour ensuite faire prendre des risques aux consommateurs
10:15avec des produits qu'on importe.
10:17C'est un peu chadokien.
10:18On ne veut pas ça.
10:20Mais on est là-dessus.
10:22Pour moi, on n'a pas encore toutes les garances.
10:25Vous avez pris à vous impliquer
10:26pour sauver le budget français ?
10:29Je vous rassure, je ne suis pas prêt à m'impliquer.
10:31Je me suis toujours battu pour qu'on en ait une.
10:33Je l'ai fait la dernière fois.
10:34Quand on avait beaucoup de menaces au moment du Brexit,
10:37beaucoup de gens nous disaient
10:37vous n'aurez pas votre PAC, etc.
10:39On a réussi à maintenir notre montant.
10:42Et moi, je l'ai dit, on s'est battu.
10:44On a obtenu déjà une amélioration
10:46de la copie substantielle l'année dernière.
10:48Et nous, on veut ici pouvoir dire
10:50que les revenus pour nos exploitants agricoles
10:52seront garantis dans la prochaine PAC.
10:54Et c'est à la fois dans les discussions européennes
10:56et avec le budget français.
10:58Mais je pense qu'il est très important,
10:59c'est qu'on se batte pour à la fois garantir
11:02justement ces montants-là,
11:04mais qu'on se batte aussi pour obtenir
11:06les montants qui vont permettre
11:08de moderniser nos exploitations agricoles
11:10et notre industrie agroalimentaire.
11:12Et donc, ce n'est pas simplement défensif
11:14l'approche que nous avons.
11:15On est convaincus avec le gouvernement,
11:16avec la ministre,
11:17que nous devons, dans beaucoup de filières,
11:20moderniser la production,
11:21parfois l'aval,
11:22notre capacité à transformer
11:23pour mieux valoriser encore nos produits.
11:26Les difficultés qu'on a,
11:27et qu'ont certaines filières,
11:29cette année, on le sait,
11:29on a une grande difficulté sur la viticulture,
11:31par exemple.
11:32Alors, c'est beaucoup les événements climatiques,
11:33c'est aussi les changements de consommation.
11:36Elles ont donné lieu à des décisions difficiles
11:40pour lesquelles on accompagne nos exploitants.
11:42Mais il faut aussi permettre à certains
11:44de moderniser, de changer leur pratique.
11:46On sait qu'on a des difficultés
11:47dans les grandes cultures en ce moment,
11:49parce que les cours sont mauvais,
11:50les coûts de production ont monté.
11:52On y fait face là aussi en se battant
11:54pour que, par exemple,
11:56les engrais soient sortis
11:57du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.
11:59Et ça, on continue le combat.
12:00On a déjà beaucoup amélioré,
12:02mais on a les derniers maîtres à faire.
12:03Mais à côté de ça,
12:05on a aussi à améliorer l'aval,
12:07c'est-à-dire à mieux transformer
12:08ce que nos grandes cultures produisent
12:09pour être moins dépendants des cours mondiaux.
12:11Et ça, c'est un volet, je dirais,
12:13plus offensif,
12:14qu'on veut aussi obtenir à Bruxelles.
12:16C'est comment moderniser
12:17l'agriculture et l'agroalimentaire en Europe.
12:21Est-ce que la décision des États-Unis
12:23de la cause suprême
12:24sur les droits de douane imposés par Trump
12:26est un soulagement ?
12:27Est-ce que ça change concrètement quelque chose ?
12:29Écoutez, je n'ai pas l'habitude de commenter
12:31ce qui se passe dans les autres pays.
12:33Je pense que c'est...
12:34D'abord, je pense que ça invite tout le monde à réfléchir.
12:39Ça semble pas mal d'avoir des cours suprêmes
12:41et donc un État de droit.
12:43Pour ceux qui pensent que les cours suprêmes,
12:44c'est des problèmes dans la vie politique,
12:47une cour suprême, elle a regardé la Constitution
12:48et elle a dit que ce n'est pas conforme à la Constitution.
12:51Là, tout le monde dit que c'est formidable.
12:53Voilà.
12:53C'est bien d'avoir des pouvoirs et des contre-pouvoirs
12:56dans des démocraties.
12:59Sans féliciter.
13:00Bon.
13:02Ensuite, il ne faut pas aller trop vite non plus
13:04parce que je constate que le président Trump,
13:06quelques heures, a dit qu'il avait repris des textes
13:08pour avoir de nouveaux tarifs, mais alors ceci plus limité
13:11et pour tout le monde.
13:13Donc on va regarder.
13:14On va regarder exactement les conséquences,
13:17ce qui peut être fait et on va s'adapter.
13:20Au fond, nous, qu'est-ce qu'on veut ?
13:22On va continuer à exporter
13:24nos produits agricoles, agroalimentaires,
13:26notre luxe, notre mode,
13:29nos cosmétiques, notre aéronautique.
13:32Oui, je l'ai mis dans l'agroalimentaire.
13:33Enfin, tout ce sur quoi on est bon à l'export.
13:35Avoir d'autres produits à l'export
13:36parce qu'on continue de réindustrialiser le pays.
