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  • il y a 3 semaines
L'IA Dans Le Radar

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Technologie
Transcription
00:00Bonjour à tous, bonjour, bonjour, merci d'être là ce matin pour l'ouverture.
00:06Vous êtes déjà pas mal, c'est nombreux, c'est impressionnant.
00:10Je suis là et j'ai un petit quart d'heure pour vous parler d'IA de manière générale,
00:15mais pour essayer d'expliquer au mieux.
00:18Et après, pendant une demi-heure, on a une petite table ronde avec des personnes de choix.
00:22Vous verrez, chacun a son rôle dans cette industrie de l'IA.
00:24Et on parlera autour de films et d'extraits vidéos.
00:29Donc vous aurez un QR code à scanner avec vos téléphones portables.
00:33Et comme ça, ça vous permettra de répondre aux questions qu'on mettra en live et on y répondra aussi.
00:39C'est histoire de faire de l'interaction avec la scène et de pouvoir ensemble discuter de ces sujets-là.
00:45Donc on commence. L'intelligence artificielle.
00:48L'intelligence artificielle, je sais, tout le monde a son avis, a ses connaissances.
00:53Je sais aussi qu'il y a beaucoup de fantasmes autour de l'intelligence artificielle.
00:59On pense que ça va faire toujours des trucs de dingue.
01:01Et à la fois, à côté, on est souvent déçus par les premières approches et les premiers algorithmes qu'on
01:08a touchés du doigt.
01:08Sauf depuis quelque temps, avec ChatGPT, où on a pu tous découvrir que finalement, il y avait des milliards de
01:16cas d'usage possibles.
01:17Et qu'on pouvait en faire vraiment de manière très concrète.
01:21Ça y est, on touche du doigt.
01:23Cependant, qu'est-ce qu'on fait vraiment ?
01:26J'imagine que vous ne vous servez pas tous de ChatGPT en permanence dans votre vie quotidienne.
01:31Et donc du coup, je suis là aujourd'hui pour expliquer aussi autre chose.
01:35Qu'est-ce qu'on fait avec et comment on met en place tout ça dans les industries ?
01:40Alors, on commence par, vous savez, j'imagine que vous connaissez tous l'histoire de l'intelligence artificielle.
01:47Où en 1950, on commence à toucher du doigt des premières choses qui s'apparentent à de l'intelligence artificielle.
01:55Mais en fait, le pape est français, celui qui a fait et a inventé le deep learning avec des réseaux
02:02de neurones à l'époque.
02:04On est en 1980-90 et il s'appelle Yann Lequin.
02:09Vous connaissez, j'imagine, déjà de nom.
02:11Et Yann Lequin met en place ce qu'on appelle aujourd'hui le machine learning et le deep learning.
02:16Et ce qui nous permet aujourd'hui d'avoir déjà des applicatifs où il faut énormément de données pour pouvoir
02:24justement créer des cas d'usage dans la foulée.
02:28Aujourd'hui aussi, le gros rôle qu'a eu l'IA ces derniers mois a été d'intégrer cette intelligence
02:36artificielle à l'intérieur de nos smartphones, de nos ordinateurs portables.
02:42Et vous le voyez, il y a de plus en plus de choses.
02:45Donc là, en plus, je ne sais pas si vous avez regardé les annonces d'Apple ou en tout cas
02:48ce qu'ils vont annoncer dans pas très longtemps.
02:50Mais apparemment, les téléphones, les ordinateurs comme Microsoft le montre là, sont tous de plus en plus intégrés avec de
02:57l'IA à l'intérieur.
02:59Il y en a même qui parlerait qu'on n'appellerait plus ça un ordinateur, mais un IA computer.
03:04Et donc du coup, voir comment dans les prochaines années, on va intégrer toute cette intelligence artificielle à l'intérieur
03:12de nos usages de tous les jours.
03:16Premièrement, l'intelligence artificielle, vous le savez tous, ça page par la data.
03:23C'est-à-dire que la data, c'est le cœur de l'histoire.
03:26Moi, j'ai commencé il y a maintenant dix ans dans l'intelligence artificielle.
03:30J'ai une entreprise qui s'appelle 22, 22 en chiffre romain.
03:35On est un peu moins d'une centaine à la Défense.
03:38Et notre spécialité, c'est la vision par ordinateur.
03:42Donc je vous en parle juste après.
03:43Mais notre spécialité, c'est faire en sorte que les caméras vidéo qui sont un peu partout, on puisse y
03:50intégrer notre logiciel derrière.
03:51Et qu'on puisse récupérer les flux vidéo et qu'on puisse analyser ce qui s'y passe.
03:57Donc un cas très concret, c'est que là, je vous vois tous, vous êtes beaucoup et c'est impressionnant.
04:03Et donc, qui regarde son téléphone portable ?
04:06Qui est en train de me regarder ?
04:08Et je pourrais avoir une petite caméra, là, qui vous regarde tous et qui me dit,
04:13William, là, en temps réel, t'as 18 personnes qui regardent leur téléphone portable.
04:17T'en as 12 qui sont en train de regarder leurs pieds.
04:19Et tout le reste de la scène, il est captivé par ce que tu dis.
04:22Et donc, du coup, j'aurai en temps réel un feedback.
04:26Mais alors, ce feedback, avant de l'avoir, il aura fallu que j'ai des milliers de photos.
04:32Ces milliers de photos, elles soient toutes sur des scènes.
04:35Alors, si je veux que mon intelligence artificielle marche ici, c'est simple.
04:39Je vais apprendre avec des vidéos d'ici.
04:41Je vais prendre vos têtes à chacun et je vais dire, ça, c'est une tête qui me regarde.
04:45Ça, c'est une tête qui ne me regarde pas.
04:47Et je vais annoter chaque image de la base de données.
04:51Une fois que j'ai mis 10 000 photos annotées de gens qui me regardent,
04:56gens qui ne me regardent pas, etc.,
04:59je vais donner cette data, ce dataset annoté à mon intelligence artificielle,
05:05donc à un algorithme.
05:07Et en tant qu'ingénieur, je vais dire à mon algorithme
05:10d'apprendre ce que c'est que quelqu'un qui me regarde,
05:13quelqu'un qui ne me regarde pas, etc.
05:15Et donc, du coup, c'est après ça que j'aurai, en temps réel,
05:19en fait, finalement, la capacité, grâce à mon algorithme,
05:22de savoir si vous me regardez ou vous ne me regardez pas.
05:25Et là, je vous ai parlé d'un cas d'usage un peu bébête.
05:30Imaginez quand on doit voir en temps réel,
05:32j'en sais rien, on travaille pour des marques de fast-food.
05:35Et ces marques de fast-food, elles nous disent,
05:37on aimerait bien savoir quand il y a des gens qui arrivent sur le parking
05:40de manière à mettre plus de monde en cuisine
05:42pour préparer plus vite, justement, les sandwiches
05:44et faire attendre moins les gens.
05:46Parce qu'on sait que plus les gens attendent, moins ils consomment.
05:49Dans ce cas-là, OK, donc il faut apprendre tous les parkings
05:52de tous les fast-food, donc les différents environnements,
05:55ce que c'est qu'une voiture,
05:57ce que c'est qu'une voiture qui arrive et qui se gare à une place,
06:00et à quel moment, à quel seuil de nombre de voitures,
06:02on balance l'alerte en cuisine en leur disant,
06:05mettez deux personnes en plus.
06:06Et vous voyez, en fait, ça, des cas d'usage comme ça,
06:09il peut y en avoir des milliers.
06:12Et c'est ça qui est hallucinant dans l'intelligence artificielle aujourd'hui,
06:16c'est que ce n'est pas une révolution qui va se mettre devant tout
06:19et qui va tout changer.
06:21Non, pour moi, et je pense pour vous aussi,
06:23c'est quelque chose qu'on introduit un peu partout
06:26dans les process de notre vie,
06:28comme un petit outil qu'on met un peu partout.
