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00:00L'atelier politique avec Frédéric Rivière
00:12Bonsoir et bienvenue dans l'atelier politique. Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps dont parfois le tumulte de l'actualité nous prive, le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce.
00:28Et ce soir, nous sommes avec François Calfon, député européen, membre du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates. Bonsoir.
00:35Bonsoir.
00:36Cette émission est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées.
00:44Et comme cette émission s'appelle l'atelier politique, je vais vous poser la question rituelle, puisque généralement dans un atelier, il y a des outils. Est-ce que vous avez, François Calfon, un outil de prédilection ?
00:55Je ne sais pas, le mot qui me vient, c'est la dague, le tranchant. Parce que moi, je n'aime pas les faux-semblants.
01:01Ou le couteau, alors, aussi bien.
01:03Oui, oui, mais c'est plus médiéval.
01:05Oui, oui, c'est plus poétique.
01:06C'est plus chevaleresque.
01:07Oui, on reviendra d'ailleurs dans un instant.
01:09Je laisserai à certains amis de la gauche la faucille et le marteau.
01:12Oui, et on reviendra à vos références au chevaleresque dans un instant, d'ailleurs.
01:17Vous êtes né à Sarcelles, François Calfon, quelques semaines après les événements de mai 68.
01:25C'est vrai.
01:26C'est dans cette ville que vous avez passé votre jeunesse ?
01:28Non, à Issy Mouyéno, ici même d'ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas les studios, sont ici.
01:32Non, j'ai passé mes premières années comme beaucoup de familles de rapatriés d'Algérie.
01:38Et beaucoup sont partis, d'ailleurs, ils restent maintenant, comme on dit, des juifs de Sarcelles pour venir ici à Issy Mouyéno, tout simplement.
01:47On construisait des programmes de logements sociaux et c'est comme ça qu'on a débarqué.
01:52J'étais tout petit à la mairie d'Issy Mouyéno et j'y suis resté longtemps.
01:57Vous l'avez évoqué, mais c'est vrai qu'on a longtemps présenté Sarcelles comme un modèle de coexistence harmonieuse entre de très nombreuses communautés, ethniques ou religieuses.
02:06La ville était en effet connue pour son importante communauté juive. Qu'en est-il aujourd'hui ?
02:11Écoutez, moi je suis très ami avec le maire. Sarcelles vit quand même de son modèle.
02:17Et d'ailleurs, contrairement aux idées reçues, il reste une communauté juive importante à Sarcelles.
02:23Et ce sont des gens de milieux extrêmement populaires.
02:27Beaucoup sont en difficulté financière.
02:29Donc ce qui réunit finalement Sarcelles, c'est d'être une ville déjà très attachante, parce qu'il y a une vie incroyable là-bas, qui réunit ces communautés.
02:38Et puis d'être une ville extrêmement populaire.
02:42Mais la coexistence fonctionne encore assez bien.
02:44Il y a eu des moments extrêmement compliqués.
02:48En 2014 notamment.
02:50Exactement.
02:50Mais je ne passe pas toute ma vie à Sarcelles.
02:53Oui, oui, bien entendu.
02:54Non mais je garde un lien affectif.
02:56Donc vous pouvez bien m'interroger sur Sarcelles.
02:59Et j'étais d'ailleurs pas plus tard qu'hier dans un colloque que j'ai organisé sur les plateformes de e-commerce avec Romain Eskenazi, que je salue, qui est député de Sarcelles.
03:09Non, il me semble que ça se passe pas mal.
03:11Et que ça reste extrêmement populaire.
03:12Parce que pour être tout à fait clair, je suis né à Sarcelles, mais j'ai passé mes premières années juste à côté à Villiers-le-Bel, qui a été aussi une ville compliquée.
03:19Alors lorsque vous étiez gamin, vous auriez aimé, en tout cas j'ai vu que vous avez dit ça, vous auriez aimé devenir cuisinier ou caméraman.
