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Moselle Info, le journal du mercredi 4 février 2026 - partie 1

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00:00...
00:00Merci d'être avec nous pour cette nouvelle édition de Moselle Info.
00:15Tout de suite, les titres.
00:16Elle a été poignardée plusieurs fois par un élève de 14 ans.
00:20C'est le choc à Sanary-sur-Mer dans le Var où une enseignante d'art plastique
00:24a reçu des coups de couteau en classe à un événement qui résonne partout en France,
00:28dont ici, en Moselle, réaction dans un instant.
00:32Souvent considérée comme une alternative idéale à la cigarette,
00:35la vape n'est pas sans risque pour la santé.
00:37Une étude d'ampleur sur le sujet a été dévoilée ce mercredi.
00:42C'est une perspective qui divise le sol noir.
00:45Adieu, une usine d'embouteillage devrait voir le jour.
00:47Un projet contesté par l'association Haut Secours Sol Noir.
00:50On en parle dans un instant avec notre invité Maxime Noirjean, le président.
00:54Astérix, Harry Potter, Mario, ces personnages, vous ne le savez pas encore,
00:59ont tous un point commun.
01:01Ils ont été réalisés en figurines à partir de bouchons en liège,
01:04un passe-temps insolite que vous découvrirez dans quelques minutes.
01:09Jusqu'à 11 degrés à Metz et Sarbourg, les températures remontent demain.
01:13Elles seront accompagnées d'un soleil généreux, notamment à l'est du département.
01:16Et on ouvre cette édition avec les répercussions de ce drame à Saint-Henri-sur-Mer,
01:23dans le sud de la France.
01:25Une enseignante d'art plastique a été poignardée à plusieurs reprises
01:28par un élève d'à peine 14 ans.
01:30Partout en France, les parents, comme le corps professoral, s'inquiètent.
01:34Tous se sentent concernés.
01:35Regardez plutôt ce reportage d'Arthur Deckmann.
01:38Samuel Paty, Agnès Lassalle, Dominique Bernard.
01:42Et ce 3 février, c'est une professeure de 60 ans
01:45qui a été violemment poignardée par un élève de 3e.
01:49Un drame inquiétant cette maman qui attend sa fille à la sortie du collège.
01:53Ça me choque en fait.
01:54Ça fait peur de savoir ce qui peut se passer, ce genre de choses.
01:58Il faut éduquer nos enfants, il faut les soigner.
02:00S'il y a des problèmes psychologiques, c'est plutôt en amont qu'il faut agir, je pense.
02:05À Metz, certains élèves évoquent des situations d'insécurité.
02:10Il peut très bien avoir des personnes qui se baladent avec des couteaux, des trucs comme ça.
02:16Par exemple, une élève est rentrée dans le collège avec un marteau
02:19et elle nous faisait tous flipper, on avait toutes peur.
02:23Ça devient récurrent quand même, des agressions directement sur des enseignants
02:29ou d'autres personnes, mais souvent les enseignants qui sont visés quand même
02:33par leurs élèves, donc par des mineurs.
02:38Donc ça, c'est quand même plus que désolant, ça veut dire que les mineurs ont accès à des armes.
02:44En Moselle, des collèges ont déjà mis en place des mesures pour lutter contre la montée de la violence.
02:50Les élèves, quand ils arrivent, doivent ouvrir leur sac tous les matins
02:53pour montrer qu'ils n'ont rien.
02:57Ils doivent montrer aussi leur carnet de correspondance pour indiquer qu'ils appartiennent bien à l'établissement
03:02et qu'ils ont le droit d'entrer.
03:03Ce qui n'empêche pas les syndicats de se poser certaines questions.
03:07L'État fait-il assez d'efforts pour sécuriser les établissements scolaires ?
03:11Ce que nous demandons à l'État, c'est d'avoir des équipes éducatives qualifiées, complètes,
03:18dans tous les établissements pour être à l'écoute de la jeunesse qui est en souffrance.
03:23Parce que nous analysons ces situations de violence comme étant des symptômes d'une souffrance de la jeunesse.
03:32Rappelons que le gouvernement avait annoncé ses priorités pour sécuriser collèges et lycées,
03:38régulation de la circulation des armes blanches, prise en charge personnalisée des mineurs.
03:43Au total, une quarantaine de mesures devaient s'appliquer dès septembre 2025.
03:48C'est une grande première. L'agence sanitaire a publié ce mercredi une étude sur les dangers potentiels de la cigarette électronique.
03:57Des risques cardiovasculaires, respiratoires et des effets cancérogènes possibles ont été identifiés.
04:03Les précisions de Florent Arnold.
