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  • il y a 4 jours
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe de choc du 13/02/2026.

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Sport
Transcription
00:00C'est pas mal, 16h48, on y va.
00:02Comme après chaque épreuve olympique de biathlon, vous l'avez compris,
00:05le réflexe, le débrief, ça se passe sur l'équipe de choc.
00:08Alors jusqu'à présent, ça nous a plutôt bien réussi avec des médailles dans chaque course pour les bleus.
00:12Ça continue aujourd'hui, Juju ?
00:13Ça continue ma Française.
00:14Quentin Fillon Maillet est devenu champion olympique du sprint.
00:18Dès qu'il y a 33 ans, ce quatrième titre olympique après la poursuite et l'individuel en 2022.
00:23Et le relais mixte, là lors du début de ce jeudi hiver,
00:27QFM s'inscrit un peu plus dans le panthéon du biathlon avec 7 médailles aux Jeux olympiques.
00:31Ultra solide face aux cibles avec un 10 sur 10, c'est surtout un pâle sur son tir couché.
00:36Il a activé aussi le mode fusée sur les skis, c'est le deuxième temps de ski sur ce sprint.
00:40Il s'impose devant les Norvégiens Christensen et Lagrid.
00:44Émilien Jacqueline, héroïque aujourd'hui, que vous voyez là à l'image,
00:47échoue à la quatrième place à seulement deux dixièmes du podium.
00:50Ultra rageant pour le français qui a souffert physiquement sur la dernière partie du circuit.
00:54En tout cas, il sera à l'affût dimanche pour la poursuite où il est double champion du monde.
00:59Éric Perrault, lui, décevant, finit à la neuvième place avec deux fautes face aux cibles.
01:04Quentin Fillon-Maillet, chez nos confrères de France Télévisions,
01:06était forcément très très heureux après cette nouvelle médaille d'or.
01:09C'est énorme, les émotions sont différentes d'une course en confrontation.
01:12Je franchis la ligne, je ne suis encore sûr de rien et ça se concrétise petit à petit.
01:17Je savais quoi faire aujourd'hui, j'avais du calme, de la sérénité.
01:20J'ai pris beaucoup de plaisir.
01:21Un quatrième titre olympique, c'est juste dingue.
01:23Alors avant d'appeler notre spécialiste maison, j'ai envie d'avoir vos réactions en plateau.
01:27Comment vous avez vécu cette course ?
01:28Le titre incroyable pour quant à Fillon-Maillet et puis la déception pour Émilien Jacquelin.
01:32Vous avez envie de retenir quoi, Pierre Bouvy ?
01:35Quant à Fillon-Maillet quand même.
01:37Parce que j'ai eu l'impression qu'en tout cas, il avait mis les œillards, il était complètement dans
01:41sa bulle.
01:42On sait que c'est un garçon qui marche pas mal à l'émotion.
01:45Et là, par rapport à ce qu'il a livré derrière avec son parcours personnel et le fait d'être
01:50parti comme ça bille en tête.
01:52Quand il est en mode robot comme ça, on se fête, on se dit « Ouais, tu pouvais faire ce
01:55que vous voulez, mais il est injouable. »
01:57Je suis content pour lui parce qu'on a eu l'impression que ça lui tenait vraiment, vraiment, vraiment à
02:01cœur aujourd'hui.
02:03Et puis voilà, après, je pense qu'Émilien Jacquelin, il n'y a pas de regrets en fait.
02:09Il a tout fait, il a fait le maximum.
02:11Il ne peut pas se dire « J'aurais peut-être pas dû avoir cette stratégie, c'est la sienne,
02:14il a fait du Jacquelin. »
02:18Donc content quand même malgré tout.
02:20Maxime, Mathias, quelque chose à rajouter avant qu'on appelle notre expert ?
02:23Il y a un truc qui vous a particulièrement plu aujourd'hui ?
02:26Moi, ce qui m'impressionne, c'est la continuité d'une Olympiade à l'autre de Quentin Fillon-Mahier.
02:31Parce que les gens ne se rendent peut-être pas compte, parce qu'on a l'habitude quand on voit
02:34les superstars dans chaque sport qui continuent sur la durée.
02:37Je me rappelle qu'au Jeux de Paris, quand on reçoit le trombinoscope des athlètes, en fait, il y a
02:4260% des athlètes, c'est leur premier jeu.
02:44Donc c'est-à-dire qu'il n'y en a que 40%.
02:4575% même pour ces Jeux olympiques.
02:4775% c'était pour cela.
