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  • il y a 1 jour
Le 4 décembre 2022, L’Obs publie une analyse de Yarol Poupaud qui revient, guitare en main, sur trois chansons majeures de Johnny Hallyday. Il en décrypte les choix musicaux, les riffs, les intentions et l’énergie, offrant un éclairage de musicien sur l’œuvre du rockeur.

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Musique
Transcription
00:00Regarde un peu celle qui vient et ça c'est vraiment pour moi un truc hyper important dans
00:08ma culture rock. Y a pas mal de chansons de Johnny qui sont en fait on le sait
00:29des adaptations en français de classique du rock américain et notamment moi le tout premier truc
00:35que j'ai appris à jouer à la guitare, enfin vraiment un des tout premiers, c'est ce truc-là.
00:48J'étais déjà fan moi de Chuck Berry et c'est vraiment le riff de Chuck Berry emblématique de toute sa carrière
00:54et c'est une chanson qui s'appelle Oh Carole et donc moi j'en ai fait une version sur cet album.
00:58Il y a les Stones aussi qui ont interprété cette chanson et évidemment Johnny en a fait
01:01une super adaptation en français dans les années 60.
01:20Il a vraiment été le premier à retranscrire l'énergie effectivement du rock'n'roll, à incarner toute cette
01:26cette violence on va dire, ce danger qu'il y a dans le rock'n'roll. Les premiers concerts de rock à Paris,
01:32les premiers concerts de Johnny, c'était un bordel, pas possible. Les mecs cassaient les sièges. Il y a eu un festival
01:37Place de la Nation, je crois que c'était en 61, le premier festival rock à Paris. Johnny était la tête d'affiche.
01:42Et dans la France des années 60, c'était une révolution. Carrément, les gens ont très très peur de ce phénomène et très très peur de Johnny. Il faut le savoir quand même que, avant d'être un mec adulé, respecté par la France entière et tout le monde,
01:44aime Johnny, c'était quand même un truc un peu dangereux à la base, Johnny Hallyday quand ça a débarqué. Donc oui, il incarnait vraiment le côté un petit peu rebelle, la fureur de vivre, enfin voilà tout ça quoi.
01:51C'est une adaptation d'un titre qui a été popularisé par The Animals. Je crois que la chanson est très ancienne mais bon, c'est les Animals, un groupe anglais.
02:04Johnny l'a interprété, donc il a changé le truc, c'est le pénitentiaire de Johnny. Donc effectivement, il s'est parallèlement, il s'est parallèlement, il s'est parallèlement, il s'est parallèlement, il s'est parallèlement, il s'est parallèlement.
02:19Johnny l'a interprété, donc il a changé le truc, c'est le pénitentiaire de Johnny. Donc effectivement, c'est pareil, ça fait partie des tout premiers trucs que j'ai appris à jouer à la guitare quand j'étais enfant.
02:49Il faut savoir que c'est très dur à chanter parce que c'est très haut. Eric Burdon chante très aigu. Johnny aussi, à l'époque, la première version de Johnny, c'était un an-là.
03:01Ensuite, avec la caissature de la voix de Johnny avait baissé un petit peu et sur scène, quand on la faisait ensemble, on la faisait en sol. On en faisait une version un peu plus lente.
03:19Je sais que la première tournée que j'ai faite avec Johnny en 2011, 2012, on ne la chantait pas sur scène. Et j'étais frustré, je lui avais dit, j'aimerais bien qu'on a...
03:30Pourquoi tu ne veux pas chanter le pénitentiaire ? Il me disait, ah bon non, c'est bon, je l'ai trop chanté, j'en ai marre, le pénitentiaire, ça me saoule.
03:34Oui, mais quand même, elle est géniale cette chanson. Oh non, ça me saoule, ça me saoule. Et puis en 2015, quand on est parti sur les routes, on l'avait rajoutée au répertoire.
03:42Je me rappelle la première fois qu'on l'a interprétée sur scène, j'ai eu des frissons de fou parce qu'il la chantait tellement bien, il l'incarnait tellement bien.
03:49Le truc, en plus, on avait fait des super arrangements, on la faisait plus lente. Mais franchement, la première fois qu'on l'a interprétée sur scène, moi, ça m'a mis des poils.
04:04Encore une fois, c'est une adaptation d'un groupe américain qui s'appelle Creedence Clearwater Revival et de la chanson régionale qui s'appelle Fortunate Son.
04:11Le riff, il y a un riff principal, d'un intro qui fait comme ça, qui est des mots.
04:20On faisait un duo ensemble sur cette chanson avec Johnny. Il me laissait chanter le troisième couplet. On l'a fait à peu près, je pense, tous les concerts que j'ai fait avec lui.
04:32Donc je l'ai chanté, je ne sais pas combien de fois. Donc c'était vraiment un petit peu, pour moi, un moment privilégié de pouvoir faire un duo avec Johnny.
04:54En plus, je ne suis pas forcément un chanteur, je ne peux pas rivaliser avec Johnny vocalement. Mais en tout cas, il me faisait confiance et moi, je m'éclatais à chanter le troisième couplet sur scène avec lui.
05:05Et du coup, j'ai continué à l'interpréter seul sur scène pendant mes tournées, mes concerts solo, on va dire.
05:11L'album est parti de cette chanson-là. J'ai voulu en enregistrer une version pour voir ce que ça donnait. Et puis, je me suis éclaté. Et du coup, j'en ai fait d'autres.
05:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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