13:39Et le faire avec les règles les plus loyales qui soient.
13:41Et donc les plus loyales qui soient,
13:43c'est de la réciprocité
13:44et pas subir des décisions unilatérales.
13:47Donc si ça permet de pacifier les choses,
13:49voilà, c'est bien.
13:51Et je pense qu'il faut plutôt être dans une logique
13:54d'apaisement à l'international
13:56et de continuité dans la modernisation
13:59de notre économie dans toutes ces filières.
14:01Voilà, je vais aller ouvrir.
14:03Vous êtes liable, vous êtes modernisé.
14:05Est-ce que ça passe par liable, modernisé ?
14:07Oui, ça en fait partie.
14:08Vous savez, quand la ferme française doit se moderniser
14:11dans beaucoup de domaines,
14:12gagner en productivité, en compétitivité,
14:15on sait l'importance de la robotique, de la génomique,
14:18on sait l'importance de l'accompagnement,
14:19de la transformation des structures,
14:20et l'IA en fait partie.
14:22D'ailleurs, on a beaucoup d'exploitations
14:23où on met de l'IA et de plus en plus.
14:25Ça change la vie de nos éleveurs.
14:29Quand vous avez de l'IA, des systèmes qui captent,
14:32vous ne levez pas pareil la nuit au moment du volage,
14:35vous accompagnez vos bêtes de manière, je dirais, plus souple.
14:39Ça permet de préserver du temps pour nos éleveurs.
14:42Pour ne citer que cet exemple,
14:44on améliore aussi la productivité de nos champs,
14:49la diversité, parce qu'on mesure mieux.
14:51Et en fait, ça permet de mieux agréger les données.
14:53Donc l'IA a aussi sa place dans l'agriculture
14:56pour améliorer les choses.
15:00Pas du tout.
15:02Non, mais je pense que c'est une erreur.
15:05Non, alors d'abord, ça c'est une erreur,
15:06parce qu'il ne faut pas regarder les discours de 2017
15:09avec les yeux d'aujourd'hui.
15:11Il y a énormément de filières qui ont réussi
15:12avec la montée en gamme,
15:13et ça a été adapté dans des filières.
15:15Et d'ailleurs, on a vu tout ce qu'on a réussi à faire,
15:17par exemple dans le lait, pour en citer qu'une.
15:19Et à la fois, la montée en gamme,
15:22l'égalisme, l'organisation des producteurs
15:23a très bien marché.
15:25Il y a d'autres filières qui n'ont pas réussi
15:26à s'organiser, pour certaines.
15:28Et puis après, il y a un monde qui a changé.
15:31C'est-à-dire que depuis 2017,
15:33au cas où vous n'auriez pas été dûment informés,
15:36il y a eu une pandémie mondiale de Covid.
15:39Il y a eu la guerre en Ukraine
15:41qui a totalement changé les choses
15:43et une transformation géopolitique.
15:44En 2017, pour prendre qu'un exemple
15:46sur les grandes cultures que j'évoquais,
15:48ont exporté vers la Russie du blé.
15:51On exportait.
15:52Au moment où je vous parle,
15:53la Russie, elle l'exporte dans le monde entier.
15:56Pourquoi ?
15:57Réchauffement climatique.
15:58En 7 ans, 8 ans de temps,
16:00le réchauffement climatique fait que la Russie,
16:02qui avait du mal à avoir une production de blé stable par an,
16:05elle en a deux très rentables aujourd'hui.
16:07Je cite que cet exemple.
16:09Mais il y a un bouleversement complet des marchés.
16:10Et la guerre en même temps a fait que les filières
16:12par lesquelles on avait nos engrais qui arrivaient à Bakou
16:15a été complètement rompue.
16:17Donc elle a fait monter nos coûts de production
16:18en même temps que ceux de l'énergie.
16:20Donc il y a eu énormément de perturbations géopolitiques,
16:22de changements aussi des goûts,
16:24qui fait qu'il ne faut pas avoir une approche monothématique.
16:28D'ailleurs, le discours des Rungifs
16:29n'était pas que sur la montée en gamme.
16:31Il était sur une approche de revenus,
16:32des contrats de filières,
16:34et une approche qui était revenu et transition.
16:36Et donc, on a constamment adapté celui-ci.
16:40Je note aussi que dès 2019,
16:42j'ai eu un discours de souveraineté alimentaire
16:44au moment où peu en parlait, avant le Covid,
16:46et où nous avons déployé une politique
16:48de souveraineté protéinique
16:49qui était une première depuis 60 ans.
16:51Donc on a à chaque fois adapté les choses
16:54parce qu'il faut les adapter dans un monde qui change.
16:56Et c'était un discours qui était adapté au moment,
16:59qui a produit des résultats.
17:00Le discours de 2019 sur la souveraineté alimentaire
17:03et la souveraineté protéinique, l'était aussi.
17:05Et là, nous continuons d'agir avec ce triptyque
17:07que j'ai rappelé, produire, préserver, protéger.
17:11Merci beaucoup.
17:12On va ouvrir le salon pour que tout le monde puisse rentrer.
Commentaires

Recommandations