- il y a 3 semaines
PingVR by FFTT
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00:00...
00:14Oui, on va vivre ensemble une expérience.
00:18Ping VR, moi qui joue au golf, je croyais que c'était un équipementier golfique, ça n'a rien à
00:23voir.
00:23Tennis de table, Ping, réalité virtuelle, avec la Fédération française de tennis et son concours.
00:29J'appelle Stéphane Lelon qui est avec moi, il n'est pas loin, il a été entraîneur du pôle de
00:36haut niveau,
00:36directeur sportif handisport à Rio 2016 et Tokyo 2021.
00:42C'est fini le Covid, on va faire ça.
00:45Stéphane, tu as des jeunes champions avec toi, on va les annoncer dans un instant,
00:50du club des Loups d'Angers et Stella Sport, la Romagne.
00:53Mais qu'on comprenne, tu t'occupes du pôle de développement du tennis de table
00:59et là tu viens dans de l'Innov' avec des casques de réalité virtuelle.
01:02Qu'est-ce qu'il se passe ?
01:05La Fédération française de tennis de table a découvert que le jeu Eleven VR dans le casque de réalité virtuelle
01:13permettait de jouer au tennis de table n'importe où, n'importe quand et avec qui on veut.
01:17Et donc la Fédération y a vu un objectif de pouvoir rendre accessible l'activité tennis de table
01:24qui est ludique, conviviale, intergénérationnelle et la rendre accessible à tous,
01:28même à ceux qui n'ont pas accès à un club sportif.
01:31Avec qui on veut, c'est-à-dire à distance également ?
01:33Si je suis de chez moi, je peux jouer en distance ?
01:35C'est ça qui est dingue, oui.
01:36Et on va le voir après, les deux champions qui vont venir, ils vont s'affronter l'un contre l
01:40'autre,
01:40on verra leur match à la télé, mais potentiellement il aurait pu y en avoir un à Los Angeles
01:44et l'autre à Tokyo ou ici à la Global Sport Week.
01:48Qu'est-ce qui fait que toi, tu défends ce projet-là ?
01:51Parce qu'on pourrait se dire, non, non, mais attends, il y a déjà du boulot au tennis de table
01:54au ping.
01:54Qu'est-ce qui fait que tu amènes cette nouvelle discipline, ce nouvel élan ?
01:59Eh bien, parce que quand j'ai essayé le casque, je me suis dit, mais c'est tellement génial
02:02qu'on va pouvoir faire jouer n'importe qui.
02:04Donc on l'a montré à la Fédération qui s'est dit, notamment dans le développement de son ping santé,
02:10de pouvoir en faire un outil de lutte contre la sédentarité, puisque notamment pendant le Covid,
02:15il y a une communauté Eleven France qui s'est créée, qui ont voulu sortir de chez eux
02:21et qui sont sortis de chez eux finalement par le casque de réalité virtuelle,
02:25qui se sont mis à faire du sport chez eux alors qu'ils n'avaient pas le droit au tout
02:28début dans le premier confinement.
02:30On a des joueurs qui n'avaient jamais joué au tennis de table avant,
02:34qui ont perdu des dizaines de kilos uniquement en jouant au tennis de table en réalité virtuelle dans leur salon.
02:41Donc forcément, au-delà d'un circuit de compétition qu'on a créé,
02:45on est au début d'une nouvelle ère complémentaire dans la pratique sportive du tennis de table.
02:51Le chiffre, c'est même 35.
02:52Il y a un monsieur qui a fait du ping réalité virtuelle pendant le confinement.
02:56Il a perdu 35 kilos.
02:59Donc c'est un bel outil fitness également.
03:00On voit les jeunes pousses ici.
03:02On est où ici pour ces sessions d'initiation ?
03:05Alors là, en fait, on est au premier championnat de France
03:07puisque la Fédération française de tennis de table a récupéré la délégation du ministère des sports
03:12pour l'organisation de la pratique.
03:13Et on a voulu tout de suite organiser une compétition et attribuer un titre de champion de France.
03:19Et donc, pour faire connaître et faire jouer,
03:21en parallèle des 20 meilleurs français qui se sont affrontés pour le titre,
03:25on a créé une salle d'animation, comme là aussi sur les images.
03:28On voit lors d'une compétition réelle des gens qui ont découvert le casque et le jeu.
03:36Stéphane, c'est un sport qui est considéré un e-sport et le CIO, c'est un de ces événements
03:45phares.
03:45Il y en a à Singapour d'ailleurs d'ici une dizaine de jours, même pas.
03:49Alors le ministère, en attribuant la délégation à la fédération, a plutôt appelé ça une e-discipline.
03:54Le e-sport aujourd'hui, c'est plutôt du gaming.
03:57On est plutôt en 2D et on est plutôt assis.
04:00Alors que là, et vous allez le voir, et vous voyez sur les images,
04:03c'est plutôt un sport hybridé, un sport virtuel.
04:07Voilà, donc je ne sais pas si aujourd'hui, il faut qu'on parle de e-sport.
04:10Par contre, oui.
04:11Et le Ping VR sera en exhibition la semaine prochaine à l'Olympique e-Sport Week.
04:17Donc la fédération française, la fédération internationale, le CIO regarde de plus en plus près une pratique sportive qui se
04:26fait de manière hybride.
04:27D'accord. Et on va être en mesure de voir ce que les garçons voient dans leur casque là ?
04:32Nous, pas aujourd'hui ?
04:34On a travaillé d'arrache-pied pour qu'aujourd'hui, on puisse voir ce qui se passe à l'intérieur
04:39du casque,
04:39en plus de voir les joueurs bouger, un petit peu comme à l'écran.
04:43Vous allez les voir se mouvoir dans le vide avec le casque sur la tête.
04:47Et dans l'écran, on verra ce qu'ils voient, eux.
04:50Voilà, 2 champions.
04:51Et puis après, on a décidé qu'on réorganisait le programme parce qu'on a un autre champion handisport.
04:55handisport, et Stéphane connaît l'handisport, on demandera à Arthur Bauchet, champion de ski handisport,
05:03de défier un de nos deux champions.
05:05Il fallait simplement savoir s'il était droitier ou gaucher.
05:07On a eu l'info.
05:08On les accueille, tes deux champions.
05:16Antoine Alandreau, 19 ans, qui ira donc à Singapour du 23 au 25 juin prochain.
05:22T'as l'âge d'un des deux frères Lebrun, là, tu sais, en tennis de table, là, c'est
05:26à peu près ça, là.
05:27Bon, ils sont top 20 mondial.
05:30Oh là là, il défie déjà en face, il dit, ouais, bon, pas exactement le même niveau que les Lebrun,
05:35dit ce jeune homme.
05:37Vous vous connaissiez avant ? Non, je ne crois pas.
05:39La Romagne, raconte-nous, Stéphane, l'histoire.
05:41Si, si, l'histoire est rigolote parce qu'ils se connaissent très bien dans la pratique réelle.
05:46Ils ont découvert le tennis de table en réalité virtuelle de manière différente,
05:50mais ils se sont vite retrouvés.
