- il y a 2 jours
Dans cette émission Powersport News n°22 de février, toujours consacrée à la compétition moto en France, nous recevons 2 invités exceptionnels : Etienne Masson du Team Yoshimura Sert qui est à de nombreuses reprises, champion du monde d'Endurance et surtout recordman du tour au Castellet et Lucie Boudesseul du Team GMT94, la nouvelle étoile de la vitesse en France qui participe au championnat du monde de vitesse féminin. Entre ces 2 interviews, petit détour en Mayenne où un collectionneur incroyable possède plus de 400 motos, toutes en état de marche. Même Brad Pitt a fait le détour pour le rencontrer.
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00:00Votre programme vous est présenté par la Mutuelle des Motards, l'assurance spécialiste des deux roues.
00:11Bonjour, bienvenue dans ce nouveau numéro de Power Sport News, un nouveau numéro toujours animé en compagnie de Pascal Tomec.
00:16Salut Pascal, tu vas bien ?
00:17Bonjour Eric, ça va très bien.
00:18On a fait un premier numéro, on était du côté du Poitou-Charentes dans la famille Prunier.
00:23Aujourd'hui, vous le voyez, on est de retour en studio.
00:25Nouveau studio, nouveau décor et nouvelle présentation puisque vous...
00:29Qu'est-ce que tu fais Pascal, qu'est-ce que tu fais ?
00:31C'est le photo des invités, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
00:34Bon, allez, c'est parce que c'est toi et parce que les invités ne sont pas encore arrivés.
00:38Et quels invités ? Puisque l'on va débuter cette émission avec Étienne Masson, pilote officiel Suzuki, quadruple champion du monde Pascal.
00:47Juste après, tu nous emmènes en Mayenne, je crois, à la découverte d'un personnage, un collectionnaire avec plus de 400 motos.
00:53Exceptionnel, Jean-Luc Guéniard, on n'imagine même pas qu'à cet endroit du monde, il peut y avoir autant de choses.
00:58Des triomphes de course, des Norton de course.
01:01Il y a même à un moment, on a découvert la moto de Landru.
01:04Et tiens-toi bien, même Brad Pitt est venu dans cette ferme.
01:08Brad Pitt, assis là, à ma place.
01:10Malheureusement, on ne pourra pas vous faire une interview de Brad Pitt.
01:13Mais en tout cas, ça ne nous empêchera pas de recevoir, juste après ce reportage, la pilote tricolore engagée en championnat du monde féminin, Lucie Boutsel.
01:20Donc vous l'avez compris, ce Power Sport News va être très riche en contenu.
01:24Ce que je vous propose, c'est de rentrer tout de suite dans le vif du sujet.
01:27Voilà, on rentre dans le vif du sujet de ce numéro de Power Sport News en accueillant Étienne Masson.
01:49Étienne Masson, tu as la primeur du fauteuil de l'invité aujourd'hui.
01:52Alors Étienne, on va rappeler ton palmarès, 4 fois champion du monde d'endurance moto, pilote Suzuki.
01:58Tu vas repartir pour une nouvelle saison 2026.
02:02Aujourd'hui, on est sur la période « morte ».
02:06Comment on s'occupe dans l'intersaison quand on est pilote professionnel ?
02:10On s'occupe comme on peut.
02:12On est déjà censé rester actif au niveau physique.
02:16Pour ma part, je me prépare tous les jours.
02:18J'ai un préparateur physique qui s'occupe de moi.
02:20Donc tous les jours, un peu de salle.
02:22Malheureusement, je vis dans une région où l'hiver est assez compliqué.
02:26Donc on fait un peu de vélo quand on peut.
02:30Mais les activités extérieures sont un peu limitées.
02:34Et après, entre pilotes, on essaie toujours aussi de partir un peu en Espagne pour rouler.
02:40Que ce soit en flat track, que ce soit avec nos motos d'entraînement.
02:43Donc on essaye de rester actif.
02:45Alors moi, j'avais une question.
02:47Est-ce qu'un pilote d'endurance a exactement les mêmes contraintes qu'un pilote de moto-GP sur les entraînements physiques ?
02:53On a vu Marc Marques en entraînement dans les salles.
02:57On voit Fabio en entraînement dans les salles.
02:59Il pousse de la fonte, il fait du vélo pendant des centaines de kilomètres.
03:03Est-ce que c'est la même chose ?
03:03Ou est-ce que c'est un peu moins pressant ?
03:07Je ne sais pas vraiment.
03:09Parce qu'on n'en a pas beaucoup parlé avec Johan.
03:13Je pense que c'est quand même deux univers différents.
03:17Nous, on est plus axé sur la résistance, sur la durée.
03:22Que eux sont un peu plus sur le côté explosif.
03:24Et avoir de la force justement pour, par exemple, avoir de la force pour pouvoir changer d'angle très rapidement.
03:32Nous aussi, on a des motos qui sont plus lourdes que les leurs, avec l'essence qu'on embarque et tout ça.