06:31Et c'est pour ça que c'est long,
06:32c'est pour ça que c'est difficile à faire,
06:34que ça coûte cher,
06:35et qu'on en voit le potentiel,
06:37mais on n'a toujours, toujours, toujours pas intégré ça
06:39de manière massive.
06:40Parce qu'il y a des questions d'éthique qui sont importantes,
06:43il y a des questions politiques aussi qui sont importantes,
06:45et il y a des questions de propriété aussi qui sont importantes.
06:48À qui appartiennent vos têtes ?
06:50Et pourquoi moi, je ferais un détecteur de gens
06:53qui sont concentrés ou pas concentrés ?
06:56Et est-ce que je vous identifie ou pas ?
06:58Est-ce qu'à la fin, je vous chope en disant
07:00« C'est pas cool, t'es venu, mais tu m'as pas du tout écouté,
07:02t'as passé ton temps dans ton téléphone portable ? »
07:04Enfin, vous voyez, comment on met cette IA au service,
07:08justement, de notre productivité ?
07:10Et c'est pour ça que, dans un premier temps,
07:12ce sont les entreprises qui se saisissent de ça,
07:14parce que ça vient faire vachement de rentabilité à l'intérieur.
07:18Mais je vous en parlais petit à petit.
07:20Je vous parlais du machine learning et du deep learning,
07:23qui sont ces bases de données annotées avec vos têtes,
07:27concentrées ou pas,
07:28et ensuite un réseau de neurones
07:30qui est mis en application derrière une caméra.
07:32Mais il y a aussi, vous avez vu l'arrivée des LLM,
07:35Large Language Models,
07:37qui, eux, sont des modèles très, très gros.
07:41Donc, c'est chaque GPT.
07:42Et la différence avec vos 10 000 photos annotées
07:45avec vos visages qui me regardent ou qui ne me regardent pas,
07:48c'est que là, en fait, ils ne se sont pas posé cette question.
07:50Ils se sont dit,
07:51« Bon, ben, les laboratoires de recherche,
07:53je vais faire un algorithme qui va apprendre tout Internet
07:58et toute notre base de données. »
08:00Et après, on verra comment ça arrive à comprendre,
08:03finalement, cette masse de données.
08:05Donc, c'est comme si j'avais plutôt que « annoter vos visages
08:09pour voir si vous êtes concentrés ou pas »,
08:11dit à mon algorithme, qui est un LLM
08:14et pas du deep learning ou du machine learning basique,
08:18« Ben alors, tu m'apprends Internet,
08:20des gens, des gens qui regardent, qui ne regardent pas,
08:22des chaises, des scènes, des écrans, des scènes.
08:25Apprends-moi tout ce que tu peux. »
08:27Et derrière, moi, je viendrai te poser des questions
08:29qui seront plus fines, ces fameux promptes.
08:32Et en fait, c'est là où c'est une nouvelle,
08:36on va dire, un nouvel ère dans l'intelligence artificielle,
08:39c'est que moi, avec ma petite boîte 22,
08:41je me craque à faire des bases de données bien faites,
08:44à faire un algorithme qui est percutant,
08:47qui va vite et qui donne tout de suite l'information précise.
08:50Mais maintenant, il y a accès à la même chose
08:53de manière très massive.
08:55Donc, en fait, je suis en train de me dire,
08:56mais ce que je fais, ça va peut-être être tué
09:00par ce qui s'appelle maintenant les VLM,
09:02les vidéos large-modèles qui arrivent et qui sont devant nous aujourd'hui.
09:06Mais dans les trois prochaines années, ça va être la même vague que ChatGPT.
09:09Vous allez voir, ça suit.
09:11La vision est toujours un peu plus compliquée par rapport, justement, au langage, etc.
09:16Et donc, moi qui ai regardé vos têtes, ça se trouve demain avec un VLM dans ChatGPT,
09:21je pourrais dire, en temps réel,
09:23dit combien de personnes sont en train de me regarder
09:24et combien de personnes ne me regardent pas.
09:27Et donc, du coup, je me suis dit, putain, j'ai fait une boîte pour rien, en vrai.
09:29Parce que du coup, ça va, les nouveaux VLM qui vont arriver vont complètement me couper.
09:35Mais non, parce qu'ils ne sont pas précis.
09:37Vous avez entendu et vous avez vu et vous avez testé aussi sur ChatGPT,
09:41vous n'avez pas toujours la bonne réponse.
09:43Vous avez des aberrations, des fois.
09:45Et en fait, ces aberrations, elles sont là aussi pour dire, ok, le deep learning est très précis.
09:50Et les LLM et VLM au-dessus, on va leur demander le détail
09:54et on va leur demander de plus en plus de choses qui permettront d'affiner
09:58et de faire fonctionner les deux.
10:00Parce que vous, vous avez une mémoire primitive, primaire et immédiate
10:03et vous avez une mémoire long terme aussi.
10:05Donc, nous, on fonctionne avec plusieurs systèmes.
10:07Donc, je pense que l'IA, on va fonctionner aussi avec plusieurs systèmes.
10:12Après, une fois qu'on apprend, vous avez compris les bases de données,
10:16vous avez compris les algorithmes derrière, après, il faut les mettre en inférence.
10:21C'est-à-dire que là, si je voulais vous voir, on reste sur le même cas d'usage,
10:25et détecter si vous m'écoutez ou pas, il faudrait que je trouve les caméras qui sont installées là.
10:29Il faudrait que je m'installe et il ne faudrait pas que ce soit comme ChatGPT,
10:33une puissance de calcul derrière qui vaut 10 millions de dollars.
10:37Il faudrait un truc petit qui peut tourner et qui peut justement être réaliste et réalisable.
10:42Et bien ça, c'est la prochaine vague.
10:46Pour moi, la prochaine vague, c'est la vague de l'inférence.
10:49Là, on est dans la vague du training en ce moment.
10:52On entraîne les algorithmes à essayer d'être performants à la mesure de ce qu'on souhaite d'eux.
10:57Et bien après, il y aura la vague de l'inférence, comment les intégrer partout,
11:00dans nos téléphones, derrière les systèmes existants, etc.
11:04Du coup, imaginez ce monde où demain, c'est intégré partout.
11:10On se fait tous aider d'IA.
11:12On se fait tous aider d'algorithmes qui viennent justement augmenter ce qu'on faisait avant.
11:20On peut lancer le premier clip vidéo qui est dans le domaine du sport,
11:25parce que dans le domaine du sport arrive une révolution.
11:27Vous voyez de plus en plus d'équipes officielles qui sont toutes équipées de data scientists.
11:36Pourquoi ? Pour mesurer le nombre de touches, pour mesurer le temps entre les différentes touches, le déplacement, pour mesurer
11:44tout un tas de choses.
11:46Hier, il y avait des statistiques. On les faisait à la mano. Demain, il y aura des IA qui nous
11:51donnent tellement de données
11:53qu'en fait, on n'a plus que nous, humains, à les interpréter grâce à notre savoir qui est humain
11:58et qui restera humain.
11:59Et du coup, à mettre en action derrière les plans qui permettent justement de s'augmenter grâce à toutes ces
12:06données.
12:07Et on pourrait dire, tu vois, tu as mal regardé à ce moment-là, donc tu t'es pris le
12:11crochet.
12:12En principe, quand tu en mets un, essaie de te retourner et puis de regarder un peu mieux.
12:16Parce qu'on le voit à chaque fois, c'est là où tu perds des points.
12:19Et en fait, c'est ça, cette granularité d'analyse qui est assez folle.
12:22J'ai un autre clip à vous montrer qui est sur la publicité.
12:26La publicité, c'est dingue aussi.
12:29Avec le Generative AI, on est en train de créer des choses qui sont hallucinantes.
