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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Il est midi, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver, c'est votre Midi News du samedi.
00:05Je vous présente l'équipe du samedi dans quelques instants, mais on commence comme d'habitude par un tour complet d'informations avec Sandra Thumbo que je salue.
00:12Bonjour Sandra.
00:12Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:14A la une de l'actualité, une magistrate grenobloise et sa mère ont été séquestrées pendant une trentaine d'heures pour une demande de rançon en crypto-monnaie.
00:23Elles ont été retrouvées blessées hier matin dans un garage de la Drôme après avoir réussi à appeler à l'aide et sans monnaie d'échange d'après le procureur.
00:32160 policiers de différents services ont été mobilisés.
00:36Pressé de démissionner de la présidence de l'Institut du Monde Arabe à Paris, Jacques Lang est convoqué ce dimanche par le ministère des Affaires étrangères.
00:43Sa fille Caroline est également visée par une enquête du parquet national financier pour ses liens supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein.
00:52L'Iran dit s'être mis d'accord avec les Etats-Unis pour tenir une nouvelle session de pourparlers, a priori en début de semaine prochaine, en vue d'un accord pour rassurer Washington au sujet du nucléaire.
01:03De son côté, Donald Trump a salué les très bonnes discussions avec Téhéran ce vendredi en Omane, tout en maintenant la pression.
01:11C'est un jour de deuil pour de nombreux Pakistanais.
01:13Les funérailles d'une partie des 31 personnes tuées ce vendredi dans un attentat suicide contre une mosquée chiite d'Islamabad ont lieu aujourd'hui.
01:20Le bilan pourrait s'alourdir selon les autorités qui font également état de 169 blessés.
01:26L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.
01:29Et puis la France et le Canada ont inauguré chacun ce vendredi un consulat général à Nuku Groenland.
01:34C'est une reconnaissance pour le gouvernement local car les deux Etats s'opposent au projet de l'administration Trump de prendre le contrôle de l'île arctique.
01:42La ville compte seulement 9 personnes enregistrées au registre des Français à l'étranger.
01:46Et c'était le mot de la fin je suppose.
01:49Exactement.
01:50Merci beaucoup.
01:51Allez, votre Midi News du samedi est parti.
01:53Présentation de l'équipe.
01:54Karima Bouik, fidèle ou combien ?
01:55Bonjour.
01:56Bonjour Thierry.
01:57Ravi de vous retrouver.
01:57Vincent Roy, journaliste et écrivain.
01:59Soyez le bienvenu vous aussi.
02:01Ravi d'être avec vous.
02:02Axel Ronde, porte-parole CFTC Police.
02:04Bonjour Axel.
02:05Bonjour Thierry.
02:05Je voudrais présenter Amine Elbaï qui est avec nous aussi.
02:12Bonjour Amine.
02:12Bonjour Thierry.
02:14Sans oublier Célia Barotte, porte-spécialiste police-justice.
02:17Fidèle également de cette émission et on va commencer justement avec vous.
02:20Célia, on va prendre immédiatement la direction de Nice.
02:23On l'a appris ce matin.
02:24Un homme âgé de 28 ans et armé d'un couteau menaçant une personne âgée dans une église
02:28a été arrêté par les forces de l'ordre.
02:30Racontez-nous ce qui s'est passé.
02:31Oui, les faits se sont déroulés hier en fin d'après-midi aux alentours de 17h15.
02:36Les policiers ont été appelés pour un individu en état d'ivresse
02:40qui était en train de menacer une femme dans l'église Saint-Pierre-d'Arène.
02:45Il a été interpellé à proximité des lieux.
02:48Il dissimulait un couteau sur lui.
02:52Puis il a essayé de le cacher dans une jardinière.
02:55La victime n'a pas été blessée.
02:57Elle a déposé plainte et voilà sur le profil du mis en cause.
03:01Il est âgé de 28 ans.
03:03C'est un homme de nationalité comorienne, en situation régulière,
03:08connu au tâche, c'est-à-dire au traitement des antécédents judiciaires,
03:11donc connu des services de police,
03:14mais il n'est pas connu des services de renseignement territoriaux.
03:18Il a été placé en garde à vue.
03:19Bien évidemment, nous avons sollicité le parquet de Nice
03:22pour connaître les suites judiciaires données à cette interpellation
03:26et ce placement en garde à vue.
03:27Merci beaucoup, Célia.
03:29Axel Rondre, il y a tout en fait.
03:32Couteau, d'origine comorienne, tentative d'agression dans une église.
03:37Sur une personne vulnérable, une femme encore ?
03:39Sur une personne vulnérable, une femme.
03:41On est dans le quotidien aujourd'hui en 2026.
03:44Combien de faits de la sorte avons-nous commenté ensemble sur ce plateau ?
03:48Tellement, tellement et c'est toujours effectivement la même chose.
03:53Vous avez des individus qui sont désinhibés par cette violence et en tous les cas qui arrivent à sortir des couteaux,
04:00qui ont toujours des couteaux sur eux pour essayer de poignarder d'autres personnes.
04:06C'est quelque chose qui est un phénomène extrêmement inquiétant.
04:10Et encore une fois, les services de police vont faire des contrôles.
04:14Mais vous savez, quand on fait des contrôles d'identité, quand on fait des palpations de sécurité justement pour retirer tous ces couteaux, toutes ces armes,
04:22on va décrier ces contrôles.
04:24On va dire que les policiers, ils visent toujours les mêmes personnes.
04:27Ils visent finalement des zones, des secteurs.
04:31Et ils vont pousser en gros à la faute certaines personnes.
04:35Vous voyez, il y a certains hommes et femmes politiques qui pensent cela de la police nationale.
04:40Et ça, ce n'est pas possible parce qu'on voit bien que notre société est extrêmement violente et que des individus portent des armes sur eux.
04:49Ils n'ont absolument pas peur au final de tous les plans qui sont mis en place sur le plan anti-couteau et je ne sais trop quoi.
04:57En tous les cas, on voit que ça ne fonctionne pas puisque ces individus sont toujours avec des couteaux et n'hésitent pas à les utiliser.
05:04puisque vos différents journaux et émissions le démontrent.
05:10Chaque jour, il y a des attaques au couteau.
05:13Chaque jour, il y a des gens qui se font poignarder.
05:16Et ça devient extrêmement inquiétant pour notre pays.
05:19En tous les cas, nous, policiers, on ne cesse de le dénoncer parce qu'on constate sur la voie publique cette dégradation qui ne fait qu'empirer.
05:30Vincent, je fais tourner la parole. Vincent.
05:32Oui, il y a quelques années maintenant, quelques mois, en tous les cas, le ministre de la Justice nous disait que les Français avaient un sentiment d'insécurité.
05:41Hier, je crois, ou avant-hier, le chef de l'État nous a dit à peu près sur tous les sujets, en tous les cas sur son bilan, c'est chouette.
05:50On va en parler justement.
05:51L'attaque, donc il y a maintenant quasiment tous les jours un individu qui sort un couteau, c'est quasiment tous les jours,
05:59quand ce n'est pas un enfant ou un ado, pour poignarder.
06:02Bon, voilà, c'est devenu le lot commun de la société française.
06:07Et le président de la République n'en tire strictement aucune conclusion.
06:11Sécurité, zéro.
06:12Politique migratoire, zéro.
06:14Et il faudrait quasiment le féliciter.
06:17Puis, remarquez, il n'y a pas besoin, puisqu'il se félicite lui-même.
