- il y a 2 jours
Le 17 février, la séance de questions au gouvernement s'est ouverte par une minute de silence en hommage à Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans, mort des suites de ses blessures le 14 février, deux jours après de violents affrontements à Lyon. Les députés sont largement revenus sur le sujet ce mardi. Pour Laurent Wauquiez (DR), « l'extrême gauche a du sang sur les mains ». À gauche, pour la socialiste Sandrine Runel, c'est « l'affaire de tous, nul ne peut se défausser ». Mathilde Panot, présidente du groupe "La France insoumise", a pris la parole pour condamner la mort de Quentin, assurant néanmoins que « aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences » avant de pointer la « responsabilité politique » du gouvernement. Ces interventions n'ont pas manqué de faire réagir le gouvernement, Gérald Darmanin assurant que « la Jeune Garde tue » et que « La France insoumise devrait être condamnée », et le Premier ministre Sébastien Lecornu répondant à Mathilde Panot : « il est temps que vous fassiez le ménage dans vos propos, dans vos idées et surtout dans vos rangs ».
Un autre sujet d'actualité a été abordé ce 17 février : l'épisode de crue généralisée qui frappe la France depuis quelques jours. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a notamment été interrogée sur le zéro artificialisation nette (ZAN) et les compétences entre l'État et les communes dans la construction et l'entretien des digues.
Côté santé, le député écologiste Hendrik Davi a interrogé le gouvernement sur son « recentrage stratégique » de Santé publique France, évoquant une atteinte au « principe fondamental de séparation entre l'évaluation des risques et leur gestion ». La députée Anne-Cécile Violland (Horizons) a interrogé la ministre Stéphanie Rist sur la prévention environnementale en matière de santé, rappelant que « ne pas prévenir coûte beaucoup plus cher que prévenir ».
Des questions budgétaires ont également été abordées : le député communiste Yannick Monnet a interrogé le gouvernement sur le financement de la rénovation du tribunal judiciaire de Moulins (Allier), et le député socialiste Stéphane Hablot a sollicité le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun sur le programme de renouvellement urbain.
Les députés ont également interrogé le gouvernement sur des sujets scolaires, évoquant les difficultés de scolarisation des enfants en situation de handicap et la lettre récemment adressée aux parents et aux enseignants par le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, invitant les parents à « affirmer dans le cercle familial l'autorité de l'École ».
Enfin, les ministres ont été sollicités sur la lutte contre le terrorisme, la production d'énergie en France et la panne du logiciel de comptabilité Hélios, utilisé par les collectivités territoriales et les hôpitaux.
Un autre sujet d'actualité a été abordé ce 17 février : l'épisode de crue généralisée qui frappe la France depuis quelques jours. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a notamment été interrogée sur le zéro artificialisation nette (ZAN) et les compétences entre l'État et les communes dans la construction et l'entretien des digues.
Côté santé, le député écologiste Hendrik Davi a interrogé le gouvernement sur son « recentrage stratégique » de Santé publique France, évoquant une atteinte au « principe fondamental de séparation entre l'évaluation des risques et leur gestion ». La députée Anne-Cécile Violland (Horizons) a interrogé la ministre Stéphanie Rist sur la prévention environnementale en matière de santé, rappelant que « ne pas prévenir coûte beaucoup plus cher que prévenir ».
Des questions budgétaires ont également été abordées : le député communiste Yannick Monnet a interrogé le gouvernement sur le financement de la rénovation du tribunal judiciaire de Moulins (Allier), et le député socialiste Stéphane Hablot a sollicité le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun sur le programme de renouvellement urbain.
Les députés ont également interrogé le gouvernement sur des sujets scolaires, évoquant les difficultés de scolarisation des enfants en situation de handicap et la lettre récemment adressée aux parents et aux enseignants par le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, invitant les parents à « affirmer dans le cercle familial l'autorité de l'École ».
Enfin, les ministres ont été sollicités sur la lutte contre le terrorisme, la production d'énergie en France et la panne du logiciel de comptabilité Hélios, utilisé par les collectivités territoriales et les hôpitaux.
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00:00:01Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues.
00:00:09C'est avec émotion que nous avons appris le décès du jeune Quentin de Ranque.
00:00:14Victime d'une agression, d'une violence inouïe commise par plusieurs individus à Lyon, il a succombé à ses nombreuses
00:00:22blessures.
00:00:24Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées.
00:00:30En notre nom à tous, j'adresse nos pensées à sa famille et à ses proches endeuillés.
00:00:35L'Assemblée nationale condamne unanimement et sans réserve tous les actes de violence et de haine.
00:00:43Comme le rappelait Robert Badinter, dans une démocratie apaisée, ce n'est pas l'affrontement qui doit régner, mais le
00:00:51droit.
00:00:52Et la première des évidences dans une démocratie, c'est le refus de la violence physique.
00:00:58Il revient à chacun de nous d'être les garants de la dignité du débat public et d'appeler au
00:01:04calme.
00:01:05Dans l'intérêt de notre nation, assumons collectivement cette responsabilité dans les mois qui viennent.
00:01:12Mes chers collègues, en hommage au jeune Quentin, je vous demande d'observer une minute de silence.
00:01:18Applaudissements.
00:01:26Applaudissements.
00:01:29Applaudissements.
00:01:34Applaudissements.
00:01:39Applaudissements.
00:01:50Applaudissements.
00:01:52Applaudissements.
00:01:52Applaudissements.
00:01:55Applaudissements.
00:02:00Applaudissements.
00:02:01Applaudissements.
00:02:02Applaudissements.
00:02:06Applaudissements.
00:02:07Applaudissements.
00:02:08Applaudissements.
00:02:09Applaudissements.
00:02:09Je vous remercie. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par madame Tiffany
00:02:20Joncourt pour le Rassemblement national.
00:02:26Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, jeudi soir sur un trottoir à Lyon, un jeune homme de 23
00:02:34ans a été lynché par une horde de barbares pour ses seules idées politiques.
00:02:39Samedi, la vie d'un compatriote s'est arrêtée. Malgré sa force d'âme et son courage, Quentin a succombé
00:02:46à ses blessures.
00:02:47Notre Assemblée vient de rendre hommage à Quentin. Nous pensons à sa famille, à ses proches et à toutes les
00:02:53victimes de violences.
00:02:54La France est forte de la fraternité d'un peuple qui refuse ce meurtre politique.
00:02:59S'il appartiendra à la police et à la justice d'identifier les auteurs, de les arrêter, de les juger
00:03:05et de les condamner à la hauteur de l'ignominie de ce crime,
00:03:08il est de notre devoir de faire en sorte qu'on ne meure plus pour ses idées politiques.
00:03:12Il ressort des témoignages que la mouvance antifa porte une très lourde responsabilité dans ce meurtre.
00:03:20Alerté notamment par Marine Le Pen, le gouvernement avait identifié le risque de l'organisation de la jeune garde et
00:03:26décrété sa dissolution.
00:03:28Mais ses membres ont continué à sévir, encouragés jusque dans cet hémicycle, où certains ont encore crié récemment « Vive
00:03:36la jeune garde » et revêtu leur logo.
00:03:38Si le gouvernement n'est pas responsable des liens entre un parti représenté ici et ses organisations d'extrême-gauche,
00:03:45il doit en revanche agir pour préserver la démocratie et les valeurs républicaines.
00:03:51Depuis des années, ces organisations revendiquant l'usage de la violence, avec une certaine complaisance politico-médiatique,
00:04:00détruisent nos villes lors de manifestations et intimident tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
00:04:05La mort de Quentin nous oblige à faire cesser toute complaisance à leur égard.
00:04:11Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous dissoudre les organisations antifa ?
00:04:17Allez-vous faire poursuivre leurs éventuelles reconstitutions, comme le permet le Code pénal ?
00:04:22Et allez-vous enfin suivre les démocraties qui ont classé ces organisations comme terroristes, puisque leur mode d'action le
00:04:29sont ?
00:04:30Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
00:04:37Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée.
00:04:40D'abord, évidemment, des mots d'empathie, de compassion pour la famille de Quentin, pour tous ceux qui le connaissent.
00:04:48Et soyez assurés qu'avec monsieur le ministre de l'Intérieur, qui est en ce moment, comme vous le savez,
00:04:51en déplacement officiel en Algérie,
00:04:53nous mettons les moyens auprès du procureur de Lyon comme de la police judiciaire lyonnaise
00:04:58pour que les auteurs soient interpellés, présentés devant la justice,
00:05:02et nous les espérons condamnés à la hauteur de l'homicide volontaire tel que ça a été qualifié par le
00:05:06procureur de la République de Lyon.
00:05:08Vous posez, madame, la question des groupuscules qui utilisent la violence physique pour mettre leurs idées en premier
00:05:17et qui tuent, comme vous l'avez dit ma présidente, non pas de mort lente, comme le disait Brassens,
00:05:21mais physiquement, déplaçant ainsi une démocratie en état de sauvagerie.
00:05:26Comme ministre de l'Intérieur, j'ai dissous de nombreuses associations d'ultra-droite et d'ultra-gauche.
00:05:31Et nous devons continuer à les dissoudre, comme l'a fait Bruno Rotailleur lorsqu'il l'a proposé,
00:05:34et comme va continuer à le faire, vous le savez, Laurent Nunez.
00:05:37Et oui, vous aurez le gouvernement toujours à vos côtés, et j'espère le Parlement aussi,
00:05:40lorsqu'il faudra mettre fin à des actions et des agissements qui sont contraires à toute la démocratie.
00:05:47Et je pense que, vous l'avez dit également, la brutalisation de la vie politique doit arrêter.
00:05:52Vous l'avez dit, M. Glucksmann l'a dit aussi, je voudrais souligner l'unanimité politique, quasiment l'unanimité politique.
00:05:59Et il y a de la brutalisation quand on dit que la police tue, alors que 10 à 15 policiers
00:06:02et gendarmes meurent par an.
00:06:04Il y a de la brutalisation lorsqu'on met la tête d'un ministre, en l'occurrence Olivier Dussopt,
00:06:11sur un ballon de football et on se déchaîne sur lui.
00:06:14Il y a de la brutalisation lorsqu'on justifie l'action de la jeune garde,
00:06:17et qu'on investit au candidat aux élections législatives, son dirigeant,
00:06:20déjà pour condamner pour violence physique.
00:06:29Jean-Paul Sartre disait que les mots étaient des revolvers chargés,
00:06:32que ceux qui arment les revolvers des mots les déchargent pour que nous puissions avoir une démocratie vivante
00:06:37et qui ne se termine pas par la mort de jeunes hommes et de jeunes femmes dans la rue.
00:06:42Merci beaucoup, monsieur le garde des Sceaux.
00:06:46La parole est à présent à monsieur Nicolas Bonnet pour le groupe écologiste et social.
00:06:54Merci, madame la présidente.
00:06:55Je tiens tout d'abord au nom du groupe écologiste et social
00:06:58à adresser nos sincères condoléances à la famille de Quentin de Ranque.
00:07:02Monsieur le Premier ministre,
00:07:03Je voudrais revenir maintenant sur un sujet qui devrait toutes et tous nous rassembler
00:07:06tant les enjeux sont majeurs, le changement climatique.
00:07:09Depuis plusieurs semaines, la France subit des tempêtes et des pluies diluviennes
00:07:13provoquant des crues et des inondations de grande ampleur sur le territoire
00:07:17avec 70 départements en vigilance crue.
00:07:20J'aimerais que nous rendions hommage aux victimes,
00:07:22mais aussi aux pompiers, aux agents de la sécurité civile,
00:07:25aux gendarmes, aux policiers
00:07:29et plus largement à tous les citoyens qui s'engagent
00:07:32pour venir en aide aux sinistrés.
00:07:36A cette heure, des milliers de foyers restent encore sans électricité
00:07:39et de nombreuses routes sont fermées.
00:07:41Selon le dernier bulletin Vigilance Vigicrue,
00:07:44de nouvelles inondations sont attendues dans les prochains jours.
00:07:47Mais il ne suffit pas de déplorer les catastrophes.
00:07:49Le président Macron disait il y a peu,
00:07:51qui aurait pu prédire ?
00:07:54Eh bien, les scientifiques le prédisent,
00:07:55et cela depuis des dizaines d'années,
00:07:57mais encore faudrait-il les écouter et agir.
00:07:59Ces phénomènes sont l'une des conséquences directes
00:08:02et tangibles du réchauffement climatique
00:08:03qui entraînent une augmentation en fréquence
00:08:06et en intensité des événements climatiques extrêmes.
00:08:09Face au changement climatique,
00:08:10nous devons à la fois éviter l'ingérable
00:08:12en réduisant drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre
00:08:14et gérer l'inévitable en adaptant nos territoires
00:08:17et nos modes de vie.
00:08:18C'est pourquoi l'objectif de zéro artificialisation nette
00:08:22et la transition agroécologique doivent rester
00:08:24des priorités absolues,
00:08:25afin notamment de renforcer la capacité des sols
00:08:28à retenir l'eau.
00:08:29Nous devons aujourd'hui faire le choix
00:08:31entre ce qui est juste et ce qui est facile,
00:08:33entre le conservatisme,
00:08:35qui par son inaction est un déni obscurantiste
00:08:37de la nature,
00:08:38et la science,
00:08:39qui nous invite à regarder leur aile en face
00:08:41pour agir en conséquence.
00:08:44Monsieur le Premier ministre,
00:08:46vous affichez de belles intentions,
00:08:48mais les politiques de vos gouvernements
00:08:49depuis 2017 ne sont pas à la hauteur.
00:08:51Et encore aujourd'hui,
00:08:52les actions ne suivent pas.
00:08:53Vous diminuez les financements
00:08:54accordés à l'atténuation et à l'adaptation
00:08:56dans le budget adopté par 49,3.
00:08:58Vous remettez à l'ordre du jour
00:08:59le détricotage de l'objectif ZAN
00:09:01avec le projet de loi de trace.
00:09:03Merci.
00:09:05Merci beaucoup, monsieur le député.
00:09:08La parole est à madame Monique Barbu,
00:09:10ministre de la Transition écologique
00:09:12et de la Biodiversité.
00:09:17Madame la Présidente,
00:09:19monsieur le député,
00:09:21Vous nous interrogez sur les inondations
00:09:24qui touchent l'ouest de la France.
00:09:26Mes premières pensées
00:09:27et celles du gouvernement
00:09:28vont d'abord aux Françaises
00:09:30et aux Français
00:09:31qui sont victimes de ces intempéries.
00:09:34Je veux aussi,
00:09:35comme vous l'avez fait,
00:09:36remercier tous ceux
00:09:38qui sont en première ligne
00:09:40dans ce moment difficile
00:09:41et notamment les personnels
00:09:43de la sécurité civile,
00:09:45mais aussi les élus.
00:09:47Comme vous l'avez souligné,
00:09:49nous sommes face
00:09:50à une conjonction
00:09:51d'événements climatiques inédits.
00:09:55Aujourd'hui,
00:09:56nous avons 1 600 personnes
00:09:58qui ont été évacuées,
00:10:0011 départements
00:10:01qui restent placés
00:10:02en alerte orange
00:10:03et 3 départements
00:10:06en alerte rouge.
00:10:08Nous faisons face aussi
00:10:10à un record d'humidité
00:10:12dans les sols
00:10:13jamais recensé
00:10:14depuis 1959.
00:10:20Certes, aujourd'hui,
00:10:21nous devons gérer
00:10:22la gestion des conséquences
00:10:24des inondations
00:10:25de façon directe,
00:10:27mais, vous l'avez dit,
00:10:28dans un second temps,
00:10:29il nous faudra réfléchir
00:10:31aux moyens de renforcer
00:10:33notre résilience
00:10:34face aux événements climatiques
00:10:36d'ampleur.
00:10:38Vous l'avez dit aussi,
00:10:39l'artificialisation excessive
00:10:41des sols jouent un rôle
00:10:43déterminant
00:10:44dans ces crues d'ampleur.
00:10:46C'est pourquoi
00:10:47il nous faudra la limiter
00:10:48via l'objectif
00:10:50zéro artificialisation net
00:10:52que vous avez rappelé
00:10:54et renforcer aussi
00:10:55le recours
00:10:57aux solutions fondées
00:10:58sur la nature.
00:10:59Par ailleurs,
00:11:01je tiens à dire
00:11:02que l'Etat
00:11:02apportera son soutien
00:11:04aux collectivités
00:11:05touchées
00:11:06par ces intempéries
00:11:07via le fonds Barnier
00:11:09et via aussi
00:11:11le fonds vert
00:11:14qui a déjà investi
00:11:16en particulier
00:11:17dans les programmes
00:11:18d'action
00:11:19de prévention
00:11:20des inondations
00:11:21au travers
00:11:22d'un financement
00:11:23de 4 milliards d'euros.
00:11:25Je vous remercie,
00:11:26madame la ministre.
00:11:29La parole est à présent
00:11:31à monsieur le président
00:11:33Laurent Wauquiez,
00:11:34président du groupe
00:11:34Droite Républicaine.