12:36On est en train de créer des publicités qui sont complètement faites en 3D.
12:41Et qui sont complètement faites grâce à de la Gen AI.
12:44Et en fait, ces publicités-là, demain, quel rôle ça va jouer vis-à-vis des créateurs de contenu,
12:51des droits d'auteur ? Est-ce que le graphisme va rester un métier mis en avant ?
12:57Ou est-ce que le graphisme doit tout de suite prendre cet outil-là et en faire des choses derrière
13:02?
13:02Parce que ça disrupte pas mal.
13:05Après, je suis dans cette technologie-là de vision par ordinateur,
13:09et on est en train d'apprendre le monde entier.
13:12On peut peut-être enchaîner avec la dernière vidéo,
13:15qui est une vidéo essentiellement centrée sur ce que je fais et la vision par ordinateur,
13:19qui est pour moi l'intelligence artificielle qui parle le plus.
13:24Parce que c'est celle qu'on regarde avec les yeux,
13:26et on voit si elle est bonne ou pas en fonction de ce que ça nous détecte.
13:30Et donc du coup, la vision par ordinateur,
13:32quand vous, vos yeux, c'est 70% de la donnée qui est traitée par votre cerveau.
13:4070%, c'est grâce à votre capteur œil.
13:43Donc ça veut dire que si on part dans l'imitation de notre intelligence, entre guillemets,
13:50et la reproduction de notre capacité,
13:54alors obligatoirement, la vision sera master.
13:57Parce qu'on a tout fait grâce à nos yeux.
14:00Et en fait, ce qui est dingue dans la vision,
14:02c'est qu'on arrive à voir, grâce à un logiciel qu'on appelle skeleton, les mouvements.
14:06Est-ce que je prends ? Est-ce que je dépose quelque chose ?
14:10Est-ce que j'ai le droit de me garer là ?
14:12Est-ce que je suis en train de tomber ?
14:14Parce que je vois dans une usine quelqu'un qui est isolé et qui est tombé.
14:18Est-ce que... Et en fait, tout.
14:19Et d'ailleurs, on va en parler juste après,
14:21parce que le véhicule autonome utilise beaucoup de vision par ordinateur,
14:26mais en fait, c'est toujours pas super présent, le véhicule autonome.
14:29Donc, qu'est-ce qui se passe ?
14:31Pourquoi on n'a pas encore intégré toutes ces technos-là,
14:35qui paraissent sur le papier vachement bien,
14:37mais qui sont finalement encore loin de fonctionner et de nous rassurer ?
14:42Je ne sais pas si vous avez vu sur les réseaux sociaux,
14:43dernièrement, il y a pas mal de vidéos qui tournent
14:47sur les taxis autonomes à Los Angeles.
14:50Ça y est, ils les ont lâchés.
14:52Donc, on a de plus en plus de vidéos,
14:53de gens qui se retrouvent derrière, dans une bagnole, assis.
14:56Et en fait, il n'y a rien, il n'y a personne.
14:59Et ça part tout seul.
15:00C'est bluffant comme paradigme, quand même.
15:02Donc, du coup, on est face à cette réalité, à cette intégration.
15:07Et c'est pour ça que je voulais qu'on accueille
15:09trois personnes qui me sont chères,
15:11qui sont autour de moi et dans cette technologie-là
15:14comme des gens très pragmatiques, vous allez voir.
15:16Et je vous demande d'accueillir sur scène trois personnes.
15:20Première personne, Pauline Duval,
15:22qui est une des premières investisseuses et business angels
15:25autour de l'intelligence artificielle aujourd'hui en France.
15:28Et d'ailleurs, elle investit massivement là-dessus.
15:31Et on va en parler ensemble.
15:33Deuxième personne, Sylvain Duranton,
15:35qui est pour moi un mentor, clairement.
15:38Parce que Sylvain...
15:39Bonjour, Pauline.
15:40Assieds-toi, je t'en prie.
15:43Sylvain qui est un mentor pour moi
15:44parce que c'est une puce Nvidia dans son cerveau
15:48et il fait aujourd'hui l'intégration
15:52et il crée des systèmes et des outils pour intégrer dans les entreprises.
15:56C'est le patron de BCGX, donc du groupe BCG.
16:01Et donc, il sort plein d'outils en ce moment.
16:04Et Asma Malak, que vous avez forcément vu à la télévision ces derniers temps,
16:10qui parle de géopolitique et d'IA.
16:13Et on va justement se concentrer sur ça.
16:15Alors, j'ai fait une petite chute en moto qui ne me permet pas de bien marcher.
16:17Je suis désolé.
16:18Je m'installe.
16:20Ça va ?
16:20Ouais, super.
16:22Bon, merci d'être venu.
16:23Merci, parce que c'est une scène où il y a pas mal de monde
16:26et qui est un peu impressionnante.
16:27Donc, Pauline Duval, patronne du groupe Duval aujourd'hui dans l'immobilier,
16:32mais surtout investisseuse dans les nouvelles technologies.
16:35Et c'est quelqu'un qui a du flair, c'est quelqu'un qui est pragmatique,
16:39c'est quelqu'un qui est une entrepreneuse.
16:40Et c'est pour ça que je voulais vous la présenter aujourd'hui.
16:43C'est que oui, il y a l'IA et tous ces phénomènes de mode,
16:46mais il y a aussi des gens qui ont un esprit concret
16:50et qui investissent dedans et pourquoi.
16:52Donc, bonjour, Pauline.
16:53On va prendre une petite minute avec chacun.
16:56Bonjour, Pauline.
16:57Merci d'être là.
16:58Et raconte-nous un peu pourquoi, en fait,
17:00t'as créé ce fonds d'investissement.
17:01Pourquoi t'as investi dans ces nouvelles technologies ?
17:03Quelle est ta vision sur l'IA
17:05et tes premiers retours d'expérience juste après ?
17:07On en parlera.
17:08Alors déjà, j'ai pas créé un fonds d'investissement.
17:10J'investis avec mon frère, ma famille dans les technologies.
17:17Et en fait, j'investis...
17:18Alors bizarrement, aujourd'hui, on est là pour parler de tech
17:20et d'intelligence artificielle,
17:21mais finalement, moi, j'ai toujours voulu investir dans l'humain.
17:24Ouais.
17:26Et donc, j'ai toujours...
17:28C'est toujours été des rencontres humaines.
17:30Finalement, nous, quand on s'est rencontrés,
17:31il y a eu un feat aussi.
17:33Je trouve que quand t'investis dans une tech,
17:35dans de l'intelligence artificielle, par exemple,
17:37il faut que ça soit pragmatique.
17:38Il faut qu'il y ait un marché derrière.
17:40Il faut que tu puisses comprendre
17:41qu'est-ce que tu peux faire avec cette nouvelle technologie.
17:43parce que si c'est juste pour avoir une nouvelle technologie
17:45et que tu en fais un tableau,
17:47ben super, c'est sympa, mais il faut pouvoir dérouler.
17:50Voilà, il faut que ça soit concret.
17:51Donc déjà, il faut que je le comprenne.
17:53Et puis après, il faut que l'entrepreneur,
17:56je trouve que c'est un métier très difficile.
17:59Il faut pouvoir se remettre en question.
18:01Il faut pouvoir s'adapter, finalement,
18:04aux changements de nos époques, de notre époque.
18:08Il faut pouvoir être un vrai leader,
18:11donc emmener en même temps des équipes,
18:15trouver un marché
18:16et emmener, finalement, tes futurs clients
18:20parce qu'avec cette nouvelle technologie,
18:23il faut pouvoir trouver des clients,
18:25leur vendre un truc qui n'existe pas forcément vraiment encore.
18:27Et donc, c'est surtout ça que je cherche dans mes investissements.
18:30Et c'est hyper important parce que vous voyez
18:33200 millions encore levés par Holistik,
18:35je crois, là, il y a quelques jours,
18:37600 millions par je ne sais plus qui.
