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  • 14 hours ago
SOLUTION SESSIONS PARIS: Exploring the prejudice of the global marketplace towards Black art and how to make Black artists more visible.
Transcript
00:00C'est parti, nous sommes en live sur Afropunk, sur Planète Afropunk. Donc merci de nous avoir
00:20rejoints si vous ĂŞtes lĂ . On ne vous voit pas mais on sait que vous ĂŞtes lĂ . Bienvenue,
00:26donc je m'appelle Shaye Chénin, je suis la fondatrice et rédactrice en chef de Nothing
00:30But The Wax, un média dédié à la pop culture. Aujourd'hui je suis ravie de vous accueillir
00:35pour un live débat avec plusieurs invités pour parler de la question de la visibilité des artistes
00:42noirs. Donc on va commencer par présenter notre panel d'invités. Alors, ready for pictures one,
00:51two, three. On va montrer les images quand même de nos invités. Donc on va commencer
00:57par Marie Gomis qui est la fondatrice de la galerie Number 8. Vous pouvez voir les photos
01:02qui s'affichent. Donc c'est une galerie d'art digitale dont l'objectif est de rassembler
01:07des photographes de la diaspora africaine et la galerie existe depuis quatre ans. Bonjour
01:12Marie. Bonjour, Shaye. Merci d'ĂŞtre lĂ . Ensuite, nous allons passer Ă  Kayleen Pickens-Ritch.
01:21Ready for pictures four, five, six ? Alors Kayleen, elle est née, elle a grandi à Paris,
01:30nos parents afro-américains. Elle est illustratrice et bédéiste. Alors Kayleen, elle est l'auteur
01:36de Dining with Dana et surtout de la BD Dills Comics. Kayleen est basée entre Paris et New York
01:44et son univers s'inspire du manga, des BD françaises et belges et bien sûr de la tradition de dessins
01:50de presse américains. Bonjour Kayleen. Bonjour. Comment ça va ? Oui, ça va bien. Merci. On va
01:58passer à notre invité d'après. Ready for pictures seven, eight, nine ? Alors notre invité
02:08d'après, c'est Josué Komoe. Josué est artiste plasticien, autodidacte. Il fait de la photo,
02:14de la peinture. Il essaye de représenter le divin avec un accent particulier sur la géométrie
02:20sacrée et les autoportraits. Josué est basé à Paris. Bonjour Josué. Bonjour. Ça va ? Ça va et vous ?
02:28Ah oui, tu me vouvois toi maintenant. Bah, on m'essaie. Voilà, ça c'est le stress, c'est le stress du direct.
02:37Et enfin, on va terminer avec Néhémie Lemal, Ready for pictures ten and eleven. Donc Néhémie est réalisatrice
02:46et chef opératrice. Elle est diplômée de l'école Cinéfabrique et elle signe son deuxième film qui
02:52s'appelle Ce qui reste et ce qui fuit. Donc les thématiques de prédilection de Néhémie sont le passage de
02:58l'adolescence à l'âge adulte et ainsi que la mixité. Donc merci à tous pour votre présence.
03:04Bonjour Néhémie. Bonjour. Ça va ? Oui, ça va. Ça va bien. Super. Alors, donc on est là pour une heure
03:13ensemble. Une heure pour discuter de la visibilité de la représentation des artistes noirs dans l'espace
03:20public. Et donc, durant ces une heure, nous allons échanger pendant 45 minutes ensemble. Et après,
03:26on vous donne la parole à vous, public, pour poser vos questions. Donc on aura 15 minutes d'échange
03:32tous ensemble. Ready ? Alors, on va commencer tout doucement par une question. Je vous dis tout
03:41doucement, mais en même temps, on va rentrer dans le vide du sujet parce que 45 minutes, ça va assez
03:45vite quand même. Donc ma première question que je vais poser, c'est déjà plantons le contexte. De base,
03:54on sait très bien que la question de la représentation et de la visibilité des artistes noirs, c'est pas une
04:00question qui date d'aujourd'hui. Mais c'est vrai que depuis la mort de George Floyd, suite Ă  une
04:06interpellation policière en mai 2020, la question est revenue de manière centrale dans le débat public,
04:15au point même de constater qu'il y a eu un avant et un après George Floyd quant à la question de la
04:20visibilité des artistes. Donc ma première question, c'est de me répondre par rapport à avant l'affaire
04:28George Floyd, comment vous, dans vos arts respectifs, vous viviez déjà la question de la représentation
04:34et de la visibilité ? Alors je vais commencer par m'adresser à Kayleen.
04:40Oui, alors du coup, ouf, c'est beaucoup.
04:45Je te prends pas au dépourvu quand même.
04:48Non, pas du tout. Mais en fait, c'est juste que j'ai tellement Ă  dire, mais je vais essayer de
04:53ĂŞtre rapide parce que c'est vrai qu'on dirait qu'il y avait une vie avant George Floyd et une vie
05:00après, mais malgré le fait que ces choses se passent depuis des années, des années, des années.
05:07C'est qu'on dirait qu'en fait, il y a beaucoup de trafic en ce moment et que les gens, ils sont en train de dire
05:11oui, regardez, t'as l'artiste honneur sur les réseaux sociaux.
05:20Mais je trouve que c'est important en fait de sortir de ces réseaux et d'aller un peu plus loin
05:26et de dire dans des espaces physiques en fait, oui, par exemple, mettre des artistes honneurs
05:33dans des galeries de seaux ou des endroits en fait oĂą on ne nous verrait vraiment presque jamais.
05:42Donc c'est une chose en fait de pouvoir dire que oui, je fais attention en ligne, etc.
05:48Et c'est une autre chose en fait de sortir de chez soi. Enfin bon, on est quand même en pleine pandémie,
05:56donc c'est normal. Mais dans le futur, en fait, il faut se souvenir que ce qui est physique
06:04est vraiment ce qui va changer les choses en fait, ce qui va faire avancer les choses.
06:09C'est pour ça qu'il y a autant de manifestations parce que les gens, ils sont au courant maintenant
06:13qu'il faut sortir du coup.
06:16Et toi, dans ton art en tant que BDiste, est-ce que tu fais face en fait Ă  un challenge
06:21lié à la représentation et à la visibilité ?
06:25Oui, énormément en fait. Parce que, bon, j'ai une série où je colorie mon personnage,
06:32mais en fait mes autres séries, les personnages ne sont pas coloriés.
06:35Et ce qui arrive très souvent, c'est que les gens en fait, ils pensent que vu que c'est
06:39un personnage de BD, que c'est un personnage blanc. Or, ce n'est pas forcément le cas.
06:44Je ne spécifie pas vraiment la race de tous mes personnages. Il y en a où c'est vraiment
06:49ambigu et ça va rester ambigu. Les gens, ils peuvent se réagir un peu ce qu'ils veulent,
06:54mais c'est le fait que ça leur dérange qu'ils disent pourquoi une artiste au nord dessine
07:01des personnages blancs, etc. Or que c'est un peu une projection, on va dire.
