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  • il y a 9 heures
Milan et Cortina sont distant de plus de 400 km soit plus de 4h30 de voiture. Les Jeux Olympiques d’hiver 2026 marquent une rupture nette avec le modèle historique d’un site unique. Un éclatement géographique assumé, hérité des réformes du CIO, qui pose aussi la question de l’esprit olympique et du suivi médiatique de l’événement.

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Sport
Transcription
00:00Pourquoi l'Italie a-t-elle choisi deux sites aussi éloignés pour les JO d'hiver ?
00:03Eh oui, JO de Milan-Cortina, mais Milan et Cortina, ce n'est pas du tout à côté.
00:06Ici, on est à Cortina, c'est à 5 heures de voiture de Milan.
00:09Certes, on avait déjà un peu une tendance sur les précédentes éditions des JO,
00:12à voir un éclatement, notamment entre les sites de neige, de ski et les sites de glace,
00:16par exemple pour le curling ou le patinage.
00:18Mais cette année, Milan-Cortina poussait encore plus loin,
00:20surtout qu'il n'y a pas que Milan et Cortina qui accueillent ces jeux-là.
00:23Les jeux sont répartis sur 7 sites différents.
00:26Vous les voyez sur cette carte.
00:26On a notamment le biathlon à Anterselva, le ski nordique dans la Val d'Iphiem,
00:30le ski acrobatique à Livigno, le ski-homme à Bormio.
00:33Alors, il y avait une volonté de l'Italie de mettre en valeur plusieurs territoires, pas seulement un.
00:37Mais en fait, ça s'inscrit dans une tendance qui est beaucoup plus large
00:39et qu'on va observer aussi pour les JO 2030 et sans doute aussi 2038, notamment.
00:43Ça prend racine dans un texte qui s'appelle l'Agenda 2020,
00:45qui a été voté par le CIO sous l'impulsion de son président Thomas Barth.
00:48Ça part du constat qu'il y avait de moins en moins de candidatures ces dernières années pour les jeux d'hiver
00:52qui coûtent, il faut dire, extrêmement cher,
00:54parce que souvent, il faut construire des nouvelles infrastructures.
00:56Alors, c'est rare d'avoir tout au même endroit.
00:58Et le paroxysme, c'était les JO de Sochi en 2014, avec la construction de 12 nouveaux sites.
01:02Ces JO-là ont coûté plus de 37 milliards d'euros.
01:05C'est un record.
01:06Ça pose aussi, bien sûr, un problème écologique.
01:08Et donc, l'esprit de cet agenda 2020 qu'on retrouve cette année à Milan-Cortina,
01:11mais qu'on retrouvera aussi pour l'organisation des JO Alpes 2030 en France,
01:15avec, vous le voyez, ces sites qui seront utilisés, très répartis,
01:18entre Nice, par exemple, pour le pôle glace,
01:20et ensuite d'autres sites dans le Briançonnet, en Savoie et en Haute-Savoie,
01:23quitte à ce qu'on perde un peu l'esprit des JO.
01:26Donc, résultat, on va sur les stations classiques.
01:28En Terre-Selva, c'est accueil une Coupe du Monde de biathlon chaque année.
01:32Bormio, c'est l'arrêt piste mythique italienne de descente dans la Coupe du Monde masculine,
01:35qui pose un vrai problème philosophique.
01:37C'est, est-ce que c'est encore des JO ?
01:38Parce que les JO, c'est aussi rassembler différentes disciplines, différents sports,
01:42à un même endroit, et brasser un peu les gens.
01:44Est-ce que ce n'est pas plutôt des championnats du monde concomitants
01:47dans différents sites qui ont lieu en même temps,
01:49mais où chacun vit sa vie de son côté ?
01:52Et puis, il y a un défi logistique pour les suivre.
01:54Alors, nous, à l'équipe, on a de la chance.
01:55On part assez nombreux pour avoir une personne dans chaque site.
01:59Mais voilà, il y a plein de médias qui partent
02:02en n'ayant pas assez les moyens logistiques et les moyens humains
02:05pour être sur chaque site.
02:06Et donc, ils vont devoir faire un choix,
02:07mais en vivant les Jeux par procuration et à distance pour les autres sites.
02:12Et c'est là qu'on voit que le plus simple, du coup, pour suivre ces JO,
02:14ce sera d'être devant la télé.
02:15Pour ça, vous pourrez les suivre en intégralité sur Eurosport,
02:17qui est disponible sur la plateforme L'Équipe.
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