03:27C'est vrai.
03:28Alors plutôt caméraman ou plutôt cuisinier ?
03:30Aujourd'hui on peut faire presque les deux sur les réseaux sociaux.
03:32Caméraman, ce qui me plaisait, finalement c'est un peu la vie que je mène, c'est d'être témoin, alors maintenant plutôt lanceur d'alerte, face au chaos du monde.
03:42Ça, ça me plaisait énormément.
03:46Parce qu'à l'époque il n'y avait pas toutes ces chaînes d'infos.
03:47Donc pour moi le caméraman c'était le gars qui filmait au journal de 20h, qui était une grande messe.
03:53Et c'est le gars, dans mon idée le caméraman c'était pas le micro-trottoir, c'était la personne qui allait sur des zones de guerre, etc.
04:00Donc finalement un peu l'ADN d'information des RFI.
04:03Et ça, ça m'est totalement resté...
04:05Voilà.
04:06Cuisinier, j'étais très gourmand, je le suis encore.
04:09Mais simplement vous savez, ce qui m'a détourné de ce métier, très tôt quand j'étais gosse, c'est parce que j'adore bouffer.
04:16Mais un jour je me suis aperçu, d'ailleurs c'était avant la mode des grands chefs, parce que maintenant on est dans la création.
04:21Je me suis aperçu qu'il fallait faire le même plat tous les jours à 40 types, et là je trouvais ça nettement moins glamour.
04:28Mais vous dites aussi qu'avec un grand-père engagé à la SFI, qui était l'ancêtre du Parti Socialiste,
04:35dès sa création il était difficile, dites-vous, de résister à l'appel de la politique.
04:39C'est votre grand-père en quelque sorte qui vous a donné le virus ?
04:41C'est toute la famille, c'est-à-dire le grand-père, je l'ai connu, si vous voulez, ma collaboratrice qui n'est pas loin d'ici, elle doit halluciner,
04:48mais mon grand-père, il a connu la Première Guerre mondiale, et puisque vous parlez d'Issi Moïno,
04:54moi quand j'étais à l'école La Fontaine à Issi Moïno, on allait vers le fort d'Issi Moïno,
05:00il y avait le quartier arménien qui existe toujours, et on allait donner des colis aux poilus, je ne sais pas si vous voyez la chose.
05:07Alors pour répondre à votre question, ce grand-père, oui, il était assez fio, pour dire la vérité,
05:12quand il a vieilli, il est devenu un peu gaulliste sur les bords, mais par contre, l'ADN socialiste a infusé chez l'ensemble de ses enfants,
05:19de sorte que mon oncle, qui est décédé il y a quelques années maintenant, a été plus dans le syndicalisme enseignant,
05:25puisque je suis une famille issue vraiment de la République fonctionnaire, si j'ose dire, avec la moitié d'enseignants et la moitié de postiers.
05:34Donc vous voyez, c'est totalement voué au service public, et il y a une gauche socialiste, laïque,
05:40des postiers qui étaient à force ouvrière à l'époque, où c'était quand même le syndicat vraiment socialiste.
05:45Il paraît que vous avez une passion pour les loups.
05:47Mais c'est vrai.
05:48Est-ce que c'est parce qu'il y a une parenté avec le monde des loups et le monde de la politique ?
05:53Non, je ne sais pas vous dire pourquoi, mais c'est depuis gamin, et je suis encore passionné,
05:57je peux vous dire combien il y a de loups en France, combien il y a de meutes.
06:00D'ailleurs, j'ai vécu ça avec beaucoup de... J'ai eu un conflit intérieur très fort,
06:05puisqu'on a voté dans la résolution au Parlement européen pour déclassifier le loup comme espèce protégée,
06:12et j'ai eu un conflit intérieur.
