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  • il y a 8 heures
Une récente étude alerte : 44 % des musulmans de France estiment que les règles de l’islam, sont plus importantes que celles de la loi française. Pour comprendre ce phénomène et mesurer l’ampleur d’une possible islamisation de la société, enquête sur le terrain, aux quatre coins de la France. Dans des quartiers islamisés, où certains habitants ne reconnaissent plus leur ville.

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00:02Islam, religion monothéiste basée sur le Coran.
00:08Islam radical, interprétation extrême de l'islam, qui rejette le pluralisme et peut parfois justifier l'imposition de normes religieuses
00:16par la violence.
00:19Une récente étude de l'IFOP alerte. 44% des musulmans de France estiment que les règles de l'islam
00:26sont plus importantes que celles de la loi française.
00:31Pour comprendre ce phénomène et mesurer l'ampleur d'une possible islamisation de la société, enquête sur le terrain, aux
00:38quatre coins de la France.
00:40Dans des quartiers islamisés où certains habitants ne reconnaissent plus leur ville.
00:43Aujourd'hui, vous ne voyez plus beaucoup de gens qui ne sont pas endigés là-bas.
00:48Quand je sors de chez moi, c'est Bagdad, s'il vous plaît.
00:51J'ai l'impression qu'on se retrouve dans leur pays.
00:54Partout dans l'hexagone, l'islam radical s'installe à l'école.
00:57À la cantine, lorsque certains enfants mangent de la viande non halal, les autres se moquent d'eux.
01:03Certains produisaient des bruits de cochons pour se moquer.
01:06Dans les commerces, les restaurants, à travers le business du halal qui génère des milliards d'euros par an en
01:11France.
01:12Si demain après le mal, en tant que c'est pas halal, je viens et je le casse la figure.
01:16Ah ouais ? C'est comme ça.
01:17Et bien sûr, dans les espaces publics.
01:19Aujourd'hui, des piscines en plein Paris proposent des créneaux réservés aux femmes musulmanes, autorisant le port du Burkini.
01:26Salle de sport.
01:28C'est pour me renseigner, pour m'inscrire ?
01:30Pour les femmes ou c'est pour les femmes ?
01:31Les femmes, s'il vous plaît.
01:32Juste ressortir, entrer dans le parking, tout droit.
01:36Ou encore salon de coiffure, propose des espaces réservés aux femmes voilées, à l'abri du regard des hommes.
01:42C'est un paravent, c'est un paravent spécial en cache.
01:46Nous avons infiltré des librairies islamiques, où entre vêtements religieux et Coran, on trouve certains ouvrages véhiculant des discours de
01:53haine.
01:54Il est impossible de poser les limites entre homosexualité et maladie.
01:58Ce genre de livre, il y en a des milliers comme ça.
02:00On laisse permettre la haine, elle circule.
02:03Être homophobe, c'est condamnable en France.
02:07Témoignage d'imams qui dénoncent les amalgames entre islam, islamisme et radicalité.
02:12Et alerte sur les dérives d'une minorité.
02:14La première menace en France et en Europe, je le dis, je le répète, c'est l'islamisme.
02:19Moi, je crois à la majorité musulmane, celle de la majorité silencieuse.
02:23Il est intégré.
02:24Révélation sur le mystérieux réseau des frères musulmans.
02:27Il n'y a pas plus dangereux que les frères musulmans.
02:29Ils ont recruté la jeunesse pour être les minimes rangs de la République.
02:33Qui sont-ils ?
02:34Comment tentent-ils d'infiltrer la société française ?
02:37Nous avons rencontré un ancien membre de la sulfureuse organisation.
02:42Enfin, plongé dans le monde des influenceurs radicaux,
02:45qui encouragent via leurs réseaux sociaux une pratique rigoriste de l'islam.
02:49J'accepte la polygamie.
02:51Mais au-delà que j'accepte la polygamie, il n'y a pas de problème.
02:53Je vous demande juste de dédiaboliser les clichés autour de la polygamie.
02:59Des peuples, aujourd'hui, ils choisissent la soumission.
03:01C'est incroyable, ça.
03:03Ça marche sur la tête.
03:04Vous vous rendez compte ?
03:04Dans l'ombre, certains jouent avec les règles de la démocratie
03:07pour tenter d'imposer des normes contraires aux lois de la République.
03:11Islam radical, la France sous pression, décryptage d'un inquiétant phénomène.
03:21Dans le nord de la France, Roubaix, la ville la plus pauvre de l'Hexagone.
03:27Connue pour ses mille cheminées, mais aussi ses sept mosquées.
03:32Certains prétendent que Roubaix est devenue à majorité musulmane.
03:36Même si cette affirmation est invérifiable,
03:39il suffit de se promener dans le centre-ville
03:41pour constater une très forte présence de signes extérieurs religieux,
03:45femmes voilées et commerciales à tous les coins de rue.
03:49Même les salles de sport s'adaptent à une demande locale,
03:52avec des établissements réservés uniquement aux femmes.
03:58C'est pour moi, ça y est, pour m'inscrire ?
03:59Pour les hommes ou pour les femmes ?
04:01Les femmes, s'il vous plaît.
04:02Il faut juste ressortir.
04:03D'accord.
04:04Il y en a dans le parking, tout droit.