06:20On va écouter cette petite séquence chez nos confrères de Brut.
06:24Amine.
06:25Vous savez, sur cette question, moi, je rejoins totalement l'avis de Vincent Roy.
06:32Vous précisez une chose, c'est qu'ici, l'individu est en situation régulière.
06:37Il est de nationalité comorienne.
06:38Nous rencontrons d'ailleurs à Mayotte un certain nombre de difficultés avec la pression migratoire illégale.
06:44Ici, l'individu est en situation régulière.
06:48C'est aussi l'occasion, à travers cette agression, de réfléchir à la manière de réguler cette pression migratoire.
06:55Lorsque vous avez un individu en situation régulière qui représente une menace pour l'ordre public,
07:00eh bien, il faut également envisager les modalités de retrait du droit au séjour.
07:05Et ces modalités de retrait relèvent d'un système administratif tellement complexe
07:11que le politique, aujourd'hui, a seulement mis son regard sur la question des OQTF.
07:16N'oublions pas qu'à côté des OQTF, il y a des individus en situation légale
07:20et qui sont aussi susceptibles de représenter une menace pour l'ordre public.
07:25Célia.
07:25Et puis, là, on est en période aussi à la veille des démunicipales.
07:30Bien sûr.
07:31Donc, ce sujet du port de l'arme blanche et aussi de la sécurité de nos églises,
07:37des lieux de culte est à revoir, à réfléchir.
07:41En tout cas, ça fera partie des débats et sûrement des programmes des candidats aux élections municipales.
07:46Karima, je ne vous ai pas donné la parole. Pardonnez-moi.
07:48Non, mais j'écoutais mes collègues. C'est tout à fait ça.
07:51Vous savez, on parle beaucoup avec la situation économique, du déclassement économique en France.
07:57On se pose ces questions-là.
07:59On n'en parle pas, Laura, dans cette émission.
08:00Oui, mais moi, je pense qu'il y a cette urgence et ce déclassement sécuritaire de la France
08:05parce que ce ne sont plus des cas isolés jour après jour, semaine après semaine.
08:10Les chiffres aussi du ministère de l'Intérieur sur cette explosion de ces tentatives d'homicide.
08:16et j'ai l'impression qu'il y a quand même une large partie.
08:19Malheureusement, il y a beaucoup, beaucoup de politiques, quand on regarde les réactions,
08:22qui sont dans une forme de déni ou à tout le moins qui essaient d'amoindrir un peu le reflet de cette situation
08:29en disant que tout est sous contrôle, que c'est même de l'instrumentalisation politique de parler de ces choses-là,
08:34comme si c'était finalement une forme... c'est une façon d'acter l'impuissance.
08:39Vous voyez, vous détournez le regard, vous faites une inversion accusatoire,
08:43c'est-à-dire ceux qui décident de parler de cette situation, de cette criminalité, de cette insécurité,
08:50seraient finalement le problème plutôt que de simplement s'attaquer aux solutions.
08:55C'est ça le véritable enjeu.
08:56Oui, alors, il était sans doute, il était comorien, il était sans doute violent déjà dans son propre pays.
09:02Il n'a pas connu des services de police, il est déjà en France, il avait déjà fait...
09:06On peut l'imaginer, il arrive en France, il est à nouveau violent, on vient d'entendre l'accent merveilleux du Canada,
09:13et là-bas il y a une expression qui est très bien, ils disent qu'ils ont changé le diable de place.
09:17Eh bien c'est exactement ce qui vient de se passer.
09:19Allez, un témoignage tout de suite, vous allez voir, c'est le témoignage de la maman de Théo dont on a beaucoup parlé.
09:24Vous vous souvenez Théo, cette étudiant de 19 ans, c'est ce que j'ai dit.
09:28Théo, effectivement, agressé il y a une semaine à Lyon par cinq jeunes et tous mineurs.
09:32Sa maman était intervenue hier sur Europe 1.
09:35Vous parliez d'Emmanuel Macron, on écoutera Emmanuel Macron, où évidemment il nous dit que tout est chouette.
09:40Mais écoutez ce que dit la maman de Théo, c'était dans l'émission d'Eliott Deval.
09:46Un jour, on m'a posé mon enfant sur le ventre et je me suis promis de le protéger jusqu'à sa mort.
09:51Et je ne pensais pas, vous voyez, on a eu un enterrement familial hier, et on a eu cette cérémonie difficile.
09:56Et là, en fait, mon fils, pendant tout l'enterrement de son cousin, m'a dit, maman, ça devrait être moi, là.
10:01Et je suis là.
10:03Voilà la réponse de mon fils de 19 ans.
10:05Et après, il allait sur la radio et il a eu le courage de dire, il ne faut pas de haine.
10:09Il ne faut pas de haine, donc ce n'est pas un fait divers.
10:12Je suis brisée, on est brisés.
10:14Monsieur Macron, c'est une honte, c'est une honte, votre réponse.
10:18J'attends un appel et des excuses.
10:20Voilà, donc le tacle de la maman de Théo.
10:23Alors, vous faisiez référence à la déclaration d'Emmanuel Macron.
10:26Vous la demandez, on vous la propose, mon cher Vincent Roy.
10:29Elle est comme ça, cette émission, regardez.
10:31C'est un must, hein.
10:34Il ne reste plus d'un an.
10:35Mais ce que je veux dire, c'est que c'est chouette, c'est la vie.
10:41Et donc, ce que veut dire cette expression, c'est qu'on a quand même traversé de drôles de périodes.
10:47Les gilets jaunes, le Covid, la pandémie, la guerre en Ukraine, les troubles géopolitiques, l'albre et l'angle, l'inflation.
10:55Et j'en passe, donc oui, on en a traversé.
10:58Mais enfin, à la fin, on a quand même bien tenu, quoi.
11:01Alors, on a bien tenu.
11:03Non mais il faut comprendre, c'est quand même absolument terrible.
11:06Mais vous entendez, vous voyez pourquoi je vous mets le parallèle avec la maman de Théo ?
11:09Bien entendu, parce qu'à ce niveau de contentement de soi, ça ressort, à mon sens, quand même un peu...
11:17Alors, d'abord de l'inconscient, parce qu'on ne peut pas imaginer qu'il en soit autrement.
11:23Et puis, de la pathologie, on ne peut pas...
11:25Alors, que comprendre ?
11:27Le Covid, c'est chouette, c'est la vie.
11:30La dette, c'est chouette, c'est la vie.
11:33L'insécurité, c'est chouette, c'est la vie.
11:35La politique migratoire, c'est chouette, c'est la vie.
11:37On a quand même fait ce qu'il fallait, dit-il.
11:40On a quand même tenu.
11:41On a tenu quoi ? On n'a rien tenu.
11:43Ce qui m'a interpellé, c'est peut-être maintenant, dit-il.
11:45C'est peut-être maintenant.
11:46C'est-à-dire que maintenant, sur la dernière année, on va rattraper toutes les erreurs commises.
11:51La dette, c'est chouette, c'est la vie.
11:53Mais enfin, écoutez, quand on est président de la République, on a la responsabilité d'un pays
11:59et, partant, la responsabilité d'un peuple.
12:02D'abord, on l'écoute.
12:04Et deuxièmement, on évite de s'en moquer.
12:06On a un peu de respect pour le peuple dont on est censé être à la tête.
12:10Pour nourrir notre débat, Célia Barotte, qui était avec nous, nous a préparé quelques
12:15petits chiffres pour parler du bilan d'Emmanuel Macron.
