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  • il y a 23 heures
MEDI1TV Afrique : Cabaret d'impro : Rabat retrouve la magie des milles et une nuits - 08/02/2026

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00:00C'est avec un énorme plaisir que je vous retrouve sur Median TV pour notre escale culture de la semaine au cœur de l'Afrique.
00:17On parlera cinéma, notamment avec le cinéma de Dudo Hamadi, un des nouveaux noms de cette nouvelle génération à retenir d'urgence.
00:27On découvrira ou redécouvrira son univers cinématographique ensemble.
00:31Nous parlerons également littérature avec Alava Broukou, mais pour l'heure, place à notre invité du jour.
00:44Et aujourd'hui, nous parlons improvisation avec la marocaine D'Impron et sa cofondatrice, qui est également metteuse en scène, mais également comédienne.
00:55Elle est avec nous. Elle s'appelle Emmanuelle Brindel. Bonjour, Emmanuelle.
00:59Bonjour.
01:01Merci d'être avec nous. C'est un plaisir que de vous recevoir pour parler improvisation.
01:09Vous êtes d'ailleurs vous-même comédienne formée notamment au cours Florent, plus de 15 ans à peu près.
01:16Vous êtes au Maroc et vous êtes la cofondatrice de la marocaine D'Impron.
01:22Il y a ce spectacle qui aura lieu le samedi 7 février à l'Institut français, la salle Gérard Philippe,
01:32avec comme thématique principale les Mille et une nuits.
01:37Alors, pour commencer, d'où vous est venue l'idée d'asseoir votre spectacle sur les Mille et une nuits ?
01:47Quelle a été la genèse de ce spectacle ?
01:51Il faut savoir que les spectacles d'improvisation, on essaye toujours de faire des formats différents.
01:58Des fois, c'est juste ce qu'on appelle un cabaret, c'est-à-dire que c'est des improvisations qui s'enchaînent sans trop de thèmes.
02:05Des fois, on fait des longues formes, donc il y a des concepts.
02:10C'est une grande improvisation qui dure une heure, ou des fois, il y a des thèmes.
02:16Et donc là, on avait un petit peu envie, avant le Ramadan, de faire quelque chose qui nous rapproche un peu de la culture d'ici, du Moyen-Orient, tout ça.
02:29Et donc, voilà, c'est ma collègue, Leïla Ascali, qui a fait ce concept, qui est qu'à la place du maître de cérémonie, c'est donc Sherazade qui va parler au roi et qui va lui raconter des histoires comme dans les Mille et une nuits,
02:46pour que le roi ne l'exécute pas le soir.
02:50Et donc, ces histoires vont être nos improvisations.
02:55Et la question que je voudrais également vous poser, parce que voilà, on est dans de l'improvisation,
02:59malgré le fait qu'il y ait une thématique, une charpente, en quelque sorte, à tout cela.
03:06Et en tant que professionnel, qu'est-ce qui est le plus difficile ? L'improvisation totale ?
03:12Ou est-ce que peut-être c'est plus compliqué quand il y a une thématique à installer, qu'il ne faut pas transgresser, forcément ?
03:20En fait, je vous dirais un peu, c'est un peu les deux.
03:24Parce que, alors, quand on a un thème, bien évidemment, on fait des répétitions.
03:30Des répétitions où on ne répète pas les improvisations, bien évidemment, parce que c'est improvisé.
03:35Mais on répète le thème, donc on va répéter les personnages, les ambiances, les lieux, ce qu'on peut avoir.
03:42Donc, du coup, on a quand même ça qui peut nous soutenir et qui nous fait un pilier, j'ai envie de dire, pour les improvisations.
03:51Mais on a quand même, du coup, une contrainte en plus.
03:54Donc ça, c'est vrai que c'est un petit peu plus compliqué.
03:57On ne peut pas faire ce qui nous passe par la tête comme quand on fait quand on n'a pas de thème.
04:02Donc, c'est un peu à double tranchant, je dirais.