02:48Ah, pour Paris ?
02:48Non, moi je parlais de Paris, mais pour cela, on est dans ces statistiques-là.
02:52Donc déjà, faire deux fois les Jeux, on fait déjà partie du petit pourcent.
02:55Et là, quand en plus on arrive à être médaillé et champion olympique sur deux Jeux olympiques, moi ça m
02:59'impressionne énormément.
03:00Mathias Tabou est notre chef, tu n'es pas un spécialiste biathlon.
03:03Donc, je ne vais pas te donner la parole tout de suite.
03:06Tu m'en tiendras par ailleurs.
03:07Merci d'être venu.
03:07On va appeler Tanguy Carrois, c'est lui, monsieur biathlon, c'est lui, monsieur prédiction.
03:12Mais il peut se tromper aussi, tu peux nous rejoindre Tanguy, parce qu'il n'avait pas prévu de médaille
03:16aujourd'hui.
03:16Mais parfois, on est content de se tromper, non ?
03:18Il avait dit le sprint, c'est zéro.
03:19On n'est pas passé loin du doublé, donc vraiment, il y a du pif.
03:22On va réafficher les paris de Tanguy.
03:25C'est vraiment dur avec toi.
03:25Non, mais attends, tu nous as dit, le sprint, c'est zéro pointé.
03:29Première erreur de Tanguy, pas bien.
03:30On peut réafficher les paris de Tanguy, s'il vous plaît, pour voir.
03:32Il y avait un argumentaire derrière.
03:33Oui, mais on t'a mis une petite croix rouge, parce que malgré la médaille olympique,
03:37tu t'es voté.
03:38Pourquoi ?
03:39Tu n'avais pas prévu aujourd'hui qu'Antin Fuyon Maillet, il n'était pas favori pour toi.
03:43Il n'était pas favori, il était outsider.
03:45J'avais dit que ce serait dur pour les Français, parce que c'était une course très serrée.
03:48D'ailleurs, on l'a vu à l'arrivée.
03:50Et je mettais une toute petite pièce, plutôt sur Emilien Jacqueline,
03:53qui est fort sur ses formats un peu ramassés.
03:56Ça ne passe pour rien.
03:57J'ai converti d'ailleurs les deux dixièmes qui lui manquent.
04:00Ça fait 1,4 m à l'arrivée.
04:02Donc après, on s'amuse à...
04:04Ça fait ça, des quarts entre lui et l'Aigrid.
04:08Ça fait mal.
04:09Mais en fait, c'est une course à six tirs.
04:11On a vu deux tirs là, mais il y a la poursuite derrière.
04:14Il est déjà dans l'avenir.
04:15Il faut évidemment se projeter, c'est hyper important.
04:17Et Quentin va partir en tête avec de l'avance sur la poursuite.
04:20Et Emilien Jacqueline va partir dans la même seconde que Christian Sen,
04:23ou une seconde derrière Christian Sen.
04:25Et avec l'Aigrid, avec les deux Norvégiens.
04:27Donc là, on a déjà deux chances de médailles sur la course qui suit.
04:30Alors, les poursuites, on va y revenir un petit peu plus tard,
04:32si ça ne t'embête pas.
04:33Juste le palmarès, parce que tu as donné quelques chiffres,
04:35mais il est quand même époustouflant.
04:36Ça serait bien de le réafficher.
04:37De QFM, oui.
04:38De Quentin Fillon-Maillet, il est colossal.
04:39Sept médailles olympiques, dont quatre titres, je le rappelle.
04:43Titré sur la poursuite et l'individuel en 2022, c'était à Pékin.
04:49Titré sur le relais mixte là, en 2026.
04:52Et vous le voyez, argent à Pékin sur le sprint.
04:55Argent aussi sur le relais masculin à Pékin.
04:58Bref, il s'inscrit vraiment dans l'histoire du biathlon global.
05:03Ce n'est même pas le biathlon français, dans l'histoire du biathlon, j'ai envie de dire.
05:05Oui, bien sûr.
05:06Il est derrière Björn Dalen, qui est l'immense champion de la discipline
05:10sur les Jeux olympiques.
05:11Derrière Martin Fourcade, parce que Martin, il est à six médailles d'or.
05:14Lui, il en est à quatre, mais il rentre vraiment dans le Panthéon.
05:18Et surtout, c'est un homme de championnat, ce qui est incroyable.
05:20Tu disais qu'être fort sur deux Olympiades, c'est quelque chose.