03:37Mais je pense qu'on a quand même un rythme cardiaque sur la moto qui est quand même bien en dessous du leurre quand ils sont en course sprint, par exemple.
03:47Et je pense qu'il y a une vingtaine de battements par minute de différence sur leur discipline et la nôtre.
03:55Après, nous, le but, c'est quand même de rester performant pendant 24 heures.
03:59Donc, c'est très, très important. Surtout que nous, on peut être amené à rouler à deux pilotes.
04:04Donc là, forcément, le physique rentre vraiment en jeu.
04:07Mais il n'y a pas vraiment de préparation secrète ou quoi que ce soit.
04:13Vraiment, on n'arrive pas, que ce soit un pilote MotoGP ou nous, on n'arrive pas vraiment à trouver quelque chose de très, très efficace pour être prêt parfaitement sur la moto.
04:24Le meilleur entraînement reste la moto.
04:25Au niveau de l'endurance, tu parlais justement, on était sur le côté préparation physique, etc.
04:30On voit les images derrière toi des 24 heures du Mans en fin de ta saison dernière.
04:34Le moment le plus compliqué pour un pilote, c'est lequel on a tendance à dire, nous, quand on commande, que c'est le lever du jour, etc.
04:40Est-ce qu'il y a un moment dédié qui est vraiment le plus difficile ou ça dépend évidemment du scénario de la course ?
04:46Si une course se déroule dans des conditions comme on a eu au Boldore, par exemple, avec des conditions bonnes et peu de vent et tout ça,
04:54je pense que tout le monde sera d'accord pour dire que c'est entre 2h et 7h du matin avant que le jour se lève.
05:00Et pour moi, pour ma part, c'est ma partie préférée parce que justement, c'est la plus dure.
05:06Mais c'est aussi là qu'on peut faire la différence avec les autres équipes qui ont peut-être un petit peu moins d'expérience que nous.
05:12Mais là, l'année dernière, le Mans était très compliqué parce qu'on a eu des conditions qui étaient vraiment difficiles avec le grip de la piste
05:22qui n'était pas du tout celui qu'on connaît d'habitude.
05:26Et pour moi, le moment le plus dur que j'ai trouvé depuis le temps que je fais de l'endurance,
05:33c'était il y a deux ans au Mans où là, on avait des températures négatives pendant la nuit.
05:39Et le problème, c'est qu'on n'a pas du tout d'équipement adapté à ces conditions-là.
05:44Et sur la moto, c'est très, très, très dur.
05:46Le froid, c'est le principal ennemi.
05:48Tu préfères à la limite rouler plus longtemps sous la pluie que dans le froid ou des choses comme ça, c'est ça ?
05:52C'est ça, parce qu'en fait, le froid, il va nous enlever des sensations avec, par exemple, les mains.
05:57On avait des gros problèmes d'avoir vraiment les mains très, très froides au bout d'un moment, au bout de 40, 45 minutes.
06:05Et le problème, c'est qu'on n'a plus du tout de sensations dans les mains, donc plus du tout de sensations avec l'accélérateur, plus de frein.
06:11Donc, c'est dur.
06:12Et le problème, c'est que l'équipe, eux, nous demande de rester performants.
06:18Ils sont chauds.
06:18Voilà, ils sont chauds.
06:19Mais voilà, c'était très, très dur.
06:23Ça a duré deux relais.
06:25Et ouais, on n'a trouvé aucune solution pour ça.
06:28On cherche, justement, encore avec mon équipementier pour trouver des solutions à ça.
06:34Pascal, les courses d'endurance, tu as des souvenirs comme ça, de courses d'endurance mythiques, je veux dire, par rapport aux conditions, par rapport à des choses comme ça ?
06:42On est placé comme eux, c'est-à-dire quand il pleut pendant 24 heures, on se dit, mais à chaque fois qu'on les voit rentrer dans le box, on se dit nous-mêmes, mais comment ils font pour remonter sur la moto ?
06:53Ils savent que pendant une heure, ils vont vivre, alors souvent, il y a des gens qui disent, ouais, mais c'est leur métier, ils sont expérimentés, ils s'entraînent.
07:02Mais ce n'est pas possible.
07:03Faire de la moto dans des conditions comme ça, la moto, ça se vit toujours quand il fait beau, quand il ne pleut pas.
07:09Alors, on les voit, eux, on sait que pendant 24 heures, ça va être ça.
07:12Même pour nous, ce n'est pas vivable, ce n'est pas terrible.
07:17On parlait des 24 heures du Mans, on va revenir un petit peu sur cette saison 2025, Étienne.
07:23Bon, les 24 heures, on va les évacuer vite, on ne va pas rouler le couteau dans la plaie.
07:29Après, si on est taquin, on va dire que vous échouez pour reconduire votre titre pour un point, si je n'ai pas de mémoire.
07:36Par contre, le bol d'or, encore une fois, vous avez survolé ça.
07:39Et puis, de ton côté, tu es devenu le premier pilote à passer sous la barre des 1.51 au tour,
07:45ce qui représente quand même une sacrée moyenne horaire.