04:06Ici, de nombreuses femmes musulmanes viennent faire du sport entre elles
04:09pour éviter tout contact visuel avec des hommes.
04:17En l'espace de 20 ans, Roubaix s'est transformé.
04:20Même si tous les habitants ne se plaignent pas,
04:23certains ne reconnaissent plus leur ville depuis longtemps.
04:26Aujourd'hui, vous ne voyez plus beaucoup de gens
04:28qui ne sont pas en Dje là-bas ou de choses comme ça.
04:33J'ai l'impression de me retrouver en Afrique du Nord un peu.
04:36Bien souvent, les commerces sont islamisés,
04:39ou tout au moins, c'est plus maghrébin, en fait.
04:42Alors, résultat, nous, on ne fréquente pas trop ces quartiers-là.
04:46Quand les femmes voilées, on est habitué,
04:48il n'y a plus rien qui nous choque maintenant.
04:49Je pense que ça a vraiment bien changé,
04:51et c'est plus Roubaix comme avant.
04:53J'ai l'impression qu'on se retrouve dans leur pays.
04:56Quand je vois les femmes voilées, je me dis qu'on est en France,
04:58il faut vivre à la française, et puis voilà, quoi.
05:00Tout est permis, on ne leur fait rien, et ça ne va pas s'arranger.
05:04Alors, l'islamisation d'une ville comme Roubaix
05:07est-elle un sentiment ou une réalité ?
05:09Certains exemples concrets laissent peu de place au doute.
05:15En 2010, la ville était au cœur d'une polémique,
05:18car une célèbre enseigne de fast-food
05:19avait décidé d'expérimenter des hamburgers exclusivement halal.
05:23Même le maire socialiste de la commune
05:26avait porté plainte pour discrimination.
05:3015 ans plus tard,
05:31le halal est devenu la norme
05:33pour une grande majorité de ses enseignes.
05:36Nous décidons d'entrer dans l'une d'entre elles,
05:38sans savoir que nous allons assister
05:40à une scène lunaire.
05:42On peut appeler ce que ça peut ?
05:44Lui, d'or, on n'a pas pris à mon avis.
05:46Après avoir commandé son burger,
05:48ce client exige à l'équipier
05:50qu'on lui montre un certificat
05:51prouvant que la viande qu'il s'apprête à consommer
05:53est bien halal.
05:55Vous avez un nouveau trope ?
05:56Qu'est-ce que vous avez un halal ?
05:58Qu'est-ce que c'est annoncé sur...
06:00C'était aux infos,
06:01c'est seulement pour qu'on est roubés.
06:03Des explications insuffisantes pour le client
06:05qui menace de s'en prendre physiquement
06:07aux équipes du restaurant
06:08s'il n'obtient pas une preuve rapidement.
06:31De plus en plus agressif,
06:33le client s'impatiente.
06:36Appelez-le ou remboursez-moi,
06:37s'il vous plaît.
06:37Bien sûr, s'il vous plaît.
06:38Parce que là, c'est un truc de fou.
06:40À côté de lui, une femme s'inquiète quant à elle
06:42de la présence de bacon fabriqués avec du porc
06:45dans sa nourriture.
06:47Je ne sais même pas le bacon, normalement.
06:49Il n'y a pas de bacon.
06:50J'ai peur, je mange, mais je ne sais pas.
06:53Selon l'anthropologue Florence Bergeau-Blacler,
06:55le bacon est voué à disparaître
06:57complètement des fast-foods
06:59servant de la viande halal.
07:00Car certains clients musulmans
07:01exigeraient qu'ils ne contaminent pas leur viande.
07:04On va prendre des précautions
07:07en faisant cuire le bacon
07:08pour que jamais il ne contamine le reste.
07:10Donc, il va partir bientôt.
07:12Ça ne fait aucun doute.
07:13Dix minutes plus tard,
07:15un responsable du fast-food
07:17se présente enfin avec le fameux certificat.
07:20Rassuré, le client pourra manger son burger
07:22l'esprit tranquille.
07:25Après notre pause déjeuner mouvementée,
07:27nous nous rendons à présent
07:28dans un autre repère
07:29de la communauté musulmane,
07:31une librairie islamique.
07:33Ici, on trouve des vêtements traditionnels
07:36pour hommes et femmes,
07:37des jouets pour enfants
07:38et bien sûr,
07:40de nombreux livres religieux
07:41comme le Coran.
07:42Mais l'un de ses ouvrages
07:44va attirer notre attention.
07:46Son titre est à peine croyable.
07:48La médecine et l'homosexualité,
07:51publiée en 2014,
07:52explique que les relations
07:53entre deux personnes du même sexe
07:55constituent un vice contre nature
07:57et proposent des solutions
07:59pour guérir
07:59de ce qu'ils désignent clairement
08:01comme une maladie.
08:02Extrait choisi.
08:05L'homosexualité ravage l'esprit et le cœur
08:08comme le fait la drogue et l'alcool.
08:09Donc c'est un vice.
08:12Chez l'homosexuel,
08:14il y a défauts d'hormones mâles.
08:17Il est impossible de poser les limites
08:20entre homosexualité et maladie.
08:23Qu'est-ce que vous en pensez,
08:24il y a quelques citations ?
08:25Nous avons montré ce livre
08:26à Hassan Chalgoumi.
08:27L'imam est sidéré par son contenu.