05:24Mais il faut se rendre compte que sur cette Olympiade,
05:26Quentin, il a disparu complètement des radars.
05:28Sur les Mondiaux, il a réussi à chaque fois à aller chercher une médaille par-ci, par-là.
05:32Mais en fait, il s'est complètement perdu sur son tir.
05:36Ils ont changé d'entraîneur.
05:38C'est Simon Fourcade, leur entraîneur physique maintenant.
05:41Même les temps de ski commençaient à être un petit peu en dedans.
05:44Et là, en fait, en février, il est toujours bon.
05:46Il a une bonne préparation.
05:47Il est toujours bon en altitude.
05:48Il est toujours bon en février.
05:49Il est toujours bon à Antol, ce qui est un site régulier de la Coupe du Monde.
05:51Il a accumulé ces trois trucs-là.
05:53Il savait qu'il avait ça pour lui.
05:54Ça lui a mis un boost de confiance.
05:56Il a réussi en début de saison à aller chercher un podium direct en Suède en début de saison,
06:00qui lui a permis de passer un cap de confiance,
06:02de s'assurer d'être sur les Jeux et dans une bonne position.
06:06Et en fait, quand il arrive comme ça, il devient stratosphérique.
06:09Mathias, est-ce qu'il t'a impressionné ?
06:11Je trouve que tout se résumait.
06:13Rédemption, le mot, il est peut-être un peu fort.
06:16Plus Phénix, il n'avait pas disparu.
06:18Et moi, je trouve que ça donne encore plus de valeur
06:20que Tanguy ne l'ait pas mis dans les potentiels médaillés,
06:24même s'il n'était pas loin dans nos prédictions.
06:26On l'espérait dans le top 10, voire top 5.
06:28Mais je veux dire, il faut se rendre compte d'un truc.
06:30Le mec, personne ne l'attendait.
06:32Et il est champion olympique.
06:34En sachant qu'il y a Éric Perrault chez nous,
06:36il y a Jacqueline qu'on attendait d'une certaine façon,
06:39même si bon, il n'était pas dans les favoris.
06:40Tous ces Norvégiens, Giacomelle, il est où, Giacomelle, l'italien ?
06:44Il rate complètement ses Jeux olympiques.
06:46Et là, il faut remettre aussi au centre,
06:49et Maxime le sait, il a participé à des Jeux olympiques,
06:51certes pas d'hiver,
06:52c'est stratosphérique d'être champion olympique.
06:55Et ce qu'il a fait aujourd'hui,
06:57il gagne avec une avance folle, d'une certaine façon.
07:02Une quinzaine de secondes sur un sprint, c'est quand même beaucoup.
07:04Il gagne face à deux mecs qui sont à 10 sur 10 aussi,
07:06face à deux Norvégiens.
07:07C'est vraiment une lutte, les 4-5 premiers,
07:11jusqu'à Samuelson, qui est à peu près dans les mêmes temps
07:13qu'Emilien, pas loin derrière.
07:15Là, on a cinq courses, mais vraiment qui sont des courses magistrales,
07:19qui sur une Coupe du Monde l'hiver,
07:21les cinq, il la gagne.
07:23En fait, les cinq ont empilé cinq courses magnifiques.
07:25Et à la fin, Quentin, il est encore au-dessus,
07:27parce qu'il a le deuxième temps de ski,
07:29tout proche de Dalleux, le Norvégien le plus rapide.
07:31Et qu'il a en plus un tir qui est plutôt très rapide aujourd'hui.
07:36Course parfaite, il n'y a rien à rajouter,
07:37rien à enlever à ce qu'il a fait aujourd'hui.
07:38Mais il y avait plus rapide que lui au tir,
07:40et on y revient dans un instant.
07:41Pierre Bouby.
07:42Tanguy, tu parlais de temps de ski.
07:44Il y a quelque chose qui m'impressionne,
07:45pas forcément sur cette course-là,
07:47mais avec les filles.
07:48Est-ce qu'on n'a pas les meilleurs techniciens du monde ?
07:51En temps de ski, c'est un truc de fou ce qu'on fait.
07:53Bien sûr, il y a un gros match avec la Norvège
07:55sur l'ensemble de l'hiver.
07:57Il faut se rendre compte que, vous connaissez les paddocks en Formule 1 ?
07:59En fait, sous le stade, il y a des énormes camions.
08:02Et donc, il y a un peu une rupture d'égalité.
08:04Par exemple, l'équipe de France a un gros camion.