06:16Et maintenant, si vous voulez, par le loup, je me suis plus intéressé à l'activité pastorale,
06:22et en quoi il y a un conflit d'usage entre les deux.
06:24Et donc, du coup, c'est une ouverture sur le monde pastoral.
06:30Mais je suis encore... Je ne sais pas vous dire pourquoi, en réalité.
06:33Ça me poursuit.
06:35Peut-être les contes pour enfants qui ont infusé,
06:37mais je suis de très près la présence du loup.
06:40Et j'ai un rêve qui n'a pas été assouvé, d'ailleurs, je le dis en confidence ici.
06:44C'est que tous les jours, je suis ça sur les chaînes YouTube qui sont consacrées,
06:48les gens filment des loups, même en zone urbaine,
06:51on en a retrouvé un près du centre de Cannes hier.
06:54Je me dis, peut-être un jour, je regarde par le train, quand je conduis, etc.,
06:57je vais voir un loup en liberté.
06:59Et là, ce sera un des buts de ma vie qui sera réalisé.
07:04Mais par exemple, sur le Ventoux, moi, j'ai une maison pas très loin du Ventoux,
07:07il y a une meute de loups, et d'ailleurs, on dit même, ce qui est assez faux,
07:10qu'il y ait une meute de loups noirs, ce qui serait des loups qui viennent de l'Europe centrale,
07:14ce qui serait tout à fait fantastique.
07:15Vous aimez la randonnée aussi ?
07:17Beaucoup.
07:18J'allais vous demander si vous avez déjà croisé un loup,
07:20ben là, vous avez répondu, non, ça n'est pas arrivé.
07:22J'ai croisé les patous.
07:23Et une fois...
07:24Alors, le patou, c'est le Montagne des Pyrénées.
07:26Alors, Montagne des Pyrénées.
07:26Très grand chien, blanc, magnifique, poilu.
07:29Et une fois, pas loin de chez moi, dans le Gard,
07:32j'avais France Chilrône, j'étais dans le Vaucluse,
07:35et tout d'un coup, je vois des moutons en train de pêtre,
07:38le berger et des patous.
07:41Je me dis, mais il y a le loup qui est là, qui attaque vos moutons,
07:44c'est pour ça que vous avez le patou ?
07:45Il a dit comme ça, il y a surtout des loups à deux pattes
07:49qui viennent me piquer les moutons.
07:50C'est pour ça que les patous, ils sont là.
07:52Bon, ben voilà.
07:53J'étais un peu déçu.
07:54Alors, vous avez parlé au tout début,
07:57et j'ai dit qu'on allait y revenir,
07:58au tout début de notre entretien,
08:00de votre goût pour le chevaleresque.
08:02Et vous vous êtes illustré à cet égard il y a quelques années.
08:05Une vieille histoire.
08:05Ben oui, vous voyez bien de quoi je vais parler.
08:07Mais parce que vous avez proposé un duel sur le champ d'honneur,
08:10Alain, de vos adversaires politiques,
08:13avec lesquels vous aviez eu une altercation.
08:15Vous avez un côté vieille France, finalement ?
08:18Oui, moi j'aime bien.
08:18En fait, quand j'ai proposé ce duel,
08:20c'est qu'il y a une image sur papier,
08:22c'est Pia Johnny,
08:23de l'ancien maire de Marseille,
08:27M. Defer,
08:28qui a proposé le dernier duel.
08:30Il y a une photo tout à fait précise.
08:32Oui, oui, oui.
08:32Il y a une vidéo de ça, d'ailleurs.
08:35Oui, il y a un film, je crois.
08:36Oui, un film.
08:36Il est en chemise blanche.
08:37Defer, il a toujours une tête très ronde,
08:39un peu décarnie, comme un papy.
08:41Et on le voit en train de faire ce duel.
08:43Comme j'avais, oui,
08:44ma main avait un peu glissé,
08:46je m'en excuse auprès des uns et des autres,
08:48ce n'est pas bien.