05:52Antonin, donc, numéro 2 mondial aujourd'hui et qui a été...
05:55Dans le coin rouge !
05:57Oui, oui.
05:58Qui est aussi le premier champion de France, voilà,
06:01et qui va donc défendre les couleurs de la France la semaine prochaine à Singapour.
06:03T'as un surnom, Antonin ?
06:05Anto.
06:08Anto !
06:09Voilà.
06:09Voilà, et en face, dans le carré bleu...
06:12Non, c'est le coin bleu.
06:13Dans le coin bleu !
06:15Voilà, Nathan qui...
06:17Un petit surnom, Nathan ?
06:18Neckname, nickname ?
06:19Natping.
06:21Natping.
06:23Natping !
06:24T'as vu, ça envoie quand même le ping VR.
06:27C'est pas mal comme ça.
06:28Hein, t'as vu ?
06:29Pas mal.
06:29Et donc, Nathan...
06:30Est-ce que vous me faites peur, là ?
06:32Où est la table ?
06:33Configurez vos...
06:34What the hell ?
06:35Où est la table ?
06:37Come on !
06:38Nathan, là, il est numéro 4 mondial.
06:41Mais Nathan, là, il a particularité.
06:42Non, non, non, non, non !
06:44Natping !
06:45Stéphane, il faut que tu t'y mettes quand même.
06:47Natping.
06:48Voilà !
06:48C'est le joueur mondial qui a le plus progressé entre la première fois où il a mis le casque
06:53sur la tête et son entrée dans le top mondial.
06:54Je sens que tu souffles, je sens que tu souffles.
06:56Donc aujourd'hui, nous avons le 2 mondial contre le 4 mondial.
06:59Ça y est, on y est, on y est !
07:00Et dont l'un qui va défendre les couleurs de la France la semaine prochaine.
07:04Voilà, donc dans quelques secondes.
07:06Vous voyez, là, ils sont en train de régler leur espace virtuel.
07:10Est-ce que ça, justement, on a l'impression qu'on est vraiment à la distance d'une table ?
07:15Quasiment, c'est les mêmes données.
07:18Ça ne marcherait pas si j'étais là dans sa figure ?
07:20Non, alors, il peut voir, il peut configurer le casque pour mélanger réalité virtuelle et réalité augmentée.
07:27Il voit, il voit.
07:27Voilà, notamment pour se sécuriser de la pratique réelle.
07:33Quand on joue dans son salon, évidemment, quand on voulait rattraper la balle de ping-pong,
07:37on va se sortir de son espace et on va cogner le mur.
07:41Donc là, c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on a fait le vide sur la scène.
07:44Ils sont en train d'organiser leur espace virtuel pour se prévenir.
07:50Il y a un mur virtuel qui apparaît à l'intérieur du jeu pour éviter que Antho ne tombe de
07:58la marche.
08:00Ou je n'ai pas écouté parce que ça y est, je suis très dissipé ou tu ne m'as
08:02pas répondu.
08:03Est-ce qu'il faut qu'il soit quand même à 4, 5 mètres ?
08:07Si j'ai un salon qui fait 12 mètres carrés chez moi, est-ce que je peux jouer au ping
08:10VR ou je l'ai dans le baba ?
08:13Oui, on est obligé de...
08:15Alors, la délégation a obligé la fédération à écrire des règles techniques et de sécurité.
08:19Il y a déjà eu des accidents.
08:21Moi, j'ai failli casser ma main contre le mur parce que j'ai absolument voulu rattraper la balle de
08:25ping.
08:25Donc, il faut à minima un espace libre de 6 mètres carrés au sol, plutôt 3 mètres de large par
08:332 mètres de profondeur.
08:35Puisque oui, ils s'organisent.
08:37Et ça y est, ça commence à apparaître à l'écran.
08:39Oui, ils s'organisent leur espace virtuel.
08:43Donc là, nous avons...
08:44Vous avez devant vous, en réel, les deux sportifs et vous avez en virtuel...
08:51Qui est le petit chat ? Le petit chat ?
08:53Ah, le petit chat, c'est...
08:55Nothing !
08:56Alors que toi, tu n'as rien.
08:58Si, alors il a un casque VR, en fait.
09:00Mais noir sur noir, on ne voit pas très bien.
09:02Mais il a juste son casque.
09:04Et tu l'as dit déjà, mais droitier, là, ce manchon, ce manchon, pourquoi deux prises ?
09:10Eh bien, parce qu'il y a la raquette et puis il y a la balle.
09:11Donc, la deuxième manette va servir à lancer la balle.
09:15Comme vous voyez, les casques sont équipés de deux manettes.
09:19Mais là, ils sont tous les deux avec des adaptateurs.
09:22On peut signaler, d'ailleurs, que l'adaptateur qu'utilise Netping
09:28est produit par Decathlon et Pongori,
09:31qui voient forcément un avenir,
09:33puisque créer un manche de raquette de ping-pong
09:36qui vient s'adapter sur une manette d'une console de jeux vidéo,
09:39puisque le casque de réalité virtuelle, c'est une console de jeux vidéo.
09:42C'est la console de demain.
09:44Et on n'en est qu'au début.
09:46Rejoignez-nous.
09:46Vous êtes en train de regarder une démonstration de ping VR.
09:50Oui, madame, réalité virtuelle.
09:52Je n'y crois pas une demi-seconde,
09:53mais maintenant que c'est en route, c'est assez bluffant.
09:55C'est que de l'échauffement, les mecs.
09:57Quand vous voulez monter en température, vous nous mettez au courant.
09:59Est-ce que c'est bien gentil, là ?
10:01Donc là, ils vont faire un match.
10:04Ils vont s'affronter.
10:05Donc, ça a été la grande question pendant une heure,
10:07c'est est-ce qu'ils font un match en mode classé pour le classement mondial ?
10:11Pour que vraiment, vous puissiez vivre l'affrontement.
10:14Ça compterait sur leur CV sportif ?
10:16Ça peut, oui.
10:17Et alors, pourquoi on ne ferait pas un truc officiel à Vivatec ?
10:20On veut être dans le livre des records, nous.
10:22Je leur ai un peu déconseillé par rapport à la notion de sécurité.
10:25Est-ce que s'ils font un match réel, content pour leur classement,
10:28il faudrait qu'on ait vraiment...
10:29Un garçon comme toi, qui se lance dans la réalité virtuelle,
10:32qui nous montre des trucs pareils,
10:35t'es un petit peu sur le frein à main.
10:36C'est bizarre, quand même, ça.
10:37Je leur ai donné toute la responsabilité.
10:39Ils sont grands, donc ils vont choisir eux-mêmes s'ils veulent faire un match.
10:42Vous nous entendez ? Nat King, Nat King !
10:44On l'officialise, celle-là ?
10:47Ah, il n'est pas sûr, il n'est pas sûr, il n'est pas sûr.
10:49Il n'est pas sûr, il n'est pas sûr.
10:51Quand je t'envoie Arthur Beauchet, le champion de ce qu'il a,
10:54par contre, là, tu veux bien officialiser, évidemment.