00:11:43Monsieur le Premier ministre,
00:11:45toutes nos pensées
00:11:46vont d'abord évidemment
00:11:47à la famille de Quentin
00:11:48qui a perdu son enfant.
00:11:50Dans notre région,
00:11:51dans notre ville,
00:11:52un fils qui est mort
00:11:54parce qu'il défendait
00:11:55ses idées victimes
00:11:56de la haine
00:11:56et de la barbarie.
00:11:58Ce n'est pas un fait divers.
00:12:00C'est le résultat
00:12:01de la banalisation
00:12:01de la violence politique.
00:12:03Il appartiendra
00:12:04à la justice de condamner,
00:12:06mais il appartient
00:12:06à chacun d'entre nous ici
00:12:07de dénoncer
00:12:08les responsabilités politiques
00:12:09qui ont mené
00:12:10à cette violence.
00:12:11Et cette violence
00:12:12ne vient pas de nulle part.
00:12:14Aujourd'hui,
00:12:14l'extrême-gauche
00:12:15a du sang sur les mains.
00:12:17Elle a du sang sur les mains
00:12:18quand elle a cautionné
00:12:19Notre-Dame de Linde.
00:12:21Elle a du sang sur les mains
00:12:23quand elle qualifie
00:12:24le Hamas
00:12:24de mouvement de résistance.
00:12:26Elle a du sang sur les mains
00:12:27quand elle a osé ici,
00:12:29dans cet hémicycle,
00:12:30avoir des députés
00:12:31d'extrême-gauche
00:12:32qui ont applaudi
00:12:32l'un des leurs,
00:12:33fiché S,
00:12:34qui a osé proclamer
00:12:35dans cet hémicycle
00:12:36vive la jeune garde.
00:12:38Cette violence,
00:12:40c'est celle que subissent
00:12:41des étudiants
00:12:41dans nos universités
00:12:42au quotidien.
00:12:43Cette violence,
00:12:44c'est celle
00:12:45qu'a voulu Jean-Luc Mélenchon
00:12:46comme un outil politique
00:12:47quand il a déclaré
00:12:48qu'il fallait tout
00:12:49conflictualiser,
00:12:50quand il a osé,
00:12:51en s'adressant
00:12:52à des mouvements
00:12:52d'ultra-gauche,
00:12:53ultra-violents,
00:12:54leur dire
00:12:55continuer jeune garde.
00:12:56Lui qui ose aujourd'hui
00:12:59dire que c'est nous
00:12:59qui sommes agressés.
00:13:01Non, ce n'est pas
00:13:02l'extrême-gauche
00:13:03qui est agressée,
00:13:03c'est l'extrême-gauche
00:13:04qui agresse.
00:13:05Non, ce n'est pas
00:13:06la police qui tue,
00:13:07c'est l'extrême-gauche
00:13:08qui tue.
00:13:09Non, ce n'est pas
00:13:10l'extrême-gauche
00:13:10qui défend la morale
00:13:11de la République.
00:13:12Aujourd'hui,
00:13:13c'est l'extrême-gauche
00:13:13qui menace la République.
00:13:15Et, M. le Premier ministre,
00:13:17tout ceci doit cesser.
00:13:19doit cesser cette soumission
00:13:21dans nos universités
00:13:22à cette idéologie.
00:13:23Doit cesser le laxisme
00:13:25dont bénéficient
00:13:27ces groupuscules
00:13:27d'extrême-gauche.
00:13:28Doit cesser l'impunité
00:13:30dont bénéficie
00:13:31la France insoumise
00:13:32dans la République.
00:13:34M. le Premier ministre,
00:13:35quelles sont les actions
00:13:36que vous êtes déterminés
00:13:37à prendre
00:13:37pour faire cesser
00:13:38l'ultra-violence
00:13:39de cette ultra-gauche
00:13:41dans la République française ?
00:13:43Je vous remercie.
00:13:45La parole est à M. le Premier ministre.
00:13:47Merci beaucoup,
00:13:48Mme la présidente
00:13:49de l'Assemblée nationale.
00:13:50Mesdames et Messieurs
00:13:51les députés,
00:13:53M. le Président,
00:13:54M. le ministre
00:13:55Laurent Wauquiez.
00:13:56A mon tour,
00:13:56comme l'a fait
00:13:57le garde des Sceaux,
00:13:58ministre de la Justice
00:13:59à l'instant,
00:13:59et en s'associant
00:14:00à l'hommage
00:14:01que la présidente
00:14:01de l'Assemblée nationale
00:14:02a rendu
00:14:03au nom de la représentation nationale,
00:14:04le gouvernement
00:14:05de la République
00:14:06dit toute sa solidarité
00:14:08avec la famille
00:14:08du jeune Quentin,
00:14:10toute sa compassion
00:14:11et présente évidemment
00:14:14ses condoléances.
00:14:15C'est un drame
00:14:15absolument épouvantable.
00:14:17Les images
00:14:17sont insoutenables
00:14:19et il faut que
00:14:20ce qui s'est passé
00:14:21ne soit pas impuni.
00:14:22C'est la première chose
00:14:23déjà qu'il faut dire,
00:14:24le garde l'a dit à l'instant,
00:14:25c'est la première exigence,
00:14:27c'est que la vérité judiciaire
00:14:28passe,
00:14:29et je veux le dire,
00:14:31elle doit passer
00:14:31sans aucune pression
00:14:33sur les enquêteurs
00:14:34et sur l'autorité judiciaire.
00:14:36Et le gouvernement
00:14:36dit
00:14:37toute sa confiance
00:14:39dans les institutions
00:14:40pour donner la vérité des faits
00:14:44et engager les responsabilités.
00:14:46La deuxième exigence,
00:14:48c'est précisément
00:14:49la question des responsabilités.
00:14:51Et au fond,
00:14:52je le vois bien,
00:14:53il y a une tentation
00:14:54de nier la responsabilité individuelle.
00:14:57Dans notre société,
00:14:59chaque individu
00:15:01est responsable
00:15:02individuellement
00:15:03de ses actes.
00:15:04Et je ne veux pas
00:15:05que l'on fasse
00:15:07évoluer
00:15:08le centre de gravité
00:15:09de cette responsabilité
00:15:10comme je commence à le voir
00:15:12dans la presse
00:15:12depuis 48 heures
00:15:13en disant
00:15:14mais au fond,
00:15:15ça serait la responsabilité
00:15:17du corps préfectoral,
00:15:18de la police de Lyon
00:15:20qui aurait manqué
00:15:21à sa mission
00:15:21en n'assumant pas
00:15:22ses missions de sécurité
00:15:23aux abords
00:15:24de Sciences Po Lyon.
00:15:26Les responsables
00:15:27sont celles et ceux
00:15:28qui commettent
00:15:29des actes de violence
00:15:30et il ne faut pas
00:15:32inverser le récit.
00:15:35La troisième exigence
00:15:37et vous la connaissez,
00:15:39vous en avez été en plus
00:15:40le ministre
00:15:40de l'Enseignement supérieur,
00:15:42c'est notre capacité
00:15:43désormais à protéger
00:15:44les débats intellectuels
00:15:46au sein de ces universités.
00:15:48Et on le voit bien,
00:15:50ces troubles
00:15:50à l'ordre public
00:15:52répétés,
00:15:53plusieurs dizaines,
00:15:54menacent ce qui fait
00:15:55l'identité
00:15:56de l'université française,
00:15:58c'est-à-dire
00:15:58un lieu de débat,
00:16:00de débat intellectuel,
00:16:01de liberté
00:16:02de rencontre intellectuelle.
00:16:03Et au fond,
00:16:04ces incidents
00:16:05en répétition,
00:16:06ces troubles
00:16:06à l'ordre public
00:16:07viennent justement
00:16:08mettre en danger
00:16:09cette liberté.
00:16:10Moi, j'ai demandé
00:16:11au ministre
00:16:11Philippe Baptiste
00:16:13de resserrer le lien
00:16:15avec les recteurs,
00:16:16les présidents
00:16:17de l'université.
00:16:18Malheureusement,
00:16:19si nous devons interdire
00:16:20un certain nombre
00:16:21de conférences
00:16:22qui doit demeurer
00:16:23l'exception,
00:16:24il faudra le faire
00:16:25parce que c'est
00:16:25le seul moyen précisément
00:16:27de défendre nos principes
00:16:28qui sont cette liberté
00:16:29de dialogue
00:16:30et de production intellectuelle
00:16:32auxquelles nous sommes
00:16:33tous attachés.
00:16:34Puis le quatrième
00:16:34enjeu ou exigence,
00:16:36c'est évidemment
00:16:37le refus
00:16:38de la violence politique.
00:16:39Et celle-ci,
00:16:41elle nécessite
00:16:42de la grande clarté.
00:16:43Elle nécessite
00:16:44de sortir
00:16:45de toutes les formes
00:16:46d'ambiguïté.
00:16:47C'est vrai du rapport
00:16:48à la violence,
00:16:49c'est vrai aussi
00:16:50du rapport
00:16:50à la question
00:16:51de la lutte
00:16:51contre l'antisémitisme.
00:16:53Je pense que c'est
00:16:54un moment de vérité
00:16:55auquel nous assistons,
00:16:56monsieur le ministre,
00:16:56dans lequel un certain
00:16:58nombre de formations politiques
00:16:59ne pourront pas s'abrituer
00:17:00derrière des raisonnements
00:17:01trop compliqués.
00:17:02Soit on lutte
00:17:03et on refuse la violence,
00:17:04soit on ne lutte pas
00:17:05contre elle.
00:17:06Il n'y a pas
00:17:06de double standard.
00:17:07Il n'y a pas, au fond,
00:17:09deux poids, deux mesures.
00:17:10Ça vaut pour tout le monde,
00:17:11pour tout un chacun.
00:17:12Et au fond,
00:17:13on ne peut pas avoir
00:17:14la rhétorique
00:17:16en permanence
00:17:17et ne pas voir
00:17:18que ce qui se passe
00:17:19parfois dans cet hémicycle
00:17:21peut infuser
00:17:22dans l'ensemble
00:17:23de la société.
00:17:24Et c'est donc
00:17:24un appel
00:17:25à la responsabilité,
00:17:26à la responsabilité
00:17:28individuelle,
00:17:29à la responsabilité
00:17:30de chaque formation politique
00:17:32dans le respect
00:17:33du vote des Français,
00:17:34mais dans le respect
00:17:35des valeurs
00:17:36de la République.
00:17:40Merci, monsieur le Premier ministre.
00:17:43La parole est à présent
00:17:44à madame Sandrine Runel
00:17:46pour le groupe socialiste.
00:17:52Monsieur le Premier ministre,
00:17:54jeudi 12 février,
00:17:56Quentin Déran,
00:17:56qui est étudiant en Lyonnais
00:17:57de 23 ans,
00:17:58a été victime
00:17:59d'un lynchage
00:18:00d'une extrême violence.
00:18:01Il en est mort ce samedi.
00:18:03Je veux à nouveau
00:18:04adresser à sa famille
00:18:05et à ses proches
00:18:05nos plus sincères condoléances.
00:18:07Il appartient désormais
00:18:08à la justice
00:18:09de faire toute la lumière
00:18:10sur ce crime épouvantable.
00:18:12En revanche,
00:18:14il est de notre responsabilité,
00:18:16nous, élus
00:18:16et formation politique,
00:18:18de s'opposer
00:18:19à la violence politique
00:18:20et être les garants
00:18:21de la dignité
00:18:22du débat démocratique.
00:18:26Car cette violence,
00:18:28qu'elle soit verbale,
00:18:29jusque dans cet hémicycle
00:18:31ou sur les réseaux sociaux,
00:18:33physique,
00:18:34dans les rues,
00:18:34est le symptôme
00:18:36d'un mal qui progresse,
00:18:37d'une brutalité
00:18:38qui s'installe,
00:18:39d'un débat démocratique
00:18:40qui s'abîme.
00:18:42Rien ne justifie jamais
00:18:43la menace,
00:18:44la violence,
00:18:44le meurtre.
00:18:45La démocratie
00:18:46est un combat d'idées,
00:18:48pas un combat de rue.
00:18:50Partout où la violence surgit,
00:18:52c'est à chacun
00:18:53d'avoir le courage
00:18:53de la condamner
00:18:54sans détour,
00:18:55sans calcul
00:18:56et sans lâcheté.
00:18:58Car la République
00:18:59ne tolère ni la violence
00:19:00ni les silences complices.
00:19:02Se s'enverser
00:19:03par la violence
00:19:04est celui
00:19:05d'une blessure
00:19:05infligée à toute la nation
00:19:07qui nous rappelle
00:19:08Clément Méric
00:19:09et Federico Martin-Arambourou.
00:19:13Nous n'accepterons
00:19:14jamais,
00:19:15jamais
00:19:15les meurtres
00:19:16ni la violence politique
00:19:18quelle qu'en soit la forme.
00:19:19Et je veux le dire
00:19:21avec netteté
00:19:21et être entendus
00:19:22sur tous les bancs.
00:19:24Nous n'exonérerons
00:19:25jamais personne,
00:19:26aucune organisation
00:19:27de ces complicités
00:19:28ou de ces complaisances
00:19:29à l'égard
00:19:29des groupuscules violents.
00:19:31Chacun doit en tirer
00:19:32des conclusions maintenant.
00:19:34Nous ne tolérons jamais
00:19:35le fait de mourir
00:19:36pour ces idées
00:19:37dans une démocratie.
00:19:39Monsieur le Premier ministre,
00:19:40chers collègues,
00:19:41un tel drame
00:19:42est notre affaire
00:19:43à tous
00:19:43et nul
00:19:44ne peut se défausser.
00:19:47Nous opposerons
00:19:47aux marchands de haine
00:19:48et aux saumeurs
00:19:49de division
00:19:49ce qu'ils ne pourront
00:19:50jamais briser,
00:19:51la force de l'état de droit,
00:19:53la dignité
00:19:53que nous devons aux victimes
00:19:54et le respect indéfectible
00:19:56de la démocratie.
00:19:57Monsieur le Premier ministre,
00:19:59au-delà des hommages
00:20:00et des minutes de silence,
00:20:01quelle garantie concrète
00:20:02le gouvernement
00:20:03compte-t-il apporter
00:20:04pour que plus qu'autun citoyen,
00:20:06militant ou élu...
00:20:07Madame la députée,
00:20:08la parole est à
00:20:09Monsieur le garde des Sceaux,
00:20:11ministre de la Justice.
00:20:14Merci Madame la Présidente,
00:20:15Mesdames et Messieurs les députés,
00:20:16Madame la députée,
00:20:18après Monsieur le Premier ministre,
00:20:19après la réponse
00:20:20que j'ai pu faire,
00:20:21je veux m'associer à vous
00:20:22pour condamner bien sûr
00:20:24toutes les formes
00:20:25de violence physique
00:20:25et celle qui entraîne
00:20:27la mort,
00:20:27qui endeuille tout un pays,
00:20:29qui endeuille la démocratie
00:20:30et bien sûr
00:20:31la famille de Quentin.
00:20:33Vous évoquez, Madame,
00:20:36la clarté avec laquelle
00:20:37on doit s'exprimer,
00:20:38comme le Président Wauquiez
00:20:39a énoncé le fait
00:20:40que nous devions dénoncer
00:20:41aussi cette violence,
00:20:43violence physique
00:20:44dans l'hémicycle,
00:20:44violence à la télévision,
00:20:45violence sur les réseaux sociaux.
00:20:47Et j'ai une pensée
00:20:47pour ces journalistes
00:20:48qui ont été pris
00:20:49à partie nominativement
00:20:51par le leader
00:20:52de la France insoumise
00:20:53quelques heures après
00:20:54le décès de Quentin,
00:20:56attaquant les journalistes
00:20:57de l'AFP,
00:20:58leur montrant quasiment
00:20:59du doigt.
00:21:00Et les fatwas numériques,
00:21:01on l'a vu dans bien
00:21:02des affaires
00:21:02quand j'étais ministre
00:21:03intérieur,
00:21:04tuent parfois autant
00:21:05que les fatwas physiques
00:21:06que chacun s'en souvienne ici.
00:21:09Je veux penser
00:21:10à M. Aziza
00:21:11qui a été une nouvelle fois
00:21:13vilipendé
00:21:13par les dirigeants
00:21:14de la France insoumise
00:21:15alors qu'il faisait
00:21:16son métier de journaliste
00:21:17face au Président
00:21:18de la République.
00:21:19Et je veux penser
00:21:20en effet à tous ceux
00:21:21qui arment,
00:21:22comme je l'ai dit,
00:21:22moralement,
00:21:23les armes des tueurs.
00:21:25Alors d'autres
00:21:27que vous,
00:21:28que nous,
00:21:28avons dénoncé cela.