08:30Il s'étonne que certains
08:31contournent la loi
08:32et parviennent à diffuser en France
08:34des ouvrages homophobes
08:35en toute impunité.
08:36Ce genre de livre,
08:37il y en a des milliers comme ça.
08:38Il y a beaucoup partout
08:40dans les librairies.
08:41On laisse permettre la haine.
08:43Elle circule dans des librairies,
08:45dans des centres.
08:46Être homophobe,
08:47c'est condamnable en France.
08:49Selon l'imam Chalgoumi,
08:50nombreux sont les livres
08:51avec des propos incitants
08:53à la haine envers les juifs,
08:54les femmes ou encore les homosexuels
08:56à être commercialisés
08:57dans ce genre de librairies
08:58aux quatre coins de la France.
09:00Il n'y a pas que ce livre.
09:01Il y a des livres d'Hitler
09:02qui sont traduits en arabe.
09:04On l'appelle Kifahi.
09:05Il y a d'autres livres,
09:07il y en a plein qui existent.
09:08Mais qui le contrôle ?
09:09Pourquoi on ne contrôle pas ?
09:11Ça, c'est le travail de l'État.
09:13Aucune censure non plus
09:14pour péché et guérison.
09:16Un livre commercialisé sur Internet
09:18est dans de grandes librairies.
09:20Éligible au pass culture,
09:21il évoque par exemple
09:22le châtiment réservé aux apostas,
09:24selon son auteur.
09:26Le Messie tuera les juifs
09:28et les chrétiens.
09:35Et vous allez voir que dans certaines zones
09:37de la République,
09:38l'islam radical a clairement gagné
09:39son combat contre la laïcité.
09:41Dans certains quartiers,
09:43les enfants sont endoctrinés
09:44dès leur plus jeune âge
09:45et l'éducation nationale
09:46semble avoir baissé les bras.
09:48Pour nous en rendre compte,
09:50nous sommes partis à Nîmes
09:51à la rencontre de Corinne,
09:53institutrice dans une école primaire
09:54d'une zone d'éducation prioritaire.
09:56Elle affirme que 90% de ses élèves
09:59sont musulmans.
10:01Depuis la mort tragique
10:03de Samuel Paty en 2020,
10:04de plus en plus d'enseignants ont peur.
10:07Corinne préfère témoigner anonymement.
10:11Il est évident que l'école
10:14ne peut plus du tout
10:15remplir sa mission.
10:18Elle ne peut plus former
10:19des esprits libres
10:20et des citoyens
10:22puisque pour ses enfants
10:24et pour leur famille,
10:25la grille de lecture
10:27prégnante, importante,
10:29c'est la charia
10:31et son observance.
10:34C'est le signe
10:36d'un effondrement massif
10:37de l'institution scolaire.
10:42En 20 ans de présence
10:44dans cette école primaire,
10:45Corinne a pu observer
10:46une nette évolution
10:47dans la radicalisation
10:48des élèves
10:49et de leurs parents.
10:50Par exemple,
10:52les enfants fréquentent
10:52la cantine
10:53de façon massive
10:54le vendredi
10:55parce que c'est le jour
10:56sans viande.
10:57Voilà, les autres jours,
10:59il y a de la viande,
11:00la viande n'est pas halale,
11:01pourtant il n'y a pas de porc,
11:02il n'y a jamais de porc,
11:03mais la viande n'est pas halale,
11:04donc les enfants
11:05ne fréquentent pas la cantine.
11:06Or, il y a 20 ans,
11:08ça ne posait pas problème.
11:09Manger halal,
11:10un précepte parfaitement ancré
11:12chez ces enfants
11:13de moins de 10 ans,
11:14égard à ceux qui y dérogent.
11:17Les enfants se livrent
11:19entre eux
11:20à une forme de contrôle
11:21et c'est comme ça
11:22que s'exerce
11:22la pression communautaire,
11:24même au sein de l'école.
11:26À la cantine,
11:27lorsque certains enfants
11:28ont quand même envie
11:29de manger l'intégralité
11:31du repas
11:32qu'ils auraient proposé,
11:33les autres se moquent d'eux.
11:34J'ai entendu
11:35que certains
11:36produisaient des bruits
11:37de cochons
11:38pour se moquer
11:39de l'enfant
11:39qui mange de la viande
11:40non halale.
11:42Cette pression communautaire
11:43s'exerce également
11:44sur les tenues vestimentaires
11:46portées par les petites filles
11:47de l'école.
11:49Il m'est arrivé
11:50d'entendre des filles
11:51se critiquer entre elles
11:53ou s'insulter,
11:54se dire
11:54« tu es habillée
11:55comme une pute
11:55parce que la demoiselle
11:57portait quelque chose
11:58de court
11:58ou ne portait pas
11:59de leggings
12:01ou sa robe
12:01en plein été. »
12:02Ce qui me choque,
12:03c'est qu'on est quand même
12:04dans une ville
12:05où il fait 40 degrés l'été
12:06et où elles ne portent pas
12:08de short,
12:09pas de petite jupe
12:10parce que leur corps
12:11est hyper sexualisé.
12:12Les petites filles
12:13de l'école
12:14dans laquelle j'exerce
12:15ne s'habillent pas du tout
12:17comme il y a 20 ans
12:19ou encore moins
12:20comme il y a 40 ans.