18:39Et on voit toutes ces grosses sommes et toute cette agitation.
18:43Mais derrière, il faut les vendre, ces algorithmes.
18:45Il faut les intégrer, ces algorithmes.
18:47Il faut faire des choses concrètes qui apportent avec ces algorithmes.
18:51Et ce qu'il ne faut pas oublier,
18:52c'est qu'il faut des personnes qui voient pragmatique aussi derrière tout ça.
18:56Et derrière ces belles annonces, il y a toujours des choses très pragmatiques.
19:00Donc, en ce moment, ça lève des centaines de millions
19:02pour apprendre aux algos.
19:05Mais très, très vite, il va falloir vendre aussi tous ces algos et les intégrer.
19:10Et donc, du coup, merci beaucoup, Pauline.
19:13Je présente Sylvain Duranton,
19:15donc le patron de BCGX,
19:18qui lui, justement, crée des outils et les intègre dans les entreprises.
19:23Sylvain, merci d'être là parce que depuis le début de 22, on se connaît.
19:27Et tu m'as beaucoup inspiré, sincèrement.
19:29Et donc, du coup, je te laisse te présenter,
19:31présenter un peu ce que tu fais pour que tout le monde voit clair.
19:34Non, très bien. Écoute, merci.
19:35Je suis ravi d'être là.
19:36Je me souviens quand on s'était rencontrés dans une petite salle à la mairie
19:39pour parler d'IA déjà.
19:43Donc oui, moi, ce que je fais, c'est que mes équipes ont construit des solutions
19:48en général à base d'IA et on les déploie dans les grandes entreprises.
19:52Et ce que je voudrais insister sur ce que disait Pauline,
19:55c'est qu'aujourd'hui, l'IA, on en parle beaucoup.
19:57Les valos ne sont pas possibles.
19:58Il y a beaucoup d'argent qui investit un petit peu partout.
20:00Mais quand on regarde, dans deux tiers des cas au moins,
20:05et ça, c'est des études qu'on fait régulièrement en interviewant des cadres dirigeants
20:09dans toute industrie et tous pays confondus,
20:12dans deux tiers des cas, il n'y a pas de résultat.
20:15Et en fait, on a des super technos,
20:18mais on ne voit pas toujours beaucoup de choses se passer dans le monde réel.
20:21Et ça, c'est justement parce qu'il n'y a pas cette vision concrète.
20:25Et le monde réel, c'est quoi ?
20:26C'est de la physique, évidemment, mais tu l'as dit, Pauline,
20:29c'est aussi beaucoup des personnes.
20:32Et c'est en fait cette espèce de collaboration
20:35entre ce que peuvent faire les algos et les personnes
20:38qui sont la chose la plus difficile.
20:40Et autant avec le machine learning,
20:42où on avait des calculs précis, disons,
20:44on arrivait à faire tourner des algorithmes un peu en tâche de fond
20:48et là où on avait un modèle un peu pourri sur Excel
20:51ou certains auditeurs dont je tairais le nom,
20:53on pouvait avoir des modèles beaucoup plus performants.
20:56Donc là, ça marchait, la collaboration,
20:58on voyait bien comment ça pouvait tourner.
21:00Avec Genial dont tu parles,
21:02et tu as présenté un certain nombre d'applications,
21:04on touche complètement au métier des personnes,
21:06au métier des designers,
21:08au métier des personnes qui font du marketing,
21:10au métier de personnes qui font de la recherche,
21:11au métier de personnes qui produisent des documents.
21:13Et là, le réel, il est difficile.
21:17Et au-delà du produit,
21:19il y a tout cet effort à faire sur le changement du réel.
21:21Et pour terminer, je finirai peut-être
21:23avec une espèce de petite formule acide test
21:27pour voir si on est dans le réel ou dans le faux.
21:30Dans le réel, pour changer les choses,
21:33il y a 10% qui sont très cool.
21:35C'est de la techno, c'est de l'IA, c'est du quantum,
21:37c'est tout ce que... Enfin, pas encore le quantum,
21:39ce sera le quantum.
21:40C'est des trucs super cool.
21:42Il y a 20% de l'effort, c'est un réel un peu aride.
21:48C'est tous les systèmes existants dans les entreprises,
21:51tout le legacy.
21:52Et là, il faut déjà arriver à se connecter dans ce réel-là.
21:56Et il y a le deuxième réel,
21:59c'est vraiment changer la façon dont les personnes travaillent
22:01parce que les tâches évoluent.
22:03Et ça, c'est 70% de l'effort.
22:06Et si aujourd'hui, on a beaucoup de situations
22:07où l'IA ne marche pas,
22:09ce n'est pas la techno qui ne marche pas,
22:11ce n'est pas les systèmes legacy qui ne marchent pas,
22:13mais c'est qu'on n'investit pas assez
22:15pour s'assurer qu'on arrive à faire travailler ensemble
22:19les équipes et les solutions.
22:22Vraiment, je maintiens ce que je viens de dire,
22:24parce qu'on a créé certains algorithmes il y a 4-5 ans
22:28qu'on avait présenté à des clients finaux
22:31et ils disaient « ouais, mais peut-être pas tout de suite »
22:33alors qu'ils achètent tous en masse aujourd'hui
22:34parce qu'ils ont préparé les systèmes
22:36à les accueillir et à les faire fonctionner.
22:39Merci beaucoup.
22:39C'est très clair et très limpide et c'est vrai.
22:42C'est vraiment comme ça que ça se passe aujourd'hui, l'intégration.
22:45Il y a du temps et c'est compliqué.
22:47Et pour finir dans la présentation des personnes,
22:50Asma Mala, je te regarde beaucoup à la télé en ce moment.
22:54Tu es une experte en géopolitique autour de l'IA
22:57et des nouvelles technologies en général.
22:59On va parler un peu de choses qui font peur,
23:04avec des extraits vidéos qui font sûrement un peu peur juste derrière.
23:08C'est important qu'il y ait ta voix aussi et ta manière de voir
23:12de manière assez holistique justement toutes ces technos-là
23:14et l'intégration dans nos vies quotidiennes.
23:17Bonjour Asma.
23:18Merci d'être là.
23:19Présente-toi en petite minute.
23:20Bonjour.
23:21Merci beaucoup d'être venue.
23:23Merci pour l'invitation, William.
23:24Rapidement, moi, je suis politologue
23:26et je travaille sur les enjeux, disons,
23:28politiques, géopolitiques de la technologie en général,
23:31de l'IA en particulier en ce moment beaucoup.
23:34Et c'est assez marrant parce que je vous écoutais attentivement.
23:37et chacun dans son champ,
23:39en fait, on applique le même regard,
23:42c'est-à-dire une forme de...
23:43Vous parlez de pragmatisme parce que vous faites les choses.
23:46Moi, je ne fais pas.
23:48J'essaie de les conceptualiser un tout petit peu
23:49ou de les penser.
23:50Et dans mon champ, moi, ça s'appelle le réalisme
23:53ou même une forme de réel politique.
23:55Et tout l'enjeu, c'est d'essayer de comprendre
23:57comment les outils dont vous parlez
24:00et dont on comprend qu'ils ne sont finalement que ça.
24:05Eh bien, et pourtant, il y a cet écart dans le bruit
24:09qu'il y a autour de ces outils-là
24:11parce que vous avez des narratives,
24:13parce que vous avez des récits,
24:14parce que vous avez des fantasmes énormément.
24:16Et donc, une partie de mon travail et moi,
24:18c'est de démystifier et de revenir à une forme de réel politique.
24:21Et les vrais enjeux sont évidemment aujourd'hui
24:22autour des jeunes AI.