00:21:29Je veux penser
00:21:31comme je l'ai dit
00:21:31à M. Glucksmann
00:21:32qui a été très courageux,
00:21:33à M. Gage
00:21:33qui l'a dit,
00:21:34à M. Corbière
00:21:35et Mme Autain
00:21:36qui ont dénoncé
00:21:36le fonctionnement interne
00:21:38de leur propre parti
00:21:38auquel ils étaient adhérents,
00:21:40à Mme Delga,
00:21:41à M. Delafosse,
00:21:42à Mme Trottmann
00:21:43qui ont dénoncé
00:21:45la violence
00:21:45de la France insoumise.
00:21:48il y a une violence
00:21:50incontestable
00:21:51entre la France insoumise
00:21:52et la jeune garde.
00:21:54M. Mélenchon
00:21:55disait le 30 avril 2025
00:21:57c'est une organisation alliée
00:22:00liée au mouvement insoumis.
00:22:03Ont-ils fait
00:22:03une seule fois
00:22:04l'apologie de la violence ?
00:22:05Jamais.
00:22:06J'en parle avec passion
00:22:07car ce sont mes jeunes camarades.
00:22:09Meeting de Champigny
00:22:10le 5 juillet 2024.
00:22:11La veille de la mort de Quentin.
00:22:13Un communiqué de presse
00:22:14du groupe
00:22:14Eléfi à l'Assemblée nationale
00:22:16évoqué.
00:22:17Nous le disons fièrement.
00:22:19La jeune garde est essentielle.
00:22:20La jeune garde tue
00:22:21et la France insoumise
00:22:22devrait le condamner.
00:22:23Merci M. le ministre.
00:22:27La parole est à présent
00:22:28à M. Jean-Luc Fugit
00:22:30pour le groupe EPR.
00:22:33Merci Mme la Présidente.
00:22:36M. le garde des Sceaux
00:22:37chers collègues
00:22:38ce samedi
00:22:39un habitant de ma circonscription
00:22:41est mort.
00:22:42Quentin n'avait que 23 ans
00:22:44et Quentin est mort sous les coups.
00:22:47Quentin est mort
00:22:48victime d'un déchaînement
00:22:49de violence.
00:22:50Quentin est mort lynché
00:22:52par des militants
00:22:53d'ultra-gauche
00:22:54venus en découdre
00:22:56en marge
00:22:56d'une intervention
00:22:57de la députée européenne
00:22:58de la France insoumise
00:22:59Rima Hassan à Lyon.
00:23:01Ce crime nous révolte.
00:23:03Au nom du groupe
00:23:04Ensemble pour la République
00:23:05j'adresse mes condoléances
00:23:07les plus sincères
00:23:08à la famille
00:23:09et aux proches de Quentin.
00:23:11Rien,
00:23:12absolument rien
00:23:13ne justifie
00:23:14la mort de ce jeune homme.
00:23:16Aucune cause,
00:23:18aucune idéologie
00:23:19ne justifie
00:23:20que l'on tue pour elle.
00:23:22Aucune cause,
00:23:23aucune idéologie
00:23:24ne mérite
00:23:25qu'on soit tué
00:23:25à cause d'elle.
00:23:27Ce meurtre nous indigne
00:23:29mais il est aussi
00:23:30la conséquence inévitable
00:23:31de la radicalisation
00:23:33des opinions,
00:23:34de la culture
00:23:35de la haine
00:23:35et de la banalisation
00:23:37de la violence
00:23:37promue chaque jour
00:23:39par l'ultra-gauche
00:23:40et l'ultra-droite.
00:23:42Une culture
00:23:43de la brutalité
00:23:44et de la haine
00:23:45entretenue
00:23:45parfois
00:23:46ici même.
00:23:48Oui,
00:23:48collègues de la France Insoumise
00:23:49et du Rassemblement National
00:23:50je parle de vous.
00:23:52De vous,
00:23:53de vos mots,
00:23:54de vos actes.
00:23:55Vous attisez
00:23:56les divisions
00:23:57et instrumentalisez
00:23:58les haines.
00:23:59La brutalisation
00:24:00constante
00:24:00de notre société
00:24:01vous l'encouragez.
00:24:03Vos adversaires politiques
00:24:04vous les transformez
00:24:05en ennemis
00:24:06à abattre.
00:24:07Rejetons
00:24:08la haine
00:24:08des extrêmes
00:24:09car c'est notre
00:24:10responsabilité
00:24:11d'élus
00:24:12de contribuer
00:24:12à apaiser.
00:24:14Avec les députés
00:24:15du groupe
00:24:15Ensemble pour la République
00:24:16et le parti Renaissance
00:24:18nous voulons
00:24:19de la décence
00:24:20de l'écoute
00:24:21du respect
00:24:22et de la dignité
00:24:23dans le débat public.
00:24:25Monsieur le ministre
00:24:25au-delà
00:24:27de l'enquête
00:24:27judiciaire en cours
00:24:28pour faire
00:24:28toute la lumière
00:24:29sur ce drame
00:24:30quelles actions
00:24:31comptez-vous mener
00:24:32pour endiguer
00:24:33ce climat
00:24:33de violence politique
00:24:34installé dans notre pays ?
00:24:36Je vous remercie.
00:24:37Merci beaucoup
00:24:38Monsieur le député
00:24:38la parole est à Gérald Darmanin
00:24:40Garde de décès
00:24:40au ministre de la Justice.
00:24:44Merci Madame la Présidente,
00:24:45Mesdames et Messieurs les députés,
00:24:46Monsieur le député Fugy,
00:24:48je sais que vous êtes particulièrement
00:24:49touché par ce drame,
00:24:51vous l'évoquez,
00:24:52c'est votre circonscription,
00:24:53c'est votre territoire
00:24:53que vous aimez tant
00:24:54et je ne peux que m'associer
00:24:56à votre demande
00:24:57de calme
00:24:58et de discussion civilisée
00:25:00dans une grande démocratie
00:25:00comme la nôtre.
00:25:02Cette sauvagerie,
00:25:02nous la constatons
00:25:03depuis de nombreuses années,
00:25:05depuis plusieurs mois
00:25:05intensément
00:25:06sur les réseaux sociaux
00:25:08et je sais que vous-même
00:25:09et votre groupe
00:25:09avez des initiatives
00:25:11très importantes
00:25:11pour limiter cette violence,
00:25:13cette violence aveugle,
00:25:14cette violence courageusement
00:25:16anonyme
00:25:16qui harcèle
00:25:17nos compatriotes
00:25:19juifs
00:25:20mais les élus,
00:25:21vous l'avez dit eux-mêmes,
00:25:23qui subissent
00:25:23cette agression
00:25:24lorsqu'ils prennent
00:25:25leurs responsabilités
00:25:26et qu'ils émettent
00:25:27une opinion.
00:25:28Deuxièmement,
00:25:29nous pouvons constater
00:25:29monsieur le député
00:25:31ensemble
00:25:31que la violence
00:25:33contre les élus
00:25:34et particulièrement
00:25:34les élus locaux
00:25:35au moment où
00:25:35les candidats
00:25:36aux élections municipales
00:25:38la subissent tous les jours
00:25:38montre qu'on a
00:25:39une société tendue
00:25:40qui effectivement
00:25:41connaît l'écho
00:25:42des réseaux sociaux,
00:25:44l'écho de la violence
00:25:44du monde
00:25:44et l'écho parfois
00:25:45de la violence
00:25:45de cet hémicycle
00:25:47puisque lorsque des personnes
00:25:48qui sont élues par la nation,
00:25:50qui sont parlementaires,
00:25:51se permettent d'insulter,
00:25:52de menacer
00:25:52et d'interpeller
00:25:54de façon extrêmement violente
00:25:55comme c'est le cas,
00:25:56évidemment ça a toujours
00:25:57des conséquences
00:25:57dans le monde physique
00:25:59pour les élus
00:26:00qui eux n'ont pas
00:26:01la protection de Paris
00:26:02ou la protection
00:26:03de la télévision
00:26:04et donc ce drame,
00:26:05vous avez raison
00:26:06de le dénoncer.
00:26:07Troisièmement,
00:26:07à la demande du gouvernement,
00:26:09je prendrai dans quelques jours
00:26:11une nouvelle disposition,
00:26:12une instruction,
00:26:13une circulaire
00:26:13au centre des procureurs
00:26:14de la République
00:26:14pour leur rappeler
00:26:15que tout élu,
00:26:17non seulement qui touche
00:26:19à la probité,
00:26:19bien évidemment,
00:26:20mais qui menace,
00:26:22qui utilise sa fonction
00:26:24tribunicienne
00:26:24en dehors de cet hémicycle
00:26:25puisque vous êtes ici
00:26:26dans l'immunité parlementaire,
00:26:27mais en dehors de cet hémicycle,
00:26:29qui dénoncent
00:26:30aux compatriotes juifs
00:26:31qui attaquent
00:26:31sous des prétextes religieux
00:26:33ou ethniques
00:26:33ou d'orientation sexuelle
00:26:35ou politique,
00:26:37très clairement,
00:26:38doivent être poursuivis
00:26:39et je l'espère condamnés.
00:26:40Nous ne pouvons plus laisser
00:26:41sous prétexte
00:26:42qu'ils soient élus
00:26:43des personnes tenir
00:26:44dans des amphithéâtres,
00:26:45dans la rue,
00:26:46sur les réseaux sociaux,
00:26:47des propos
00:26:48qui touchent
00:26:49jusqu'à l'homme.
00:26:50Merci beaucoup,
00:26:51monsieur le ministre.
00:26:52La parole est à présent
00:26:54à madame Edwige Diaz
00:26:55pour le Rassemblement national.
00:26:58Merci,
00:26:58madame la présidente.
00:26:59Ma question s'adresse
00:27:00à madame la ministre
00:27:01de la Transition écologique.
00:27:03Il va y avoir
00:27:05certainement
00:27:05une recrue
00:27:07d'ici mercredi
00:27:08ou jeudi.
00:27:09on pense
00:27:10que la pire journée
00:27:11risque d'être jeudi.
00:27:12Voilà,
00:27:13c'est tout
00:27:14ce que je peux vous dire
00:27:15à ce stade.
00:27:16On ne peut pas
00:27:16être plus précis
00:27:17que ça.
00:27:18Ces mots,
00:27:19madame la ministre,
00:27:20ce sont ceux
00:27:20que je vous ai entendus
00:27:21prononcer hier à Cadillac
00:27:22devant des habitants
00:27:24désemparés,
00:27:25des services de l'Etat
00:27:25surmenés
00:27:26et des élus locaux
00:27:27délaissés.
00:27:28Alors que la tempête
00:27:29Nils est à l'origine
00:27:30de dizaines de routes fermées
00:27:31et a privé d'électricité
00:27:33et de téléphones
00:27:33plus de 100 000 girondins,
00:27:35on ne s'attendait pas
00:27:36à un tel flot
00:27:37de banalités.
00:27:38Votre visite
00:27:39par ailleurs annoncée
00:27:40deux heures avant
00:27:41a suscité l'étonnement
00:27:43car il aurait été
00:27:44plus approprié
00:27:45de voir un ministre
00:27:45de l'aménagement
00:27:46du territoire
00:27:47ou de la ruralité.
00:27:48A consterné
00:27:49parce que vous avez
00:27:50accusé les députés
00:27:51d'avoir refusé
00:27:51l'augmentation
00:27:52de la taxe GEMAPI
00:27:53alors qu'on sait
00:27:54qu'avec votre 49.3
00:27:56le gouvernement
00:27:56fait ce qu'il veut.
00:27:58A contrarier
00:27:58les élus locaux
00:27:59à qui vous avez
00:28:01illégitimement
00:28:01renvoyé la responsabilité
00:28:03de la situation.
00:28:04Bref,
00:28:04a déçu tout le monde
00:28:05parce qu'il y avait
00:28:06pourtant des choses
00:28:07pertinentes à dire
00:28:08et par exemple
00:28:09voici mes questions
00:28:10que pense le gouvernement
00:28:12de l'enfouissement
00:28:13du réseau électrique
00:28:14du dragage
00:28:14des cours d'eau
00:28:15des bassins de rétention
00:28:16des moyens accordés
00:28:18aux pompiers
00:28:18et aux municipalités
00:28:19et surtout
00:28:20du transfert
00:28:21de compétences
00:28:21dédiées aux communautés
00:28:23de communes
00:28:23qui placent les maires
00:28:24hors la loi
00:28:25quand ils en sont réduits
00:28:26à les entretenir
00:28:27et à les financer.
00:28:28Je vous remercie.
00:28:28Merci beaucoup
00:28:30Madame la députée.
00:28:31La parole est à
00:28:32Monique Barbu,
00:28:33ministre en charge
00:28:34de la transition écologique.
00:28:37Madame la présidente,
00:28:39Madame la députée,
00:28:44clairement hier
00:28:45je suis allée
00:28:46porter
00:28:47ma compassion
00:28:48à un certain nombre
00:28:50de populations
00:28:51et à la demande
00:28:52du maire
00:28:53de Cadillac.
00:28:53Alors peut-être
00:28:55que cela
00:28:55vous importe peu
00:28:56mais c'était aussi
00:28:57sa demande.
00:28:59Deuxième chose,
00:29:01j'ai été interrogée
00:29:03sur un certain
00:29:04nombre de questions
00:29:05liées à l'entretien
00:29:07des digues
00:29:07et à la responsabilité
00:29:09qui était
00:29:10celle de l'Etat
00:29:11et des collectivités
00:29:12locales
00:29:13sur cet entretien.
00:29:16Et en effet,
00:29:17je le rappelle,
00:29:18l'entretien des digues
00:29:19est à la charge
00:29:21des collectivités locales.
00:29:22Mais j'ai aussi dit
00:29:23que l'Etat
00:29:24prenait sa part
00:29:25des financements
00:29:26qui étaient nécessaires
00:29:28à l'adaptation
00:29:29au changement climatique
00:29:31au travers
00:29:32le fonds Barnier,
00:29:33au travers
00:29:34les papilles
00:29:34et au travers
00:29:36un certain nombre
00:29:37d'autres actions
00:29:38que nous menons
00:29:39en soutien
00:29:39de ces collectivités locales.
00:29:42Enfin,
00:29:43je tiens
00:29:45à vous dire
00:29:46que pour l'essentiel
00:29:47ces inondations
00:29:50à répétition
00:29:51que nous vivons,
00:29:52nous les vivons
00:29:53parce que nous vivons
00:29:54le réchauffement climatique
00:29:56et qu'au travers
00:30:00des politiques
00:30:01que nous menons
00:30:02en particulier
00:30:03en matière d'énergie,
00:30:06nous essayons
00:30:07justement
00:30:08d'amoindrir
00:30:09les effets
00:30:09du réchauffement climatique.
00:30:11C'est pourquoi
00:30:12il nous importe
00:30:13aussi
00:30:14de passer
00:30:15à l'énergie nucléaire
00:30:16et à l'énergie
00:30:17renouvelable
00:30:19pour essayer
00:30:20d'éviter
00:30:20ces catastrophes
00:30:22supplémentaires.
00:30:24Merci
00:30:25madame la ministre.
00:30:26Madame la députée.
00:30:28Oui madame la ministre,
00:30:29hier je ne vous ai pas
00:30:30entendu dire ça,
00:30:31c'est peut-être
00:30:31parce que vous n'aviez
00:30:32pas vos fiches.
00:30:33Hier on nous a annoncé
00:30:34une ministre,
00:30:34nous avons vu
00:30:35une touriste.
00:30:36Aujourd'hui j'interroge
00:30:37la ministre
00:30:37de la Transition écologique
00:30:38et j'ai une réponse
00:30:39de la ministre
00:30:40du commentaire.
00:30:41Notre quotidien régional
00:30:42sud-ouest
00:30:43a été bien inspiré
00:30:45de titrer
00:30:45au sujet
00:30:46de votre venue
00:30:47« La visite ministérielle
00:30:48ne règle rien ».
00:30:50En effet,
00:30:50vous nous confirmez
00:30:51que l'Etat
00:30:52se désengage
00:30:53des moyens
00:30:53de protection
00:30:54de la population,
00:30:55des biens
00:30:56et des terres agricoles.
00:30:57Franchement,
00:30:58quel naufrage !
00:31:00Merci beaucoup.
00:31:03La parole est à présent
00:31:05madame la présidente
00:31:06Mathilde Panot
00:31:07pour le groupe
00:31:07La France Insoumise.
00:31:11Madame la présidente,
00:31:13mes premiers mots
00:31:13au nom du groupe
00:31:14Insoumis
00:31:15vont à la famille
00:31:15endeuillée de Quentin
00:31:16Déranque
00:31:17tuée en pleine rue
00:31:18à Lyon.
00:31:18Nous n'acceptons pas
00:31:20que la violence physique
00:31:21d'où qu'elle vienne
00:31:22soit employée
00:31:23pour régler les conflits.
00:31:24Jamais nous ne l'avons
00:31:25accepté,
00:31:26jamais nous ne l'accepterons.
00:31:28Ceux qui instrumentalisent
00:31:30ce drame
00:31:30pour nous salir
00:31:31doivent cesser.