04:04Des risques sanitaires possibles à moyen et long terme pour le vapoteur, c'est l'une des alertes qu'a émis l'ANSES,
04:12l'agence de sécurité sanitaire, le 4 février.
04:15L'un des points de vigilance est la survenue possible d'effets sur les voies respiratoires,
04:19le système cardiovasculaire et la cancérogénèse, avec ou sans nicotine.
04:23Ça ne m'étonne pas. Le cardiovasculaire, je ne savais pas pour autant,
04:26mais je savais que ça pouvait provoquer des problèmes de santé.
04:30Je me dis que ça ne peut pas être pire que la cigarette.
04:35Je suis sûre que ce n'est pas non plus the top pour la santé, mais ça reste moins pire que la cigarette.
04:40La vape étant devenue un produit de consommation courant, la vigilance des vapoteurs s'est réduite.
04:46La plupart des clients ne se posent pas trop la question du risque, parce que pour eux c'est une transition.
04:50De toute façon, ils ont été 10, 15, 20, 30 ans fumeurs.
04:54Les tenanciers de magasins ont lu avec intérêt l'avis de l'ANSES, mais le contredisent point par point.
04:59La pression artérielle est augmentée ?
05:01Qui n'est pas spécifique à la vape, surtout qui est liée à la consommation de nicotine,
05:05quelle que soit la façon qu'on ait de la consommer.
05:07De possibles effets sur les voies respiratoires ou le système cardiovasculaire ?
05:12J'attendrais déjà que ça ait été constaté, ce qui malheureusement, ou heureusement plus exactement, n'est pas le cas.
05:19La formation possible d'aldéhyde dans la vapeur tient à une utilisation qui n'est pas l'utilisation normale du matériel.
05:26Nous ne pouvons pas conseiller aux femmes enceintes de vapoter.
05:29Pour les professionnels de la vape, la probabilité d'effet dangereux est très faible, mais ils vantent une totale transparence.
05:36On fait beaucoup d'études sur les matières premières, la réception des matières premières.
05:40On est même partenaire avec le CHU de Strasbourg pour les propres études cliniques qu'eux ont lancées.
05:46Donc ils ont besoin de produits, quelques conseils, donc on leur fournit.
05:49La cigarette électronique ne s'adresse qu'aux anciens fumeurs et ne doit pas être banalisée.
05:53En attendant des résultats concrets, le conseil est de privilégier les e-liquides français.
05:57La certification AFNOR étant un gage de qualité des matières premières.
06:03L'eau, cette ressource si précieuse, indispensable à toute vie humaine, est aujourd'hui au cœur du débat.
06:09Adieu, les élus de la communauté de communes ont approuvé la semaine dernière la vente des terrains à la société Source Alma.
06:16Elle veut y emplanter une usine d'embouteillage, un projet que conteste fermement au secours Solnois.
06:21Bonsoir Maxime Noirjean.
06:22Bonsoir, merci de me recevoir.
06:24Vous êtes le président de l'association.
06:27Expliquez-nous dans un premier temps pourquoi vous considérez ce projet d'usine d'embouteillage comme une menace majeure pour votre territoire.
06:35Alors c'est une menace majeure.
06:39C'est déjà à la base l'eau un bien commun qui est inaliénable, qui n'est pas vendable.
06:43Donc on ne comprend déjà pas en quoi on peut vendre de l'eau à une entreprise qui va faire du profit sur ce bien commun.
06:48Ça c'est le premier point.
06:50Et le deuxième point c'est l'avenir, les générations futures.
06:55En fait aujourd'hui de plus en plus de rapports sont émis.
06:59Un dernier rapport de l'ONU la semaine dernière nous montre le stress et la détresse hydrique dans le monde.
07:04Le BRGM nous montre que les nappes phréatiques se rechargent de moins en moins.
07:09que l'accès à l'eau potable sera de plus en plus compliqué.
07:13Et cette eau qui est donc profonde chez nous, 750 mètres, qui est exempte d'une grande partie des pollutions,
07:18devient une réserve stratégique pour l'avenir et pour nos générations futures.
07:23Donc c'est à contre-courant des problématiques finalement actuelles dans notre monde aujourd'hui.
07:29La mise à disposition de la source est prévue donc pour 50 ans et non pas pour 99 ans, ce qui était prévu au départ.
07:37Les élus parlent de responsabilité face aux générations futures, c'est ce que vous avez évoqué.
07:43C'est une petite victoire ou c'est une maigre consolation ce délai raccourci ?
07:47Ni l'un ni l'autre.
07:4950 ans c'est 3-4 générations déjà.
07:51Je ne pense pas les connaître mais aujourd'hui, il faut bien comprendre qu'en France,
07:59le Solnois particulièrement par exemple est en vigilance nitrate.