07:07Donc, il faut savoir qu'en fait, et j'espère qu'avec George Floyd, que les gens vont réaliser
07:14que les artistes au nord sont très variés. Donc, pourquoi est-ce que les artistes blancs
07:20ont le droit de créer et d'avoir des personnages qui sont reçus comme étant 3D, en fait,
07:28avec plein de possibilités, des choses comme ça ? Pourtant, quand on est noir, on dit
07:32ah oui, non, forcément, ça doit être un personnage noir. Donc, du coup, en fait, c'est pour moi,
07:38enfin pour mon art, c'est... ça a un peu changé les choses. Je pense que les gens, ils sont
07:43un peu plus ouverts d'esprit, mais d'un autre côté, il y en a qui sont un peu plus fermés
07:47d'esprit parce qu'ils sont un peu dans l'émotion. Mais bon, dès que l'émotion sort,
07:54je pense que ça ira. D'accord. Et toi, Marie, tu as créé Galerie No. 8. Est-ce que c'était
08:02seulement pour répondre à cette question de visibilité, de représentation ?
08:07Oui, mais je pense que j'ai toujours fait ça. Je travaillais dans la musique avant,
08:12et donc c'est naturel pour moi d'aller vers ce que je connais. Et donc, par exemple, quand je travaillais
08:20dans la musique, c'était une évidence d'aller travailler avec des artistes qui font du
08:25hip-hop, voilà, qui sont connectés quelque part à ma culture. Donc, c'est un automatisme,
08:33mais aussi, je me suis rendu compte qu'il y avait besoin de montrer d'autres choses. Comme
08:37Kéline le sait, l'a dit, il y a des artistes qui sont variés. Il y a une diversité qui est
08:43extrêmement riche chez les Noirs. Et donc, il faut essayer de représenter cette diversité au mieux.
08:53D'accord. Josué, tu veux parler pour ce qui te concerne ?
08:59Non, je suis d'accord avec tout ce qui a été dit. Non, non, mais clairement, je pense qu'il y a
09:07quelque chose qui fait que, d'une part, il y a quelque chose qui est bien dans le fait qu'avec
09:10George Floyd ou avec les mouvements qui sont passés, on a pu rendre visible énormément
09:15d'artistes. Mais en même temps, il y a une limite aussi à ça parce qu'on peut des fois
09:20nous rendre visible simplement parce qu'on est Noir. Et ce n'est pas du tout le sujet.
09:25C'est parce que, finalement, on est censé être pertinent dans nos domaines. On est censé
09:29avoir énormément de choses à dire qu'on doit exister, pas seulement parce qu'on est visible.
09:34Donc, du coup, il y a aussi quelque chose qui a forcément sa limite et la représentation
09:38a aussi sa limite. Donc, je pense que c'est important de forcément aussi le savoir et être
09:43capable de jauger Ă  chaque fois le bon comme le mauvais au final.
09:48D'accord. Et toi, Néhémie, en tant que réalisatrice dans le monde du cinéma, comment
09:54tu vis cette question de visibilité ?
09:58Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui ont changé après la mort de George Floyd.
10:08Ça a permis de faire passer des idées qui passaient avant comme radicales. Ça a permis
10:16aussi, je pense, de faire réfléchir certaines personnes, faire en sorte que, exemple, sur
10:23le détournage, on peut avoir du racisme ordinaire. C'était quelque chose vraiment de flagrant.
10:29Et là, peut-être que les gens sont un peu plus réticents à ça. Après, j'ai l'impression
10:37qu'il y a des efforts au niveau des employeurs aussi, au niveau de certains employeurs, de
10:42prendre des stagiaires noirs ou des assistants noirs, etc. Et tout. Mais c'est encore très
10:50lent. Parce que pour moi, à ma sortie d'école l'année dernière, etc., je sais que toutes
10:56les grosses expériences que j'ai eues où c'était bien payé, etc., c'est plutôt des
11:01artistes, enfin des réalisateurs américains qui venaient en France et qui me laissaient
11:08réellement la chance, en fait. Donc, c'est compliqué. Parce qu'il y a toujours cette
11:13excuse aussi de dire qu'on n'arrive pas à trouver, en tout cas dans le cinéma, qu'on
11:18n'arrive pas à trouver de personnes noires, etc., qualifiées, etc. Mais en fait, si on
11:22ne nous donne pas la chance, c'est compliqué aussi. Donc, je ne sais pas si ça a vraiment
11:29fait bouger les choses. En tout cas, ça a remis en question certaines choses. Voilà.
11:33Ce qui est clair, c'est qu'on voyait déjà l'intérêt du grand public pour les artistes
11:40africains. Et ça, on le voit avec le nombre d'initiatives liées à l'art, comme 154,
11:47AKA, ou mĂŞme Galerie No. 8 et d'autres. Mais c'est vrai qu'avec la mort de George
11:53Floyd, c'est comme si quelque chose avait totalement changé, qu'il y avait un éveil
11:58des consciences qui s'est créé. Et pourtant, ce n'est pas le premier mort parpétré par
12:04la police, en fait. Mais pourquoi, sur cet événement comme celui-ci, qui est récurrent,
12:11pourquoi, sur cette mort particulière, ça a généré autant d'éveil des consciences,
12:16selon vous ?
12:17Parce que c'est la goutte d'eau. C'est vraiment. Et puis, c'était live sous nos yeux.
12:23Ce n'est pas quelque chose d'agréable à voir. Et on ne peut pas mettre de distance,
12:28par rapport à des événements comme ça. Donc, il s'est passé tellement de choses
12:32avant. Et on est quand même témoins aussi, en étant sur les réseaux de la bataille que
12:39la famille d'Abdama Traoré menait en France. Donc, on se sent tous concernés, qu'on soit
12:45noirs en Afrique, en France, en Allemagne ou afro-américains. C'était un peu le truc
12:52qui a fait un peu déborder leur album. Et ça suffit. Et je trouve que c'était... Pour
13:01moi, en tout cas, j'ai trouvé... Il y a effectivement eu un éveil. Mais peut-être une communauté
13:10qui s'est peut-être trouvée plus que jamais, de manière globale. Et ça, c'est vachement bien.
13:23Est-ce que c'est peut-être aussi le fait qu'on était en confinement, je crois aussi, quand tout
13:27ça s'est passé ? Enfin, je sais que moi, j'avais un ras-le-bol en confinement de voir plein de violences
13:33policières, etc. Et qu'on pouvait clairement rien faire. Et que tu voyais plein de corps noirs meurtris
13:39ou autre chose. Il y avait un sorte de... Je sais pas, de culture de la violence. Et on
13:45pouvait rien faire à cause du confinement. Donc, du coup, je sais qu'après le confinement
13:50ou pendant le confinement, il y avait beaucoup de messages qui se... On n'avait que ça à
13:55faire. En tout cas, mon entourage n'avait que ça à faire. Et quand on est sortis, du coup,
13:59il y avait cette volonté d'aller le raconter dans les rues, quoi. Je sais pas.
14:05Je suis totalement d'accord. Parce qu'il faut savoir aussi que mĂŞme par rapport au confinement
14:11aux Etats-Unis, où ça s'est passé, il y avait énormément... Enfin, il y a toujours
14:17énormément de noirs là qui sont en train de mourir. Mais c'est une quantité, mais vraiment
14:23énorme par rapport aux morts blancs. Et vu que c'était vers le début, en fait, de la pandémie,
14:30je pense que les gens, en fait, ils ont vu ça. Ils pouvaient pas tourner l'œil parce
14:34que c'est vraiment... Si quelqu'un invite vers un hôpital, ça se voit directement.
14:39C'est impossible de ne pas remarquer. Du coup, je pense que les gens, en voyant leurs
14:49proches, en fait, mourir et ensuite voir la connexion avec le nombre de personnes qui ne sont
14:57pas blancs qui étaient en train de mourir en même temps. Et ça a créé une connexion
15:01qui ne serait pas arrivée, en fait, si on n'avait pas la pandémie. Du coup, enfin,
15:07bon, je dis pas que c'est une bonne chose, mais je pense qu'en fait, ça a vraiment un
15:11rapport très, très fort.