00:31:32Leurs manœuvres
00:31:33sont indignes,
00:31:34aucun Insoumis
00:31:35n'est impliqué
00:31:36ni de près
00:31:36ni de loin
00:31:37dans ces violences.
00:31:38Et si nous combattons
00:31:40l'extrême droite
00:31:40et les groupuscules
00:31:42fascistes violents
00:31:43autour d'elle,
00:31:44c'est précisément
00:31:44car ils glorifient
00:31:45la mort et la brutalité,
00:31:47érigent le racisme
00:31:48en principe
00:31:49et qu'il n'y a pas
00:31:50plus anti-républicain
00:31:51que cela.
00:31:52Il faut méconnaître
00:31:53l'histoire
00:31:54pour accepter
00:31:55la victimisation
00:31:56de l'extrême droite
00:31:57et prétendre
00:31:58que les violences
00:31:58seraient à gauche
00:31:59de cet hémicycle.
00:32:00Il vous aura fallu
00:32:02ce drame
00:32:02pour sortir
00:32:03enfin du silence.
00:32:05Nous ne vous avons
00:32:05pas entendu
00:32:06sur l'assassinat
00:32:07du rugbyman
00:32:07Federico Aramburu
00:32:09à deux kilomètres
00:32:10seulement de notre
00:32:10assemblée
00:32:11par des militants
00:32:12du GUD
00:32:12ni sur les douze
00:32:14personnes tuées
00:32:14par l'extrême droite
00:32:15depuis 2022.
00:32:16Monsieur le Premier ministre,
00:32:18faire peser
00:32:19sur notre groupe
00:32:20une responsabilité
00:32:21morale imaginaire
00:32:22ne parviendra pas
00:32:23à éclipser
00:32:23votre réelle
00:32:24responsabilité politique.
00:32:26Je le rappelle ici,
00:32:27le maintien
00:32:28de l'ordre public
00:32:29relève de la compétence
00:32:30exclusive
00:32:31de votre gouvernement
00:32:32et non pas
00:32:33de l'opposition
00:32:34parlementaire.
00:32:35Pourquoi
00:32:36aucun dispositif
00:32:37n'a été prévu
00:32:38ouvrant la voie
00:32:39à tous les débordements
00:32:40alors que les renseignements
00:32:41territoriaux
00:32:42étaient avertis
00:32:43depuis plusieurs jours
00:32:44de la présence
00:32:45de Némésis ?
00:32:46Pourquoi
00:32:47n'avez-vous jamais
00:32:48tenu compte
00:32:48d'aucune de nos alertes ?
00:32:50Monsieur le Premier ministre,
00:32:51notre pays
00:32:52approche d'échéance
00:32:53électorale majeure.
00:32:54Vous annoncez
00:32:55interdire les conférences
00:32:56au moindre risque
00:32:57de troubles
00:32:58à l'ordre public.
00:32:59À l'heure
00:32:59où nos permanences
00:33:00sont attaquées,
00:33:01nos parlementaires
00:33:02menacés de mort
00:33:03et de viols,
00:33:04nous vous disons
00:33:05solennellement,
00:33:06les institutions
00:33:07démocratiques
00:33:08ne doivent jamais
00:33:09céder.
00:33:10Au pays,
00:33:12je redis notre souhait
00:33:13que vive pour longtemps
00:33:15la République
00:33:15et son idéal
00:33:17d'égalité humaine.
00:33:18Merci beaucoup
00:33:19Madame la Présidente
00:33:20Panot.
00:33:21La parole est à
00:33:21Monsieur le Premier ministre.
00:33:29Madame la Présidente
00:33:31de l'Assemblée nationale,
00:33:31Mesdames et Messieurs
00:33:33les députés,
00:33:34Madame la Présidente
00:33:35Panot,
00:33:37ce que vous venez
00:33:38de faire
00:33:39est absolument
00:33:40ignoble
00:33:40et abject.
00:34:06Il peut y avoir
00:34:08des divergences
00:34:09politiques,
00:34:10Mais lorsqu'on est un humaniste, c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à l'être humain, à
00:34:16l'homme,
00:34:16on n'oppose pas un mort à un autre mort, à un assassinat, à un autre assassinat.
00:34:23Il n'y a pas, Madame la Présidente, une violence acceptable dans un sens et inacceptable dans l'autre.
00:34:30Et donc le refus de la violence, c'est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu,
00:34:35la violence physique comme la violence verbale.
00:34:40Et vous voyez, Madame la Présidente, c'est peut-être aussi ça qui nous sépare,
00:34:44c'est que moi je suis le premier à condamner les violences faites contre les députés insoumis.
00:34:50Je suis le premier à donner des instructions avec le ministre de l'Intérieur, aux forces de l'ordre,
00:34:55que vous insultez pourtant à longueur d'année, à qui vous reprochez, à la police de la République de tuer,
00:35:02et pour autant, Madame la Présidente, parce que c'est ça la démocratie, parce que c'est ça la République,
00:35:08cette police de la République, elle se tiendra aux abords de vos permanences,
00:35:13de vos meetings pour protéger justement la démocratie.
00:35:16Et c'est là une rupture évidemment profonde.
00:35:19Mais la vraie question, merci pour votre agressivité, une fois de plus.
00:35:29Mais la vraie question au fond, Madame la Présidente, c'est pourquoi tout le monde doute de votre sincérité,
00:35:34et pourquoi personne ne veut vous croire.
00:35:37Tout simplement parce qu'il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la Présidente Panneau,
00:35:42le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées, et surtout le ménage dans vos rangs.
00:35:49Depuis de nombreux mois, il y a une multiplication de prises de parole,
00:35:53qui sont d'une violence inouïe, qui sont parfois à caractère antisémite,
00:35:58et désormais qui laissent justement de l'ambiguïté sur la violence.
00:36:02Donc Madame la Présidente, que cet grave assassinat, que cet homicide involontaire,
00:36:08servent au moins pour sa mémoire, pour sa mémoire, à ce que vous vous posiez les bonnes questions,
00:36:13et qu'enfin, vous tiriez un certain nombre de leçons et de conclusions.
00:36:20Merci Monsieur le Premier Ministre.
00:36:23La parole est à présent à Madame Anane Mansoury pour le groupe UDR.
00:36:28Tout d'abord, merci Madame la Présidente d'avoir répondu favorablement à la demande du Président Ciotti,
00:36:35pour effectuer cette minute de silence qui, je crois, était le minimum que notre Assemblée pouvait faire
00:36:39pour honorer la mémoire de Quentin.
00:36:41Monsieur le Premier Ministre, il y a quelques jours, Lyon s'est assombri du sang d'un innocent.
00:36:46Quentin s'en est allé à 23 ans seulement.
00:36:49Étudiant, le cœur lourd d'espérance, les yeux rivés vers l'avenir.
00:36:53Un avenir qui lui a été confisqué par une meute aveuglée par la haine,
00:36:57et par une idéologie soi-disant antifasciste qui leur permet de semer la terreur partout,
00:37:01d'intimider, de tabasser et désormais de tuer.
00:37:05Quentin n'avait rien d'agressif, et pourtant il a été la cible de militant d'extrême gauche.
00:37:10Il n'était coupable de rien et victime de tout.
00:37:13Il y a quelques années, j'ai moi-même été victime de ces militants d'extrême gauche.
00:37:17J'ai vu cette haine, j'ai connu cet effroi,
00:37:20et j'ai la chance inouïe d'être devant vous aujourd'hui pour en parler.
00:37:24Quentin, lui, n'a pas eu cette chance.
00:37:26Je ne suis pas ici pour instrumentaliser la douleur face à laquelle les mots semblent si dérisoires.
00:37:33Ce meurtre est un deuil pour ma chère ville de Vienne.
00:37:35Il est un deuil pour sa famille et pour ses proches.
00:37:38Il exige de la décence, de la hauteur de la part de la représentation nationale.
00:37:43Mais le silence de la République serait une seconde mort.
00:37:46Alors, monsieur le Premier ministre, je vous le demande avec la gravité d'une élue,
00:37:49et le cœur meurtri de ma génération,
00:37:51jusqu'à quand accepterez-vous que des groupuscules soutenues par des élus de gauche
00:37:56et dont les méthodes nous ramènent aux pires heures de notre histoire
00:37:59s'arrogent le droit de vie ou de mort au simple fait d'un désaccord politique ?
00:38:04Que comptez-vous faire pour que la France ne laisse plus jamais un tel drame se produire
00:38:08et pour que le prénom de Quentin ne sombre jamais dans l'indifférence ?
00:38:13Merci, madame la députée.
00:38:14La parole est à Gérald Darmanin, gardé sur le ministre de la Justice.
00:38:18Merci, madame la présidente.
00:38:19Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Mansoury,
00:38:21je veux une nouvelle fois, comme on l'a fait précédemment avec monsieur le Premier ministre,
00:38:24m'associer à vos propos pour la famille de Quentin
00:38:27et pour dénoncer cette violence politique, cette violence physique qui tue,
00:38:30qui agresse, vous l'avez dit pour vous-même,
00:38:32et qui tue alors que le débat public devrait pouvoir permettre de s'opposer,
00:38:38parfois durement, c'est bien le jeu de la politique,
00:38:41mais sans jamais toucher l'âme ou le corps des personnes.
00:38:45Alors, vous évoquez les groupuscules,
00:38:47ils ne sont pas qu'à l'ultra-gauche,
00:38:49ils sont aussi à l'ultra-droite, ils sont parfois masculinistes,
00:38:51ils sont parfois incels, ils sont parfois survivalistes, accélérationnistes,
00:38:54ils sont essentiellement islamistes, il ne faut jamais l'oublier,
00:38:57et nous devons nous battre,
00:38:59et je pense que tout le monde est ici, doit être d'accord avec cela,
00:39:01nous devons nous battre contre ces groupes,
00:39:04groupes de faits, associations,
00:39:06qui prônent le séparatisme et la violence.
00:39:09Il se trouve, madame la députée,
00:39:10mais j'espère que l'hémicycle pourra accompagner le ministre de l'Intérieur,
00:39:13qui encore une fois est excusé pour être en Algérie,
00:39:15pourra accompagner les démarches que font les diverses ministres de l'Intérieur devant vous,
00:39:18pour obtenir les moyens juridiques de le faire.
00:39:21J'ai porté une loi qui s'appelle la loi séparatiste,
00:39:23qui prévoyait des critères supplémentaires de dissolution d'associations religieuses,
00:39:27et je pense évidemment aux islamistes,
00:39:29mais c'est aussi le cas de groupements politiques extrêmement violents,
00:39:32puisqu'ayant moi-même voulu proposer au Conseil d'Etat
00:39:35la dissolution du soulèvement de la terre,
00:39:37le Conseil d'Etat ne m'a pas donné raison,
00:39:38j'en avais tiré des conséquences juridiques
00:39:40pour le mettre à la disposition du ministre de l'Intérieur.
00:39:43Malheureusement, si la loi séparatisme est passée,
00:39:45elle n'a pas obtenu le vote de l'intégralité des hémicycles,
00:39:49c'était une autre assemblée à l'époque,
00:39:51mais je constate que, notamment,
00:39:52ceux qui m'ont interrogé tout à l'heure,
00:39:54et sans esprit polémique,
00:39:55m'avaient refusé ces moyens juridiques
00:39:57qui peut-être permettraient de manière plus sécurisante
00:39:59de mettre fin à la présence de ces groupuscules.
00:40:02Et je veux dire devant les Français
00:40:03que c'est très important de dissoudre ces associations,
00:40:06parce qu'après, il y a reconstitution de l'IQue dissoute,
00:40:08comme on dit dans le langage populaire,
00:40:09ça permet des interpellations alors même que ces personnes n'ont rien fait,
00:40:13ils ne sont simplement qu'ensemble.
00:40:14Et donc les qualifications pénales,
00:40:16et donc, vous l'avez compris, les condamnations.
00:40:19Donc j'espère que la prochaine fois,
00:40:20l'Assemblée suivra les ministres de l'Intérieur
00:40:22qui se succéderont pour vous demander ces moyens juridiques.
00:40:24Merci monsieur le ministre, madame la députée.
00:40:27Monsieur le ministre, pour votre réponse,
00:40:29je ne peux pas ne pas réagir à la prise de parole de madame Pannot tout à l'heure.
00:40:34Si LFI est innocent,
00:40:35si vous n'avez rien à voir avec ce qui s'est passé,
00:40:37où est Raphaël Arnaud ?
00:40:38Où est le député fondateur de la Jeune Garde ?
00:40:40Pourquoi se cache-t-il aujourd'hui ?
00:40:44Merci beaucoup madame la députée.
00:40:46Les propos sont libres.
00:40:48La parole est au groupe écologiste et social,
00:40:51en la personne de monsieur Hendrick Davies.
00:40:54Merci madame la présidente.
00:40:56Madame la ministre,
00:40:57la consommation de tabac est la première cause de mortalité évitable.
00:41:01C'est près de 70 000 décès en France.
00:41:03La consommation d'alcool, c'est 40 000 décès par an,
00:41:06et 30% des accidents routiers.
00:41:08La consommation excessive de sucre fait exploser
00:41:10l'incidence de l'obésité, du diabète et des maladies cardiovasculaires.
00:41:14Les pesticides causent de nombreuses maladies professionnelles,
00:41:17comme la maladie de Parkinson, des lymphomes et des cancers.
00:41:20La pollution de l'air,
00:41:21ces 40 000 personnes aussi qui décèdent prématériellement chaque année.
00:41:25Tous ces chiffres, madame la ministre,
00:41:27nous les connaissons notamment grâce à une agence indépendante,
00:41:30Santé publique France,
00:41:31qui synthétise l'expertise scientifique
00:41:33et la met à disposition du grand public.
00:41:36Nous pouvons aussi agir sur ces mots grâce à ces campagnes de prévention.
00:41:39Mais c'est cette agence que votre gouvernement,
00:41:42madame la ministre, est en train de démanteler.
00:41:44Vous retirez à Santé publique France
00:41:45la gestion des stocks de médicaments stratégiques.
00:41:48Avez-vous oublié qu'en 2018,
00:41:50avant l'épidémie de Covid,
00:41:51l'agence avait alerté le directeur général de la santé
00:41:54sur le manque de masques ?
00:41:56Pire, vous décidez de reprendre le contrôle
00:41:58des campagnes de prévention.
00:41:59Et sur ce point,
00:42:00votre volonté de céder au lobby est manifeste,
00:42:02puisque c'est le président Macron lui-même
00:42:04qui avait censuré les campagnes sur l'alcool
00:42:06au moment de la coupe du monde du rugby.
00:42:08Pourtant, comme l'expliquent plus de 300 experts de santé publique
00:42:11dans une tribune publiée dimanche dans Le Monde,
00:42:13je les cite,
00:42:14un principe fondamental est aujourd'hui menacé.
00:42:17La distinction entre l'évaluation des risques
00:42:20et leur gestion,
00:42:21et entre l'aide à la décision et la décision politique.
00:42:24Et ils poursuivent,
00:42:25trop souvent,
00:42:26la tentation est grande de casser le thermomètre
00:42:28lorsque les données dérangent.
00:42:29Oui, ce démantèlement est une attaque en règle
00:42:32de plus contre les scientifiques.
00:42:33En réalité,
00:42:34vous attaquez les savoirs
00:42:36qui menacent des lobbies que vous protégez.
00:42:38Malboro, Ricard, Lactalis, Monsanto et tant d'autres.
00:42:41Alors,
00:42:42les salariés de Santé publique France manifestent aujourd'hui,
00:42:44Madame la Ministre.
00:42:46Ne participez pas à la trompisation du monde.
00:42:48Ressaisissez-vous.
00:42:49Renoncez au démantèlement en cours de Santé publique France.
00:42:53Merci beaucoup,
00:42:54Monsieur le député.
00:42:55La parole est à Madame Stéphanie Riste,
00:42:56ministre de la Santé.
00:43:00Merci, Madame la Présidente.
00:43:01Monsieur le député d'Avis,
00:43:03Mesdames et Messieurs les députés.
00:43:05Merci de me permettre de confirmer comme stratégique
00:43:08les missions de Santé publique France
00:43:10qui ont comme mission la préparation et réponse
00:43:13aux urgences sanitaires,
00:43:14la surveillance de l'état de santé de la population,
00:43:17la prévention et la promotion de la santé.
00:43:19Effectivement,
00:43:20le gouvernement a décidé d'un recentrat stratégique
00:43:23autour de deux évolutions
00:43:24suite aux recommandations d'un rapport
00:43:27de l'inspection des affaires sociales.
00:43:29Premièrement,
00:43:30la gestion des stocks stratégiques
00:43:32et de la réserve sanitaire
00:43:34qui sera placée sous l'autorité hiérarchique directe
00:43:37du ministre de la Santé.
00:43:38L'objectif étant très clair,
00:43:40raccourcir la chaîne de commandement,
00:43:42unifier les dispositifs existants
00:43:44et renforcer la capacité de décision,
00:43:46notamment en période de crise.