12:19Et ça va étayer vos commentaires et vos analyses.
12:22Regardez un peu, par exemple, sur les refus de tempérer.
12:25En 2017, peut-être.
12:26On a quelques chiffres à vous donner.
12:28Regardez, en 2017, on était à 26 000.
12:31On est monté à 28 200 en 2025.
12:35On continue la série.
12:37C'est chouette, c'est la vie.
12:38C'est chouette, c'est la vie.
12:39Et ce sera peut-être la petite phrase du...
12:42Enfin, on la commande depuis hier, mais on est allé un petit peu plus loin.
12:44Sur les victimes de tentatives d'homicide.
12:47Axel Ronde, regardez bien.
12:48Je pense que vous allez nous confirmer tout cela.
12:49Alors, victimes de tentatives d'homicide, vous ne l'avez pas...
12:53Mais alors, je vais vous donner les chiffres.
12:55En 2017, on était à 2284.
12:57On est à 4501 en 2025.
13:01On peut continuer encore, par exemple, sur les victimes de violences physiques hors cadre familial.
13:07On est à 171 900 en 2017.
13:13Et en 2025, on est à 216 100.
13:16Je vais peut-être arrêter là.
13:17Si on peut peut-être rajouter sur les victimes de violences sexuelles.
13:20Est-ce qu'on a le chiffre également qui s'affiche ?
13:22En 2017, on était à 57 000.
13:24On est à 132 300 en 2025.
13:28Donc, c'était bien, c'était chouette, Axel Ronde ?
13:31Non, ce n'est pas chouette.
13:32En tous les cas, sur le bilan sécuritaire, c'est extrêmement inquiétant.
13:36Et on voit, les chiffres ne font qu'exploser.
13:39Et de toute façon, c'est ce que nous constatons sur la voie publique.
13:41Si on vient sur les différents médias parler de cela, nous, syndicalistes policiers,
13:46c'est pour faire prendre conscience aux hommes et aux femmes politiques,
13:51déjà, qu'il y a une urgence, une urgence à réformer la police et la justice,
13:58à nous donner des moyens supplémentaires.
13:59Parce qu'on le sait très bien, si...
14:01Vous savez, l'ordonnance, par exemple, de 1945, elle n'a plus lieu d'être.
14:04Aujourd'hui, elle était censée protéger les mineurs.
14:07Aujourd'hui, elle ne protège plus les mineurs.
14:09Vous avez des mineurs qui sont dans la délinquance extrême
14:12et qu'on n'apporte aucune solution pour les réhabiliter,
14:16pour les remettre dans le droit chemin.
14:19Ces jeunes de 13, 14 ans, on peut encore les récupérer.
14:22Ce n'est pas normal qu'on les laisse, finalement, s'installer dans cette délinquance.
14:27Et ils sont de plus en plus violents.
14:30Vous avez des gamins de 12 ans qui sont quasiment tueurs à gages.
14:32Vous imaginez, à un moment donné, il va falloir que cette ordance de 1945
14:37qui a vécu, qui était bien à l'époque pour séparer les mineurs et les majeurs,
14:43c'était ça, en fait, et qu'on ne voulait pas reproduire
14:46ce qu'avaient fait les nazis, par exemple, en France.
14:48Mais au-delà de ça, il faut, aujourd'hui, pouvoir mettre des mineurs
14:53dans des structures réellement fermées, dans des centres d'éducation fermés
14:58avec un esprit militaire à l'intérieur pour les réhabiliter, pour les rééduquer.
15:02Et on nous dit que c'est des enfants qui sont souvent déracinés,
15:05qui n'ont pas soit de père ou soit qui ont des difficultés, en tous les cas,
15:09dans l'éducation.
15:10Eh bien, c'est à nous, maintenant, l'État, de prendre en charge ces gamins
15:14pour éviter qu'ils continuent à faire ces méfaits dans la rue.
15:17Amine, il est dans le déni, Emmanuel Macron,
15:20quand on voit le bilan rapide sur ces différents chiffres qu'on a pu découvrir.
15:25Mais il y a pire qu'un déni, il y a un sentiment d'injustice,
15:29le sentiment de ne pas être écouté.
15:31Écoutez la mère de Théo.
15:32Qui vous dit, au micro d'Eliott Deval sur Europe 1,
15:36« Je ne suis pas un fait divers. Mon fils n'est pas un fait divers. »
15:40Combien de Français, aujourd'hui, ont ce sentiment de ne pas être écoutés ?
15:44Et moi, je refuse, aujourd'hui, de vivre dans un pays
15:47où des Français, conscients du manque de moyens sidérants
15:51dans la police et dans la gendarmerie,
15:54conscients du fait que la justice n'ira pas au bout
15:56parce qu'il manque cruellement de greffiers, de magistrats,
16:00d'assistants de justice.
16:01Eh bien, vous avez aujourd'hui des Français qui n'appellent plus la police
16:04et qui se sont résignés, se sont convaincus à l'idée que rien ne changera.
16:10Et pire que tout, des Français aujourd'hui qui pensent encore
16:13qu'on vote pour des gens qui n'ont plus le pouvoir.
16:15Carrément.
16:16Moi, je suis bouleversée et en même temps,
16:19je salue le courage de toutes ces mères,
16:22ces mères qui prennent la parole.
16:24Et toutes les familles de victimes qui prennent la parole aujourd'hui.
16:28Oui, tout à fait.
16:28Ce qui n'était pas le cas à certaines époques.
16:30C'est souvent des femmes, oui.
16:30Oui, mais combien de mères éplorées,
16:34on va devoir encore entendre pour que les choses changent,
16:38pour qu'on prenne la mesure, justement,
16:40le vertige de ce qui est en train de se produire.
16:42Et ce fameux déclassement sécuritaire dont je vous parlais tout à l'heure,
16:48je pense qu'on arrive quand même...
16:50En fait, ça a dépassé peut-être même l'imagination.
16:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est en train de parler
16:56d'actes absolument barbares qui se passent sur le territoire.
17:02On est dans une violence.
17:03Non seulement on est témoin de cette violence au quotidien,
17:07mais cette violence s'enfonce de plus en plus loin,
17:09de plus en plus dans une forme de sauvagerie pour certains actes.
17:13Et on le voit, ça touche tous les âges maintenant.
17:16Ça touche des enfants, ça touche des jeunes, des adolescents,
17:20ça touche des non-agénaires qui se font...
17:23Certaines non-agénaires, on a vu, qui se sont fait violer.
17:26Donc, vraiment, ce n'est pas quelque chose d'anodin.
17:31Et je me dis, la France qui est tellement grande,
17:33qui a tellement tout pour faire des changements,
17:36comment se fait-il qu'on reste comme ça
17:38et qu'on entende aussi...
17:39D'ailleurs, le président de la République,
17:40peut-être qu'il a sorti cette phrase un peu comme ça,
17:42mais de dire, c'est chouette, c'est la vie,
17:44je me mets dans la peau.
17:46Et puis, je ne peux même pas me mettre dans la peau de ces mères,
17:49mais je veux dire, vous entendez ça,
17:50vous avez l'impression d'être dans une véritable déconnexion
17:52avec ce que vivent beaucoup de Français sur le terrain.
17:54Axel, vous parliez des jeunes, justement.
17:57On a un sondage, CNews Europe 1, journal du dimanche.
18:01On vous a posé la question, d'après vous,
18:03les parents sont-ils responsables ou pas des crimes commis par leurs enfants mineurs ?
18:07Regardez la réponse.