15:12D'ailleurs, ce qu'on constate, c'est qu'il y a énormément d'entreprises mainstream qui,
15:19du jour au lendemain, je dis des entreprises, mais aussi des institutions comme des musées
15:23et autres, du jour au lendemain, on commençait à dire, bon, effectivement, il faudrait peut-être
15:27qu'on fasse davantage de choses pour rendre visibles les artistes noirs en particulier.
15:32Donc, ma question s'adresse Ă  vous tous. Est-ce que depuis cette affaire, vous, en tant qu'artiste,
15:38est-ce que vous avez beaucoup plus d'opportunités qu'avant ? Je vous y vais.
15:43En France, c'est compliqué. En France, je pense que ça reste encore compliqué.
15:47Ça se voit avec la part des initiatives qui ont été prises, c'est-à-dire qu'il va y avoir des expositions,
15:52du coup, où on va mettre plutôt en lumière des corps noirs, je pense.
15:59Je pense Ă  l'exposition, par exemple, L'homme noir, je crois, qui avait lieu.
16:02Le modèle noir.
16:04Le modèle noir ou l'exposition de Basquiat. Enfin, on sent qu'il y a énormément de personnes
16:08comme ça qui vont commencer à être visibles ou des corps noirs ou des modèles noirs,
16:12mais je n'ai pas le sentiment que j'aurais une réelle volonté, des fois, de travailler
16:15avec des artistes noirs. En France, c'est très complexe.
16:19Et en mĂŞme temps, je sens aussi que ce qui va ĂŞtre pertinent dans ce qu'il y a
16:23en train de s'éveiller, c'est que les personnes noires soient aussi décisionnaires
16:27vis-Ă -vis des personnes qui sont visibles.
16:30Donc, ça veut dire qu'il faudrait qu'il y ait des personnes noires dans les décisionnaires,
16:35en fait, des musées, des galeries, comme ça, des grandes institutions.
16:41Je crois que c'est ça qui compte le plus.
16:42Pas simplement qu'ils soient capables de dire, OK, on a bossé avec des artistes noirs.
16:45Non, ce qui compte, c'est qu'il y ait des personnes noires qui ont décidé de travailler
16:50de manière pertinente avec d'autres personnes parce qu'il ne s'agit pas que de couleurs
16:55et ça va beaucoup plus loin que ça.
16:58D'accord. Donc, ce que tu veux dire, c'est qu'en gros, maintenant, on prend des artistes noirs
17:02parce qu'ils sont noirs et qu'il faut aller au-delĂ  de la couleur.
17:06Bien sûr. Je crois que ça, ça a toujours été le cas.
17:08Absolument. Je crois que ça a toujours été le cas et je crois que ça va continuer d'être le cas.
17:12Même si je pense qu'on peut, on peut quand même, ça peut quand même exister.
17:16Et je pense que, bien entendu, il y a énormément d'artistes noirs qui, quand on ne leur donne que ça,
17:20ne le prennent en fait.
17:22Mais par contre, ce qui est vrai, c'est que dans le débat, pour s'élever,
17:25il va falloir un petit peu sortir aussi des moments où on n'est qu'une représentation.
17:31C'est-Ă -dire qu'on est seulement Ă  cette place-lĂ  parce qu'il faut des personnes noires.
17:35Ça aussi, c'est très réducteur vis-à-vis de, encore une fois, de talents qui peuvent exister,
17:40encore une fois, de personnes qui sont absolument pertinentes et brillantes dans tous les domaines.
17:43Je crois que ça, c'est très important aussi qu'on garde en tête
17:46et que les personnes qui, finalement, décident de qui peuvent vivre ou pas, le sachent, quoi.
17:53C'est vrai que c'est des choses que je vois, par exemple, dans le cinéma,
17:57où on a des acteurs noirs, des acteurs assisés toujours dans les mêmes rôles.
18:01Et c'est plus compliqué, exemple en technique, du coup, de prendre la place.
18:07En tout cas, on dirait qu'on ne devrait pas ĂŞtre Ă  cette place, en fait.
18:10Il y a beaucoup moins de techniciens noirs, en tout cas.
18:13Moi, j'en vois très rarement.
18:15Une fois, j'étais à Panavision et on m'avait dit,
18:18« Ouais, t'es la première filmeur que je vois. »
18:20Quoi, Panavision, s'il te plaît ?
18:21Panavision, c'est en fait une boîte de location pour les lumières,
18:26pour le cinéma, etc.
18:28Enfin, c'est lĂ  oĂą tout le monde va.
18:30Et donc, il y a plein, plein, plein de tournages.
18:32Et du coup, j'allais avec l'équipe caméra à Panavision.
18:37Et du coup, il y avait ce truc où tout le monde m'a regardé, etc.
18:40Et j'avais demandé à quelqu'un de là-bas pourquoi.
18:45Enfin, est-ce qu'ils avaient déjà vu des personnes noires ici ?
18:48Il m'avait dit qu'il n'avait pas vu de personnes noires comme moi.
18:51En tout cas, une fille noire travaillée dans l'image et tout ça depuis dix ans.
18:56Wow !
18:58Mais en étant acteur, c'est un peu plus ouvert, je trouve.
19:03Il y a un peu plus ce truc de « oui, tu peux prendre cette place ».
19:06Il y avait toujours aussi, quand je prenais la place en tant que technicienne,
19:10il y a toujours ce truc où on veut mettre dans la lumière, en fait.
19:13Mais dire « ouais, pourquoi tu ne fais pas plutôt actrice ou autre chose ? »
19:16Ou « on va te donner des places un peu plus superficielles ».
19:20D'accord.
19:21Donc, c'est compliqué.
19:22Est-ce qu'à ton niveau, tu as plus d'opportunités depuis l'affaire George Floyd dans le cinéma ?
19:28Ou ça n'a rien changé pour toi en France ?
19:31Bah moi, du coup, avant l'affaire George Floyd, j'étais plutôt à dire vraiment les choses.
19:38Et donc, du coup, bon, j'ai eu un peu de froid avec certaines personnes
19:43parce que je disais vraiment les choses.
19:45Après, elles sont revenues dessus après l'affaire George Floyd.
19:49Mais moi, je suis plutôt dans l'optique de faire mes opportunités, de les créer,
19:54parce que j'ai plus confiance en ça.
19:56Dans le fait que, exemple, je vais chercher les financements au CNC,
19:59je vais chercher les financements à la Gardère, des trucs comme ça et tout.
20:01Donc du coup, je ne me bouge plus sur ça.
20:03Parce qu'en fait, je pense qu'en tant que femme noire dans le cinéma,
20:06tu ne peux compter que sur toi.
20:08Parce qu'en vrai, moi, j'ai que croisé des producteurs,
20:11soit qu'ils ne croyaient pas en mon projet, soit qu'ils me faisaient comprendre
20:16que mon projet, il ne valait pas beaucoup.
20:18Mais en sous-le-soum, quoi.
20:20Genre en mettant un bas prix.
20:22Et bizarrement, quand j'y suis allée par moi-même
20:25et que je suis allée porter mon projet par moi-même
20:27avec tous les sous que je voulais,
20:30exemple, le CNC a répondu favorablement.
20:33Ils m'ont mĂŞme dit pourquoi tu n'en as pas pris plus.
20:35Donc en fait, j'ai l'impression qu'il y a plein de choses à réinventer,
20:39en tout cas dans le cinéma.