00:43:48La création d'un service à compétence nationale
00:43:51de haut niveau qui vous sera proposé prochainement
00:43:53s'inscrit d'ailleurs dans cette continuité
00:43:55avec une logique interministérielle et européenne.
00:43:59Deuxième évolution,
00:44:00les campagnes nationales de communication grand public
00:44:02seront transférées au ministère
00:44:05et à l'assurance maladie
00:44:06dans le cadre d'une réforme plus large
00:44:08de la communication de l'Etat.
00:44:10Il ne s'agit pas de remettre en cause
00:44:12les missions de SPF
00:44:14en matière d'expertise,
00:44:16en matière de surveillance épidémiologique
00:44:18et en matière de prévention
00:44:20et promotion de la santé,
00:44:21mais de rendre la parole publique
00:44:23plus lisible et mieux coordonnée.
00:44:25Une mission interne d'inspection
00:44:27est encore en cours
00:44:28pour définir les modalités précises
00:44:30en veillant à préserver
00:44:32le lien indispensable
00:44:33entre l'expertise scientifique
00:44:35et la communication.
00:44:37Ce n'est pas du tout là
00:44:38une mesure d'économie,
00:44:39mais bien un choix d'efficacité.
00:44:42La mise en oeuvre sera progressive
00:44:43avec une entrée en vigueur
00:44:45prévue début 2027.
00:44:47Je vous remercie.
00:44:47Merci beaucoup,
00:44:48madame la ministre.
00:44:50La parole est à présent
00:44:51à monsieur Yannick Monnet
00:44:52pour le groupe GDR.
00:44:54Merci, madame la présidente.
00:44:55Ma question s'adresse
00:44:56à monsieur le garde des Sceaux.
00:44:58Monsieur le ministre,
00:44:58le tribunal de Moulins
00:44:59attend des moyens.
00:45:00C'était le titre principal
00:45:01à la lune de notre presse quotidienne
00:45:03mercredi dernier.
00:45:04Et de fait,
00:45:05le projet de restauration
00:45:06et de restructuration
00:45:07du palais de justice de Moulins
00:45:08semble aujourd'hui au point mort.
00:45:10Cela fait pourtant des années
00:45:11qu'on en parle.
00:45:12Depuis 2019,
00:45:13une réflexion est lancée
00:45:14pour limiter l'éparpillement,
00:45:16améliorer les conditions de travail,
00:45:18la sécurité des lieux,
00:45:19l'accueil du public,
00:45:20la confidentialité
00:45:21et l'accessibilité
00:45:22ou encore la performance
00:45:23des locaux énergétiques.
00:45:25A titre d'exemple,
00:45:26alors que nous avons célébré
00:45:28les 20 ans de la loi handicap,
00:45:29il n'y a toujours aucun accès
00:45:31à la salle d'assise
00:45:32comme sur le site historique
00:45:33pour les personnes
00:45:34à mobilité réduite.
00:45:35Et à titre d'exemple encore,
00:45:36alors que les questions de sécurité
00:45:38sont de plus en plus aigües
00:45:39dans nos tribunaux,
00:45:40les escortes sont aujourd'hui
00:45:41obligées d'attendre
00:45:42en dehors,
00:45:43à ciel ouvert.
00:45:44Pourtant,
00:45:45les trois phases de travaux
00:45:46ont été définies,
00:45:47les plans sont aujourd'hui établis
00:45:49et les cartons quasiment faits
00:45:51pour un projet global
00:45:52évalué à l'origine
00:45:53à 12 millions d'euros.
00:45:54Il ne manque qu'une chose,
00:45:56un signe fort
00:45:57de l'engagement de l'Etat
00:45:58alors que des collectivités
00:45:59comme Moulins Communauté
00:46:00ont déjà annoncé
00:46:01leur participation financière.
00:46:02Ces travaux sont indispensables
00:46:04et urgents pour une juridiction
00:46:06qui tourne à plein
00:46:07et qui affiche un bilan 2025
00:46:09particulièrement positif.
00:46:10Il est indispensable
00:46:11et urgent
00:46:12pour les conditions de travail
00:46:14des personnels judiciaires
00:46:15et pour faire vivre
00:46:16une véritable justice
00:46:17de proximité.
00:46:17Monsieur le ministre,
00:46:18vous l'avez affirmé
00:46:19lors de vos voeux,
00:46:20le ministère de la Justice
00:46:21est le gagnant
00:46:22de l'année budgétaire 2026.
00:46:24Pouvez-vous me confirmer
00:46:25que le projet de restructuration
00:46:26du tribunal de Moulins
00:46:27est toujours une priorité
00:46:29de l'Etat
00:46:29et pouvez-vous me confirmer
00:46:30que des moyens
00:46:31vont rapidement être débloqués
00:46:32pour engager enfin les travaux ?
00:46:34Je vous remercie.
00:46:35Merci beaucoup,
00:46:36monsieur le député.
00:46:36La parole est à monsieur
00:46:37Gérald Darmanin,
00:46:38garde des Sceaux.
00:46:43Merci, madame la présidente,
00:46:44madame la présidente,
00:46:45madame la présidente,
00:46:45monsieur le député.
00:46:46Je vous le confirme.
00:46:47Nous attendions une chose importante,
00:46:49un budget.
00:46:51Je sais que vous avez contribué
00:46:52au fait que nous puissions avoir
00:46:53des crédits qui augmentent
00:46:54au ministère de la Justice
00:46:55et que nous ayons un budget
00:46:55pour la nation
00:46:57dont les crédits
00:46:57ne sont pas encore
00:46:58tout à fait affectés.
00:46:59Mais je voulais vous rassurer
00:47:00puisque à Moulins et à Cucé,
00:47:02pour parler de votre département,
00:47:04à la fois,
00:47:05le déplacement que j'ai fait
00:47:06dans votre département,
00:47:06voilà,
00:47:07quelques mois,
00:47:08confirme le réaménagement
00:47:09pour 30 millions
00:47:09du site de Moulins.
00:47:11Et donc,
00:47:12les travaux qui sont prévus,
00:47:14avec les plans qui sont destinés,
00:47:15en effet,
00:47:16connaîtront les affectations
00:47:18des appels d'offres
00:47:18à la fin de 2026.
00:47:20J'attends les notifications
00:47:21dès que j'aurai
00:47:22les crédits budgétaires
00:47:23puisque vous avez constaté
00:47:24que le Parlement
00:47:25a mis un petit peu de temps
00:47:26à donner les crédits
00:47:27au ministère de la Justice.
00:47:29Mais je pense que c'était
00:47:30pour tout le monde pareil.
00:47:31Ce n'était pas à Dominem,
00:47:32j'imagine.
00:47:33Deuxièmement,
00:47:33je veux dire qu'on a eu
00:47:34un contact avec le maire
00:47:34de M. Périssol,
00:47:36avec vous-même,
00:47:36dont je voudrais saluer
00:47:37l'action auprès des magistrats.
00:47:39J'ai déjà répondu d'ailleurs
00:47:39une question sur l'amiable
00:47:41voilà quelques semaines.
00:47:42Vous dire que greffier,
00:47:43magistrat,
00:47:44agent pénitentiaire aussi,
00:47:45puisqu'il y a un nouveau site
00:47:46en 2027,
00:47:47une prison,
00:47:47vous le savez,
00:47:48modulaire,
00:47:48dans votre département
00:47:49à la demande des élus locaux.
00:47:51La justice se penche donc
00:47:52malgré ses maigres moyens
00:47:54accuser à Moulin
00:47:55pour la restructuration
00:47:56du tribunal,
00:47:56l'accès pour les personnes
00:47:58handicapées,
00:47:58l'accueil des victimes
00:47:59et permettre d'accueillir
00:48:01les nouveaux magistrats
00:48:02que nous enverrons d'ailleurs
00:48:03à partir de septembre prochain
00:48:04grâce à l'excellente loi
00:48:05et aux moyens
00:48:06qui me sont donnés
00:48:07de programmation budgétaire.
00:48:08Donc je pense
00:48:09que votre interpellation
00:48:10simplement me permet
00:48:11de dire devant vous
00:48:12et devant M. le maire de Moulin
00:48:13que ces moyens
00:48:14et ces travaux
00:48:15seront affectés
00:48:16dès cette année.
00:48:17Merci beaucoup,
00:48:18M. le ministre.
00:48:20La parole est à présent
00:48:21à M. Charles Rodouel
00:48:23pour le groupe
00:48:23Ensemble pour la République.
00:48:26Ma question s'adresse
00:48:27à la ministre déléguée
00:48:28auprès du ministre de l'Intérieur.
00:48:30Permettez-moi de rendre
00:48:31aussi hommage à Quentin
00:48:33qui a été sauvagement lynché
00:48:35et assassiné
00:48:36par des membres
00:48:36de l'ultra-gauche.
00:48:37L'ultra-gauche tue,
00:48:39LFRI devrait condamner.
00:48:41Votre silence face à ces faits
00:48:43est assourdissant.
00:48:45Dans cette question,
00:48:46je veux rendre hommage
00:48:47à nos forces de l'ordre.
00:48:48Ce n'est pas
00:48:49la police qui tue.
00:48:50C'est bien la police
00:48:51qui souvent est ciblée
00:48:53ce vendredi
00:48:54sous l'arc de triomphe
00:48:55par un homme condamné
00:48:56pour des faits de terrorisme.
00:48:57Peut-être ne serait-il pas
00:48:59passé à l'acte
00:49:00s'il existait en France
00:49:01une rétention de sûreté
00:49:02pour les terroristes.
00:49:04Cette attaque fait écho
00:49:05à celle de février 25
00:49:06à Mulhouse,
00:49:08commise par un criminel
00:49:09radicalisé sous OQTF.
00:49:11Peut-être ne serait-il pas
00:49:12passé à l'acte
00:49:13s'il avait été retenu
00:49:14plus longtemps en crain
00:49:16avant son expulsion.
00:49:17Ces mesures
00:49:18figurent dans la proposition
00:49:20de loi que nous portons
00:49:21avec Gabriel Attal
00:49:22et avec notre groupe
00:49:23Ensemble pour la République.
00:49:25Cette proposition de loi,
00:49:26nous la portons
00:49:27avec Michel Barnier
00:49:28et avec les membres
00:49:29de la droite républicaine,
00:49:30notamment en hommage
00:49:31au travail
00:49:32d'Olivier Marlex
00:49:33dans cette enceinte.
00:49:34Nous la portons
00:49:35avec 150 collègues
00:49:36qui, par leur co-signature,
00:49:38soutiennent ce texte
00:49:39qui a été adopté
00:49:40à une large majorité
00:49:41en commission des lois.
00:49:42En ce sens,
00:49:43ma question est toute simple.
00:49:44Quand comptez-vous inscrire
00:49:45cette proposition de loi
00:49:47à l'ordre du jour
00:49:47de la séance publique
00:49:49à l'Assemblée nationale ?
00:49:50Il y a urgence.
00:49:51Avec cette proposition de loi,
00:49:53nous ne cherchons
00:49:54qu'une seule chose,
00:49:55l'équilibre fondamental
00:49:57de notre état de droit
00:49:58entre la protection
00:49:59de nos libertés publiques
00:50:01et le renforcement
00:50:02de la sécurité des Français.
00:50:04Je vous remercie.
00:50:05Merci beaucoup,
00:50:06monsieur le député.
00:50:07La parole est à madame
00:50:08Marie-Pierre Védrenne,
00:50:09ministre déléguée
00:50:10auprès du ministre de l'Intérieur.
00:50:11Merci.
00:50:13Merci.
00:50:14Madame la présidente
00:50:15de l'Assemblée nationale,
00:50:17Mesdames, Messieurs les députés,
00:50:18Monsieur le député Charles-Odouel,
00:50:19permettez-moi tout d'abord
00:50:21de me joindre à vos mots
00:50:22et bien sûr aux mots
00:50:23du Premier ministre
00:50:24et du garde des Sceaux
00:50:25et exprimer toute notre compassion
00:50:27et solidarité
00:50:28à la famille de Quentin.
00:50:30Monsieur le député,
00:50:31votre proposition de loi,
00:50:33vous l'avez rappelée,
00:50:34elle s'inscrit aussi
00:50:35dans la lignée
00:50:35d'un drame
00:50:36qui a endeuillé la France,
00:50:38à savoir
00:50:38le meurtre de Philippines.
00:50:40Je tiens à souligner
00:50:42votre travail
00:50:43et également
00:50:44le travail
00:50:45du Premier ministre
00:50:46Michel Barnier
00:50:47et de rendre hommage
00:50:48à cette occasion
00:50:49à Olivier Marlex
00:50:51qui avait,
00:50:52avec votre collègue sénatrice
00:50:53Jacqueline Sache,
00:50:55porté un dispositif similaire.
00:50:57Et le texte adopté
00:50:58la semaine passée,
00:50:59vous l'avez rappelé,
00:51:00en commission
00:51:01à une large majorité,
00:51:03il illustre
00:51:03le caractère indispensable
00:51:05de ces mesures
00:51:06pour prévenir
00:51:07justement
00:51:08la réitération
00:51:09d'actes criminels
00:51:10sur notre territoire.
00:51:11En effet,
00:51:12il renforce
00:51:13et il sécurise
00:51:14le cadre légal
00:51:15de la rétention
00:51:16administrative
00:51:17pour les délinquants
00:51:18et les criminels
00:51:19étrangers
00:51:20afin de faciliter
00:51:21leur expulsion.
00:51:22Je pense notamment
00:51:23à l'injonction
00:51:24d'examens psychiatriques
00:51:26pour les individus
00:51:27pouvant porter atteinte
00:51:28à l'ordre public
00:51:29ou encore
00:51:30l'extension
00:51:31de la rétention
00:51:31de sûreté
00:51:31pour les personnes
00:51:32fortement condamnées.
00:51:34Et votre mesure centrale
00:51:35d'allongement
00:51:36à 210 jours
00:51:37de rétention administrative
00:51:38des étrangers
00:51:39qui font l'objet
00:51:40d'une décision
00:51:41d'éloignement
00:51:41et représente
00:51:42une menace
00:51:43à l'ordre public
00:51:44est une mesure
00:51:45forte.
00:51:46C'est pour toutes
00:51:47ces raisons,
00:51:47monsieur le député,
00:51:48que le Premier ministre
00:51:49soutient évidemment
00:51:51votre texte
00:51:51et que le gouvernement
00:51:52a fait le choix
00:51:53de souhaiter
00:51:54l'inscrire
00:51:55à l'agenda parlementaire.
00:51:56Nous aurons donc
00:51:57l'occasion
00:51:58d'en débattre,
00:51:58monsieur le député,
00:51:59le 13 avril
00:52:00en séance
00:52:01et nous le porterons
00:52:02début juin
00:52:03au Sénat.
00:52:04Je vous remercie.
00:52:05Merci beaucoup,
00:52:06madame la ministre.
00:52:07Monsieur le député.
00:52:10L'option de ce texte
00:52:11est en séance
00:52:11dans quelques semaines.
00:52:13Merci beaucoup.
00:52:14La parole est à présent
00:52:15à monsieur Edi Kasterman
00:52:16pour le groupe
00:52:17Rassemblement National.
00:52:19Merci,
00:52:19madame la présidente.
00:52:20Permettez-moi
00:52:21à mon tour
00:52:21de m'associer
00:52:22à l'hommage
00:52:22qui a été rendu
00:52:22à Quentin
00:52:23et d'assurer
00:52:25à sa famille
00:52:25tout notre soutien.
00:52:27Ma question s'adresse
00:52:28à monsieur le Premier ministre.
00:52:29Monsieur le Premier ministre,
00:52:30chaque année,
00:52:30la France signe
00:52:32un chèque
00:52:32de 65 milliards d'euros
00:52:34à des puissances étrangères
00:52:35pour couvrir
00:52:36ses besoins
00:52:36en pétrole
00:52:37et en gaz.
00:52:38Chaque année,
00:52:39la nation
00:52:40s'appauvrit
00:52:41de l'équivalent
00:52:42du budget
00:52:43de la défense
00:52:44et de la justice
00:52:45réunies
00:52:45pour financer
00:52:46sa dépendance
00:52:47à l'Arabie Saoudite,
00:52:48à l'Algérie,
00:52:49aux Etats-Unis,
00:52:50au Kazakhstan
00:52:51et j'en passe.
00:52:52Et chaque année,
00:52:53votre gouvernement
00:52:54nous explique
00:52:54que l'unique voie possible
00:52:56pour réduire
00:52:56notre servitude
00:52:58pétrolière
00:52:58et gazière
00:52:59serait de couvrir
00:53:00la France
00:53:00d'éoliennes
00:53:01et de palos solaires
00:53:02chinois.
00:53:02Et pour quels résultats ?
