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  • il y a 2 minutes
Une marche s'est tenue aujourd'hui à Lyon pour rendre hommage à Quentin Deranque, le militant nationaliste mortellement roué de coups. Dans le cadre de l'enquête pour homicide, sept hommes, dont deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, ont été mis en examen.

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Transcription
00:00La manifestation, l'hommage plutôt aux militants Quentin de Roque est en train de se disperser.
00:06La manifestation s'est plutôt bien passée dans l'ensemble.
00:093200 personnes étaient présentes sur place selon la préfecture.
00:13Aucun politique sauf un, le sénateur Étienne Blanc, Les Républicains.
00:18Bonsoir monsieur, vous étiez tout à l'heure à Lyon, sénateur Les Républicains du Rhône et conseiller municipal de la
00:24ville de Lyon.
00:25Vous étiez présent à l'hommage à Quentin qui précédait la marche.
00:29Pourquoi ce choix finalement d'avoir été là ?
00:32Parce qu'un homme de 23 ans, dans une grande démocratie européenne, est massacré à coups de poing et à
00:40coups de pied.
00:41Et je crois que la responsabilité d'un responsable politique, c'est sur un drame de cette nature,
00:47qui est d'abord et avant tout un drame humain et familial, c'est de dire sa solidarité, sa compassion.
00:54Et donc c'est à la fois de se rendre à la cérémonie religieuse à laquelle j'étais, à Saint
01:01-Georges,
01:01et puis ensuite de participer à cette marche.
01:05Ça n'était pas une manifestation, ça a été une marche qui s'est passée dans de très bonnes conditions.
01:10Pas d'agressivité, pas de violence, pas de slogan excessif à la mémoire de ce jeune homme.
01:16Et je pense que ma présence devait être là-bas.
01:20Monsieur, est-ce que vous regrettez qu'il n'y ait pas eu d'hommes et de femmes politiques
01:25qui spontanément aient été rendre hommage à ce militant ?
01:29Est-ce que vous regrettez finalement que la classe politique ait déserté cet hommage ?
01:32Ce que je regrette, c'est la position, je pèse mes mots, parce qu'il faut rester modéré malgré l
01:44'emportement et la colère,
01:46mais la position incompréhensible du maire de Lyon, qui a eu des mots si peu adaptés,
01:53si peu de compassion, si peu de compréhension, qui n'a pensé qu'à une seule chose,
01:59c'est à son accord politique de second tour pour ne pas blesser la France insoumise.
02:04C'était tellement visible que c'était révoltant.
02:07Oui, ce côté politique-là a été pour moi particulièrement désagréable.
02:12Et c'est vrai des verbes, mais ça a été vrai bien sûr, de la France insoumise
02:15et de leurs alliés au Conseil municipal de Lyon, enfin, et sur la ville de Lyon.
02:19Et puis après, il y a la droite, il y a ma famille politique.
02:23Moi, je ne porte pas de jugement, je pense que c'est une position individuelle.
02:28Je le disais tout à l'heure à un de vos confrères,
02:32et en ce qui me concerne, je n'ai pas eu le courage de la couardise.
02:39Est-ce que vous auriez aimé qu'il y ait un hommage national
02:43pour ce militant nationaliste qui a été tué, qui a été lynché, qui a été persécuté ?
02:49Est-ce qu'il aurait fallu faire finalement venir l'ensemble de la classe politique de tous les bords ?
02:54– Mais bien sûr, mais c'est une évidence, et ça c'était au Président de la République de le
02:59faire.
03:00Mais le Président de la République, qui est un fin calculateur,
03:03sait qu'un grand nombre des membres de sa majorité parlementaire
03:07ont été élus avec les voix de la France insoumise dans le cadre d'un accord,
03:11qui était un accord qui visait à écarter purement et simplement le Rassemblement national.
03:19Donc à partir de ce moment-là, qu'est-ce que vous voulez, le Président de la République ?
03:22Il est tenu par cette histoire, il est tenu par ce passé.
03:27Mais c'est à lui.
03:28Ce qui s'est passé, c'est quand même absolument invraisemblable.
03:33Jusqu'au cœur de notre démocratie, un parlementaire voit ses collaborateurs
03:39pris dans une affaire criminelle,
03:41où une personne est assassinée à coups de bottes et à coups de poings.
03:47Est-ce que la République, est-ce que la démocratie française
03:51prend bien la mesure de ce qui s'est passé
03:55et de ce qui pourrait demain se reproduire
03:58quand on entend la France insoumise qui jette un voile pudique sur ses faits ?
04:03Finalement, on a tué.
04:05Alors on qualifie ce garçon qui n'a jamais commis un acte de violence,
04:11auquel on ne peut attribuer aucun emportement écrit ou verbal
04:15et il se fait traiter de fasciste ou de nazi.
04:19Il est temps d'arrêter cela.
04:21Et ça, c'est la responsabilité du Président de la République.
04:23Et ça, c'est la responsabilité du Président de la République.
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