20:40Il y a plein de choses que...
20:42Exemple, moi, en fait, mon projet ne s'est passé pas trop.
20:45Parce que genre, je suis une fille noire qui vient de la campagne
20:49« Va-t-on le dire ? »
20:50Enfin, je ne veux pas porter forcément un truc,
20:55les clichés ou autre chose, les images qu'on veut d'habitude.
20:58Il y a beaucoup ce truc oĂą j'ai plein d'amis artistes ou autre chose
21:02qui vont te dire « Oui, pourquoi tu mets des acteurs noirs ? »
21:05« Pourquoi tu ne joues pas sur la carte de la fille noire ou autre chose ? »
21:11Enfin, tu vois, c'est un truc où c'est compliqué de sortir de cette image.
21:17Donc du coup, moi, je préfère créer ma propre entreprise « Va-t-on le dire ? »
21:21Et en tant que chef-op, du coup, je vais aider mes potes,
21:23je vais apprendre plus sur la technique, etc. et tout.
21:26Mais à côté, je fais mes projets pour pouvoir... Voilà.
21:29D'accord. Et toi, Marie, est-ce que tu as eu plus d'opportunités depuis l'affaire George Floyd ?
21:35Il y a des choses qui se sont ouvertes.
21:37Il y a beaucoup de gens qui m'ont approchée pour des collaborations,
21:41des gens avec qui, franchement, je n'ai pas envie de travailler.
21:44Mais il y a une chose qui est sûre, c'est que, comme Josué l'a dit,
21:50ce n'est pas des choses qui viennent de la France, en tout cas.
21:54Waouh !
21:56Et moi, ça me fait plaisir quand j'entends Naomi qui dit
22:01qu'il y a des gens qui font des efforts pour avoir des stages,
22:05pour ĂŞtre un peu plus inclusif.
22:08Mais vraiment, j'ai vu quelques changements au niveau de la photographie de mode.
22:15Dans les éditos, il y a plus de...
22:17On utilise plus souvent de photographes noires et des corps noirs.
22:22Par exemple, un magazine comme Aime le Monde.
22:25Mais ce n'est jamais des photographes français.
22:29Et il y a des gens qui sont top de chez top.
22:34Ce n'est jamais eux qu'on utilise.
22:36Donc, les efforts sont faits, c'est un petit peu toujours mieux
22:40quand c'est les Américains ou peut-être les Anglais.
22:46Mais on ne regarde pas ce qui se passe chez nous.
22:48On a un peu ce complexe...
22:51Je ne sais pas.
22:52Je trouve qu'on ne nous respecte pas suffisamment Ă  notre juste valeur.
22:58Et c'est pour ça, comme Noémie le dit, c'est super important d'y aller
23:02et de se prendre en main et de ne pas compter sur l'extérieur
23:07pour se faire valoriser.
23:10Moi, je l'ai fait pendant longtemps, cette erreur.
23:13J'ai...
23:15Dans la musique, en étant un peu de token black girl
23:19et en travaillant avec des équipes tout autour
23:22qui n'ont absolument pas la culture de ce qu'ils sont censés vendre.
23:26Ce n'est pas un environnement où tu peux vraiment t'épanir en tant que créative.
23:33Donc, il faut se prendre en main.
23:36Et c'est pour ça que j'ai monté ma galerie.
23:38Parce que j'ai vraiment le contrôle de décider quels sont les artistes
23:42avec qui j'ai envie de travailler.
23:44Et aussi d'avoir cette connexion avec eux
23:49et peut-ĂŞtre voir des choses qu'eux ne voient pas Ă  certains moments
23:52pour les pousser dans la bonne direction.
23:55D'accord.
23:56Alors, toi Kayleen, tu es entre Paris et New York.
23:59Du coup, tu arrives à voir les deux expériences, les deux réalités.
24:04Est-ce que toi, à ton niveau, tu as eu des opportunités déjà ?
24:08Et si oui, est-ce que c'était plus à Paris qu'aux États-Unis ?
24:11Et deuxième question également pour toi.
24:13Est-ce que tu arrives à expliquer pourquoi il y a plus d'opportunités
24:17qui viennent des Américains, en tout cas que les choses se concrétisent davantage
24:20quand ça vient de personnes étrangères et qu'en France, malgré tout ça,
24:24malgré tout ce qui a été dit, malgré les professions de foi des entreprises
24:27et tous ces statements, il ne se passe rien ?
24:32Comment tu arrives Ă  l'expliquer, toi qui as un petit peu cette double vision ?
24:37Donc, du coup, en fait, je pense que pour commencer,
24:40quelque chose de très important.
24:41Moi, j'ai deux privilèges.
24:43Donc, c'est le privilège américain, mais aussi le privilège français.
24:48C'est vraiment très important à noter parce que ça change mon expérience
24:54par rapport à quelqu'un qui n'a pas ces nationalités qui sont vues
24:59comme des nationalités un peu plus hautes, malheureusement, dans notre société.
25:04Donc, il y a ça.
25:05Mais j'ai l'impression, en fait, entre Paris et New York,
25:13vu que je suis ici en ce moment, à New York, les gens sont toujours très…
25:18Et ça, c'est bien avant George Floyd, ils étaient très…
25:21Bon, let's go, tu veux faire un projet ?
25:24Bah, vas-y, on le fait maintenant.
25:25Donc, s'ils sont intéressés…
25:27S'ils ne sont pas intéressés, c'est genre…
25:29Ne réponds pas, mais s'ils sont intéressés, c'est genre on commence demain.
25:32Mais à Paris, c'est très, très lent ou alors ça ne se fait simplement jamais.
25:38Ce n'est pas la mĂŞme chose, surtout avec les artistes noirs Ă  Paris.
25:42Il n'y a pas beaucoup de représentations, mais il n'y a aussi pas autant d'opportunités
25:47qui commencent depuis le début.
25:48Donc, même avec les écoles et des enfants, les enfants noirs ne sont pas très…
25:55Enfin, poussés à être créatifs, enfin, plein de trucs comme ça.
25:59Mais ensuite, avec, par exemple, des galeries, etc.
26:04C'est vrai que, comme dit Némi et Marie, il faut chercher soi-même.
26:09Mais il faut aussi pousser pour que ce soit partie de la norme, en fait,
26:17qui est des artistes noirs avec les autres artistes aussi.
26:20À New York, il y a un peu cet élément quand même dans certains endroits.
26:27Par exemple, à Soho, les galeries, c'est très tradition blanc, etc.
26:32Du coup, voilĂ .
26:35Par contre, la différence, c'est qu'il y a beaucoup d'événements
26:39qui sont créés par des créateurs noirs et qui marchent très, très bien.
26:44Donc, franchement, toutes les conventions que j'ai faites
26:49étaient, soit c'était Women in Comics, East Coast Black Age of Comics,
26:56des trucs comme ça, en fait.
26:58Et ce que ça fait, en fait, c'est que ça donne l'occasion
27:02pour que le public puisse voir des personnes qui sont comme eux
27:07en train de faire leurs trucs, ce qu'ils veulent.
27:10Et ça, c'est très important.
27:12Donc, ça, je dirais que c'est ça la différence.
27:15Pour naviguer les deux et si George Floyd a changé les choses,
27:22c'est très difficile à dire.
27:24Vu qu'on est un peu en confinement et du coup, on ne peut pas avoir d'événements,
27:30autant d'événements vraiment physiques.
27:33Donc, il n'y a pas...
27:35Les gens, ils n'ont vraiment pas assez d'argent, en fait,
27:37pour faire leurs propres événements.
