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  • il y a 22 heures

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Transcription
00:00Votre invité ce matin, Arnaud Fontaine, maire d'Ausserain-Rivareit et vice-président de l'AGLO Pays Basque,
00:04en charge de la cohésion sociale, de la précarité, de la famille et de la santé.
00:08Dans le cadre de Présence Médicale 64, le conseil départemental, l'ARS et les intercommunalités
00:13signent un pacte d'engagement territorial pour l'accueil et l'accompagnement des internes et des médecins généralistes
00:20qui souhaitent s'installer dans les Pyrénées-Atlantiques.
00:22Arnaud Fontaine et votre invité Yves Tussaud.
00:23Merci pour le contexte Lucas. Bonjour Arnaud Fontaine.
00:26Présence Médicale 64, donc guichet unique d'accompagnement des internes et des médecins généralistes
00:31qui souhaiteraient s'installer dans les Pyrénées-Atlantiques.
00:34C'est une initiative du conseil départemental menée en collaboration avec l'ARS.
00:37Le dispositif existe depuis 2019.
00:4067 médecins se sont déjà installés dans le département via ce dispositif.
00:46Et là, il y a un pacte d'engagement territorial qui vient d'être signé entre le département, les ARS et les intercommunalités.
00:52Quelle est la plus-value de ce pacte ? Quel est son intérêt ?
00:55Alors l'intérêt de ce pacte, c'est effectivement dans un contexte de démographie médicale compliqué,
01:00que les intercommunalités ne soient pas en concurrence
01:02et ne soient pas en train de faire des ponts d'or à des médecins qui seraient, eux, des mercenaires.
01:07Alors je vous rassure, il y en a très très peu.
01:09Tous ont une autre philosophie de l'exercice de leur métier.
01:12Mais ça existe.
01:14Et le but, c'est d'installer des médecins durablement sur notre territoire
01:17et de ne pas avoir des médecins de passage qui cherchent à faire des plus-values sur le dos des collectivités
01:21en profitant effectivement de la pénurie.
01:23Et qui tournent sur différents secteurs pour profiter des aides,
01:27mais sans jamais véritablement s'installer sur un territoire.
01:30Au Pays Basque, est-ce qu'il y a des besoins de médecins généralistes qui sont connus, qui sont très localisés ?
01:35Bien sûr. Alors même si globalement au niveau du Pays Basque,
01:38par rapport au contexte national et même départemental,
01:41on est plutôt bien lotis, c'est vrai, parce qu'on a un territoire qui est attractif.
01:44On a quand même des zones qui nous inquiètent un petit peu.
01:47Aujourd'hui, vraiment des zones en tension, c'est la Soul, secteur de Mont-Léon,
01:51un petit peu le secteur de Tardetz.
01:54Ensuite, il y a des secteurs qui pourraient...
01:55Il y a aussi des secteurs de la politique de la ville, des quartiers
01:59où il peut y avoir quelques difficultés, quelques tensions,
02:02notamment sur Bayonne, sur Randaille.
02:03Mais ensuite, on a des secteurs qu'il faut surveiller
02:05parce qu'on a des endroits où des médecins sont plutôt vieillissants.
02:08Et effectivement, il va falloir penser à l'installation de jeunes
02:12pour pouvoir prendre la relève très rapidement.
02:14Et là, la question peut même se poser sur le littoral, sur la côte ?
02:17Oui, mais globalement, la moyenne d'âge des médecins est en train de diminuer.
02:21Depuis 5 ans, on a gagné plus de 5 ans de moyenne d'âge.
02:25Donc je vais dire que globalement, on est plutôt bien.
02:27C'est des secteurs qui nous demandent des points de vigilance.
02:30Accueillir un nouveau médecin, ce n'est pas juste une question financière.
02:34Il y a une attente qui est ailleurs de la part de ces jeunes internes
02:37qui sortent de leurs études ou de médecins généralistes qui souhaitent bouger ?
02:41Bien sûr. Il y a une autre attente.
02:42Aujourd'hui, les jeunes médecins n'ont pas la même vision du travail
02:46qu'avaient leurs aînés et leurs prédécesseurs.