18:08De toute façon, les parents sont responsables des enfants.
18:11Les enfants ne sont pas responsables.
18:12Enfin, c'est vrai.
18:13On sent qu'il y a un consensus des Français, en tous les cas, sur cette thématique.
18:18On peut peut-être voir, Margot Nodin, qui prépare cette émission à mes côtés,
18:22va peut-être nous mettre la répartition sur les couleurs politiques, peut-être.
18:26Est-ce qu'on l'a ?
18:27Je pense que même à gauche, ils sont, je crois, 72% à penser que les parents sont responsables.
18:34Et voilà, c'est ça, 72%, 84% en majorité présidentielle, à droite, 89%,
18:39RN et Reconquête à 90%.
18:42Voilà.
18:42Mais c'est quelque chose de bon sens, c'est de la logique, effectivement.
18:47Les parents sont censés et sont responsables de leurs enfants.
18:51Ils doivent savoir ce que font leurs enfants, à minima,
18:53quand ils ne sont pas rentrés, par exemple, le soir, après 19h.
18:57Mais au-delà de ça, qu'est-ce qui se passe aussi dans cette société ?
19:00On a culpabilisé les parents aussi, en disant que finalement,
19:05ce n'est pas bien de frustrer des enfants.
19:09Ce n'est pas bien de parler un petit peu fort sur les enfants.
19:12Donc, on a affaire à des familles qui ne savent plus comment faire.
19:16Il n'y a pas vraiment de mode d'emploi.
19:18Mais en plus, on va critiquer les parents, l'action des parents.
19:21Et on voit finalement que le taux de natalité dans notre pays baisse,
19:24peut-être parce que finalement, les Français ont peut-être peur aussi maintenant
19:28de faire des enfants parce qu'ils ne savent plus comment on va les gérer.
19:33Et au-delà de ça, il faut qu'on puisse maintenant mettre réellement des règles,
19:38en tous les cas que la justice ait les moyens,
19:40avec par exemple la protection judiciaire de la jeunesse.
19:43On voit bien qu'elle est complètement sinistrée.
19:46Elle est censée justement s'occuper d'enfants qui sont en difficulté
19:50pour pouvoir leur proposer des solutions,
19:52pour qu'ils soient suivis et qu'ils évitent de passer à l'acte.
19:56Mais c'est, encore une fois, le parent pauvre de la justice
19:59qui est déjà le parent pauvre de l'État.
20:01Donc la justice, elle-même, est complètement sinistrée.
20:04Vincent.
20:04Non mais depuis la...
20:05Si vous voulez, grosso modo, pour résumer ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays,
20:08depuis la déconstruction généralisée de 1968,
20:14je pense à des gens comme Bourdieu,
20:15je pense à vraiment ce qu'on a appelé les déconstructeurs.
20:18Vous ajoutez à cela un manque patent de courage politique.
20:22C'est-à-dire que l'autorité a été sapée et jamais rattrapée.
20:25Vous mêlez tout cela à une politique migratoire déferlante
20:30et vous avez le résultat que vous avez aujourd'hui.
20:32C'est tout.
20:33C'est tout.
20:33Mais droite et gauche confondus.
20:35Quand je parle de manque de courage politique,
20:36je n'attaque pas, je ne pointe pas la gauche.
20:39Je pointe les différents gouvernements qui se sont succédés
20:42et qui ont montré à la fois une impérissie et ce manque de courage.
20:46Et aujourd'hui, on est là presque étonné en disant
20:48mais qu'est-ce qui se passe dans notre pays ?
20:50Et il se passe exactement ce qui devait se passer
20:54avec le type de politique et ce laxisme généralisé
20:58dont aujourd'hui nous sommes hélas les témoins.
21:00Et on verra comment ça va se traduire dans les urnes
21:03pour les prochaines municipales, si les choses vont changer ou pas.
21:06Français, encore un effort si vous voulez être républicain.
21:08Et on verra ça.
21:09Ce sera le premier test.
21:10Amine.
21:10Vous avez raison d'ailleurs de théoriser cette crise de l'autorité
21:13dont parlait Anna Arendt.
21:16Mais au-delà de cette crise de l'autorité,
21:19n'attendons pas tout de la police et de la justice.
21:23L'État doit aussi être capable de réarmer
21:26et de responsabiliser les parents démissionnaires.
21:29Comment ?
21:30Un, par l'école.
21:32Parce que notre éducation aujourd'hui,
21:34l'éducation nationale est un échec total.
21:36L'autre jour, c'était un enfant de 7 ans
21:37qui se baladait à l'école avec un couteau.
21:39L'autre jour, c'était un enfant de 16 ans
21:42qui poignardait sa maîtresse d'école avec un couteau.
21:45Enfin, vous voyez qu'aujourd'hui,
21:47la première dépense publique du pays...
21:4814 ans, il y avait.
21:4914 ans.
21:50La première dépense publique du pays, aujourd'hui,
21:54va dans l'éducation et c'est, une fois de plus, un échec.
21:57Et la deuxième chose, c'est qu'il faut couper le robinet.
22:00Parce qu'à un moment donné,
22:02nous ne pouvons pas continuer à vivre dans une société
22:04où la solidarité serait illimitée,
22:07où on ne pourrait pas suspendre le versement...
22:09Vous allez voir le sujet après la pause pub.
22:11Ça va vous faire réagir.
22:12Vous allez voir.
22:12J'ai un, Thierry.
22:13Vous allez voir.
22:13Notamment sur la question des solidarités,
22:16en particulier les bourses scolaires
22:18et les allocations familiales.
22:20On pourrait quand même frapper
22:22les parents démissionnaires au portefeuille
22:24le temps qu'ils reprennent leur responsabilité parentale.
22:27C'est aussi une façon de décharger la police
22:30puisque désormais, quand on appelle le 17,
22:32la police fait plus le travail de l'assistant social
22:35que le travail du service public,
22:38de l'accompagnement et de la responsabilité des parents.
22:40Vous savez quoi ?
22:41Vous avez pris le temps de parole de Karima
22:42et je vous donnerai la parole en priorité...
22:44Je vais me reprendre tout à l'heure.
22:45Vous allez vous reprendre
22:46et je vous donne la parole juste après la pause pub.
22:48On se retrouve dans quelques instants
22:49et vous allez voir.
22:51Vous savez, le ministère de l'Intérieur
22:52a publié il y a quelques jours
22:53les chiffres de l'immigration de 2025.
22:55Et là, il y a une décision du Conseil d'État
22:59qui va, à mon avis, vous interpeller.
23:03Mais je ne vous en dis pas plus.
23:03On n'a jamais déçu.
23:04Voilà, mais on en parlera dans quelques instants
23:06le temps d'une pause pub
23:07et je commencerai avec vous, cher Karima.
23:08Je m'y engage.
23:09A tout de suite.
23:10Je ne suis plus de nous.
23:13Merci de nous accueillir.
23:14C'est déjà la deuxième partie
23:15de ce Midi News de votre samedi.
23:18On poursuit nos débats
23:19et on va évoquer un sujet
23:20qui va faire réagir nos invités du jour.
23:23J'en suis intimement persuadé.
23:24C'est cette nouvelle décision du Conseil d'État
23:26qui va et qui peut interpeller,
23:29au moins que l'on puisse dire,
23:30alors que le ministère de l'Intérieur
23:33a publié il y a quelques jours,
23:34on les a commentés d'ailleurs,
23:35les chiffres de l'immigration en 2025.