27:41Enfin, parce qu'il y en a des nouveaux qui sortent,
27:44souvent, tous les quelques années, quoi.
27:48Mais les gens, ils n'ont pas l'argent pour ça.
27:50Donc, c'est un peu difficile Ă  dire.
27:52Je trouve qu'à Paris, il n'y a pas grand-chose qui change en général.
27:56C'est juste...
27:57Les Français, ça prend du temps, mais énormément de temps.
28:01Et les Américains, ils sont plus rapides.
28:03Mais je ne pense pas que l'un soit forcément mieux que l'autre.
28:07En fait, il faut juste utiliser chaque chose, en fait.
28:12Chaque chose, ça bénéficie, en fait.
28:15Il faut prendre avantage, quoi.
28:17Donc, en France, si on est en BD ou en cartoon,
28:23des trucs comme ça, c'est très, très bien.
28:25Parce que les gens, ils voient ça comme un art.
28:27Or qu'aux Etats-Unis, c'est plus...
28:29Oui, c'est quelque chose vraiment juste pour divertir.
28:32Enfin, voilĂ .
28:34Ce n'est pas de façon aussi servie.
28:37Par contre, si on veut vendre cet art,
28:43c'est plus facile de le faire aux Etats-Unis.
28:45Donc, il faut prendre le meilleur des deux mondes, en fait.
28:49Et puis, la deuxième partie de la question, c'était...
28:52Est-ce que toi-même, tu as eu des opportunités
28:54depuis cette affaire, George Floyd ?
28:56En termes de visibilité ?
28:58Ou même en termes de marché ?
29:00En...
29:02On va dire, pas en...
29:04Enfin...
29:05Peut-ĂŞtre en micro, on va dire, j'ai eu...
29:09Des gens sont plus ouverts pour travailler ensemble.
29:12Ou pour publier une BD, ils sont un peu plus ouverts.
29:16Parce que bon, ils veulent ce côté de diversité.
29:21What can be good, but what can be a problem also, is when it's the artist and when it's the diversity.
29:30But I think that when people will have less reactivity like that,
29:38in a few years, we'll see who is serious, who wants to really help artists.
29:46And then, for me, yes, I've had opportunities, but we'll see later if it will continue.
29:54D'accord.
29:56What I see in your answers is that there is really this idea of saying
30:01stop the tokenization of black artists,
30:05and at the same time recognizing that the opportunities are open.
30:09Marie, you said that you've had opportunities,
30:12that there are people with whom you have to work and others not at all.
30:15How do you get the distinction between these people who come to contact you,
30:21if it's not just the recovery marketing, just for the hype, just for the non,
30:28or do you get the distinction between those who have a real sincerity,
30:34not just in the performance?
30:37Yeah.
30:38You have to know who is true, who has the work of people,
30:44and to see a little bit, you know, it's a mutual respect that you have for the work of people,
30:52and I think that there is also need to be a little bit,
30:58not to be excited and decide to go together with anyone,
31:03simply because we have opportunities.
31:06When you create your business, your business, you have a vision,
31:11so it's super important to work with people with whom it can work.
31:17So you can have very big platforms,
31:23people important who you hold the hand,
31:25but I mean, if it doesn't give you anything at the end,
31:29in the end, and if you don't want to get your business,
31:32and if you don't want to get your mission,
31:34it's not the way to do it.
31:36So, the money is not necessarily the first gain,
31:41because if you make food,
31:44you see what I mean?
31:50I mean, you know what I mean?
31:51I mean, you know,
31:53but the artists who will tell you,
31:55but Marie, we need to eat too.
31:56Yes, of course, but of course,
31:58but of course, but of course,
31:59you have to eat, eat, eat, eat,
32:00you know,
32:01you have to have a good diet,
32:06you have to know,
32:11you have to know,
32:12you have to have good associations,
32:14and not any one.
32:16So,
32:17in any case,
32:20that's how I see it.
32:22D'accord.
32:23What can we do for
32:26to ensure that
32:27that the projector
32:28that there is today
32:29on the black artists,
32:31how do we do for the rest of it?
32:33Naomi,
32:34do you have a response?
32:36How do we do for the rest of this?
32:38I don't know,
32:43I think maybe
32:44to create concrete things,
32:46as well as organizations.
32:48I know,
32:49for example,
32:50I'm part of The Femmes
32:51at the Camera.
32:52It's very specialised.
32:53It's an association
32:55of chef-op.
32:56Yes,
32:57it's an association
32:58of chef-op
32:59where there are
33:00plenty of chef-ops
33:01of cinema.
33:02There are
33:03Céline Sciamma,
33:04there are
33:05plenty of other chef-ops,
33:08etc.
33:09And so,
33:11there are not
33:12necessarily a lot
33:13of racism.
33:14I found it interesting
33:15for example,
33:16to create an organization
33:17of artists
33:18or other things,
33:19or a repertoire
33:20like Cinewalks.
33:22Cinewalks is
33:24in order to do that.
33:25But I think
33:26you need to do
33:27concrete things,
33:28because
33:29otherwise, there is no action.
33:30I think
33:31that a repertoire
33:32could be a good idea.
33:33Because,
33:34we often find ourselves,
33:36I think.
33:37Joza Anjambé,
33:38for example,
33:39talked about it very well.
33:40I don't know if you know it,
33:41she made The Bleu Blanc Rouge
33:43of My Cheveux,
33:44Baltring.
33:45And so,
33:46she said that she was often
33:47as a judge,
33:48as a judge,
33:49or in an organization,
33:51etc.
33:52And it's true.
33:53And so,
33:54for that
33:55it serves
33:56for the new generation,
33:57etc.
33:58and that we can
33:59more develop,
34:01I think
34:02it's really important
34:03to create
34:04organizations like that.
34:06And you, Josué?
34:08The same thing,
34:09I think that the solidarity
34:10is something that can
34:11make sure that
34:12it evolves.
34:13I think also,
34:14there will be an education
34:16on the point
34:17we talk about
34:19things that are complex.
34:20It's to say,
34:21we don't need to
34:22simplify it,
34:23we don't need to
34:24simplify it,
34:25we don't need to
34:26make the reality
34:27because,
34:28again,
34:29it's simply
34:30the visibility,
34:31it's simply,
34:32as Marie said,
34:33I think that
34:34it's more profound
34:35than that.
34:36And it can also be
34:37very destructive
34:38to realize
34:39that what we're going to
34:40just like gain
34:41and success
34:42will be just
34:43money,
34:44or just
34:45to be able to
34:46exist in
34:47spaces where
34:48we're not
34:49necessarily respected.
34:50I think there's something
34:51that's just
34:52what we're going to do.
34:53Justly,
34:54Josué,
34:55can you tell us
34:56a little bit more?
34:57Because I know
34:58you had a few years
34:59you had a very
35:00big exposition
35:01in the French media
35:02and at a moment
35:04you disappeared,
35:05you made the choice
35:06to disappear.
35:07Can you explain
35:08how, when
35:09you're an artist
35:10noir,
35:12there's a sort
35:13of visibility
35:14and success
35:15apparent,
35:16how do we manage that?
35:18And what you did
35:19in your case?
35:20Well,
35:21I think it was good
35:22because I already knew
35:23who I wanted to be,
35:25what I wanted to do
35:26and where I wanted to be,
35:27what I wanted to be,
35:28what I wanted to be,
35:29what I wanted to be,
35:30who I wanted to be.
35:31I think it was a question
35:32that I knew totally
35:33what I wanted to do.
