- il y a 5 jours
Avec Ghislain Benhessa (avocat, docteur en droit, enseignant à l'Université de Strasbourg et auteur de "Nos vrais maîtres : Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’UE" – disponible sur TVL.fr ici https://boutiquetvl.fr/accueil/ghislain-benhessa-nos-vrais-maitres-histoire-secrete-des-hommes-qui-vendent-la-france-a-l-ue-), nous plongeons au cœur des racines sombres de l'UE. Selon l’auteur, le ver était dans le fruit dès les origines avec des fondateurs aux liens troubles avec le IIIe Reich (comme Maurice Lagrange), à l'influence américaine via Jean Monnet, en passant par l'Etat profond bruxellois qui tire désormais les ficelles derrière Ursula von der Leyen.
On décrypte :
• Le traité de Lisbonne et Schengen ? Juste la partie visible de l'iceberg.
• Trump et Zelensky : comment l'Europe paie pour des armes US tout en sabotant son économie (énergie russe peu chère contre le gaz de schiste polluant et coûteux).
• De Gaulle, seul vrai adversaire de cette "mafia européiste" : sa politique de la chaise vide, Mai 68 comme complot américain, et la pyramide des légitimités (France > État > Droit).
• Réactions à Pierre Lellouche et Pierre De Gaulle : tactique européenne ou trahison ?
• Etat profond : pas que des juristes, mais du "kompromat" à la Epstein.
• Russie vs UE : droit international ou politique de puissance ?
• Frexit : la solution pour reprendre notre souveraineté ?
• Quelle formation politique pour porter cette ligne
Ne ratez pas cette analyse sans concession sur la perte de souveraineté française, l'influence US et le possible retour à une politique de puissance !
N’oubliez pas de cliquer sur le pouce en l’air et rejoignez le débat dans les commentaires : l'UE est-elle réformable ? Frexit ou pas ?
On décrypte :
• Le traité de Lisbonne et Schengen ? Juste la partie visible de l'iceberg.
• Trump et Zelensky : comment l'Europe paie pour des armes US tout en sabotant son économie (énergie russe peu chère contre le gaz de schiste polluant et coûteux).
• De Gaulle, seul vrai adversaire de cette "mafia européiste" : sa politique de la chaise vide, Mai 68 comme complot américain, et la pyramide des légitimités (France > État > Droit).
• Réactions à Pierre Lellouche et Pierre De Gaulle : tactique européenne ou trahison ?
• Etat profond : pas que des juristes, mais du "kompromat" à la Epstein.
• Russie vs UE : droit international ou politique de puissance ?
• Frexit : la solution pour reprendre notre souveraineté ?
• Quelle formation politique pour porter cette ligne
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00:00:00Depuis 75 ans, le seul objectif de l'Europe a été de servir les intérêts des États-Unis.
00:00:06Toujours.
00:00:06Il n'est pas con, Monet, c'est-à-dire que c'est un diable intelligent.
00:00:08Ursula von der Leyen n'est que la dernière tête de gondole.
00:00:12Chaque fois que Bruxelles prend le lead sur un sujet,
00:00:15la minute d'après, on est en train de se suicider.
00:00:16Donc on a compris le fonctionnement.
00:00:18Le cerveau est bloqué, en fait.
00:00:19Leur univers mental est pourri.
00:00:21On se retrouve aujourd'hui pieds et poings liés sur tous les sujets
00:00:24en essayant de bricoler des espèces de solutions de rechange ou de rattrapage des rustines.
00:00:27C'est la plus grande des monstruosités que l'Europe nous est servie
00:00:30et dont on ne se rend jamais compte.
00:00:32C'est d'avoir créé dans le dos des États un concept puissant qui s'appelle la primauté.
00:00:37Les États n'osent rien dire parce que commission égale droit,
00:00:40droit égale État de droit, État de droit égale juge.
00:00:43Fermez le banc, il n'y a rien à dire.
00:00:57– Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique.
00:01:05Guerre en Ukraine, Mercosur, Covid, depuis des années, nous entendons tous la même chose.
00:01:09L'Union européenne serait la mère de tous nos mots.
00:01:13Alors qu'en est-il réellement ? Comment en sommes-nous arrivés là ?
00:01:16Est-ce qu'on peut encore renverser la table ?
00:01:18Eh bien c'est ce que nous allons voir dans quelques instants.
00:01:20Mais avant toute chose, chers amis, n'oubliez pas,
00:01:22j'ai besoin de votre soutien pour que cette émission réussisse.
00:01:25Alors pensez à cliquer sur le pouce en l'air,
00:01:27pensez évidemment à relayer au maximum cette vidéo.
00:01:29Et puis bien entendu, je vous retrouve dès à présent dans les commentaires
00:01:32pour vos suggestions. A tout de suite.
00:01:36Générique
00:01:37Et à mes côtés cette semaine, Guylain Bénessa. Bonjour monsieur.
00:01:48– Bonjour.
00:01:49– Merci beaucoup d'être avec nous.
00:01:50Vous êtes avocat, docteur en droit, vous enseignez à l'université de Strasbourg.
00:01:54Vous avez publié de nombreux ouvrages, dont le dernier,
00:01:57Nos vrais maîtres, Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'UE.
00:02:02C'est chez l'Artilleur, des éditions que nous saluons.
00:02:04Et bien sûr, vous pouvez acheter dès à présent ce livre sur la boutique de TVL, sur tvl.fr.
00:02:10Alors Guylain Bénessa, je l'ai dit un peu dans cette introduction,
00:02:12les détracteurs de l'Union européenne parlent souvent du traité de Lisbonne,
00:02:15des accords de Schengen.
00:02:17Mais vous, vous considérez finalement que dès le début du projet européen,
00:02:22le vert était dans le fruit, si j'allais dire.
00:02:24Est-ce que vous pouvez nous expliquer votre point de vue sur ça ?
00:02:28– En fait, le constat est faux.
00:02:30Il est unanimement faux.
00:02:32Tout le monde part d'une erreur…
00:02:34– J'allais dire, c'est l'erreur de la matrice et la matrice nous fait croire que l'erreur est légitime.
00:02:38Vous savez, c'est aussi le piège, très souvent.
00:02:40En fait, on pense que l'Europe a déconné, qu'un mauvais virage a été pris,
00:02:44que pour certains, c'est Maastricht le début du problème.
00:02:47En tout cas, un vrai souci.
00:02:49Donc ensuite, on aurait évidemment la trahison de Lisbonne,
00:02:52puisque le traité de Lisbonne est la photocopie dans le désordre de la Constitution européenne.
00:02:58Tout ça n'est pas faux, sauf que ce ne sont pas des virages.
00:03:01C'est la poursuite du projet tel qu'il est pensé le premier jour,
00:03:05au premier jour dans le bureau de Jean Monnet,
00:03:07au premier jour lorsque l'Europe a démarré,
00:03:09au premier jour lorsque les premiers juristes ont été contactés,
00:03:13notamment par Monnet évidemment.
00:03:15En fait, l'histoire de l'Union européenne, ou l'histoire de la construction européenne,
00:03:18c'est l'histoire d'un fédéralisme, d'une seule voie possible,
00:03:21qui a toujours été conçue ainsi.
00:03:23Et le problème, c'est que, il faut le dire tout de suite,
00:03:26vu que le droit a un défaut, qui est aussi sa qualité,
00:03:31c'est que le droit, on n'y comprend rien, c'est fondamentalement chiant.
00:03:34Ce qui fait que, pour le quidam, pour certains experts,
00:03:37pour les politiques, pour une partie de l'administration,
00:03:40on est passé à côté du problème depuis le début,
00:03:42parce que finalement c'était très compliqué.
00:03:45On s'en est tenu à des espèces de solutions de fortune,
00:03:47donc on a laissé filer la bête jusqu'en 2026,
00:03:50et on se retrouve aujourd'hui pieds et poings liés sur tous les sujets,
00:03:53en essayant de bricoler des espèces de solutions de rechange,
00:03:55ou de rattrapage, des rustines,
00:03:57alors qu'en fait, le problème, il est de fond depuis 75 ans,
00:04:01et que vu qu'on ne revient pas à l'origine,
00:04:02au fond, pour moi, il n'y a pas de solution,
00:04:04tant qu'on ne fait pas sauter l'arsenal,
00:04:06tel qu'il a été conçu le premier jour,
00:04:08dans le bureau de Jean Monnet,
00:04:09par cette espèce d'invraisemblable casse,
00:04:11ou de cambriolage, qu'a été la construction européenne.
00:04:13– Alors, vous parlez de Jean Monnet,
00:04:15on se rappelle bien sûr que Philippe Devilliers a largement évoqué
00:04:17ses dessins dont j'ai tiré sur le fil du mensonge, bien sûr,
00:04:21mais vous parlez également d'un personnage beaucoup moins connu,
00:04:25un fameux Lagrange, Maurice Lagrange,
00:04:28dont vous nous racontez un palmarès assez peu glorieux,
00:04:31et vous nous expliquez justement avec étonnement
00:04:33que cet homme a été choisi pour ficeler le côté juridique de l'Union Européenne.
00:04:39– Exactement, en fait,
00:04:40Philippe Devilliers, il avait fait le travail avec le fil du mensonge,
00:04:43mais il a fait un travail qui est essentiellement un travail politique,
00:04:46d'ailleurs, de mémoire, à un moment il envisage quelques petites questions juridiques
00:04:50sur l'arsenal et l'architecture juridique de l'Union,
00:04:54le problème c'est qu'il le fait, enfin c'est pas son angle,
00:04:57il le fait en passant,
00:04:58et il évoque principalement les grandes trahisons politiques,
00:05:01donc on a Jean Monnet, on a Robert Schumann,
00:05:03on a Walter Hallstein, dont je reparle aussi dans mon livre,
00:05:06qui sont les architectes généraux.
00:05:09Le problème, il y en a tellement des problèmes,
00:05:11c'est que Jean Monnet,
00:05:13je rappelle quand même Jean Monnet qui est censé être un saint,
00:05:15je veux dire, la plupart des établissements scolaires
00:05:17portent le nom Jean Monnet,
00:05:18je crois que c'est l'un des noms les plus donnés
00:05:20dans les écoles françaises en 2026,
00:05:22à Jean Monnet, je veux dire qu'il voulait détruire le général de Gaulle.
00:05:24Bref, Jean Monnet, le problème c'est que c'est un homme d'affaires,
00:05:28banquier à la City, haut fonctionnaire, homme-lige des États-Unis,
00:05:33enfin bref, la crapule Jean Monnet,
00:05:35honnêtement il n'y a pas d'autre mot pour le désigner,
00:05:38la crapule Jean Monnet avait deux particularités,
00:05:40c'est que d'une part, semble-t-il avec le temps,
00:05:42il détestait travailler,
00:05:43ça veut dire que bosser techniquement un sujet,
00:05:46semble-t-il qu'avec le temps, ça l'ennuyait,
00:05:48il n'avait pas envie de faire ça,
00:05:49ce n'est pas son problème.
00:05:50– Un homme de notre temps.
00:05:52– Un homme de notre temps,
00:05:53directement, effectivement c'est très juste,
00:05:55et deuxièmement, c'était un autodidacte.
00:05:58Là, ce qui n'est pas pour me déplaire,
00:05:59il faut que j'admette,
00:06:00parce que je me méfie, vous savez,
00:06:01des tronches gigantesques qui ont l'impression de savoir
00:06:04et ne savent rien,
00:06:05mais donc sur le droit,
00:06:05il n'y comprenait strictement rien.
00:06:07Donc, il s'en est remis à des petits copains,
00:06:10à des conseillers pour les questions juridiques,
00:06:13et sur le droit européen
00:06:15et surtout sur la fabrique de la justice européenne,
00:06:19il s'en est remis à un homme
00:06:20qui s'appelle Maurice Lagrange,
00:06:22type qu'on a complètement oublié.
00:06:24Je précise un type que,
00:06:25pour la mémoire de ceux qui sont encore un peu aux manettes,
00:06:28en général c'est un type qui est salué,
00:06:30je veux dire qui est célébré,
00:06:31vous voyez, un grand juriste, etc.
00:06:34Et j'ai choisi de m'intéresser un peu au personnage.
00:06:36Et effectivement, vous disiez un curieux palmarès, je crois.
00:06:40En fait, Maurice Lagrange,
00:06:42c'était un juriste bien sous tout rapport,
00:06:46un type qui a fait Sciences Po Paris dans les années 20-30,
00:06:50il est rentré au Conseil d'État,
00:06:51il fait son job,
00:06:53et Vichy arrive.
00:06:54Et ce brave homme,
00:06:55en fait, il est séduit par la Révolution nationale.
00:06:58Bon, il ne résiste pas,
00:06:59c'est le moins qu'on puisse dire.
00:07:00En même temps, tout le monde n'était pas résistant,
00:07:02ça se saurait.
00:07:03Mais évidemment, il va…
00:07:03– Ça dépend de l'année.
00:07:04– Voilà, ça dépend quelle année.
00:07:05Effectivement, Mitterrand sait quelque chose.
00:07:07Mais effectivement, ce qui se passe,
00:07:08c'est qu'il se met au service de Vichy,
00:07:11et il entreprend une spécifique,
00:07:12c'est de travailler sur la fonction publique.
00:07:14Il le faisait déjà un petit peu avant Vichy,
00:07:16mais il poursuit sous Vichy,
00:07:17et il est choisi pour rédiger le statut des Juifs,
00:07:23c'est-à-dire pour rédiger la mise en œuvre
00:07:25de l'exclusion des Juifs de la fonction publique.
00:07:28Ici, il y a-t-elle avec entrain,
00:07:29il faut le dire.
00:07:30– Passion même, on peut le dire.
00:07:31– Avec passion, on peut le dire.
00:07:32Et je relate d'ailleurs dans le bouquin
00:07:34une petite réunion de décembre.
00:07:38Le ciel, il fait froid,
00:07:40on est à Paris,
00:07:41il fait, je crois, moins 10 à l'époque.
00:07:42D'ailleurs, j'ai fait quelques petites recherches climatologiques,
00:07:44vous savez, climatiques,
00:07:45pour savoir quel temps il faisait à l'époque.
00:07:46À Paris, c'est toujours intéressant
00:07:48de se remettre un peu dans le contexte.
00:07:50Donc, il fait froid.
00:07:51Ces gens-là migrent vers l'hôtel thermal de Vichy.