08:05D'ailleurs, ils vont en avoir un nouveau à la rentrée prochaine
08:08qui ira jusqu'au prochain jeu.
08:09La Norvège a un gros camion.
08:10L'Autriche a un gros camion.
08:12Et les Américains, ils ont un petit camion.
08:14Et les Belges, ils passent un contrat avec la France
08:16pour que les Français leur fassent leur ski.
08:18Et il y a un budget très important qui est mis dans ces techniciens
08:21qui ont à peu près 500 produits différents à disposition,
08:25qui testent tous les matins.
08:26Donc, il y a les skis.
08:28Il y a ce qu'on met sous la structure, sous les skis.
08:31Et ensuite, il y a tous les produits qu'on peut assimiler.
08:33Et encore en plus de ces 500 produits qu'il faut choisir,
08:35il faut encore choisir la température à laquelle on les applique sous les skis.
08:38Et tout ça, c'est un empilement de savoir-faire.
08:41Et donc, le chef des techniciens, Greg Deschamps,
08:43il est sur la Coupe du Monde pour l'équipe de France depuis les années 2000.
08:46Donc, en fait, c'est tout un savoir-faire
08:48qui vient aujourd'hui récompenser aussi les athlètes.
08:52Et c'est sûr que Quentin Fillon-Maillet, il y a deux saisons,
08:55il fait 20 sur 20 sur la Mastart en Tolst.
08:57Il sort du pas de tir en tête.
08:58Et dans le dernier tour, dans la dernière descente qu'on voit là,
09:01il se fait reprendre par un Norvégien, par deux Norvégiens, par trois Norvégiens.
09:05Il finit quatrième.
09:05À la fin de la course, il jette les skis.
09:07Il dit, c'est quoi ces skis de...
09:08Je ne vous dirai pas la suite.
09:10Et après, on passe à autre chose.
09:11Et aujourd'hui, sur le même site, ces techniciens-là,
09:14ils ont progressé.
09:15Ils sont capables de donner aux athlètes français des skis pour gagner.
09:17Et ce sera encore le cas, très certainement, demain.
09:18Bravo le staff, bravo Quentin Fillon-Maillet.
09:21En revanche, on a été tellement déçus pour Émilien Jacquelin
09:24qui est passé tout près, si près du podium, Juju.
09:26Oui, vraiment, à deux dixièmes, je le répète, du podium.
09:29Après la course, forcément, il y avait beaucoup de déceptions pour Émilien Jacquelin.
09:33Très content d'avoir fait cette course-là.
09:34Mais perdre la médaille pour deux dixièmes, c'est dur.
09:37Je perds ce temps sur du relâchement dans le dernier kilomètre
09:39où j'ai été épuisé.
09:41Maintenant, il faut que j'ai réitère la même chose sur la poursuite.
09:45On rappelle, Tanguy, il est double champion du monde sur la poursuite,
09:48Émilien Jacquelin.
09:48Il aura forcément le couteau entre les dents dimanche.
09:51Ce qui est dur pour lui, c'est qu'en fait, moi, je pense qu'il fait la course parfaite.
09:55C'est-à-dire que s'il part un peu moins fort
09:57et qu'il se retrouve derrière Quentin aux premiers intermédiaires,
10:01mentalement, c'est quand même...
10:02On parle souvent de Dr Jacquelin et Mr Émilien.
10:08C'est quelqu'un qui peut partir dans le tout noir ou dans le tout blanc.
10:11D'ailleurs, on l'a vu, sa course, elle fait presque autant vibrer, voire plus,
10:14que celle de Quentin.
10:16Parce qu'en fait, il se passe un truc, il y a des étincelles tout le temps.
10:19Son tir, la vigueuse, c'est incroyable.
10:21Il a besoin d'aller se mettre dans la difficulté, sur cette ligne de crête.
10:26Et après, ça passe ou ça casse.
10:28Aujourd'hui, il lui manque 300, 400 mètres, en fait.
10:31Mais s'il ne les met pas avant, est-ce qu'il est encore capable de les mettre après ?
10:35Il a des fibres plutôt rapides, si on parle de technique, de ce qu'il a physiologiquement.
10:40Et en fait, on se dit toujours avec lui,
10:42peut-être qu'il devrait en garder pour le dernier tour.
10:44Mais il n'est pas stratège, il fait tout au feeling, ça se voit.
10:47Et en même temps, il a gagné des courses parce que, tactiquement, il avait assommé les autres aussi.
10:54C'est tellement fin, ça ne se joue tellement à rien.
