Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat aux municipales à la mairie de Marseille, répond aux questions de Romain Desarbres.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec aujourd'hui Franck Alizio. Bonjour Franck Alizio.
00:07Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat au municipal à la mairie de Marseille.
00:14On va balayer évidemment toute l'actualité, on va beaucoup parler de Marseille, bien sûr.
00:18Je voulais vous entendre sur plusieurs points d'actualité tout d'abord, et notamment sur ce qui s'est passé à Lyon.
00:24Je voulais vous entendre sur l'agression de Théo à Lyon. Le jeune homme, étudiant de 19 ans, a été agressé à trois reprises en cinq mois par une bande de mineurs âgés de 14 à 17 ans.
00:35La dernière agression a eu lieu il y a quelques jours dans son hall d'immeuble. L'agression a été filmée, les agresseurs déjà connus des services de police ont été interpellés.
00:45Ils ont été tous les cinq relâchés, placés sous contrôle judiciaire, mais relâchés, donc ils sont libres.
00:50La mère de Théo, la victime, se dit écœurée. Et vous ?
00:54Évidemment que je partage le sentiment de la mère de la victime. Tristement, l'ensauvagement de la France, de notre société, de notre quotidien, il est global.
01:04Il touche également les plus jeunes. Mais moi, celui que j'aimerais entendre ce matin et dans les heures qui viennent, c'est le ministre de la Justice.
01:13Parce que pour le coup, Gérald Damanin doit s'exprimer. On nous avait dit qu'on avait un binôme solide à l'intérieur et à la justice.
01:22Là, il faut agir. Et si, comme ça a été fait récemment, lorsqu'on essaie de durcir, de réformer la justice des mineurs,
01:29le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel détricote ça aussitôt, à un moment donné, il faut un gouvernement.
01:37Et en tout cas, les Français l'auront en 2027, s'ils font confiance à Marine Le Pen et à Jordan Bardella.
01:41Il faut un gouvernement qui soumet ce projet de loi, qui enfin adapte la justice des mineurs à 2026, par référendum.
01:50Tout simplement, par référendum. Si ça bloque, on ne peut pas rester comme ça, avec une impunité sous des faux prétextes.
01:57On est régi par des lois qui datent de 1945.
02:00Il faut supprimer l'excuse de minorité, d'après vous ?
02:04Oui, oui, clairement. Clairement, ça n'a plus de sens. Dans notre société, ça n'a plus de sens aujourd'hui, évidemment.
02:11Je vous rappelle qu'à Marseille, on avait un tueur à gage recruté sur les réseaux sociaux pour aller exécuter un contrat
02:18qui, au passage, du coup, a tué un chauffeur de VTC de sang-froid. Il avait 14 ans. On est dans le même esprit. Il avait 14 ans.
02:26Il faut sanctionner également les parents des mineurs délinquants ?
02:31Oui. Oui, évidemment, il faut responsabiliser tout le monde dans cette affaire. Il faut, d'abord, sécuriser les écoles.
02:38On l'a vu avec ce qui s'est passé à Saint-Denis. On va y venir. Mais responsabiliser les parents. Il y a des aides.
02:43Quand on donne des aides à des individus, à des hommes et à des femmes, il y a des droits et des devoirs dans notre société.
02:51Si on donne des aides, si on accorde des logements sociaux, il faut qu'on contrepartie. Il y ait une responsabilité.
02:56On est responsable de ses enfants. C'est un principe juridique. Tant qu'un enfant est mineur, on est responsable de son enfant.
03:02Ou sinon, il est responsable lui-même.
03:03Franck Alizio, est-ce qu'il faut exclure des HLM, les familles de délinquants, sans relogement possible ?
03:09Parce qu'aujourd'hui, il y a des expulsions, mais ils sont relogés dans la ville d'à côté.
03:12Oui. Encore une fois, c'est les droits et les devoirs.
03:14Si vous bénéficiez de la solidarité nationale, et c'est normal qu'il y ait une solidarité nationale,
03:19mais en échange, il faut qu'il y ait des devoirs. Il faut que vous ayez un minimum de devoirs.
03:23Vos devoirs en tant que parents, vous les devez à la société.