08:49Et donc, j'avais proposé effectivement un duel,
08:51mais c'était du second degré.
08:53Et comme d'habitude,
08:54dans l'époque où on vit,
08:55le second degré tombe à plat,
08:57mais finalement, avec vous,
08:59nous l'avons réhabilité.
09:00Dans le cas de Gaston Defer,
09:02je crois que c'était ce qu'on appelait
09:03un duel au premier sang.
09:05C'est-à-dire,
09:05à la première route de sang,
09:06on arrête le...
09:08C'est mieux que les insultes sur Twitter.
09:10Oui, et c'est mieux que duel
09:12jusqu'à ce que mort s'en suive.
09:13Ah non, non, non,
09:14je tiens à le dire,
09:15les jeunes oreilles qui nous écoutent
09:17ne peuvent pas penser
09:18que je serais quelqu'un de sanguinaire,
09:20ce qui n'est absolument pas le cas.
09:21On va marquer,
09:22François Calfon,
09:23une respiration musicale
09:24avec quelque chose
09:26que vous avez choisi,
09:27déjà, librement.
09:29Très librement.
09:30Il s'agit, en l'occurrence,
09:31de la cinquième danse ongroise de Brahms.
09:33La cinquième danse hongroise de Brahms,
09:50pourquoi vous avez choisi ?
09:52C'est un clin d'œil
09:53avec des liens qui me sont personnels
09:55et aussi,
09:56pas un clin d'œil personnel,
09:57mais beaucoup plus ouverts.
09:59Quand on va à Bruxelles ou Strasbourg,
10:02on découvre nos voisins immédiats,
10:03mais qu'on connaît,
10:04les Allemands,
10:05le Benelux,
10:06les Espagnols,
10:06les Italiens,
10:07et on découvre quand même
10:08beaucoup plus l'Europe centrale.
10:10Et quelque part,
10:11le cœur de l'Europe centrale,
10:12de l'ancienne inspire
10:13austro-hongroise,
10:15c'est la Hongrie,
10:17c'est Budapest,
10:18avec ce grand danube
10:19vraiment tout à fait majestueux.
10:22Et c'est une sorte de clin d'œil
10:23à ce lien entre l'Est et l'Ouest
10:26et puis à ce peuple un peu unique
10:28avec une langue très difficile à apprendre
10:31qui est la langue hongroise.
10:33Peut-être un clin d'œil politique
10:35puisque c'est l'émission politique.
10:37Je voudrais dire,
10:39affirmer mon soutien
10:40à l'opposition hongroise,
10:42à Viktor Orban.
10:43Et je pense que pour la première fois
10:45depuis quelque temps,
10:46elle est en situation de gagner.
10:49Merci d'être avec nous.
10:50Vous écoutez l'atelier politique,
10:51émission réalisée par
10:52Mathias Golchani.
10:53On va en venir,
10:54François Calfon,
10:55à ce qui correspond
10:56à une nouvelle page
10:57de votre vie politique
10:58qui s'est ouverte
10:59il y a maintenant
11:00un peu plus d'un an.
11:01Et lors de la campagne
11:02des Européennes de 2024,
11:04vous avez promis
11:06de vous employer,
11:06je vais vous citer,
11:07à combler le fossé
11:08entre l'Europe et ses citoyens
11:09en menant le combat
11:10pour la transparence.
11:12Est-il bien normal,
11:13demandiez-vous,
11:13que les deux tiers
11:14des clauses,
11:15des contrats liant
11:16l'Union Européenne
11:17aux laboratoires
11:19proposant des vaccins,
11:20je pense que vous faisiez
11:21particulièrement référence
11:22à la période Covid,
11:24et à Mme Erlène,
11:25est-il bien normal,
11:26demandiez-vous,
11:27donc,
11:27que les deux tiers
11:28de ces clauses
11:28soient aujourd'hui secrètes.