00:07:54Ils s'installent.
00:07:55Maurice Lagrange fait partie de la petite clique.
00:07:57Et ils mettent en place le statut des Juifs.
00:07:59Et dans les discussions qui commencent,
00:08:01il y a une petite particularité,
00:08:03c'est que Lagrange considère
00:08:04que le statut voulu par Vichy
00:08:06n'est pas assez excluant.
00:08:07Donc, il se lamente
00:08:09parce qu'il souhaite que même
00:08:10une petite dactylo de préfecture
00:08:12puisse être exclue de la fonction publique
00:08:14parce qu'elle mettrait ses yeux
00:08:15sur des documents compromettants.
00:08:16Donc, en gros, il veut une fonction publique
00:08:19sans aucun Juif dans toute la France.
00:08:22Ce brave homme poursuit sa carrière.
00:08:24En 1942, il est remplacé.
00:08:26Donc, il disparaît un petit peu
00:08:28de la case des officiels.
00:08:30À la Libération,
00:08:30il ment comme un arracheur de dents.
00:08:32Il raconte à la commission
00:08:33qu'il interroge
00:08:34qu'il a toujours défendu
00:08:35tous les persécutés
00:08:36et les Juifs en particulier.
00:08:38Donc, il ment.
00:08:38Bon, il n'est pas le seul.
00:08:40Il n'est pas le dernier.
00:08:41On en connaît aujourd'hui également
00:08:42qu'il savent faire ça très bien.
00:08:43Il retourne sa veste.
00:08:44Et cinq ans plus tard,
00:08:46Jean Monnet, à mon avis,
00:08:48sur les conseils des Américains,
00:08:50il n'y a pas trop de certitude,
00:08:52l'a contacté pour qu'il devienne
00:08:53le juriste officiel de sa grande œuvre
00:08:56qui est la construction européenne.
00:08:57Et le clou du spectacle, quand même,
00:09:00c'est que Lagrange, l'antisémite,
00:09:02entre 45 et 50,
00:09:04il a été contacté par les Américains
00:09:05pour dénazifier la fonction publique allemande
00:09:08après la guerre.
00:09:10Donc, lui, l'antisémite,
00:09:11se retrouve maître d'œuvre
00:09:13de la dénazification de la fonction publique.
00:09:15Il atterrit chez Monnet
00:09:16et il va continuer le travail.
00:09:18Et dernière information sur Lagrange,
00:09:21j'ai déjà des gens qui me disent
00:09:22que je suis quelqu'un de diabolique
00:09:24puisque je tente de crucifier
00:09:27les saints-pères fondateurs
00:09:29de l'Union européenne,
00:09:30de la construction européenne.
00:09:30Je précise que…
00:09:31– Ils sont assez gratinés, visiblement.
00:09:32– La question n'est même pas tant
00:09:33de savoir s'il était absolument
00:09:34vichiste toute sa vie.
00:09:36La question est bien de se rendre compte
00:09:37que c'est un Français
00:09:39qui va copier le modèle
00:09:40du Conseil d'État dont il est originaire,
00:09:43il a fait ses armes là-dedans,
00:09:44qu'il a lui-même un vague fonctionnement
00:09:46pas très démocratique dans son idéologie,
00:09:49on va dire,
00:09:49qui est lancé par Monnet
00:09:50sur cette grande œuvre
00:09:53de technocratisation
00:09:54de la construction européenne
00:09:55et il faut bien se rendre compte
00:09:56que sans Lagrange,
00:09:58les juges européens
00:09:59n'auraient peut-être jamais eu
00:10:01le pouvoir qu'ils ont aujourd'hui.
00:10:03Ce qui veut dire que sur le Mercosur,
00:10:04actuellement,
00:10:06la balle est dans le camp
00:10:06de la Cour de justice
00:10:07qui a été contactée,
00:10:08saisie par le Parlement européen.
00:10:10Aujourd'hui,
00:10:11si la Cour est l'arbitre
00:10:13du traité sur le Mercosur,
00:10:15c'est parce qu'il y a 75 ans,
00:10:16un ex-vichiste appelé Lagrange
00:10:18antisémite notoire
00:10:19a créé le statut de la Cour
00:10:21qui est celle qu'on a aujourd'hui.
00:10:22Ça veut dire l'impact
00:10:24qu'il a sur les 75 ans
00:10:26de la construction européenne.
00:10:27C'est absolument invraisemblable.
00:10:29Alors, ce que je vous propose,
00:10:31Guylain Ménessa,
00:10:32c'est que vous le savez
00:10:32qu'il y a souvent des vidéos
00:10:33qui viennent rythmer
00:10:34un petit peu cet entretien.
00:10:35La semaine dernière,
00:10:36à votre place,
00:10:37il y avait Pierre Lelouch
00:10:38et on a évoqué aussi
00:10:39ces questions de souveraineté
00:10:40et ces questions
00:10:41de dictates européens.
00:10:43Je vous propose
00:10:43qu'on écoute une séquence.
00:10:45Madame von der Leyen
00:10:47était une ministre
00:10:49de la Défense
00:10:50épouvantable en Allemagne,
00:10:51dont Angela Merkel
00:10:53s'est débarrassée
00:10:54en l'envoyant à Bruxelles.
00:10:55Elle a été corrompue.
00:10:57Il y a eu des histoires là-dessus,
00:10:58mais je ne veux pas rentrer
00:10:59dans ce genre de choses,
00:11:00je n'ai pas les éléments.
00:11:01Ce que je sais,
00:11:02c'est qu'elle était très contestée
00:11:03à l'intérieur de l'Allemagne,
00:11:05que Merkel a voulu
00:11:05s'en débarrasser.
00:11:06Deux, cette femme
00:11:07est avide de pouvoir
00:11:08et elle, comment dire,
00:11:13elle utilise la crise ukrainienne
00:11:15depuis le début
00:11:16pour s'installer
00:11:17en chef de guerre.
00:11:18Si je peux me permettre,
00:11:19monsieur,
00:11:19c'est ce qu'elle a fait
00:11:20avec le Covid aussi ?
00:11:21Oui, aussi,
00:11:22mais bon,
00:11:23et là aussi,
00:11:23il y a eu des histoires
00:11:24plus ou moins claires,
00:11:26d'ailleurs jamais éclaircies,
00:11:27de ce qu'elle a fait
00:11:28ou pas.
00:11:29C'est la magie Bruxelles.
00:11:31La mécanique commission-État,
00:11:33elle est archi connue.
00:11:34Si les États sont inexistants,
00:11:36la commission va continuer
00:11:37à avancer.
00:11:38Elle, elle profite
00:11:39de la guerre d'Ukraine
00:11:40depuis le premier jour
00:11:41pour dire
00:11:42je vais acheter des armes,
00:11:44etc.
00:11:44Elle n'a absolument pas
00:11:45le mandat pour faire ça.
00:11:47Elle n'a pas le mandat
00:11:48pour nommer un ministre
00:11:49de la Défense.
00:11:49C'est ce qu'elle a fait.
00:11:51Donc, elle a nommé
00:11:52une Estonienne
00:11:53ministre d'Affaires étrangères
00:11:54de l'Europe,
00:11:551,4 million d'habitants
00:11:56pour représenter
00:11:57les 450 millions,
00:11:59et un Polonais.
00:12:00Donc, le balt polonais,
00:12:01c'est ça qui tire
00:12:02la défense européenne.
00:12:04On est chez les fous.
00:12:06Mais là où on est
00:12:07chez les fous,
00:12:07c'est que les États
00:12:08se taisent.
00:12:09Si les États disent
00:12:10que tu n'as rien
00:12:11à dire là-dessus,
00:12:12ce n'est pas ton problème,
00:12:13c'est le nôtre,
00:12:14elles s'arrêtent.
00:12:21Alors, concentre-nous
00:12:22peut-être surtout
00:12:22sur la fin
00:12:23de cette intervention.
00:12:25Finalement,
00:12:25l'Europe est forte,
00:12:26enfin, l'Union européenne,
00:12:27attention,
00:12:28ne confondons pas,
00:12:28l'Union européenne est forte
00:12:29à mesure que les États
00:12:31sont faibles.
00:12:33Ah mais,
00:12:33c'est un jeu
00:12:34de vaste communiquant.
00:12:35Évidemment,
00:12:36Ursula von der Leyen
00:12:37n'est que la dernière
00:12:38tête de gondole
00:12:39d'une histoire
00:12:40chaloupée,
00:12:41on va dire ça comme ça,
00:12:41où les États
00:12:42ont volontairement
00:12:43accepté le suicide
00:12:44que l'Europe leur proposait.
00:12:46C'est-à-dire,
00:12:46l'Union européenne,
00:12:47effectivement,
00:12:47bon,
00:12:48vous savez,
00:12:48le problème de ça,
00:12:49c'est juste un petit incise,
00:12:50on fait tout ce temps
00:12:51de la distinction
00:12:52en disant,
00:12:52mais il y a l'Europe,
00:12:53civilisation,
00:12:53l'Union européenne,
00:12:54construction,
00:12:54certes,
00:12:55mais l'Union européenne
00:12:56est la résultante
00:12:56de 75 ans de construction
00:12:57et si vous lisez mon livre,
00:12:59vous comprenez
00:12:59que ces 75 ans
00:13:00ont donné naissance
00:13:01à ce qu'on a
00:13:01parce qu'il n'y avait
00:13:02rien d'autre,
00:13:02il n'y a pas d'autre voie
00:13:03à la construction européenne
00:13:04de Jean Monnet,
00:13:05il y aurait une autre Europe,
00:13:07celle qu'on a,
00:13:07il n'y a jamais eu
00:13:08d'autre voie,
00:13:08c'est celle qu'on a aujourd'hui.
00:13:10Alors sur les États,
00:13:11évidemment,
00:13:11ils ont consenti
00:13:12à tout cela,
00:13:13il y a plusieurs problèmes.
00:13:15Premier problème,
00:13:16le fameux couple franco-allemand
00:13:17est une imbécilité cosmique,
00:13:20excusez-moi d'utiliser
00:13:21un terme un peu journalistique,
00:13:22mais imbécilité
00:13:23parce que ça n'a jamais existé,
00:13:25c'est-à-dire que,
00:13:26oui,
00:13:26il y a eu des poignées de main,
00:13:27oui,
00:13:27il y a des fois
00:13:28des intérêts convergents,
00:13:29oui,
00:13:29on peut imaginer
00:13:30des coopérations,
00:13:31il y en a toujours eu
00:13:31dans l'histoire,
00:13:32il y en aura,
00:13:33à mon avis,
00:13:33demain,
00:13:33d'ailleurs,
00:13:33si l'Europe est détruite,
00:13:35rien de Jean Monnet,
00:13:37et donc d'Oursoula est détruite,
00:13:39on pourra toujours,
00:13:40je veux dire,
00:13:41penser des coopérations croisées,
00:13:43des coopérations entre États,
00:13:44rien ne l'empêche.
00:13:45Mais le problème,
00:13:47c'est que les États
00:13:47ont admis l'inféodation
00:13:49à une structure politique
00:13:50qui est la Commission européenne,
00:13:51qui a avancé,
00:13:52et Pierre Lelouch a raison,
00:13:53à chaque fois de la même façon,
00:13:56c'est lorsqu'à crise,
00:13:57la Commission prend le lead,
00:13:59elle décide,
00:14:00les États suivent plus ou moins,
00:14:02et rares sont ceux
00:14:03qui élèvent la voix
00:14:03pour gueuler un petit peu,
00:14:04donc ils laissent filer le bateau,
00:14:07mais,
00:14:08mais,
00:14:08et il y a un gigantesque mais,
00:14:10c'est que si la Commission
00:14:11a ce pouvoir politique,
00:14:13c'est parce qu'en réalité,
00:14:14derrière,
00:14:15les juges ont conçu
00:14:15ce qu'on appelle la primauté.
00:14:17C'est qu'en fait,
00:14:18toutes les décisions
00:14:19qui sont prises par la Commission,
00:14:20toutes les décisions
00:14:21qui relèvent de l'organisation
00:14:23de l'architecture européenne,
00:14:24donc décision de la Commission,
00:14:25directive, règlement,
00:14:27préconisation,
00:14:28recommandation,
00:14:28chartes,
00:14:29tout ce que vous voulez,
00:14:30cet arsenal repose
00:14:32à l'origine
00:14:32sur la fabrication
00:14:34d'un concept
00:14:34qui est très honnêtement
00:14:36un coup d'État,
00:14:36on ne peut pas le dire autrement,
00:14:37c'est la plus grande
00:14:38des monstruosités
00:14:39que l'Europe nous est servie
00:14:41et dont on ne se rend
00:14:41jamais compte,
00:14:42c'est d'avoir créé
00:14:43dans le dos des États
00:14:44un concept puissant
00:14:46qui s'appelle la primauté,
00:14:48qui fait que l'Europe
00:14:48a se dit être légitime
00:14:51et légalement
00:14:52dans le droit
00:14:52de se jucher
00:14:54par-dessus les États.
00:14:54ce qui fait qu'après
00:14:56les politiques
00:14:56qui ne sont pas juristes
00:14:58dans les années 60,
00:14:59tous,
00:14:59donc qui prennent un peu
00:15:00le train en marche
00:15:00et qui par la suite
00:15:01ont été élevés
00:15:02à la graine type
00:15:04Sciences Po,
00:15:05c'est-à-dire
00:15:05c'est merveilleux,
00:15:06tout ça est bien normal,
00:15:07ils ont somatisé
00:15:08une sorte d'offensive
00:15:10de la Commission
00:15:11comme étant légitime
00:15:12puisqu'elle-même
00:15:13est légalisée
00:15:14par la primauté
00:15:15qui rend l'Europe
00:15:15logiquement supérieure
00:15:17aux États.
00:15:17Donc ça donne
00:15:18une espèce
00:15:19de fil chronologique
00:15:20qui fait que
00:15:21la Commission est là,
00:15:23ça me paraît logique,
00:15:24la Commission avance,
00:15:25c'est normal,
00:15:26il y a la primauté
00:15:26et la primauté
00:15:27c'est merveilleux
00:15:28puisque le droit
00:15:29l'a créé
00:15:29et le droit
00:15:30c'est formidable
00:15:30puisque l'Europe
00:15:31n'est que du droit
00:15:32à peu de choses près.
