00:00 Écoutez, on est de moins en moins sûr que le président sera vraiment en mesure de couper ce ruban.
00:04 Tout simplement parce que je me trouve précisément à l'endroit où cette inauguration doit avoir lieu,
00:09 effectivement aurait dû avoir lieu d'ailleurs il y a de longues minutes maintenant.
00:13 Si vous regardez sur les images d'Arnaud Pétier, vous voyez que les manifestants sont à quoi ?
00:18 Allez, 20, 30 mètres à peine.
00:20 Et la sécurité que vous voyez devant moi, ce sont, c'est la dernière ligne en quelque sorte,
00:25 ce sont les agents du GSPR, le service de sécurité de la présidence de la République.
00:30 Ça n'arrive jamais, si vous voulez, que les manifestants se rapprochent à ce point de ce service du GSPR,
00:36 qu'ils soient à ce point menacés.
00:39 Alors pour l'instant, ce sont des cris, des huées, il n'y a pas de violence à proximité.
00:43 Mais on est dans une situation absolument inédite sur un déplacement du président de la République.
00:48 D'ailleurs, vous avez vu l'émotion d'Emmanuel Macron tout à l'heure lorsqu'il a répondu à nos questions.
00:52 Et franchement, dans le brouhaha, dans le bruit, dans les violences possibles,
00:56 vous voyez encore la sécurité qui court, qui se rapproche, qui essaye de renforcer ce dernier rang ici,
01:03 juste avant le ruban qui doit être coupé dans les minutes qui viennent par Emmanuel Macron.
01:07 On a du mal à imaginer Emmanuel Macron arriver là tout de suite.
01:11 Et puis d'ailleurs, il a rappelé, il veut que ce salon se passe dans le calme, c'est sa priorité.
01:16 Et sa venue ne serait pas un facteur de calme.
01:19 Au contraire, ça provoquerait certainement de la colère et du désordre supplémentaire.
01:23 – Je vous avais assisté à des centaines de prises de parole d'Emmanuel Macron.
01:27 Et il y a plusieurs éléments qui nous ont frappé sur celles à laquelle on vient d'assister.
01:31 C'est la colère à laquelle vous faisiez allusion, qui est une colère rare chez le président.
01:35 Et puis il avait des notes aussi.
01:37 Et ça, ça dit quelque chose de la tension et du caractère délicat de ce qu'il devait dire.
01:45 – C'est vrai, la colère d'abord, on l'a vu littéralement les larmes aux yeux.
01:50 J'étais en face de lui et à un moment notamment
01:52 quand il a évoqué ce dossier sensible des soulèvements de la terre.
01:55 Vous savez, cette invitation qui apparemment n'a pas été lancée par le président de la République
02:00 mais qui serait une erreur de communication de ses conseillers.
02:04 Il est entré dans une colère noire que personnellement je n'avais jamais vue.
02:09 Et il avait les larmes aux yeux Emmanuel Macron.
02:12 Ces notes, c'est vrai que c'est important de le souligner.
02:14 Il n'en a jamais ou pas.
02:16 En tout cas, quand il les a, il ne les suit pas.
02:19 Et c'est vrai que là, dans ce moment de grande tension,
02:21 il s'est appuyé longuement sur ces notes qu'il avait rédigées lui-même.
02:25 D'ailleurs, on a bien vu que c'était son écriture sur ces petites feuilles de papier.
02:30 Voilà, il y a eu une situation inédite.
02:32 Très franchement, dans l'entourage du président de la République,
02:35 on voit aussi des visages assez blêmes depuis tout à l'heure.
02:38 Tout le monde a un peu envie d'en finir.
02:40 Et c'est vrai qu'on attend finalement le moment où le président dira,
02:45 ou ne dira pas d'ailleurs, s'il maintient ou s'il annule cette visite.
02:49 On s'oriente plutôt vers une annulation
02:52 ou une visite extrêmement raccourcie dans le contexte.
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