03:26Sinon, vos enfants, ils pourrissent la société. Tout simplement.
03:30Franck Alizio est avec nous, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat au municipal à Marseille.
03:34Sanary, c'est dans le Var.
03:36À Sanary, le collégien accusé d'avoir poignardé son enseignante, sa professeure d'art plastique,
03:41a été mis en examen pour tentative d'assassinat et lui placé en détention provisoire.
03:46Qu'est-ce que vous voyez dans cette histoire ?
03:47Vous voyez de la délinquance ? Vous voyez un gamin perdu dans une famille compliquée ?
03:52Vous voyez la société française qui se délite ?
03:55Je vois la société française qui se délite. Je vois des règles élémentaires qui ne sont plus appliquées.
04:00Donc, bon, je ne suis pas candidat au poste de ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice,
04:05donc je vais laisser ça au national, parce que c'est une question évidemment nationale.
04:09Mais un maire, par exemple, qu'est-ce qu'il peut faire ?
04:12Un maire, déjà, il peut commencer par quelque chose de très concret, c'est-à-dire sécuriser les écoles.
04:17Sécuriser les écoles.
04:18Aujourd'hui, on ne peut pas laisser... L'école devait être sanctuarisée, elle a longtemps été.
04:23On ne peut pas laisser des enfants et des professeurs et des enseignants,
04:27comme ça, à portée de coups de couteau au quotidien.
04:32Donc, sécuriser véritablement, parce qu'on voit bien que les portiques, ça ne marche pas tant que ça.
04:36La fouille, ça ne marche pas. Enfin, tout ce qui a été mis en place jusqu'à maintenant, c'est homéopathique.
04:40On a retrouvé...
04:41Écoutez, des agents de sécurité à l'extérieur, devant chaque école, déjà, ça, c'est là...
04:46Un maire peut le faire. Et même, pourquoi pas, à l'intérieur des écoles primaires,
04:49puisque c'est la compétence du maire.
04:53Des clôtures... Enfin, nous, on a retrouvé, il y a quelques mois, à Marseille,
04:56des armes qui avaient été balancées dans une cour de récré.
04:59Les enfants l'ont retrouvée. Bon, ça veut dire que, manifestement,
05:02la clôture de l'école devait être assez fine.
05:05Deuxième point, la responsabilisation des parents.
05:07En effet, les aides, les logements sociaux, tout ça, le maire a également la main dessus.
05:11Et enfin, changer l'état d'esprit dans l'école.
05:15Si on veut sanctuariser à nouveau l'école, il faut que refaire la nation,
05:20comme l'avait dit Michel Debril il y a longtemps, ça commence à l'école.
05:24Moi, ce que je souhaite, en tant que maire de Marseille,
05:26c'est qu'à l'école primaire, il y ait une tenue uniforme.
05:30Vous voyez ?
05:30Ça, ça permet de refaire des citoyens marseillais et français.
05:34Refaire chanter la marseillaise.
05:36Ça tombe bien, on est à Marseille.
05:38Le lever du drapeau.
05:39Tout ce qui fait qu'à nouveau, il y ait des règles,
05:42des principes, des valeurs qu'on transmet dès l'école primaire.
05:46Changer complètement l'état d'esprit depuis 20 ans.
05:49Avec Franck Alizio, maire de Marseille, on chanterait la marseillaise
05:52et on le lever du drapeau tous les matins dans les écoles primaires.
05:54Exactement.
05:55Et on porterait une uniforme.
05:56C'est important.
05:58Il me semble que toute la classe politique, à un moment donné, a été pour.
06:00Même M. Attal l'a mis en œuvre.
06:02Ça a duré quelques semaines, quelques mois.
06:03Et puis ça a été abandonné, comme d'habitude.
06:05Franck Alizio, les municipales.
06:07Vous êtes donc candidat du Rassemblement National à la mairie de Marseille.
06:10Vous êtes donné au coude à coude avec le maire sortant d'hiver gauche, Benoît Payan.
06:14Déjà, vous inquiétez de possibles fraudes.
06:16Pour quelles raisons ?
06:17Parce que je suis marseillais.