00:15:33Et je reviens toujours
00:15:34à cette superbe citation
00:15:36de l'ex-milite en Asie
00:15:37Walter Hallstein
00:15:38qui disait très justement
00:15:39dans les années 60
00:15:41l'Europe n'a pas de pouvoir,
00:15:44pas d'armée,
00:15:44pas de police,
00:15:45d'infrastructure,
00:15:46en gros il reconnaît lui-même
00:15:47l'Europe c'est du vent,
00:15:48c'est du néant,
00:15:49d'accord ?
00:15:49Il y a de l'être des États
00:15:52et il y a du néant
00:15:53à l'Europe,
00:15:54on va dire quelque chose
00:15:54comme ça,
00:15:55mais il dit
00:15:55la seule chose
00:15:56que l'Europe a
00:15:57c'est le droit
00:15:57qu'elle fixait son arme.
00:15:59Donc l'Europe
00:16:00a conçu son droit
00:16:01par les juges,
00:16:02les juges ont donc
00:16:03légitimé,
00:16:04légalisé l'offensive
00:16:05de la Commission
00:16:06et la Commission
00:16:07avec Ursula aujourd'hui
00:16:08dit je fais ce que je veux
00:16:09sur le Covid,
00:16:11la guerre,
00:16:11sans mandat
00:16:12ni quoi que ce soit.
00:16:13Mais il faut bien dire
00:16:13que les juges
00:16:14n'avaient pas mandat
00:16:16pour créer la primauté,
00:16:17ils l'ont inventée
00:16:18littéralement,
00:16:19c'est une confection
00:16:20des esprits diaboliques
00:16:21et des vrais maîtres
00:16:22dont je dépeins la biographie
00:16:23et la Commission
00:16:25au bout
00:16:25n'a pas non plus mandat
00:16:27pour investir
00:16:28les différents domaines
00:16:29qu'elle investit
00:16:29sauf,
00:16:31et c'est toujours
00:16:31la même chose,
00:16:33elle repose sur la primauté
00:16:34ce qui fait qu'on n'ose
00:16:35rien dire
00:16:35au nom d'un concept
00:16:37fondamental
00:16:37qui s'appelle
00:16:38l'État de droit.
00:16:40Donc en gros
00:16:41c'est très simple,
00:16:42les États n'osent rien dire
00:16:43parce que
00:16:44commission égale droit,
00:16:45droit égale État de droit,
00:16:47État de droit égale juge,
00:16:48fermer le banc,
00:16:49il n'y a rien à dire,
00:16:50c'est pur et parfait,
00:16:51ça fonctionne.
00:16:51Et moi tout ce que je dis
00:16:52c'est très simple,
00:16:53c'est si vous voulez
00:16:54casser toute cette chronologie
00:16:55et cette structure
00:16:56complètement cinglée,
00:16:57ce n'est pas la commission
00:16:58qui veut dire
00:16:59qu'il faut vous faire sauter.
00:17:01Ça commence par là,
00:17:02on est tout à fait d'accord,
00:17:03je serais moi-même heureux
00:17:04de me lever un jour
00:17:04sans avoir Ursula
00:17:05ou quoi que ce soit de ce genre
00:17:06à la tête de l'Europe.
00:17:07Mais c'est tant
00:17:09qu'on n'aura pas remonté
00:17:10le fil en entier
00:17:11et compris comment
00:17:12cet arsenal fonctionne
00:17:13avec en premier lieu
00:17:15des vrais maîtres
00:17:15qui sont les juges
00:17:17qui tiennent le cordon
00:17:18de ces concepts
00:17:18extrêmement offensifs,
00:17:21si on ne fait pas
00:17:21cette opération
00:17:22on ne pourra rien faire
00:17:23parce qu'il faut faire sauter
00:17:24ces concepts
00:17:24sur lesquels la machine fonctionne
00:17:26et permet à la commission
00:17:27de décider.
00:17:28Finalement quand on vous écoute
00:17:30et quand on vous lit
00:17:30bien sûr on a le sentiment
00:17:31qu'Ursula est un peu
00:17:33un épouvantail
00:17:34qui est agité
00:17:34mais en réalité
00:17:35la vraie puissance,
00:17:37le vrai pouvoir
00:17:38de cette Union européenne
00:17:39dont on déplore le fonctionnement
00:17:41ce sont les petits télégraphistes
00:17:43qui ont fait le droit
00:17:44et qui ont tissé le droit
00:17:45depuis la création.
00:17:47Complètement
00:17:47parce que
00:17:48là encore
00:17:50il faut comprendre
00:17:50qu'on dit technocratie
00:17:51c'est juste
00:17:52mais c'est incomplet.
00:17:54C'est-à-dire que
00:17:55la technocratie
00:17:56n'est là encore
00:17:57pas une dérôme
00:17:58dérive
00:17:58c'est parce que
00:17:59l'Europe ne peut être
00:18:00que technocratique.
00:18:01Elle voulait congédier
00:18:03la politique
00:18:03Jean Monnet détestait
00:18:04les politiques
00:18:04et Jean Monnet lui-même
00:18:05disait
00:18:06il faudrait que l'Europe
00:18:07se soie rêvée
00:18:08exclusivement
00:18:09d'un cénacle d'experts
00:18:10sans parlement
00:18:11et même sans juge.
00:18:13Et d'ailleurs
00:18:13le parlement
00:18:14ne fait pas partie
00:18:14des plans initiaux.
00:18:15Exactement
00:18:16il n'y avait pas
00:18:16de parlement du tout
00:18:17il y avait juste
00:18:17un cénacle d'experts
00:18:19qui était délié
00:18:20de relations avec les états
00:18:21parce que
00:18:22les mandats nationaux
00:18:23Jean Monnet avait très peur
00:18:24parce que ça veut dire
00:18:24politique, politique égale peuple
00:18:28nationaux
00:18:28tout ça c'est terrible.
00:18:30Dès qu'il y a un peuple
00:18:31dans l'affaire
00:18:31ça l'angoisse
00:18:32c'est pas son truc
00:18:33il manque qu'on puisse dire
00:18:34les autres non plus
00:18:35d'ailleurs
00:18:35les vrais maîtres
00:18:36les autres maîtres
00:18:37et en fait
00:18:38il n'a donc pas de parlement
00:18:39selon Monnet
00:18:40et pas de juge
00:18:40parce qu'il avait très peur
00:18:42des juges
00:18:43d'ailleurs ça m'a frappé
00:18:44parce qu'il avait peur
00:18:46que les juges
00:18:47soient l'offensif suprême
00:18:49contre l'Europe
00:18:50parce qu'on les maîtrise pas bien
00:18:51donc il se disait
00:18:52attendez quand même
00:18:53il a dit à ses conseillers
00:18:55à Lagrange
00:18:55il a dit
00:18:55attention je me méfie des juges
00:18:57ils vont me démolir mon rêve
00:18:58c'est-à-dire qu'ils vont vouloir
00:18:59mettre du droit
00:19:00donc de la complexité
00:19:01donc des normes
00:19:02il n'est pas con Monnet
00:19:04c'est-à-dire c'est un diable intelligent
00:19:05il a saisi que
00:19:06dès qu'il y a une norme
00:19:07il y a de la règle
00:19:08dès qu'il y a de la règle
00:19:09il y a du juge
00:19:09dès qu'il y a du juge
00:19:10il y a de l'alinéa
00:19:11vous savez
00:19:11et les maîtres de l'alinéa
00:19:13sont en général
00:19:13pas vraiment des amis
00:19:15ni du peuple
00:19:16ni de ceux qui veulent fabriquer
00:19:17on ne comprend pas trop
00:19:18ce qui s'y passe
00:19:19on ne maîtrise pas trop
00:19:20l'opacité des règles
00:19:21donc ce que fait Monnet
00:19:22et ce qu'on va faire
00:19:23tout au long de l'histoire
00:19:24c'est dire
00:19:25petit à petit
00:19:26mais finalement
00:19:26ces juges sont pratiques
00:19:27puisqu'ils sont aux ordres
00:19:29de ce qu'on leur demande de faire
00:19:30donc en fait
00:19:31ils vont
00:19:32grâce à Lagrange
00:19:33et à des autres
00:19:33ils vont
00:19:34petit à petit
00:19:35usiner
00:19:36pièce par pièce
00:19:37les verrous
00:19:38qui constituent
00:19:39la primauté
00:19:40l'effet direct
00:19:40mais je ne veux surtout pas rentrer
00:19:42dans le détail du droit
00:19:42parce que souvent au bout
00:19:43on se dit
00:19:44je ne comprends plus rien
00:19:44alors que la question n'est pas là
00:19:46la question est la suivante
00:19:48c'est que
00:19:48si ces verrous n'existaient pas
00:19:50les états auront continué d'exister
00:19:52et les états n'existent plus
00:19:54parce que les verrous
00:19:55ont continué d'être usinés
00:19:57ce qui fait qu'il y a
00:19:58selon moi
00:19:5911 ans de flottement
00:20:0011 ans
00:20:01pas plus
00:20:02avant
00:20:02ce n'était pas terrible
00:20:04après
00:20:05c'était le suicide programmé
00:20:0611 ans
00:20:07ça s'appelait le général de Gaulle
00:20:08le problème de de Gaulle
00:20:09c'est qu'il a tout fait en même temps
00:20:10le plan RUEF
00:20:11assainir les comptes
00:20:13faire la 5ème République
00:20:15imposer l'élection
00:20:16du président
00:20:17suffrage universel direct
00:20:18mettre fin à la guerre d'Algérie
00:20:19je suis désolé
00:20:20quand on me dit des fois
00:20:21de Gaulle n'était pas parfait
00:20:22je ne dis pas le contraire
00:20:23enfin tout de même
00:20:23il a fait beaucoup
00:20:24et il a lancé
00:20:25le fameux
00:20:26la fameuse crise
00:20:27de la chasse vide
00:20:28où le premier
00:20:29il a dit à la commission
00:20:30maintenant c'est terminé
00:20:30toutes vos conneries
00:20:32de fédéralisme
00:20:32de primauté
00:20:34larvée
00:20:35etc
00:20:35c'est terminé
00:20:36les fonctionnaires
00:20:37rentrent à Strasbourg
00:20:38à Strasbourg
00:20:39en France
00:20:39etc
00:20:40à Paris
00:20:40etc
00:20:40je ne veux plus les voir
00:20:41à Bruxelles
00:20:41mais le problème
00:20:43et j'en reviens
00:20:44à votre question
00:20:44sur les états
00:20:45c'est que même
00:20:46de Gaulle
00:20:46n'avait pas saisi
00:20:48la puissance de frappe
00:20:49des petits juges
00:20:50qui avaient commencé
00:20:51le travail
00:20:51et pourquoi
00:20:53les juges ont commencé
00:20:54le travail sous de Gaulle
00:20:54c'est très simple
00:20:55et ils sont français
00:20:56la plupart
00:20:56c'est parce que
00:20:58quand ils ont vu
00:20:58de Gaulle débarquer
00:20:59ils se sont dit
00:20:59non mais attendez
00:21:00là on a un politique
00:21:01qui résiste
00:21:02c'est pas possible
00:21:03donc par derrière
00:21:04ils vont violer la France
00:21:06littéralement
00:21:07ils vont violer la France
00:21:09par derrière
00:21:09sans s'embarrasser
00:21:11du général de Gaulle
00:21:12en disant
00:21:12le politique s'agite
00:21:14on va faire le travail
00:21:15et qu'est-ce qu'ils ont fait
00:21:16ils ont comme par hasard
00:21:17inventé la primauté
00:21:19l'effet direct
00:21:20tous ces petits concepts
00:21:21des années 61, 62, 63
00:21:24jusqu'à 69, 70
00:21:25de Gaulle ne les réalise pas trop
00:21:27sauf un homme
00:21:28je suis tombé sur la phrase
00:21:30elle est superbe
00:21:31Michel Debray
00:21:32qui dit à De Gaulle
00:21:33dans les années 60
00:21:34méfiez-vous
00:21:35de la conspiration
00:21:37de l'intégration
00:21:38ça veut dire que Debray
00:21:40avait compris
00:21:40la conspiration à l'œuvre
00:21:42via la puissance
00:21:43de frappe des juges
00:21:45après on a laissé filer
00:21:46et tous nos politiques
00:21:47ensuite
00:21:47soient ralliés
00:21:48soient très heureux
00:21:50Giscard l'européiste
00:21:51Mitterrand
00:21:52lui-même pareil
00:21:53je veux dire
00:21:53vous savez la fameuse phrase
00:21:54la France est notre présent
00:21:57mais l'Europe est notre avenir
00:22:00le nationalisme c'est mal