12:21C'est gravissime
12:22parce qu'effectivement
12:24on sent que
12:25ce qui est au cœur
12:26des préoccupations
12:27des familles,
12:28c'est l'observance
12:30de la charia.
12:31Les principes républicains
12:33arrivant très,
12:34très loin derrière
12:35et je dirais même
12:36étant parfaitement
12:37incompatibles
12:38avec cette prégnance
12:40de la religion.
12:41Les parents nous confient
12:43leurs enfants
12:44avec confiance
12:45mais peut-être
12:46avec un certain cynisme.
12:48c'est-à-dire que
12:49je pense que l'école
12:51elle est utilisée
12:52comme une sorte
12:52de garderie gratuite
12:54mais c'est un peu
12:55l'école à la carte
12:55c'est-à-dire que
12:56l'école, oui,
12:57mais pas de sortie scolaire
12:59impliquant de manger
13:00de la viande non halal,
13:01pas de piscine,
13:03pas d'enseignement
13:03autour de la Shoah
13:05quand on est après
13:05dans le secondaire,
13:06etc.
13:10Depuis quelques années
13:11au sein de son école,
13:12l'institutrice
13:13assiste à une nouvelle
13:14manifestation
13:15de cet islam radical
13:16avec des élèves
13:17qui pourtant très jeunes
13:18sont déjà farouchement
13:19antisémites.
13:20Dans des dictionnaires
13:21de type Larousse
13:22où l'on peut trouver
13:23les drapeaux
13:25des pays du monde,
13:27dans au moins
13:27deux ou trois,
13:28le drapeau israélien
13:30était barré.
13:31Pourtant,
13:32on est dans une ville
13:33où vraiment
13:33la communauté juive
13:35est toute petite,
13:37invisible,
13:38ne se voit pas,
13:39ne se manifeste pas,
13:40voilà.
13:40Depuis le 7 octobre,
13:41ça a pris des proportions
13:43délirantes.
13:44C'est un endoctrinement
13:46massif
13:47et là,
13:48très explicite,
13:49on inculque
13:50la haine des juifs
13:51de façon explicite.
13:57Selon Corinne,
13:58ces dérives communautaires
13:59sont extrêmement dangereuses
14:00et soulèvent
14:01une interrogation primordiale.
14:03Quel genre de citoyen
14:04fabrique-t-on
14:04dans ces écoles
14:05où l'islam
14:06a pris le pouvoir ?
14:07Je pense qu'à moins
14:08d'une volonté politique
14:11globale extrêmement ferme,
14:13parce que ça ne concerne pas
14:14évidemment que l'école,
14:16ça ne peut pas
14:16ne pas continuer
14:17à s'aggraver.
14:18Parce qu'on a face à nous
14:19des gens extrêmement déterminés,
14:22extrêmement clairs
14:23dans ce qu'ils veulent
14:24et nous,
14:25nous sommes dans une hésitation
14:27permanente.
14:28Je ne vois pas comment
14:28on peut sortir de là,
14:30hélas.
14:33Il est l'un des imams
14:34les plus médiatisés,
14:35mais aussi les plus
14:36décriés de France.
14:44Menacé de mort quotidiennement,
14:46il nous a donné rendez-vous
14:47dans un lieu tenu secret.
14:48Vous n'avez pas le droit
14:49de donner mon agenda,
14:51ni de dire tel
14:52où je suis exactement.
14:54Même les logements,
14:55tentative d'assassinat,
14:56le repérage,
14:57connaître où j'habite,
14:59tout ça,
14:59pourquoi je porte celle-là ?
15:01Celle-là,
15:01parce que je mets souvent
15:02les gélets par balle.
15:07Depuis 2008,
15:09Hassan Chalgoumi,
15:10franco-tunisien
15:11de 54 ans,
15:12dirige la mosquée
15:13de Drancy.
15:14Il prône un islam
15:15modéré et républicain.
15:17Ma foi,
15:17elle n'est pas un obstacle
15:19de ma vie quotidienne
15:20en tant que père,
15:22en tant que citoyen,
15:23en tant que mari.
15:24Ma foi,
15:24elle ne peut pas trahir
15:25la patrie,
15:26la patrie où je l'aime.
15:27Je suis adopté
15:28par la France.
15:29Mes enfants,
15:30ils sont nés ici.
15:31Ce sont des Français.
15:33Hassan Chalgoumi
15:34s'affiche aux côtés
15:35des présidents
15:35de la République,
15:36revendique sa proximité
15:38avec la communauté juive
15:39et se bat
15:40contre le voile intégral.
15:41Le voile intégral,
15:43c'est une vision,
15:44une lecture
15:44très rigoriste,
15:46conservatrice,
15:48imposée
15:48par l'islam politique,
15:50celui des frères musulmans
15:52et surtout
15:52celui du salafisme,
15:54à l'ensemble
15:55de la communauté
15:55et en général,
15:56malgré elle,
15:57elle n'existe pas
15:58dans l'islam.
15:59Selon lui,
16:00les femmes musulmanes
16:01ne devraient pas être voilées
16:02avant leurs 18 ans.
16:03Une fille de 14 ans
16:05qu'on l'oblige
16:06d'être voilée,
16:07pourquoi ?
16:08De quel droit
16:09on prend
16:10en kidnappant
16:11sa jeunesse ?
16:12Le voile,
16:12il n'est pas obligé
16:13pour les femmes.