06:18Et que malheureusement, je sais que dans ma ville,
06:21et c'est une honte pour nous marseillais,
06:22la fraude électorale continue à se perpétuer.
06:26Je ne veux pas que cette élection...
06:27Cette élection va peut-être se jouer à quelques centaines de voix.
06:29Je ne veux pas qu'on la vole aux marseillais.
06:31C'est déjà arrivé.
06:32La fraude, chez nous, elle est endémique.
06:34Lors des dernières élections, il y a eu deux procès sur des fraudes,
06:38d'ailleurs avec des condamnations.
06:40C'était des fausses procurations.
06:41Des fausses procurations, en fait, c'était les équipes de Mme Vassal.
06:44C'était fait sur des personnes âgées en fin de vie,
06:49qui avaient Alzheimer, qui avaient Parkinson,
06:51à qui on a fait faire de fausses procurations,
06:54avec l'omplicité des directeurs de l'EHPAD et de la police.
06:58Tout ça est très grave.
06:59Et puis, vous avez toute une série de choses.
07:01Ça, c'est ce qui a été condamné.
07:02Mais des bureaux de vote qui ouvrent à 10h du matin plutôt qu'à 8h,
07:04ça n'existe nulle part, à part à Marseille.
07:07Des coupures de courant, où on subtilise des enveloppes de bulletins,
07:11ça n'existe nulle part, sauf à Marseille.
07:13Donc, j'ai demandé, et le préfet va me recevoir,
07:16un rendez-vous avec le préfet pour lui dire,
07:19cette fois-ci, qu'est-ce qu'on fait ?
07:20Cette fois-ci, on sécurise véritablement le vote.
07:23Moi, je veux de la police dans tous les bureaux de vote,
07:27et des agents municipaux qui tiennent les bureaux de vote.
07:29Pas laisser ça entre amis pour arriver à des dénis de démocratie.
07:34La démocratie, c'est précieux.
07:36Il faut la défendre.
07:38On va parler de Marseille.
07:39En 2021, Emmanuel Macron lançait son plan Marseille en grand,
07:42destiné à faire de Marseille une ville exemple.
07:45Paris réussit ou pas ?
07:47Non.
07:48Non, vous le savez, la Cour des comptes elle-même
07:50a dit que tout cela a été catastrophique dans sa mise en œuvre,
07:53que le peu d'argent qui est arrivé n'a jamais été employé.
07:57Et puis, plutôt qu'un Marseillais en grand,
08:00il fallait un Marseille en ordre.
08:02Moi, c'est d'ailleurs le slogan et l'ensemble de mon projet
08:05peut se résumer à ça, Marseille en ordre.
08:08Marseille en grand, mettre de l'argent et de l'argent
08:11lorsque vous ne pouvez plus sortir de chez vous,
08:14lorsque vous ne pouvez plus prendre les transports en commun,
08:15lorsque vous ne pouvez plus aller dans le centre-ville.
08:18À partir de là, ça ne sert à rien.
08:20Le préalable, c'est la sécurité.
08:22On le voit bien.
08:23Puis, Marseille en grand, on voit bien que les écoles
08:25ont été très très très peu rénovées.
08:28La rénovation urbaine, très très très peu entreprises
08:31dans le centre de Marseille.
08:33Enfin, ça a été un effet d'annonce.
08:35Ce plan Marseille en grand, c'est le macronisme en tout petit,
08:40c'est-à-dire toujours des défaits à Nantes,
08:42jamais suivi d'effet.
08:43Alors justement, sur la sécurité, gros problème d'insécurité à Marseille,
08:46vous rétablissez comment l'ordre à Marseille ?
08:49Marseille en ordre, c'est un slogan.
08:51Mais comment vous faites concrètement ?
08:53Concrètement, je fais absolument tout ce que peut faire
08:55un maire en la matière.
08:57Le maire aujourd'hui, il a des pouvoirs en matière de sécurité,
09:00ce qu'il n'avait pas il y a quelques décennies.
09:02Moi, quand j'arrive, je fais de la police municipale marseillaise
09:05la première police municipale de France.
