00:00La manifestation, l'hommage plutôt aux militants Quentin de Roque est en train de se disperser.
00:06La manifestation s'est plutôt bien passée dans l'ensemble.
00:093200 personnes étaient présentes sur place selon la préfecture.
00:13Aucun politique sauf un, le sénateur Étienne Blanc, Les Républicains.
00:18Bonsoir monsieur, vous étiez tout à l'heure à Lyon, sénateur Les Républicains du Rhône et conseiller municipal de la
00:24ville de Lyon.
00:25Vous étiez présent à l'hommage à Quentin qui précédait la marche.
00:29Pourquoi ce choix finalement d'avoir été là ?
00:32Parce qu'un homme de 23 ans, dans une grande démocratie européenne, est massacré à coups de poing et à
00:40coups de pied.
00:41Et je crois que la responsabilité d'un responsable politique, c'est sur un drame de cette nature,
00:47qui est d'abord et avant tout un drame humain et familial, c'est de dire sa solidarité, sa compassion.
00:54Et donc c'est à la fois de se rendre à la cérémonie religieuse à laquelle j'étais, à Saint
01:01-Georges,
01:01et puis ensuite de participer à cette marche.
01:05Ça n'était pas une manifestation, ça a été une marche qui s'est passée dans de très bonnes conditions.
01:10Pas d'agressivité, pas de violence, pas de slogan excessif à la mémoire de ce jeune homme.
01:16Et je pense que ma présence devait être là-bas.
01:20Monsieur, est-ce que vous regrettez qu'il n'y ait pas eu d'hommes et de femmes politiques
01:25qui spontanément aient été rendre hommage à ce militant ?
01:29Est-ce que vous regrettez finalement que la classe politique ait déserté cet hommage ?
01:32Ce que je regrette, c'est la position, je pèse mes mots, parce qu'il faut rester modéré malgré l
01:44'emportement et la colère,
01:46mais la position incompréhensible du maire de Lyon, qui a eu des mots si peu adaptés,
01:53si peu de compassion, si peu de compréhension, qui n'a pensé qu'à une seule chose,
01:59c'est à son accord politique de second tour pour ne pas blesser la France insoumise.
02:04C'était tellement visible que c'était révoltant.
02:07Oui, ce côté politique-là a été pour moi particulièrement désagréable.
02:12Et c'est vrai des verbes, mais ça a été vrai bien sûr, de la France insoumise
02:15et de leurs alliés au Conseil municipal de Lyon, enfin, et sur la ville de Lyon.
02:19Et puis après, il y a la droite, il y a ma famille politique.
02:23Moi, je ne porte pas de jugement, je pense que c'est une position individuelle.
02:28Je le disais tout à l'heure à un de vos confrères,
02:32et en ce qui me concerne, je n'ai pas eu le courage de la couardise.
02:39Est-ce que vous auriez aimé qu'il y ait un hommage national
02:43pour ce militant nationaliste qui a été tué, qui a été lynché, qui a été persécuté ?
02:49Est-ce qu'il aurait fallu faire finalement venir l'ensemble de la classe politique de tous les bords ?
02:54– Mais bien sûr, mais c'est une évidence, et ça c'était au Président de la République de le
02:59faire.
03:00Mais le Président de la République, qui est un fin calculateur,
03:03sait qu'un grand nombre des membres de sa majorité parlementaire
03:07ont été élus avec les voix de la France insoumise dans le cadre d'un accord,
03:11qui était un accord qui visait à écarter purement et simplement le Rassemblement national.
03:19Donc à partir de ce moment-là, qu'est-ce que vous voulez, le Président de la République ?
03:22Il est tenu par cette histoire, il est tenu par ce passé.
03:27Mais c'est à lui.
03:28Ce qui s'est passé, c'est quand même absolument invraisemblable.
03:33Jusqu'au cœur de notre démocratie, un parlementaire voit ses collaborateurs
03:39pris dans une affaire criminelle,
03:41où une personne est assassinée à coups de bottes et à coups de poings.
03:47Est-ce que la République, est-ce que la démocratie française
03:51prend bien la mesure de ce qui s'est passé
03:55et de ce qui pourrait demain se reproduire
03:58quand on entend la France insoumise qui jette un voile pudique sur ses faits ?
04:03Finalement, on a tué.
04:05Alors on qualifie ce garçon qui n'a jamais commis un acte de violence,
04:11auquel on ne peut attribuer aucun emportement écrit ou verbal
04:15et il se fait traiter de fasciste ou de nazi.
04:19Il est temps d'arrêter cela.
04:21Et ça, c'est la responsabilité du Président de la République.
04:23Et ça, c'est la responsabilité du Président de la République.
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