00:00Patrick Sos, on apprend à l'instant que la Jordanie assure Téhéran qu'elle n'autorisera pas l'usage de son territoire pour une attaque contre l'Iran.
00:08Ça, ça illustre, Patrick, le fait que les pays de la région, évidemment, ils redoutent un embrasement régional.
00:13Oui, tous sauf, en tout cas, tous refusent un survol, sauf évidemment Israël.
00:18Mais Israël, on peut les compter aussi dans les pays qui peuvent redouter un embrassement régional,
00:23pas en suivant la propagande de l'Ayatollah Ramenei, mais vraiment parce que factuellement, un échec des négociations pourrait être préjudiciable.
00:32Moi, je regarde aussi les informations en direct des agences d'État iraniennes qui viennent de retirer leurs articles faisant état d'une annonce d'ouverture de négociations.
00:43Souvenez-vous, c'était au milieu de matinée, ces mêmes annonces, ces mêmes agences d'État indiquaient que le président iranien avait ordonné,
00:51j'ai bien ordonné l'ouverture de négociations, ces articles-là ont disparu.
00:55Je ne suis pas en train de vous dire que les négociations n'existeront pas, mais en tout cas, on est vraiment dans une fébrilité énorme,
01:01avec de chaque côté le calcul d'un potentiel échec.
01:06Évidemment, s'il y a accord, ce sera plutôt sur quelque chose à minima pour commencer, sur le nucléaire militaire,
01:12mais faire des États d'un échec très vite, ce ne serait pas bon pour les Iraniens, on le sait très bien avec la frappe,
01:18ce ne serait pas forcément mieux pour Donald Trump, parce qu'on est en train de lui expliquer quand même
01:23qu'une action comme il la veut, c'est-à-dire décisive, très rapide, en gros, un fusil à un coup,
01:29et le régime s'effondre comme un château de cartes, ça ne peut pas fonctionner pour l'instant.
01:34Donc tout le monde a intérêt à la désescalade.
01:36Donc y compris du côté des États-Unis, Donald Trump, finalement, il a dit d'ailleurs hier,
01:40j'espère qu'on va aller, qu'on va trouver un accord.
01:43On comprend bien que là aussi, on a plutôt envie de temporiser, c'est l'option qu'on privilégie.
01:47Oui, évidemment, on est un peu dans la métaphore très militaire,
01:52mais Donald Trump exerce exactement les règles qu'il utilise pour, par exemple, les frais douaniers,
02:00les taxes douanières, ou lorsqu'il était promoteur immobilier.
02:04On reste sur l'art du deal, ce n'est pas une facilité d'esprit de penser ça.
02:08Cet homme veut un accord, et la dernière solution, s'il n'y a pas d'accord, sera la solution militaire.
02:14Mais il n'en veut pas, parce qu'il craint, évidemment, que les États-Unis soient engagés dans une guerre très longue.
02:21Peut-être pas avec des soldats sur le sol, mais une guerre très longue, et surtout sans résultat.
02:26Et puis, il veut aussi rentrer dans l'histoire des États-Unis,
02:29en étant le président qui aura interdit, une fois pour toutes, à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.
02:34On n'y est pas encore.
02:35On n'y est pas encore.
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