35:34When there was a bit of visibility,
35:35I also realized
35:36that it was a long
35:37malsene
35:38because it turned out
35:39my work and my person.
35:40That's to say
35:41that in France,
35:42most of the articles
35:43that I had to have,
35:44even if at the beginning
35:45there were a lot of media
35:46like that,
35:47right,
35:48with black people
35:51often,
35:52women,
35:53the article
35:54was very well
35:55and I had the possibility
35:56of talking about racistism,
35:57of talking about
35:58the experience of an artist
35:59in France
36:00in the schools
36:01if it's black,
36:02it's different
36:03from the artists
36:04but it was something
36:06that was changed
36:07by the direction.
36:08So it became just,
36:09I was just,
36:10I was called the title
36:11peintre of minority,
36:12artiste,
36:13in fact,
36:14I was visible
36:15simply because I paid
36:16to people.
36:17But for them,
36:21it's pertinent
36:22and I feel
36:23that there is really
36:24something in France
36:25that they will have
36:26to be able to
36:27understand
36:28that the debate
36:29is more profound
36:30and I think that
36:31sometimes it will be
36:32also a choice.
36:33I don't think
36:34that it's a choice.
36:35I have the impression
36:36that there are two.
36:37It's to say that
36:38they don't want
36:39that my work exists
36:40in some spaces,
36:41they don't want
36:42that what I say
36:43with my work
36:44and what I say
36:45with my person
36:46and what I say
36:47with my person
36:48it's simply
36:49that there is a kind of
36:50mirror in which
36:51the part of the artists
36:52noirs
36:53in France
36:54or the part of the
36:55people noirs
36:56in France
36:57I have the impression
36:58that they reflect
36:59a little bit
37:00the racism
37:01of the French
37:02and their system
37:03which is totally
37:04oppressive.
37:05and it's a little
37:06that they don't want
37:07to see.
37:08So I think
37:09that the choice
37:10to make sure
37:11that the level
37:12of discourse
37:13and debate
37:14is totally low
37:15that makes them
37:16not inquiet.
37:17So I don't know,
37:18I have the impression
37:19that it's a little bit
37:20I think
37:22someone wants to react
37:23to what you said
37:24Josué?
37:25I agree with Josué
37:26and I think
37:27that in France
37:28we have this tendency
37:29to hide behind
37:30the drapeau
37:31tricolore
37:32and talk about
37:33freedom, equality,
37:34fraternity
37:35and to push
37:37everything
37:38we don't want to listen
37:40to.
37:41We have talked
37:42together
37:43Rokhaya Diallo
37:44who does all these
37:45debates
37:46where she is always
37:48alone
37:49against everyone
37:50so
37:51I think
37:52we are
37:53our media
37:54our own
37:55platforms
37:56and we are moving
37:57and it's not
37:58anti-white
37:59but it's really
38:00to try
38:01to make sure
38:02to make us
38:03evolve
38:04whether in art
38:05there are
38:06people who are
38:09talented
38:10who do it
38:11in other areas
38:12but it would be good
38:13if there are people
38:14who give a little
38:15time for
38:16our culture
38:18to promote
38:19correctly
38:20there are journalists
38:21who stop
38:22a little bit
38:23on the subject
38:24and who
38:27are really
38:28looking for
38:29artists
38:30and actors
38:31of art
38:33because
38:35I see
38:36a little
38:37artiste
38:38we have
38:39we have
38:40the support
38:41that we have
38:42we have
38:43to have
38:44this visibility
38:45for our work
38:46and yes
38:47our role
38:49also
38:50is not
38:51only to take
38:52when there are
38:53things
38:54good
38:55things
38:56we have to
38:57know
38:58support
38:59or other associations, so if we can do a vente, we will collect money for them and other initiatives,
39:10it is to do things like that, it is to be able to give time for people who have the same passion
39:17that we do. D'ailleurs, on what you said about supporting yourself, you do it via gallery number eight,
39:33because you have made a collection of fonds, so I would like you to talk a little bit about this collection
39:38of fonds, and then to you-mĂŞme, in creating this gallery, it seems that you are not
39:42non plus des millions de femmes noires Ă  la tĂŞte de galeries d'art en France.
39:47Il y a quelques doyennes en Afrique, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, mais c'est vraiment les seules,
39:57je crois que j'ai croisé sur Akal une dernière parisienne, je ne me souviens pas son nom,
40:03je suis désolée, mais donc une galeriste noire à Paris, donc, mais c'est pas, c'est très rare,
40:12j'étais sur un 54, on était peut-être une dizaine de galeristes noires, donc quatre femmes noires,
40:19ce qui me faisait chaud au cœur, mais c'est pas, c'est pas, on n'est pas dans la, je veux dire,
40:25c'est même pas la moitié du nombre d'exposants, donc il y a beaucoup de travail à faire et donc il faut
40:32aussi démocratiser tout ça, il faut, c'est vrai que ça fait peur, c'est vrai que les, dans le monde
40:40classique, on va dire, traditionnel, les galeries sont des gens qui sont riches et qui vendent Ă  leurs
40:47amis qui sont riches, mais moi je suis pas riche, absolument pas, mais j'avais envie d'y aller et j'avais
40:56envie de le faire et il y a d'aider les artistes qui me ressemblent et aussi d'élever aussi,
41:01d'essayer d'avoir une culture de jeunes collectionneurs noirs, c'est vachement important pour notre art,
41:09d'avoir ça. Donc ouais, il faut qu'on se relève tous les manches, il faut qu'on se relève les manches et
41:16qu'on soit pas trop dans la mentalité française où on attend qu'on nous donne et y aller.
41:28Après, je pense pas que, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui se bougent et qu'il y a quand même une
41:35volonté de faire dans l'entre-soi etc. mais qui a vite un plate-fond vert aussi et la réalité que nous
41:41rattrapent. Par exemple, mĂŞme si c'est pas de l'entre-soi. Bah exemple, par exemple quand je vois...
41:49Est-ce que tu parles d'une réalité financière, d'une réalité en termes de réseau ?
41:52Non, dans le fait que quand tu fais de l'entre-soi et que ça marche vraiment beaucoup et mieux que les
41:58autres, là, je pense que, genre exemple, l'État français peut mettre sa patte ou autre chose, il
42:03peut avoir, enfin je sais pas, ce plate-fond vert, tu peux, enfin je sais pas, exemple quand je regarde
42:08ce qui s'est passé, c'est peut-être hors rapport, mais j'avais l'impression que c'était un plate-fond
42:13vert, ce qui s'est passé avec Luce and the Yakuza. Moi je trouve que son image est vraiment
42:18très bien et que, genre, c'est une très belle fin de mort ou autre chose. Et elle a eu des...
42:24Mais ce qui s'est passé avec Luce ?
42:26Elle a eu des... En fait, il y a eu une photo d'elle et il y a eu des insultes négrophobes
42:33envers elle parce qu'elle était darskine. Et elle a beau s'en foutre de ce qu'on pense
42:38d'elle, etc., autre chose, mais c'est là, en fait. Et le public français réagit quand même
42:44beaucoup comme ça. Exemple avec Kaya Nakamura ou autre chose. Je parle de ce...
42:48Ce genre de plate-fond vert. Je pense qu'il y a vraiment des gens motivés à faire dans...
42:51MĂŞme dans l'entre-soi oĂą, genre, je vois, il y a des fois, il y a des initiatives et
42:55des fois, du coup, après, c'est repris par la... On est de notre côté et c'est repris
43:00par la presse pour dire, oui, ah, c'est communautariste, ah ouais, c'est mauvais, etc.