16:14Une femme,
16:15elle veut,
16:16à partir de l'âge
16:16de 18 ans,
16:18elle est majeure,
16:19elle veut porter
16:19son voile librement
16:20et elle le pense.
16:21Tant qu'elle est grande
16:22et elle est majeure,
16:23il n'est pas influencé
16:24ni par un père
16:25ni par un frère.
16:26Si vous voulez pratiquer
16:27votre foi,
16:28vous avez les prières.
16:29Vous avez tellement
16:30de choses
16:31qui peuvent montrer
16:32que vous êtes
16:33une femme de valeur,
16:34une femme de foi,
16:35ce n'est pas parce qu'on
16:36met une chose
16:36sur la tête.
16:38Autre combat de l'imam,
16:40dénoncer les attentats
16:41terroristes
16:42perpétrés au nom
16:43d'Allah
16:43et de l'islam
16:44sur notre territoire.
16:45On a des terroristes
16:47qui décapitent quelqu'un.
16:49Samuel Paty,
16:50les Pères Cacher,
16:51où ils sont morts ?
16:52C'est des juifs
16:53visités dans un Père Cacher
16:54pour acheter
16:56un sonnerir
16:57pour un Shabbat.
16:58Le Bataclan pareil,
17:00c'est quoi le Bataclan ?
17:01C'est des jeunes français
17:02de toute confession.
17:03Ils ont rentré
17:04dans un théâtre
17:05pour écouter la musique,
17:07pour vivre leur jeunesse.
17:09Mais ils ne sont pas
17:10revenus chez eux.
17:11À Nice pareil,
17:13partout,
17:14c'est une réalité.
17:15La première menace
17:16en France et en Europe,
17:18je le dis,
17:18je le répète,
17:19c'est l'islamisme.
17:22L'homme lutte
17:23contre les amalgames
17:24et rappelle
17:25que ces terroristes islamistes
17:26n'ont strictement
17:27rien à voir
17:28avec l'immense majorité
17:29de la communauté musulmane
17:31de notre pays.
17:32Moi, je crois
17:33à la majorité musulmane,
17:34celle de la majorité silencieuse.
17:36Elle apporte
17:37la même voix
17:37que la mienne.
17:38Ils ont une vision
17:39de l'islam spirituel
17:40comme le mien.
17:41Il est intégré.
17:42J'aime ma patrie.
17:43J'aime la France.
17:44Et je suis prêt
17:45et je dis à mes enfants,
17:47la France est votre pays.
17:48Soyez fiers de ça.
17:50Ses différentes prises
17:51de position
17:52lui ont valu
17:52de nombreuses menaces.
17:54Il y a dix ans déjà,
17:56Daesh le visait
17:57directement
17:57dans des vidéos
17:58de propagande.
17:59A Hollande,
18:01paillassons des juifs
18:02ainsi que
18:03Chalgoumi et Boubaker,
18:04les leaders
18:05de l'hypocrisie,
18:07vous ne nuirez
18:08en rien
18:09à l'islam.
18:11Pourquoi
18:11je suis dit
18:12tout ça ?
18:13Parce que
18:13leur propagande
18:15de dire
18:16lui,
18:16c'est l'immis
18:17d'Allah.
18:18Dès qu'on dit
18:18vous êtes l'immis
18:19d'Allah,
18:20l'immis
18:20de l'islam,
18:21ça veut dire
18:21un homme à battre.
18:24Aujourd'hui,
18:25le calvaire
18:26d'Hasen Chalgoumi
18:27continue.
18:27Il est régulièrement
18:28la cible d'attaques
18:29sur les réseaux sociaux.
18:32Mes enfants,
18:32ils étaient agressés.
18:33Leur nom
18:34famille a changé
18:35pour le rassurer.
18:36Ils ont quitté
18:37la France.
18:37Ils vivent ailleurs.
18:38Malheureusement,
18:39c'est triste pour un père.
18:42Même les rappeurs,
18:43idoles de certains jeunes,
18:45s'en prennent
18:45directement à lui.
18:47Dans le morceau
18:48Chalgoumi,
18:48l'artiste Lafouine
18:50provoque l'imam
18:51qu'il fait passer
18:51pour un lâche.
18:53Quand je suis venu
18:54cagouler,
18:55il s'est mis
18:55à bégayer
18:55comme Chalgoumi.
18:57Tant qu'on l'a
18:57cagoumé,
18:58apparaître
18:59qu'il n'y a pas
18:59de caf pourri.
19:00Quand je suis venu
19:01cagouler,
19:02il s'est mis
19:02à bégayer
19:03comme Chalgoumi.
19:04Une pique
19:04que l'intéressé
19:06n'apprécie qu'à moitié.
19:09Vous savez,
19:10il incarne
19:12le mépris
19:13et le manque
19:14de respect.
19:15L'islam,
19:15c'est le respect.
19:16Ils n'ont pas de respect.
19:17Je sais très bien
19:18qu'ils ne maîtrisent pas
19:19ni l'Arabe
19:20ni le Coran.
19:20Ça, c'est le pire racisme.
19:22C'est un complexe
19:23en eux-mêmes.
19:24Ils sont complexés,
19:25ils ont besoin des psys.
19:27Être vraiment soignés.
19:28C'est un vide.
