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00:00Et direction l'Italie, maintenant où la magie des Jeux Olympiques est bel et bien de retour.
00:04Quatre ans après Pékin, les 25e JO d'hiver se sont ouverts de l'autre côté des Alpes avec la star attendue Maria Carey.
00:13Le début de deux semaines de compétition et d'émotion, une édition sous le signe des premières fois, sites éclatés, cérémonie d'ouvertures inédites, record de bleu engagé.
00:24Alors à quoi vont ressembler ces JO 2026 de Milan-Cortina ? On en parle avec vous, Sylvain Bouchet, spécialiste de l'olympisme.
00:33D'abord peut-être vos premières impressions sur le début de cette cérémonie qui vient tout juste de s'ouvrir.
00:41Bonsoir. Oui, effectivement, ça a commencé depuis quelques minutes seulement.
00:46La cérémonie a ouvert avec un tableau assez classique, évidemment, qui parle de la sculpture, de l'art.
00:52Évidemment, de cette Italie.
00:55Et ça me fait vraiment beaucoup penser à la cérémonie d'ouverture d'Athènes 2004.
00:59C'est la même histoire par rapport à l'Antiquité.
01:02Donc il y a vraiment cette volonté d'aller peut-être d'ailleurs plus sur du consensus.
01:06Il y a eu beaucoup de polémiques, on se souvient, avec Paris 2024.
01:10Et donc c'est quelque chose d'assez classique, en tout cas, pour le tableau du moment.
01:15Voilà, on attend encore qu'elle démarre.
01:17Cette cérémonie d'ouverture qui est inédite à plus d'un titre, elle se déroulera en simultané sur quatre sites différents.
01:26C'est, je crois, une première absolue dans l'histoire olympique.
01:31Oui, c'est vrai.
01:31Alors Paris avait fait quand même quelque chose d'assez incroyable parce que la cérémonie même...
01:35On vous a perdu, Sylvain Boucher.
01:45On essaiera peut-être de vous retrouver dans quelques instants après avoir rétabli la connexion du moins.
01:50Je l'espère.
01:51En tout cas, les bleus sont déjà...
01:54Ah, on vous retrouve, Sylvain Boucher.
01:56Peut-être qu'il faut vérifier votre connexion.
01:59Malheureusement.
01:59En tout cas, je suis ravie de vous retrouver.
02:01Donc, vous nous expliquez que c'était une première absolue dans l'histoire des Jeux.
02:05Mais Paris 2024 qui avait déjà fait avancer ces cérémonies d'ouverture.
02:13Oui.
02:13Paris avait un peu déplacé les lignes, effectivement, parce que c'était une cérémonie pas dans un stade,
02:18mais dans toute la ville quasiment, évidemment, on s'en souvient.
02:21Mais c'était sur Paris uniquement.
02:22Là, c'est vrai, on a quatre sites qui vont être mis en scène.
02:25Ça, c'est totalement inédit.
02:27C'est un petit challenge aussi au niveau de la symbiose du spectacle, du côté de la mise en scène.
02:34Puis globalement, cette cérémonie avec ces quatre sites, finalement, va être à l'image du challenge,
02:39de la réussite tout simplement de ces Jeux pendant ces 15 jours de Jeux Olympiques,
02:44donc en Italie du Nord, parce que c'est totalement des compétitions qui sont totalement éclatées.
02:49Donc vraiment, cette cérémonie, elle a cette image de ces Jeux qui vont être assez inédits
02:53et qui vont être, pour le CEO, de toute façon, des Jeux repères, tests,
02:58pour voir effectivement si c'est un modèle qui va être acceptable à l'avenir.
03:02Parce que pourquoi, tout simplement, on peut répondre à cette question,
03:05pourquoi il y a autant de sites, tout simplement, pour les Jeux de Milan et Cortina ?
03:10C'est qu'en fait, il a fallu aller vers l'économie et aller chercher les sites, les stations,
03:15qui étaient déjà équipés pour éviter de construire trop.