04:06À double tranchant et pour le public qui voudrait venir.
04:13C'est vrai que l'improvisation, on connaît le théâtre, on connaît le cinéma très bien.
04:16C'est vrai que l'improvisation, ce genre un peu hybride, peut questionner et surprendre même parfois.
04:24Je voudrais savoir, qu'est-ce qui attend finalement le public pour qu'ils aient une idée globale ?
04:30Alors, ce qui est sûr, c'est que, du coup, là, pour le samedi, ce sera vraiment le thème des milliers et une nuits.
04:41Il faut savoir que les milliers et une nuits, c'est très, très vaste.
04:45Voilà, on ne parle pas que, pour être très généraliste, on ne parle pas que du désert et de Bagdad, d'accord ?
04:51Il y a beaucoup, beaucoup d'histoires et c'est même un recueil qui n'a jamais été terminé, qui est toujours en évolution.
04:59Donc, voilà, il y a beaucoup d'histoires.
05:02Ce qui est sûr, c'est que le public va voyager, autant en mer que dans des villes luxueuses ou dans des palais.
05:10Ça, c'est sûr.
05:14Des personnages qu'on n'a peut-être pas l'occasion de voir très souvent, comme des explorateurs, des marchands, des princes et princesses, rois, sultans.
05:29Voilà, c'est vrai que ce n'est pas des personnages qu'on aborde forcément souvent.
05:33Donc, beaucoup de magie et puis du rire, bien évidemment, parce que les milliers et une nuits, ce n'est pas que des histoires dramatiques.
05:43Il y a aussi beaucoup de choses qui peuvent être drôles.
05:47Donc, je pense un bon moment d'évasion et de détente.
05:53Et je voudrais également savoir par rapport à vous, quand on entend improvisation, on se pose toujours cette question.
06:00Est-ce que vraiment tout se passe sur scène au moment donné ?
06:04Est-ce qu'il y a une véritable préparation en amont ou vous y allez vraiment comme ça ?
06:11Alors, en fait, il y a des répétitions.
06:14Mais les répétitions nous servent à apprendre, nous, on n'est plus à apprendre, mais toujours à répéter, comment construire une belle histoire.
06:24Par exemple, c'est quelque chose tout bête, mais souvent, quand on se lance dans l'improvisation, souvent, les débutants vont être très souvent dans le conflit, par exemple.
06:34Mais on se rend compte que si deux personnages sont dans le conflit et qu'ils se disent non tout le temps, c'est la fin de l'improvisation très rapidement.
06:41Donc, tout ça, c'est des choses qu'il faut apprendre.
06:43Il faut apprendre à incarner des personnages comme ça.
06:47Donc, on va se dire, voilà, si je dois faire, je dis quelque chose de tout bête, une sorcière très en colère, comment avoir, nous, les codes ancrés en nous pour savoir faire ce personnage tout de suite et qu'il soit crédible tout de suite ?
07:03Pas qu'on dise au public, attendez, je vais m'entraîner cinq minutes et puis je reviens avec mon personnage.
07:08Donc, c'est tout ça que les répétitions nous permettent.
07:11Mais par contre, effectivement, ce qui se passe sur scène est 100% improvisé.
07:15Mais ça, c'est sûr et certain.
07:19On part des thèmes du public ou on part d'émotions que nous donne le public, de contraintes, de lieux.
07:25Donc, on n'a pas d'histoire prédéfinie.
07:29Et puis, je veux dire, c'est ce qui nous amuse aussi, nous, si tout d'un coup, on se met à tricher, on va dire, et à dire, ah bah tiens, cette histoire-là, elle est bien.
07:37On va essayer de l'adapter selon un lieu que nous donne le public ou quoi que ce soit.
07:41Mais pour nous, ce n'est plus très intéressant parce que c'est ça qui est excitant dans l'improvisation.
07:45C'est de se dire, allez, je pars de rien et je vais réussir à créer une histoire et créer une belle histoire avec peut-être des messages à l'intérieur.