19:29C'est une pauvreté
19:30intellectuelle,
19:30une pauvreté spirituelle,
19:32une pauvreté aussi,
19:33un manque de respect.
19:35Ils n'ont aucun respect.
19:36Aujourd'hui,
19:37plus que jamais,
19:38l'imam s'inquiète
19:39de la montée
19:39de l'islam radical
19:40dans notre pays.
19:43Vous savez,
19:43le danger qui existe
19:44en France et en Europe,
19:45pour moi,
19:46le radicalisme,
19:47il est pire
19:48et il est plus dangereux
19:50que certains pays
19:50musulmans et arabes.
19:52La situation en Europe
19:53n'est pas bonne,
19:54surtout en France.
19:55Une alerte
19:56qui prend corps
19:57dans certains territoires français.
20:03À une quinzaine de kilomètres
20:05au nord de Paris,
20:06bienvenue à Sarcelles,
20:07une ville de 60 000 habitants
20:09dans laquelle
20:09l'islam radical
20:10a réussi à s'imposer.
20:15Nous sommes partis
20:16à la rencontre
20:16de Karine,
20:18une femme blanche
20:18et athée
20:19née à Sarcelles
20:20qui, depuis quelques années,
20:22ne reconnaît plus sa ville.
20:24Quand je sors de chez moi,
20:25c'est Bagdad.
20:26C'est le bled.
20:26Vous avez, oui,
20:27des femmes voilées,
20:29vous avez des hommes barbus.
20:31Ça parle arabe, oui.
20:32C'est la langue officielle de base.
20:34Oualla, ça revient souvent.
20:35C'est un terme
20:36qui est beaucoup employé,
20:37même maintenant
20:38par des jeunes
20:39qui ne sont aussi pas musulmans.
20:40Par peur des représailles,
20:42cette Sarcelloise
20:42a tenu à témoigner anonymement.
20:44D'après elle,
20:45il est de plus en plus difficile
20:46pour une femme non musulmane
20:48de vivre dans cette ville.
20:52Au niveau,
20:54surtout vestimentaire,
20:55c'est vrai que
20:56c'est pas du tout évident
20:57pour une femme
20:58parce que
20:59dès qu'on commence
21:00à mettre
21:01des robes
21:02juste un petit peu
21:03au-dessus du genou,
21:04on est tout de suite
21:06cataloguée
21:06de filles faciles.
21:07C'est gênant.
21:08On n'est pas libre.
21:09Contrairement à une partie
21:10de la population sarcelloise
21:12à qui ces changements
21:12ne posent pas problème,
21:14Karine ne se sent plus
21:15libre de vivre
21:16comme elle l'entend
21:16et n'ose presque plus
21:18s'attabler aux terrasses
21:18des cafés de la ville,
21:20fréquentés quasiment
21:20exclusivement
21:21par des hommes.
21:22Au café
21:23qui est très rare,
21:25je me sens gêné,
21:26je ne reste pas.
21:26Je vais prendre un café
21:28à emporter
21:28et je pars.
21:29Il y a les regards
21:30et puis
21:31on va venir
21:31vous apposter.
21:34Autre difficulté majeure
21:35pour les habitants
21:36de sarcelloise
21:36qui ne mangent pas
21:37halal
21:37faire leurs courses.
21:38Pour faire ses courses,
21:40c'est pas la même chose
21:40que dans les autres villes.
21:42Je suis obligé
21:43de partir
21:44un petit peu
21:46éloigné d'ici
21:49pour faire mes courses.
21:50Mais quand elle
21:51n'a vraiment pas le choix,
21:52Karine se résigne
21:53à faire ses courses
21:54dans le quartier
21:54comme tout le monde.
21:55Je me retrouve toujours
21:57à retrouver
21:58des commerçants halal
21:59et à manger halal.
22:01À Sarcelles,
22:02la religion musulmane
22:03s'impose donc à tous
22:04jusque dans l'espace public.
22:06Quand c'est le ramadan,
22:08tellement qu'il y a de monde,
22:10ça débordait
22:11de voir les commerçants.
22:18Ça me dérange
22:19parce que si on va
22:21dans les autoriligions
22:22proprement dignes,
22:23ça ne se passe pas comme ça.
22:24On va dans un lieu culte,
22:27on rentre,
22:27on prie
22:28et on part.
22:30Quand on prie,
22:31c'est nous
22:32et le bon Dieu.
22:33On n'a pas besoin
22:34de s'étaler
22:36comme ça.
22:39D'ailleurs,
22:40pour répondre
22:41à ce flux
22:41de plus en plus important
22:42de fidèles,
22:43la mosquée
22:43va être agrandie.
22:44Le projet,
22:45estimé à 4 millions d'euros,
22:47est financé essentiellement
22:48par des donateurs étrangers
22:49et par les fidèles.
22:50Une cagnotte en ligne
22:51est d'ailleurs
22:52toujours active à ce jour
22:53et à quelques mètres
22:54du chantier,
22:55des hommes font la quête
22:56pour récupérer de l'argent.
23:01Les préceptes de l'islam
23:02se sont immiscés
23:03partout dans la ville,
23:04même à l'école primaire
23:05où la fille de Karine,
23:068 ans,
23:07a été stigmatisée.
23:08À la cantine,
23:10le fait qu'elle ne mangeait pas
23:13halal,
23:14il y avait des petites filles
23:19qui ne voulaient pas parler
23:20à ma fille
23:21parce qu'elle n'était pas musulmane.