23:38Et vous le savez,
23:38ces chiffres explosent,
23:40pour ne pas dire davantage.
23:41Eh bien, la plus haute juridiction française
23:44décide d'élargir l'accès aux soins gratuits
23:46aux réfugiés.
23:47C'est Mathilde Ibanez
23:48qui nous explique tout ça.
23:50Et ensuite, on ouvre le débat.
23:51C'est une décision du Conseil d'État
23:55qui s'étend désormais aux réfugiés
23:57déjà reconnus en Europe,
23:59l'accès à l'obtention d'un titre de séjour
24:01pour soins en France.
24:03Une jurisprudence qui suscite des inquiétudes.
24:06Paradoxalement,
24:07le Conseil d'État demande aux autorités françaises
24:08de tenir compte du système de santé grec,
24:10mais il ne leur demande pas
24:11de s'intéresser au système de santé français
24:13qui est déjà largement saturé.
24:14Mais pour que le demandeur soit accueilli,
24:17il ne doit pas exister d'offre de soins
24:19équivalente dans son pays d'origine.
24:21C'est l'extension sans fin
24:23d'un principe d'accès aux soins gratuits
24:24qui est déjà une exception en Europe.
24:26Entre 2017 et 2022,
24:28sur plus de 181 000 demandes déposées,
24:31167 655 avis ont été transmis au préfet.
24:35Un taux moyen d'avis favorable
24:37de plus de 57%
24:39selon l'Office français de l'immigration
24:41et de l'intégration.
24:42Le problème, ce n'est pas le nombre,
24:44mais c'est le coût global des soins
24:45et l'impact sur la soutenabilité
24:47d'un système de santé déjà en tension.
24:49Un coût difficile à évaluer,
24:51car contrairement à l'aide médicale d'État
24:53destinée aux migrants sans papier,
24:55le dispositif des titres de séjour pour soins
24:58ne fait pas l'objet d'une ligne budgétaire distincte
25:01au sein de la sécurité sociale.
25:04Voilà, vive la France, il n'y a pas de souci.
25:07Vous avez des gens comme Eric Wörth
25:08qui vous disent que l'immigration ne coûte rien.
25:11Non, ce qu'il faut bien comprendre,
25:13et je pense que ceux qui nous écoutent
25:15doivent avoir déjà imaginé cela,
25:17mais c'est bon de le rappeler,
25:19vous avez des Français
25:20qui vont élire des députés
25:23lesquels vont voter des lois.
25:26Et vous avez derrière des juges
25:29non élus, non élus,
25:32qui vont faire respecter,
25:34sans doute,
25:35une directive européenne,
25:37puisqu'il y a primauté du droit européen
25:38sur le droit français,
25:39c'est-à-dire encore une fois,
25:41des gens non élus
25:42qui vont voter des textes
25:45que désapprouvent les Français.
25:47Et ensuite,
25:48et ensuite,
25:49on a un mot à la bouche,
25:50et notamment les politiques,
25:52ils n'ont qu'un mot à la bouche,
25:53c'est démocratie.
25:54Vous appelez ça véritablement la démocratie, vous ?
25:56Lorsque des lois ne sont pas approuvées
25:59par le peuple
26:00et que ces textes
26:02sont appliqués
26:05parce que des gens non élus
26:08en ont décidé.
26:09Est-ce que vous appelez ça
26:10véritablement la démocratie ?
26:12Je crois que
26:12si les Français
26:13en ont vraiment marre,
26:15eh bien,
26:15on attendra 2027
26:17pour savoir exactement
26:18ce qu'ils pensent.
26:19Karima ?
26:20Moi, je trouve,
26:21le message qu'on envoie,
26:22c'est de dire finalement
26:23que la France,
26:23c'est un peu l'hôpital
26:24ouverte au monde entier.
26:26C'est un peu ça l'idée.
26:27sur le principe,
26:29bon, ça peut être bien joli tout ça,
26:31mais on s'entend
26:32que c'est absolument,
26:33mais absolument non viable
26:35financièrement,
26:37économiquement,
26:37à moyen et long terme.
26:39Et juste peut-être rappeler une chose,
26:41c'est pas d'être insensible,
26:43de ne pas avoir de coeur
26:43ou quoi que ce soit
26:44parce que souvent,
26:44c'est le procès qu'on fait
26:45pour les personnes
26:47qui vont critiquer
26:48ce genre de dispositifs.
26:50La France, l'Europe,
26:52la France particulièrement
26:53est absolument généreuse
26:55dans ses aides,
26:56dans toutes les mesures
26:57qu'elle offre
26:58autant pour ses citoyens
27:00que pour les étrangers.
27:01Il existe déjà
27:02l'aide médicale d'État.
27:03Il y a déjà
27:04l'aide médicale d'urgence.
27:05Donc là,
27:06ce qu'on vient faire,
27:07c'est élargir encore plus
27:08et de dire finalement,
27:09bien, peu importe,
27:10c'est ouvert,
27:12comme on dit.
27:13Et donc,
27:13il y a quand même
27:14ce problème.
27:14Je trouve qu'il y a
27:15encore une fois
27:16une forme d'inconscience.
27:18On est sur une espèce
27:18de principe,
27:20un appel d'air.
27:21C'est un dévoiement
27:22parce que c'était fait
27:23aussi pour l'exception,
27:25c'est-à-dire qu'on aide,
27:26évidemment,
27:27c'est un principe généreux,
27:28mais dans ce cas-ci,
27:29de dire,
27:30bien, la France
27:30est l'hôpital du monde,
27:31venez,
27:33on va voir à quel point
27:34finalement on est
27:34dans cette pente
27:35qui n'en finit plus
27:36avec toutes les conséquences
27:37que ça peut avoir
27:38d'un point de vue économique,
27:40mais aussi
27:40sur la perception
27:41des Français
27:41qui se disent,
27:42mais finalement,
27:43ce que l'on souhaite,
27:45ce pour quoi on vote,
27:46pourquoi ce n'est pas respecté
27:48et ça finit justement
27:49au Conseil d'État.
27:50On a l'impression
27:51d'être un peu pris
27:53de cette souveraineté populaire
27:55et un peu enlevée finalement.
27:56Bien sûr.
27:57Amine,
27:57ne croyez pas
27:58que je ne veux pas
27:58vous donner la parole,
27:59mais on va enchaîner
28:00avec le prochain sujet
28:02parce que,
28:02vous allez voir,
28:03on est à peu près
28:03dans la même thématique.
28:04Donc,
28:05je vois qu'on avance
28:05un petit peu.
28:06C'est 60 %
28:07des personnes
28:08qui occupent
28:09des places d'hébergement
28:10d'urgence
28:10qui sont des sans-papiers.
28:13Vous voyez,
28:14on est quasiment
28:15dans la même thématique.
28:16C'est ce qu'a déclaré
28:17sur notre antenne
28:18cette semaine,
28:19Vincent Jambroin,
28:19que vous connaissez,
28:20le ministre du Logement
28:20de la Ville.
28:21On voit tout ça
28:22avec Sharon Camara
28:22et je vous donne
28:23la parole,
28:23je m'y engage.
28:27Près de 300 000 places
28:28disponibles
28:29dans les centres
28:30d'hébergement en France.
28:32200 000 réservées
28:33à l'hébergement d'urgence
28:34et 120 000
28:35pour les demandeurs d'asile.
28:37Pourtant,
28:37chaque jour,
28:3861 %
28:39des demandes d'hébergement
28:40restent non pourvues.