00:53:04Malgré le pacte vert,
00:53:06malgré l'enfer normatif
00:53:07et l'explosion
00:53:08des prix de l'énergie,
00:53:09malgré le saccage
00:53:10de nos paysages
00:53:11et de notre façade maritime,
00:53:13la consommation finale
00:53:14d'énergie
00:53:15de la France
00:53:15dépend toujours
00:53:16à 60%
00:53:17du pétrole
00:53:19et du gaz importé.
00:53:20Personne ici
00:53:21ne conteste
00:53:21que nous puissions
00:53:22encore décarboner
00:53:23une partie
00:53:23de notre consommation
00:53:24d'énergie
00:53:25en poursuivant
00:53:26l'électrification
00:53:27des usages,
00:53:27les investissements
00:53:28dans notre parc nucléaire
00:53:30et dans nos barrages hydrauliques
00:53:31ou en exploitant
00:53:32la chaleur du sous-sol
00:53:33grâce à la géothermie.
00:53:35Mais il ne faut pas
00:53:36se payer de mots,
00:53:37Monsieur le Premier ministre,
00:53:38nous n'atteindrons jamais
00:53:39l'illusoire
00:53:41notaire de la carbone
00:53:42à horizon 2050
00:53:45sauf au prix
00:53:46d'un sabotage
00:53:47de l'économie française.
00:53:48Donc face au mur
00:53:49de l'énergie,
00:53:50face au mur énergétique,
00:53:52il n'y a que deux choix possibles.
00:53:53Soit condamner la France
00:53:55à l'indigence
00:53:56ou à la dépendance,
00:53:57soit relancer
00:53:58l'exploration
00:53:58et l'exploitation
00:53:59des gisements
00:54:00d'hydrocarbures
00:54:01dans nos outre-mer
00:54:01et Monsieur le Premier ministre,
00:54:03nous nous avons choisi,
00:54:04le groupe Rassemblement National
00:54:05et ses alliés
00:54:06d'Identité et Liberté
00:54:07soutiennent
00:54:08la proposition de loi
00:54:09du sénateur Guyanais
00:54:10et membre de votre majorité,
00:54:12Georges Passiant,
00:54:13pour mettre au rebut
00:54:13la désastreuse loi Hulot
00:54:15et réautoriser
00:54:16l'exploration
00:54:17et l'exploitation
00:54:18d'hydrocarbures
00:54:19en Guyane
00:54:19et dans les territoires
00:54:20ultramarins.
00:54:21Alors Monsieur le Premier ministre,
00:54:22ma question sera simple,
00:54:23allez-vous soutenir
00:54:24cette proposition
00:54:25de loi d'urgence
00:54:25et de bon sens
00:54:26qui concourt
00:54:27à la souveraineté énergétique
00:54:28de la France ?
00:54:29La parole est à Monsieur
00:54:30Sébastien Martin,
00:54:31ministre en charge
00:54:32de l'Industrie.
00:54:34Merci Madame la Présidente,
00:54:36Mesdames et Messieurs
00:54:37les députés.
00:54:38Monsieur le député,
00:54:41votre rhétorique
00:54:42est assez intéressante,
00:54:44elle consisterait donc
00:54:45à miser sur l'exploration
00:54:47pétrolaire en Guyane.
00:54:50Malheureusement,
00:54:51malheureusement pour vous,
00:54:52au cours du début
00:54:53des années 2000,
00:54:55des explorations ont eu lieu
00:54:56et ces explorations ont été menées
00:54:59par de très grandes compagnies
00:55:00pétrolières,
00:55:01y compris des grandes compagnies
00:55:03pétrolières françaises.
00:55:05Ceux-ci ont exploré
00:55:06les fonds sous-marins
00:55:07au large de la Guyane
00:55:09et elles n'ont rien trouvé
00:55:11ou elles ont peut-être trouvé
00:55:14éventuellement en eau
00:55:15très très très profonde
00:55:17un gisement
00:55:18dont le contenu est incertain
00:55:20et dont le coût d'exploitation
00:55:22serait démesuré.
00:55:24Donc, miser notre
00:55:26souveraineté énergétique
00:55:28sur l'exploration
00:55:29de puits de pétrole
00:55:30qui sont vides
00:55:31me semble être
00:55:33aussi une réponse
00:55:34assez vide.
00:55:36Face à cela,
00:55:37effectivement,
00:55:37le gouvernement a fait
00:55:38un autre choix.
00:55:39D'abord celui de respecter
00:55:40ses engagements internationaux,
00:55:41Monsieur le député.
00:55:43Et ça compte
00:55:43parce que,
00:55:44effectivement,
00:55:45l'accord de Paris
00:55:46qui a été ratifié,
00:55:47y compris par ce Parlement,
00:55:49a pris des engagements.
00:55:50Et celui de ne pas rouvrir
00:55:52l'exploration d'hydrocarbures
00:55:55et pour un grand pays
00:55:56tenir ses engagements,
00:55:57c'est important.
00:55:58Nous ne sommes pas
00:55:58l'Amérique de Monsieur Trump.
00:56:00Et deuxième point,
00:56:01la PPE vise effectivement
00:56:03la souveraineté industrielle
00:56:05et énergétique
00:56:06en misant sur la relance
00:56:08du nucléaire.
00:56:08Et si vous ne voulez pas
00:56:09la nouvelle PPE,
00:56:10ça veut dire que vous êtes
00:56:11pour la fermeture
00:56:12d'un certain nombre
00:56:13de réacteurs
00:56:13et contre la réouverture
00:56:15et contre la création
00:56:17de PR2
00:56:18qui seront faites
00:56:19dans les usines
00:56:19dont certains de vos députés
00:56:21sont élus.
00:56:22D'ailleurs,
00:56:22il y a donc
00:56:22un certain paradoxe.
00:56:23Et aussi,
00:56:24sur une part,
00:56:25de renouvelables équilibrés
00:56:27mais avec un mix énergétique
00:56:28qui fait une part
00:56:29plus importante
00:56:30à l'électricité
00:56:31et qui vise à sortir
00:56:32de la dépendance
00:56:33à 60 milliards d'euros
00:56:34d'hydrocarbures
00:56:35pour aller vers
00:56:36des énergies décarbonées.
00:56:38Merci Monsieur le Ministre.
00:56:40La parole est à présent
00:56:41à Madame Christine Angrand.
00:56:43Merci Madame la Présidente.
00:56:45Ma question s'adresse
00:56:45à Madame la Ministre de la Santé.
00:56:47Madame la Ministre,
00:56:48ma question porte sur l'accès
00:56:50et le bon accompagnement
00:56:51pour les enfants
00:56:52en situation de handicap.
00:56:54Notamment les enfants
00:56:55avec troubles du neurodéveloppement
00:56:56et troubles du spectre
00:56:58de l'autisme
00:56:59dans les établissements
00:57:00spécialisés
00:57:00et à l'école.
00:57:02Je le reconnais,
00:57:03l'État a engagé
00:57:04des chantiers.
00:57:05Les pôles inclusifs
00:57:06d'accompagnement localisés
00:57:07ont été créés
00:57:08pour organiser l'accompagnement
00:57:09au plus près du terrain.
00:57:10Les pôles d'accès
00:57:12à la scolarité
00:57:12sont appelés
00:57:13à monter en charge.
00:57:14La stratégie nationale TND
00:57:16poursuit l'effort
00:57:16sur le repérage
00:57:17et l'accompagnement précoce
00:57:19via les plateformes
00:57:20de coordination.
00:57:22Néanmoins,
00:57:22sur le terrain,
00:57:23ce que j'entends
00:57:23de la part des familles
00:57:24désemparées
00:57:25n'a rien d'abstrait.
00:57:27Depuis février,
00:57:28j'ai reçu six sollicitations
00:57:29pour la même impasse.
00:57:31Des familles orientées
00:57:32puis perdues
00:57:33dans un labyrinthe,
00:57:34on les renvoie
00:57:34d'un service à l'autre,
00:57:36comme si la détresse
00:57:36devait patienter
00:57:37dans une salle d'attente
00:57:38sans horloge.
00:57:40A l'école,
00:57:41l'accompagnement humain
00:57:42se fragmente.
00:57:43Quelques demi-journées,
00:57:44une organisation
00:57:45qui dépend de disponibilité
00:57:46plutôt que de besoin.
00:57:48Je parle bien sûr
00:57:48de l'accompagnement
00:57:49des AESH.
00:57:50Aussi,
00:57:51sur mon territoire,
00:57:52il n'y a qu'un seul IME
00:57:53pour 164 communes
00:57:54dans lesquelles
00:57:55les spécialisations
00:57:56ne sont pas assez
00:57:57effectives
00:57:57et où il y a
00:57:58un mélange de pathologies.
00:58:00Dans ma circonscription,
00:58:02Lévis,
00:58:027 ans,
00:58:03est atteint
00:58:03d'un autisme non-verbal.
00:58:05Il ne parle pas,
00:58:05mais il comprend tout.
00:58:06Les silences,
00:58:07les soupirs de sa maman,
00:58:08l'inquiétude qui s'installe,
00:58:10son dossier est complet
00:58:11à la MDPH.
00:58:12Ses besoins sont reconnus
00:58:13et pourtant son nom
00:58:14demeure sur une liste
00:58:16d'attente
00:58:17à jusqu'à 2028.
00:58:18En établissement spécialisé,
00:58:20aucune place ne se libère.
00:58:21Pendant ce temps,
00:58:22l'enfance passe
00:58:24et son apprentissage
00:58:25stagne,
00:58:25voire régresse.
00:58:27Pour beaucoup de ces familles,
00:58:28la seule solution
00:58:29est un déménagement
00:58:30en Belgique.
00:58:31Alors,
00:58:32Madame la Ministre,
00:58:32est-il normal en France,
00:58:34en 2026,
00:58:35qu'un enfant comme Lévis
00:58:36demeure sans solution adaptée?
00:58:37Que comptiez-vous faire
00:58:38concrètement
00:58:39pour renforcer
00:58:40l'accompagnement
00:58:40et garantir
00:58:41que ces enfants
00:58:42aient enfin
00:58:43une prise en charge
00:58:44effective et positive?
00:58:46Merci,
00:58:46Madame la députée.
00:58:47La parole est à
00:58:48Madame Charlotte
00:58:49Parmentier-Lecoq,
00:58:50ministre chargée
00:58:51de l'Autonomie
00:58:52et des personnes handicapées.
00:58:54Merci,
00:58:55Madame la Présidente.
00:58:56Mesdames et Messieurs
00:58:56les députés,
00:58:57Madame la députée
00:58:58en grand,
00:58:59la problématique
00:59:00que vous soulevez
00:59:01avec les enfants
00:59:02que vous avez pu rencontrer
00:59:04avec leur famille
00:59:05est une problématique grave.
00:59:07et qui importe beaucoup
00:59:09au gouvernement
00:59:10et notre volonté,
00:59:11c'est d'apporter
00:59:12des réponses
00:59:13et des solutions concrètes
00:59:14à ces enfants
00:59:15et à ces familles.
00:59:16Très clairement,
00:59:17nous sommes dans cette démarche
00:59:19d'apporter et de créer
00:59:21volontariste
00:59:21ces nouvelles solutions.
00:59:23Le Président de la République
00:59:25a en 2023,
00:59:26à l'occasion
00:59:27de la dernière
00:59:27conférence nationale
00:59:28du handicap,
00:59:30pris un engagement
00:59:31de création
00:59:31de 50 000 nouvelles solutions
00:59:33à la fois pour des enfants
00:59:34et à la fois pour des adultes.
00:59:36et je veux vous dire,
00:59:38Madame la députée,
00:59:39que sur la fin d'année 2024
00:59:40et toute l'année 2025,
00:59:42nous avons pu,
00:59:43grâce au budget
00:59:44qui ont été adopté
00:59:45par le Parlement,
00:59:48ici,
00:59:48créer 17 000 solutions nouvelles
00:59:51pour apporter des réponses
00:59:52à la fois aux enfants
00:59:54et aux adultes.
00:59:55L'objectif,
00:59:56c'est de créer des solutions
00:59:57comme des places en IME,
00:59:59comme vous l'avez souligné,
01:00:00il y en a besoin
01:00:01et nous en créons de nouvelles,
01:00:02mais aussi d'autres solutions
01:00:04complémentaires
01:00:05et des solutions
01:00:06notamment pour accompagner
01:00:08les enfants avec autisme
01:00:09dans l'école
01:00:10avec des unités externalisées
01:00:12pour l'autisme
01:00:13en maternelle,
01:00:14à l'école élémentaire,
01:00:15des dispositifs ULIS
01:00:17et évidemment
01:00:18la création
01:00:19des pôles d'appui
01:00:20à la scolarité
01:00:21maintenant
01:00:22qui viennent
01:00:22de s'adosser
01:00:23au Pial
01:00:24et qui vont permettre
01:00:26là aussi
01:00:26de mieux guider les familles.
01:00:28C'est ce que vous avez souligné,
01:00:29la problématique
01:00:30de ne pas savoir
01:00:30où s'orienter
01:00:32désormais
01:00:32avec les pôles d'appui
01:00:33à la scolarité
01:00:34qui maintenant
01:00:34sont au nombre
01:00:35de près de 500,
01:00:36nous allons pouvoir
01:00:37identifier rapidement
01:00:38les enfants à l'école
01:00:39avec des besoins particuliers
01:00:40et apporter
01:00:41les premières solutions
01:00:42de réponse
01:00:44qui doivent être mises en place.
01:00:45Donc nous sommes
01:00:46dans une démarche volontariste
01:00:47et nous allons continuer
01:00:48en 2026,
01:00:49madame la députée,
01:00:50grâce à l'adoption
01:00:51également
01:00:51de la loi de financement
01:00:53de sécurité sociale
01:00:54qui prévoit
01:00:54les mêmes budgets
01:00:56supplémentaires
01:00:57pour cette nouvelle année.
01:00:58Je vous remercie.
01:00:59Merci beaucoup,
01:01:00madame la ministre.
01:01:01La parole est à présent
01:01:03à monsieur Stéphane Abelot
01:01:04pour le groupe socialiste.
01:01:09Monsieur le Premier ministre,
01:01:10vous avez été
01:01:11le maire de Vernon
01:01:13mais en tant que Premier ministre,
01:01:14on a tous le devoir
01:01:15de ne pas opposer
01:01:17les campagnes
01:01:18et les villes
01:01:18et pourtant,
01:01:19vous connaissez bien
01:01:19le sujet
01:01:20des quartiers
01:01:20en renouvellement urbain.
01:01:22Des millions
01:01:22de nos compatriotes
01:01:23y vivent.
01:01:24Depuis 2003,
01:01:25des centaines de communes
01:01:26ont transformé
01:01:27leur visage.
01:01:27l'agence de la rénovation urbaine
01:01:29a aidé la République
01:01:30à reprendre ses droits.
01:01:31Mais un territoire
01:01:32qui se relève
01:01:34peut vite devenir
01:01:35un territoire
01:01:35qui s'écroule.
01:01:36L'action n'a absolument
01:01:38aucun sens
01:01:38quand l'action
01:01:39n'est pas inscrite
01:01:40dans la continuité.
01:01:41Les zones de non-droit
01:01:42nous reviennent
01:01:42comme un boomerang.
01:01:43Imaginez des centres-villes
01:01:45réduits
01:01:45à des centres commerciaux
01:01:46en faillite.
01:01:47Venez sur place,
01:01:48venez y voir
01:01:49l'insécurité revenir,
01:01:50les trafics,
01:01:51les phénomènes de communautarisme
01:01:52qu'on avait réussi
01:01:53à endiguer.
01:01:54Cela se passe à Marseille,
01:01:56en Seine-Saint-Denis,
01:01:56dans les territoires
01:01:57d'outre-mer.
01:01:58Cela se passe aussi
01:01:59aux Obiers à Bordeaux
01:02:00ou au centre commercial
01:02:01des Nations avant d'oeuvre
01:02:02les Nancy.
01:02:02C'est maintenant,
01:02:03aujourd'hui,
01:02:04que l'Assemblée nationale
01:02:05doit statuer.
01:02:06C'est maintenant
01:02:06qu'une loi doit être construite,
01:02:09débattue et votée.
01:02:10Les investisseurs
01:02:11et les collectivités locales
01:02:12sont prêts.
01:02:13Et vous,
01:02:14Monsieur le Premier ministre,
01:02:15êtes-vous prêts ?
01:02:16Prêts à travailler avec nous,
01:02:17prêts à travailler ensemble,
01:02:18prêts à un calendrier,
01:02:20prêts pour donner une suite
01:02:21et pour assurer les maires
01:02:22dans leurs besoins immédiats.
01:02:25Merci beaucoup,
01:02:26Monsieur le député.
01:02:27La parole est à
01:02:28Monsieur Vincent Jeanbrun,
01:02:29ministre du Logement
01:02:30et de la Ville.
01:02:36Mesdames et Messieurs les députés,
01:02:38Monsieur le député Abelot,
01:02:39d'abord,
01:02:40un grand merci
01:02:40de rappeler
01:02:41l'importance
01:02:42de ce programme
01:02:44de rénovation urbaine
01:02:45qui est cher
01:02:46à tant d'élus
01:02:46et qui,
01:02:46vous l'avez dit,
01:02:47a transformé des vies.