10:56Contre un ingénieux.
10:57Tu sais que lui, il vient de dire oui, oui, je veux bien.
10:59Ça, c'est bon.
11:02C'est encore de l'échauffement ?
11:03Est-ce que ça accélère ?
11:04La balle est tombée ?
11:04C'est quand vous voulez, les gars.
11:08J'ai l'impression, Stéphane, que la balle est tombée,
11:10mais qu'il y en a une autre qui a été servi.
11:13Quand je parlais de lutte contre la sédentarité,
11:15un débutant au tennis de table, dans le monde réel,
11:18il n'arrive pas, il passe son temps à ramasser la balle.
11:21Là, il n'y a plus à la ramasser, il suffit d'appuyer sur une touche.
11:23Donc, on peut gérer l'intensité de la pratique en permanence.
11:26Mais si je veux perdre 35 kilos, il faut bien que je me bouge en bas aussi.
11:29On peut, et vous allez le regarder.
11:33D'accord.
11:36Mais il n'a plus les temps de pause de ramassage de balles.
11:38Donc, on peut gérer l'intensité de la pratique.
11:41Nat King ?
11:42Les échanges en tennis de table sont relativement courts.
11:44Il faut la mettre sur la table.
11:47Donc, essayez, là, c'est votre jeu de spectateur,
11:51de caler ce qu'ils sont en train de faire en mouvement réel
11:54avec l'écran derrière eux, virtuel.
11:58Juste pour la lecture, on est d'accord ?
12:00On est inversé.
12:01Tu vois ce que je veux dire ?
12:03Non, mais c'est pour que vous le sentiez.
12:06Le joueur qui est à droite de la scène,
12:10il est au fond.
12:10Il est au fond.
12:15Est-ce que les mecs se mettent à gueuler des fois ?
12:17Ah, t'es énerve !
12:18Oui, c'est aussi...
12:20Donc, il y a du lien social,
12:21puisque là, en fait, eux, leurs micros sont branchés,
12:24donc ils s'entendent parfaitement bien.
12:26On entend le bruit de la balle.
12:27Si on se rapproche du casque, en fait,
12:29on pourrait entendre le bruit de la balle
12:31et rebondir sur la table et taper dans la raquette.
12:34C'est vrai !
12:35Cloque, cloque !
12:39Attends, mais si je mets mon micro...
12:46Un petit peu !
12:46C'est pas probant, mais un petit peu, un petit peu !
12:49En tout cas, ils peuvent communiquer.
12:53Évidemment, pour l'ensemble des tournois internationaux,
12:54l'éditeur du jeu organise des tournois
12:59dans des modes classés.
13:01Et donc, il y a un classement mondial.
13:04Mais on peut aussi accéder à un robot qui lance des balles.
13:08Oui, alors on a un arbitre.
13:09Le côté opposé de la balle n'a pas été touché.
13:11Nathan, il a beau aller, il ne peut rien faire.
13:13Qui c'est qui arbitre tout ça ?
13:15Eh bien, c'est le début de l'intelligence artificielle.
13:18Oh là là, vous me faites peur.
13:20Génial !
13:20Il me dit, tu reviens, tu reviens, mon petit Nat !
13:22Allez !
13:28Même règle que le tennis de table ?
13:31Oui.
13:32Et là, pour le moment, un match en deux manches gagnantes
13:35de 11 points avec deux points d'écart.
13:37Ça va un petit peu plus vite que le milieu réel,
13:40qu'on appelle IRL.
13:44Parce qu'il n'a pas ramassé les balles.
13:46Parle-nous de Singapour, 23-25 juin prochain.
13:49C'est Olympique eSports Week.
13:51C'est une démo ou c'est officiel ?
13:52Alors, pour le Pink VR, c'est en démonstration.
13:54Ça va se dérouler sur une journée, le 24 juin.
13:58Pour ambition, entre le comité international olympique,
14:01l'éditeur du jeu et la fédération internationale de tennis de table,
14:05d'essayer de faire une petite expérience au spectateur.
14:08Et donc, on aura 4 joueurs de réalité virtuelle,
14:13comme Anto, qui vont s'affronter comme un play-off.
14:17Et puis, la fédération internationale va inviter 4 joueurs réels,
14:21qui sont dans le top 100 mondial réel,
14:25et à qui on va mettre des casques de réalité virtuelle,
14:27pour pouvoir essayer de s'affronter le meilleur joueur réel en réalité virtuelle,
14:32contre le meilleur joueur de ping en réalité virtuelle.
14:35C'est rigolo, on a l'impression qu'ils sortent leur balle de cette petite coupe.
14:38On va inviter Arthur Bauchet avec nous, un visage que vous connaissez,
14:42parce que c'est un ski-randisport ultra titré.
14:45Je rappelle simplement, j'étais facétieux,
14:47mais c'est faire du sport avec un casque sur la tête, certes.
14:50Mais on est en train d'avoir une hybridation de la pratique.
14:53Vous voyez que ça ouvre le champ des possibles.
14:55On ne peut pas aller dans une salle de sport.
14:58On fait le lien avec le handisport et avec Arthur dans un instant.
15:01Il y a des moyens de pratiquer.
15:03Et ce monsieur-là s'occupe de la fédération de tennis de table.
15:07Et il dit non, non, on peut avoir une autre discipline
15:09et la faire coexister également.
15:12Bravo pour cette innovation.
15:14On va vous faire venir Arthur Bauchet.
15:15On va faire venir une Young Sport makeuse avec nous aussi.
15:18C'est Chloé Mora.
15:20Ça tombe bien parce qu'elle est à l'initiative aussi
15:23et au cœur de Paris 2024
15:24avec le tennis de table et le paratennis.
15:27Arthur Bauchet qui nous rejoint, messieurs, dames.
15:33Arthur a seulement 22 ans.
15:35Ouais.
15:36Arthur a seulement 22 ans, skieur en disport.
15:402022, je te disais, l'autre jour,
15:43quand on a échangé par courrier,
15:44triple champion paralympique de descente,
15:46super combiné.
15:47Et puis tu as dit,
15:49oui, mais parle de ma médaille de bronze
15:51parce que j'ai repoussé mes limites à ce moment-là.
15:53Pourquoi ?
15:55Bonjour à tous.
15:56C'est vrai que ma médaille de bronze,
15:58des fois, on l'oublie un peu sur les jeux.
16:00Mais c'est vrai que pour moi,
16:01c'est l'une des deux plus belles des jeux.
16:03Ma première médaille d'or
16:04parce que c'est la première médaille d'or.
16:06Et cette médaille de bronze
16:07parce que dans le sport de haut niveau,
16:08on cherche à repousser nos limites.
16:09Et là, je les ai tellement repoussées
16:10qu'après, j'ai eu une crise
16:11de une demi-heure de maladie.
16:14Normalement, elles s'arrêtent au bassin.
16:15Là, ça me faisait même des crises
16:17dans les abdos et tout.
16:18Donc, tous mes muscles se contractaient tout seul.
16:20Mais c'est le jeu.
