00:00Moi, j'ai eu la chance d'arriver chez Finisbury à l'âge de 17 ans,
00:03alors que je cherchais un job d'étudiant le samedi.
00:10Il faut savoir qu'à l'époque, j'étais un gamin de banlieue,
00:14un gamin de cité, comme on dit.
00:16J'ai grandi en Seine-Saint-Denis, à Pierfitte-sur-Seine,
00:18et je préparais un BEP de chaudronnerie et métaux en feuille,
00:21donc dans un secteur d'activité qui ne me passionnait pas beaucoup,
00:24mais il faut dire que les résultats scolaires que j'avais à l'époque
00:27n'ont pas permis de faire beaucoup mieux.
00:28Et puis, je n'étais pas décidé à faire de grandes études, quoi qu'il arrive.
00:32Et effectivement, à ce moment-là, j'ai un des patrons pour qui je travaillais dans la restauration
00:36qui m'a dit « Écoute, si tu cherches un boulot supplémentaire le samedi,
00:40je connais la marque Finisbury, qui est une nouvelle marque parisienne à la mode
00:43qui vient d'être créée, et j'ai la chance de connaître les fondateurs.
00:47Si tu veux, je te prends par la main, je t'emmène et je te les présente. »
00:52Et je me souviens que quand il m'a présenté aux fondateurs,
00:55les premières choses qu'on m'a demandé les fondateurs, c'est ce que j'avais de l'expérience,
00:58dans le retail et dans le commerce.
01:00Avant que je réponde, le patron que j'avais dans la restauration leur a dit
01:03« Arnaud n'a pas d'expérience dans le commerce puisqu'il a de l'expérience dans la restauration.
01:06En revanche, c'est une éponge. »
01:08C'est-à-dire que tout ce que vous lui direz, vous n'aurez jamais à lui redire une deuxième
01:12fois.
01:12Il appliquera exactement ce que vous lui demandez et vous pouvez me faire confiance.
01:16C'est comme ça qu'ils m'ont donné ma chance
01:18et que j'ai commencé à travailler le samedi comme extra.
01:21La première chose que j'ai fait, j'ai ouvert grand mes yeux, grand mes oreilles
01:25et j'ai commencé à m'intéresser aux discours de vente.
01:28D'abord, m'intéresser aux produits, parce que j'ai été formé aux techniques d'articles chaussants,
01:33à la fabrication d'une paire de chaussures.
01:35Il fallait être capable d'expliquer tous les composants qui fabriquent une paire de chaussures.
01:39Parce que chez Finsbury, ça c'est dans l'ADN, on doit être capable d'expliquer tout ça à nos
01:43clients.
01:43Donc ça, c'est la première chose.
01:44Et puis après, il y a tout l'argumentaire de vente.
01:46Et il s'est avéré que je me suis découvert des talents de vendeur qui étaient assez exceptionnels
01:50et qui ont tout de suite démontré des résultats, finalement, qui avaient interpellé les patrons de l'époque.
01:57J'avais des clients qui demandaient après moi en permanence,
02:00qui me suivaient d'un magasin à l'autre, puisqu'il arrivait que je passe d'un magasin à un
02:05autre.
02:05Et donc, je me suis rendu compte que j'avais un certain talent pour fidéliser la clientèle.
02:10Ensuite, on m'a mis sur des ouvertures de magasins, des missions un peu plus challenge.
02:16J'ai développé toute finalement cette expérience sans m'en rendre compte.
02:19Et c'est vrai qu'à 25 ans, moi, je n'avais qu'un objectif en tête, c'était d
02:24'ouvrir mon propre magasin.
02:25Et à ce moment-là, je suis allé rencontrer mes patrons de l'époque.
02:29Et je leur ai dit, écoutez, il faut qu'on trouve une solution.
02:32Parce que moi, j'ai envie d'entreprendre, j'ai envie de créer mon magasin.
02:35Mais je ne voudrais pas le faire tout seul de mon côté.
02:38Je trouve que ce qu'on a commencé à faire ensemble avec la marque Finisbury, etc., c'est exceptionnel.
02:43Il y a un succès qui est incroyable entre la marque et ses clients.
02:46Je pense qu'on devrait plutôt essayer d'unir nos forces pour trouver un mode de collaboration
02:50qui me permette, moi, d'entreprendre et ensemble de développer Finisbury.