28:42Selon le ministre
28:43de la Ville
28:43et du Logement,
28:44cette situation
28:45est en partie
28:46due au manque
28:47de contrôle
28:47de l'identité
28:48des personnes
28:48prises en charge
28:49qui conduit
28:50à une présence
28:51importante
28:51de personnes
28:52en situation irrégulière.
28:54Le sujet,
28:55bien souvent,
28:55c'est qu'on est
28:56des personnes
28:56qui sont à la rue
28:57et comme elles sont
28:57à la rue ensuite,
28:59elles vont intégrer,
29:00par exemple,
29:00quand il y a eu
29:01le plan grand froid
29:02avec la neige,
29:03l'hébergement d'urgence
29:04et là,
29:05vous avez sur
29:06près de 203 000 places
29:08ouvertes pour l'hébergement
29:09d'urgence,
29:10plus de 60 %
29:11des personnes
29:12qui sont souvent
29:13sans droit ni titre.
29:14Selon l'Observatoire
29:15des Inégalités,
29:16plus de 80 %
29:18des personnes
29:18qui dorment
29:19ou vivent
29:19dans des centres
29:20d'hébergement
29:20sont des étrangers.
29:22Ces lieux d'accueil
29:23reçoivent principalement
29:24des personnes
29:25n'ayant pas le droit
29:25de travailler,
29:26aussi des chômeurs
29:27et des salariés
29:28et plus rarement
29:29des retraités.
29:31Le ministre
29:31recommande
29:32un contrôle
29:32d'identité
29:33systématique
29:34dans les centres
29:35d'hébergement
29:35d'urgence
29:36afin de permettre
29:37une meilleure prise
29:38en charge
29:38des personnes
29:39dans le besoin.
29:41Ça aussi,
29:42ce genre
29:42de décision,
29:44ce genre
29:44de faits,
29:46ça rend dingue
29:46les Français.
29:47Nous payons
29:48aujourd'hui
29:4830 ans
29:49de renoncement,
29:4930 ans
29:50de lâcheté politique.
29:52Aujourd'hui,
29:53un étranger
29:53en situation
29:54irrégulière,
29:55placé sous OQTF
29:56avec l'obligation
29:58de quitter
29:58le territoire français,
29:59peut faire condamner
30:00l'État
30:00devant le juge
30:01administratif
30:02au nom du droit
30:03à l'hébergement
30:03opposable,
30:04qui est le corollaire
30:05de la loi Dallot,
30:06qui est le droit
30:06au logement opposable.
30:08Et ça,
30:08c'est inacceptable
30:09parce que chaque jour,
30:09l'État est condamné
30:10à verser des astreintes
30:12à un fond national
30:13parce que l'État
30:13n'a pas les moyens
30:15autosuffisants
30:16d'héberger
30:17l'immigration
30:18incontrôlée.
30:19Et tout cela,
30:20d'ailleurs,
30:21démontre un système
30:22qui s'auto-perpétue.
30:24Vous avez aujourd'hui
30:24des étrangers,
30:26notamment les déboutés
30:27du droit d'asile
30:27qui,
30:28une fois sortis
30:29des centres
30:30d'accès
30:31pour demandeurs d'asile,
30:33les CADA,
30:33se retrouvent
30:34dans le dispositif
30:35d'hébergement d'urgence
30:36de droit commun.
30:37Bref,
30:38tout cela coûte
30:38des milliards d'euros
30:40avec l'argent des Français
30:41couplé
30:42avec le sujet
30:43précédent,
30:45notamment le droit
30:45à l'aide médicale
30:46d'État
30:47et l'élargissement
30:47de la catégorie
30:48de régularisation
30:49de l'immigration
30:50incontrôlée.
30:51On se retrouve
30:52avec un pays
30:52qui marche complètement
30:54sur la tête.
30:55Et donc,
30:55si nous payons tout cela...
30:56Non, pourtant,
30:56c'est chouette.
30:57Mais,
30:58vous avez raison
30:59de souligner...
30:59C'est chouette.
31:01Vous avez raison
31:01de souligner
31:02le déni d'Emmanuel Macron.
31:03Mais, vous savez,
31:04à force de ne pas avoir agi,
31:06ça fait 30 ans
31:06que nos politiques
31:07n'agissent pas,
31:08eh bien,
31:08à force de ne pas avoir agi,
31:10l'exception,
31:11l'exception telle
31:12que la ME,
31:13l'exception telle
31:13que le droit
31:14à l'hébergement
31:14est devenue la règle.
31:16Et donc,
31:16ce qu'il faut aujourd'hui,
31:17c'est casser la baraque
31:19pour mieux la reconstruire
31:20autrement demain.
31:21C'est ça que les Français
31:22attendent,
31:23c'est-à-dire
31:23un choc d'autorité.
31:24Le politique
31:25doit reprendre le pouvoir.
31:26Axel,
31:27je ne vous ai pas donné
31:27la parole sur ce sujet
31:28parce qu'il y a des choses
31:29à dire.
31:30Oui, tout à fait.
31:31Encore une fois,
31:33si le niveau de vie
31:34des Français
31:34était correct
31:36était bien,
31:37voilà,
31:38pourquoi pas ?
31:39C'est très humain
31:41tout ce qu'on pourrait proposer.
31:43Mais les Français
31:44n'arrivent pas
31:44à boucler
31:45leur fin de mois.
31:46On demande aux Français
31:47de travailler
31:48de plus en plus longtemps.
31:49On recule l'âge
31:50de la retraite.
31:51Mais tout ça,
31:51ça doit être financé.
31:53Et forcément,
31:54si on accueille
31:55énormément de monde,
31:57forcément,
31:58ça coûte de l'argent.
32:00Et c'est aux gens
32:01qui travaillent
32:02qui doivent payer cela.
32:04Quand on parle
32:05au niveau des soins,
32:06mais ça serait bien
32:07que quand on va
32:08chez le dentiste
32:09et on va changer,
32:10on va avoir
32:11un implant dentaire,
32:13ça coûte
32:13à peu près
32:141 000 euros.
32:15C'est quasiment
32:16pas remboursé.
32:17Il faut payer
32:18des mutuelles,
32:19il faut payer
32:19extrêmement cher
32:21tout cela.
32:22Et au final,
32:23qui c'est
32:24qui passe à la caisse,
32:25c'est encore
32:25les Français.
32:27Et vous avez,
32:28c'est bien beau
32:28que le Conseil d'État
32:30qui se bat
32:31sur une loi européenne
32:32sur les soins,
32:33c'est très humaniste
32:35de payer.
32:36Mais nous,
32:36on n'arrive pas
32:37à se payer
32:38nos propres soins.
32:39C'est ça le problème.
32:40Ce sont ceux
32:40qui nous regardent.
32:41Est-ce qu'on a le droit
32:41de dire une chose
32:44très simple ?
32:45C'est-à-dire
32:45est-ce que j'ai
32:46dans ce pays
32:47le droit de dire
32:48que lorsque je paie
32:49mes impôts,
32:51je ne souhaite pas
32:52que mes impôts
32:54puissent financer
32:56les soins psychiatriques
32:58d'étrangers
32:59qui viendraient
33:00sur mon territoire.
33:01Je peux être généreux,
33:02le problème n'est pas là,
33:03mais je ne vois pas
33:04en quoi je préférerais
33:05100 fois
33:05que mes impôts
33:07servent
33:08à des gens
33:08qui sont,
33:09à des Français
33:10qui sont en grande difficulté,
33:12à payer des retraites,
33:13à payer...