09:08Je multiplie par trois, c'est un effort budgétaire conséquent,
09:10mais tout à fait à la portée de la deuxième ville de France,
09:12je multiplie par trois le nombre de policiers municipaux.
09:15Je multiplie par deux le nombre de caméras de visue de surveillance.
09:18Je mets un poste de police municipale dans chaque arrondissement.
09:21Tout ça, ce n'est pas des chiffres en l'air,
09:23ça nous mettrait juste dans le peloton de tête
09:25des villes les plus sécurisées, avec les meilleurs moyens.
09:29Marseille, non seulement le mérite,
09:30mais Marseille surtout en a besoin.
09:33Et puis je monte à Paris et je leur dis,
09:34la petite histoire qu'on ait aujourd'hui,
09:37moins de policiers nationaux qu'il y a dix ans,
09:39c'est un scandale.
09:40Donc je veux que Marseille ait, en gros,
09:42à chaque fois que je mets un policier municipal,
09:44mettez un policier national et vous verrez,
09:46Marseille sera reprise en main.
09:47Vous aurez les moyens financiers de faire ça ?
09:49Oui, deux milliards de budget pour la mairie de Marseille.
09:53Le plan que je viens de...
09:55Non, deux milliards en tout budget.
09:56Le plan, 100 millions.
09:58Je ferai une audite, parce que figurez-vous,
10:00comme dans beaucoup de collectivités,
10:02il y a beaucoup de gaspillage.
10:04Je ferai une audite à la fois financier,
10:06et patrimoniale, et foncier,
10:07parce que ça...
10:08Comment dire ?
10:09Aujourd'hui, Marseille ne sait pas
10:12quel est son patrimoine foncier.
10:14La mairie de Marseille ne le sait pas.
10:16Ça se chiffre à plusieurs centaines de millions.
10:18Vous voyez, il y a des marges d'économie.
10:20Des quartiers entiers sont gangrénés par la drogue
10:22dans d'autres villes qu'à Marseille,
10:24mais beaucoup à Marseille.
10:25On va mettre combien de temps à rétablir l'ordre ?
10:28Ça dépend de la volonté politique.
10:29Ça dépend de la volonté politique, vous voyez.
10:31Si, moi, maire de Marseille, demain,
10:34je crée une brigade municipale anti-stup,
10:38elle existe à Perpignan.
10:40Elle est efficace.
10:42On l'a vu dans un reportage il y a quelques jours
10:44dans Figaro Magazine.
10:45Elle est efficace, parce que c'est un maire
10:47qui met tous ses moyens.
10:49Il le dit lui-même, il harcèle les dealers
10:51et les consommateurs.
10:52Eh bien, ça marche.
10:53À côté de ça, le maire de Marseille,
10:54lui, son obsession pendant cinq ans,
10:55ça a été chercher ou installer une salle de shoot.
10:57Eh bien, avec moi, il n'y aura pas de salle de shoot,
10:59il y aura une brigade municipale anti-stup.
11:02Franck Alizio, invité de la grande interview,
11:04CNews Europe 1, candidat RN à Marseille.
11:06Des gangs de trafiquants sont très puissants à Marseille.
11:09Est-ce que vous craignez qu'ils aient leurs entrées à la mairie ?
11:13C'est une possibilité.
11:16Moi, je n'ai aucune information là-dessus.
11:18Donc, je ne vous affirmerai pas.
11:21Bien sûr.
11:21Vous n'y aurez pas sur des hypothèses.
11:23Mais en revanche, moi, je veux que le lien
11:27entre ceux qui mènent la guerre contre le trafic de drogue,
11:29enfin, ceux qui prétendent mener la guerre contre le trafic de drogue
11:31et le trafic de drogue,
11:33qu'il y ait une vraie, comment dirais-je,
11:35qu'il n'y ait pas de lien, vous voyez.
11:37Par exemple, pourquoi pas faire un test anti-drogue,
11:40un test anti-stupéfiant,
11:43à tous les élus et leurs entourages,
11:46parce qu'il n'y aurait rien de pire
11:48que quelqu'un qui soit tenu par les trafiquants,
11:52tenu par ce que consommateur.
11:53Vous voyez, c'est une réponse...