24:23Oui, mais ce que tu disais aussi sur les VLM qui arrivent
24:26et ultra intéressants,
24:29en fait, cristallisent des choses ultra concrètes
24:31qui sont des rivalités géostratégiques entre États,
24:33entre nations, qui posent des questions de souveraineté,
24:36qui posent des questions de démocratie,
24:37qui posent des questions de droit, d'éthique.
24:40D'éthique.
24:41On en parlait un peu juste avant.
24:43Et j'apporterai peut-être ce regard-là.
24:46Yes.
24:46OK.
24:47Avec plaisir.
24:47En tout cas, merci à vous trois d'être là.
24:49On va commencer.
24:50Donc, scannez bien le QR code que vous voyez apparaître,
24:53avec, je pense, sur un des écrans,
24:55au moins pour participer aux petits jeux.
24:58Et le premier extrait vidéo va partir dans quelques secondes.
25:02C'est un extrait vidéo de Star Trek.
25:04Et le sujet, justement, est autour du véhicule autonome
25:09parce que, pour connaître bien Mobileye depuis plein d'années,
25:13c'est une boîte qui a créé, en fait,
25:15la capacité de reconnaître l'environnement,
25:17qui intègre ce logiciel-là à l'intérieur
25:20de tous les véhicules autonomes aujourd'hui.
25:22Sauf que les véhicules autonomes, aujourd'hui,
25:24il n'y a pas que ça.
25:25Et pourquoi ?
25:26Parce que c'est déjà tanké dans une maturité assez avancée
25:30depuis quelques années.
25:32Est-ce qu'on peut faire partir le premier extrait vidéo,
25:35du coup, de manière à regarder et à en parler juste après ?
25:41Du coup, on est dans Star Trek, on a les voitures volantes.
25:44Donc ça, vous voyez dans les films depuis quoi ?
25:47Depuis 20 ans, 30 ans, même plus, même plus avant.
25:50Il y a même des films qui disaient qu'en l'an 2000 ou en l'an 2030,
25:53ça volerait déjà.
25:54Donc du coup, non.
25:56Aujourd'hui, dans la conduite volante, autonome ou autre,
26:00est-ce qu'on va y arriver un jour ?
26:02Est-ce que réellement, il va y avoir que des véhicules autonomes
26:07qui vont constituer en fait 100% des déplacements ?
26:11Je crois que ce n'est pas tout à fait mature.
26:13Tu as un retour d'expérience, on en parlait juste avant d'il y a deux jours.
26:17Est-ce que tu y crois ?
26:18Est-ce que ça va arriver un jour ?
26:19Sous combien de temps ?
26:22Et surtout, est-ce que tu penses que ça se fera partout ?
26:27Alors, c'est marrant parce que j'étais à un déjeuner de femme
26:29il n'y a pas très longtemps et on se disait,
26:30c'est quoi ton pouvoir magique que tu rêverais avoir ?
26:34Et il y en a une qui a dit, bah, téléportation.
26:36C'est pas mal.
26:37Gérer entre les enfants, les déplacements professionnels, etc.
26:41C'est vrai que c'est pas mal.
26:42Pouvoir dormir chez soi le soir avec ses enfants, c'est cool.
26:46Donc, je rêverais que ça existe.
26:48Après, j'en sais rien.
26:49Et effectivement, il y a deux jours, moi, j'ai eu un petit accident, rien de grave,
26:52mais la voiture a freiné toute seule et quelqu'un nous est rentrés dedans derrière.
26:55Et véhicule autonome, toi, tu étais dans un truc automatique,
26:58et du coup, ça a freiné.
26:59Exactement.
26:59Et derrière, ça n'a pas regardé.
27:00Alors, qu'est-ce qu'on apprend en premier au permis ?
27:02A regarder dans le rétro.
27:03Parce que si ça freine fort, il faut faire gaffe derrière, ça peut arriver fort aussi.
27:07Et là, ça l'a pas vu.
27:08Non.
27:08Mais de la même manière, j'avais une Tesla à une époque
27:11et j'essayais de la mettre en pilote autonome quand je rentrais sur la place de l'Etoile.
27:15Oui, c'est mort.
27:16Elle s'est arrêtée.
27:16C'est mort complet.
27:17Elle n'y arrive pas.
27:19Et que ce soit avec le LIDAR ou avec la vision par ordinateur, c'est hyper compliqué.
27:23Sylvain, t'as une petite expérience sur le véhicule autonome ?
27:25Alors, sur le véhicule autonome, je pense que c'est un petit peu ce qu'on disait tout à l
27:30'heure
27:30avec est-ce qu'il y a encore un rôle pour les humains ou pas.
27:33Ce qui fait qu'aujourd'hui, on n'est pas dans un système en autonomie totale
27:36où tout le monde peut juste s'asseoir et le fait que ça démarre et ça nous amène où on
27:40veuille,
27:41que ce soit dans les airs ou sur Terre, parce que je crois beaucoup qu'on se déplacera beaucoup dans
27:44les airs très bientôt.
27:45Ça, j'en suis persuadé.
27:47C'est qu'à un moment donné, être capable de faire face à toutes les situations possibles,
27:52entre le brouillard, la nuit, la neige, une manifestation, un barrage, il y a trop de choses pour tout gérer.
28:00Mais je dirais, c'est pas grave.
28:03C'est pas grave.
28:05Parce qu'à un moment donné, on a quand même une simplification énorme de la conduite.
28:09On peut attendre, quand les systèmes auront passé le permis, aussi une réduction du nombre d'accidents.
28:16Donc, il y a des choses très bien qui arrivent.
28:18Maintenant, se dire que l'IA a réussi quand on est à 100% autonome sans avoir la moindre intervention
28:24humaine,
28:25ben non, je crois que dans beaucoup de cas, on restera sur des choses.
28:29Nous, on travaille beaucoup dans les publications scientifiques et pour les médicaments
28:33et l'autorisation des médicaments de mise sur le marché aux Etats-Unis, par exemple.
28:37On utilise beaucoup d'IA pour accélérer des processus très bureaucratiques,
28:42de documentation, des essais cliniques qui ont été faits.
28:44C'est pas des choses qu'on peut confier à 100% à une IA, c'est des choses qu
28:47'on peut confier à 80% à une IA.
28:49C'est déjà très important.
28:51Et juste pour une toute petite chose, on a des calculettes,
28:54mais on a encore des concours de gens en calcul mental.
28:57Même quand on aura des véhicules autonomes, des passionnés de moto,
29:01pourront continuer à se tirer la bourre parce que ça veut pas dire que c'est la fin.
29:05Yes.
29:06Je suis assez d'accord et aligné.
29:07Il y a un gros conflit encore dans le véhicule autonome.
29:10Je ne sais pas si vous connaissez le LIDAR et la vision par ordinateur.
29:14Donc la vision par ordinateur, je vous l'ai expliqué, c'est la capacité à voir un flux vidéo.
29:18Mais le LIDAR, ça envoie plein de points, en fait laser,
29:21et ça retourne une information de la distance du point laser.
29:25Et l'objectif, c'est d'en mitrailler de partout devant pour voir les aspérités en 3D.
29:30Et typiquement, vous êtes sur l'autoroute, vous n'avez que la caméra en vision par ordinateur,
29:34et vous dessinez un rocher sur l'autoroute.
29:37Si le véhicule autonome n'est équipé que de vision par ordinateur,
29:41alors il va planter un coup de frein parce qu'il va avoir analysé que dans son dataset,
29:44il avait appris que ce truc-là était un rocher et donc du coup, il va falloir freiner.
29:48Sauf que comme il y a le LIDAR en plus, le LIDAR il projette et il dit
29:51« Attends, toi la vision, tu as vu un dessin, mais là, il n'y a pas d'obstacle.
29:57Moi, je vois que c'est plat. »
29:58Et donc du coup, le LIDAR dit au véhicule autonome
30:00« Non, non, mais tu peux continuer d'y aller, ne t'inquiète pas, c'est qu'un dessin. »
30:04Et donc vous voyez, dans ces technologies-là, on est obligé d'en prendre plusieurs aujourd'hui
30:07pour venir justement essayer de rassurer.