16:21Si je ne repousse pas les limites là,
16:22je les repousse quand ?
16:25Paralysie spastique, c'est ça ?
16:26C'est une maladie génétique dont tu es touché ?
16:29Le nom, c'est paraparésie spastique héréditaire.
16:33Moi, j'ai mis 10 ans
16:34avant de bien réussir à le prononcer.
16:36Et puis, on n'a pas envie de le prononcer.
16:40Non, non.
16:41Moins on le prononce, mieux c'est quand même.
16:43Mais bon, après, ça fait partie.
16:44Oui, c'est une attente de la moelle épinière.
16:45Du coup, en dessous des genoux,
16:46je ne contrôle plus mon réseau nerveux à 100%.
16:50Et les gros, les tremblements que j'ai là,
16:53c'est pas que je suis stressé,
16:55pas que j'ai froid ou quoi que ce soit.
16:56Tu pourrais être un athlète sponsorisé Red Bull.
16:59C'était le cas tout à l'heure d'Alexis Pinturo.
17:00On pourrait croire que c'est de la taurine.
17:02Est-ce que tu veux faire une démo ?
17:04Est-ce qu'on a besoin d'un laps de temps
17:05pour l'équiper, Arthur ?
17:06Et comme ça, on pourra faire un petit entretien
17:08entre les deux.
17:11Qu'en pensez-vous ?
17:12Il y a juste à enfiler le casque ?
17:13Ah, c'est cool.
17:14Ça te dit ?
17:15Allez, essayons ça.
17:17Parce que, Stéphane, garde ton micro.
17:21On ne l'a pas dit, mais c'est un peu sous-jacent.
17:25Justement, c'est aussi,
17:27toi qui as connu l'handisport,
17:30là, une autre opportunité
17:32pour les gens avec un handicap,
17:35de continuer à faire du sport.
17:36Quand j'ai découvert le casque,
17:38j'ai travaillé encore à la fédération d'e-sport.
17:40Et donc, c'est la première chose que j'ai faite,
17:41c'est mettre le casque sur la tête de personnes
17:44qui sont en fauteuil roulant, notamment.
17:47Avec les manettes, on peut attacher la raquette à la main
17:49pour les personnes qui sont tétraplégiques.
17:51On peut donc évidemment imaginer
17:53qu'on va pouvoir faire du sport de chez soi.
17:56Et là, Arthur, debout, va pouvoir le montrer
18:00de manière assez simple.
18:03C'est rendre l'activité possible partout,
18:08pour tous et avec n'importe qui.
18:11Donc évidemment, accessible aux personnes
18:13en situation de handicap.
18:15Donc logiquement, ils sont dans la même salle.
18:17Il suffit de...
18:18On doit pouvoir voir à l'écran.
18:22Voilà, exactement.
18:23On peut voir à l'écran.
18:24Arthur, jouer contre Nat Ping ?
18:28Nat Ping !
18:30Chacun son métier.
18:31Moi, ça, je ne sais pas faire.
18:32Arthur Beauchet, il est trop loin sur les pistes
18:34pour que je l'annonce comme ça.
18:36Arthur, tu n'avais jamais joué à ce truc ?
18:41Vous êtes chiants, les sportifs.
18:43Tu y arrives tout de suite, toi.
18:46Mais non, mais c'est vrai, c'est pas mal.
18:47Mais tout le monde a déjà joué au ping-pong.
18:48C'est rare, nous dit Antonin.
18:50C'est très rare qu'une personne y arrive
18:52dès la première fois.
18:53De jouer aussi bien, d'enchaîner 3-4 coups d'un coup,
18:55etc., c'est très rare.
18:56Mais je choisis les champions.
18:57C'est un champion olympique, le gars, si tu veux.
18:59On ne fait pas venir n'importe qui.
19:01On fait venir des enfants de 8 ans
19:02quand on sent qu'il y a un projet
19:03avec Joe Wilfried, son gars.
19:04Mais sinon, c'est des champions.
19:05Et toi, tu seras peut-être champion
19:06la semaine prochaine.
19:08Il y a qui en face ?
19:09C'est quoi, les grosses nations ?
19:11Du coup, comme disait Stéphane,
19:12il me semble qu'on n'est que 4 à jouer.
19:15Il y a un autre français,
19:18un anglais et...
19:20J'ai plus le 4e.
19:21Un allemand ou un grec.
19:22En tout cas, c'est européen pour le moment.
19:27Comment ça se passe ?
19:28Comment ça se danse, cette histoire ?
19:29C'est drôle.
19:29Je ne peux pas mettre mon micro au milieu.
19:31Non, par contre, Arthur, tu fais attention.
19:33Tu ne poses pas tes mains sur la table.
19:35Ah, il fait des fautes.
19:36Non, non, elle est virtuelle.
19:37S'il s'appuie sur la table,
19:38il perd l'équilibre, il tombe par terre.
19:40C'est vrai ?
19:40Oui, parce qu'en fait,
19:41c'est tellement immersif.
19:43Voilà, il essaye.
19:44C'est tellement immersif.
19:45Et ça, t'as fait quoi, là ?
19:46T'as ressenti quoi ?
19:48Il y a une table, là.
19:50Mais il faut vraiment le faire pour le vivre,
19:53votre truc.
19:54Exactement.
19:54C'est dingue.
19:55Donc, eux, ils voient un bloc.
19:57Eux, ils voient un bloc.
19:57Ah bah, eux, ils sont dedans.
20:02Arthur, il est à l'intérieur du casque.
20:04Nat Ping, c'est la tête de chat.
20:06Il voit ce qui se passe.
20:06Il est exactement dans cette salle-là.
20:08Il voit une table verte.
20:10Il voit les entourages.
20:12Voilà.
20:13Chloé, je vais pouvoir te passer un micro.
20:16Quand il marchera, tu vois,
20:17on a de la réalité virtuelle là
20:18et là, on a des micros diesel.
20:20Ils mettent à peu près 4 minutes pour s'allumer.
20:21Mais oui, attends, c'est ça, l'innovation.
20:23C'est qu'on prend des micros un peu old school.
20:25Non, ça marche ?
20:26Je crois que ça fonctionne.
20:27Génial !
20:27Chloé, tu connaissais la discipline ?
20:29Chloé est une de nos young sportsmakers.
20:31Elle sera à ma place d'ici quelques temps.
20:34Rien de nouveau pour toi ici, là ?
20:36Rien de nouveau parce que du coup,
20:37je travaille effectivement chez Paris 2024
20:39et on a fait une initiation à destination des salariés
20:42en début d'année où on a testé toutes les possibilités
20:44sur le tennis de table et notamment du coup le Ping VR
20:47et ça a eu beaucoup de succès.
20:49Et on se fait une petite goutte de sueur, Arthur.
20:52Ça va ?
20:52T'as chaud un peu ?
20:54Nickel.
20:56Tiens, on n'est pas loin, copain.
20:58Voilà, on est là.
20:59Nous, on est à 1 mètre.
21:02Est-ce que les gens vont pouvoir venir te voir sur un stand
21:05tout à l'heure et essayer ?