03:18Donc forcément, ce n'était pas forcément dans la même localité.
03:22Voilà pourquoi on a des Jeux qui sont vraiment dispatchés sur le nord de l'Italie.
03:27Et au final, vous voyez, il y a eu 85% des infrastructures qui étaient déjà présentes.
03:31Donc ça, c'est plutôt à bon point.
03:33Et c'est ce vers quoi le CEO a envie d'aller, évidemment, pour l'avenir,
03:37pour moins dépenser, évidemment, penser durabilité, tout simplement, des sites.
03:41Là, le petit problème dans tout ça, et c'est là où ça va servir de test,
03:46c'est que les Jeux olympiques, quand on y est, et je parle pour les athlètes,
03:49pour les journalistes et puis pour les supporters, les spectateurs,
03:54c'est vrai que quand les Jeux ont lieu sur un seul site unique,
03:57il y a une magie incroyable, c'est-à-dire qu'on a un concentré du monde
04:01dans un petit espace et c'est franchement quelque chose d'assez extraordinaire.
04:05C'est une expérience et tous les sportifs vous le diront,
04:08c'est quelque chose d'unique de pouvoir se rencontrer comme ça.
04:10La question maintenant, avec ces sites complètement éclatés
04:14à travers le nord de l'Italie, si ça résout le problème de construction
04:20et de durabilité en partie, quelle sera l'expérience ?
04:24Par exemple, les sportifs vont être parfois dans une seule ville
04:28sans rencontrer les autres sportifs et quelque part,
04:32ils auront peut-être l'impression de vivre simplement un simple championnat du monde
04:36plutôt que cette tradition de Jeux olympiques
04:40où tout le monde se retrouve.
04:41Donc voilà, c'est quelque chose qui est testé.
04:44Le CEO, vraiment, la présidente du CEO a reparlé de tout ce que je viens de vous dire.
04:50C'est un vrai enjeu.
04:52Et vraiment, ce qui va se passer, la réussite ou non, finalement,
04:55de cette configuration très spécifique italienne,
04:58servira de modèle ou de contre-exemple, évidemment,
05:01pour les éditions futures.
05:03Alors, s'il ne devait rester qu'une image de ces Jeux qui commence,
05:08ce serait celle de l'ultime relayeur, celui ou celle qui allume la vasque.
05:12C'est toujours le secret le plus gardé d'Italie, me disiez-vous, hors antenne.
05:17Pourquoi ce moment est-il toujours aussi central, presque sacré ?
05:22Évidemment, c'est l'apothéose de la cérémonie d'ouverture.
05:24Voilà pourquoi le secret est gardé.
05:27Et c'est ce qui fait la magie aussi, d'avoir cette surprise,
05:30ce secret qui est conservé très, très longtemps.
05:33C'est l'apothéose, parce que finalement,
05:34il y a toute une dramaturgie du spectacle qui a commencé il y a quelques semaines en arrière,
05:39même quelques mois en arrière, lorsque la flamme a été allumée à Olympie,
05:43avec cet allumage un petit peu magique avec les rayons du soleil.
05:48Et donc, c'est une dramaturgie temporelle, symbolique, historique, géographique.
05:52Et là, d'un coup, on arrive dans le lieu de la cérémonie
05:56et cette flamme est allumée par le dernier relayeur.
05:59Alors là, je ne peux pas vous dire qui va allumer cette flamme.
06:02En tout cas, comme il y a deux flammes, puisqu'il y a deux sites principaux pour la cérémonie,
06:06il y a au moins deux personnes.
06:08Ça ne veut pas dire que pour chacune des flammes,
06:10il n'y ait pas un groupe ou un couple qui allume la vasque.
06:14Mais voilà, en général, c'est toujours des gens extrêmement symboliques qui sont mis en avant.
06:20Alors, dans l'histoire, qu'est-ce qu'on peut retenir ?