30:10Mais je sais aussi qu'il y a plein de sujets autour du véhicule autonome
30:13qui sont plutôt de l'ordre politique, je n'ai pas dit éthique.
30:16Et donc du coup, qu'est-ce que tu en penses toi, Asma ?
30:18Est-ce qu'on va y arriver un jour ?
30:20Alors, la question de « Est-ce qu'on va y arriver ? »,
30:22c'est toujours les questions de boules de cristal.
30:24C'est des questions que moi, je dirais que oui.
30:28Mais on veut une date.
30:30Non, j'ai presque envie de te dire, si je peux me permettre,
30:34j'ai presque envie de te dire que ce n'est même pas la question.
30:37La vraie question en fait…
30:38On est dans la politique là du coup.
30:40Oui, et je prends ma casquette ultra-ribarbative de prof, je suis désolée.
30:43C'est qu'est-ce qu'on appelle autonomie ?
30:45Et en fait, on ne le sait pas.
30:47Et on n'arrive pas à fixer où est-ce que ça commence, où est-ce que ça se termine.
30:51Et quand on est sur les véhicules autonomes,
30:53au bout d'un moment, ça peut être des questions de fiabilité,
30:55donc de vie et de mort, avec des questions éthiques majeures.
30:58En cas d'accident inévitable, qui on sacrifie ?
31:02Et on retrouve exactement ces questions-là dans les armes dites autonomes,
31:06aujourd'hui, qui sont un des sujets les plus hystérisants
31:10dans les questions de gouvernance globale, de l'intelligence artificielle.
31:13Et on le voit dans les champs de guerre actuels qui sont ouverts,
31:16Ukraine, Gaza, etc.
31:17Et qui posent des questions éminemment politiques,
31:20pas éthiques, je dirais, mais même morales,
31:23d'ordre de la responsabilité juridique, la responsabilité pénale.
31:27Et donc, toute la question est de se dire comment on définit l'autonomie,
31:32à partir de quand, quelles sont les conditions de maintien de l'humain,
31:35ce qu'on appelle le main dans la boucle ou sur la boucle.
31:39Et ça, c'est fondamental de garder en tête que ce sont des outils
31:43et qui sont des aides à la décision et qui ne doivent à aucun moment
31:46se substituer, d'une certaine façon, à la décision finale.
31:49Ou en tout cas, il faut qu'il y ait un système.
31:51Et la difficulté qu'on a qui est philosophique, c'est la question du temps.
31:56On est dans une accélération permanente de tout.
31:59Et donc, en effet, les IA aujourd'hui, quels qu'elles soient,
32:01les systèmes algorithmiques vont à une vitesse extrêmement rapide.
32:05Et donc, on se retrouve dans une espèce d'inversion
32:07où on passe notre temps, nous, humains, à courir derrière la machine,
32:11disons, comme concept.
32:13Donc, en réalité, ce sont des sujets qui sont ouverts
32:16et qui ne sont absolument pas du tout craqués ou résolus
32:19parce qu'ils posent des questions éminemment importantes
32:22et éminemment politiques et, en fait, éminemment humaines.
32:25Et ça serait très intéressant que chacun d'entre vous
32:29se les approprie et les prenne comme citoyens.
32:31Ça, c'est absolument fondamental.
32:33Parce qu'il s'agit de se dire
32:34quelles sont les sociétés qu'on est en train de construire,
32:37qu'est-ce qu'on accepte comme usage,
32:39qu'est-ce qui est plutôt de l'ordre de l'inacceptable
32:42ou de le laisser de côté.
32:46Et Bernanos disait...
32:47Bernanos, c'est un penseur, un intellectuel français,
32:50réac, mémois que j'adore et que j'aime beaucoup
32:52et que je vous invite à découvrir.
32:53Il avait un petit bouquin qui s'appelle
32:55La liberté, pourquoi faire ?
32:57Et j'ai presque envie de vous dire
32:58La technologie, pourquoi faire ?
32:59Et il expliquait qu'en fait, il ne faudrait pas
33:02que nos désirs soient en fait complètement enfermés
33:05parce que juste la machine saurait nous proposer.
33:09La question du désir, c'est la question de l'imaginaire.
33:11Et donc, c'est de rester un peu en contact citoyen
33:16véritablement avec ces questions-là
33:17et ne pas les laisser dans une espèce de noosphère
33:19qui vous échapperait.
33:20Ce qui est cool déjà, c'est qu'au vu des réponses du public,
33:24il y a plutôt de l'énergie positive sur la croyance
33:26qu'on va y arriver un jour.
33:27Parce que 65% a répondu positivement.
33:30Donc, suivez ce qu'on...
33:49C'est une preuve.
33:50Quand c'est arrivé à l'époque avec Elon Musk et Tesla,
33:52ça cartonnait, ça allait être pour demain,
33:55ça allait être un truc de malade.
33:56Et aujourd'hui, c'est toujours pas là à 100%.
33:59Alors oui, ils ont vendu beaucoup de voitures,
34:01mais c'est toujours pas là à 100%.
34:02Donc, ça va prendre du temps.
34:04Et ça, c'est important.
34:05L'intégration de ces technologies-là prend du temps
34:08parce que c'est sous plein d'aspects qu'on doit décider.
34:11D'ailleurs, deuxième sujet, un peu polémique.
34:15Vous avez tous vu Elon Musk qui cherche la deuxième personne
34:19pour s'intégrer quelque chose dans le cerveau,
34:21une puce pour soi-disant avoir accès à plus de connaissances,
34:25plus de savoirs, etc.
34:26Le deuxième extrait qu'on peut lancer tout de suite
34:28est d'un film qui s'appelle Upgrade.
34:31C'est l'implémentation dans le cerveau humain
34:36d'une puce qui nous permet d'avoir accès
34:41à plus de savoirs, plus d'informations,
34:45plus de données, etc., etc.
34:47Donc, vous, dans la salle, cap ou pas cap,
34:50de s'intégrer une puce à l'intérieur du cerveau.
34:53Et je vous avais dit, c'est bluffant.
34:55Alors là, non, ça descend.
34:57Oui, il descend.
34:58Mais j'ai fait ce sondage-là dans ma boîte
35:01il n'y a pas très très longtemps.
35:02On est un peu moins d'une centaine de personnes.
35:04Il y a 70% des gens qui ont répondu oui.
35:09Et moi, ça me fait un peu peur,
35:11l'intrusion dans le cerveau.
35:13Cependant, pour avoir bossé beaucoup sur le cerveau
35:15et la capacité à reconnaître visuellement
35:18qu'est-ce qui se passe dans le cerveau
35:19au moment où on reconnaît grâce à nos yeux,
35:21en fait, ce qui gêne aujourd'hui
35:23pour analyser le signal qui se passe dans nos cerveaux,
35:26c'est la boîte crânienne qui perturbe le signal.
35:29Et on n'arrive pas à savoir quand vous pensez bleu.
35:32Finalement, on a tous la même constellation de pensée
35:34à l'intérieur du cerveau et on pense tous la même chose électriquement
35:38quand c'est du bleu ou quand c'est du rouge ou autre, etc.
35:42Eh bien, demain, est-ce que percer le cerveau
35:45et mettre une puce à l'intérieur, ça vous branche ?
35:48Pourquoi ?
35:50Et on va dire, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?
35:53Pauline ?
35:54Apparavant pas.
35:55Vous avez 77% à dire non.
35:57Oui, ça fait peur.
35:58Je pense que tes équipes ont un biais de technologie.
36:01Oui, c'est ça.
36:02Ils sont tous ingénieurs, docteurs
36:04et ils savent très bien ce qu'il y a derrière.