00:22:02c'est la guerre
00:22:03Chirac il fera la même chose
00:22:05je le raconte dans le bouquin
00:22:06qui va lui aussi vendre
00:22:07les actifs gaulliens
00:22:09pour se rallier à la cause européenne
00:22:10et tous les autres suivent
00:22:11et le problème
00:22:12c'est que vu que personne
00:22:14n'a tenté
00:22:15la même équation
00:22:17que celle de De Gaulle
00:22:17c'est-à-dire
00:22:18penser quelque chose
00:22:19comme la chaise vide
00:22:20aujourd'hui en 2026
00:22:22on en a
00:22:23je vois ça depuis 15 jours
00:22:24qui se lèvent
00:22:25sur les plateaux télé
00:22:26en disant
00:22:26faudrait faire un peu
00:22:27comme De Gaulle
00:22:28la chaise vide
00:22:28c'était pas mal
00:22:29pour défendre les agriculteurs
00:22:30et j'ai envie de leur dire
00:22:31dites
00:22:31vous étiez où
00:22:32pendant 50 ans
00:22:33lorsqu'il s'est agi
00:22:34de manger toute cette soupe
00:22:36toute cette soupe
00:22:37qui nous a apporté
00:22:37la famine
00:22:38la paupérisation
00:22:39la fin des classes moyennes
00:22:41la mort des agriculteurs
00:22:42vous étiez nulle part
00:22:43vous ne serez pas
00:22:45demain
00:22:45ceux qui reprendront
00:22:46le flambeau
00:22:47puisque vous avez appris
00:22:48somatisé
00:22:49repris
00:22:49intégré
00:22:50toute cette petite mixture
00:22:52conçue par les juges
00:22:53qui est devenue
00:22:54l'horizon normatif
00:22:55à partir duquel
00:22:56on essaye aujourd'hui
00:22:56malheureusement
00:22:57de penser la France
00:22:58j'aimerais
00:22:59on va revenir à De Gaulle
00:23:00après parce que
00:23:01paradoxalement
00:23:01c'est sans doute
00:23:02le point le plus actuel
00:23:05de tout ce que l'on doit
00:23:06comprendre
00:23:07autour de cette question
00:23:08mais avant
00:23:09j'aimerais vous faire regarder
00:23:10un nouveau petit extrait
00:23:12c'est celui d'Ursula
00:23:14encore
00:23:14parce qu'on l'aime
00:23:15quand même bien
00:23:16il faut être honnête
00:23:17on l'aime beaucoup
00:23:17et c'était cet été
00:23:19quand elle a échangé
00:23:20avec Donald Trump
00:23:21au nom de l'Europe
00:23:22et des intérêts européens
00:23:23bien entendu
00:23:24nous avons un accord commercial
00:23:28entre les deux plus grandes
00:23:29économies du monde
00:23:30et c'est un accord important
00:23:32c'est un grand accord
00:23:34cela apportera
00:23:35de la stabilité
00:23:36cela apportera
00:23:38de la prévisibilité
00:23:39c'est très important
00:23:41pour nos entreprises
00:23:42des deux côtés
00:23:43de l'Atlantique
00:23:44ce sont des tarifs
00:23:45droits de douane américains
00:23:46de 15% surtout
00:23:47tout compris
00:23:48et les investissements
00:23:50que monsieur le président
00:23:51vient de décrire
00:23:51je tiens tout simplement
00:23:53à vous féliciter
00:23:55je pense que c'est bien
00:23:56que nous ayons conclu
00:23:57un accord aujourd'hui
00:23:58au lieu de jouer
00:23:59à des jeux
00:24:00peut-être
00:24:00ne pas du tout
00:24:01conclure d'accord
00:24:02je pense que c'est
00:24:03je vais vous laisser le dire
00:24:04mais je pense que c'est
00:24:05le plus grand accord
00:24:06jamais conclu
00:24:07merci beaucoup
00:24:08alors il faut le dire
00:24:17j'ai aussi choisi cet extrait
00:24:18parce que c'est le début
00:24:19de votre livre
00:24:19évidemment vous revenez
00:24:20sur cet événement
00:24:22entre guillemets
00:24:23un petit événement
00:24:23mais qui est extrêmement révélateur
00:24:25et c'est d'ailleurs
00:24:26comme ça que vous ponctuez
00:24:27votre ouvrage
00:24:28de beaucoup de points
00:24:29qui finalement
00:24:30sont parfois passés inaperçus
00:24:31mais qui sont extrêmement éclairants
00:24:33pour comprendre
00:24:33le fonctionnement
00:24:34de l'Union Européenne
00:24:34sur cet élément
00:24:36ce qui est intéressant
00:24:37c'est que
00:24:37encore une fois
00:24:38on voit le représentant européen
00:24:40enfin un représentant
00:24:41c'est pareil
00:24:42non élu
00:24:43Ursula von der Leyen
00:24:45qui est censé défendre
00:24:46les intérêts européens
00:24:47parce que si on va faire
00:24:48un sondage dans la rue
00:24:49c'est ce que les gens pensent
00:24:51et une fois encore
00:24:53l'issue de cet accord
00:24:55est en faveur des Etats-Unis
00:24:56alors sans faire
00:24:58c'est même pas du complotisme
00:25:00mais faire un peu de simplisme
00:25:02parce que finalement
00:25:03l'Union Européenne
00:25:04n'a pas qu'une seule vocation
00:25:05c'est servir
00:25:06les intérêts américains
00:25:08ah mais
00:25:09l'arrivée
00:25:10le
00:25:11comment dire
00:25:12le coup de Trafalgar
00:25:14qu'a été la réélection
00:25:15de Donald Trump
00:25:16pour toute une partie
00:25:16de l'intelligentsia
00:25:17et des élites actuelles
00:25:19a eu comme effet
00:25:20tout d'un coup
00:25:22de râler contre les Etats-Unis
00:25:23c'est maintenant
00:25:23sincèrement
00:25:25alors nous on n'a pas attendu ça
00:25:26non non
00:25:26non mais naturellement
00:25:27mais je vais vous raconter
00:25:29une anecdote personnelle
00:25:30la réélection de Donald Trump
00:25:33je l'ai vécu en direct
00:25:34comme beaucoup de gens
00:25:35mais j'ai passé la nuit
00:25:35j'avais une émission de lendemain
00:25:38plusieurs émissions d'ailleurs
00:25:39j'ai passé la nuit
00:25:39à ausculter en direct
00:25:41le
00:25:42comment dire
00:25:43les résultats
00:25:45heure par heure
00:25:45en zappant
00:25:46entre les chaînes américaines
00:25:47et les chaînes françaises
00:25:48on s'apercevait
00:25:49naturellement en direct
00:25:50d'une part
00:25:51évidemment
00:25:51de la sidération
00:25:53qui saisissait
00:25:54le camp des élites françaises
00:25:56globales
00:25:56à 8h du soir
00:25:58ils étaient tous heureux
00:25:59à 1h du matin
00:25:59c'était la soupe à la grimace
00:26:00à 6h du matin
00:26:01je pense qu'ils se disaient
00:26:02que le monde
00:26:02était en train de s'ouvrir
00:26:03sous leurs yeux
00:26:04mais ce qui était intéressant
00:26:05c'est encore pire que cela
00:26:06pour moi
00:26:07je trouve que peu de gens
00:26:08l'ont remarqué
00:26:09c'est qu'à l'époque
00:26:10quand vous appiez
00:26:12sur CNN
00:26:13et d'autres chaînes
00:26:13vous aviez des résultats
00:26:15comptés par comptés
00:26:16qui permettaient de comprendre
00:26:17la bascule très tôt
00:26:17et moi
00:26:1911h minuit
00:26:19minuit et demi une heure
00:26:20je m'étais dit
00:26:21ok c'est plié en fait
00:26:23Trump l'a emporté
00:26:23parce qu'on avait
00:26:24le décompte
00:26:25beaucoup plus précis
00:26:26et des tendances
00:26:27vous voyez
00:26:27bien sûr
00:26:28en France
00:26:28ils disaient
00:26:28non non
00:26:29mais la grande bascule
00:26:29peut encore se produire
00:26:30c'est des résultats partiels
00:26:33la Californie va tomber plus tard
00:26:35etc
00:26:35pourquoi je dis ça ?
00:26:36parce qu'à mon avis
00:26:37ils avaient parfaitement
00:26:38mes infos
00:26:38je ne suis pas moi
00:26:39j'ai pas
00:26:40malheureusement
00:26:41je n'ai pas d'insider
00:26:42auprès de Trump
00:26:42vous voyez
00:26:43je n'ai pas cela
00:26:43donc je me disais juste
00:26:45le déni est tel
00:26:47que même les informations
00:26:48en direct
00:26:49ne peuvent pas passer
00:26:50le cerveau est bloqué
00:26:51en fait
00:26:51leur univers mental
00:26:53est pourri
00:26:53c'est terminé
00:26:54ça veut dire
00:26:55qu'on ne peut plus
00:26:56traiter l'information
00:26:57pourquoi ?
00:26:58parce que tous les concepts
00:27:00fondamentaux de notre monde
00:27:01exemple
00:27:01la souveraineté
00:27:02le peuple
00:27:03la démocratie
00:27:04l'élection
00:27:05le référendum
00:27:06tout ça
00:27:07ce sont des mots
00:27:08qui pour eux
00:27:08n'existent plus
00:27:09donc voir Trump
00:27:10c'est-à-dire
00:27:11la démocratie
00:27:12c'est-à-dire
00:27:13la démocratie directe
00:27:14même d'une certaine manière
00:27:15chez eux
00:27:16c'est-à-dire
00:27:16la fin de l'état profond
00:27:18en tout cas partiellement
00:27:19tout ça
00:27:20c'était pour eux
00:27:20impensable
00:27:21pourquoi je dis ça ?
00:27:22parce que
00:27:23ils ont commencé
00:27:24à bander les muscles
00:27:25depuis un an
00:27:26en nous expliquant
00:27:26qu'il faut que l'Europe
00:27:28soit forte
00:27:28et unie
00:27:29contre les Etats-Unis
00:27:30il faut qu'on parle
00:27:31d'une seule et même voix
00:27:32il faut défendre
00:27:33nos intérêts
00:27:34attendez
00:27:35la farce est-elle
00:27:36je ne sais plus
00:27:37comment le dire
00:27:37depuis 75 ans
00:27:39le seul objectif
00:27:41de l'Europe
00:27:41a été de servir
00:27:42les intérêts
00:27:43des Etats-Unis
00:27:43toujours
00:27:44mais pas par accident
00:27:45parce que là encore
00:27:47c'est ainsi
00:27:47qu'elle est née
00:27:48c'est ainsi
00:27:49qu'elle s'est conçue
00:27:50je disais récemment
00:27:51un ami
00:27:51le plan Marshall
00:27:53c'était le plan
00:27:54Jean Marshall
00:27:54c'est-à-dire le plan
00:27:55Jean Monnet
00:27:56Marshall lui-même
00:27:57en réalité
00:27:58le plan Marshall
00:27:58est un achat
00:27:59littéral
00:27:59par les Etats-Unis
00:28:00du marché européen
00:28:02et ils nous ont inondé
00:28:03de leurs produits
00:28:04pour faire de nous
00:28:06une succursale
00:28:07de leurs intérêts
00:28:08alors pourquoi pas
00:28:09ils défendent
00:28:10leurs intérêts
00:28:10au fond
00:28:11je comprends très bien
00:28:12qu'ils le fassent
00:28:13oui on en revient
00:28:14à ce que disait
00:28:14Pierre Lelouch
00:28:14le problème c'est
00:28:16qu'on accepte
00:28:16mais évidemment
00:28:17le problème c'est que
00:28:17l'Europe
00:28:18pendant 75 ans
00:28:19n'a jamais défendu
00:28:20ses intérêts
00:28:20si bien que
00:28:21quand De Gaulle
00:28:23je fais le lien
00:28:23tout de suite
00:28:24avec l'actualité
00:28:24quand De Gaulle
00:28:25râle contre l'Europe
00:28:26de Jean Monnet
00:28:27il ne veut pas
00:28:28casser l'Europe
00:28:29c'est pas ce qu'il dit
00:28:29il dit il est temps
00:28:31d'arrêter les délires
00:28:32supranationaux
00:28:34et fédéralistes
00:28:34et de redemander
00:28:35au peuple
00:28:36de choisir
00:28:37d'ailleurs il voudrait
00:28:37un référendum sur l'Europe
00:28:39dès le début
00:28:39des années 60
00:28:40pour relégitimer
00:28:41une construction
00:28:42devenue dès le départ
00:28:43complètement folle
00:28:44pourquoi ?
