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Le trompettiste Verneri Pohjola interpète Hush, le concerto pour trompette de Kaija Saariaho avec le Philar sous la direction de Sakari Oramo. Concert enregistré le 13 février 2026 à la Philharmonie de Paris.

#trompette #concerto #musique

Hush : faire silence, se taire, rester calme, ne pas s’inquiéter. Un mot anglais que Kaija Saariaho a choisi pour son œuvre ultime, bouleversante déploration sur sa propre mort. En 2021, la compositrice apprend qu’elle est gravement malade, et elle se consacre à deux œuvres : l’adaptation de son concerto pour flûte et orchestre, Aile du Songe (2001), pour un orchestre de chambre, et un concerto pour trompette dédié au trompettiste finlandais Verneri Pohjola. Elle parvient à en terminer la composition fin mars 2023, malgré les souffrances que lui causent la maladie et les traitements, avec l’aide de ses amis Nastaran Yazdani et Anssi Karttunen. Saariaho n’aura pas eu la chance d’assister à la création du tombeau qu’elle a composé à sa mémoire : elle est décédée le 2 juin 2023, deux mois avant la première à Helsinki.

Hush est une grande anamnèse poétique et musicale. Le concerto a été conçu comme une extension, pour ainsi dire, de Graal Theatre (1995), concerto pour violon dans lequel la trompette jouait un grand rôle. Une partie du matériau musical de Hush provient de Graal Theatre tandis que les titres des quatre parties sont empruntés au poème d’Aleksi Barrière, Not a Knight.

Le premier mouvement, Make the thin air sing (Faire chanter l’air léger), est une exposition qui présente la majeure partie du matériau musical, y compris le mot « hush » (silence) du titre. Partant d’un la bémol grave, il monte vers les registres aigus. Le deuxième mouvement, Dream of falling (Rêver de tomber), explore les glissandi de la trompette solo, seule et combinée avec différentes sections de l’orchestre, des piccolos aux contrebasses, pour se terminer par un grondement grave sur un si, l’un des sons les plus graves de la trompette. (Ce mouvement a été travaillé avec Verneri, qui a improvisé sur l’idée d’un son tombant le long des parois d’un puits.) Le troisième mouvement, What ails you? (Qu’est-ce qui te fait souffrir ?), est dramatique mais froid, dans la mesure où je me suis abstenue d’utiliser des accelerandi et des rallentandi, et où le rythme reste strictement mécanique. Ce rythme exaspérant m’a été inspiré par les examens mensuels que j’ai subis dans les appareils d’IRM au cours de ma maladie. Le dernier mouvement, Ink the silence, est un solo de trompette accompagné qui avance à travers un paysage orchestral. Lorsque le mouvement s’arrête, nous comprenons que c’était le paysage qui bougeait et non le voyageur, et nous jetons un coup d’œil derrière la façade des illusions, dans un silence que nous avons empli de souvenirs.

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