21:06Est-ce que c'est le projet ou pas ?
21:07Non ? On est en démo seulement ?
21:09Ce n'est plus l'envie, c'est d'enfiler le casque.
21:11L'organisation fait que non.
21:13Mais par contre, on a des casques
21:14et donc à défaut de passer à l'écran,
21:16on doit pouvoir faire essayer.
21:18D'accord.
21:18Où est-ce qu'on vous retrouve après ?
21:20Où est-ce qu'on peut essayer ?
21:21Comment est-ce qu'on peut gagner à connaître
21:23encore cette discipline ?
21:24Alors, auprès de la Fédération française de tennis de table
21:28qui aujourd'hui continue de faire connaître
21:29et de faire jouer.
21:30On essaye d'être présent sur beaucoup de compétitions
21:32pour faire jouer en interne
21:33et on essaye d'être présent sur des événements comme ici.
21:37En France, on utilise énormément le casque Oculus Quest
21:40qui vient de la société Meta.
21:45Donc, vous pourrez nous retrouver tout à l'heure
21:46sur le stand Meta.
21:47Vous pouvez jouer évidemment
21:49puisque le jeu est en accès libre
21:52là-bas dans le hall 1.
21:55Génial.
21:56Est-ce qu'on peut changer d'avis ?
21:57La régie, désolé.
21:58Mais Arthur qui a beaucoup donné,
21:59est-ce qu'on peut ramener deux sièges
22:01pour se poser 5-10 minutes
22:03et faire un entretien ?
22:04Je sais.
22:05J'ai peur qu'on soit loin des gens en fait.
22:07C'est pour ça que je me permets de vous dire ça.
22:09Je voulais qu'on se rapproche des gens
22:11pour ce fameux question-réponse.
22:13parce qu'on en profite.
22:14C'était Pink, réalité virtuelle.
22:16Il y a plein de disciplines
22:17qui défilent sur le stade.
22:20On va recueillir les impressions de Arthur.
22:25Remercier Nathan, Antonin, Stéphane Lelon.
22:29Les copains, vous restez Lelon.
22:31Je ne l'ai pas fait exprès.
22:32Super, merci.
22:34De là-bas.
22:35Voilà, j'ai un peu honte.
22:36Qui ne tente rien à rien, Stéphane ?
22:38Je suis confus.
22:39Chloé, viens avec nous.
22:40On est déjà là.
22:40On va amener un micro à Arthur
22:41qu'on va mettre au centre
22:43pour parler glisse au masculin.
22:47C'était du tennis de table
22:51en réalité virtuelle.
22:52Un petit coup de chaud quand même ?
22:53T'as eu un petit coup de chaud là ?
22:55Oui, mais c'est vrai que ça fait vraiment bizarre.
22:57Surtout quand on sort,
22:58parce que je m'attendais à enlever le masque
23:00et avoir la table et tout.
23:01Par contre, le truc qui est cool,
23:02c'est qu'on peut traverser la table
23:03pour aller choper la balle
23:05et ça, c'est...
23:05C'est dingue.
23:06C'est vrai que c'est sympa.
23:07C'est dingue.
23:07Bon, c'est sympa.
23:08C'est sympa.
23:09On parlait tout à l'heure de complémentarité.
23:11Tu sais, on avait des rugbymans.
23:12Il y a un rugbyman qui dit
23:13« Moi, mes genoux commencent à avoir 50 ans
23:17et j'ai 30 ans
23:18et donc j'aime bien faire d'autres disciplines
23:20pour m'oxygéner,
23:22pour penser à autre chose.
23:24Est-ce que toi, justement,
23:25hors de ta pratique du ski,
23:27il y a d'autres disciplines comme ça
23:28que tu affectionnes
23:29qui te permettent quand même
23:31d'être performant et au haut niveau ? »
23:33Alors, vous l'aurez compris,
23:34je ne joue pas trop au tennis de table
23:37mais par contre, oui,
23:38je fais pas mal de vélo, notamment,
23:40parce que c'est quelque chose, moi,
23:42que je peux faire avec la maladie.
23:43Je ne peux pas courir,
23:44je ne peux pas sauter,
23:44je ne peux pas faire tout ça.
23:46Par contre, ça me permet, le vélo,
23:48de préparer mes cuisses,
23:49de faire de la musculation dehors
23:52parce que c'est toujours ce qu'on recherche.
23:53C'est quand même cool
23:54de faire des sports d'extérieur
23:56et en même temps,
23:57ça m'évite d'aller sous des barres de muscu.
23:58Donc, voilà, je fais pas mal de vélo.
24:00Je me suis lancé dans la compétition en vélo,
24:02aussi en paracyclisme,
24:03cette année, en parallèle du ski.
24:05D'accord.
24:06Je ne vais pas plomber l'ambiance
24:07mais je vais te poser des questions,
24:08évidemment.
24:10T'es né à Saint-Trope, à Grimaud,
24:12mais toi, t'as préféré aller briller
24:13sur les pistes,
24:15à Serge Chevalier,
24:16dès l'âge de 7 ans.
24:17Et puis, les premiers symptômes de la maladie,
24:19c'est plutôt vers l'âge de 10 ans
24:21et ça ne s'atténue pas.
24:23C'est plutôt quelque chose qui...
24:24Augmente avec le temps.
24:25Oui, c'est totalement progressif.
24:28Donc, ça, c'est un peu le mauvais côté
24:30mais comme je dis toujours,
24:31je suis déjà en handisport
24:32donc en fait, l'avantage,
24:33c'est que j'ai juste à changer de catégorie
24:35et c'est vrai que je ne sais pas
24:37où je serai dans 10 ans
24:40parce que je ne sais pas
24:41où en seront mes jambes en fait.
24:43Mais comme je dis,
24:44moi, je préfère largement avoir cette vie-là
24:47même si je galère franchement,
24:49physiquement, c'est sûr.
24:50Mais par contre,
24:51au moins, je sais pourquoi j'ai mal,
24:53je sais pourquoi je me bats
24:55et puis, c'est toujours repousser ses limites
24:57et c'est ce qu'on cherche,
24:58comme je le disais tout à l'heure,
24:59dans le sport.
25:00Et moi, mes limites,
25:02j'arrive à les repousser.
25:03Derrière la maladie,
25:04elle me met une grosse claque
25:05en me disant,
25:05ouais, plus tu pousses les limites,
25:07plus ça va revenir fort.
25:08Mais ce n'est pas grave,
25:09ça fait partie du jeu.
25:11Tu me permets les questions saugrenues.
25:14Tes jambes,
25:15ça arrête de s'agiter
25:17quand tu dors la nuit ou pas ?
25:18Ou il y a une agitation permanente ?
25:20Je me pose la question.
25:20Non, ça dépend.
25:22Alors, je peux arrêter de les...
25:24Elle s'arrête de bouger normalement
25:25quand je suis comme ça.
25:26Il y a des positions
25:27où ça détend un peu les mollets.
25:28D'accord.
25:29En fait, moi, comme ça,
25:30les mollets sont tellement tendus
25:31que ça tremble H24.