06:22Peut-être Mohamed Ali, en 1996, aux Jeux d'Atlanta,
06:27par rapport à tout son parcours, tout ce qu'il a vécu en tant que sportif,
06:30par rapport à l'Amérique, tout son combat, évidemment, qu'il a mené.
06:34Et puis, la maladie, un combat personnel.
06:36Il avait la maladie de Parkinson.
06:38Et on voit, c'est des images vraiment mémorables,
06:41où il allume cette vasque à Atlanta,
06:45avec ce bras tremblant, il y a toute cette fragilité.
06:47Donc, c'est toujours des images incroyables.
06:50Et assurément, les personnes qui vont allumer la flamme,
06:54les flammes olympiques, les vasques olympiques ce soir,
06:57cette image, elle fera évidemment le tour du monde.
06:59Et puis, quelque part, donnera une tonalité spécifique à ces Jeux olympiques.
07:04D'où l'intérêt, évidemment, de choisir parfaitement la personne ou les personnes.
07:08Mais vous avez raison, c'est le secret, pour l'instant, le mieux gardé d'Italie.
07:11Ce sont effectivement des images qui façonneront notre mémoire collective autour de ces Jeux.
07:19Autre grande première, alors à Milan, sous l'arc de la paix,
07:21et à Cortina, à Place d'Ibona, il y aura donc ces deux vasques inspirés des nœuds de Léonard de Vinci,
07:26qui seront animés simultanément toutes les heures.
07:29Qu'est-ce que ça signifie, diviser la flamme olympique ?
07:32C'est là encore une première ?
07:34Alors, ce n'est pas tout à fait une première.
07:37Ce sera une première dans la mise en scène.
07:39Parce que si on regarde bien dans les Jeux précédents,
07:42je pense par exemple à Albertville qui a organisé les Jeux en 1992.
07:45C'est vrai que, quand on a vu la cérémonie d'ouverture,
07:48il y a eu la flamme qui est allumée dans le stade, le théâtre des cérémonies.
07:52Mais en réalité, après cette cérémonie d'ouverture,
07:55des petites flammes sont reparties dans différents sites.
07:57Je pense à Miribel qui a organisé les Jeux.
07:59Il y avait des minuscules vasques qui symbolisaient tout simplement la présence,
08:05l'esprit olympique.
08:06Donc, ce n'est pas tout à fait une nouveauté
08:08qu'il y ait des petites flammes ou des flammes secondaires dans différents sites.
08:11Par contre, la nouveauté, ce sera vraiment la mise en scène.
08:14Je ne sais pas comment ils vont procéder, si ça va être simultané.
08:18C'est tout ça qui est intéressant aussi à découvrir dans ces nouveautés.
08:22Mais ce sera effectivement une nouveauté d'avoir deux flammes mises en scène au même moment.
08:27Qu'est-ce que ça signifie, la flamme ?
08:29C'est clairement le « ici et maintenant » des Jeux.
08:31Quand on voit cette flamme olympique,
08:33on sait que c'est quelque chose qui va s'éteindre à la fin des Jeux.
08:38Donc, c'est vraiment la signification de « on y est » aux Jeux olympiques.
08:41Et c'est une valeur extrêmement symbolique.
08:45Vous savez, c'est le rituel.
08:47Les Jeux olympiques, ça a été conçu par Coubertin à l'époque
08:50comme une religion avec des symboles, avec un rituel.
08:54Une religion qui, par définition, est censée rassembler.
08:59Et pourtant, le comité d'organisation actuel à Milan a clairement annoncé une cérémonie non clivante,
09:05moins coûteuse que celle de Paris 2024 ou de Pékin 2008.
09:08On en reparlera juste après, qui était l'une des plus chères de l'histoire.
09:11Le concepteur de la cérémonie milanaise, Marco Balic, promet donc un spectacle bien différent de celui proposé,
09:17on s'en souvient tous, par Thomas Jolie en 2024 à Paris.