07:48Je crois que c'est plus de 180 km heure de mémoire.
07:51Comment on le vit ?
07:54On sait, quand on va partir sur une qualification, tu le sens que tu tiens un très bon tour.
07:59Comment tu le vis sur la moto ?
08:01Au bol d'or, tout de suite, à partir des pré-bols qu'on a fait fin août, je sentais qu'on avait vraiment une très bonne moto.
08:12On a opté pour des choix techniques différents de ce qu'on avait et tout ça.
08:17Et grâce à Nico et grâce à Yoshimura et tout ça, on a vraiment une très bonne moto.
08:23Et Yoshimura, qui est le préparateur japonais, qui s'occupe de la moto au Japon.
08:27Donc, à partir de là, je savais que si tout se mettait dans le bon ordre,
08:34je pense qu'il y avait moyen de faire quelque chose dès les qualifs.
08:37Et dès la première qualif, je me suis senti très à l'aise.
08:39Je fais le meilleur temps de ma séance en 51.04.
08:42Et le team avait opté pour nous mettre, à Greg et moi, un deuxième pneu qualif pour la deuxième séance.
08:50Et je savais que pour améliorer le chrono de la première séance,
08:53il allait falloir une petite tête dans la ligne droite du Mistral, qui est énorme.
08:58On a une moto qui est performante, mais au jour d'aujourd'hui, avec les BMW, les Honda,
09:05qui marchent très très fort pendant les qualifications,
09:08je savais qu'en me servant un petit peu d'eux, il y avait peut-être moyen de faire quelque chose.
09:11Donc, le but, c'était ça, de chercher quelqu'un.
09:15Alors, je n'avais pas vraiment de pilote fétiche, on va dire.
09:20Tu n'avais pas ciblé ta victime.
09:23Mais le pauvre Corentin est arrivé devant moi.
09:26Et là, je savais que je n'allais pas le lâcher.
09:29De toute façon, je n'avais que ça à faire, parce que mon chrono de la première qualif était déjà très bon.
09:34Et je me suis dit que je ne le lâche pas jusqu'au bout.
09:37Donc, au début, il a essayé de me dissuader de ça.
09:42Et forcément, je lui ai dit, moi, je n'ai pas le choix, donc je ne te lâcherai pas.
09:46Et il y a forcément un moment où il a fallu qu'il attaque.
09:49Donc, on fait la première partie du circuit vraiment bien, en faisant très peu d'erreurs.
09:55Donc, je l'ai dit, là, ça va être parfait, il faut bien que je sorte pour la ligne droite.
09:59Et je lui fais l'aspiration dans la ligne droite.
10:01Donc, là, c'était parfait.
10:02J'ai juste à, entre guillemets, juste à finir le tour correctement.
10:06Et ouais, 50.9, je suis vraiment content d'avoir fait ce chrono,
10:10parce que ça reflète en fait tout le travail qui a été fait en amont avec l'équipe.
10:14Ça a vraiment validé les choix qu'on a fait avec les suspensions, par exemple,
10:19la marque de suspension qu'on a changée.
10:20Et donc, forcément, ça fait chaud au cœur de rentrer au stand et de voir l'équipe hyper contente.
10:27Et ça, ouais, ça récompense tout le monde du travail qu'on a fait.
10:31Vice-champion du monde, donc, pour un point, encore une fois, l'année prochaine,
10:38enfin, l'année prochaine, non, c'est maintenant en fait, puisqu'on est déjà en 2026,
10:41on a encore un petit peu de balle à se situer.
10:43L'objectif, évidemment, c'est de reprendre le titre.
10:45Ce qui est bien chez vous, c'est qu'il y a une stabilité.
10:48Vous repartez avec les... Tu repars avec tes mêmes coéquipiers que l'an passé.
10:52Ça aussi, c'est un avantage et ça compte en endurance ?
10:54Ouais, bien sûr.
10:56On est la seule équipe, justement, où il n'y a pas du tout de changement au niveau de l'équipage.
11:00Donc, je pense que pour nous, ça va être un gros avantage.
11:04Dan et Greg font un super boulot.
11:06La cohésion entre les pilotes est top.
11:09Je pense qu'il n'y a honnêtement aucun problème, que ce soit dans l'équipe ou quoi que ce soit.
11:16On est vraiment rodés et on a une très, très bonne moto.
11:18On a des très bons pneus.
11:20Tout est au rendez-vous.
11:23Donc, comme on en disait, comme on en parlait tout à l'heure en off,
11:27maintenant, c'est à nous de tirer à notre avantage cette expérience qu'on a
11:33et justement cette force qu'on a de cette cohésion, de la connaissance de notre discipline
11:40pour déjouer les pièges qu'on a connus, par exemple, au Mans l'année dernière
11:45et ne pas se faire avoir encore une fois cette année
11:48et raccrocher le numéro 1 sur la moto parce qu'elle est quand même
11:51vachement plus joyeux avec le numéro 1.
11:53J'étais sûr que tu allais dire ça.
11:55Moi, j'ai une question.
11:57Quelle est la personne la plus importante pour toi quand tu fais une course ?