23:23Selon Karine,
23:24pour les non musulmans,
23:25l'atmosphère devient
23:27de plus en plus lourde
23:28et beaucoup d'entre eux
23:28pensent même à quitter la ville.
23:31J'ai beaucoup d'amis
23:32catholiques
23:33et qui ressentent
23:34la même chose que moi,
23:35qui ne sont pas en sécurité,
23:37qui ont peur dans le quartier.
23:44On entend très régulièrement
23:45parler d'eux dans les médias.
23:47Les frères musulmans.
23:47Les frères musulmans.
23:48Les frères musulmans.
23:49Les frères musulmans.
23:50Qui sont les frères musulmans ?
23:52Sectes islamistes,
23:53voire terroristes pour les uns,
23:55organisations religieuses
23:56pragmatiques pour les autres,
23:57les frères musulmans divisent.
23:59Alors,
24:00qui sont-ils vraiment ?
24:01Et surtout,
24:02représentent-ils une réelle menace ?
24:04Fondée en 1928 en Égypte
24:06par Hassan El-Banna,
24:08le grand-père de l'islamologue
24:09condamné par la justice
24:10Tariq Ramadan,
24:11l'organisation devient rapidement
24:13une véritable force politique
24:14qui a pour but d'instaurer
24:16des états islamiques au Moyen-Orient
24:17fondés sur l'application de la charia.
24:20Arrivé en France au début des années 80,
24:23le mouvement se mue en association officielle
24:25pour tenter d'infuser sur l'opinion publique,
24:27régir la vie des musulmans du pays
24:29et défendre les intérêts de leur communauté.
24:32Pour tenter de comprendre
24:33les réelles ambitions des frères musulmans,
24:35nous sommes allés à la rencontre
24:36d'un ancien membre de la confrérie,
24:38le grand imam de Bordeaux,
24:39Tarek Obrou,
24:40qui affirme avoir quitté le mouvement
24:42à cause d'une divergence de points de vue,
24:44notamment sur le port du voile.
24:46Ça reste la question du foulard
24:48qui, pour moi,
24:49qui m'a beaucoup dérangé
24:50dès le départ.
24:51Ils se sont trop investis
24:53dans la question du foulard islamique.
24:55Quand on ramène la femme à sa féminité,
24:59la femme à son foulard,
25:00c'est devenu un sujet obsessionnel,
25:04c'est pathologique.
25:06Je ne comprends pas pourquoi
25:08les musulmans donnent de l'importance
25:10à cette pratique qui n'est pas aussi fondée que cela.
25:13Vous êtes anti-voile ?
25:14Non, je suis pour la liberté.
25:17Néanmoins, selon l'imam de Bordeaux,
25:19il n'y aurait pas grand-chose à craindre
25:20des frères musulmans.
25:23Ils n'ambitionnaient pas
25:24d'instaurer ni de califat,
25:27ni d'islamiser la société.
25:29Ils avaient travaillé avec l'État,
25:31ils sont connus.
25:34Des associations de médiation,
25:37de régulation et d'apaisement
25:38dans les banlieues.
25:40Une organisation qui,
25:41selon Tarek Obrou,
25:42aurait perdu totalement son influence en France,
25:45dépassée par des mouvements
25:46encore plus radicaux.
25:48Ils sont en voie d'extinction.
25:49Ils n'ont plus d'impact aujourd'hui.
25:51Je pense que le salafisme qui est venu,
25:53les réseaux sociaux qui sont venus.
25:55Aujourd'hui, les gens ne viennent pas
25:57dans les organisations.
26:00Ils sont plutôt dans TikTok, Instagram, etc.
26:03Il y a une dilution de faits de ce mouvement
26:06dans une modernité
26:08à laquelle ils n'ont pas su s'adapter
26:10ni au terme de discours,
26:11ni en termes de techniques de communication.
26:14Une théorie contredite par le journaliste
26:16expert de l'islam politique,
26:18Mohamed Sifawi,
26:19dans son ouvrage,
26:20intitulé Takiyah.
26:21Il explique comment les frères musulmans
26:23infiltrent la France
26:24depuis plus de 30 ans
26:25grâce à la Takiyah,
26:26cette stratégie de dissimulation
26:28qui vise à briser les valeurs de la République.
26:31Alors qui croire ?
26:32Selon l'imam Chalgoumi,
26:34la réponse à cette question est évidente.
26:35« Non-assent, dur,
26:38agressif sur leur vrai visage.
26:40Ils peuvent avancer masqués
26:43pendant des années, des années.
26:44On ne le voit pas.
26:45Le jour quand ils sortent, ils sortent.
26:47Ils sont très, très politiques,
26:50très stratèges.
26:51Même des fois,
26:52ils ont dupé nos services. »
26:53Pour aller dans le même sens,
26:55un rapport alarmiste sur l'influence
26:56des frères musulmans en France
26:58est sorti il y a quelques mois.
26:59Commandé par l'ancien ministre de l'Intérieur,
27:01Gérald Darmanin,
27:02ce document de 73 pages
27:04dénonce le danger d'une infiltration
27:06d'un islam radical
27:07dans différentes strates de la société
27:09comme l'éducation, la culture
27:11ou encore les associations sportives
27:14ou même caritatives.