11:31Il est impératif
11:32de rapprocher
11:33la décision des Européens,
11:34ainsi,
11:35nous ouvrirons
11:35un nouveau chemin
11:36de confiance.
11:37Où en êtes-vous
11:38aujourd'hui dans ce dossier ?
11:39À ma connaissance,
11:41les contrats
11:42avec les labos
11:43ne sont toujours pas
11:44accessibles aux députés.
11:46Absolument,
11:47Mme Van der Leyen,
11:47c'est une sorte
11:48de mur de glace,
11:49mais sur toute l'autre
11:50partie de la question,
11:51est-ce que j'ai réussi
11:52à rapprocher
11:53avec mes petits bras musclés ?
11:54Non,
11:54mais on a réussi
11:55quand même
11:55des vraies batailles.
11:57Je livre actuellement,
11:59j'étais encore hier
11:59à l'Assemblée nationale
12:00avec des parlementaires
12:01de tous bords,
12:02nationaux,
12:03sénatoriaux,
12:03députés européens,
12:04contre Chine et Tému,
12:06les plateformes chinoises.
12:08On a la résistance
12:09de la Commission,
12:09mais on obtient des succès.
12:10C'est-à-dire la taxation
12:11des petits colis.
12:12On va obtenir
12:13une réforme douanière
12:15qui devait intervenir
12:16en 2028,
12:17qui va intervenir avant
12:18et qui va permettre
12:19de porter la responsabilité
12:22de ce qui est vendu
12:23sur les plateformes.
12:24Vous vous rendez compte,
12:24parfois,
12:24quand on ouvre
12:25les conteneurs à Roissy,
12:26il y a 95%
12:27de non-conformité
12:28et avec la loi actuelle,
12:30ils peuvent s'en dédouaner.
12:31Eh bien,
12:31nous parvenons
12:32à faire en sorte
12:33dans peu de temps
12:34que les plateformes
12:35soient tenues pour responsables
12:36de tous les produits vendus
12:38sur ces places de marché
12:39et finalement,
12:40d'entraver
12:41cette espèce
12:42de déferlement
12:43de produits
12:44de très mauvaise qualité
12:46chinois,
12:4745 milliards d'objets
12:48par an.
12:49Nous allons peut-être
12:50gagner cette bataille.
12:51On a gagné
12:52une première manche
12:52quand même
12:53avec la désaffection
12:54du BHV
12:55et la prise de conscience
12:57par les citoyens
12:58que derrière
12:59cette offensive commerciale
13:00des Chinois
13:01qui se voit fermer
13:02le marché américain,
13:03eh bien,
13:04il y a une question
13:05civilisationnelle
13:06qui est posée
13:06parce que derrière
13:08tous ces produits vendus,
13:09il y a la disparition
13:10des commerces
13:11dans les villes.
13:12Donc,
13:13vous voyez,
13:13rapprocher l'Europe
13:14des citoyens,
13:16il y a la disparition
13:17des moyens de production
13:18de notre tissu industriel
13:19et donc ça,
13:20c'est une bataille
13:21que nous menons
13:22sur laquelle
13:22on remporte des victoires.
13:23Deuxième bataille
13:24sur laquelle
13:24on remporte quand même
13:25des victoires
13:26transitoires,
13:27j'en suis très fier.
13:28C'était à la dernière session
13:29à Strasbourg.
13:30Il y a quelques jours,
13:31nous avons obtenu
13:33finalement
13:34une résolution
13:35du Parlement européen
13:36permettant de porter
13:37notre recours
13:39à la Cour de justice
13:40de l'Union européenne
13:41comme un bâton
13:42qu'on a mis
13:43dans la roue
13:44du vélo
13:44de Mme von der Leyen
13:45qui pensait pour acquis
13:46déjà son Mercosur.
13:48Donc,
13:48on remporte des bâtiments.