12:00Ma femme.
12:01Voilà.
12:01Donc, ça fait partie aussi, peut-être certainement, des stabilités des uns et des autres,
12:07d'avoir la personne importante près de soi.
12:08Je vois souvent son épouse qui est près de lui avec ses gants.
12:13Elle le suit effectivement un peu partout.
12:17Et quand je vois Étienne arriver dans le stand pour prendre son relais,
12:19il esquisse un petit sourire, mais c'est vrai, il y a son épouse qui est derrière lui
12:25jusqu'à ce qu'il s'assoie et au moment où il s'assoie, effectivement.
12:28C'est elle qu'on voit d'ailleurs sur l'image, c'est ça ?
12:30Oui, c'est ça.
12:31Surtout pendant les courses, on n'est vraiment pas très agréable avec les gens qui nous entourent.
12:37Surtout des courses comme le Mans l'année dernière, c'était assez compliqué pour l'entourage.
12:40Ce n'est pas simple.
12:42Merci Étienne de ta disponibilité.
12:44On te souhaite plein de bonnes choses pour 2026, des victoires, bien évidemment.
12:48Et puis, il y a un beau numéro 1 à la fin de l'année sur sa GXXR.
12:51Ça te va ?
12:52Merci Eric, nickel.
12:54Bon, alors tu restes avec nous parce qu'on va te proposer même de regarder avec nous un reportage.
13:00Pascal, je crois que c'est un collectionneur qui est dans la Mayenne, si je ne me trompe pas, Pascal.
13:05Mais c'est une collection XXL.
13:07Oui, Jean-Luc Guéniard, ce n'est même pas déplaçable.
13:11Parce que si on voulait présenter ça quelque part, il faut vraiment aller dans cette ancienne ferme
13:17où il y a une collection de machines, il y a plus de 200 machines et on y a même croisé, il paraît, un moment Brad Pitt.
13:23Voilà, et on regarde donc ce reportage.
13:26Et juste après, on aura le plaisir de recevoir notre nouvelle invitée et eux,
13:29puisqu'on aura le plaisir d'accueillir Lucie Boutzel, notre représentante tricolore sur le championnat du monde féminin de vitesse.
13:35On a vu que tu as plein de motos de course ici.
13:56Ah oui ?
13:56La caverne de la compétition chez toi.
13:58Ah ben, tu vois, il y en a partout.
14:05Pour Jean-Luc, tu t'es assis sur ce modèle en premier.
14:11Il doit y avoir une raison.
14:13Oui, je suis passionné par les Colère Escoffier.
14:16C'était la Bugatti des motos à l'époque, les Colère Escoffier.
14:20Et en fait, j'ai toujours trouvé exceptionnel chez Colère Escoffier,
14:24c'est que le bas de gamme, c'est une moto de course.
14:26En voulant même faire du populaire, ils n'y arrivaient pas.
14:29Ils étaient dans la course.
14:30Une moto comme ça, elle a tenu à l'alcool 160 km heure.
14:42Mon rôle, moi, c'est de parler des gens qui ont construit des motos.
14:47C'est d'essayer de les comprendre.
14:49Pourquoi ils ont fait ça ?
14:50Dans quelle situation à l'époque ils étaient ?
14:53Quelle était leur sensibilité ?
14:55Et à travers tout ça, après, je vais apprécier la moto, je vais la comprendre.
14:59Tu vois celle-ci, cette moto Guzzi, elle est exceptionnelle.
15:02C'est ce modèle qu'a donné vraiment l'histoire de la marque.
15:06C'est la C2V.
15:08C'est une 500 culbutée de 1928 avec double allumage déjà à l'époque.
15:13Une moto très aérodynamique et très légère.
15:16Et elle a permis à Moto Guzzi de s'illustrer à l'époque dans les compétitions.
15:20Là, je vois qu'il y en a d'autres qui sont avec des marques connues également.
15:24Oui.
15:25Celle-ci, c'est...
15:26Allez, BSA Gold Star, ça a eu une sacrée réputation.
15:29Donc, on a une BSA classique de 1956, là, le gros moteur, grosse soupape.
15:34Mais ça, c'est une Daytona.
15:35Alors là, c'est vraiment rare, une Daytona.
15:41Je n'ai pas seulement des motos de compétition.
15:43On va aller voir ce que j'ai à côté.
15:45Ah oui, là, il y a aussi un peu d'histoire.
15:56Là, on a un vélo de course.
15:58Oui, mais c'est autre chose qu'un vélo de course.
16:00C'est la moto de Landry.
16:02D'accord.
16:02Du Cereal Killer.
16:03J'ai l'impression de rentrer dans un magasin de motos.
16:19Oui, c'est un magasin de jouets.
16:22Combien de temps il t'a fallu pour regrouper tout ça ?
16:26Eh bien, écoute, il m'a fallu un demi-siècle.
16:28Ah, c'est tout ?
16:2950 ans.
16:3050 ans.
16:31J'ai commencé à 14 ans, j'en ai 64.