01:02:49Parce qu'en transformant
01:02:50des quartiers,
01:02:51en transformant
01:02:52l'urbanisme,
01:02:53l'aménagement
01:02:53d'un certain nombre
01:02:54de nos villes,
01:02:55cette politique publique
01:02:56a, comme vous l'avez
01:02:57très justement dit
01:02:58et je me permets
01:02:58de reprendre vos mots,
01:02:59replanter le drapeau
01:03:01de la République
01:03:01dans ces quartiers
01:03:02qui, parfois,
01:03:03s'en étaient éloignés.
01:03:04Et c'est donc
01:03:04très important
01:03:06que, collectivement,
01:03:06on puisse continuer
01:03:07à accompagner
01:03:08ces dispositifs.
01:03:10Vous l'avez vu,
01:03:11nous avons pris,
01:03:12dès la décision budgétaire,
01:03:14l'ambition
01:03:15de donner un petit peu
01:03:15plus de souplesse
01:03:16au NPNRU,
01:03:18donc le deuxième programme
01:03:20de rénovation urbaine,
01:03:22de manière à ce qu'il se termine
01:03:23non plus en 2026
01:03:24mais en 2027
01:03:25et avec une dotation
01:03:26de l'État conséquente
01:03:27pour que nous puissions
01:03:28terminer,
01:03:28en bonne et due forme,
01:03:29les programmes
01:03:30qui sont engagés.
01:03:31Ensuite,
01:03:31vous nous interrogez
01:03:32sur l'avenir
01:03:33de ce programme.
01:03:34C'est une question
01:03:35extrêmement pertinente
01:03:36que, d'ailleurs,
01:03:37s'est posée
01:03:37ma prédécesseure,
01:03:38Valérie Létard,
01:03:39que je salue,
01:03:40et qui a désigné
01:03:42M. Vandemal,
01:03:44qui n'est autre
01:03:44que le premier directeur
01:03:46de l'ANRU
01:03:46du temps où il avait été créé
01:03:48par Jean-Louis Borloo,
01:03:49qui est donc en charge
01:03:50de nous donner
01:03:51un rapport
01:03:52sur l'avenir
01:03:53des programmes
01:03:54de rénovation urbaine.
01:03:55Ce rapport,
01:03:56nous l'attendons
01:03:57dès ce premier trimestre,
01:03:58j'espère incessamment
01:03:59sous peu,
01:04:00et une fois éclairé,
01:04:02parce que je crois
01:04:02que l'Assemblée nationale
01:04:03gagnera à être éclairée
01:04:04par ce rapport,
01:04:05nous pourrons travailler
01:04:06ensemble
01:04:07à l'avenir
01:04:08de la rénovation urbaine.
01:04:10Voilà, M. le député,
01:04:11je vous remercie
01:04:11une fois de plus.
01:04:14Merci, M. le ministre.
01:04:15M. le député ?
01:04:17Tout à l'heure,
01:04:18quelqu'un disait,
01:04:19notamment dans le groupe LFI,
01:04:20on ne comprend pas la question,
01:04:22mais aller sur le terrain
01:04:22et aller voir
01:04:23dans les villes,
01:04:24dans les nombreuses villes
01:04:25en France,
01:04:26des centres-villes
01:04:27qui s'écroulent
01:04:28et qui ont besoin
01:04:29d'avoir l'aide de l'Etat,
01:04:30un accompagnement,
01:04:31des réponses
01:04:31sur l'ANRU 3,
01:04:32sur l'ANRU 2 complémentaire.
01:04:34On a besoin
01:04:34de travailler ensemble
01:04:35pour éviter justement
01:04:36que ces zones de non-droit
01:04:37reviennent
01:04:37et qu'on travaille
01:04:38la mixité sociale,
01:04:39la mixité fonctionnelle
01:04:40et le vivre ensemble.
01:04:41C'est important
01:04:42d'éviter la ghettoïsation
01:04:43de ces quartiers.
01:04:45Merci beaucoup.
01:04:46Attendez deux secondes.
01:04:47Il ne faut pas dire
01:04:47que c'est ça comme ça
01:04:48parce que là,
01:04:48on peut discuter.
01:04:49J'ai été maire longtemps
01:04:50d'une commune,
01:04:51on ne s'amuse pas
01:04:51à dire que c'est ça.
01:04:52M. le député,
01:04:53on n'interpelle pas
01:04:54les autres parlementaires
01:04:55pendant votre réponse.
01:04:56Vous devez répondre
01:04:57aux ministres
01:04:58et pas aux autres parlementaires
01:04:59et on n'interpelle pas
01:05:01la présidente
01:05:01de l'Assemblée nationale
01:05:02en disant
01:05:03attendez deux secondes,
01:05:04soyez un peu plus courtois.
01:05:06Je vous remercie.
01:05:07La parole est à M. Charles de Courson
01:05:10pour le groupe
01:05:11Liberté indépendant
01:05:12Outre-mer et Territoire.
01:05:14Monsieur le député.
01:05:16Ma question s'adresse
01:05:17à Mme la ministre
01:05:18de l'Action
01:05:18et des Comptes publics.
01:05:19Mme la ministre,
01:05:21les maires,
01:05:22les présidents
01:05:22d'intercommunalité,
01:05:23les directeurs
01:05:24d'hôpitaux publics
01:05:25ont reçu
01:05:26des directions départementales
01:05:27des finances publiques
01:05:29le message suivant.
01:05:31En raison d'une panne matérielle,
01:05:33l'application Elios
01:05:34n'est plus en capacité
01:05:35de recevoir
01:05:36les flux habituellement transmis
01:05:37par les tiers
01:05:38de télétransmission
01:05:39opérant pour le compte
01:05:40des collectivités
01:05:41et établissements locaux
01:05:42et établissements publics
01:05:43de santé.
01:05:44La date de reprise
01:05:45du service
01:05:46n'est pas encore connue.
01:05:47Elle vous sera communiquée
01:05:48dans les meilleurs délais.
01:05:50Alors,
01:05:51en effet,
01:05:52l'application Elios
01:05:53est en panne
01:05:54depuis le 6 février
01:05:56sans que l'on connaisse
01:05:57la date
01:05:57de sa remise en fonction.
01:05:58Les responsables
01:06:00les responsables
01:06:00des collectivités,
01:06:01intercommunalités,
01:06:02hôpitaux publics
01:06:03sont inquiets
01:06:04car ils craignent
01:06:05de ne pas pouvoir
01:06:06verser les salaires
01:06:07de février
01:06:08à leurs fonctionnaires,
01:06:10de ne pas pouvoir
01:06:10régler leurs fournisseurs
01:06:12mettant en difficulté
01:06:13des très petites entreprises
01:06:14voire des PME
01:06:15et de ne pas pouvoir
01:06:16délibérer sur le compte
01:06:18financier unique
01:06:18et sur le compte
01:06:19de gestion
01:06:20voire d'être obligé
01:06:21de différer le vote
01:06:22du budget 2026.
01:06:23Aussi,
01:06:24ma question,
01:06:24elle est limpide.
01:06:26Quelles sont les causes
01:06:27de Senpad
01:06:27et quand l'application Elios
01:06:29sera-t-elle de nouveau
01:06:30opérationnelle ?
01:06:31Merci beaucoup,
01:06:33monsieur le député.
01:06:34La parole est à monsieur
01:06:35David Amiel,
01:06:36ministre en charge
01:06:37de la fonction publique.
01:06:40Merci,
01:06:40madame la présidente.
01:06:42Mesdames et messieurs
01:06:42les députés,
01:06:43monsieur le député
01:06:44Charles de Courson,
01:06:45effectivement,
01:06:46depuis le jeudi 5 février,
01:06:48il y a eu une panne
01:06:48exceptionnelle
01:06:49sur un site
01:06:50de la DGFIP
01:06:51qui héberge Elios,
01:06:52donc logiciel de gestion
01:06:54comptable et financière
01:06:56des collectivités locales
01:06:57et des hôpitaux
01:06:58du côté de la DGFIP
01:06:59et qui échange
01:07:01les flux de données
01:07:02avec les logiciels budgétaires
01:07:03des collectivités locales
01:07:05et des hôpitaux concernés.
01:07:07Il s'agit d'un incident
01:07:08purement matériel,
01:07:09plus précisément
01:07:10d'une défaillance
01:07:11d'une baie de stockage
01:07:13sur le site
01:07:14d'hébergement
01:07:14concerné
01:07:15qui a effectivement créé,
01:07:16vous l'avez rappelé,
01:07:17de très nombreuses difficultés
01:07:19en interrompant
01:07:20les flux
01:07:21de données
01:07:22et par là même
01:07:22en empêchant
01:07:24ou en retardant
01:07:25la mise en oeuvre
01:07:26d'opérations
01:07:27de dépenses
01:07:28ou de recettes.
01:07:30les associations
01:07:30d'élus
01:07:31et les services financiers
01:07:32des collectivités locales
01:07:34et des hôpitaux
01:07:35ont été informés.
01:07:36C'est d'ailleurs le sens
01:07:37du message
01:07:37que vous avez lu
01:07:39dans notre assemblée
01:07:41mais surtout
01:07:42depuis l'heure
01:07:43les équipes
01:07:44de la Direction générale
01:07:45des finances publiques
01:07:46ont été pleinement mobilisées
01:07:47notamment pendant
01:07:48les deux week-ends
01:07:49qui nous séparent
01:07:50de cette date
01:07:51du jeudi 5 février
01:07:52ce qui a permis
01:07:53de réparer
01:07:53le matériel
01:07:55ainsi que de reconfigurer
01:07:56les sites d'hébergement
01:07:58pour permettre
01:07:58le redémarrage
01:08:00depuis vendredi
01:08:0113 février
01:08:03la moitié
01:08:03des postes comptables
01:08:04de la Direction générale
01:08:06des finances publiques
01:08:06ont pu reprendre
01:08:07leurs opérations
01:08:08depuis ce matin
01:08:09c'est le cas
01:08:10de la totalité
01:08:11des postes comptables
01:08:12de la Direction générale
01:08:13des finances publiques
01:08:14et depuis vendredi
01:08:16les flux de données
01:08:17avec les collectivités locales
01:08:19et les hôpitaux
01:08:20peuvent reprendre
01:08:21progressivement
01:08:22et de manière sécurisée.
01:08:24Merci beaucoup
01:08:26Monsieur le Ministre
01:08:27Monsieur le député
01:08:31Monsieur le Ministre
01:08:32qui paiera
01:08:33les intérêts de retard ?
01:08:35Ce n'est pas
01:08:36les collectivités locales
01:08:37qui en sont responsables
01:08:38vous vous rendez compte
01:08:39ça aura duré
01:08:4012 jours
01:08:41voire un peu plus
01:08:43puisque comme vous l'avez indiqué
01:08:44la reprise
01:08:45n'est que partielle
01:08:47alors qui paiera
01:08:48les indemnités
01:08:50qui paiera
01:08:51les dégâts
01:08:51de tout cela
01:08:52et est-il normal
01:08:53qu'un tel dispositif
01:08:55on mette plus de 12 jours
01:08:57à commencer
01:08:58à pouvoir reprendre
01:08:59un flux normal
01:09:01pour les collectivités locales
01:09:03et les hôpitaux publics ?
01:09:06Merci Monsieur le député
01:09:08La parole est à présent
01:09:10à Madame Delphine
01:09:12Ninjeman
01:09:12pour le groupe
01:09:13Démocrate
01:09:15Merci Madame la Présidente
01:09:17Ma question s'adresse
01:09:18à Monsieur le Ministre
01:09:19de l'Enseignement supérieur
01:09:20Il y a 5 jours
01:09:21Il y a 5 jours
01:09:22un jeune homme
01:09:22de 23 ans
01:09:23Quentin
01:09:23a perdu la vie
01:09:24en marge
01:09:25d'une conférence organisée
01:09:26à Sciences Po
01:09:27Ce drame nous oblige
01:09:28Au-delà de l'émotion
01:09:30il révèle
01:09:31une réalité
01:09:32plus profonde
01:09:33la fragilisation
01:09:35progressive
01:09:35de l'état de droit
01:09:36dans certains espaces
01:09:37universitaires
01:09:38Les faits sont là
01:09:39répétés
01:09:40tous convergents
01:09:41à Lyon 2
01:09:42un cours interrompu
01:09:43à Rennes 2
01:09:43des dégradations
01:09:44à Nantes
01:09:45un campus évacué
01:09:46à Paris 1
01:09:47l'intervention
01:09:47des forces de l'ordre
01:09:48Ce qui est en cause
01:09:49Monsieur le Ministre
01:09:50ce n'est pas une série
01:09:51d'incidents pourtant nombreux
01:09:53c'est un basculement
01:09:54celui de certaines universités
01:09:57qui de lieux de savoir
01:09:58et de confrontation intellectuelle
01:10:00deviennent des espaces
01:10:02de conflictualité politique
01:10:03où le débat cède à l'invective
01:10:05et trop souvent
01:10:06à l'intermination
01:10:07Il s'y déploie
01:10:08un entrisme
01:10:10véritable stratégie
01:10:11assumée d'occupation
01:10:12des lieux de savoir
01:10:13par des acteurs politiques
01:10:15extrémistes
01:10:16qui ne cherchent plus
01:10:17à convaincre
01:10:17mais à imposer
01:10:18leur doctrine
01:10:19Or
01:10:20une démocratie
01:10:21tient par un équilibre simple
01:10:23la liberté de débat
01:10:25et la garantie
01:10:26de l'ordre public
01:10:27Quand cet équilibre
01:10:28se rompt
01:10:29c'est l'état de droit
01:10:30qui vacille
01:10:30Oui
01:10:31l'autonomie universitaire
01:10:32est essentielle
01:10:33mais non
01:10:34elle ne peut devenir
01:10:35un alimi
01:10:35à l'inaction
01:10:37La liberté
01:10:38ne saurait qu'ouvrir
01:10:39des logiques de radicalisation
01:10:40par les extrêmes
01:10:41de gauche
01:10:42comme de droite
01:10:44Monsieur le Ministre
01:10:45face à cette dérive dangereuse
01:10:46et structurelle
01:10:47à cet entrisme rampant
01:10:49quelles mesures concrètes
01:10:50le gouvernement
01:10:51tend-il prendre
01:10:52pour réaffirmer
01:10:53l'autorité de l'état de droit
01:10:54dans nos universités
01:10:56empêcher que ces lieux
01:10:57ne deviennent
01:10:57des laboratoires
01:10:58d'idéologie extrémiste
01:11:00concrètement
01:11:01Monsieur le Ministre
01:11:01au-delà des principes
01:11:02êtes-vous prêt
01:11:03à sanctionner
01:11:05ceux qui par passivité
01:11:06ou complaisance
01:11:07laissent prospérer
01:11:09ces dérives
01:11:10Merci beaucoup
01:11:11Madame la députée
01:11:12La parole est à
01:11:13Monsieur Philippe Baptiste
01:11:14ministre en charge
01:11:15de l'enseignement supérieur
01:11:16et de la recherche
01:11:17Merci Madame la Présidente
01:11:19Merci Madame la députée
01:11:21Lingemann
01:11:22Je le redis
01:11:23à mon tour
01:11:24un mot
01:11:25sur le drame
01:11:26qui est survenu
01:11:27il y a quelques jours
01:11:28C'est l'ensemble
01:11:29de la communauté
01:11:30de l'enseignement supérieur
01:11:31qui est aussi en deuil
01:11:32Vous le savez
01:11:33Quentin était étudiant
01:11:35à Lyon 2
01:11:36en sciences des données
01:11:39Poursuivre et condamner
01:11:40les auteurs
01:11:41de cette ignominie
01:11:41est évidemment
01:11:42la première des priorités
01:11:43c'est indispensable
01:11:44mais le sujet
01:11:45que vous levez
01:11:46Madame la députée
01:11:47c'est d'abord
01:11:47celui de la violence politique
01:11:49qui s'exerce aussi
01:11:49parfois dans nos établissements
01:11:51Oui
01:11:52des responsables politiques
01:11:53attisent parfois la haine
01:11:54excitent les passions
01:11:56manipulent les consciences
01:11:57de certains étudiants
01:11:58Oui
01:11:59cette haine peut se retrouver
01:12:00dans l'enceinte
01:12:01de nos établissements
01:12:02Cela arrive
01:12:03car ils ne sont
01:12:04ni plus ni moins
01:12:05que le tambour battant
01:12:07de notre société
01:12:09Le fait qu'un élu
01:12:10puisse être invité
01:12:11par une association étudiante
01:12:13à un débat
01:12:13est une chose
01:12:14Tous les élus
01:12:15de la République
01:12:15peuvent intervenir
01:12:17dans des conférences
01:12:17Il n'est pas question
01:12:19de l'interdire
01:12:19par principe
01:12:21En revanche
01:12:22lorsque ces conférences
01:12:23représentent des risques
01:12:25qui sont des risques sérieux
01:12:26des risques avérés
01:12:27de troubles
01:12:27à l'ordre public
01:12:28Celles-ci
01:12:29ne doivent pas
01:12:30pouvoir se tenir
01:12:31C'est une décision
01:12:32qui doit être prise
01:12:34au cas par cas
01:12:35en responsabilité
01:12:37par les établissements
01:12:38Cette interdiction
01:12:39doit être autant
01:12:40que faire se peut
01:12:41exceptionnelle
01:12:42mais elle doit pouvoir
01:12:43être prise
01:12:44J'ai signé hier
01:12:45avec mon collègue
01:12:46ministre de l'Intérieur
01:12:48une circulaire
01:12:48à destination
01:12:49des recteurs
01:12:50et des préfets
01:12:51qui rappelle
01:12:52l'importance
01:12:53de leur accompagnement
01:12:54et dans l'appréciation
01:12:55et dans l'encadrement
01:12:56de ce type de situation
01:12:57Si des risques inhérents
01:12:59à l'organisation
01:13:00d'une conférence
01:13:01sont importants
01:13:02alors il ne faut pas
01:13:03l'autoriser
01:13:04il faut l'interdire
01:13:05Le rôle de l'université
01:13:07c'est d'être
01:13:07un espace de débat
01:13:09contradictoire
01:13:09un débat apaisé
01:13:11fidèle à sa mission
01:13:12d'enseignement
01:13:13et j'appelle évidemment
01:13:14tous les établissements
01:13:15à veiller à respecter
01:13:17scrupuleusement
01:13:17ce principe simple
01:13:19et évident
01:13:20que vous avez souligné
01:13:20Merci madame la députée
01:13:21Merci beaucoup
01:13:23monsieur le ministre
01:13:24Madame la députée
01:13:25Oui
01:13:25Merci monsieur le ministre
01:13:27Concrètement
01:13:27avec les présidents
01:13:29d'universités
01:13:29et de grandes écoles
01:13:31qu'allez-vous faire ?