11:55C'est une réponse...
11:57Non, c'est tout simplement...
11:58Je veux tout simplement que ce soit clair.
12:00Vous passez à qui ?
12:01Vous le feriez passer à qui ?
12:03Malheureusement, ça peut être le cas de...
12:06Vous voyez, parfois, on peut être surpris.
12:07Vous le passeriez, vous aussi ?
12:08Ah oui, je le passerai moi aussi, évidemment, sans problème.
12:12Vous savez, après, c'est tout un lien.
12:13Le trafic de drogue, par exemple, à Marseille,
12:15qui est une ville d'immigration,
12:16eh bien, l'immigration aussi nourrit en termes de ressources humaines.
12:20Alors, j'ai entendu le ministre de la Justice dire
12:22qu'il faudrait un moratoire sur l'immigration de 2-3 ans.
12:26J'ai envie de lui dire non, il a oublié un zéro.
12:28C'est 20 ou 30 ans, c'est un moratoire pendant 20 ou 30 ans.
12:31Le temps d'assimiler, d'à nouveau faire l'assimilation,
12:35d'à nouveau pouvoir refaire, encore une fois, refaire nation.
12:39Mais ce n'est pas 2-3 ans, c'est toute une génération
12:41qu'il faut, à nouveau, assimiler et arrêter d'accueillir 500 000 personnes.
12:46On les retrouve dans tous les points de l'île à Marseille.
12:49On va y venir, bien sûr, sur l'immigration.
12:51Je voulais rester sur la campagne elle-même.
12:53Est-ce que vous craignez une porosité entre certains trafiquants de drogue
12:56et des listes aux municipales ?
12:58C'est possible.
12:59C'est au préfet d'être vigilant.
13:02C'est au ministère de l'Intérieur d'être vigilant.
13:04Il peut y avoir des tentatives, vous avez vu avec l'affaire Kessassi,
13:11on va jusqu'à des exécutions d'intimidation.
13:14Donc il peut y avoir des tentatives de s'introduire dans le milieu politique.
13:21Ce ne serait pas, malheureusement, la première fois, en particulier dans le Sud-Est.
13:24Vous vous rappelez l'affaire Yann-Pierre, il y a quelques décennies,
13:28où il y avait un lien entre le personnel politique et la mafia et le trafic de drogue.
13:32L'ERN, dont vous êtes le candidat, peut remporter Marseille au vu des sondages.
13:38C'est une possibilité.
13:40Mais pour cela, vous allez avoir besoin d'aller chercher des voix à droite.
13:45Vous avez peut-être besoin des voix de Martine Vassal,
13:48qui avait dit début décembre,
13:50tiens, pourquoi pas un second tour avec vous ?
13:54Pas une alliance, mais en tout cas, peut-être vous apporter quelques voix.
13:58Elle est revenue sur cette déclaration ensuite.
14:00Qu'est-ce que vous lui dites ce matin, Martine Vassal ?
14:02Je lui dis qu'on ne peut pas...
14:04La candidate du centre et des LR.
14:05Tout à fait, la candidate macroniste.
14:07Je lui dis qu'on ne peut pas...
14:08Mais qui fut une élue de droite, à un moment donné,
14:13avec Jean-Claude Godin,
14:14qui, lui, avait eu le courage et la lucidité dans les années 80
14:17de faire une alliance, une union sacrée,
14:20RPR, UDF, Front National,
14:22justement pour ne pas que notre région tombe à gauche.
14:24Eh bien, je lui dis,
14:25écoutez, suivez l'exemple de Jean-Claude Godin.
14:30À l'époque, on ne peut pas laisser Marseille tomber
14:32aux mains de la gauche et de l'extrême-gauche,
14:35car M. Payan finira avec M. Delogu.
14:38Donc, il y a eu un éclair de lucidité,
14:40il y a quelques semaines, de la part de Mme Vassal.
14:43Je pense parce que ses électeurs lui disent,
14:45sans arrêt, sur le terrain, à Marseille,
14:48on nous dit, unissez-vous.
14:50Au second tour, il faut.
14:51Et moi, je lui tends la main.