07:55Et c'est vrai que c'est ça qui est hyper intéressant quand à la fin de l'impro, à la fin du spectacle, on se dit, ah bah tiens, on a réussi à faire passer ce message-là ou à faire passer cette morale-là, même si je n'aime pas trop le mot morale.
08:05C'est ça qui est très excitant. Donc, effectivement, tout est vraiment 100% improvisé.
08:12Rendez-vous ce samedi pour le cabaret d'impro sous la thématique des mille et une nuits à l'Institut français, à la salle Gérard Philippe.
08:25Mais également, il y a quelque chose qui vous tient en tout particulièrement par cœur.
08:31Donc, c'est Tana Zoult, si je prononce bien, sur le tapis du destin.
08:35Donc, votre projet à vous, un hommage à la culture amazir. Est-ce que vous pouvez nous en parler également ?
08:43Alors, Tana Zoult et le tapis du destin, pardon, c'est un spectacle d'ombre chinoise.
08:48C'est vrai que j'ai eu l'occasion de commencer les ongres chinoises au Maroc.
08:53C'est quelque chose que je n'avais pas du tout fait en France.
08:56Donc, ça fait 10 ans que je fais ça.
08:59Et là, avec ma collègue Marine Rallet, on en est à notre troisième spectacle.
09:05Et toutes les deux, ça fait plus de 10 ans qu'on est au Maroc.
09:09Et ça fait 2-3 ans qu'on se dit, mais comment on pourrait faire un spectacle
09:13qui rend hommage au pays qui nous a si bien accueillis, à ce pays chaleureux
09:19dans lequel on se sent bien.
09:20Et voilà.
09:22Et comme on a beaucoup voyagé un peu dans le Sud, on s'est un peu intéressé à la culture amazir.
09:28Ma collègue qui était institutrice s'est rendue compte qu'il y avait beaucoup d'enfants
09:33qui ne savaient pas trop ce que c'était que la culture amazir.
09:36Et on le vérifie.
09:38C'est vrai que souvent, on joue dans les écoles.
09:41Et donc, voilà, on a créé ce spectacle qui s'appelle
09:46« Tanazur, le tapis de destin », qui est l'histoire d'une tisseuse
09:49qui a tissé un tapis.
09:53Et ce tapis doit arriver à destination de la reine Tin Hinan.
09:58Et voilà.
09:59Donc, c'est toute cette histoire-là.
10:01Et c'est vrai que quand on discute un peu…
10:03Donc, on discute toujours après avec les enfants.
10:05Il y a au moins 20 minutes de discussion avec eux.
10:07Et on leur dit, alors, est-ce que vous savez qui sont les amazirs ?
10:11Eh bien, généralement, quand on dit le mot berbère, ils savent déjà un peu plus,
10:15même si c'est équivalent.
10:16Mais des fois, ils nous disent, voilà, qu'Amazir, c'est une ville.
10:20Ils disent, ben, moi, je ne suis jamais allée à Amazir ou des choses comme ça.
10:24Et du coup, au départ, j'avais un petit peu peur en tant qu'européenne de parler d'une culture qui n'est pas la nôtre.
10:32Et puis, finalement, on s'amuse vraiment beaucoup avec ce spectacle.
10:36Et on arrive à apprendre des choses aux enfants sur cette culture qui est magnifique.
10:43Donc, je suis très contente de ce projet, ce qui nous a donné l'occasion en plus de travailler avec beaucoup de gens,
10:49avec des poètes, avec des architectes, avec des musiciens, une chanteuse à Amazir.
10:55Et du coup, nous-mêmes, on n'a beaucoup appris sur la culture à Amazir.
10:58Et voilà, c'est un spectacle qu'on joue en public ou dans les écoles.
11:06Et notre compagnie s'appelle Les Falotières.
11:09Voilà, si vous voulez découvrir un petit peu plus ce qu'on fait.
11:14En tout cas, une très belle actualité pour vous, Emmanuel.
11:18Beaucoup de poésie, beaucoup de passion.