09:20Un spectacle où, je cite, seront transmis.
09:22Les bons messages, ce sont ces mots.
09:24C'est clairement un tacle au comité de Paris 2024 ?
09:28Oui, clairement, c'est vrai.
09:30J'étais un peu surpris de lire ça, parce qu'en général,
09:34il y a une sorte de respect d'olympiane en olympiane,
09:36même si on essaye de se démarquer.
09:39Puis le tacle, c'est effectivement le budget qui va être moins élevé
09:43pour les cérémonies à Milan-Cortinov par rapport à la cérémonie de Paris,
09:47qui a d'ailleurs été la plus chère de l'histoire avec celle de Pékin 2008.
09:51Mais le petit tacle supplémentaire, c'est que certes, à Milan, je cite,
09:55il n'y aura pas le même budget, ce sera beaucoup plus humain.
09:58Ils ont dit ça comme ça que par rapport à Paris.
10:02Et surtout, ils ont dit que la maestria fera le reste.
10:05Donc, sous-entendu, il n'y en avait sans doute pas pour, selon eux, à Paris 2024.
10:10Bon, c'est vrai que je pense qu'ils ont été à l'affût de toutes les polémiques.
10:14Et je pense qu'ils ont voulu...
10:16Alors, il faudra voir aussi ce soir.
10:17Ça se trouve qu'il y aura des polémiques qui vont naître à leur insu.
10:21Je n'en sais rien.
10:23A priori, vu comme c'est parti, c'est très, très consensuel, évidemment.
10:27Bon, ça peut très bien fonctionner, le consensus.
10:29C'est le principe d'une cérémonie, comme une cérémonie de mariage.
10:32L'idée, ce n'est pas de mettre la famille les uns contre les autres.
10:36Le principe d'une cérémonie, c'est vrai que c'est plutôt traditionnellement consensuel.
10:42Bon, Paris 2024, c'était un petit peu différent.
10:45Mais c'est vrai qu'il y a eu un tacle assez étrange de la part des organisateurs par rapport à Paris 2024.
10:52En tout cas, Maria Carré, elle, s'il fallait citer un élément de rassemblement, a commencé à chanter.
10:58Et me dit-on, justement, ces Jeux, on ne peut pas parler de l'histoire de ces Jeux sans, vous parliez tout à l'heure, parler de Pékin 2008.
11:06Cérémonie hors normes, chiffres vertigineux.
11:09C'était à l'époque une véritable démonstration de force, une démonstration de puissance.
11:13Ces Jeux, c'est toujours un instrument de soft power.
11:17C'est toujours le cas aujourd'hui ?
11:18Ah oui, ça a toujours été, et c'est toujours le cas aujourd'hui.
11:23Quelque part, Paris 2024, c'était vraiment la carte touristique.
11:26On l'a bien vu avec la cérémonie.
11:28Et puis tous les sites qui avaient été choisis, avec la tour Eiffel en arrière-plan, Versailles.
11:33Donc c'est vraiment quelque chose d'important, d'existant sur la scène internationale.
11:37Quand Pékin a organisé les Jeux en 2008, c'était vraiment le premier événement international que la Chine organisait.
11:44Après, il y a eu l'exposition universelle à Shanghai deux ans après.
11:47Mais c'est vraiment un passage obligé et c'est vraiment du soft power.
11:52Alors c'est vrai qu'on peut dire, la Chine, ils sont peut-être habitués à utiliser ce type de spectacle pour des fins politiques.
12:00Mais bon, la France a été la même chose.
12:02On peut remonter le temps en France aussi avec Grenoble.
12:05Pareil, Jeux olympiques d'hiver en 1968.
12:07Et c'était De Gaulle qui était aux manettes du pays à l'époque.
12:10Et vraiment, De Gaulle s'est servi de ces Jeux de Grenoble en 1968 pour exister à l'international.