01:13:32Je vous remercie
01:13:33La parole est à présent
01:13:35à monsieur Rodrigo Arenas
01:13:37pour le groupe
01:13:37La France Instrumise
01:13:39Merci madame la présidente
01:13:41Cher collègue
01:13:42Monsieur le ministre
01:13:42de l'éducation nationale
01:13:43Dans un courrier
01:13:45que vous venez d'adresser
01:13:45à tous les parents
01:13:46d'élèves de France
01:13:47vous parlez de violence
01:13:48à l'école
01:13:49Vous vous êtes vu même
01:13:50d'une forme de violence
01:13:51psychologique
01:13:52à l'encontre
01:13:53de ces mêmes parents
01:13:53en manipulant tranquillement
01:13:55l'inversion de la faute
01:13:57Vous, vous n'êtes ni responsable
01:13:59ni coupable de rien
01:14:00Mais nous, parents d'élèves
01:14:02nous devrions avoir
01:14:03un sursaut collectif
01:14:05nous ressaisir
01:14:06pour assumer pleinement
01:14:07notre rôle
01:14:08Vous demandez aux parents
01:14:09d'avoir une implication
01:14:11personnelle
01:14:11Mais je vais sans doute
01:14:13vous apprendre quelque chose
01:14:14C'est tous les jours
01:14:15que les parents
01:14:16s'impliquent personnellement
01:14:17dans l'éducation
01:14:18de leurs enfants
01:14:19Par exemple
01:14:20quand ils doivent
01:14:21leur payer des cours
01:14:21particuliers
01:14:22pour pallier
01:14:23les nombreuses absences
01:14:24non remplacées
01:14:24des enseignants
01:14:26ou encore
01:14:26quand ils doivent
01:14:27arrêter de travailler
01:14:28pour remplacer
01:14:29les AESH manquantes
01:14:30et accompagner leurs enfants
01:14:31qui souffrent
01:14:32de handicap à l'école
01:14:34Vous dites vouloir compter sur eux
01:14:36mais ce sont eux
01:14:37qui devraient pouvoir compter sur vous
01:14:39eux qui espéraient
01:14:41que vous défendriez
01:14:41bec et ongle
01:14:42un budget qui soit
01:14:43à la hauteur
01:14:44de leurs attentes
01:14:45alors que vous vous êtes
01:14:46contentés
01:14:46d'enteriner
01:14:47une baisse drastique
01:14:49des effectifs de classe
01:14:50qui vont fermer
01:14:51sur tout
01:14:51notre territoire
01:14:52entraînant de fait
01:14:54des fermetures d'écoles
01:14:55et des effectifs pléthoriques
01:14:57dans des classes
01:14:58déjà surchargées
01:14:59Vous auriez pu profiter
01:15:01de la baisse démographique
01:15:02pour améliorer
01:15:03le taux d'encadrement
01:15:03des élèves
01:15:04Mais non
01:15:05ce n'est pas le choix
01:15:06que vous avez fait
01:15:07Vous transformez
01:15:08les opportunités
01:15:09en contraintes éducatives
01:15:11Ce sont ces baisses
01:15:12drastiques de personnel
01:15:13qui menacent eux
01:15:14les enjeux
01:15:15de réussite scolaire
01:15:16de climat scolaire
01:15:18de lutte contre le harcèlement
01:15:19et d'inclusion
01:15:20Pour améliorer
01:15:21le climat scolaire
01:15:22vous pensez vraiment
01:15:23que c'est aux parents
01:15:25et aux enseignants
01:15:26en place de compenser
01:15:27les 3 256 postes
01:15:29que vous supprimez
01:15:30dans le public
01:15:30Les absences non remplacées
01:15:32et l'impossible recrutement
01:15:34des AESH
01:15:35en raison de leurs mauvaises
01:15:36conditions de travail
01:15:37et de rémunération
01:15:38Alors ma question est simple
01:15:40Monsieur le ministre
01:15:40de l'éducation nationale
01:15:42Le responsable de la violence
01:15:44faite aux enfants
01:15:44et au personnel
01:15:45Ce ne serait pas vous
01:15:46par hasard
01:15:46Merci Monsieur le député
01:15:48La parole est à
01:15:49Monsieur Edouard Jeffret
01:15:51Ministre de l'éducation nationale
01:15:55Madame la Présidente
01:15:57Mesdames et Messieurs les députés
01:15:58Monsieur le député
01:15:59Rodrigo Renas
01:15:59Je vous confirme un point
01:16:02C'est qu'en termes d'inversion
01:16:04de la charge
01:16:05de la preuve
01:16:05et du raisonnement
01:16:07j'ai effectivement
01:16:07des leçons à prendre
01:16:08de votre part
01:16:09et de celles de votre groupe
01:16:10Ça je vous le confirme
01:16:12Pour le reste
01:16:13j'observe que vous n'avez pas
01:16:14vraiment lu mon courrier
01:16:16puisque si vous l'avez lu
01:16:18vous avez dû constater
01:16:18que précisément
01:16:20j'expliquais à l'ensemble
01:16:21de la communauté éducative
01:16:22parents comme professeurs
01:16:24que nous ayons besoin
01:16:25d'un sursaut collectif
01:16:26Je vous rappelle ce qui s'est passé
01:16:28il y a moins de deux semaines
01:16:29Une de nos collègues
01:16:30a été poignardée
01:16:32En un an
01:16:33cinq adultes
01:16:35ont été poignardés
01:16:36dans les murs
01:16:36de l'école
01:16:37Et quand vous allez
01:16:38sur le terrain
01:16:39ce qui est mon cas
01:16:40on vous parle précisément
01:16:42les communautés éducatives
01:16:44vous parlent précisément
01:16:46de la difficulté
01:16:48qu'il y a aujourd'hui
01:16:49dans certaines situations
01:16:50en matière
01:16:50de défaillance éducative
01:16:52Et donc ce que j'ai dit
01:16:53et d'ailleurs
01:16:54c'est pas sans écho
01:16:55avec le débat
01:16:56qu'on a eu tout à l'heure
01:16:57c'est que la violence
01:16:59et la lutte contre la violence
01:17:02chacun détient
01:17:03une parcelle
01:17:03de la solution
01:17:04Et que si on considère
01:17:06que l'école
01:17:07doit tout faire
01:17:08contre la violence
01:17:08alors qu'elle est
01:17:09à l'extérieur
01:17:10et que les parents
01:17:11effectivement
01:17:13ne transmettent pas
01:17:13à leurs enfants
01:17:14ni le respect de l'institution
01:17:15ni le respect des personnels
01:17:16alors nous avons
01:17:17effectivement un problème
01:17:18et en vis-à-vis
01:17:18parce que vous avez oublié
01:17:19de dire ça également
01:17:20vous avez oublié
01:17:21de dire évidemment
01:17:22l'autre moitié
01:17:23c'est normal
01:17:23souvent il manque une moitié
01:17:25l'autre moitié
01:17:26c'est que j'ai précisé
01:17:27que
01:17:27et j'ai terminé par là
01:17:29vous pouvez compter
01:17:30chaque jour
01:17:30sur l'école
01:17:31et sur ses personnels
01:17:32nous comptons aussi
01:17:34sur vous
01:17:34c'est une relation
01:17:35de réciprocité
01:17:37qui s'appelle d'ailleurs
01:17:38si si regardez la dernière phrase
01:17:39lisez-la bien
01:17:40qui s'appelle ici
01:17:41qui s'appelle
01:17:42la co-éducation
01:17:43en matière
01:17:45qui s'appelle
01:17:45la co-éducation
01:17:46entre les parents
01:17:47et les enfants
01:17:48donc j'assume pleinement
01:17:49ce que j'ai dit
01:17:49et si j'en crois
01:17:50les échos que j'ai
01:17:51de nombreux parents
01:17:51comme de nombreux professeurs
01:17:52je n'ai pas eu tort
01:17:53merci
01:17:54merci beaucoup
01:17:55monsieur le ministre
01:17:57la parole est à présent
01:17:58à madame Anne-Cécile Violant
01:17:59pour le groupe Horizon et Indépendant
01:18:03merci madame la présidente
01:18:04mesdames et messieurs les ministres
01:18:06chers collègues
01:18:06ma question s'adresse
01:18:08à madame la ministre de la Santé
01:18:10à l'initiative
01:18:11du président de la République
01:18:12la France s'apprête
01:18:13à organiser le premier sommet
01:18:14une seule santé
01:18:15ce sommet affirme
01:18:17une conviction simple
01:18:19mais puissante
01:18:20il n'y a qu'une seule santé
01:18:21celle des humains
01:18:22des animaux
01:18:23et des écosystèmes
01:18:24les données scientifiques
01:18:26sont aujourd'hui
01:18:26incontestables
01:18:27la pollution de l'air
01:18:28l'exposition aux perturbateurs
01:18:30endocriniens
01:18:30aux pesticides
01:18:31aux particules fines
01:18:32aux PFAS
01:18:33aux bruits environnementaux
01:18:34ou encore aux vagues de chaleur
01:18:36comme aux inondations
01:18:37liées au dérèglement climatique
01:18:38sont devenus
01:18:39des déterminants
01:18:40majeurs
01:18:41de la santé publique
01:18:43les maladies cardiovasculaires
01:18:45par exemple
01:18:45demeurent la première cause
01:18:46de mortalité en France
01:18:48or la pollution atmosphérique
01:18:50est aujourd'hui reconnue
01:18:51comme un facteur de risque
01:18:52cardiovasculaire
01:18:53au même titre
01:18:54que le tabagisme
01:18:55l'hypertension
01:18:56ou le diabète
01:18:57ce n'est pas une affirmation militante
01:18:59c'est un consensus
01:19:01scientifique international
01:19:03c'est la position officielle
01:19:05et historique
01:19:06des quatre plus grandes associations
01:19:07de cardiologie internationale
01:19:09aujourd'hui
01:19:10toutes demandent
01:19:11que les déterminants
01:19:12environnementaux
01:19:13soient intégrés
01:19:14dans la formation initiale
01:19:15de tous les professionnels
01:19:17de santé
01:19:17au même niveau
01:19:18que les facteurs
01:19:19de risque traditionnels
01:19:20en France
01:19:22nous continuons
01:19:23à traiter
01:19:23les causes environnementales
01:19:24des maladies
01:19:25comme des variables
01:19:25d'ajustement
01:19:26alors qu'elles sont devenues
01:19:27des déterminants majeurs
01:19:28de santé publique
01:19:29les plus modestes
01:19:30vivent près des axes routiers
01:19:31les plus pollués
01:19:32les enfants sont exposés
01:19:34dès le plus jeune âge
01:19:35les territoires
01:19:36déjà fragiles
01:19:37cumulent
01:19:37vulnérabilité sanitaire
01:19:38et environnementale
01:19:39la santé environnementale
01:19:41n'est pas un supplément
01:19:42d'âme écologique
01:19:43c'est un enjeu
01:19:44de justice sociale
01:19:45c'est un enjeu budgétaire
01:19:46ne pas prévenir
01:19:47coûte beaucoup plus cher
01:19:48que de prévenir
01:19:49c'est un enjeu
01:19:50de souveraineté sanitaire
01:19:52ma question est directe
01:19:53madame la ministre
01:19:54le gouvernement
01:19:55est-il prêt à engager
01:19:55une politique publique
01:19:56ambitieuse
01:19:57de santé environnement
01:19:58structurée
01:19:59dotée de moyens
01:20:00intégrant pleinement
01:20:01les déterminants environnementaux
01:20:02dans la formation initiale
01:20:03des professionnels
01:20:04de santé
01:20:04et inscrivant
01:20:06la prévention environnementale
01:20:07comme priorité nationale
01:20:08au même titre
01:20:09que toutes les produits
01:20:10de prévention
01:20:10je vous remercie
01:20:11madame la présidente
01:20:12merci beaucoup
01:20:13madame la députée
01:20:14la parole est à madame
01:20:15Stéphanie Ries
01:20:15ministre de la santé
01:20:19merci madame la présidente
01:20:20madame la députée
01:20:22merci pour votre question
01:20:24je connais votre engagement
01:20:25sur ce sujet
01:20:27vous interrogez
01:20:28vous nous interrogez
01:20:29sur la nécessité
01:20:29d'une politique
01:20:30de santé publique
01:20:31pleinement fondée
01:20:32sur l'approche
01:20:33One Health
01:20:34une seule santé
01:20:35les faits scientifiques
01:20:36vous l'avez dit
01:20:37sont très clairs
01:20:38notre environnement
01:20:39a un impact direct
01:20:40sur notre santé
01:20:41vous l'avez dit
01:20:42pollution de l'air
01:20:43bruit
01:20:43substances chimiques
01:20:44dérèglement climatique
01:20:46ces expositions
01:20:47contribuent à des millions
01:20:48de morts dans le monde
01:20:50cette réalité
01:20:51nous oblige donc
01:20:52à agir
01:20:52de façon coordonnée
01:20:54et globale
01:20:54sous l'impulsion
01:20:55du président de la république
01:20:57la France
01:20:57porte cette ambition
01:20:59au plus haut niveau
01:21:00le 7 avril prochain
01:21:01Lyon accueillera
01:21:03un sommet international
01:21:04une seule santé
01:21:05réunissant
01:21:07les chefs d'état
01:21:08des organisations
01:21:09internationales
01:21:10experts
01:21:10et représentants
01:21:12de la société civile
01:21:13ce sommet
01:21:14abordera
01:21:15les maladies
01:21:15infectieuses
01:21:16et la résistance
01:21:17antimicrobienne
01:21:19mais aussi
01:21:19les maladies chroniques
01:21:20l'alimentation durable
01:21:22l'urbanisme
01:21:23favorable à la santé
01:21:24et la lutte
01:21:25contre la pollution
01:21:26cette approche élargie
01:21:28marque
01:21:28et marquera
01:21:29une étape décisive
01:21:31elle se traduit déjà
01:21:32par des actions concrètes
01:21:34la stratégie nationale
01:21:35pour l'alimentation
01:21:36la nutrition
01:21:37et le climat
01:21:382025-2030
01:21:39la feuille de route
01:21:40pour le cancer
01:21:41dont le volet prévention
01:21:42s'inscrit pleinement
01:21:43dans cette logique
01:21:44protéger la santé
01:21:46c'est agir
01:21:46sur nos environnements
01:21:48de vie
01:21:48la santé
01:21:49vous l'avez dit
01:21:50elle ne se joue pas
01:21:51uniquement dans les systèmes
01:21:52de soins
01:21:53elle doit se construire
01:21:54dans toutes les politiques
01:21:55publiques
01:21:55c'est ce à quoi
01:21:56nous sommes engagés
01:21:57je vous remercie
01:21:58merci beaucoup
01:21:59madame la ministre
01:22:00la séance de questions
01:22:01au gouvernement
01:22:01est terminée
01:22:02la séance est suspendue
01:22:04elle reprend à 16h30
01:22:05c'est ça
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