33:13C'est vrai qu'en fait,
33:14on est très généreux
33:16en France.
33:17Et d'autant qu'en plus,
33:20on sait l'état actuel
33:21de notre psychiatrie.
33:23On le connaît
33:24qui est le parent pauvre
33:25de la santé.
33:26Et voilà maintenant
33:27qu'on nous demande
33:28d'accueillir
33:29des étrangers
33:30pour des soins psychiatriques.
33:31Je pense que c'est le fait
33:32que ce soit
33:33une immigration
33:35qui est incontrôlée.
33:36Je pense que
33:36le discours que vous avez,
33:38j'ai l'impression
33:39que ça vous dérangerait moins
33:40si vous savez que,
33:41bon, chaque année,
33:43on accueille
33:43tant de personnes
33:44comme réfugiés,
33:45tant de personnes
33:46comme immigration économique
33:47et les gens bénéficient
33:49d'aide médicale
33:51ou quoi que ce soit.
33:52Je trouve que
33:53cette impression-ci,
33:53c'est de se dire finalement
33:54qu'il n'y a pas de règle,
33:57c'est ouvert à tout le monde,
33:58on ne sait pas ce qu'on
33:59et on sait que
34:00sur le moyen long terme,
34:02ce n'est juste pas viable
34:03économiquement
34:04sur le long terme.
34:04Donc, moi,
34:05je n'ai pas tant l'impression
34:06que c'est parce qu'on dit
34:07que c'est un étranger
34:08ou pas étranger.
34:09C'est plus parce que
34:10c'est complètement incontrôlé.
34:11Donc, quand vous voulez
34:12finalement aider tout le monde,
34:13vous n'aidez plus personne.
34:14Que la France
34:15soit une terre d'accueil,
34:17l'idée est très belle
34:17et il faut à toute force
34:19la maintenir.
34:20Mais on n'a pas non plus
34:21vocation,
34:22vieille phrase,
34:23à accueillir toute la misère
34:24du monde.
34:24Pour rebondir
34:26sur ce que vous disiez,
34:27le niveau de vie des Français,
34:28vous savez qu'il est
34:28en dessous de celui
34:30de la moyenne européenne,
34:31mon cher Axel.
34:33Le niveau de vie des Français
34:34est inférieur à celui
34:34des Irlandais,
34:35des Allemands
34:35ou encore des Belges
34:36selon les chiffres d'Eurostat
34:38en 2024,
34:38le PIB par habitant
34:40est inférieur en France
34:41par rapport à la moyenne européenne.
34:42Un sentiment de déclassement
34:43bien présent chez nous.
34:45Vous savez,
34:46il y a 30 ans,
34:47un gardien de la paix,
34:48comme moi,
34:49avait la capacité
34:50d'être propriétaire
34:51et d'avoir même
34:51une résidence secondaire.
34:53Aujourd'hui,
34:54être propriétaire,
34:54je vous dis,
34:55c'est extrêmement compliqué.
34:57Ou alors,
34:57vous habitez au fin fond
34:59de la France,
35:00là où ce n'est pas
35:00extrêmement cher.
35:01Donc,
35:02le niveau de vie
35:02a bien évidemment baissé.
35:04On le sait très bien,
35:05malgré les chiffres
35:06qu'on essaye de nous faire croire
35:08le contraire.
35:09On le voit au quotidien,
35:10on n'a plus d'argent,
35:12on a du mal
35:12à maintenir finalement
35:14un niveau de vie convenable.
35:17On survit,
35:18beaucoup de Français
35:18survivent au final.
35:20Et quand vous entendez
35:21qu'on doit soigner
35:22l'ensemble de la planète,
35:24au détriment finalement
35:26de notre niveau de vie.
35:27Encore une fois,
35:28on aurait de l'argent,
35:29les Français vivraient
35:30extrêmement bien.
35:31Oui,
35:31c'est normal d'être généreux
35:33après,
35:33bien évidemment.
35:34mais le problème,
35:35c'est qu'on est en train
35:36de s'appauvrir de plus en plus
35:37et on va devenir
35:38comme ces pays-là.
35:40Vous savez,
35:40je roule en...
35:41Et on va changer de sujet,
35:42on va parler de l'Iran
35:42dans quelques instants,
35:43mais moi,
35:44j'aime bien parler du quotidien,
35:45interroger les commerçants
35:46que je fréquente, etc.
35:47Moi, je roule en deux roues.
35:48J'étais...
35:49J'amenais mon scooter
35:50chez le garage
35:52où je l'ai acheté.
35:54Et il m'a dit,
35:54mais à une époque,
35:56on était trois à la mécanique.
35:58Et là,
35:59entre le prix de l'essence,
36:01le prix du carburant,
36:02le télétravail,
36:03et il me disait,
36:04mais à l'atelier,
36:05on était 7-8.
36:06Et c'est la raison
36:07pour laquelle,
36:07d'ailleurs,
36:08vous avez laissé votre scooter
36:09et que vous êtes reparti à vélo.
36:10Oui, c'est cela.
36:11C'est toute l'histoire
36:13qui nous prend.
36:15Je ne vous cache pas
36:16que cette histoire,
36:17moi, personnellement,
36:17me prend au tri.
36:18Mais non,
36:18mais c'est la réalité.
36:19Ça, je ne vous le cache pas.
36:20Allez,
36:22mais j'aime bien interroger,
36:23moi, les commerçants
36:24parce que ce sont eux
36:25qui parlent vrai
36:25et prendre la température
36:27et je trouve que c'est important.
36:28Exactement.
36:28Allez,
36:28on va changer de sujet pour terminer.
36:30On va parler de l'Iran
36:31et la transition
36:32est parfois difficile.
36:33Vous me la rendez difficile,
36:34vous savez,
36:35mon cher Vincent.
36:36On va accueillir Didier Idjadi
36:38qui est sociologue
36:39et réfugié politique iranien
36:40que j'invite très souvent
36:42sur ses plateaux.
36:43Merci, Didier,
36:44d'être avec nous.
36:45On va terminer l'émission
36:46avec vous, d'ailleurs.
36:47J'aimerais avoir votre avis
36:48sur la situation
36:49des négociations
36:50entre les États-Unis
36:50et l'Iran.
36:51Et j'avoue que l'Iran
36:53a multiplié les déclarations
36:54ce matin.
36:54D'abord,
36:54une première déclaration
36:55où l'Iran dit
36:56s'être mis d'accord
36:57avec Washington
36:58pour tenir bientôt
36:59une nouvelle session
37:00de Pourparler.
37:02Et puis,
37:02cette autre déclaration
37:03du ministre iranien
37:04des Affaires étrangères,
37:05l'Iran,
37:06visera des bases américaines
37:07dans la région
37:08si les États-Unis
37:09attaquaient son pays.
37:11Avant de vous faire agir,
37:11écoutez ce qu'a déclaré
37:13Donald Trump
37:13et puis j'aimerais avoir
37:14votre avis.
37:15On écoute Donald Trump.
37:17Nous avons eu
37:19de très bonnes discussions
37:20avec l'Iran.
37:21L'Iran semble vouloir
37:23absolument conclure un accord.
37:25Nous devons voir
37:26quel est l'accord.
37:26La dernière fois,
37:30ils ont peut-être décidé
37:31de ne pas le faire.
37:32Mais là,
37:32je pense que c'est différent.
37:34Nous verrons ce qu'il en est.
37:36Alors,
37:37Didier,
37:38il y a déjà dit
37:38qui croire ?