02:54Et c'est comme ça que j'ai obtenu leur accord de créer la première franchise Finisbury.
02:59Évidemment, le plus compliqué, c'était d'ouvrir le premier magasin,
03:02de convaincre la première banque.
03:05Et à l'époque, grâce au concours de BPI qui s'est porté caution pour mon premier emprunt,
03:10j'ai pu ouvrir le premier magasin.
03:13Fort de ce premier succès, en fait, 12 mois après l'ouverture du premier magasin en franchise,
03:18j'ai eu l'opportunité d'ouvrir un deuxième magasin.
03:20Et à ce moment-là, j'avais demandé avec l'accord des fondateurs de repenser le concept.
03:25Parce que je trouvais que notre concept était un peu trop copié par les concurrents, etc.
03:28Et avec le raccord, j'ai eu carte blanche pour repenser complètement le concept.
03:33Et puis, j'avais cette chance de voyager aussi avec les fondateurs qui m'emmenaient avec eux dans les usines.
03:39Et donc, j'ai commencé à m'intéresser aux collections, aux créations des collections, aux sourcing, etc.
03:44Et finalement, j'étais toujours dans leur sillon avec eux, dans leur valise.
03:48Et je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup.
03:50Mais c'est vrai que j'ai finalement pris beaucoup d'expérience durant toutes ces années,
03:54finalement, à la fois en tant que collaborateur, mais surtout après en tant que franchisé.
03:58Ce que les clients viennent chercher chez Finisbury, c'est très clair.
04:00Dans l'ADN de la marque, il y a quelque chose de puissant et de très simple à la fois,
04:05qui est finalement la création de valeur qui peut exister entre la qualité de nos produits et le positionnement de
04:11prix.
04:12Le positionnement stratégique de la marque Finisbury, il est absolument essentiel dans la réussite qu'on a pu connaître ces
04:2020 dernières années.
04:21C'est très important et ce que vient chercher Blian chez nous, c'est avant tout une chaussure confortable, bien
04:27faite, fabriquée dans les règles de l'art,
04:30en circuit court, avec les matières les plus nobles, avec un prix.
04:34Finalement, on a un retail price qui est aux alentours de 250 euros par paire de chaussures en prix moyen,
04:40ce qui est extrêmement raisonnable puisqu'on a des chaussures finalement qui ont tout du luxe, sauf le prix.
04:46Quel est l'avenir de Finisbury ? Aujourd'hui, je vois l'avenir à l'international.
04:52Il faut savoir qu'en France, on est à peu près à 95% de notre développement, en tout cas
04:57pour Finisbury Homme.
04:58Donc sur notre marché domestique et la France, on a un relais de croissance avec Finisbury Woman,
05:02qui va nous occuper sur un cycle de moyen terme où effectivement, on va développer des boutiques Finisbury Woman en
05:10France.
05:10On va continuer à développer Finisbury à l'international et en particulier en franchise.
05:15Aujourd'hui, on est présent dans 7 pays.
05:17Moi, je pense qu'on a de la place dans 60 pays, donc ça nous laisse un terrain de jeu
05:21qui est assez grand.
05:23Et puis, on a tous les enjeux du digital où là encore, sur le marché domestique,
05:26il y a des villes trop petites dans lesquelles on n'a pas vocation à pouvoir ouvrir des magasins.
05:31Et là, on va du coup, grâce au digital, aller recruter des clients dans des villes dans lesquelles on ne
05:37pourra peut-être jamais ouvrir de magasin.
05:39Et puis, voilà, tous les enjeux effectivement RSE qui nous attendent aussi.
05:44Il y a beaucoup d'attentes.
05:45Aujourd'hui, on fait attention dans nos créations, dans la stratégie.
05:49On a intégré une volonté de réduire nos émissions carbone.
05:53On essaie de mettre un maximum d'éco-responsabilité dans ce qu'on fait,
05:57d'onborder nos fournisseurs dans ces bonnes pratiques, etc.
06:00Donc, aujourd'hui, ça c'est pareil, c'est un enjeu.
06:03Donc, on a connu le digital.
06:04Demain, on va connaître aussi cette transformation RSE qui va être essentielle
06:08et pour lesquelles les clients nous demandent de plus en plus d'éléments pour le raconter
06:14et pour mettre en avant ce qui est fait dans ce sens.
06:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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