11:21Donc, le rendez-vous, les rendez-vous sont pris.
11:25Et merci d'avoir été avec nous.
11:27C'était un plaisir.
11:28Merci beaucoup.
11:29Merci.
11:30On va se quitter en regardant les images pour le rendez-vous de samedi, 7 février,
11:39à Rabat, l'Institut français Stal.
11:41Gérard Philippe, pour l'improvisation sous la thématique des Mille et une Huit.
11:45Merci, Emmanuel.
11:45Sous-titrage ST' 501.
12:29Et on continue notre escale culture avec le cinéma de Diodo.
12:36Hamadi qui naît d'abord d'un manque, le manque de regard, le manque d'écoute, le manque de traces.
12:41Ah, qui s'enganise sa ville natale ? L'histoire est lourde, violente, mais elle passe souvent sans archives, sans récits officiels, sans images durables.
12:49Alors c'est là que Hamadi comprend très tôt que si ses vies ne sont pas filmées, elles vont disparaître qu'une seconde fois.
12:56Alors sa caméra devient un acte de présence, de témoignage.
13:00Chez lui, filmer n'est pas un choix esthétique, c'est une nécessité morale, un devoir.
13:05Il ne s'agit pas de raconter le Congo au monde, mais de permettre aux Congolais avant tout de se raconter eux-mêmes dans leur langue, dans leur rythme, dans leur complexité.
13:14Sa caméra refuse justement le spectaculaire parce que le spectaculaire éloigne.
13:19Il préfère l'attente, les visages immobiles, les conversations qui tournent en rond.
13:23Ce temps long n'est pas un effet de style, c'est le temps réel de ceux qui attendent.
13:27Justice, réponse, reconnaissance.
13:29Je pense qu'il n'y a pas de délire, c'est le temps de délire, c'est le temps de délire, c'est le temps de délire.
13:45Je m'en comprends en athlée.
13:55Depuis quelques temps, nous assistons à des troubles dans le pays.
13:58Et tout ça, c'est du moment d'élection dans ce pays.
14:06Tu te pètes, vivant !
14:07Vivant !
14:08Tu te pètes, vivant !
14:10Tu te pètes, vivant !
14:11De 19 ans, sur le départ de Kabila !
14:13Oui !
14:14Tu as caché la Chambre !
14:17Oui !
14:18Oui !
14:20Oui !
14:21Oui !
14:22Oui !
14:24Si on y a eu le temps, on doit le faire avec une piste au Moko.
14:28Vous pensez qu'il va être Twitter ou Facebook, à Kabila Déclas, c'est Kabila.
14:31Non !
14:32Oui, l'action de terrain, il faut affronter le champ.
14:35Non, mais moi, je me trompe !
14:37Non, non, non !
14:38Non, non, non !
14:39Non, non !
14:40Non, non !
14:41Chancelierie américaine à Europa,
14:43…inahomba waraiya wawafani ange na wabaki nyumbani zaawo kwa kuwepuka atari.
14:49Histora Kongo, kukuma ona iyo na iyo na iyo na iyo na nga…
14:53…kupoto kuma histowa, msza lobiti za lemi…
14:56…Kadidas! Kukwoyedena! Kanyetini! Kukwoyetezi! Kukwoyedena! Kukwoye, kukwoyedena! Kukwoye!
15:05Kukwoye, kukwoye, kukwoyechi…
15:13In the film of Judo Hamadi, there is no resolution, no catharsis, no victory final.
15:28And it's precisely there that his cinema is going on.
15:31In Maman Kololel, we could expect a heroine, a strong woman, a strong fight, just a mission
15:38but Hamadi refuse this narrative confortable, he montre the fatigue, the lenteur, the limits of the system.
15:43The colonel agit, but the world around her resist.
15:46The camera remains, even when nothing happens.
15:49She remains when the victims repeat their stories without being heard.
15:53She remains when the administration blocks.
15:55This insistence transform the film in physical experience for the spectators
15:59in the sense of the use, the injustice, not as an idea, but as a permanent state.