36:06Après, moi, je me dis, à l'époque,
36:07j'étais à fond sur le Blackberry avec mon BBM
36:09et je ne voulais pas passer à l'iPhone.
36:11Clairement, on est tous passés à l'iPhone.
36:14Donc, on parlait tout à l'heure d'accepter le changement.
36:17Peut-être qu'un jour, tout le monde aura une puce
36:19et donc je serai peut-être forcée de mettre la puce, presque.
36:22Mais j'avoue que là, maintenant, je ne suis pas très chaude.
36:25Oui, parce que l'opération proche du cerveau, ça fait un peu flipper quand même.
36:27Et même si on te dit, tu as accès à toute la base de données,
36:30de tout le savoir au monde
36:32et tu peux l'appeler par reconnaissance vocale.
36:34Donc, ça veut dire que tu es incollable demain.
36:36Ça te pousse tout.
36:37Tu ne vas pas tout de suite te faire opérer.
36:39Oui, mais alors, là, la question qu'on peut se poser,
36:41c'est est-ce que du coup, ton cerveau sans puce
36:45ne devient pas plus con, entre guillemets,
36:48parce qu'il n'y a plus de gymnastique intellectuelle ?
36:52Exactement.
36:52Mais c'est un gros débat et je suis un peu comme toi.
36:55Ça me fait un peu flipper de passer sur le bloc
36:56et de se faire opérer et de mettre du chipset à l'intérieur.
36:59Donc, pareil.
37:00Sylvain ?
37:01Pas très chaud.
37:02Non, en plus.
37:02Ok, d'accord.
37:03Pas très chaud.
37:04Non, je dois dire que c'est très intrusif.
37:07Après, je ne sais pas ce qu'aurait été le résultat du sondage
37:10si on avait promis que la puce multipliait par deux
37:14la durée de vie des gens.
37:15La durée de vie.
37:16Est-ce qu'il y a cette promesse-là ?
37:18Aujourd'hui, il y a des entreprises qui vous proposent
37:20de stocker vos cellules souches pour garantir,
37:23quand on en sera capable, une régénération des cellules
37:26et d'allonger massivement la durée de vie.
37:28Alors, ce n'est pas intrusif.
37:29Il y a beaucoup de clients.
37:30Oui.
37:31Mais je pense que sur un...
37:33Si jamais l'avantage, c'est de se dire de la performance physique pure,
37:36peut-être que les gens sont moins prêts, je ne sais pas.
37:39Toucher au cerveau complètement, ça va changer ma personnalité,
37:43tout ça.
37:43Je ne suis pas trop sûr non plus.
37:45Oui.
37:45Si c'était pour allonger la vie,
37:47je ne suis pas sûr que le 26% reste à 26%.
37:50Oui.
37:50Donc, toi, c'est vraiment dans la dynamique de faire une vie plus longue,
37:54mais pas forcément sur l'accès à l'information et à la connaissance.
37:56J'ai un téléphone portable.
37:58Oui, ça me suffit un device en dehors de ma biologie.
38:02Après, c'est vrai que vous savez comment ça fonctionne.
38:05C'est une puce qu'on met à l'intérieur, qu'on branche à notre réseau électrique biologique.
38:09Et donc, du coup, on imagine qu'il y ait des interactions électriques
38:12entre cette puce et notre cerveau.
38:14Il y a des gros sujets politiques juste derrière autour de,
38:17je pense, le cerveau et une puce électronique embarquée à l'intérieur.
38:21Mais si demain, ça vient augmenter et donc rendre nos cerveaux biologiques
38:27complètement has been, ça fait peur quand même.
38:29Et est-ce qu'on va le faire ? Est-ce qu'on ne va pas le faire ?
38:32Juste pour de l'information, ça m'étonnerait.
38:33Mais politiquement parlant, et Asma, toi, qu'est-ce que tu en penses ?
38:36Déjà, un, est-ce que tu le fais ?
38:38Deux, pourquoi ? Et qu'est-ce que tu en penses de tout ça ?
38:42Je le fais si tout dépend de la promesse et tout dépend de ma condition.
38:47En l'état, je ne le fais pas.
38:48Si demain, j'ai un accident, je deviens tétraplégique,
38:50je me poserai très sérieusement la question de le faire.
38:53Oui.
38:55Après, j'y vais.
38:57Vas-y.
38:57Donc, implant, cerveau, puce, qu'est-ce que ça veut dire ?
39:01Qui, plus exactement ?
39:02Moi, la question qui m'obsède toujours, c'est qui conçoit,
39:05qui est propriétaire et pour quelle intention, pour quelle vision ?
39:09Alors, on parle beaucoup d'Enora Link, de Elon Musk,
39:12parce que, comme d'habitude, c'est ça qui fait du bruit,
39:14parce qu'il y a tout ce récit autour de ça et cette couverture médiatique.
39:18Mais en réalité, ce que fait Musk, on le fait déjà à Grenoble, au CEA.
39:23On a déjà des expérimentations en Hollande sur des handicapés.
39:28Donc, si on le fait dans un cadre public-privé,
39:31où vous avez un contrôle, où vous avez des vraies visées thérapeutiques,
39:34où il n'y a pas, où il y a des garanties de soins médicaux
39:39et non pas d'intrusions dans vos données privées, à des fins, d'ailleurs,
39:43de manipulations cognitives diverses et variées,
39:45à ce moment-là, encore une fois, ça se discute et ça s'encadre.
39:49D'où l'importance, d'ailleurs, de l'autorité publique et de l'État dans ces questions-là.
39:53Après, si c'est de la privatisation à toute berzingue par la Silicon Valley
39:56pour faire une espèce de transhumanisme un peu tiédasse,
40:00là, ça peut être assez problématique pour une raison extrêmement simple.
40:03C'est pas Musk ou pas Musk. Moi, je suis assez réfractaire à la moraline à Debal qu'on voit
40:09beaucoup en France, par exemple.
40:11Mais la question, c'est quand vous privatisez, vous créez en réalité des inégalités d'accès.
40:16Et ça, ce n'est pas acceptable du point de vue de la justice sociale et, en fait, de la
40:21paix sociale.
40:22Mais c'est le cas sur tout ce qu'on peut acheter aujourd'hui.
40:26Et tout n'a pas la même criticité.
40:28Donc, quand tu dis, par exemple, tu demandais à Pauline,
40:31« Alors, Pauline, si on te met ton implant, tu vas avoir une librairie en direct. »
40:35Oui, mais peut-être que Pauline, elle peut, mais peut-être que Gertrude, elle, elle peut pas.
40:38Et donc, qu'est-ce qu'on crée comme classe sociale, comme société, comme polarisation
40:43et comme, finalement, des ferments, d'une certaine façon, de quoi ?
40:46De nouvelles lectures de dominés, dominants ?
40:50Enfin, ça pose des questions qu'on ne soupçonne pas derrière et qu'il faut avoir en tête.
40:55Tu vois, l'accès aux écoles privées, aux écoles un peu plus publiques et tout ça.
40:58On est dans le même registre ou pas, pour toi ?
41:01Non, c'est pas tout à fait le même registre.
41:02Parce que là, il y a vraiment une intrusion biologique.
41:05Oui.
41:05Il y a une... vous bidouillez quand même quelque chose qui est de l'ordre de votre intégrité
41:09et, en fait, de votre dignité.
41:11Le mot bidouiller, il fait flipper, là.
41:13C'est de la bidouille, là.
41:14Et ce qui est très intéressant, c'est qu'aux États-Unis, où il se passe énormément de choses sur
41:18la scène intellectuelle,
41:19dans la pensée politique de ces questions-là,
41:21vous avez des chercheuses, d'ailleurs, beaucoup de femmes, dont une américaine ou iranienne, moi, que j'aime beaucoup,
41:28et qui travaillent sur, par exemple, la réflexion ou générer de nouveaux droits,
41:31et notamment les droits cognitifs, le droit à l'intégrité cognitive, par exemple.