16:33Je suis moi, je vais te faire voir ma petite cachette secrète.
16:38Regarde, une armoire, avec tout un tas de bazar dedans.
16:44Mais, on peut passer à travers.
16:48Ah oui ?
16:49Mais quand il n'y en a plus...
16:55Il y en a encore.
16:56Il y en a encore ?
16:57Oui.
17:04Tu as vu cette belle machine ?
17:05Écoute, c'est fait exprès ou quoi ?
17:08C'est un engin qui est servé au Veldiv pour entraîner les vélos.
17:141925.
17:151925.
17:16Et il fait 2500 centimètres cubes.
17:19Et ça, c'est les échappements, ils étaient comme ça ?
17:21Oui, en échappement libre.
17:23En échappement libre.
17:24Il en existe beaucoup ?
17:25Il en reste quelques-unes, mais très peu.
17:28Merci, Jean-Luc, pour cette découverte fantastique.
17:30Je t'en prie, merci de ta visite.
17:35Voilà, chose promise, chose due.
17:37On a le plaisir de recevoir Lucie Boutzel.
17:39Bonjour, Lucie, ça va ?
17:40Bonjour, oui, ça va.
17:41Très bien.
17:41Oui, décontractée, pas de problème.
17:43Tout va bien.
17:44Alors, Lucie, on le disait juste avant que tu nous rejoignes sur le plateau.
17:48Pilote féminine sur le championnat du monde féminin de vitesse dans le cadre du championnat du monde superbike.
17:55Ça sera ta deuxième saison cette année.
17:58Comment tu es arrivé à cette étape-là au niveau de ta carrière ?
18:03Parce que tu as commencé par des sports, le judo, la natation, etc.
18:07Et puis, tu arrives assez, entre guillemets, tardivement.
18:10La moto, c'est 14 ans à peu près.
18:13C'était le cheminement qui était inscrit déjà dans ta tête.
18:15Tu voulais aller plus loin que ça en moto.
18:17En fait, j'ai eu un parcours un peu différent de mes concurrentes aujourd'hui en championnat du monde,
18:21dans le sens où je n'ai pas commencé la moto à 4, 5, 6 ans, comme ça se fait beaucoup, notamment en Espagne, par exemple.
18:27J'ai toujours aimé la moto.
18:29On ne sait pas vraiment d'où ça me vient, parce que mes parents ne sont pas pilotes,
18:32ils ne sont pas du milieu de la moto.
18:34Et il y a toujours eu ça en moi, sans trop savoir d'où ça venait.
18:38Et après, c'est question d'opportunité, du coup, de rencontrer quelqu'un qui avait une équipe
18:43et qui faisait le championnat de Normandie d'endurance.
18:46L'intérêt de l'endurance, c'est qu'on divise les coûts par 4 ou 5 pilotes.
18:51Donc, forcément, c'était plus accessible financièrement pour commencer.
18:53Et puis, au début, ça a été compliqué, parce que forcément, maman avait un peu peur,
18:59papa, lui, un peu plus tranquille.
19:01Mais c'est un milieu qu'on ne connaît pas, et c'est quand même un milieu qui reste fermé
19:04quand on n'est pas du tout dedans.
19:06Et puis après, les échelons se sont gravés assez vite,
19:09parce que du coup, j'ai fait deux saisons en championnat de Normandie d'endurance en 125.
19:13Après, j'ai rencontré mon entraîneur, qui est toujours mon entraîneur aujourd'hui,
19:16David Veillon, qui travaille avec les simulateurs d'entraînement MotoGP.
19:20Je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler.
19:21On avait une photo, on la reverra, effectivement.
19:23C'est là où il t'a découvert.
19:25Et il a vu qu'il se passait quelque chose, il a vu qu'il y avait quelque chose, justement.
19:28Et donc, il s'est dit, si je peux t'aider, si tu es d'accord,
19:32je t'apprendrai tout ce que je sais, enfin, le peu que je sais, si je reprends ces mots.
19:36Et donc, ça a commencé comme ça.
19:38Après, j'ai fait quatre saisons en championnat de France,
19:41donc Superbike en catégorie Super Sport 300,
19:43avec une Kawasaki Ninja 400, qui sont des motos du commerce.
19:48En fait, je suis toujours dans des compétitions avec des motos de série,
19:51parce qu'en fait, c'est beaucoup plus facile et accessible financièrement.
19:53Et puis, ça parle beaucoup plus, parce que c'est des motos qu'on peut acheter dans un magasin.
19:57Après, j'ai fait deux années en championnat de France,
20:00donc toujours au sein du championnat de France Superbike,
20:02cette fois-ci en catégorie European Bike.
20:04Donc, ça, c'est des 1 000 cm3.
20:06Donc, la marche était quand même assez haute.
20:07Des 1 000 cm3, donc je passe du 400 au 1 000.
20:11Mais en fait, il faut savoir qu'entre deux,
20:13après mes années un peu en Super Sport 300,
20:16j'avais eu des propositions pour partir en championnat d'Europe Moto 2,
20:19qui était clairement un sagré gap.