00:28:45parce que lui
00:28:45a compris parfaitement
00:28:47que cette Europe
00:28:47allait dans le mur
00:28:48et qu'elle était
00:28:48une Europe
00:28:49qui ne défendait
00:28:50rien d'autre
00:28:50ce qu'il appelait
00:28:51le volumpuk
00:28:52le volumpuk intégré
00:28:53qui ne défendait
00:28:54rien d'autre
00:28:54que les intérêts américains
00:28:55donc aujourd'hui
00:28:56Ursula
00:28:56elle poursuit
00:28:58exactement cette œuvre
00:28:59et à mon avis
00:29:00le cerveau
00:29:01de ses élites
00:29:02le soir dont je vous parlais
00:29:03le soir de l'élection
00:29:04la réélection
00:29:05de Donald Trump
00:29:06le soir même
00:29:07à mon avis
00:29:08Christine O'Krent
00:29:09qui était à la télé
00:29:10et d'autres
00:29:11oui
00:29:12elle faisait le travail
00:29:13Élise
00:29:14vous savez c'est logique
00:29:15elle est là pour cela
00:29:15oui le soir
00:29:16c'est le moment
00:29:17où ils font leur travail
00:29:17ils étaient là
00:29:20pour commenter
00:29:20le début des résultats
00:29:21qui tombaient
00:29:21à mon avis
00:29:22ce jour-là
00:29:23ils se sont dit
00:29:23on a 4 ans
00:29:25pour faire semblant
00:29:26de résister
00:29:26non pas aux Etats-Unis
00:29:27à Donald Trump
00:29:28en espérant
00:29:30que le parti démocrate
00:29:30le réemporte 4 ans plus tard
00:29:32et pour reprendre
00:29:33une vassalisation consentie
00:29:34là où la vassalisation
00:29:36elle est un peu plus délicate
00:29:37lorsque l'homme
00:29:39à la mèche blonde
00:29:39et à la casquette rouge
00:29:41vous explique
00:29:41tous les 3 minutes
00:29:42que de toute façon
00:29:42il n'en a plus rien
00:29:44à cirer
00:29:44de vos intérêts
00:29:45parce que maintenant
00:29:46c'est chacun pour soi
00:29:47et c'est ainsi
00:29:48et si vous reprenez
00:29:49l'accord
00:29:50que Ursula
00:29:51a conclu
00:29:53en juillet 2025
00:29:54et vous avez raison
00:29:55c'est l'ouverture
00:29:56de mon livre
00:29:56cet accord
00:29:57il était complètement fou
00:29:58c'est un accord
00:30:00qui est d'une violence
00:30:01inouïe
00:30:02l'Europe dit
00:30:03je prends le gaz
00:30:04de schiste américain
00:30:05les droits de douane
00:30:05pas de problème
00:30:06tu fais ce que tu veux
00:30:07de ma gueule
00:30:07allez hop
00:30:08ramène tes produits
00:30:08Donald dit
00:30:09c'est un merveilleux accord
00:30:11évidemment
00:30:11pour lui c'est formidable
00:30:12tout ça au nom
00:30:14d'une défense
00:30:15des intérêts européens
00:30:16on achète
00:30:17on importe
00:30:18pour des milliards
00:30:19du gaz de schiste
00:30:20alors que chez nous
00:30:21on pratique une politique
00:30:22du New Green Deal
00:30:23etc
00:30:23qui a comme objectif
00:30:25de nous rendre
00:30:27complètement impropres
00:30:29à nous défendre
00:30:29sur le point de vue énergétique
00:30:31et à interdire
00:30:32toute forme d'énergie
00:30:33qui ne soit pas
00:30:34ultra décarbonée
00:30:35et ultra verte
00:30:36alors qu'on s'assoit
00:30:38face à Trump
00:30:39pour dire
00:30:39pas de problème
00:30:40file moi ton gaz fossile
00:30:41je le prends chez moi
00:30:42pas de soucis
00:30:42c'est littéralement
00:30:44un suicide en bande organisée
00:30:45qu'on poursuit
00:30:46depuis 75 ans
00:30:47tout simplement
00:30:48accessoirement
00:30:48c'est un suicide
00:30:49qui est agrémenté
00:30:49d'une nouvelle donnée
00:30:51c'est bien entendu
00:30:51l'interdiction du gaz russe
00:30:53à cause de la guerre
00:30:54en Ukraine
00:30:55donc bien sûr
00:30:55l'énergie est encore plus chère
00:30:57et c'est ce qui justifie
00:30:58qu'on se tourne vers
00:30:59les Etats-Unis
00:30:59comme le souhaite Donald Trump
00:31:01alors sur cette question
00:31:02relative à la guerre en Ukraine
00:31:03il y a bien entendu
00:31:04la question des armes aussi
00:31:05et là encore
00:31:05on va regarder une séquence
00:31:06où on voit que littéralement
00:31:08l'Union Européenne
00:31:09s'aborde ses propres intérêts
00:31:11avec le sourire
00:31:11je n'ai pas encore décidé
00:31:13du nombre
00:31:14mais ils vont en avoir
00:31:15car ils ont besoin
00:31:16de protection
00:31:17mais l'Union Européenne
00:31:19paie pour ça
00:31:19nous ne payons rien pour ça
00:31:21mais nous allons les envoyer
00:31:23ce sera des affaires pour nous
00:31:24nous leur enverrons
00:31:26des patriotes
00:31:27dont ils ont désespérément besoin
00:31:29je commencerai par dire
00:31:30que nous ne donnons rien
00:31:31maintenant
00:31:32nous vendons des armes
00:31:33c'était avant
00:31:33nous avons maintenant
00:31:35la possibilité d'acheter
00:31:36des armes aux Etats-Unis
00:31:37nous sommes reconnaissants
00:31:39pour ce programme
00:31:40et cette opportunité
00:31:41nous sommes reconnaissants
00:31:42envers l'Europe
00:31:43elles payent cela
00:31:44bon alors vaut mieux qu'on en rie
00:31:52évidemment
00:31:53mais c'est quand même
00:31:54affligeant
00:31:54et on a le sentiment
00:31:56que non seulement
00:31:58on se fait
00:31:59enfin nous le peuple
00:32:00on se fait avoir
00:32:01mais en plus
00:32:01nos dirigeants se marrent
00:32:02quoi
00:32:03oui sur le fond
00:32:04oui un petit peu
00:32:05ils se marrent
00:32:05alors j'admets que là
00:32:07on en souriait
00:32:08tous les deux
00:32:09en off
00:32:09pendant le passage
00:32:11il vaut mieux sourire
00:32:13de leur sourire
00:32:14que commencer à pleurer
00:32:15parce qu'on fait ça
00:32:15toute la journée déjà
00:32:16donc sourions-en
00:32:17de temps en temps
00:32:18en fait
00:32:18l'Europe de la défense
00:32:20qui se constitue actuellement
00:32:22là j'avoue
00:32:23que je suis très inquiet
00:32:24parce que
00:32:25il y a une petite musique
00:32:26qui prend un petit peu
00:32:27il me semble
00:32:28dans l'opinion publique
00:32:28les gens se disent
00:32:29on est plus forts ensemble
00:32:30alors la petite musique
00:32:31elle tombe aussi
00:32:32je ne sais pas trop
00:32:33on est au milieu du guet
00:32:34mais on se dit un petit peu
00:32:35on a intérêt
00:32:36à travailler tous ensemble
00:32:37on aurait intérêt
00:32:38à penser une Europe ensemble
00:32:39de la défense
00:32:40parce que sinon
00:32:41nous ne sommes rien
00:32:41alors premièrement
00:32:42on le voit bien
00:32:43les Américains ont aussi
00:32:45fait la fin de la récréation
00:32:46de toute façon
00:32:46ils n'ont jamais commencé
00:32:48en réalité la récréation
00:32:49c'est juste
00:32:49Trump est un avatar
00:32:52parfaitement rationnel
00:32:53des intérêts américains
00:32:54moi j'ai appris ça
00:32:55quand j'étais gamin
00:32:56tout seul
00:32:57sans avoir besoin
00:32:57de la désinstruction publique
00:32:59de l'école publique
00:33:00si je puis dire
00:33:01c'est que
00:33:02les Américains ont toujours
00:33:03fait la guerre
00:33:03de la même façon
00:33:04ils y vont
00:33:05avec les bottes
00:33:06ou sans les bottes
00:33:07mais surtout
00:33:07avec leurs intérêts
00:33:08dans la soute
00:33:09qui s'appellent
00:33:10le pétrole
00:33:11le gaz
00:33:11Coca-Cola
00:33:12etc
00:33:12ils ont toujours
00:33:13fonctionné comme ça
00:33:14donc Trump
00:33:14refait la même chose
00:33:15il dit juste
00:33:16je ne veux plus envoyer
00:33:17de boys
00:33:18par contre
00:33:18je vais reprendre
00:33:20le fil
00:33:20de mes négociations
00:33:21parce que je vais remettre
00:33:22des intérêts américains
00:33:23là-bas
00:33:23et là il a trouvé
00:33:24l'arme merveilleuse
00:33:27qui est de dire
00:33:28aux Européens
00:33:28vous voyez j'en ris déjà
00:33:29parce que c'est terrifiant
00:33:30qui est de dire
00:33:31aux Européens
00:33:32pas de problème
00:33:33vous irez envoyer
00:33:35vos armées
00:33:35une fois que la conclusion
00:33:37que la paix sera conclue
00:33:38entre la Russie
00:33:39et l'Ukraine
00:33:39comme ça vous vous chargez
00:33:41de la défense
00:33:42de l'Ukraine
00:33:42contre les potentielles
00:33:43offensives russes
00:33:44avec le matériel américain
00:33:45que vous achetez
00:33:46il est gagnant
00:33:47sur tous les points
00:33:48et après qu'on a tout fait
00:33:49pour que la guerre
00:33:49soit déclenchée accessoirement
00:33:50– Exactement
00:33:51je veux dire
00:33:51on n'est qu'un nus
00:33:53on s'est fait
00:33:53je veux dire
00:33:54sur la place publique
00:33:55je ne sais pas
00:33:55ce qui reste
00:33:56d'une politique
00:33:57suicidaire de la sorte
00:33:58mais sur l'Europe
00:33:59de la défense
00:34:00il y a un point de plus
00:34:01qui m'angoisse beaucoup
00:34:01alors j'attends de voir
00:34:02la forme que ça prendra
00:34:04Pierre Lelouch
00:34:05je rappelais encore
00:34:06tout à l'heure
00:34:06on le commentait
00:34:06les avancées européennes
00:34:08à chaque fois
00:34:08par ces cambriolages successifs
00:34:10sans mandat
00:34:11c'est que
00:34:13j'ai découvert
00:34:15alors là
00:34:15je n'ai pas tout
00:34:16dans mon bouquin
00:34:16parce que je propose
00:34:18et puis les gens liront
00:34:18et j'espère que ça donnera
00:34:20aussi envie
00:34:20de se replonger
00:34:21dans les arcanes
00:34:22de tout cela
00:34:22de 50 à aujourd'hui
00:34:24la fameuse Europe
00:34:26de la défense
00:34:27a une antériorité
00:34:30c'était la fameuse
00:34:31CED des années 50
00:34:32la communauté européenne
00:34:33de défense
00:34:34et aujourd'hui
00:34:34j'entends tout le monde
00:34:35à droite et à gauche
00:34:36la plupart disent
00:34:36on a raté la coche
00:34:37à l'époque
00:34:38il faut se rattraper maintenant
00:34:39et l'Ukraine
00:34:40est notre angle d'attaque
00:34:42à l'époque
00:34:43Michel Debray
00:34:44le conseiller du général
00:34:46De Gaulle
00:34:46De Gaulle n'était plus
00:34:47dans la barque
00:34:48dans les années 50
00:34:48il faisait sa traversée
00:34:49du désert
00:34:50il voit l'Europe
00:34:52de la défense
00:34:52surgir
00:34:53tout le monde lui dit
00:34:54que c'est merveilleux
00:34:54on se croirait aujourd'hui
00:34:55on sera plus fort ensemble
00:34:57on aura des armes ensemble
00:34:58on fera une armée ensemble
00:35:00c'est formidable
00:35:01tout le monde est d'accord
00:35:02une grande partie de la droite
00:35:03la gauche évidemment
00:35:04les européens
00:35:04sont évidemment de la partie
00:35:06comme disait De Gaulle
00:35:07ils sautent tous
00:35:08comme des cabris
00:35:09vous voyez c'est merveilleux
00:35:10et Michel Debray
00:35:12est dans le train
00:35:13il est dans le train
00:35:15et il lit le traité
00:35:16que personne n'avait lu
00:35:18et il s'aperçoit
00:35:19de ce qu'il y a dedans
00:35:20et il s'aperçoit
00:35:21de plein de choses
00:35:22mais il y a deux choses
00:35:22qui m'ont sidéré
00:35:23premièrement dans le traité
00:35:24il était clairement indiqué
00:35:26fédéralisation accrue
00:35:27de l'Europe
00:35:28tout de suite
00:35:28donc vous voyez
00:35:30le rêve fédéral d'aujourd'hui
00:35:311950
00:35:31en gros
00:35:32c'était déjà là
00:35:33et deuxième chose
00:35:34il était prévu
00:35:35dans le traité
00:35:36que les écoles militaires
00:35:38françaises
00:35:38sincères compris
00:35:39soient réquisitionnées
00:35:41à la demande
00:35:42par l'Europe
00:35:42ça veut dire que demain
00:35:44il n'y a plus d'élite militaire
00:35:45tout ça ce sera géré
00:35:46par Bruxelles
00:35:47on voit le résultat
00:35:48puisque chaque fois
00:35:49que Bruxelles
00:35:49prend le lead
00:35:50sur un sujet
00:35:50la minute d'après
00:35:52on est en train
00:35:52de se suicider
00:35:53donc on a compris
00:35:53le fonctionnement
00:35:54ça veut dire
00:35:55qu'avec une antériorité
00:35:57et un passé tel
00:35:58on peut juger
00:36:00de ce qui est en train
00:36:00de se produire