16:05I was talking to this woman who I met at Bokavu, Maman Kololel.
16:10At the time, she was not yet Kololel.
16:12She was Major de Police.
16:14Malheureusement, when we started to die,
16:19we learned that she was going to leave Bokavu for another city.
16:22We were quite tight in terms of budget, so we didn't have much time.
16:27And we had to find a film without knowing which one.
16:32I am from the city where she was mutated,
16:39because I was born there, I grew up there.
16:42And I even knew this war at the time,
16:47when it happened with my parents.
16:49But I completely forgot it, like other Congolais.
16:52It happened in June 2000.
16:56And during the tournage, it was in 2014, 2015.
17:01And in any case, I had to believe that there were still 15 years later
17:07women who never managed to be able to distribute in life.
17:09And that's what I decided to focus on the film.
17:13It was also a way for me to remettre a little bit
17:21and this war was forgotten at the end of the day.
17:26It was she who interested me,
17:28because I knew that through her,
17:30it was possible to tell a little bit of the Congo today.
17:37And it was interesting to see,
17:42to discover this war through her eyes.
17:45Because she said, even in the film,
17:48that in the book of Bukavu,
17:50which is not very, very far from Kisamali,
17:53she had just heard her talk about this war.
17:55So, I was placed on her eyes
18:01to discover this reality.
18:03I don't know how the camera,
18:06in one way or another,
18:08has contributed to liberating the words of these women.
18:11However, to make me accept,
18:13it was not very complicated,
18:16because I was with my colonel.
18:19I was more or less part of the police.
18:21The people we met thought
18:23that it was a service to the police
18:25who accompanied the colonel.
18:29I think that these women
18:34had a lot of hope
18:36in learning that there was a person
18:39who came and was there for them.
18:42It's true that what I feel me touch
18:46the conditions of the women,
18:49but also,
18:52the positivity of my colonel
18:56in proportion,
18:58is that it also speaks to me.
19:01I'm in this...
19:04I'm a bit in this dynamic
19:07of thinking
19:09that we can't wait anymore.
19:13We can do it with the hands of the floor
19:16to change our situation,
19:18our realities
19:19and move forward.
19:21With Downstream to Kinshasa,
19:25the cinema of Judo Hamadi
19:27has reached a form of
19:28a silent radicality.
19:30The survivors of the war
19:31of Kisangani
19:32reclament
19:33reparations
19:34for years.
19:35They know the officials
19:36officials,
19:37the promises of lives,
19:38the reports interminables.
19:39What the film shows
19:40is not only their combat,
19:42but the impudence
19:43of having to have
19:45always found
19:46that we have suffered.
19:47The camera
19:48film,
19:49the discors marqués,
19:50the voices fatigued,
19:51the déplacements
19:52inutiles.
19:53And surtout,
19:54they film
19:55the refuse
19:56to disappear,
19:57continue to talk,
19:58continue to talk,
19:59continue to talk,
20:00even when no one
20:01responds.
20:02in a sense minimal.
20:03Quelqu'un écoute,
20:04quelqu'un enregistre,
20:05quelqu'un garde une trace.
20:06On écoute au suite.
20:32� oussau,
20:33néniako sipotei ango
20:35guverne me a kishasa.
20:56Karaw,
20:57come on,
20:58on'a s'yotikala.
20:59We have to fight them.
21:07I am so sorry.
21:09I am so sorry.
21:11Why do we fight against the Marathais?
21:13Because they don't have to rule, they have a parliament,
21:17they have an institution that looks good.
21:19There are a lobby, they have an institution.
21:21They have an institution.
21:23It's good, but now they have a job.
21:29And we end with a point of literature with Alain Mabankou in Ramses 2, Paris.
21:53L'auteur nous plonge au cœur de la vie des Africains à Paris avec humour et humanité à travers les aventures de Berado, un jeune congolais en quête de sa place.
22:03Le roman raconte l'exil et comment une expérience à la fois drôle, complexe et profondément humaine peut prendre vie.