12:16Et surtout pour rivaliser avec les Américains.
12:19On en a beaucoup parlé récemment, effectivement, quelle politique doit-on tenir par rapport aux Américains.
12:25On sait que De Gaulle, il a toujours bombé le torse par rapport aux Américains.
12:29Il venait de quitter, par exemple, le commandement armé de l'OTAN, quelques mois avant les Jeux olympiques de Grenoble.
12:35Donc, il a mis le paquet, il s'en est vraiment servi pour proposer au monde et offrir au monde, à l'époque, la ville la plus moderne qui soit.
12:43Et c'est pour ça qu'il y a eu beaucoup d'architectures assez audacieuses qui ont été construites à l'époque.
12:48Donc, c'était vraiment un outil de soft power aussi.
12:52Donc, ça a toujours été.
12:53Mais on peut aller dans l'Antiquité aussi.
12:55On peut remonter très, très loin.
12:56On partirait.
12:57Mais ça a toujours été.
12:59Ça le sera toujours, évidemment.
13:00Alors, il y aura aussi les Jeux d'hiver 2030 en France, lors desquels la France, justement, aura aussi une responsabilité historique,
13:10une sorte de voire d'exemplarité sur la suite du modèle qu'il faudra adopter pour ces JO.
13:17Alors, c'est vrai que la France et l'olympisme, c'est une histoire quand même intime et presque familiale,
13:23puisque les Jeux sont nés par un Français, Pierre de Coubertin.
13:27Et d'ailleurs, les premiers Jeux olympiques d'hiver ont été organisés en France en 1924.
13:31Donc, il y a une certaine responsabilité par rapport à cela.
13:35Je pense qu'ils sont très attentifs sur ce qui va se passer, évidemment, à Turin, là, pendant ces 15 jours,
13:41pour pouvoir peut-être réadapter des choses.
13:44Il est vrai que là, le comité d'organisation des Alpes 2030, des Alpes françaises 2030,
13:49ça patine un petit peu.
13:51On a beaucoup parlé de démission ces dernières semaines.
13:53Le dossier est encore assez fragile sur des choix de sites.
14:00Donc, j'espère qu'ils auront le temps, effectivement, de construire quelque chose d'assez exemplaire,
14:07parce que je pense que la population le veut.
14:09Je veux dire, c'est très important, surtout pour les Alpins,
14:15parce que c'est aussi leur paysage, c'est leur quotidien.
14:17Donc, il faut préserver tout cela.
14:20Jusqu'à quand, de toute façon, on pourra organiser les Jeux olympiques d'hiver sans dénaturer ?
14:25C'est une vraie problématique d'avenir.
14:27Donc, le challenge est énorme, ça, c'est sûr.
14:30Je ne sais pas si les Alpes 2030, ce sera exemplaire.
14:34Je ne sais pas à quoi vraiment ça va ressembler.
14:36Le temps est très court.
14:37Il y a beaucoup, beaucoup de choses à faire.
14:39Il y a eu pas mal de retard, mais parce qu'aussi, il n'y a pas eu de phase de candidature.
14:44Alors, quand il y a une phase de candidature, ça permet de préparer des choses.
14:46Et là, c'était une attribution un petit peu presque donnée par le CIO,
14:52à défaut de candidature à l'international aussi.
14:54C'est ça, la problématique.
14:57Donc, voilà.
14:58C'est un vrai challenge, ça, c'est vrai.
15:00Mais il reste 4 ans, maintenant.
15:02Voilà, on verra comment ces Jeux peuvent se réinventer.
15:04Merci, Sylvain Boucher, spécialiste de l'olympisme.
15:08On continue à parler de ces Jeux d'hiver de Milan.
15:12Cortina dans les sports.
15:14On parlera aussi du 15 de France qui a lancé son tournoi des 6 nations par une victoire étincelante
15:18avec bonus offensif contre l'Irlande.
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