00:36:01puisqu'Emmanuel Macron
00:36:02et tous les autres
00:36:02récupèrent le même langage
00:36:04que celui qu'on avait
00:36:06dans les années 50
00:36:07donc moi je dis juste
00:36:09aux gens
00:36:09dites
00:36:09on a déjà connu la chose
00:36:11on a failli voir le résultat
00:36:12et par l'action
00:36:13de quelques hommes
00:36:14qui se sont bougés les fesses
00:36:15miraculeusement
00:36:16ça n'a pas eu lieu
00:36:17c'était à deux doigts
00:36:18à l'époque
00:36:19donc aujourd'hui
00:36:20quand j'entends
00:36:21le financement
00:36:22je veux dire américain
00:36:23qu'on achète des armes
00:36:24chez eux
00:36:25qu'on est en train
00:36:26de mobiliser nos efforts
00:36:27pour continuer en Ukraine
00:36:28et qu'en plus
00:36:29l'objectif
00:36:29c'est l'Europe de la défense
00:36:30dites
00:36:31on a failli y passer
00:36:33il y a 75 ans
00:36:34arrêtons un moment
00:36:35le délire
00:36:35je me satisfais
00:36:38des derniers sondages
00:36:39vous allez me dire
00:36:40les sondages
00:36:41ça vaut ce que ça vaut
00:36:42ou comme disait Pasqua
00:36:43les promesses
00:36:43n'engagent que ceux
00:36:44qui les font
00:36:45mais tout de même
00:36:45de temps en temps
00:36:46semble-t-il
00:36:48que les français
00:36:48n'ont jamais eu
00:36:49une telle défiance
00:36:50à l'égard de l'Europe
00:36:51j'espère que cette défiance
00:36:53croissante
00:36:53va continuer à leur ouvrir
00:36:55les yeux
00:36:55sur les paradoxes
00:36:56et les folies furieuses
00:36:59qu'on est en train
00:36:59pour suivre
00:37:00abris d'abattus
00:37:01comment expliquez-vous
00:37:02finalement aussi bien
00:37:03la fondation
00:37:04au premier jalon
00:37:06de l'Union Européenne
00:37:07avec Monet
00:37:07avec Lagrange
00:37:08comment expliquez-vous
00:37:10aussi qu'aujourd'hui
00:37:11on est des Benjamin Haddad
00:37:12des Jean-Noël Barraud
00:37:13qui tous
00:37:15sont tournés
00:37:15vers les intérêts américains
00:37:17alors qu'eux-mêmes
00:37:18sont français
00:37:18et éventuellement européens
00:37:20alors
00:37:22réponse générale
00:37:24réponse précise
00:37:24si vous permettez
00:37:26réponse générale
00:37:27nous vivons dans un monde
00:37:29d'une stupidité abyssale
00:37:32vous savez
00:37:33je suis gêné
00:37:34de faire mes livres
00:37:35Élise
00:37:35je le dis franchement
00:37:36je suis gêné
00:37:36non non
00:37:37je suis gêné
00:37:38parce qu'il y a 5 ans
00:37:40je ne pensais pas faire ça
00:37:40vraiment
00:37:41je ne pensais pas faire ça
00:37:44je ne me sens
00:37:44ni le talent
00:37:45ni la légitimité
00:37:47pour moi
00:37:48nous vivons
00:37:49sous l'égide des anciens
00:37:50mon maître
00:37:51c'est Peggy
00:37:51vous voyez
00:37:52ça c'est de la littérature
00:37:53ou Bernanos
00:37:54on peut remonter dans le temps
00:37:55donc on se dit
00:37:56prendre la plume
00:37:57ce n'est pas possible
00:37:57qui suis-je pour avoir
00:37:59le droit de le faire
00:37:59et puis petit à petit
00:38:00vous voyez les absurdités
00:38:02qu'on entend
00:38:02je les ai entendues
00:38:03sur le banc de la fac
00:38:04j'ai continué après
00:38:05et aujourd'hui ça continue
00:38:06et l'une des plus grosses absurdités
00:38:08à la fois théoriques
00:38:10et juridiques
00:38:10que j'entends constamment
00:38:11c'est la notion
00:38:12de souveraineté européenne
00:38:14pour une raison simple
00:38:15Marie-France Garrault
00:38:16le disait à l'époque
00:38:17qu'on n'a pas besoin
00:38:18du tout d'être souverainiste
00:38:19pour s'en rendre compte
00:38:19c'est une stupidité
00:38:20là encore
00:38:21c'est le double effet
00:38:22qui se coule
00:38:23de la stupidité
00:38:23il faut juste réfléchir
00:38:25la souveraineté
00:38:27par nature
00:38:28c'est la compétence suprême
00:38:30en droit
00:38:30on appelle ça
00:38:31la compétence de la compétence
00:38:32ça veut dire que le souverain
00:38:33c'est celui qui dit
00:38:35que sur la monnaie
00:38:36sur l'armée
00:38:37sur la justice
00:38:37sur tout
00:38:38je définis moi-même
00:38:39les limites
00:38:40de mes propres compétences
00:38:42ça veut dire que
00:38:42s'il décide de déléguer un peu
00:38:44il le décide lui
00:38:45la subsidiarité
00:38:46exactement
00:38:46et là après
00:38:47on commence
00:38:48une espèce de logique
00:38:49on va dire juridique
00:38:50ça veut dire que le souverain
00:38:51par nature
00:38:52il est plein et entier
00:38:53il ne peut pas être
00:38:54à moitié souverain
00:38:55c'est impossible
00:38:57ça n'existe pas
00:38:58et sur cela
00:38:59on nous a vendu
00:39:00la souveraineté partagée
00:39:01européenne
00:39:02etc
00:39:02qui est devenue
00:39:03le mot d'ordre
00:39:04d'Emmanuel Macron
00:39:05depuis 9 ans
00:39:06et de tous ceux
00:39:07qui l'entourent
00:39:07au sens large
00:39:08mais je vois que
00:39:09les centristes européistes
00:39:11qui disent
00:39:11Jean-Louis Borloo
00:39:11en parlent depuis longtemps
00:39:13je suis un mélange
00:39:14entre Jean-Noël Barraud
00:39:16et Jean-Louis Borloo
00:39:17c'est ça
00:39:17mais il y en a d'autres
00:39:18qui l'ont appelé Bordeaux aussi
00:39:19je ne sais pas pourquoi
00:39:20voilà bon
00:39:21alors
00:39:21très bien
00:39:22en tout cas
00:39:22cette petite clique
00:39:23vit sous l'égide
00:39:25de cette souveraineté
00:39:26partagée depuis longtemps
00:39:27c'est-à-dire qu'ils poursuivent
00:39:28la chose
00:39:28or ça n'existe pas
00:39:30c'est prendre des folies
00:39:32comme étant des choses
00:39:33rationnelles
00:39:33alors ça peut faire bien
00:39:35vous savez dans les dîners mondains
00:39:36parce qu'on a l'impression
00:39:37d'inventer des concepts
00:39:38intelligents
00:39:39et complexe
00:39:42c'est le
00:39:43je vais un peu vite
00:39:44mais c'est une forme
00:39:45de dérida du pauvre
00:39:47vous voyez
00:39:47la déconstruction
00:39:48c'est-à-dire
00:39:49vous savez ces concepts fumeux
00:39:50que très XXe siècle
00:39:51je pense que même
00:39:52c'est pas mon livre
00:39:53mais il y a beaucoup de liens
00:39:54je pense entre
00:39:54l'idéologie de la déconstruction
00:39:56et la victoire théorique
00:39:57sur ce plan-là
00:39:57qui permet l'avancée en droit
00:39:59aussi de concepts fumeux
00:40:00je pense que tout ça
00:40:01est une vaste entreprise
00:40:02de déconstruction mentale
00:40:03réellement
00:40:04premier point
00:40:05deuxième point
00:40:06vous me demandez
00:40:07comment Jean-Noël Barraud
00:40:08et les autres avancent
00:40:09deuxième point
00:40:09très simple
00:40:10je pense que
00:40:13Sciences Po et Netflix
00:40:15c'est la même chose
00:40:16quand vous apprenez
00:40:18à Sciences Po
00:40:18des stupidités
00:40:19qu'on vous enseigne
00:40:20comme vérité
00:40:21comme dogme
00:40:21que vous les reproduisiez
00:40:24et que vous ensuite
00:40:25vous les enseignez vous-même
00:40:26je prends un exemple
00:40:27dans mon bouquin
00:40:27justement des vrais maîtres
00:40:29dont je parle
00:40:29Mathias Guillaumard
00:40:31président de la Cour
00:40:32des droits de l'homme
00:40:32en exercice
00:40:33il est en même temps
00:40:34enseignant à Sciences Po
00:40:35et en même temps
00:40:36il était juge au Conseil d'État
00:40:37ce qui veut dire
00:40:38que la souveraineté européenne
00:40:39par exemple chez lui
00:40:39je suis sûr qu'il a appris
00:40:41de tels profs à Sciences Po
00:40:43il l'a enseigné lui-même
00:40:45comme prof à Sciences Po
00:40:46et ça lui paraît logique
00:40:48puisqu'il a favorisé
00:40:49je le raconte en détail
00:40:51l'Europe
00:40:51quand il était au Conseil d'État
00:40:53mais maintenant
00:40:54il est président de la CEDH
00:40:55ce qui veut dire
00:40:56qu'il l'a somatisé
00:40:57intégré
00:40:57puis enseigné
00:40:58quand tout cela
00:41:00c'est votre monde
00:41:02de tous les jours
00:41:02quand tout cela
00:41:03c'est l'enseignement
00:41:04que vous avez eu
00:41:05quand tout cela
00:41:06c'est en même temps
00:41:06les marques de reconnaissance
00:41:08qui vous permettent
00:41:09d'appartenir à ce monde
00:41:10au bout d'un moment
00:41:11vous prenez vos absurdités
00:41:13pour des vérités révélées
00:41:14ça veut dire que
00:41:15plus personne ne fait l'effet
00:41:16ne fait l'effort
00:41:17pardon
00:41:18de revenir à des choses simples
00:41:19c'est dites
00:41:20faisons un peu de droit
00:41:22classique
00:41:23revenons-en
00:41:24à nos anciens
00:41:26revenons-en
00:41:27à ce que signifie
00:41:27la souveraineté
00:41:28chez Jean Baudin
00:41:28chez Thomas Hobbes
00:41:29plus récemment
00:41:30chez les Allemands
00:41:31début XXe siècle
00:41:31rappelons-nous
00:41:33les leçons fondamentales
00:41:35arrêtons de réfléchir
00:41:36à l'envers
00:41:37mais quand vous avez appris
00:41:38à penser n'importe comment
00:41:40vous vous dites
00:41:41au bout d'un moment
00:41:41c'est mon univers mental
00:41:43c'est mon univers
00:41:44j'allais dire politique
00:41:45c'est ma façon
00:41:46de m'en comporter
00:41:47en société
00:41:47ça conditionne
00:41:49le rapport de la France
00:41:49aussi et de ses élites
00:41:50aux Etats-Unis
00:41:51on poursuit
00:41:52le fameux rêve éveillé
00:41:54quand bien même
00:41:54ce rêve est devenu
00:41:55un cauchemar
00:41:56puisque c'est le seul
00:41:57horizon énormatif et mental
00:41:58dans lequel ces élites
00:41:59vivent depuis maintenant
00:42:00je le dis à dessein
00:42:02globalement 1969
00:42:04c'est-à-dire le départ
00:42:04du général de Gaulle
00:42:05je pense que
00:42:06premier jour
00:42:07ce jour-là
00:42:08c'en était fini
00:42:09de la France
00:42:09tout le monde
00:42:10a sauté à pieds joints
00:42:11à part les résistants
00:42:13mais les résistants
00:42:14malheureusement
00:42:14disparu petit à petit
00:42:15jusqu'au dernier
00:42:17les Séguin etc
00:42:17Philippe Séguin
00:42:18les grands discours
00:42:19mais ils étaient déjà
00:42:20largement marginalisés
00:42:21dans leur propre camp
00:42:22alors vous venez
00:42:24de dire justement
00:42:25reprenons les choses
00:42:25dans l'ordre
00:42:26dans votre livre
00:42:27vous rappelez
00:42:27cette pyramide
00:42:28des légitimités
00:42:29de De Gaulle
00:42:30la France
00:42:31l'État
00:42:31le droit
00:42:32finalement l'Union Européenne
00:42:34c'est le droit
00:42:34et puis le droit
00:42:36concrètement
00:42:36comment peut-on réussir
00:42:40justement
00:42:40ce renversement
00:42:42du système
00:42:42et comment voyez-vous
00:42:45les choses
00:42:45dans le système
00:42:47actuel
00:42:47qui est précisément
00:42:49sous le joug du droit
00:42:50en fait
00:42:52je le dis parfois
00:42:56et je pense
00:42:58qu'on me prend
00:42:58pour un illuminé
00:42:59peut-être
00:43:01ou je ne sais pas
00:43:02ou peut-être
00:43:03un illuminé
00:43:04c'est que je suis
00:43:05très optimiste
00:43:06vous voyez
00:43:07je n'ai pas le sourire
00:43:08narquois
00:43:08à commenter
00:43:09du Donald Trump
00:43:10ou du Houdour
00:43:10sous la fin d'Alaïenne
00:43:11j'ai le sourire
00:43:12confiant dans l'avenir
00:43:14et pourtant
00:43:16Dieu sait
00:43:16que je sais
00:43:17que c'est dur
00:43:17pour les agriculteurs
00:43:18je ne vous cache pas
00:43:20je vous en avais parlé
00:43:20je crois la dernière fois
00:43:21je partage mon temps
00:43:23entre les Vosges
00:43:23et l'Alsace
00:43:24et quand je vais dans les Vosges
00:43:25je rencontre des gens
00:43:26qui ont des difficultés chroniques
00:43:27je veux dire
00:43:28c'est une vie dure
00:43:29ils savent mieux que moi
00:43:31beaucoup mieux que moi
00:43:31d'ailleurs
00:43:31comment on vivait avant
00:43:33et comment on vit maintenant
00:43:33dans des zones rurales
00:43:35etc.