08:02Beaucoup de communes aujourd'hui dépassent ce taux de nitrate.
08:05Donc distribuons l'eau aux habitants avant de la mettre en bouteille et de la vendre dans le supermarché.
08:13L'objectif est pour cette usine de mettre en bouteille une eau de source puisée à 750 mètres de profondeur
08:19grâce à un forage datant du début des années 2000.
08:22L'argument économique est central pour les élus favorables à ce projet.
08:27Pourquoi vous, ça ne vous convainc pas de cet argument économique ?
08:30L'argument économique, je pourrais le retourner par rapport aux consommateurs.
08:33C'est-à-dire que demain, si mon eau au robinet n'est plus consommable,
08:36mon eau au robinet, je la paye entre 4 et 5 euros le mètre cube.
08:39Si demain, je suis obligé d'aller au supermarché pour acheter cette même eau,
08:43elle me coûtera 800 euros le mètre cube.
08:44Donc l'aspect économique, je peux comprendre qu'une collectivité ait besoin de ressources.
08:48Par contre, elle ne doit pas faire ça sous le dos des citoyens et des habitants du sol noir.
08:54Vous avez affirmé que l'eau en bouteille est un luxe inutile.
08:58Donc c'est aussi un combat, on en a parlé, écologique, contre le plastique.
09:01Bien sûr.
09:02Oui, le plastique.
09:03Alors, pour diverses raisons.
09:04On peut parler d'ailleurs du procès Nestlé, qui est une première mondiale à Nancy,
09:09qui se tiendra du 23 au 27 mars.
09:13Il y a déjà toutes ces décharges sauvages qui ont été faites par les producteurs de plastique à l'époque.
09:20Et aujourd'hui, il suffit de regarder un petit peu les infos différemment, des reportages.
09:24Nos bouteilles plastiques sont exportées à l'autre bout du monde,
09:26se retrouvent dans les océans, se retrouvent un petit peu partout.
09:29C'est une pollution immonde.
09:32On ne peut pas accepter ça aujourd'hui.
09:33Et donc vous êtes en relation, vous travaillez avec d'autres collectifs et associations,
09:39justement, qui ont les mêmes problématiques.
09:41On s'est réunis en fait au sein d'une coalition qui s'appelle Stop en Bouteillage,
09:45qui est un petit peu la lanceuse d'alerte par rapport à tous ces problèmes-là
09:51et qui nous appuie d'ailleurs énormément pour tous les événements qui se passeront lors du procès Nestlé.
09:56Puisque ce procès Nestlé, on compte essayer d'avoir un retortissement maximum
10:01pour alerter les gens sur ce qui se passe.
10:04Pour votre cas, Adieus, quels sont maintenant vos leviers pour contrecarer ce...
10:09Alors, nos leviers sont différents.
10:11C'est déjà d'étudier chacune des délibérations et de voir s'il y a possibilité,
10:15s'il faut aller au juridique pour casser ces délibérations-là.
10:19Éventuellement, faire appel aussi au service public
10:23qui donne ces autorisations de prélèvement en leur rappelant
10:27ce que je vous ai rappelé par rapport aux différents rapports,
10:29mais en leur rappelant aussi, par exemple, le plan haut d'Emmanuel Macron de 2023
10:34qui vise à baisser les prélèvements de 10%
10:37et puis de la contestation telle qu'on a déjà pu la vivre,
10:41c'est-à-dire par des manifestations.
10:43D'ailleurs, le 29 mars, il devrait y avoir une manifestation, Adieus,
10:48en contestation à l'usine Alma.
10:49Merci beaucoup, Maxime Noirajan, d'avoir partagé votre point de vue ce mercredi
10:53sur le plateau de Moselle.
10:55Info, le débat, donc, malgré le vote est donc loin d'être clos.
10:57Nous continuerons, bien sûr, de suivre ce projet sur Moselle TV,
11:01projet qui reste soumis à de nombreuses étapes réglementaires encore.
11:05Allez, autre initiative qui divise, cette fois du côté de Trémry.
11:08Une pétition a été lancée contre le projet de bâtiment logistique
11:11de 36 000 mètres carrés portés par l'enseigne Chausséa.
11:14La zone concernée est aujourd'hui un espace naturel,
11:17abritant plusieurs espèces protégées.
11:19Elle alerte donc sur les conséquences environnementales,
11:22la qualité de vie des riverains serait aussi affectée.
11:25La pétition recense pour le moment un peu plus de 300 signatures.
11:29Allez, Moselle Info se poursuit.
11:31Dans quelques instants, restez avec nous.
11:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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