10:57Aujourd'hui, il ne peut pas faire plus sur le pas de tir.
10:59Après, effectivement, tu te dis un coup de canne.
11:01Là, on voit sur cette arrivée-là, on remet des coups de canne, ça passe la ligne en tête.
11:05On ne met pas les coups de canne.
11:06Il était juste à la glisse dans la dernière ligne droite.
11:08Il est sur un déséquilibre, il se contente de mettre un pied devant l'autre pour finir comme il peut.
11:13Mais respect, parce qu'on a vibré.
11:14Et il était en larmes, inconsolable, Émilien Jacquelin.
11:18Comment est-ce qu'on se remet de passer si proche d'un podium ?
11:21Quelqu'un a vécu cette situation sur le plateau ?
11:23Maxime Poty, petit sourire en coin.
11:25Tu as déjà vécu des situations similaires aux Jeux Olympiques.
11:27Qu'est-ce qui se passe dans la tête et comment on s'en remet ?
11:30Quasiment.
11:30Moi, grosso modo, je perds 15-14 en quart de finale aux Jeux Olympiques de Paris.
11:34Donc nous, quand tu es en demi, tu n'es pas sûr d'avoir une médaille encore.
11:36Mais dans l'idée, tu es dans le dernier carré pour aller chercher une médaille et peut-être plus.
11:40Donc oui, quand je vois des choses comme ça, ça me remémore ça.
11:43Mais à l'inverse, quatre ans avant, j'ai fait les Jeux où j'ai perdu au premier tour.
11:4515-6 à 4h du matin en France.
11:47Merci de m'avoir regardé.
11:48Et bien, je peux vous assurer que, bien sûr qu'on ressasse le moment.
11:52Bien sûr que c'est terrible.
11:52Mais on se relève beaucoup plus de ce genre de déception que d'une déception où on passe totalement à
11:56côté.
11:57Quand on passe totalement à côté, on remet tout en question.
11:59On voit tout noir.
11:59Là, et je le sens, moi je l'ai senti dans son interview sur France Télé.
12:04C'est quand il arrive à reparler de la suite tout de suite.
12:06Il y a une poursuite qui arrive.
12:07Et en fait, quand on l'entend parler, il y a ce côté, j'ai donné tout ce que j
12:11'avais à donner.
12:11Et en fait, je suis dégoûté.
12:13Mais au fond de lui, il peut se regarder dans le miroir.
12:14Il n'a pas de regrets.
12:15Donc moi, en fait, je n'ai pas trop de doute sur sa capacité à se relever.
12:17Même si, en effet, c'est très dur.
12:19Et là, pour finir, petite anecdote.
12:21Moi, le Japonais qui m'a battu 15-14 en quart de finale au jeu,
12:24je l'ai repris l'année dernière, enfin l'été dernier, au championnat du monde en quart de finale.
12:28Il l'a ramassé ou pas ?
12:28Et cette fois, c'est lui qui a perdu 15-13.
12:31Et voilà.
12:31Et la vie, c'est comme ça.
12:33De toute façon, c'est toujours la prochaine touche.
12:34Et pour lui, c'est toujours la prochaine course.
12:36Et tout de suite, il en a parlé.
12:37Donc je pense qu'il est dans un esprit combatif.
12:39Et puis, il faut regarder le chemin.
12:40Il y a deux jours sur l'individuel.
12:41Il n'est pas sur le chemin.
12:42Il est carrément dans le fossé.
12:44Il fait sept fautes.
12:45Il est au-delà de la cinquantième place.
12:46Ou alors, il en laisse dans les derniers tours parce que la course, elle est jouée.
12:50Il n'y a pas de points pour le classement général de la Coupe du Monde.
12:51Tout le monde s'en fiche.
12:52Donc, on se concentre sur la suivante.
12:53Mais là, en fait, il est descendu du fossé.
12:56Et il n'est plus sur un chemin.
12:58Il est sur une autoroute, ce qui le guide vers plus que ça.
13:02Et surtout, il s'est retrouvé dans son biathlon.
13:05C'est-à-dire qu'il y a deux jours, il est complètement en dedans.
13:09Il est sur la retenue sur les tirs.
13:11Là, il se lâche.
13:12Ça passe ou ça casse.
13:13Mais il se lâche et il fait ce qui lui ressemble le plus.
13:17Il n'y a pas meilleur levier pour avoir les crocs pour la prochaine course, en vrai ?
13:21Oui.
13:21Après, il ne faut pas se tromper.
