00:00Bah oui, si vous avez aimé celui de cette année, alors vous allez adorer le prochain parce qu'il sera bien pire sur le fond comme sur la forme.
00:09La faute aux messages économiques catastrophiques qui ont été envoyés ces dernières semaines.
00:14Je vous les donne en mille.
00:15Réforme des retraites annulée, stabilité fiscale oubliée, politique de l'offre pro-business liquidée, assurance chômage enterrée et tout ça sans exiger le moindre effort par ailleurs pour compenser.
00:28Et résultat, un déficit affiché de 5% auquel personne ne croit et que l'agence Moody's remet déjà en question en tablant plutôt sur 5,2% au mieux.
00:40Bref, un désastre qui pose les bases du piège qui va inévitablement se refermer sur l'exécutif à l'automne prochain et donc sur la France et les Français à commencer par les ménages et les entreprises.
00:53A vous entendre, ça peut difficilement être pire. Du coup, qu'est-ce qui vous inquiète autant ?
00:57Le contexte qui sera radicalement différent dans six mois. Regardez, là, le chef de l'État et le Premier ministre disposaient d'une arme de dissuasion massive avec la dissolution.
01:08Et comment il fait ? Rien. Au lieu de cela, l'exécutif s'est mis dans la main épineuse du parti socialiste d'Olivier Faure avec la complicité coupable des Républicains de Laurent Wauquiez.
01:19Or, une fois que les municipales de mars seront passées, tout le monde aura la tête à la présidentielle et plus personne n'aura intérêt, vous savez, à la sacro-sainte stabilité.
01:30Pour le dire autrement, les grands discours sur le fameux esprit de responsabilité tomberont dans l'oreille de sourds qui ne penseront plus qu'à la conquête de l'Élysée.
01:40Et donc, à se différencier. Bref, à ne surtout pas aider un gouvernement finissant auquel rien ne serait pire que d'être associé.
01:49Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on pourrait ne pas avoir de budget ? Et recommencer tout ça ?
01:52Alors non, la France, ça n'est pas les États-Unis. Et le shutdown, comme c'est le cas là-bas depuis ce week-end, ça n'existe heureusement pas ici.
01:59Vous savez, nous, on a ce qu'on appelle la loi spéciale qui permet en gros de tenir mois après mois en reconduisant les dépenses, en prélevant l'impôt et en empruntant sur les marchés.
02:11Mais enfin, vu le budget qui va être adopté tout à l'heure, après le rejet des motions de censure, imaginer qu'on puisse devoir traîner ce budget jusqu'au printemps 2027 au plus tôt,
02:22c'est franchement pas très réjouissant. Je me demande même si ce n'est pas pire que rien.
02:26L'édito politique d'Arthur Berda.
Commentaires