27:15« Il n'y a pas plus dangereux
27:16que les frères musulmans.
27:17Ils ont recruté la jeunesse
27:18pour être les minimes rangs de la République.
27:21Ils ont recruté la jeunesse
27:22pour le mettre face à leurs parents.
27:25Les parents, ils ne savent pas,
27:26ils sont impuissants
27:27face à leur jeunesse,
27:30perdus, récupérés,
27:31manipulés, radicalisés. »
27:38Une jeunesse qui se radicalise également
27:41sur les réseaux sociaux
27:42où l'on trouve de plus en plus
27:43d'influenceurs islamiques.
27:45« N'hésitez pas à vous abonner,
27:46de dire « Masha'Allah ». »
27:47Une tendance que dénonce vivement
27:49Tariq Obrou.
27:50« Les jeunes aujourd'hui sont plus
27:54éclairés par des jeunes comme eux
27:57et qui se proclament imams
27:59et qui ont leur compte Instagram,
28:04TikTok, etc. »
28:06des réseaux sociaux
28:06où l'on incite les femmes
28:08à porter le voile.
28:09« Tu n'as jamais testé le voile ? »
28:10« Non, je n'ai jamais testé. »
28:11« C'est la première fois. »
28:12« C'est ça. »
28:13« On a hâte de voir ta réaction. »
28:14« Ça te va très très bien. »
28:16« Dans le milieu des jeunes,
28:18le foulard, c'est un accessoire de beauté. »
28:21« C'est devenu vraiment un truc
28:23à la limite de l'érotisme. »
28:28Ces prédicateurs 2.0
28:29font également la promotion
28:31d'un islam bien plus rigoriste.
28:34« Des prédicateurs qui ont un problème
28:35avec la sexualité, avec la femme, etc.
28:38Ça tourne en rond autour de la femme,
28:41la pudeur, le mariage.
28:43Est-ce que la femme va travailler ?
28:44Elle ne travaille pas.
28:45Est-ce que j'ai le droit
28:46de saluer une femme ou pas ? »
28:48« Non, je ne sers pas la main à des hommes.
28:49Et non, je ne joue pas la femme polie
28:50quand ça implique de transgresser mes valeurs. »
28:53Certaines influenceuses musulmanes
28:54n'hésitent pas à inciter leur communauté
28:56à transgresser les valeurs de la République
28:58en vantant par exemple
29:00les bienfaits de la polygamie,
29:02pourtant illégale en France.
29:04« J'accepte la polygamie.
29:05Mais au Allah que j'accepte la polygamie,
29:07il n'y a pas de problème. »
29:08« Je vous demande juste
29:09de dédiaboliser les clichés
29:12autour de la polygamie.
29:13Parce que qu'on le veuille ou pas,
29:15il y a plusieurs bienfaits
29:16et je dis ça pour vous, mesdames.
29:18Je ne dis même pas ça pour eux. »
29:19« Des femmes aujourd'hui
29:20qui choisissent la soumission.
29:23C'est incroyable ça.
29:24Ça marche sur la tête.
29:25Vous vous rendez compte ? »
29:26« Tout ce que j'ai à vous dire,
29:27mesdemoiselles,
29:28branchez-vous sur la polygamie.
29:29La vérité est,
29:30moi je m'en fous en fait de l'amour.
29:31Ce n'est pas l'amour. »
29:36L'amour,
29:37cette influenceuse
29:38pousse ses abonnés
29:39à le chercher
29:39dans des moukabalas,
29:41des rencontres entre deux personnes
29:42qui veulent se marier
29:43selon les préceptes de l'islam.
29:46« Alors des moukabalas,
29:47c'est des sortes de speed dating.
29:48Halal.
29:49Ça a réuni certaines conditions
29:50pour que ce soit halal par exemple.
29:51Sans présence de tes tuteurs
29:52ou d'un moukabalas. »
29:53Et lors de ces speed dating halal
29:55qui se passent pourtant en France,
29:57l'un des premiers sujets évoqués
29:58est la polygamie.
29:59« À cette rencontre-là,
30:01les filles et les garçons,
30:02vous abordez directement
30:03les conditions.
30:04Directement,
30:04vous pouvez les dire
30:05s'ils recherchent une deuxième femme
30:07ou pas,
30:07si toi t'accepterais
30:08qu'il y a une deuxième femme,
30:09si tu veux travailler,
30:10nan, nan, nan. »
30:10« Aujourd'hui,
30:11on va mettre
30:11la moitié de la communauté musulmane
30:13dans la cuisine,
30:14entre les casseroles. »
30:15« On est entré dans une phase
30:16d'un retour au Moyen-Âge
30:18avec un progrès technologique incroyable. »
30:21En France,
30:21la polygamie est passible
30:23d'un an d'emprisonnement
30:24et de 45 000 euros d'amende.
30:26L'islam,
30:28comme toute religion,
30:29a sa place dans la République
30:30dès lors qu'elle respecte
30:31ses lois,
30:32ses valeurs
30:32et ses principes.
30:33La grande majorité
30:34des musulmans de France
30:35vivent leur foi
30:36de manière pacifique
30:37et républicaine.
30:38Mais face aux dérives radicales,
30:40la vigilance reste indispensable
30:41car lorsque l'islam radical progresse,
30:44la liberté recule
30:45et des vies
30:46peuvent être brisées.
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