25:33Ce qui est dingue,
25:34c'est que ça, c'est tendu.
25:34On croit que tu es une pile électrique
25:36et puis là, je vois bien
25:36que tu es quelqu'un de plutôt zen.
25:38Ouais, non, je ne suis pas une pile électrique.
25:40Qu'est-ce que tu ressens ?
25:41Parce que c'est vrai
25:42qu'il y a l'agitation corporelle,
25:43mais il est plutôt une mec zen, non ?
25:46C'est vrai qu'on ne se connaissait pas.
25:47On a discuté un peu avant
25:48et tu étais plutôt cool.
25:50Merci.
25:52Tout à l'heure, on posait la question...
25:55Et je t'en prie, Chloé,
25:56tu interviens quand tu le souhaites.
25:57C'est une conversation.
25:58On posait la question à Alexis Peintureau
26:01de l'avancée technologique.
26:02Il me disait, mais on en a plein.
26:04C'est que les journalistes,
26:05vous n'êtes pas assez rencardés.
26:07On a le sentiment
26:08qu'en handi,
26:09on a discuté avec Marie-Amélie Le Fur
26:11l'autre jour,
26:14la technologie,
26:14c'est au cœur du projet.
26:16C'est du sport mécanique,
26:18pour toi ?
26:20Effectivement,
26:20c'est vrai que nous,
26:23déjà, ce qu'il faut savoir,
26:24c'est qu'en para,
26:25en handi-sport,
26:27on tire aussi des apprentissages
26:29du sport valide.
26:30C'est-à-dire que les innovations
26:31qui vont arriver sur le sport valide,
26:33des fois avec un peu de décalage,
26:34mais on va essayer aussi
26:35de les avoir après
26:36sur le sport handi.
26:38Mais c'est vrai que, oui,
26:39nous, il y a forcément
26:41une thématique matérielle
26:42beaucoup plus importante,
26:43dans le sens où
26:45il y a beaucoup de personnes
26:47en situation de handicap
26:48qui sont sur des prothèses,
26:51qui sont sur des fauteuils,
26:52etc.
26:53Donc, les bombes de froid,
26:55des fois, sur le bobo,
26:56ça ne suffit pas.
26:57Nous, il faut une bombe de WD40,
26:59pas loin,
26:59pour pouvoir régler
27:01un peu tous les soucis.
27:02Donc, c'est bienvenue
27:03en handi-sport.
27:05Est-ce que les fabricants
27:07vous sollicitent
27:08pour les prothèses,
27:10pour la recherche ?
27:11Est-ce que ça se fait
27:12comme ça, conjointement ?
27:14Oui, oui.
27:15C'est vrai que,
27:16notamment pour les bobs,
27:18les assis,
27:19c'est vrai qu'ils ont
27:20une coque en carbone
27:21avec énormément
27:21de recherches dessus.
27:23Et d'ailleurs,
27:24tous sur le circuit
27:25n'ont pas forcément
27:26la même.
27:26C'est-à-dire qu'ils font
27:27des tests en soufflerie,
27:28il y a des choses qui marchent,
27:29des choses qui ne marchent pas.
27:31Il y a des préférences
27:33pour certains athlètes.
27:34Donc, voilà,
27:35c'est vraiment...
27:36Oui, on fait ça aussi
27:37avec les marques
27:39et avec les fabricants
27:41pour réussir
27:42à avoir
27:43l'équipement
27:44le plus performant possible.
27:48Mais c'est vrai
27:49qu'après, même...
27:50Alors, moi,
27:50je n'ai pas d'adaptation
27:51sur les skis.
27:52Je récupère juste
27:53des skis
27:53de la Coupe du Monde
27:55valides
27:56pour qu'ils soient
27:56un peu plus souples
27:57pour mes jambes.
27:59Mais c'est vrai
27:59que par contre,
27:59les innovations dans le ski,
28:01moi, ça m'arrive
28:02de descendre
28:02avec une puce GPS
28:03dans le dos
28:04pour avoir les trajectoires,
28:05la vitesse
28:06et tout étudier
28:07parce que le ski,
28:09c'est un sport de trajectoire
28:10donc ça peut changer
28:10du tout au tout.
28:12Et derrière aussi,
28:13on va faire du ski
28:14sur les tapis.
28:15Donc ça, c'est pareil.
28:16C'est quelque chose...
28:17On a des espèces
28:18de tapis roulants
28:18où on peut incliner
28:19ou baisser.
28:21Et ça fait que...
28:22En fait, les innovations,
28:23elles sont partout
28:24et nous, c'est ce qu'on cherche
28:25parce que je sais même
28:27que dans quelques années,
28:28c'est sûr,
28:29il y aura un programme
28:29pour pouvoir skier
28:30comme ça
28:31en réalité virtuelle.
28:33Et c'est vrai
28:34que pour l'entraînement,
28:35ce serait toujours
28:36bien bon à prendre.
28:38Et à propos de matériel,
28:39dans ton vestiaire,
28:40du coup,
28:40tu n'as pas que des skis,
28:41tu as un vélo aussi.
28:42Je voudrais quand même
28:43revenir sur quelque chose
28:44parce que tu as dit
28:44que tu t'étais mis
28:44en vélo compétition.
28:46Donc tu fais du ski
28:47en compétition,
28:47tu fais du vélo
28:48en compétition.
28:49C'est quoi le projet ?
28:50Parce que ce n'est quand même
28:50pas tous les athlètes
28:51qui font ça au niveau
28:52en tout cas.
28:53Non, non, c'est sûr.
28:54Après,
28:55là, en fait,
28:55j'étais vraiment au début,
28:57enfin, même toujours maintenant.
28:58Le vélo,
28:59c'est vraiment
29:00un moyen d'entraînement
29:01pour le ski.
29:02Mon objectif
29:03est et restera
29:04Milan Cortina en 2026,
29:06les Jeux Olympiques.
29:07Mais c'est vrai que,
29:08en fait,
29:10en tant qu'athlète,
29:11on cherche toujours
29:11un peu à s'améliorer.
29:13On cherche toujours
29:14à aller repousser les limites,
29:16à avoir une longueur d'avance
29:18sur ses adversaires.
29:20Et c'est vrai qu'en fait,
29:21moi, je faisais ça
29:21pour la préparation.
29:22Je me suis dit,
29:23mais génial,
29:23tu te prépares tout l'été
29:24sur un vélo.
29:25Mais est-ce que
29:26de te mettre un peu
29:27une pression de course
29:28supplémentaire
29:29pendant ton entraînement,
29:30pendant ton entraînement vélo,
29:33ce ne serait pas bénéfique ?
29:34Et en fait,
29:36alors là,
29:36les retours à chaud que j'ai,
29:38c'est vrai que c'est génial.
29:40J'ai énormément progressé.
29:42Je fais des très bons résultats
29:43aux tests physiques,
29:44etc.
29:44Donc,
29:45c'est sûr que ça m'a aidé.
29:46Et en fait,
29:47ça m'aide énormément.