22:10Entre quiproquos familiaux, rencontres fantasques et réflexions sur l'identité, Mabankou transforme le quotidien parisien en une fresque violente où la nostalgie et la légèreté se mêlent.
22:20Un récit où le rire devient le fil conducteur d'une réflexion sur l'appartenance identitaire, la mémoire et la réinvention de soi dans un monde totalement étranger.
22:30On écoute Alain Mabankou.
22:31Bérado, prince de Zamunda, est en quelque sorte un don quichote congolais.
22:46Il a des rêves dans la tête, il fait des combats presque contre les moulins à vent.
22:52Mais c'est quelqu'un qui a un itinéraire, il voulait devenir probablement un avocat ou un ministre comme le souhaiterait, l'aurait souhaité ses parents.
23:04Mais cela ne s'est pas passé.
23:06Et alors il a tenté cette aventure pour venir en France rejoindre un de ses grands quartiers qui s'appelle Benoît.
23:13C'est à travers ces deux personnages que le roman devient une sorte de face à face.
23:20Est-ce que l'amitié, est-ce que les souvenirs du pays peuvent subsister devant un grand événement qui va venir presque faire éclater cette sorte d'association ?
23:31Donc je voudrais parler vraiment de l'amitié et aussi probablement du brassage des communautés.
23:39Ce qui m'intéressait dans Ramsès de Paris, c'est vraiment de camper d'abord le personnage de Berado, qui est le narrateur,
23:48de Benoît, qui est le grand, qui le regarde vraiment avec déférence, mais aussi de l'égyptien, qui s'appelle Ramsès, d'où le titre du roman Ramsès de Paris.
23:58Ramsès, c'est un personnage très cultivé, féru de la littérature, a lu Naguib Mafouz, le premier prix Nobel de littérature en Afrique.
24:11Et puis il nous parle de cette Égypte mythique, mais aussi avec les conflits qui se trouvent dans les communautés.
24:17La présence féminine est incarnée par, d'un côté, une femme qu'on appelle Mama Mouchama et qui tient une boutique dans le royaume de Zamunda.
24:30Le surnom que nous avons donné au quartier populaire dans lequel vivent les Africains, où viennent les Africains dans le 18e, dans le 10e.
24:39Comme certains diraient la goutte d'or, certains diraient château d'eau, d'autres diraient château rouge.
24:44Mais dans notre jargon, c'est le royaume de Zamunda, dans lequel le roi, c'est pratiquement Benoît, le prince de Zamunda, c'est le narrateur.
24:54Et puis les femmes qui incarnent la congolaise Mama Mouchama et son restaurant.
24:59Et puis aussi Lilouen, qui est une bretonne très fascinée par les talents musicaux de Benoît.
25:06Donc l'intrigue va être autour de ces sortes de triangulaires dans lesquelles, est-ce que c'est l'amour ?
25:14Est-ce qu'on est en train de franchir une étape contre l'amitié ?
25:20Je voulais, à travers Ramsès de Paris, continuer cette expérience du roman, aussi bien calé par la forme que par le fond.
25:31C'est pour cela que la construction elle-même, et ça on le voit dès la première page, la construction est un 55 chapitres qui consiste peut-être avec des titres des chapitres,
25:44qui sont les livres qu'on avait donnés à Benoît de Prince de Zamunda lorsqu'il s'était retrouvé en prison pour écrire son histoire.
25:51Donc toute la structure aussi consiste à regarder ce que la littérature mondiale nous a apporté et comment cette littérature mondiale peut s'appliquer à des personnages qui sont considérés comme marginaux.
26:04Parce que les Berado, les Ramsès de Paris, c'est des gens qui ont presque des petits boulots, réceptionnistes, revendeurs d'habits, etc.
26:15Et on arrive à la fin de l'African Culture. Merci d'avoir été avec nous.
26:22Et puis on se donne rendez-vous dès la semaine prochaine sans faute. D'ici là, portez-vous bien.
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