13:49On va en parler
13:50du Mercosur
13:50dans un instant.
13:51D'un mot tout de même
13:52sur les vaccins.
13:54Je le disais,
13:55les contrats
13:55avec les labos
13:56sont toujours inaccessibles
13:56ou alors,
13:57quand un eurodéputé
13:58peut y accéder,
13:59ce sont des versions
13:59totalement caviardées.
14:00Il reste un mot sur cinq.
14:03Et les fameux SMS
14:05d'Ursula von der Leyen
14:06avec les laboratoires
14:07pharmaceutiques
14:07n'ont toujours pas
14:08été rendus publics.
14:09Mais combien de temps
14:10ça peut durer ça ?
14:11Il n'y a aucun moyen
14:12d'obtenir,
14:14d'avoir connaissance
14:15de ce que je veux.
14:15D'abord,
14:17fondamentalement,
14:17est-ce qu'elle est dans son droit
14:19en refusant de dévoiler
14:20ces informations ?
14:21Parce que c'est quand même important.
14:22C'est l'exemple que je donnais
14:23et je me suis saisi d'autres,
14:25pour être honnête.
14:26Dans son droit,
14:27certainement pas.
14:29Maintenant,
14:30dans la pratique
14:31et dans le temps
14:31de la justice
14:32et dans le temps
14:33de la commission,
14:34ça me paraît plus difficile.
14:35Mais la question
14:36que vous posez derrière ça,
14:37c'est que nous avons signé
14:38une forme de compromis
14:39en investissant,
14:41malgré tout,
14:41Mme van der Leyen
14:42pour éviter le pire,
14:43pour ancrer finalement
14:44la droite modérée
14:45vers les socialistes.
14:46Or,
14:47que constatons-nous
14:48depuis mon élection ?
14:49C'est que la droite modérée,
14:51elle se rapproche
14:51plutôt de l'extrême droite.
14:53Donc,
14:53à un moment donné,
14:54ça n'est pas la prochaine fois,
14:56mais il sera bien question
14:58de remplacer
14:58la commission van der Leyen
15:00et Mme van der Leyen
15:01par d'autres,
15:02à quel point
15:03elle fout le pied
15:04les accords qu'on peut...
15:05Elle a été renouvelée récemment
15:06tout de même, là.
15:07Oui,
15:07en un an et demi,
15:09elle n'a respecté aucune,
15:10finalement.
15:10Oui,
15:10elle est encore là
15:11pour quelques temps.
15:12Oui,
15:13elle peut tomber,
15:13c'est l'un des pouvoirs
15:15du Parlement européen.
15:15Pour l'instant,
15:16les socialistes n'y vont pas,
15:17mais elle peut tomber
15:18sur une motion de censure.
15:19Oui,
15:19mais vous,
15:19vous ne la votez pas.
15:20Pour l'instant,
15:21nous ne la votons pas.
15:22Parce que vous savez,
15:23c'est un peu la même mécanique,
15:24c'est lointain
15:25le fonctionnement européen,
15:26c'est un peu la même mécanique
15:27que sur le budget.
15:28Nous,
15:28on arrache des victoires,
15:29les unes après les autres.
15:30Donc,
15:31on va voir si on arrache
15:31la victoire du Mercosur,
15:33on va voir si on arrache
15:34la victoire des plateformes.
15:35Le Mercosur,
15:36par exemple,
15:37est-ce que vous diriez
15:37qu'il a aggravé le fossé
15:39entre l'Europe et les citoyens
15:41et particulièrement
15:42les citoyens français ?
15:43Le problème,
15:44c'est le volet agricole
15:45parce que sur le reste,
15:46il y a un accord UE-Inde
15:48qui est moins problématique
15:49parce qu'il n'y a pas
15:50de volet agricole.
15:52Oui,
15:52bien sûr qu'il l'aggrave.
15:53Je me mets à la place
15:54du consommateur,
15:55je suis moi-même un consommateur.