29:48Donc,
29:49c'est toujours essayer
29:49d'avoir une longueur d'avance
29:51sur les adversaires.
29:52Et tu te retrouves
29:53du coup quand même
29:53en catégorie avec
29:54Alexandre Léauté,
29:56qui est du coup
29:57lui champion paralympique
29:59dans sa discipline.
30:00Qu'est-ce que ça fait
30:00de partager les circuits,
30:02les descentes
30:03avec un champion paralympique ?
30:05C'est vrai que ça,
30:06c'est le bon côté.
30:07On a la chance
30:07de l'avoir en France,
30:08d'avoir un champion paralympique
30:09en France.
30:10Donc,
30:10pour moi,
30:11dans sa catégorie,
30:12c'est vrai que c'est top
30:13parce que là,
30:13par exemple,
30:14j'ai fait les championnats
30:15de France
30:17la semaine dernière.
30:18Et c'est vrai qu'en fait,
30:19tu te dis,
30:19mais là,
30:20tu cours avec le meilleur mondial.
30:22Donc,
30:22en fait,
30:23c'est top pour avoir
30:24une idée un peu
30:24de où tu te situes
30:26sur le circuit
30:26de la Coupe du Monde
30:27sans vraiment
30:29y mettre les pieds.
30:30Bon,
30:30je triche un peu
30:31parce que j'avais déjà
30:31fait une Coupe du Monde
30:32quelques semaines avant,
30:33mais c'est ça qui est bien.
30:36Je pense que
30:36c'est vraiment une chance
30:37quand on a un champion
30:39du monde,
30:39champion paralympique,
30:40champion même d'Europe,
30:42champion olympique
30:42dans sa discipline
30:44et dans son pays
30:44parce que ça peut aider
30:46à nous pousser
30:47et à se dire,
30:48ben voilà,
30:48le meilleur niveau,
30:49c'est ça.
30:49Et moi,
30:50c'est ça que je veux atteindre.
30:51Quel type de handicap
30:52il a à vous ?
30:53Tu concours aussi
30:54avec des gens
30:54qui sont amputés ?
30:56Ouais,
30:57alors en vélo,
30:58c'est encore...
30:59c'est vraiment différent
31:00que le ski.
31:01Il y a plein de catégories
31:03différentes.
31:04Moi,
31:04je suis classé C2,
31:05donc je cours aussi
31:06avec des hémiplégiques
31:07comme Alexandre,
31:08etc.
31:09Après,
31:10je connais plus en ski.
31:11En ski,
31:11il y a des facteurs
31:13sur le temps.
31:15c'est-à-dire qu'en fait,
31:16on a un seul podium
31:18chez les debout,
31:19un seul podium
31:19chez les malvoyants,
31:21un seul podium
31:22chez les assis.
31:23Mais par contre,
31:24chaque handicap
31:24a un coefficient propre
31:26pour essayer
31:26d'égaliser au maximum
31:30les handicaps.
31:31Alors après,
31:31forcément,
31:32ça fait débat
31:33quand il y a des facteurs
31:34sur le temps.
31:35Moi,
31:35on me dit souvent
31:35que je ne suis pas handicapé
31:36et que je ne mérite pas
31:38mon facteur,
31:39surtout avec un handicap invisible.
31:41Mais j'espère
31:43que dans quelques années,
31:44il n'y aura plus
31:44ce guerre au COF.
31:46Invisible,
31:47une fois que tu mets
31:47la combinaison,
31:48que tu es sur les skis ?
31:49Ouais,
31:50on appelle ça
31:50handicap invisible.
31:51Mais j'ai fait une story
31:52il n'y a pas longtemps
31:52sur les réseaux sociaux
31:53en me disant
31:54pourquoi on appelle ça invisible ?
31:55Je tremble comme pas possible.
31:57Vous vous doutez bien
31:58qu'au bout d'un moment,
31:59quand le muscle
31:59fait de l'activité H24,
32:01au bout d'un moment,
32:01les douleurs sont bien là.
32:03Et c'est vrai
32:04que c'est un vrai frein.
32:05Mais bon,
32:06c'est comme ça.
32:07Il faut toujours
32:08repousser aussi.
32:10C'est peut-être aussi
32:11mon problème
32:12de toujours vouloir
32:12repousser les limites.
32:13C'est que souvent,
32:14je me mets dans des états
32:15un peu pitoyables.
32:16Mais je fais des choses
32:19de fou,
32:20en fait,
32:20comme cette médaille de bronze.
32:21Je suis remonté
32:22de la sixième
32:22à la troisième place.
32:24Mais par contre,
32:25c'est vrai que
32:26tout le monde me disait
32:26« Ben voilà,
32:27t'arrives à faire ça. »
32:28Oui,
32:28j'arrive à faire ça,
32:28mais à quel prix ?
32:29C'est ça.
32:31J'ai un dicton
32:31qui dit...
32:33Il y a le fameux dicton
32:34qui dit
32:35« Quand on n'a pas la tête,
32:35on a les jambes. »
32:36Moi,
32:36je l'inverse.
32:37C'est quand on n'a pas les jambes,
32:38on a la tête.
32:38Je pense que c'est vraiment
32:39ce qui me définit.
32:40C'est que là-haut,
32:41c'est force
32:42et on peut se servir
32:43de la force mentale
32:44pour faire des choses
32:45au-delà de nos capacités physiques.
32:48Mais c'est vrai que
32:49je le fais vachement,
32:50je pousse mes limites.
32:51Mais des fois,
32:52les gens me disent
32:52« Ben, t'as rien »
32:53parce qu'en plus,
32:54ça ne se voit pas.
32:55Welcome dans les handicaps invisibles.
32:57Mon copain Brahim Asselou
32:58me disait
32:59« Pour être un champion,
32:59on va avoir une case en plus
33:00ou une case en moins. »
33:01Mais c'est un peu ça.
33:04Les médecins sont parfois
33:05un peu brut de décoffrage.
33:06Mon papa en est un,
33:07donc ça s'est fait.
33:08Mais souvent un peu brut
33:09de décoffrage.
33:10Toi,
33:10tu en as découvert un
33:11qui était bienveillant
33:11et inspirant
33:12qui a dit
33:12« Arthur n'est pas fait
33:13pour marcher,
33:14mais pour skier. »
33:16Tu vas pédaler,
33:17tu vas skier.
33:18De quoi il fait l'avenir ?
33:19Je vais faire
33:20plein de choses dans l'avenir.
33:21Les deux ?
33:22Les deux, pourquoi pas.
33:23Mon projet principal
33:24reste le ski.
33:25Mais c'est vrai
33:25qu'il y a le vélo
33:26sur la route.
33:27Pourquoi pas ?
33:28En tout cas,
33:28je pense que je suis vraiment
33:29fait pour faire du sport
33:31parce que ça m'aide aussi
33:32dans le handicap.
33:33C'est vrai qu'au tout début
33:35de la maladie,
33:36les médecins m'ont dit
33:37« Il faut que tu arrêtes le sport. »
33:37J'ai dit
33:38« Tout ce que vous voulez
33:39sauf ça,
33:39ça, c'est pas possible. »
33:40Et puis aujourd'hui,
33:41c'est mon métier.