20:22Mais en fait, moi, c'est ce qui me fait rêver encore aujourd'hui,
20:24c'est les motos prototypes, c'est des motos de course,
20:26conçues pour la course, qu'on ne peut pas acheter.
20:28Le commun des mortels, ça ne se trouve pas dans un magasin.
20:31Et c'est ce qui me fait rêver encore aujourd'hui.
20:33Donc, quand j'ai eu cette proposition, je m'étais préparée physiquement pour.
20:36Après, voilà, qui dit motos de prototype comme ça,
20:39dit des coups complètement ahurissants.
20:42Et donc, concrètement, on n'a pas eu les moyens de le faire.
20:45Et donc, on savait de passer du 400 au 1 000, c'était audacieux.
20:48Mais physiquement et mentalement, j'étais prête,
20:50parce qu'il y avait ce projet Moto 2 à côté.
20:53Et donc, deux saisons en Moto 2, eux en 1 000,
20:56et que je précise qu'ils sont des championnats mixtes,
20:59parce qu'en France, tous les championnats sont mixtes.
21:00En tout cas, toute la filière superbike et mixte.
21:04Donc, j'ai toujours été au début la seule femme parmi les hommes
21:07quand j'étais en 400.
21:09Et maintenant, quand j'ai fait mes deux saisons en 1 000,
21:11j'étais aussi la seule féminine.
21:13Donc, notamment la seule femme contre 55 pilotes masculins.
21:17Et j'ai fait, pendant ces deux saisons, j'ai fait trois podiums,
21:21au Mans, à Pau et à Carole.
21:25Et donc, en fait, c'est le podium sur le circuit Carole,
21:28avec un chrono en 1-1,
21:30où Christophe Guyot, qui est le team manager de l'équipe française GMT 94,
21:36qui fait le mondial superbike,
21:37lui, il était présent et il a vu ce qui s'est passé.
21:41Et après la course, il est venu me voir pour me dire
21:43qu'il n'avait jamais vu une femme piloter comme ça en 1 000
21:46face aux garçons, rouler aussi vite
21:49et puis être capable de se battre devant et de faire des podiums.
21:52Et donc, il y avait, pendant ma deuxième année de 1 000,
21:57la première année du championnat du monde féminin.
22:00Et donc, il voulait...
22:02La Dorna lui avait demandé s'il pouvait inscrire une pilote féminine.
22:06Donc, lui, il était un peu à la recherche de pilotes féminines
22:09qui étaient capables de briller
22:10parce que la recherche principale, c'était de mettre la France en avant.
22:14Et donc, suite à cette course, on a discuté.
22:16Et puis après, j'ai pu faire des essais avec la fameuse R7 Yamaha
22:19qui se sont super bien passées.
22:21Et puis après, il y a eu la première saison en championnat du monde qui s'est lancée.
22:25Quels sont les pilotes que vous regardez régulièrement dans les disciplines ?
22:31Aujourd'hui et depuis le début, ça a toujours été la référence,
22:34c'était Marc Marquez pour le côté masculin,
22:37de par le style de pilotage et tout ce qu'il arrive à faire sur la moto.
22:41Et après, en féminin, c'était Maria Herrera.
22:43Ce qui est assez ironique parce que cette première saison de mondial,
22:47je combattais, je roulais avec Maria Herrera.
22:50Et les deux podiums que je fais à Manicourt et à Giresse,
22:53je termine devant Maria Herrera,
22:55qui était ma référence comme Marc Marquez au début
22:58quand j'ai commencé la moto.
23:00Et j'ai eu l'opportunité de rouler avec elle cette saison
23:02et de pouvoir me battre avec elle.
23:03Donc c'est assez...
23:05Quand je regarde un peu en arrière,
23:07et ça ne fait pas si longtemps,
23:08j'avais 14 ans quand je regardais ces vidéos sur Internet
23:10et je me disais, c'est incroyable et c'est vraiment ce que je veux faire.
23:13Et en quelques années, 8, 9 ans,
23:15j'arrive à me battre avec elle
23:17et être à son niveau sur quelques courses.
23:19Donc le chemin parcouru a été très rapide
23:22et je suis vraiment reconnaissante de pouvoir vivre tout ça aujourd'hui.
23:25Tu as commencé à 14 ans,
23:26aujourd'hui tu es quand même jeune,
23:28tu as 22 ans.
23:31Je fais de la moto pour être championne du monde,
23:34je ne fais pas pour participer.
23:35Oui, c'est mon plaisir à la base.
23:37Je savais qu'arriver sur une première saison mondiale
23:40et dire je serai championne du monde,
23:41c'est très ambitieux.
23:43Mais en même temps, c'est ce qui me permet aussi, moi,
23:44de me pousser à me réveiller très tôt le matin
23:46pour aller m'entraîner,
23:48à mettre un petit peu ma vie plus personnelle de côté
23:50pour tout focaliser sur la moto
23:52parce que c'est des sacrifices au quotidien
23:53et on ne s'en rend pas forcément compte.