15:56On a révélé
15:57mes passions de jeunesse
15:59pour la cuisine.
15:59Je mange moins de viande,
16:00mais j'en mange quand même.
16:02Ça m'intéresse
16:02d'avoir la traçabilité
16:03sur la viande
16:04comme nous l'avons obtenue ici
16:06à travers la crise
16:07de la vache folle
16:07où maintenant,
16:08depuis la ferme
16:09jusqu'à l'assiette,
16:10s'il y a un problème
16:11avec la viande
16:13que vous mangez,
16:13vous pouvez remonter
16:14à l'agriculteur.
16:15Tout ça n'existe pas
16:17avec les pays du Mercosur.
16:19La traçabilité,
16:20au mieux,
16:20elle est au niveau
16:21d'une exploitation agricole.
16:23D'autant qu'ils vont
16:24exporter des centaines
16:26de milliers,
16:26il y a déjà
16:27200 000 tonnes de bœuf
16:28qui arrivent,
16:29plus 100 000
16:29qui vont arriver,
16:30de bœufs piécés,
16:33ce qu'on appelle,
16:33c'est-à-dire en fait,
16:34je vous préviens d'ailleurs,
16:35message de service
16:36pour ceux qui écoutent
16:37cette émission,
16:38quand vous commandez
16:38un onglet de bœuf,
16:39c'est particulièrement
16:40l'onglet,
16:41la bavette,
16:43eh bien ça arrive
16:44dans des poches sous vide
16:45d'on ne sait où,
16:46souvent du Brésil
16:47ou de l'Argentine,
16:48il n'y a aucune
16:49traçabilité.
16:50Donc ce bœuf piécé,
16:51s'il y a un problème
16:52type encéphalite,
16:54plongiforme,
16:54bovine,
16:55qui franchit
16:56la barrière d'espèce
16:57et qui crée chez vous
16:57une maladie
16:58de Crocefeld Jacob,
16:59vous n'avez aucun moyen
17:01de retrouver l'animal
17:03qui a produit
17:03et donc l'élevage
17:05et de prendre
17:06les mesures sanitaires
17:06nécessaires.
17:07Sans parler des hormones
17:08de croissance,
17:09le strobiol,
17:10je ne sais plus combien,
17:11je n'ai pas le chiffre
17:12en tête,
17:13qui sont parfaitement
17:14interdites ici,
17:15en France,
17:16en Europe.
17:16C'est affolant
17:17ce que vous êtes
17:17en train de nous dire,
17:18c'est-à-dire que
17:19pourrait arriver
17:20en France...
17:21Alors,
17:22arrive déjà,
17:22quand même.
17:22Non,
17:22mais de la viande
17:24issue de bovidés
17:28qui aurait l'encéphalite,
17:31spongiforme,
17:31bovine.
17:32On n'a pas constaté,
17:32mais simplement,
17:33je dis que s'il y a
17:34une épisodie qui arrive,
17:35vous n'avez aucun moyen
17:37de tracer l'origine
17:38de l'épisodie,
17:39puisqu'il n'y a pas
17:40la traçabilité.
17:41Quand vous allez
17:41chez Carrefour
17:42en Auchan,
17:43sous couvert,
17:44ça c'est la législation
17:45européenne qui est
17:45un peu complexe,
17:46que c'est simplement
17:47de la viande découpée.
17:48Vous regardez sur l'étiquette,
17:49vous retrouvez,
17:50il y a le code
17:50de l'agriculteur.
17:52Là,
17:53en l'espèce,
17:53non.
17:53Et quand on achète
17:54de la viande française,
17:56a priori,
17:57il y a une traçabilité totale.
17:58Totale,
17:58totale.
17:59On va continuer
18:00sur...
18:02On dira un mot
18:03dans un instant
18:03du fameux accord
18:05avec le Canada
18:05que vous avez évoqué.