43:04Et ça, c'est le truc super français, etc. Et c'est pour ça que c'est important. J'espère qu'il va y avoir d'autres médias qui vont...
43:13Je veux dire, on a la technologie aujourd'hui. Pourquoi est-ce qu'on a que ces quatre...
43:20Ces trois chaînes avec les mêmes guignols autour de la table tout le temps, parler de...
43:27Il y a des mêmes choses. On a besoin d'avoir cet équilibre en France. Et il n'y en a pas.
43:33Je vais poser une question un peu piquante. Bon, là, on est tous sur Afropunk, une plateforme noire et américaine, certes, mais noire.
43:44Et est-ce que, finalement, on est en train de dire qu'il faut faire entre soi, qu'il faut qu'on se serre les coudes, qu'on crée nos propres opportunités.
43:52Est-ce que, dans le même temps, toi, Josu, en tant qu'artiste, toi, Néhémie, en tant que réalisatrice, toi, Kéline, en tant qu'illustratrice, et toi, Marie, avec ta galerie, qui sont ceux qui consomment vos arts ?
44:09Il n'y a personne qui veut répondre.
44:12Ne dites pas que c'est une question...
44:15Ah, je suis mort.
44:16Je le sais.
44:17Moi, je peux répondre en vrai, mais j'ai envie de vous laisser répondre d'abord.
44:24Ça sera la dernière question parce qu'il nous reste quelques minutes.
44:27Donc, allez-y.
44:28Question courte et...
44:31J'y vais vite.
44:32Vas-y, Marie.
44:33Pas assez de noirs.
44:34Voilà, c'est ma réponse.
44:36Pas assez de noirs et pas...
44:39J'essaie vraiment de démocratiser ça et d'encourager les gens à collectionner.
44:46En faisant des initiatives, par exemple, en faisant des posters collecteurs, en faisant des petits formats, des prix beaucoup plus accessibles.
44:55Parce qu'il ne faut pas que l'art fasse peur.
44:57Et c'est important que l'art de mes artistes soit présent aussi chez des noirs et surtout chez des noirs.
45:05Donc...
45:06Et ce n'est pas d'être anti-blanc en disant ça.
45:09Donc, je me tais il n'y a pas beaucoup de temps.
45:12Je suis...
45:13Vas-y, Soché.
45:14Kayline ?
45:15Bah, moi, c'est surtout, on va dire, moitié très jeune, ensuite jeune et quelques adultes.
45:27Parce que bon, c'est des BD.
45:30Mais la plupart des gens, en fait, que je rencontre qui reconnaissent ces BD sont des jeunes noirs.
45:42Parce que je pense qu'il y a un côté, en fait, que si on met notre image au public, notre image personnelle d'artiste, les gens, ils vont voir ça et ils vont trouver ça assez inspirant.
45:54Ou alors, ils vont se dire, oui, ça me rappelle un peu moins.
45:58Et du coup, c'est ça qui attire l'audience.
46:02Après, ça peut devenir un peu plus compliqué parce que, bon, avec des illustrations et des BD, on a des séries.
46:09Et forcément, chaque série aura sa propre démographique.
46:12Mais de façon générale, c'est juste en exposant mon travail dans des conventions ou même mon premier article sur Afropunk, des choses comme ça.
46:28Comme ça, en fait, c'est où est-ce qu'on est en train de mettre nos efforts et notre art qui va attirer l'audience.
46:36Du coup, et puis l'audience noire est très réceptive parce que c'est des gens, en fait, qui veulent voir autre chose comme eux.
46:42Ils sont vraiment, ils ont soif.
46:44Et du coup, pour moi, c'est plutĂ´t des jeunes noirs, on va dire oui.
46:50Et j'espère qu'eux, eux-mêmes, vont créer leur propre chose et feront la même chose.
46:55Merci Kayline. Il nous reste quelques minutes.
46:57Donc Josué et Naimi. On compte par Naimi ?
47:00Oui. Bah moi, j'ai plus l'impression que c'est des gens qui me ressemblent
47:05parce que mon premier film, c'était quelque chose que j'avais pitché et qui n'intéressait pas forcément les personnes blanches.
47:13Et j'étais dans un processus où on était dans le déni de ce que je vivais.
47:19Et donc, du coup, j'ai eu l'impression qu'en projection ou exemple, ça a été beaucoup des étudiants aussi qui ont organisé des projections, etc.
47:29Et donc, du coup, il y avait, moi, Ă  chaque projection que j'ai faite, j'ai eu l'impression que j'avais vraiment des gens qui me ressemblaient et qui se retrouvaient dans mon art.
47:42Et j'avais l'impression aussi de cette demande. Donc, du coup, voilà. Après, peut être un peu plus sur Internet, plus des personnes blanches.
47:50Mais j'ai plus l'impression que c'est des personnes racisées et que justement, souvent, on me demande d'être moins spécifique, du coup, et de plus m'ouvrir.
48:00Donc, merci, Néhémie. Je suis désolée, je suis obligée d'aller vite. On me dit qu'il faut passer au Q&A, mais je vais te laisser répondre très, très rapidement, Josué.
48:09Moi, c'est pareil. Je vais résoudre les autres. Je pense que c'est les personnes noires qui, souvent, consomment le plus.
48:15Et encore une fois, si on ne tombe pas consommer, juste vivre l'art, le ressentir aussi et en discuter.
48:22Après, pour acheter, acheter aussi, acheter aussi, même si forcément, il faut se rendre compte aussi qu'on ne peut pas consommer de la même manière qu'on a de l'argent ou qu'on n'a pas.
48:31Ça dépend aussi d'énormément de ces choses-là. Mais par contre, je pense qu'on peut être reconnaissant et se rendre compte que chacun va essayer de vivre l'art ou consommer l'art des artistes qu'il aime à sa manière et comme il le peut, etc. Voilà quoi.
48:44Merci à tous pour vos réponses. Vous voyez, 45 minutes étaient très courtes pour débattre d'un sujet aussi important, mais je pense que des solutions ont été quand même données.
48:56Let's go now for the Q&A. Donc, on va passer maintenant aux questions-réponses avec le public.
49:01Donc, alors, pour ceux qui veulent poser des questions, vous manifestez et on vous donnera la parole. On vous demandera donc de mettre votre caméra et de poser votre question.
49:13Et nos invités se feront un plaisir d'y répondre.
49:16So, let's go now for the Q&A, please.
49:18Pas de questions ?
49:30Ah, je vois une main qui se lève.
49:41Oui, j'ai l'impression.
49:45Bon, on va continuer notre conversation s'il n'y a pas de questions.
49:48Est-ce que quelqu'un veut prendre la parole ?
49:54Dans le public ?
49:59Est-ce que quelqu'un veut partager un avis sur ce qui a été dit ?
50:03Est-ce que vous ĂŞtes d'accord, pas d'accord ?
50:05Il nous reste encore 10 minutes d'antenne, donc c'est le moment.
50:18Alors, si vous avez peur de parler, vous pouvez aussi envoyer vos questions à l'écrit, il n'y a pas de problème, il n'y a pas de jugement.
50:27On est en famille.
50:34Bon, en attendant que quelqu'un veuille poser une question, je vais demander à chacun, en fait, de peut-être nous dire son actualité.
50:42Où est-ce qu'on peut les retrouver ? Sur quels réseaux sociaux, etc. ?
50:46Donc, on commence par Marie.