23:55C'est ce que tu disais,
23:55tu te levais à 5 heures du matin
23:57pour faire ta séance de sport avant d'aller à l'école.
23:59C'est ça.
24:00En fait, depuis le collège,
24:01je me lève à 5 heures du matin
24:02parce qu'en fait, j'ai très vite compris
24:04que si je voulais performer dans ce genre de milieu,
24:08en fait, il fallait, pour viser le top,
24:10il fallait être capable de faire
24:12ce que personne n'est prêt ou capable à endurer et à accepter.
24:17Et donc, en fait, j'ai tout de suite compris
24:18que me lever à 5 heures du matin
24:19pour aller faire ma séance
24:20avant d'aller au collège ou à la fac,
24:22c'était la norme
24:23et que si je voulais y arriver,
24:25c'était le strict minimum.
24:26La famille, elle pense quoi de ça ?
24:29Les proches, ceux qui vous connaissent
24:31et qui n'imaginaient jamais
24:33qu'un jour, cette petite blonde
24:35ferait ce qu'elle fait actuellement ?
24:37On parle de quoi à table ?
24:39Comment on se présente ?
24:41Forcément, on parle de moto
24:42parce qu'en fait, aujourd'hui,
24:43la moto, c'est 99,999% de ma vie.
24:47En fait, j'y dédie tout mon temps
24:49et tout tourne autour de la moto.
24:51Donc, des fois, c'est vrai que
24:51quand je retrouve mes proches,
24:53j'aimerais parler un peu d'autre chose
24:54parce que je suis tellement, justement,
24:56la tête dans le guidon tout le temps
24:57que des fois, ça fait du bien aussi
24:58d'avoir un petit sas de décompression
25:00avec la famille et les proches
25:01pour parler d'autre chose.
25:03En fait, finalement,
25:03on en revient toujours à parler à ça
25:05parce que c'est ce qui m'anime.
25:07Et puis, ça fait un peu vivre la famille aussi
25:09parce que personne ne s'imaginait
25:12à une telle envolée
25:14et d'en être là aujourd'hui,
25:17même si je l'espère
25:18qu'il en reste encore
25:19beaucoup d'années d'expérience
25:20et de belles choses à venir.
25:21Mais forcément, on en parle.
25:24Et je suis aussi très fière
25:25de pouvoir faire vivre tout ça
25:27à mes proches
25:28qui ont pu être là à Manicourt,
25:30sur la course de Manicourt.
25:31C'était la première fois
25:31qu'ils venaient me voir
25:32sur le championnat du monde
25:33parce que financièrement,
25:34c'était compliqué de venir
25:35jusqu'à Asseine
25:36ou jusqu'en Espagne.
25:37Ça fait beaucoup de trajets,
25:39donc beaucoup de frais associés.
25:41Donc forcément, la course en France,
25:42c'était l'occasion de faire venir
25:43mes proches, ma famille, mes amis
25:44et donc de pouvoir briller
25:46pour la première fois en plus
25:47devant eux.
25:49Quelle satisfaction pour moi,
25:50mais quelle satisfaction pour eux aussi
25:52qu'ils puissent le vivre
25:52et de voir notre nom de famille
25:54au plus haut niveau mondial.
25:55C'était assez impressionnant.
25:57Donc forcément, au final,
25:59tout tourne autour de la moto,
26:01même dans un repas de famille.
26:02Tu n'as pas l'impression
26:03d'être trop stricte avec toi-même
26:05par rapport à, même comme disait Pascal,
26:08quand tu côtoies les autres pilotes,
26:10etc.
26:11Est-ce que tu penses que tout le monde
26:13a la même approche que toi ?
26:15Je ne pense pas que tout le monde
26:16ait la même approche.
26:18Mais après, est-ce que tout le monde
26:19a envie d'aller aussi loin ?
26:20Est-ce que tout le monde ira aussi loin ?
26:22Parce que j'espère aller loin.
26:24Ce n'est pas sûr non plus.
26:25En fait, moi, je le vois vraiment plus
26:27dans le sens où je ne veux
26:28avoir aucun regret.
26:29Et je ne veux pas me dire
26:30dans cinq ou dix ans
26:31« Tiens, si ce week-end-là,
26:34je m'étais entraînée
26:35plutôt que d'aller faire la fête,
26:37peut-être que. »
26:38Ce n'est pas quelque chose
26:38que je veux avoir
26:40et donc je ne le fais pas.
26:41Comme ça, il n'y a pas de question.
26:43Et pour autant,
26:44ça ne m'enlève pas non plus.
26:45Ça me permet de vivre des choses.
26:47Aujourd'hui, je parle beaucoup
26:48de sacrifice,
26:48mais quand on traverse des pays
26:52pour aller faire une course de moto,
26:54ce qu'on vit,
26:55c'est quand même incroyable.
26:55On n'est pas à plaindre.
26:56Même si c'est beaucoup de travail
26:57et que parfois, ça peut être compliqué.
26:59C'est des moments de famille
27:00qui ne sont pas vécus.
27:01Je vis quand même un rêve avant tout.