37:39On est toujours
37:40dans ces déclarations
37:41et on ne cesse
37:42de le commenter.
37:43On l'a déjà commenté
37:44le week-end dernier
37:45ensemble.
37:46Qui croire ?
37:47Quel est votre ressenti ?
37:49Oui,
37:50bonjour.
37:51Les propos optimistes.
37:53Mais est-ce que
37:53ce sont des propos réalistes ?
37:55Je ne pense pas.
37:56parce que,
37:58effectivement,
37:58les Américains
37:59ont évoqué,
38:01ont déclaré,
38:02il y a des conditions
38:03à remplir.
38:04Un,
38:05le nucléaire,
38:06c'est-à-dire
38:06l'enrichissement
38:07de l'uranion zéro.
38:10Deux,
38:10à rendre,
38:11effectivement,
38:11les 400 kg.
38:13Trois,
38:14la question,
38:15donc,
38:15des missiles.
38:17Quatre,
38:18c'est la problématique,
38:19effectivement,
38:19des réseaux terroristes
38:21au Moyen-Orient.
38:22Et donc,
38:23bien évidemment,
38:24par rapport
38:24à tous ces éléments-là,
38:26le régime iranien
38:27a commencé à dire
38:28que nous,
38:29nous allons en discuter,
38:31mais à une seule condition,
38:34seulement,
38:34seulement,
38:35le premier sujet
38:36qu'il faut aborder,
38:37c'est uniquement
38:38le nucléaire.
38:39Et d'ailleurs,
38:40donc,
38:40c'est-à-dire,
38:41il n'accepte pas,
38:43il a déjà dit,
38:44a répété également,
38:46des questions
38:46telles que
38:47les missiles,
38:48etc.,
38:49eh bien,
38:49il ne veut pas
38:50en discuter.
38:52Donc,
38:52aujourd'hui,
38:53on est au démarrage
38:55d'une nouvelle série
38:56de négociations.
38:58N'oublions pas,
38:59au mois de juin également,
39:00il y avait de la négociation
39:01qui n'a rien donné
39:03comme résultat,
39:04si vous voulez,
39:05là.
39:05Et aujourd'hui,
39:07hier,
39:07ils ont discuté,
39:09chacun est parti
39:09vers sa capitale
39:11pour discuter
39:12avec les décideurs,
39:14etc.,
39:15etc.,
39:15mais néanmoins,
39:17ce sont des éléments
39:18qui sont à émiter,
39:20c'est-à-dire,
39:20l'optimisme excessif,
39:22c'est véritablement
39:24à éviter.
39:25Le régime iranien,
39:27il est dans la manipulation
39:28par rapport
39:29à ce qui se passe,
39:31il cherche à gagner
39:32du temps,
39:33mais bon,
39:33bien évidemment,
39:34peut-être que les Américains,
39:35ils cherchent à gagner
39:36du temps,
39:37mais pour une autre raison,
39:39c'est-à-dire,
39:39encore,
39:40perfectionner davantage
39:42l'ensemble,
39:43effectivement,
39:43de l'arsenal militaire
39:45qui sont dans la région,
39:47mais également,
39:47le Golpe Persique,
39:48cela a donné également
39:50du temps nécessaire
39:51aux Israéliens
39:52de compléter
39:54leur système de défense
39:55et donc,
39:56aujourd'hui,
39:56on est dans un processus
40:00qui est effectivement
40:01le démarrage,
40:02mais attention,
40:03la naïveté
40:03qui peut être fatale.
40:05Didier,
40:05en deux mots,
40:06mais de manière très courte
40:07parce qu'on arrive
40:07au terme de cette émission,
40:09le moins qu'on puisse dire,
40:10c'est que les Molas
40:10sont toujours là,
40:11alors qu'il y a une semaine,
40:13vous espériez potentiellement
40:15des frappes
40:15des Américains,
40:16etc.,
40:16mais les Molas
40:17sont là et bien là
40:18et on pense
40:19à toutes les victimes
40:20qui sont la cause
40:24de cette révolte,
40:26qui ont tout fait,
40:27qui attendaient
40:27et qui espéraient
40:28quelque chose
40:29et finalement,
40:29il ne se passe rien.
40:30Oui,
40:32absolument.
40:32Le peuple iranien,
40:33il cherche à renverser
40:35le régime des Molas
40:36qui est un régime totalitaire
40:38islamiste,
40:39si vous voulez,
40:39là.
40:40Et donc,
40:40la liberté,
40:41la démocratie,
40:43mais également
40:44une gouvernance laïque
40:45qu'on cherche.
40:46Mais,
40:47effectivement,
40:48vous avez évoqué
40:49les massacres en Iran
40:50et c'est la nature
40:51de l'islam politique
40:53en Iran.
40:54Ce que les Iraniens,
40:56effectivement,
40:56ont vu
40:57à plusieurs reprises
40:59que ce régime-là
41:00est un régime criminel
41:02et que,
41:02par conséquent,
41:03tant que ce régime-là
41:04est au pouvoir,
41:05eh bien,
41:06pour le peuple iranien,
41:08absolument aucune tranquillité
41:10et pour le peuple,
41:11disons,
41:12les peuples au Moyen-Orient
41:13également,
41:14non plus,
41:14il n'y a pas de paix
41:15et donc,
41:16la solution véritable,
41:18c'est de finir
41:19avec le régime islamiste
41:20en Iran.
41:22Merci pour votre témoignage,
41:24Didier Idjadi.
41:25On suit avec une grande attention,
41:26évidemment,
41:27l'évolution en Iran.
41:28Vous vouliez rajouter quelque chose ?
41:30Non, mais c'est une mascarade,
41:31si vous voulez,
41:31d'abord,
41:32on pourrait reprendre
41:34à bon compte
41:34la jurisprudence
41:35churchillienne.
41:36Est-ce qu'on peut négocier
41:37avec les dictateurs ?
41:39Est-ce qu'on peut négocier
41:40avec les Mola ?
41:42Évidemment qu'ils peuvent
41:43raconter n'importe quoi.
41:44Alors,
41:44il y a deux questions.
41:45Il y a la question
41:46du nucléaire militaire,
41:47il y a la question
41:48des missiles balistiques,
41:50la question des missiles balistiques,
41:51ils ne veulent pas en parler.
41:52Le nucléaire militaire,
41:54ils peuvent mentir
41:54et pendant ce temps-là,
41:55comme on disait
41:55dans les films muets,
41:57le peuple iranien
41:58se fait massacrer.
41:59Et il faut penser
42:00aux Iraniens et aux Iraniennes.
42:01Et c'est le peuple,
42:02pendant ce temps-là,
42:03qui continue de souffrir
42:04et c'est le peuple
42:05qu'on oublie
42:06dans l'intégralité
42:07de ces négociations.
42:09Alors,
42:09évidemment,
42:10tout ça,
42:10c'est du cirque.
42:11Merci les amis
42:12de m'avoir accompagné
42:13pour cette heure d'information
42:14en ce samedi.
42:15Merci à vous.
42:16Merci à David Bouinet,
42:16Marc Honodin,
42:17Viviane Hervier,
42:18Fili Bourg,
42:18Sandra Chumbo
42:19pour l'information.
42:20Merci à la promotion
42:21à l'excellence
42:21Stéphane Fattoreto.
42:22Merci aux équipes.
42:23On agit tout de suite
42:24Michel Onfray,
42:25Laurence Fahry.
42:26On se retrouve à 17h
42:27pour Punchline.
42:27Merci.
42:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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