00:43:35j'apprends beaucoup d'ailleurs
00:43:36quand je les écoute
00:43:37et je sais que c'est compliqué
00:43:39maintenant
00:43:39premièrement
00:43:40je pense que
00:43:42je disais tout à l'heure
00:43:43les mensonges européens
00:43:45se voient
00:43:45pendant longtemps
00:43:46le maquillage
00:43:47du droit
00:43:48des vrais maîtres
00:43:49vous voyez ce maquillage
00:43:50bien pensé
00:43:51a très très bien fonctionné
00:43:52je pense qu'on comprend
00:43:54dans le bouquin d'ailleurs
00:43:54je raconte très très
00:43:56j'essaye de raconter en détail
00:43:58la façon dont tous ces gens
00:43:59usinaient le maquillage
00:44:00à la fois les petits rouages
00:44:01et l'artifice
00:44:02pour qu'on ne s'en rende pas compte
00:44:03souvent c'est des petites histoires
00:44:04je trouve assez bien senties
00:44:06quelque part
00:44:06vous savez
00:44:07bref
00:44:07c'est les résignations quotidiennes
00:44:09je pense que tout ça
00:44:10nous saute au visage
00:44:12de plus en plus
00:44:12et surtout
00:44:13s'autovisage les Français
00:44:14donc ils le voient
00:44:15et ils commencent à questionner l'appareil
00:44:17en se disant
00:44:17mais attendez
00:44:18on m'avait promis prospérité
00:44:19paix
00:44:20je veux dire
00:44:21bonté
00:44:22bienveillance
00:44:23inclusivité
00:44:24enfin bref
00:44:24tout le tintouin
00:44:25des mots tout fait
00:44:26de la déconstruction mentale
00:44:28dont je parlais tout à l'heure
00:44:28ça devait être merveilleux
00:44:30la déconstruction
00:44:31devait nous amener
00:44:31dans un paradis pur et parfait
00:44:33c'est le contraire
00:44:33d'ailleurs
00:44:34vous savez ça me frappe
00:44:35ça fait 50 ans
00:44:37que les mêmes haussons employés
00:44:38tout le monde parlait déjà
00:44:38dans les années 60
00:44:39je le rappelle
00:44:40de bienveillance
00:44:41de on ouvrira les frontières
00:44:42ce sera mieux demain
00:44:43vous verrez
00:44:43on sera tous riches
00:44:44on sera heureux ensemble
00:44:45bref les mêmes fadèses qu'aujourd'hui
00:44:47mais c'est le premier élément
00:44:48c'est on le voit
00:44:49ça saute aux yeux
00:44:50on voit ce qu'on voit
00:44:51comme disait Peggy
00:44:52c'est pas très compliqué maintenant
00:44:53deuxième élément
00:44:54je suis très confiant
00:44:55parce que
00:44:57le rétablissement
00:44:59ne dépend pas
00:45:00de la déconstruction
00:45:01de la déconstruction
00:45:02il n'y a pas besoin
00:45:03de
00:45:04comment dire
00:45:05pour moi
00:45:05il n'y a pas besoin
00:45:06de faire sauter le système
00:45:06pour moi
00:45:08de plus en plus d'ailleurs
00:45:10il faut juste reformater
00:45:12une armée au service
00:45:13de la France
00:45:13il y a des jeunes
00:45:15aujourd'hui
00:45:15qui veulent défendre la France
00:45:16de plus en plus
00:45:17qui se lèvent
00:45:18qui soient juristes
00:45:18politistes
00:45:19avocats
00:45:19peu importe
00:45:20caissières
00:45:21femmes de ménage
00:45:21agriculteurs
00:45:22on s'en fout en fait
00:45:23qui sortent le drapeau
00:45:24qui sortent de chez eux
00:45:25et qui revendiquent
00:45:26le patriotisme
00:45:27comme étant désormais
00:45:28le maître étalon
00:45:30maître étalon
00:45:31alors on me dira
00:45:32nationalisme
00:45:33c'est pas le patriotisme
00:45:34moi je m'en fous
00:45:35je prends tout
00:45:35vous voyez
00:45:35aujourd'hui on n'en est pas
00:45:36à commencer à subdiviser
00:45:37moi je prends
00:45:38les gens aiment la France
00:45:39ils rejoignent l'armée
00:45:41pourquoi je dis ça
00:45:42parce que
00:45:42ces vrais maîtres
00:45:43qui ont avancé
00:45:44et qui ont tout usiné
00:45:45c'est ce qu'on appelle
00:45:46aujourd'hui l'état profond
00:45:47qui est en fait
00:45:48l'administration
00:45:49c'est le pouvoir
00:45:50des hommes gris
00:45:50qui ont constitué
00:45:51cette bécane
00:45:52et ça a l'air
00:45:52tellement compliqué
00:45:53qu'on n'y comprend plus rien
00:45:54eux les premiers
00:45:55d'ailleurs souvent
00:45:55ah mais eux les premiers
00:45:56mais très souvent
00:45:57vous savez
00:45:57je prenais un exemple
00:45:58c'est que
00:45:59dans les années 60
00:46:00ça m'a fasciné
00:46:01je suis tombé
00:46:01sur un petit juriste
00:46:02non un grand juriste
00:46:03mais un petit nom
00:46:05dont on ne savait pas
00:46:05grand chose
00:46:06un type qui s'appelle
00:46:07Bresson
00:46:08qui travaille pour De Gaulle
00:46:10dans les ministères
00:46:12et il est l'un des rares
00:46:14à s'apercevoir
00:46:15du cambriolage
00:46:16donc il dit en réunion
00:46:17attention à la primauté
00:46:18il se passe un truc
00:46:19etc
00:46:19pourquoi je dis ça
00:46:21parce qu'à l'époque
00:46:22Bresson était l'un des rares
00:46:23à comprendre
00:46:24ce que les officiels
00:46:25ne saisissaient pas
00:46:26dans ce qui se jouait
00:46:27aujourd'hui
00:46:28je vais vous répondre
00:46:29clairement
00:46:29la seule chose
00:46:31qu'il nous faut
00:46:31c'est trouver
00:46:32demain
00:46:335000 Bresson
00:46:34c'est-à-dire avoir
00:46:35des juristes
00:46:36des fonctionnaires
00:46:38mais des gens
00:46:39qui sont bons
00:46:39chacun dans son domaine
00:46:40agriculture
00:46:41transport
00:46:42énergie
00:46:42environnement
00:46:43peu importe
00:46:43mettre ces gens
00:46:44à la place
00:46:45de l'armée
00:46:47des vrais maîtres
00:46:47qu'on a depuis 70 ans
00:46:49parce qu'imaginez
00:46:50du jour au lendemain
00:46:51leur fameux paysage
00:46:52mentale y disparaît
00:46:53si vous comprenez
00:46:54que le mécanisme
00:46:55de il y a d'abord
00:46:56la France
00:46:57ensuite l'État
00:46:57enfin le droit
00:46:59ce que disait De Gaulle
00:47:00et d'ailleurs il disait
00:47:01le droit
00:47:01seulement si les deux
00:47:02intérêts sont préservés
00:47:04c'est-à-dire
00:47:04si la France est préservée
00:47:06on pense au droit
00:47:07si la France ne l'est pas
00:47:08ne pensons pas au droit
00:47:09voilà ce que disait De Gaulle
00:47:10si demain vous mettez
00:47:12partout
00:47:12des gens qui considèrent
00:47:14que leur expertise
00:47:16ne vient pas au soutien
00:47:17du droit
00:47:18mais de la France
00:47:19exclusivement
00:47:19mais attendez
00:47:20on casse tout
00:47:22en 3 minutes 30
00:47:23on recommence à zéro
00:47:24il n'y a même pas besoin
00:47:25de penser
00:47:26des grandes révolutions
00:47:27je veux dire
00:47:27immédiates du type
00:47:28vous voyez
00:47:29prendre à l'envers
00:47:30je veux dire
00:47:31d'aller à Bruxelles
00:47:32pour râler
00:47:33non non non
00:47:33on fait le boulot chez nous
00:47:34parce que moi
00:47:35je prétends qu'on a
00:47:36même dans la conscience française
00:47:37des armes
00:47:38pour résister
00:47:39sur plein de domaines
00:47:40sauf qu'on s'est mis
00:47:41dans la peau
00:47:41qu'on n'avait pas le droit
00:47:42de les utiliser
00:47:43parce que notre univers mental
00:47:45était vérolé
00:47:45par ces pseudo-vérités
00:47:47qui ont été installées
00:47:48par les vrais maîtres
00:47:49et qui ont
00:47:50il faut le dire
00:47:51fait un rapte total
00:47:52sur l'administration française
00:47:53alors c'est très bien
00:47:55Guylain Bénessa
00:47:55pour une fois
00:47:56qu'on ait quelque chose
00:47:57de positif
00:47:58à se mettre sous la dent
00:47:58ça arrive assez rarement
00:47:59dans le samedi politique
00:48:00pour autant
00:48:00si on reprend
00:48:02l'exemple de De Gaulle
00:48:03vous parliez tout à l'heure
00:48:04de la politique
00:48:04de la chaise vide
00:48:05qui est quelque part
00:48:06à comparer un peu
00:48:07avec la défense
00:48:07de rupture
00:48:08de maître Vergès
00:48:09c'est à dire
00:48:10qu'on arrête
00:48:11de jouer avec les règles
00:48:12et on renverse la table
00:48:14quelque part
00:48:14on sait combien
00:48:17De Gaulle
00:48:17avait des ennemis
00:48:19on sait
00:48:19et vous nous le rappelez
00:48:20d'ailleurs
00:48:20combien Monet
00:48:21aurait aimé s'en débarrasser
00:48:23et ce que je vous propose
00:48:24à présent
00:48:24c'est d'écouter
00:48:25Pierre De Gaulle
00:48:25le petit-fils
00:48:26du général De Gaulle
00:48:27qui raconte une anecdote
00:48:28assez intéressante
00:48:29enfin du moins
00:48:29sa vision des choses
00:48:30– Mai 68
00:48:31c'était des consommateurs
00:48:32des consommateurs
00:48:34dans des situations
00:48:35économiques d'abondance
00:48:36ce qui n'est plus du tout
00:48:37le cas aujourd'hui
00:48:38et bien
00:48:39Cohn-Bendit
00:48:40a été
00:48:41et revenu
00:48:43d'Allemagne
00:48:44vers la France
00:48:45dans la voiture
00:48:46du propriétaire
00:48:48de Paris-Mages
00:48:48de l'époque
00:48:49ou du président
00:48:49de Paris-Mages
00:48:50de l'époque
00:48:50qui était un atlantiste
00:48:51convaincu
00:48:52ensuite
00:48:54il y a eu
00:48:55des financements
00:48:56évidemment
00:48:56notamment à travers
00:48:57le centre culturel
00:48:59américain
00:49:00rue du Dragon
00:49:01pour provoquer
00:49:02des mouvements
00:49:03de déstabilisation
00:49:04et je pense
00:49:07que les argentiers
00:49:09les grandes entreprises
00:49:10de l'époque
00:49:10ne voulaient plus
00:49:12de cette
00:49:14comment dire
00:49:16indépendance française
00:49:17le général
00:49:19d'ailleurs
00:49:20s'était attaché
00:49:21dès 1965
00:49:22à faire revenir
00:49:23les réserves d'or
00:49:24mais il a fallu
00:49:25des années
00:49:25et des années
00:49:26pour aller les chercher
00:49:27il y a eu je crois
00:49:27quatre frégates
00:49:28qui ont été dépêchées
00:49:29en 1965
00:49:30aux grands dames
00:49:31des américains
00:49:32bon on l'a compris
00:49:39c'était pas le grand amour
00:49:40entre le général de Gaulle
00:49:41et les Etats-Unis
00:49:42c'est le moins qu'on puisse dire
00:49:43il n'en reste pas moins
00:49:44que finalement
00:49:44quand on sait
00:49:45ce qui s'est passé
00:49:46après mai 68
00:49:47c'est finalement
00:49:48quand même Washington
00:49:49qui a gagné
00:49:50la tragédie
00:49:52c'est que
00:49:53l'histoire prévue
00:49:56l'a finalement emporté
00:49:56c'est-à-dire que
00:49:57je pense qu'on a une parenthèse
00:49:58un peu curieuse
00:49:59d'ailleurs
00:50:00et étrange
00:50:01au vu de ce qui s'est produit
00:50:02ensuite
00:50:02une parenthèse
00:50:03pendant laquelle
00:50:04on a résisté
00:50:05on a pensé à nos intérêts
00:50:06etc
00:50:06et on n'est pas resté
00:50:07une succursale américaine
00:50:08je suis d'accord avec vous
00:50:09c'était une parenthèse
00:50:10qui s'est achevée
00:50:11malheureusement
00:50:12au printemps
00:50:12au printemps 69
00:50:13avec le départ
00:50:14du général de Gaulle
00:50:14et ensuite
00:50:15vous savez ensuite
00:50:17ça va très vite
00:50:18puisque le successeur de Gaulle
00:50:19qui était Alain Power
00:50:20qui a fait un intérim
00:50:20il a immédiatement
00:50:21utilisé
00:50:22toute une batterie de choses
00:50:23que je rappelle
00:50:24dans plusieurs bouquins
00:50:25pour inféoder la France
00:50:26à l'Europe
00:50:26notamment à la CEDH
00:50:28et tout un ensemble de choses
00:50:28donc en fait
00:50:29on peut dire que le traître
00:50:30Power a tout de suite
00:50:32cassé l'oeuvre du général
00:50:33et ensuite
00:50:33tout a poursuivi
00:50:35alors je suis d'accord
00:50:36que la situation
00:50:37n'est plus du tout la même
00:50:38et puis
00:50:38il faut l'admettre
00:50:41on me le dit souvent
00:50:42ma perspective repose
00:50:44sur l'incarnation
00:50:46et un homme
00:50:46je sais bien
00:50:47je comprends
00:50:48on me dit
00:50:49tu es très vieux jeu
00:50:51et finalement
00:50:51ça n'arrivera jamais
00:50:52puisque un de Gaulle
00:50:53il y en a un par siècle
00:50:54et encore
00:50:55je suis d'accord avec ça
00:50:56je comprends très bien
00:50:57les limites
00:50:57si je me permets
00:50:57je vous interromps
00:50:58mais en réalité
00:50:59on a le sentiment
00:51:00qu'avec votre conception
00:51:01des choses
00:51:02il faut à la fois
00:51:02un de Gaulle
00:51:03donc une incarnation
00:51:04comme vous dites
00:51:04et en même temps
00:51:05un état profond
00:51:06capable de prendre le pouvoir
00:51:07moi je pense que
00:51:09oui
00:51:09c'est-à-dire que
00:51:11l'état profond
00:51:12est devenu l'état profond
00:51:13dans ce qu'il a de nocif
00:51:14aujourd'hui
00:51:14parce qu'on a laissé faire
00:51:16pour que
00:51:17on a laissé faire
00:51:18les politiques en place
00:51:19ont laissé faire
00:51:19pour que l'état profond
00:51:21devienne
00:51:21mette en place
00:51:23l'agenda
00:51:23si je peux dire
00:51:24donc on a laissé filer
00:51:25il faut dire que ça arrange
00:51:26tout le monde
00:51:26vous savez
00:51:27faire de la politique
00:51:28pour ne pas résister
00:51:29c'est pratique
00:51:29c'est-à-dire
00:51:30c'est ne pas faire
00:51:31de la politique
00:51:32mais on pourrait
00:51:33tout mettre dans la barque
00:51:34je vais vous dire
00:51:35d'une certaine manière
00:51:36on verra ce que ça deviendra
00:51:37l'affaire Epstein
00:51:38est du même tonneau
00:51:39c'est-à-dire qu'on découvre
00:51:40petit à petit
00:51:41que finalement
00:51:42les gens qui font de la politique
00:51:43le font exclusivement
00:51:44pour des affaires de fric
00:51:44qu'ils le font
00:51:46parce que
00:51:46c'est pratique
00:51:47de côtoyer le beau monde
00:51:48pour dîner en ville
00:51:48dans le meilleur des cas
00:51:49dans le pire des cas
00:51:51vu l'affaire Epstein
00:51:51c'est autre chose
00:51:52que dîner en ville
00:51:53mais on ne va peut-être pas
00:51:53rentrer dans ce genre
00:51:54de considération aujourd'hui
00:51:55il n'empêche
00:51:56pour des basses besognes
00:51:57des bas plaisirs
00:51:58et des histoires bien sordides
00:51:59on laisse l'appareil
00:52:01c'est plus simple
00:52:01je pense aussi
00:52:02qu'ils se tiennent par dossier
00:52:03parfois
00:52:03qu'il y a des intérêts
00:52:04que chacun a
00:52:05pardon ?
