00:00En le vif du sujet, focus donc sur Béziers, aujourd'hui sur l'antenne d'ici Erois.
00:04Et vous avez entendu depuis ce matin des biters rois, différents candidats.
00:08Bonjour Romère Bénard.
00:09Bonjour à vous.
00:10Vous, vous vous présentez pour un troisième mandat.
00:12Alors il y a quelque temps déjà, vous aviez dit, vous n'en feriez que deux.
00:15Finalement, après la dissolution, vous avez changé d'avis.
00:18Est-ce que vous pouvez nous rappeler pourquoi ?
00:19Oh, parce que ce n'était plus la même cas de figure.
00:22C'est avant même, dès que j'ai su qu'il y avait la dissolution,
00:25que je l'ai appris avec vous un dimanche soir à la télé.
00:29J'ai dit, non, je vais rester là.
00:31Emmanuel était candidate aux législatives.
00:34Votre femme du coup ?
00:36Emmanuel, ma femme.
00:36À qui vous vouliez donner la succession ?
00:39Non, on ne donne pas la succession à qui que ce soit, madame.
00:42Il y a des gens qui votent.
00:44Bien sûr, mais elle peut se présenter comme candidate ?
00:46Non, je reprends le mot.
00:47On ne donne la succession à personne.
00:49On n'est pas en royauté encore.
00:50Ce n'est pas un duché Béziers.
00:52C'est juste un petit lieu démocratique où les gens votent pour qui ils veulent.
00:55S'ils avaient voté pour Emmanuel, j'en aurais été satisfait.
00:58Mais en l'occurrence, c'est moi qui suis candidat.
00:59Elle n'est pas candidate, effectivement.
01:00Si vous êtes élu, c'est le dernier mandat ou pas ?
01:02Je ne sais pas, peut-être pas.
01:03Finalement, j'ai décidé de changer d'avis.
01:05Là, je suis lancé dans un projet qui s'appelle Béziers Antiques pour 30 ans.
01:10Je plaisante, c'est au deuxième degré.
01:12Ne me regardez pas comme ça.
01:14Je ne vous regarde pas, on voit à la télé.
01:16Je me dis peut-être que pour 30 ans encore maire.
01:19Non, écoutez, on verra.
01:20Pour l'instant, je pars pour 6 ans et il y a du boulot.
01:24Ce qui fait parler pour l'instant, c'est la candidature pour la première fois face à vous à Béziers d'un candidat RN, en l'occurrence Julien Gabaron.
01:32Est-ce que c'est quelque chose qui vous inquiète ?
01:33Est-ce que c'est quelque chose qui vous fait modifier votre campagne, votre manière d'aller vers les Biterrois ?
01:38Est-ce que ça change quelque chose pour vous ?
01:39Non, ça ne change pas.
01:41C'est juste, c'est hallucinant qu'on me dirait mes enfants.
01:43Attendez, tu hallucines.
01:45Le type, il est candidat.
01:46Pourquoi ?
01:47Parce que, je ne sais pas, je prends quelques exemples qui, sur ces derniers mois, ont marqué la vie biterroise.
01:53J'ai refusé de marier quelqu'un qui avait une obligation de quitter le territoire, vous savez, qui avait été condamné.
01:59Il l'aurait marié, lui ?
02:00C'est ça la différence ?
02:02Vous estimez qu'en gros, il n'y a pas de différence avec vous ?
02:04Non, non, non, j'essaye de comprendre un certain nombre de choses.
02:08Je ne sais pas, je viens de mettre en place la première brigade anti-stupe de la police municipale.
02:14Il ne l'aurait pas fait.
02:15Il pense que c'est une mauvaise chose.
02:17La crèche, vous avez vu, il y a tout un tas de gens qui ont demandé à ce que la crèche sorte de l'hôtel de ville.
02:22Il aurait été avec les gens qui auraient demandé que la crèche sorte de l'hôtel de ville.
02:26Donc en gros, il va faire comme vous ?
02:27Non, il ne va pas faire comme vous.
02:28Je ne comprends même pas ce qu'il est différent.
02:30Et quand je l'entends, ou ce sont des âneries parce qu'il ne sait pas de quoi il parle,
02:35soit c'est une espèce de discours posé sur la ville.
02:39J'espère ne pas avoir d'idéologie, comme on dit, j'espère.
02:43Ce que j'attends, c'est que de cette compagne municipale, on sorte avec quelques idées.
02:46Je suis agent d'idées en tout cas avec lui.
02:48La plupart de vos adversaires qu'on a entendus ce matin, les différents candidats, disent qu'en effet, vous avez changé la ville.
02:54Mais la plupart disent, en apparence, en matière de pauvreté notamment, le taux de pauvreté n'a pas changé.
02:59Alors il a un tout petit peu augmenté entre votre premier, on peut dire, il est resté stable, 34 à 36%.
03:05Qu'est-ce que vous prévoyez pour améliorer ?
03:07Comme dans toute la France, il a augmenté de 1,4% dans l'ensemble de la France, il faut le préciser.
03:11Mais Béziers fait partie des 20 villes les plus, avec le taux de pauvreté, le plus fort de France.
03:15Oui, parce que je suis arrivé dans une ville où la situation était catastrophique.