27:04Donc, peut-être que je suis
27:06un peu dure avec moi-même,
27:08mais je me dis que
27:10si je veux vraiment y arriver,
27:13je ne veux aucun regret.
27:14Et au moins, moi,
27:16de savoir que j'ai vraiment
27:17mis toutes les chances
27:18de mon côté pour y arriver,
27:20après, je vivrai tranquillement
27:21ce qui se passera.
27:22En fait, tout ce qui se passera
27:24sera forcément le bienvenu
27:25parce que j'aurais fait
27:26tout ce qu'il fallait pour
27:27et de toute façon,
27:28je ne peux pas faire mieux
27:29que ce que je fais déjà.
27:30Donc, en fait,
27:32peu importe les résultats,
27:33je fais déjà tout de mon côté.
27:35Quel regard tu portes
27:35sur ce championnat du monde
27:36féminin ?
27:38Est-ce que pour toi,
27:39c'est quelque chose
27:41qui est positif
27:42ou, d'après ce que tu nous expliques,
27:45tu préférerais peut-être
27:47même te mesurer à des hommes,
27:49ce qui viendra peut-être après,
27:51on en reparlera un petit peu plus tard,
27:52mais comment tu le regardes,
27:55comment tu le qualifies
27:55ce championnat féminin ?
27:57Très honnêtement,
27:58au début,
27:58ça ne me donnait pas très envie
27:59parce qu'en fait,
28:00j'ai toujours évolué
28:01dans des milieux mixtes
28:02et je me suis dit
28:03pourquoi aller s'enfermer
28:04dans un championnat féminin
28:05alors que tout est ouvert aux femmes ?
28:07Et en fait,
28:08on a fait le ratio
28:09par rapport à l'argent investi,
28:13le temps investi
28:13et le retour en communication
28:15et visibilité
28:15que ça pouvait nous apporter.
28:17Et le championnat du monde féminin,
28:18c'est pendant le championnat
28:19du monde superbike
28:20et on bénéficie de la même couverture médiatique
28:23que le mondial superbike.
28:25Donc en fait,
28:26on a une visibilité qui est folle
28:27par rapport à un championnat de France,
28:29par exemple.
28:30Et en fait,
28:31dès les premiers essais
28:31et dès la première course,
28:33on ne peut pas imaginer
28:34le niveau d'un championnat du monde
28:35et je ne pensais pas
28:37que ça serait aussi relevé.
28:39Mais en fait,
28:39il y a un niveau de dingue
28:40et on ne peut pas s'en rendre compte
28:42tant qu'on n'a pas fait une course
28:43et tant qu'on n'a pas baigné
28:45dans le milieu.
28:46Et en fait,
28:46je me suis dit,
28:47j'ai été un peu,
28:48je me suis laissé un peu avoir
28:49aussi par mes propres préjugés
28:51au début,
28:51quand je me suis dit
28:52pourquoi faire un championnat
28:52du monde féminin ?
28:54Parce qu'au final,
28:54c'est vrai qu'en championnat du monde
28:56mixte,
28:57ça peut être parfois difficile
28:58de trouver sa place
28:59comme je le disais
28:59par rapport au fait
29:00de réunir un budget
29:01qui peut être très important.
29:03Et que là,
29:03justement,
29:03ça nous permet
29:04d'avoir un championnat mondial,
29:06oui féminin,
29:07mais plus accessible financièrement
29:09qu'un championnat mixte
29:09si on met à même niveau.
29:11On a bien compris,
29:12l'objectif numéro 1,
29:13c'est évidemment
29:13le numéro 1
29:14en championnat du monde féminin.
29:16Et après ?
29:17Moi,
29:17je reste sur ma ligne initiale
29:19qui est mon rêve,
29:20c'est les motos prototypes.
29:21Quand j'ai commencé,
29:22mon rêve,
29:22c'était les motos 3
29:23parce que j'étais
29:24avec un gabarit
29:24plutôt petite.
29:25Maintenant,
29:26je commence à être
29:26un peu grande
29:27et âgée
29:27pour faire du moto 3.
29:28Donc,
29:28je suis plus sur du moto 2
29:30qui est la catégorie
29:31entre le moto 3
29:32et la catégorie reine
29:33qui est le moto GP.
29:35Donc,
29:35aujourd'hui,
29:35c'est ce qui me fait rêver
29:36et c'est vraiment
29:37ce que j'aimerais faire
29:38ensuite.
29:39En tout cas,
29:40merci beaucoup Lucie.
29:41On te souhaite le meilleur
29:42pour cette saison 2026.
29:44Merci d'avoir ce discours.
29:45Merci d'être
29:46un sportif de haut niveau.
29:48Merci à vous.
29:48Merci beaucoup.
29:50Voilà,
29:50merci à vous deux.
29:51Et puis,
29:51quant à nous,
29:52on se retrouve
29:53le mois prochain
29:53avec Pascal,
29:54bien évidemment,
29:55pour un nouveau numéro
29:56de PowerStore News.
29:57de PowerStore News.
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