02:50On ne va pas le reprocher parce que c'est une vision
02:52qui est totalement en phase avec la société.
02:55Ils ont envie de travailler aussi en collaboration.
02:58Ils ne veulent pas travailler de manière isolée.
02:59et ils aiment avoir un microcosme qui les entoure, qui à quelque part les rassure.
03:04Et il leur permet surtout de pouvoir apporter la meilleure réponse à leur patientèle.
03:08Avec des médecins qui souhaitent travailler en collectif, entre guillemets,
03:14avec d'autres médecins.
03:16C'est la tendance actuelle. C'est le cas depuis plusieurs années.
03:20Mais c'est une vraie tendance.
03:21Oui, c'est une vraie tendance de pouvoir mutualiser les moyens à quelque part.
03:25D'avoir aussi des collègues de proximité pour pouvoir échanger.
03:28Et surtout aussi pouvoir échanger avec les paramédicaux qui les entourent,
03:31le monde infirmier.
03:32Avoir vraiment tout un microcosme de la santé qui les entoure
03:35et qui permet de travailler en bonne collaboration, en bonne intelligence.
03:38Le besoin de maisons de santé, proximité d'infirmières,
03:41proximité de centres de radiologie,
03:42proximité d'un centre hospitalier si possible.
03:46C'est une vraie carte médicale d'un territoire qui est en question.
03:51Oui, vous avez tout à fait raison.
03:53Et on a la chance, et nos prédécesseurs ont été assez intelligents,
03:57pour transformer la clinique Socorie de Saint-Palais en hôpital,
04:00en collaboration avec l'hôpital de la Côte-Basque et l'hôpital de Bayonne.
04:04Et donc on a effectivement un maillage du territoire qui est aujourd'hui intéressant
04:07et qui apporte vraiment une plus-value sur la prise en charge médicale
04:10de la population de nos administrés.
04:12Est-ce que la difficulté en Soule, c'est justement que sur Mont-Léon,
04:15il n'y a pas un service hospitalier qui permette justement d'irriguer le territoire ?
04:21Je ne pense pas que ce soit lié à ça,
04:24puisque tout là-bas, ce Soule est proche d'Ami-Cousset.
04:27La Haute-Soule est proche d'Au-Laurant aussi, il y a un hôpital,
04:30peut-être avec moins de dynamique que l'hôpital de Saint-Palais.
04:33Bon, aujourd'hui, on a des territoires qui sont un peu plus en tension,
04:35un peu plus en difficulté, mais sur la Soule, c'est un peu plus général.
04:38Mais je suis convaincu que nos amis Soule-Lautain vont savoir inverser la tendance,
04:43parce que la réalité aussi, c'est que plus on avance dans le temps,
04:46plus le littoral, le rétro-littoral est encombré et difficile.
04:49Et donc forcément, l'arrière-pays qui avait des difficultés va retrouver une nouvelle dynamique.
04:53Alors vous êtes le maire d'Au-Sourin-Rivareit, 235 habitants à proximité de Saint-Palais.
04:58Dernière question, le premier médecin, il est où ?
05:00Premier médecin, alors au Soule-Lautain, on est frontalier.
05:03Donc les premiers médecins, ils sont sur Sauvotet de Béarnes,
05:05donc à moins de 3 km.
05:06Et ensuite, on a effectivement Saint-Palais,
05:09et qui sont à 10 km, donc au Soule-Lautain, on est pas mal lotis quand même.
05:12L'offre médicale sur le secteur, l'offre médicale de proximité,
05:16elle existe à cet endroit-là ?
05:18Oui, elle est bonne.
05:19Alors paradoxalement, sur le Berne des Gaves, c'est pas super super,
05:22mais Sauvotet, qui est un des éléments du Berne des Gaves,
05:24lui a une bonne dynamique, parce qu'ils avaient aussi créé une MSP,
05:27et c'est vrai qu'on a un secteur qui est bien pourvu.
05:29Merci Arnaud Fontaine d'avoir accepté notre invitation.
05:32Bonne journée.
05:32C'était avec plaisir.
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