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  • il y a 4 heures
Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale ce mardi 17 février, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a réagi à la mort de Quentin Deranque à Lyon, appelant à stopper «la brutalisation de la vie politique».

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Transcription
00:00Évidemment des mots d'empathie, de compassion pour la famille de Quentin, pour tous ceux qui le connaissent.
00:07Et soyez assurés qu'avec M. le ministre de l'Intérieur, qui est en ce moment, comme vous le savez,
00:09en déplacement officiel en Algérie,
00:11nous mettons les moyens auprès du procureur de Lyon comme de la police judiciaire lyonnaise
00:16pour que les auteurs soient interpellés, présentés devant la justice,
00:21et nous les espérons condamnés à la hauteur de l'homicide volontaire tel que ça a été qualifié par le
00:24procureur de la République de Lyon.
00:27Vous posez, Madame, la question des groupuscules qui utilisent la violence physique pour mettre leurs idées en premier
00:35et qui tuent, comme vous l'avez dit, Madame la Présidente, non pas de mort lente, comme le disait Brassens,
00:39mais physiquement, déplaçant ainsi une démocratie en état de sauvagerie.
00:45Comme il dit à l'Intérieur, j'ai dissous de nombreuses associations d'ultra-droite et d'ultra-gauche.
00:49Et nous devons continuer à les dissoudre comme l'a fait Bruno Rotailleur lorsqu'il l'a proposé
00:53et comme va continuer à le faire, vous le savez, Laurent Nunez.
00:56Et oui, vous aurez le gouvernement toujours à vos côtés, et j'espère le Parlement aussi,
00:59lorsqu'il faudra mettre fin à des actions et des jacissements qui sont contraires à toute la démocratie.
01:06Et je pense que, vous l'avez dit également, la brutalisation de la vie politique doit arrêter.
01:11Vous l'avez dit, M. Glucksmann l'a dit aussi, je voudrais souligner l'unanimité politique, quasiment l'unanimité politique.
01:17Il y a de la brutalisation quand on dit que la police tue, alors que 10 à 15 policiers et
01:21gendarmes meurent par an.
01:23Il y a de la brutalisation lorsqu'on met la tête d'un ministre, en l'occurrence Olivier Dussopt,
01:29sur un ballon de football et on se déchaîne sur lui.
01:32Il y a de la brutalisation lorsqu'on justifie l'action de la jeune garde
01:35et qu'on investit aux candidats aux élections législatives, son dirigeant,
01:38déjà pour condamnés pour violences physiques.
01:47Jean-Paul Sartre disait que les mots étaient des revolvers chargés,
01:50que ceux qui arment les revolvers des mots les déchargent pour que nous puissions avoir une démocratie vivante
01:55et qui ne se termine pas par la mort de jeunes hommes et de jeunes femmes dans la rue.
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