14:53Je veux dire, je suis au coude à coude avec M. Payan.
14:56Je peux gagner au second tour.
14:58Il faut qu'il y ait ce choix de sa part
15:01entre l'ordre et le chaos.
15:02Je veux dire, on a sûrement des points communs,
15:05y compris dans notre programme.
15:07Vous-même, vous venez d'LR.
15:08Moi-même, je viens d'LR.
15:09On s'est connus avec Martine Vassal au LR, évidemment.
15:13Je veux dire, il ne faut pas laisser notre ville tomber.
15:18Si Marseille tombe, la France tombe,
15:19on a une responsabilité.
15:21Cette responsabilité, nous, nous serons au rendez-vous
15:23de ces responsabilités.
15:25Et il faut que Martine Vassal le soit.
15:27Déjà, beaucoup de ces élus nous ont rejoints.
15:29Eh bien, nous attendons qu'elle les suive.
15:33On parlait d'immigration à quelques instants.
15:35À Marseille, beaucoup d'immigration,
15:36essentiellement venue d'Afrique et du Maghreb.
15:39Quel impact ça a sur la ville ?
15:41Eh bien, typiquement, beaucoup de points de deal
15:43sont tenus par des clandestins
15:46recrutés le matin même à la gare Saint-Charles
15:48et qui se retrouvent à tenir des points de deal
15:49en dessous même des fenêtres du président de la région,
15:53à quelques centaines de mètres de la mairie de Marseille.
15:56Évidemment, vous avez un autre chiffre.
15:58Ce chiffre, c'est le chiffre de la préfecture.
16:0065% de la délinquance sur la voie publique
16:04est le fait d'étrangers.
16:06Alors, d'étrangers en situation irrégulière,
16:08d'étrangers en situation régulière.
16:09Mais ce n'est pas possible.
16:10Marseille est la ville qui reçoit de plein fouet
16:15toute l'immigration.
16:16Donc, évidemment, c'est un sujet qui doit se régler
16:18au niveau national.
16:19Vous connaissez nos positions,
16:20notre volonté de faire un référendum.
16:22Mais ce qui est sûr avec moi,
16:23c'est qu'il n'y aura plus un euro
16:25pour toutes les associations
16:26qui considèrent Marseille
16:29comme le premier port d'accueil.
16:30D'ailleurs, ce que considère M. Payan,
16:32le maire socialiste,
16:33comme le premier port d'accueil de migrants.
16:34Il n'y aura plus un euro pour SOS Méditerranée.
16:37Alors que là, il y a des centaines de milliers d'euros
16:38pour SOS Méditerranée.
16:40Il n'y aura plus un euro pour les associations
16:41qui veulent toujours plus d'immigration à Marseille.
16:44Non, l'argent du contribuable marseillais
16:47ira pour la sécurité, les écoles,
16:50la rénovation urbaine,
16:51pas aux quatre coins du monde
16:52pour faire venir toujours plus de misère à Marseille.
16:54Les écologistes veulent faire voter un texte
16:56pour donner le droit de vote aux étrangers
16:58hors Union européenne, aux élections municipales.
17:00J'imagine que vous êtes contre ?
17:01Évidemment, c'est une vieille dubie
17:02de la gauche depuis 40 ans
17:04à laquelle on s'oppose depuis 40 ans.
17:06Les Français s'y opposent aussi.
17:07qu'ils la proposent par efférendum,
17:10et vous verrez.
17:10Mais c'est très important
17:11parce que ça veut dire quelque chose.
17:13Ils veulent diluer la nation
17:15et donc diluer la démocratie.
17:17Parce qu'une démocratie sans frontières,
17:18ce n'est plus une démocratie.
17:20Franck Alizio,
17:21je voulais vous entendre également
17:22sur la justice.
17:23Évidemment, le parquet général
17:24réclame des peines d'inéligibilité
17:26et la confirmation des culpabilités
17:28prononcées contre Marine Le Pen.
17:30C'est le procès en appel.
17:32Est-ce que vous pensez que la justice
17:33sera cette fois sensible
17:34à sa nouvelle défense ?
17:36Je l'espère.
17:37Je l'espère, par définition.