50:48Alors, on peut me suivre sur galerine, at galerine.com, sur Instagram.
50:54Il n'y a pas vraiment d'expo, etc., à cause de la pandémie.
50:59Mais j'ai un projet qui va arriver au mois de novembre.
51:02On va faire une vente pour Noël, avec de très belles choses, à tous les prix, pour encourager les gens à collectionner.
51:12Et aussi, on va faire une vente caritative dans Indomix.
51:17Et on va soutenir The Black Curriculum UK, qui est une association qui apprend l'histoire des Noirs dans les écoles aux jeunes.
51:27C'est super ce qu'elle fait, cette fille, elle est très, très jeune.
51:29Et on va également donner de l'argent, collecter des fonds pour Coutragemé Marseille, qui est ma ville.
51:38Je pense que je l'ai dit plusieurs fois déjà.
51:41D'ailleurs, en parlant de Coutragemé, comme vous disiez, c'est encore les Américains qui soutiennent,
51:45puisque Netflix a annoncé officiellement qu'il allait devenir partenaire avec Coutragemé.
51:51Oui, mais bon, il y a quand mĂŞme encore besoin de beaucoup d'argent.
51:54À Marseille, notamment, ils doivent collecter plus de 50 000 euros d'ici la fin de l'année.
52:00Ils n'y sont pas encore.
52:03OK.
52:03Néhémie, où est-ce qu'on peut te retrouver ? Quelle est ton actue ?
52:08Mercredi, il y a une projection aux subsistances Ă  Lyon.
52:12C'est mon post-diplôme, ma résumée des diplômes.
52:15Et aussi la projection de mon prochain projet, qui est en travail.
52:19Mais il y aura 37 minutes, du coup, de mon prochain projet.
52:23Et ça serait super intéressant de retrouver des gens là-bas.
52:27Et ensuite, après, en janvier, normalement, je ferai une très grosse projection de 52 minutes à Paris.
52:36Donc, voilà, en espérant vous y voir.
52:38VoilĂ .
52:39Merci.
52:40Est-ce que tu as donné tes réseaux sociaux, quand même ?
52:44Je ne crois pas.
52:47Donne-les.
52:48Ça peut toujours servir à ceux qui veulent suivre ton travail.
52:52Oui, sur Instagram, je m'appelle Néhémie Lemal.
52:56Après, j'ai Facebook et Twitter.
52:58Et c'est toujours Néhémie Lemal.
53:00VoilĂ .
53:01Comme le bien.
53:02Enfin, voilĂ .
53:03Alors, est-ce que dans le public...
53:05Ouais, c'est pas drĂ´le.
53:07Est-ce que dans le public, Paris Schmittchel veut poser une question ?
53:15AllĂ´, allĂ´ ? Paris Schmittchel ?
53:22Non.
53:23Bon.
53:24En attendant, je vais donner la parole Ă  Kayleen pour dire quel est ton attitude et oĂą est-ce qu'on peut te retrouver si on veut suivre ton travail.
53:32Alors, sur Instagram, c'est drkaylen.
53:36Donc, D-R-C-A-L-Y-N.
53:39Et puis, sur YouTube, oĂą je montre tous mes behind the scenes, c'est Kayleen Pickens Rich.
53:47Donc, voilĂ .
53:50Et ce soir, ce sera peut-être un peu trop tard pour ça en France, mais ce sera minuit ou alors 18h à ESC.
54:02Je fais un workshop, en fait, sur comment créer des personnages de BD, comment créer des mondes de BD.
54:11Donc, c'est Afro Comic Con.
54:13Et ça, normalement, en fait, c'est diffusé, mais je pense que c'est possible de retrouver la diffusion plus tard.
54:23Merci, Kayleen.
54:25Paris Schmittchel, est-ce que tu peux activer ton micro ?
54:29Ou je pose ta question directement ?
54:32Bon, j'ai posé ta question directement, alors.
54:35La question de Paris Schmittchel est la suivante.
54:38Combien de temps pensez-vous que nos efforts peuvent encore changer les choses ?
54:45Ça, c'est très clair, la question.
54:48En gros, il faudra encore attendre combien de temps pour que tous les efforts que vous, vous faites en tant qu'artiste, en tant que promoteur, pour que les choses changent ?
54:58Qu'est-ce qu'il souhaite répondre ?
54:59Allez-y, allez-y.
55:05Je pense rapidement qu'il faudra zéro et en même temps une éternité, dans le sens où je crois que tout ce qu'on est en train de faire change tout de suite maintenant, parce qu'on est en train de parler, on est en train de méditer sur ce qui se passe.
55:22Donc, ça montre qu'il y a un changement qui s'opère tout de suite et en même temps, je pense que ça va prendre énormément de temps.
55:29Peut-être une vie, je ne sais pas si on aura nous-mêmes l'opportunité de voir tous les changements, mais je suis certain que les changements vont arriver.
55:34Peut-être simplement déjà parce qu'on est là, tous ensemble à discuter de ça et puis aussi parce que je crois qu'il y a James Baldwin qui parlait de ça et qui disait que de toute façon, tant qu'on vit, comme on est là, en fait, c'est l'optimisme déjà.
55:51Donc, je parle de cette idée-là.
55:55On a beaucoup de choses à changer dans l'éducation, les enfants, leur donner des opportunités déjà sur le banc de l'école.
56:04Donc, on doit arriver à ça pour vraiment voir ce changement un peu plus, pour créer un shift un peu plus rapide.
56:15Mais voilĂ , c'est un travail de longue haleine et il ne faut pas baisser les bras.
56:21Et toi, Kaylan, tu voulais répondre ?
56:23Oui, non, mais je sais, c'était parfait.
56:26J'allais dire, justement, il n'y a pas de limite, mais en même temps, ça se passe tout de suite.
56:35Donc, il faut penser plus, je pense, dans le sens où qu'est-ce qu'on fait maintenant plutôt que combien de temps ça va prendre.
56:48D'accord.
56:49Alors, Josué, pour finir, où est-ce qu'on peut te retrouver et quel est ton actu à venir ?
56:56Alors, je suis encore en mode fantĂ´me.
56:59C'est difficile de me retrouver, mais par contre, sur le site de la galerie de Marie,
57:05vu que c'est là-bas qu'il y a énormément de boulot, en tout cas, qu'on peut voir.
57:10Mais sinon, je pense que j'apparaîtrai bientôt.
57:15Je ne sais pas oĂą.
57:15Tu peux quand même te suivre sur tes réseaux sociaux.
57:17Sur Instagram, bien sûr.
57:18Josué, comme oui, sur Instagram, mais c'est vrai que je ne suis pas du tout actif.
57:22Donc, c'est normal si jamais je ne suis pas actif, mais bientĂ´t.
57:24Merci beaucoup à tous, vous, les panélistes, vous, les auditeurs, qui ne voulaient pas poser de questions,
57:35sauf Paris.
57:35Donc, merci Paris.
57:37Donc, merci Ă  tous pour ce live.
57:39Merci beaucoup Ă  Afropunk d'engager ce type de conversation.
57:42Et puis, moi, pour me retrouver, vous pouvez me retrouver sur nothingbuttowax.com.
57:48Comme je l'ai dit au départ, c'est une plateforme médias, pop culture et société.
57:52On est également sur Twitter, Facebook et Instagram.
57:56Donc, merci beaucoup Ă  tous et je vous dis Ă  bientĂ´t.
58:00Merci.
58:01Bye.
58:01Bye.
58:02Bye.
58:02Bye.
58:02Bye.
58:02Bye.
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