00:00Expliquons que ces documents, tout le monde peut y avoir accès.
00:03Oui, en fait, c'est effectivement la spécificité de ce dossier, c'est qu'il y a une transparence totale.
00:08Alors, c'est une loi qui avait été votée par le Congrès.
00:10Résultat, le ministère de la Justice américain est obligé de tout diffuser.
00:13Ça, c'est ce qu'on voit apparaître à l'écran.
00:15Donc là, je vais vous montrer en direct ce qu'on voit apparaître.
00:17Là, c'est sur Google.
00:18Donc, ça montre bien que c'est accessible au grand public.
00:20Il suffit, en fait, de se rendre sur le ministère de la Justice pour accéder à cette base de données.
00:25Et ensuite, on a un moteur de recherche interne au dossier EPCI.
00:28Alors, je vais prendre le nom le plus connu, c'est Trump, pour vous donner un exemple.
00:32Si on recherche, vous voyez un peu ce qu'on voit apparaître, c'est-à-dire des tas de pages.
00:37Et si j'ouvre la première au hasard, c'est quoi ?
00:39Ça semblait être, par exemple, des résultats de sondages sur l'élection présidentielle en 2016.
00:44C'est juste pour vous dire à quel point on peut trouver absolument tout et n'importe quoi dans ces fichiers.
00:49Et pourquoi il y en a 3 millions.
00:51Donc, c'est pas parce que le nom figure dans ces fichiers qu'on a participé d'une quelconque façon au crime de dépecine.
00:56Évidemment, il suffit déjà, un, bon, il y a ceux qui ont parlé avec Jeffrey Epstein, ça ne veut pas dire qu'ils étaient...
01:02Mais il suffit que votre nom soit cité par quelqu'un d'autre.
01:03Et il suffit, exactement, dans ce qu'on voit apparaître à l'écran, par exemple, il y a un sondage Trump versus Hillary Clinton.
01:10Donc, du coup, de fait, il y a...
01:11Hillary Clinton apparaît.
01:11Donc, vous allez parfois avoir sur les réseaux sociaux, ah bah tiens, ça veut dire que le nom, techniquement, d'Hillary Clinton apparaît dans le dossier Epstein.
01:19C'est pas pour ça, évidemment, qu'il y a une complicité quelconque.
01:22Est-ce qu'il y a des révélations, nouvelles révélations fracassantes, dirais-je, dans ces documents ?
01:28Au niveau international, il y a des éléments, il y a par exemple des éléments sur le prince Andrew, mais qui avaient déjà été évoqués.
01:34En France, c'est vrai, il y a le cas de Jack Lang, mais qui n'a rien à voir avec le volet pédocriminalité,
01:39qui sont en fait des liens financiers sur une entreprise montée avec la fille de Jack Lang.
01:46Et Jack Lang s'est expliqué là-dessus.
01:48Donc, clairement, il n'y a pas forcément de révélations fracassantes, sachant que ces dossiers avaient déjà fait l'objet d'enquêtes.
01:54Après, c'est aussi le biais de cette transparence totale, c'est-à-dire que tout le monde peut se rendre sur ce moteur de recherche et s'improviser en enquêteur.
02:02C'est peut-être le problème, non ? Parce que ça alimente aussi beaucoup de fantasmes.
02:05Exactement, ça crée une confusion.
02:07C'est pas pour ça qu'à partir de ces documents, des journalistes ou des enquêteurs ne vont pas pouvoir faire de futures révélations, mais ça, c'est à moyen terme.
02:14Le problème, c'est qu'à court terme, on a les défauts des réseaux sociaux avec telle personne, des listes qui sont dressées au hasard.
02:20Et d'ailleurs, quand on regarde les mots-clés Epstein sur les réseaux sociaux, les principaux tweets sont des tweets de comptes complotistes.
02:27Donc, c'est vrai que cette transparence, elle crée aussi de la confusion en ligne.
02:29Et avec l'IA aussi, qui est utilisée par certains internautes pour créer de fausses photographies.
02:34Effectivement, des fausses photographies qui sont intégrées parfois à ces documents.
02:36Merci, merci pour ces explications, Raphaël.
02:39Tout de suite.
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