17:39Je ne suis pas
17:39chroniqueur judiciaire,
17:40donc je ne saurais vous dire.
17:41Ce que je peux vous dire,
17:43c'est ce que j'ai au fond du cœur.
17:44Je considère que Marine Le Pen
17:46est notre candidate naturelle,
17:47aux yeux de nous tous d'ailleurs.
17:50Je considère que ce serait
17:52une mauvaise nouvelle,
17:53je pèse mes mots,
17:54pour la France
17:55et pour la démocratie,
17:56pour les Français,
17:56si elle ne pouvait pas être candidate.
17:58mais vous voyez bien
17:59qu'on a face à nous
18:00une femme d'État
18:00puisqu'elle a préparé
18:02au cas où,
18:03elle a lui la sagesse,
18:04ce qui n'arrive jamais en politique,
18:05de préparer un successeur
18:07qui est Jordan Bardella,
18:08évidemment,
18:09par fidélité à Marine
18:10et parce que nous savons tous
18:12autour de lui,
18:13parce que nous le connaissons,
18:14qu'il sera à la hauteur
18:15de la mission
18:16et à la hauteur de la fonction.
18:18Si jamais Marine
18:19venait à être empêchée,
18:20notre candidat
18:21serait évidemment Jordan.
18:23Dans un sondage
18:24pour le Figaro,
18:25vous avez certainement vu ce matin,
18:26on découvre que Jordan Bardella
18:27a une cote de popularité
18:28supérieure à Marine Le Pen.
18:30Ce ne sont pas
18:30les intentions de vote,
18:31c'est une cote de popularité
18:33et notamment au sein
18:34des militants du RN.
18:35Qu'est-ce que ça vous inspire ?
18:37Tant mieux,
18:38encore une fois,
18:39c'est la volonté de Marine
18:40d'avoir fait de Jordan
18:43ce qu'il est aujourd'hui,
18:44évidemment de son talent propre
18:46et tant mieux,
18:48ça veut dire que les Français
18:51sont d'accord avec vous.
18:51C'est une bonne nouvelle d'ailleurs
18:52pour les prochaines élections municipales,
18:54pour les prochaines élections
18:55présidentielles.
18:57Ça veut dire que les Français
18:57nous font confiance
18:59parce qu'au-delà de l'homme,
19:00il y a les idées qu'ils portent.
19:02Je voulais vous entendre également
19:03sur,
19:03et ça sera ma dernière question,
19:05sur l'aide à mourir
19:06qui est revenue à l'Assemblée nationale.
19:07La dernière version du texte
19:08veut autoriser l'euthanasie
19:10et le suicide assisté
19:11en France
19:11aux malades
19:12qui ont une maladie incurable
19:14en phase avancée
19:15et qui souffrent physiquement
19:17ou psychologiquement.
19:18Est-ce que vous êtes favorable
19:19à l'autorisation en France
19:21de l'euthanasie
19:22et du suicide assisté,
19:23c'est-à-dire au fait qu'un médecin
19:24donne la mort ?
19:25Ce texte a été
19:26terriblement mal ficelé.
19:28Il ne peut pas être voté
19:29en l'État.
19:31C'est un sujet
19:31qui touche à l'intime,
19:33qui touche à
19:34chacune de nos vies.
19:35On a des parents,
19:36on a des grands-parents
19:36qui ont pu...
19:37Voilà.
19:37Et mon groupe est très clair là-dessus.
19:40En tout cas, Marine Le Pen
19:41a toujours eu des convictions
19:42très solides et hostiles
19:43à ce texte.
19:45Et surtout,
19:45on aimerait que les sujets
19:46de société soient tranchés
19:48par la société.
19:49La société, c'est le peuple.
19:51Et il se trouve que
19:51dans notre Constitution,
19:52on a un outil
19:53qui s'appelle le référendum.
19:55Et au bout d'un débat
19:56posé et éclairé,
19:59moi, je serais favorable
20:00à ce que ces sujets
20:01de société soient tranchés
20:02par le peuple français.
20:03Merci beaucoup,
20:04Franck Alizio.
20:04Merci à vous.
Commentaires

Recommandations