33:42Je suis sportif de haut niveau
33:43donc je pense que
33:44l'histoire parle d'elle-même
33:46et en fait,
33:46j'en ai vraiment besoin
33:47pour ma santé mentale.
33:48Moi, j'ai besoin
33:49de faire du sport.
33:50Santé physique,
33:51c'est peut-être pas
33:51tous les jours valable
33:52mais en tout cas,
33:53santé mentale,
33:54je pense que c'est
33:54aussi bien important.
33:56Si ça se passe bien
33:57parce que tu me disais
33:58qu'on voudrait une évolution
33:59dans le parasport
34:00et dans les traitements,
34:02ça reste une maladie génétique,
34:03une atteinte de la moelle épinière.
34:04Est-ce qu'elle peut s'améliorer ?
34:07Est-ce que ton état
34:08peut s'améliorer ?
34:09Alors, normalement, non.
34:11Stabiliser peut-être,
34:12améliorer, je pense pas.
34:14Après, à moins que
34:14la médecine évolue tellement
34:15qu'en fait,
34:16du jour au lendemain,
34:17je peux avoir un traitement
34:18qui arrive
34:19et qui m'aide à nouveau
34:20à marcher.
34:21Je veux dire,
34:21en 2014,
34:22je marchais plus,
34:23j'étais allongé
34:23toute la journée
34:24parce que j'avais trop mal
34:25et j'ai trouvé un traitement
34:27qui me correspond
34:29et 4 ans après,
34:30j'étais au départ des Jeux.
34:318 ans après,
34:31je gagnais des médailles
34:34aux Jeux Paralympiques,
34:35des médailles d'or
34:36aux Jeux Paralympiques.
34:37Donc, c'est vrai que
34:38en fait,
34:38on sait pas de quoi
34:39est fait l'avenir
34:40et je pense que
34:40c'est ça qui est bien.
34:41En tout cas,
34:41on va essayer
34:42de toujours innover
34:43un peu plus
34:44et essayer, nous,
34:45d'aller déplacer
34:47des montagnes
34:48dans le parasport
34:49parce qu'il y a encore
34:50beaucoup d'innovations
34:51à faire.
34:51Je pense que ce soit
34:52sur le technique
34:53mais aussi au niveau
34:55des traitements
34:55pour que,
34:57pourquoi pas,
34:57un jour,
34:58on arrive à skier
34:58sans douleur.
34:59Ce serait beau.
35:00Je rebondis là-dessus,
35:02du coup,
35:02tu parlais des gens
35:03de Milan-Cortina
35:04qui sont ta prochaine échéance.
35:06On a quand même
35:06les Jeux à Paris 2024
35:07l'année prochaine.
35:08C'est la première fois
35:09qu'on a les Jeux Paralympiques
35:10en France,
35:11même si c'est pas la première fois
35:12qu'on a les Jeux Olympiques.
35:13Qu'est-ce que toi,
35:14ça t'évoque en tant qu'athlète ?
35:15Qu'est-ce que tu veux porter
35:15comme message
35:17grâce à Paris 2024 ?
35:19J'espère que Paris 2024
35:21va faire le même tremplin
35:22qu'a fait Londres en 2012
35:24pour le parasport.
35:25C'est-à-dire qu'après Londres,
35:29les athlètes paralympiques,
35:31c'était les kings aussi.
35:33Ils étaient comme traités
35:35à égal avec les valides.
35:37Donc ça, c'est vrai que nous,
35:38en tant que parasportifs,
35:39on en rêve.
35:39Ça va déjà dans le mieux,
35:41c'est sûr.
35:42Et ça, c'est dû aussi
35:44aux anciens sportifs
35:45qui sont passés avant nous,
35:47avant notre génération
35:48pour faire parler du handisport
35:50et pour démocratiser tout ça.
35:51Mais c'est vrai qu'on espère
35:53que maintenant,
35:53on va entendre de plus en plus
35:54parler de handisport.
35:56Et en fait,
35:56au-delà de l'aspect sportif,
35:58je pense que c'est important
36:00de parler de parasport,
36:01d'handisport,
36:02parce que quand il y a une personne
36:05qui est dans le dur
36:06suite à une maladie,
36:07suite à un accident,
36:08je pense qu'il faut avoir
36:10à l'état d'esprit
36:10que rien n'est jamais fini
36:12dans la vie
36:13et qu'on peut totalement rebondir.
36:15C'est ça,
36:15on en parlait tout à l'heure derrière.
36:17C'est ça qui est beau en parasport,
36:18c'est que le point de...
36:20Chez les valides,
36:21le point de début d'une carrière,
36:23c'est souvent petit sur les skis, etc.
36:26C'est vrai que nous,
36:26en parasport,
36:27ça peut être...
36:28Moi, par exemple,
36:29je parle dans l'équipe
36:30en ski alpin,
36:30moi, c'est une maladie de naissance,
36:32il y a quelqu'un d'autre
36:33qui est comme ça
36:34et puis après,
36:34c'est quasi que des accidents,
36:35des accidents de ski,
36:36des accidents de la route.
36:38Donc en fait,
36:38la vie peut basculer
36:39du jour au lendemain
36:40et je pense qu'il faut garder
36:41à l'esprit
36:42que rien n'est jamais fini.
36:44Et c'est ça aussi.
36:44Si on arrive à inonder
36:46un peu la toile
36:46avec le handisport,
36:49quelqu'un qui va se retrouver
36:50du jour au lendemain
36:51dans son lit d'hôpital
36:51va pouvoir dire
36:52« Ouais, mais avant,
36:53avant, je courais,
36:54ça ne va pas être possible,
36:54on m'a amputé de la jambe »
36:55et il va taper sur Internet
36:57« Courir avec une jambe en moins »,
36:59il va tomber sur le jeu
37:00par un pic,
37:00il va faire « Ouais, mais en fait,
37:02je peux le faire ».
37:03Donc je pense qu'au-delà
37:04de l'aspect sportif,
37:05c'est l'aspect aussi...
37:07C'est cet aspect-là
37:07qu'il faut démocratiser
37:08et dire que tout est possible
37:11et jamais, jamais,
37:13il faut toujours se relever.
37:14La vie, elle va être dure,
37:16mais bon,
37:17c'est un mur et ça repart.
37:19Rien n'est jamais fini.
37:20Merci beaucoup.
37:21Arthur Bauchet.
37:22Merci.
37:23Waouh !
37:23On va continuer
37:24avec le sport paralympique
37:27tout à l'heure à 14h
37:28avec une nouvelle démo.
37:30On va marquer une petite pause
37:31sur maître de cette sublime matinée,
37:33le passage de Joe Wilfried Songa,
37:34le passage de Emile Entamac
37:36et Jonathan Logel,
37:37celui d'Alexis Peintureau
37:38et de Arthur Bauchet.
37:40Merci, Chloé.
37:41Merci.
37:42Merci à tous les deux.
37:43Merci.
37:43Merci.
37:44Merci.
37:45Merci.
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