41:36Et donc, ça, ça peut se penser.
41:37C'est-à-dire, dans la galaxie de nos libertés fondamentales, on pourrait l'envisager parfaitement.
41:42Et puis, enfin, et je terminerai là-dessus, dès l'instant où vous technologisez,
41:45vous devenez beaucoup plus vulnérable, donc ça devient accable, ça peut tomber en panne, ça peut ne plus fonctionner.
41:50Vous pouvez avoir des histoires d'ingérence, de manipulation cognitive, de guerre cognitive.
41:55Et donc, si on emmène le curseur très loin, il faut juste faire gaffe.
41:59Et donc, ce sont des questions qu'il ne faut pas diaboliser, mais qu'il faut savoir anticiper dans leurs
42:03effets secondaires, disons.
42:06Exact. Exact. Et comme beaucoup de technologies qui arrivent, on envoie tout de suite la fiche principale
42:12et ce que ça va donner en conclusion, mais on n'imagine pas que ça, c'est dans 100 ans.
42:16Enfin, moi, pour donner des petites dates, vu que le véhicule autonome, on en parle déjà depuis 10-15 ans,
42:23et que c'est opérationnel depuis 8 ans, je me dis que les implants comme ça, vu comme ça fait
42:29peur
42:30et comme ça soulève plein de sujets, franchement, je ne le vois pas avant 40-50 ans.
42:36Déjà, on va devoir intégrer tous les algorithmes et de ça à toutes les entreprises, à nos devices existants,
42:41qui sont des smartphones et c'est tout neuf. Mais après, je pense que petit à petit, on va y
42:47aller par les maladies,
42:48comme tu disais au début, qui vont sauver. Donc moi, ça m'aiderait bien à marcher de temps en temps,
42:51là, en ce moment.
42:52Et donc, du coup, je pense vraiment que l'acceptation, on ne doit pas flipper, on ne doit pas avoir
42:57peur, en fait.
42:58Ça va se faire sur quelques générations et on est les premiers porteurs de ces technologies-là.
43:03Pour finir, dernier extrait vidéo qui nous met dans le virtuel, le réel.
43:09Vous avez vu les derniers casques d'Apple qui viennent de sortir, où on commence à pouvoir intégrer du virtuel
43:14dans le réel.
43:15Vous entendez parler de jumeaux numériques, vous pouvez lancer la vidéo. Vous entendez parler de jumeaux numériques, vous entendez parler
43:21de tout un tas de choses.
43:22Le film, c'est Ready Player One.
43:25Ready Player One, ceux qui ne l'ont pas vu, regardez-le, juste pour le délire cosmique de créativité, parce
43:31que ça vous bascule dans quelque chose d'assez intéressant.
43:33Mais est-ce que demain, on ne doit pas créer un monde dans lequel on sait interagir avec toutes ces
43:40technologies-là, mais qui n'est pas le vrai monde ?
43:41Un monde d'hypervision, de supervision, d'essai, ce monde virtuel. Est-ce que tu y crois, Pauline ?
43:49Pour faire quoi, en fait ?
43:51Pour tester des choses, pour parler à quelqu'un en le voyant un peu mieux, pour aller plus loin même.
43:57On parle de dynamique invisible, c'est-à-dire que tu veux faire une ville demain, un programme immobilier.
44:02Tu peux simuler un immeuble avec le matin à 8h les 500 personnes qui descendent et tu vois un peu
44:07comment ça réagit.
44:08Est-ce que tu y crois dans les 3-5 années qui arrivent ?
44:12Alors moi, j'ai cru pas mal à ça pour certains sujets. Tu vas par exemple aller visiter un musée
44:17alors que tu n'es pas dans la ville.
44:19Oui, se déplacer. En fait, c'est une forme de téléportation.
44:22Oui, tu en parlais tout à l'heure.
44:25Après, il y a un autre pouvoir magique que les femmes disaient, c'était pouvoir se dédoubler.
44:29Donc tu parlais de jumeaux numériques pour faire plusieurs choses à la fois. Pourquoi pas ?
44:34Moyen.
44:35Asma, tu y crois ?
44:37J'y crois. J'y crois d'autant plus qu'en fait, c'est déjà là.
44:40Les jumeaux numériques, on les fait déjà dans tout ce qui est Smart City, simulations diverses et variées.
44:45Le métavers, il y a eu une poussée qui a été un tout petit peu...
44:48Oui, c'est un tout petit peu vautré le Marc parce qu'il a mal anticipé son coup, parce qu
44:52'il s'est fait prendre après par l'IA.
44:53Mais la vérité, c'est que les États sont en train de lancer ça.
44:57Beaucoup aux Émirats, l'Arabie Saoudite, l'Europe du Nord, la Finlande est en train de travailler beaucoup.
45:02Europol fait des simulations de contre-cyberterrorisme dans des métavers, c'est-à-dire les métavers au sens de ces
45:11lieux hybrides entre réalité virtuelle,
45:14augmenter ou faire tout un tas de simulations. Et puis en fait, pourquoi j'y crois ? Parce que je
45:18suis peut-être là un tout petit peu noire dans mes perspectives,
45:21mais les conditions géopolitiques actuelles font que ce sont des espaces idéaux, parfaits, pour en fait faire du recrutement, manipuler,
45:31faire de la lutte informationnelle,
45:33de la lutte d'influence. Et donc je vois mal pourquoi est-ce que tout d'un coup, on n
45:38'irait pas ?
45:38On n'irait pas. Donc on ira pour certains intérêts. Merci Asma, c'est gentil. Et Sylvain ?
45:43Moi j'y crois beaucoup. Je pense qu'on n'en est pas loin. Alors de tout ce qui est
45:47jumeaux numériques, c'est déjà là,
45:48mais même les univers immersifs. On envoie déjà des applications en formation, des lunettes type Apple Vision Pro
45:56qui permettent sur des gestes techniques dans des usines de maintenance, ça se développe.
46:00Et je pense qu'il y aura des applications récréatives, disons. La nouvelle version des jeux vidéo est complètement dans
46:05l'esprit Ready Player One.
46:07Moi je suis convaincu que ça va arriver. Et là pour le coup, je pense que ça va arriver assez
46:11vite.
46:12Ok. C'est en cours, c'est vrai, il y en a de plus en plus. Et on est en
46:16train de voir que finalement,
46:18et ce que je veux, excusez-moi que vous reteniez de ce genre de conférences et des 45 minutes qu
46:24'on vous a occupées,
46:24c'est vraiment, regardez, ça existe, c'est là, mais l'image du photo finish qu'on vous montre où
46:30ça fera tout,
46:31c'est loin d'être là tout à l'heure. Ça va prendre une, deux, trois générations.
46:35Et même si c'est déjà là un petit peu, soyez confiant. Je fais partie de ceux qui créent ces
46:41intelligences artificielles
46:42et je fais partie aujourd'hui de ceux qui se disent aussi, ça va mettre du temps à être fiable,
46:48à ce qu'on ait confiance, à être bien politisé, bien légiféré et à être bien intégré dans les entreprises.
46:55Donc pas de peur, on regarde, on s'y intéresse, on essaie de ne pas rater la vague parce que
47:00c'est important,
47:01ça va être intégré au fur et à mesure partout. Mais je pense qu'on peut y aller en confiance
47:05parce que j'ai confiance en l'espèce humaine. On va réguler et digérer toutes ces technologies-là,
47:12j'espère, de la bonne manière. En tout cas, on était là ensemble aujourd'hui pour partager
47:16ces retours d'expérience, un peu animés de petites vidéos et de sondages.
47:21Merci un milliard de fois d'être venus et merci beaucoup de nous avoir écoutés.
47:25Merci beaucoup et merci à mes invités. Merci sincèrement.
47:29Merci.
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