03:17C'est compliqué de changer.
03:18Bien sûr que je ne me satisfais pas de ça.
03:20Comment on peut lutter contre la pauvreté ?
03:24Justement, qu'est-ce qu'il y a dans le programme pour ce troisième mandat pour lutter contre la pauvreté ?
03:27Trouver du boulot aux gens.
03:29Enfin, on a l'hydrogène qui s'installe à Béziers.
03:31Ça a mis 10 ans, les travaux des usines d'hydrogène commencent à Béziers.
03:36On est en train de discuter avec les gens du luxe, avec les gens de la logistique.
03:40Il faut trouver du travail aux gens.
03:42Deuxième problème qu'on a dans la ville, c'est des formations qui ne sont pas adéquates avec le marché du travail local.
03:49C'est pour ça qu'on a annoncé qu'on va mettre en place deux instituts supérieurs, deux instituts universitaires.
03:55Un, sur les paysages méditerranéens, vous avez vu qu'avec la chaleur, un certain nombre de choses sont en train de changer.
04:02Deux, avec la ville.
04:03Ça, c'est le deuxième volet.
04:05Troisième volet, attendez, je suis quelqu'un qui ne cesse de répéter qu'il y a un problème avec l'immigration.
04:11Béziers a gagné 10 000 habitants, 10 000 à peu près, 9 500 en 10 ans, dont une bonne partie de l'immigration.
04:18C'est bien pour ça que nationalement, je dis que tant qu'on ouvrira les frontières...
04:23C'est ça qui crée de la pauvreté, d'après vous ?
04:24En France aussi, mais enfin, vous plaisantez, mais pourquoi non ?
04:28Vous pensez que non ?
04:28Non, je vous pose la question.
04:29Je vous la pose à vous.
04:31Est-ce que vous pensez que l'immigration, elle enrichit ce pays ?
04:34L'immigration non contrôlée, 500 000 personnes par an, à peu près entre 450 et 500 000 qui rentrent en France,
04:41vous pensez que ça enrichit ce pays ?
04:42Je ne le pense pas.
04:43Ce n'est pas moi qui le pense.
04:44Tout le monde sait qu'on ne le pense pas, que ce n'est pas le cas.
04:46Maintenant, vous pouvez penser contre l'évidence des choses.
04:49Donc ce sera vos points pour améliorer la pauvreté, Robert Ménard.
04:53Vous êtes donné favori dans les sondages, un dernier qui a été publié en décembre.
04:56On rappelle que vous avez été élu au premier tour lors de votre dernière élection.
05:01Est-ce que du coup, vous abordez la campagne sereinement, tranquillement ?
05:05Vous faites campagne à fond ? Comment ça se passe sur le terrain ?
05:08Jamais, c'est un sondage.
05:09C'est un sondage, j'étais content.
05:10Vous savez, les bons sondages, ça vous fait plutôt plus plaisir que les mauvais sondages.
05:13Je préfère qu'on me donne 61% au premier tour que 40% ou 25% ou 30%.
05:18Bien sûr que ça m'a fait plaisir et tout ça.
05:20Mais une fois que je vous ai dit ça, après la campagne, on la mène tous les jours, tous les jours, partout, du matin au soir.
05:27C'est important à un moment donné de convaincre, y compris ceux qui ne le sont pas.
05:31Justement, comment vous parlez aux Biterrois ?
05:34Est-ce qu'il y a des Biterrois, vous pensez, qui peuvent encore changer d'avis, qui n'ont peut-être pas voté pour vous sur les deux précédents mandats ?
05:38J'en rencontre tous les gens qui n'ont pas voté pour moi au premier, ni au second, et qui se disent, en regardant la ville telle qu'elle est,
05:45mon Dieu, la ville a un petit peu changé, peut-être que ce maire, il n'est pas si nul que ça.
05:49Je veux dire, et puis ils me connaissent, les Biterrois, je suis quelqu'un qui les voit tous les jours, je suis dans la rue avec eux, je les reçois et tout.
05:55Je crois que cette proximité-là, manifestement, si j'en juge par la façon dont j'ai été élu les deux fois, ça leur fait plaisir.
06:03Mais rien n'est joué, rien n'est joué.
06:05Il faut convaincre les gens, les uns après les autres, leur expliquer pourquoi on fait ça, comment sur la sécurité on va encore améliorer les choses,
06:14comment sur la pauvreté on va essayer de lutter de façon plus efficace, qu'est-ce que sont les équipements collectifs qu'on va réaliser.
06:23C'est tout ça que je m'emploie à leur dire.
06:25Et il reste donc cinq semaines avant ce premier tour.
06:28Merci beaucoup Robert Ménard d'avoir été avec nous ce matin.
06:31On rappelle aussi que c'est le dernier jour pour s'inscrire sur les listes électorales en mairie.
06:34En ligne, c'est déjà fini, mais voilà, si vous avez changé de commune récemment,
06:37si vous vous êtes installé à Béziers ou ailleurs dans l'Hérault,
06:40et bien c'est le dernier jour donc pour vous inscrire sur les listes.
06:42Merci beaucoup.
06:43Merci.
06:43Merci.
06:43Merci.
06:43Merci.
06:43Merci.
06:44Merci.
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