13:22Et les deux tirs qu'il fait, là, il fait moins de 40 secondes sur l'ensemble des deux tirs.
13:2616 secondes, 7 secondes sur le tir debout.
13:29Tu ne peux pas faire ça tous les matins.
13:33Ça ne passe pas à tous les coups.
13:34Tu es vraiment sûr.
13:35Ça y est, on va être exigeant maintenant.
13:36Il a mis 20 secondes.
13:37Donnez-lui deux carabines.
13:38Il tire avec les deux mains.
13:39Il peut y avoir une sorte de flot qu'on connaît bien dans ton sport.
13:41En fait, quand la première balle, elle part ou quand tu sens l'enchaînement des touches.
13:46Là, c'est pareil.
13:47Tu es un enchaînement.
13:48Après, il ne faut pas qu'il y ait une anicroche.
13:49Il ne faut pas qu'il y ait une pulsation qui remonte à un truc de travers.
13:52Après, c'est dur de se reprendre.
13:54Mais peut-être qu'il y a ce truc aussi où, comme il est passé à côté en n'étant
13:57pas lui-même sur l'épreuve d'avant,
13:59il a dû se dire, j'en ai marre, plus rien à faire, j'en vois tout.
14:01Et c'est peut-être ça qui lui a amené à ce niveau-là aujourd'hui.
14:03C'est comme ça qu'on va chercher des grands titres aussi.
14:05Il faut réussir à lâcher et à faire encore plus que ce qu'on est capable de faire la plupart
14:10du temps.
14:10Bon, les poursuites, en tout cas, ça va se sentir très très bon.
14:12On va se projeter sur demain parce qu'on a un pronostiqueur fou qui n'était pas très bon aujourd
14:16'hui.
14:17Demain, ce sont les filles.
14:18Ben si, il n'avait pas prévu de médaille aujourd'hui.
14:19Demain, il n'est pas très optimiste.
14:22Qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'as pas vu le tableau ?
14:23Si, on l'a vu le tableau.
14:25Sprint féminin, tu nous as mis une louche en mono.
14:26Déjà, une seule médaille, c'est très décevant.
14:28Et on enlève le point d'interrogation.
14:29Non, mais en fait, les filles, à chaque fois, j'ai dit qu'il y avait quatre cartouches.
14:34Super, j'aurais pu le dire, moi aussi.
14:36Enfin, il y a dix cartouches.
14:37Si il n'y aurait que deux cartouches dans le chargeur, ça ne marche pas.
14:40Pourquoi je mets louche en mono ?
14:41Parce que c'est la plus rapide de toute la Coupe du Monde sur ce début de JO.
14:46Un peu comme Quentin Fillon-Maillet.
14:47Elle, c'est moins surprenant parce qu'elle est numéro un mondial.
14:50On a vu que ça tirait très vite aujourd'hui chez les garçons.
14:53Chez les filles, il y a un peu moins d'égo.
14:55On arrive à rester un peu plus dans son acte.
14:57Réfléchir, poser.
14:59Il y a un peu moins de fautes, d'engagement.
15:05On voit Fabien, par exemple, qui rate, je crois qu'il fait 5 sur 10 ou 6 sur 10 aujourd
15:10'hui.
15:10C'est l'enjeu et l'envie d'en rajouter un peu trop.
15:14Les filles, elles arrivent un peu plus à se cadrer.
15:16Sauf qu'elles restent sur un 18 sur 20, pas à son niveau, entre guillemets.
15:2018 sur 20, ça fait 9 sur 10.
15:21Peut-être que demain, 9 sur 10, ça peut suffire pour Lou si elle va vite.
15:25L'enjeu, ce sera de tirer un peu plus vite.
15:27Julia Simon va tirer très vite, les italiennes vont tirer très vite.
15:29Très bien, la leçon est donnée et on te rappellera lundi pour vérifier si toutes tes prédictions étaient bonnes ou
15:34pas.
15:35Tandis, merci beaucoup.
15:35Ça ne va pas, je ne reviens pas.
15:36Si, tu es obligé de revenir, tu es payé pour ça.
15:38Après la pub, nous, on parlera moto avec l'endurapal du Touquet, la plus célèbre des courses de sable qui
15:43aura lieu ce week-end sur notre antenne.
15:44Et on sera avec l'un des 1300 pilotes au départ, Adrien Van Beuven, qui nous a fait rêver au
15:49Dakar.
15:49Il sera plein de boue et plein de poussière, ça va être génial.
15:51A tout de suite.
15:51A tout de suite.
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