00:52:05le compromat
00:52:06qu'on assigne systématiquement
00:52:08à la Russie
00:52:08c'est ça le problème
00:52:09bon sang de bonsoir
00:52:11les dossiers américains
00:52:12je veux dire
00:52:12Pierre de Gaulle
00:52:14a tout à fait raison
00:52:15de rappeler
00:52:15que mai 68
00:52:16est en partie ourdi
00:52:17par les américains
00:52:18avec à la baguette
00:52:19je veux dire
00:52:19une oeuvre
00:52:20comment dire
00:52:21avec Cohn-Bendit
00:52:22en France
00:52:23mais pilotée
00:52:24d'une certaine manière
00:52:24c'est marrant d'ailleurs
00:52:25parce qu'il y a des accointances
00:52:26originales
00:52:27entre les passions
00:52:29et les activités
00:52:29de Cohn-Bendit
00:52:30et celles d'Epstein
00:52:31en plus
00:52:32oui c'est vrai
00:52:32je n'ai même pas fait
00:52:33le lien immédiat
00:52:34mais vous savez
00:52:36plus largement
00:52:36ça me frappe toujours
00:52:38les manifestations françaises
00:52:40on va dire
00:52:40qui s'inscrivent
00:52:41dans le fil
00:52:41par exemple
00:52:42d'Adama Traoré
00:52:43qu'on a
00:52:44Assa Traoré
00:52:44qu'on a depuis quelques années
00:52:45qui sont des manifestations
00:52:47au nom de la question raciale
00:52:49enfin la question du genre
00:52:50comme on dit aujourd'hui
00:52:51ou la question raciale
00:52:52la guerre à mener
00:52:53contre le patriarcat
00:52:55de toute éternité
00:52:56l'Occident blanc
00:52:57etc
00:52:57toutes ces manifs
00:52:59ressemblent
00:53:00comme deux gouttes d'eau
00:53:01manifs américaines
00:53:01qu'on a eu il y a quelques années
00:53:02et qu'en fait
00:53:03on copie d'une certaine manière
00:53:04c'est là encore
00:53:05l'installation
00:53:06d'un agenda américain
00:53:07d'il y a quelques années
00:53:08qui est venu en France
00:53:09et qui percute
00:53:09cette gauche là
00:53:11n'a jamais été
00:53:12que la fabrication
00:53:13d'un copier-coller
00:53:14soit
00:53:15sous l'égide
00:53:16payé des Etats-Unis
00:53:17le comité d'action
00:53:19Jean Monnet
00:53:19par exemple
00:53:20était financé
00:53:20par la fondation Ford
00:53:24et les autres intérêts américains
00:53:25et je pense qu'aujourd'hui
00:53:27on regarderait le détail
00:53:28de toutes les manies financées
00:53:29et je vais voir
00:53:30d'où vient le pognon
00:53:30quand c'est pas
00:53:31la galaxie Soros
00:53:32des fois
00:53:32vous voyez
00:53:33c'est aussi d'autres intérêts
00:53:33mais tout ça
00:53:34on a vu avec
00:53:35ce que Elon Musk
00:53:36a coupé d'ailleurs
00:53:37et tout d'un coup
00:53:40on s'est rendu compte
00:53:40là aussi
00:53:41ça a éclaté d'un coup
00:53:42à la face du monde
00:53:43il y a encore deux ans
00:53:44qui aurait parlé
00:53:45vraiment des Twitter files
00:53:46qui aurait parlé
00:53:47de USAID
00:53:48vous voyez tout ça
00:53:48cette machine
00:53:49à fabriquer de la censure
00:53:51ou cette machine
00:53:52à fabriquer
00:53:53on va dire
00:53:54de la pseudo-démocratie
00:53:55au nom des intérêts
00:53:56et du déséquilibre organisé
00:53:59tout ça saute à la gueule
00:54:00de plus en plus
00:54:01maintenant
00:54:02pour en revenir
00:54:03je crois que c'était ça
00:54:04votre question
00:54:05l'époque n'est plus la même
00:54:07je crois
00:54:08et que j'attends
00:54:10les hommes ne sont plus les mêmes
00:54:11on n'a visiblement pas
00:54:13cet état profond
00:54:14de remplacement
00:54:14bien intentionné
00:54:15et avec les intérêts
00:54:17de la France
00:54:17chevillés au corps
00:54:19et par ailleurs
00:54:20j'ai envie de dire
00:54:20la technostructure démocratique
00:54:22n'est plus la même non plus
00:54:24on l'a vu avec
00:54:24les perquisitions de Twitter
00:54:25c'est-à-dire que tout
00:54:26est en plus verrouillé
00:54:27beaucoup plus
00:54:28alors tout est verrouillé
00:54:29mais attendez
00:54:30que tout soit encore plus compliqué
00:54:32je veux bien
00:54:32c'est
00:54:33je suis tout à fait d'accord avec vous
00:54:35maintenant
00:54:35en 58
00:54:36quand de Gaulle a décidé
00:54:37contre vents et marées
00:54:38de lancer la conscience
00:54:39de la cinquième république
00:54:39et qu'en 61-62
00:54:41il a fait l'élection du président
00:54:42au suffrage universel direct
00:54:43etc
00:54:43et qu'il a fait le plan RUEF
00:54:45et tout
00:54:45il faut voir le plan RUEF
00:54:46on lui disait
00:54:46mais t'es complètement
00:54:47fapadim
00:54:47on n'a pas envie de ça
00:54:48en 62
00:54:49quand il fait le référendum
00:54:50la 9-10ème des élites françaises
00:54:53il disait
00:54:53mais t'es cinglé
00:54:54j'ai pas envie de ça
00:54:55je pense que
00:54:55s'ils avaient pu
00:54:56certains
00:54:56ils l'auraient fait liquider
00:54:57comme en rêvait Jean Monnet
00:54:58je veux dire
00:54:58c'est une haine
00:55:00d'une violence
00:55:01quand on reprend l'époque
00:55:02qui est hallucinante
00:55:03hallucinante
00:55:04alors la différence
00:55:05c'est qu'on avait
00:55:05le général de Gaulle
00:55:06maintenant le problème
00:55:07aujourd'hui il est simple
00:55:08vous me dites
00:55:09la technostructure
00:55:10s'est complexifiée
00:55:11je suis d'accord
00:55:11mais en même temps
00:55:12c'est rédit
00:55:13c'est rédit
00:55:14non mais évidemment
00:55:14maintenant j'ai envie de vous dire
00:55:16on a une élection présidentielle
00:55:19dans un an
00:55:20alors je rêverais
00:55:21qu'un homme sort du bois
00:55:21entre temps
00:55:22et rallie les suffrages
00:55:23que les autres
00:55:24n'arrivent pas tout à fait
00:55:25à rallier vers eux
00:55:26c'est une évidence
00:55:27c'est une complexité
00:55:28Marine Le Pen
00:55:29prise dans l'étau
00:55:29Jordan Berdella
00:55:31à 30 ans
00:55:31qui reprend le flambeau
00:55:32les dés sont pipés
00:55:34en réalité
00:55:34de toute façon
00:55:35le jeu est truqué
00:55:35depuis mars dernier
00:55:37quand Marine Le Pen
00:55:38était dans la NAS
00:55:38et que j'ai dit
00:55:39moi partout
00:55:39c'est terminé
00:55:40vous pouvez la rayer
00:55:41elle ne peut plus faire campagne
00:55:42quand bien même
00:55:43l'exécution provisoire
00:55:44est renversée
00:55:44tout ça
00:55:45c'est une discussion de salon
00:55:46elle est morte
00:55:47pour l'élection présidentielle
00:55:48c'est terminé
00:55:49elle ne va quand même
00:55:50pas faire campagne
00:55:51avec un brassé électronique
00:55:52elle pourrait
00:55:53si elle avait pensé
00:55:54radicalement
00:55:54autrement
00:55:55toute la machine
00:55:56pour se présenter
00:55:57bref
00:55:58je ne suis pas là
00:55:58pour faire la campagne
00:55:59de Marine Le Pen
00:55:59je dis ça parce que
00:56:01demain
00:56:02un homme
00:56:03venant
00:56:04à mon avis
00:56:05de partout
00:56:06sauf des cénacles parisiens
00:56:07je ne dis pas
00:56:08qu'il viendra de Colombie
00:56:09les deux églises
00:56:10on n'y arrivera pas
00:56:11qui tout d'un coup
00:56:12parviendrait
00:56:13à représenter
00:56:14le pays profond
00:56:16c'est à dire
00:56:17qu'il parlerait
00:56:17aux agriculteurs
00:56:18à cette France rurale
00:56:19à la France périphérique
00:56:20celle dont parle
00:56:21Christophe Guilloui
00:56:22avec un talent
00:56:23absolument certain
00:56:24imaginez le raz-de-marée
00:56:26parce que cette France-là
00:56:27attend déjà beaucoup
00:56:28de Marine Le Pen
00:56:28c'est la France lepéniste
00:56:30celle que
00:56:31Drague reconquête
00:56:32mais il n'arrive pas
00:56:33du tout à choper
00:56:34parce que c'est une autre France
00:56:35que celle des métropoles
00:56:36cette France-là
00:56:37comprend ce langage
00:56:38et moi je suis persuadé
00:56:40vous savez
00:56:40encore une fois
00:56:41je suis peut-être
00:56:42peut-être que je suis
00:56:43un illuministe possible
00:56:45mais vous savez
00:56:45le général de Gaulle disait
00:56:46désolé de faire le gaulliste
00:56:48de 2026
00:56:48mais il disait très justement
00:56:49il s'inquiétait
00:56:51face à Perfit
00:56:52des journalistes
00:56:53et il disait
00:56:53vous savez
00:56:54ça m'inquiéterait
00:56:55vos journalistes de droite
00:56:56et de gauche
00:56:56qu'ils m'aiment
00:56:57et il disait
00:56:58le peuple lui
00:56:59ne se trompe jamais
00:57:00il est toujours national
00:57:01c'est-à-dire que
00:57:02l'intérêt national
00:57:03le peuple est là
00:57:04au fond des yeux
00:57:05je pense que ce peuple-là
00:57:06il attend
00:57:07un homme providentiel
00:57:08tout de même
00:57:08parce qu'il est en besoin
00:57:10d'incarnation
00:57:10dans une ville liquide
00:57:12et horizontale
00:57:13faite de vrais maîtres
00:57:14invisibles
00:57:15de cette technostructure
00:57:16qui est replie
00:57:17dans l'anonymat
00:57:18moi je suis sûr
00:57:20que le nom
00:57:20l'incarnation
00:57:21et la figure
00:57:22on en a besoin
00:57:23et je pense ensuite
00:57:25que si la figure émerge
00:57:27le reste suivra
00:57:28parce qu'on n'ose plus
00:57:30lancer
00:57:30lancer un coup de dé
00:57:31imaginez un mec
00:57:32qui dirait
00:57:33moi je fais un référendum
00:57:34sur l'immigration
00:57:34je me fous du conseil constitutionnel
00:57:37d'ailleurs j'ai les armes
00:57:38pour démontrer
00:57:38qu'il ne peut pas m'arrêter
00:57:39et je m'appuie
00:57:40sur les clauses
00:57:41de la constitution
00:57:41que je peux utiliser
00:57:42parce qu'elles existent
00:57:44on n'a plus l'habitude
00:57:44de les employer
00:57:45de cette façon-là
00:57:45et ensuite
00:57:46si jamais tout va
00:57:48tout suit
00:57:48ensuite il faudra
00:57:50mettre en ordre de bataille
00:57:50toute la machine
00:57:51et nommé
00:57:52l'armée dont je parle
00:57:53qui aura les leviers
00:57:54sur les institutions
00:57:56fondamentales
00:57:57je vous donne un exemple
00:57:58aujourd'hui même
00:58:00à l'heure où on se parle
00:58:01j'ai appris
00:58:01que le conseil d'état
00:58:02est favorable
00:58:03à une ouverture
00:58:04encore plus accrue
00:58:06des titres de séjour
00:58:07aux étrangers
00:58:08hors union européenne
00:58:09pour motif de soins
00:58:10en gros
00:58:11la gratuité des soins
00:58:11c'est génial
00:58:12pour le monde entier
00:58:13déjà je le dis
00:58:14dans le bouquin
00:58:14c'est ce qu'on rêvait
00:58:15de faire dans les années 50
00:58:16on continue en 2026
00:58:17si au conseil d'état
00:58:19après on a un système
00:58:20hospitalier qui marche bien
00:58:21donc c'est pas dommage
00:58:22d'en faire
00:58:22tout le monde le sait
00:58:23on le voit tous les jours
00:58:24et tout fonctionne
00:58:25tout roule
00:58:25les 15 heures aux urgences
00:58:27etc etc
00:58:27bref
00:58:28pourquoi je dis ça
00:58:30exemple concret
00:58:31au conseil d'état
00:58:32ceux qui décident
00:58:33de tout ça
00:58:33c'est notamment
00:58:34il n'y a pas que lui
00:58:34mais Thierry Thieu
00:58:36qui est président de section
00:58:37les présidents de section
00:58:38c'est ceux qui ont la main
00:58:39sur on va dire
00:58:40la politique du conseil d'état
00:58:41vous voyez les décisions
00:58:42c'est pas rien
00:58:43demain
00:58:44vous décidez en conseil des ministres
00:58:46de changer
00:58:47les chefs de section
00:58:48du conseil d'état
00:58:49pour mettre des gens
00:58:50qui pensent
00:58:51d'abord à la France
00:58:52ensuite à l'état
00:58:53et après seulement
00:58:54si les intérêts sont préservés
00:58:56au droit
00:58:56vous allez voir
00:58:58que la jurisprudence
00:58:58on peut en faire quelque chose
00:58:59mais il faut rappeler
00:59:00que la politique
00:59:01domine le droit
00:59:02et pas l'inverse
00:59:02évidemment demain
00:59:04pour faire ça
00:59:04il faut prendre une décision
00:59:05et là je suis désolé
00:59:06je vais être peut-être
00:59:07très rapide
00:59:08un peu trop évident
00:59:10et c'est comme ça
00:59:11mais pour une décision
00:59:12il faut un chef
00:59:13pour un chef
00:59:14il faut une figure
00:59:15et la figure seule
00:59:16fera l'incarnation
00:59:17si on n'a pas cela
00:59:18ce n'est pas avec une armée
00:59:20de petits hommes
00:59:20qu'on y arrivera
00:59:21et je pense que
00:59:21si on n'a pas cette force
00:59:22d'entraînement
00:59:23cette espèce de volonté
00:59:26d'y aller
00:59:26je ne sais pas comment
00:59:28est-ce que l'histoire
00:59:28se finira
00:59:29mais je ne crois pas
00:59:29qu'on m'y mette fin
00:59:30à l'emprise des vrais maîtres
00:59:32et à ce qu'on fait
00:59:32depuis maintenant 75 ans
00:59:33merci beaucoup
00:59:35Guylain Bénessa
00:59:36pour cette conversation
00:59:37très intéressante
00:59:38je rappelle à nos téléspectateurs
00:59:39cet ouvrage passionnant
00:59:41avec en plus
00:59:41beaucoup d'anecdotes
00:59:43qui fait qu'il est très facile
00:59:44à lire
00:59:44et très agréable
00:59:45nos vrais maîtres
00:59:46histoire secrète
00:59:47des hommes
00:59:47qui vendent
00:59:48la France
00:59:49à l'UE
00:59:49c'est aux éditions
00:59:50bien sûr
00:59:51de l'artilleur
00:59:51et disponible
00:59:52sur tvl.fr
00:59:53chers amis
00:59:54j'espère que cette émission
00:59:55vous a plu
00:59:56je vous donne rendez-vous
00:59:56la semaine prochaine
00:59:57pour un nouveau numéro
00:59:58en attendant
00:59:58portez-vous bien
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