18:06Mais pour l'instant,
18:08c'est le moment
18:09de faire un point
18:10sur l'information.
18:11On se retrouve
18:11dans quelques minutes
18:12pour la deuxième partie
18:14de notre émission.
18:14L'atelier politique
18:24avec Frédéric Rivière.
18:26L'atelier politique
18:28avec François Calfon,
18:30député européen,
18:31membre du groupe
18:31de l'Alliance progressiste
18:32des socialistes
18:33et démocrates.
18:34Nous évoquions,
18:35François Calfon,
18:36les accords de libre-échange.
18:38On parlait de celui
18:38du Mercosur
18:39et vous avez abordé
18:40rapidement celui
18:42qui vient d'être signé
18:43par la Commission européenne
18:45avec l'Inde.
18:46Alors,
18:47il faut quand même préciser
18:47que cet accord,
18:48il représente
18:48un nombre de consommateurs
18:49environ trois fois
18:50plus importants
18:52que les pays
18:52du Mercosur.
18:53Et pourtant,
18:54cet accord-là,
18:55il semble passer
18:57comme une lettre à la poste.
18:58Est-ce que ça veut dire
18:59que c'est un bon accord ?
19:01Et pourquoi
19:02est-ce qu'il a été mieux négocié
19:03par exemple
19:03que le Mercosur ?
19:05Il y a plusieurs choses
19:06dans votre question.
19:06D'abord,
19:07moi je vais dire
19:08quelle est ma position
19:09sur les accords de libre-échange ?
19:11Je ne suis pas du tout fan
19:12des accords de libre-échange
19:13et je ne suis pas du tout fan
19:14d'une conception...
19:17C'est consubstantielle
19:18de la gauche, non ?
19:20Non, mais attendez...
19:21Non, mais je vous demande.
19:22Oui, oui,
19:22c'est plutôt consubstantielle
19:23de la gauche
19:24et ma vision du monde
19:26et donc de l'Europe
19:27dans le monde,
19:28c'est plutôt une vision
19:28de régulation
19:29qu'une vision des vertus
19:30du libre-échange.
19:31Je peux expliquer pourquoi
19:32puisqu'on a peu de temps.
19:33Parce que je me souviens
19:34à l'époque,
19:35le commissaire Lamy
19:36qui était socialiste,
19:37etc.,
19:38nous expliquait
19:38après la chute
19:39du mur de Berlin
19:40que pour amener
19:41à la démocratie
19:42qui est l'ancien bloc de l'Est,
19:44qui, la Chine,
19:45eh bien, nous les amènerions
19:47au droit de l'homme
19:47et à la démocratie
19:48par le marché.
19:50Donc c'était une promesse.
19:51Moi, je n'y croyais pas
19:52à l'époque.
19:52Mais 20 ans plus tard,
19:53qu'est-ce qu'on constate ?
19:55On a des régimes autoritaires,
19:56des démocraties illibérales
19:58parfaitement capitalistes.
19:59Et on a même créé
20:01en Chine
20:01une hybridation
20:03de ce qu'il y a
20:03de plus mauvais
20:04et de plus dur
20:04dans le parti communiste chinois
20:06et de ce qu'il y a
20:06de plus mauvais
20:07et de plus dur
20:08dans le capitalisme.
20:09De sorte que maintenant,
20:10nous avons
20:11le premier atelier du monde
20:13qui, en plus,
20:14ne respecte pas
20:15les normes sociales
20:15qu'il est censé édicter.
20:17Donc, je ne crois pas
20:18aux vertus civilisatrices.
20:21Y compris,
20:21il y avait même
20:21un argument de gauche
20:22sur le thème
20:22où on va signer
20:23des accords de libre-échange
20:25avec des pays type BRICS
20:26parce que ça permettra
20:27leur rattrapage économique.
20:29Et comme on est de gauche,
20:30eux aussi ont le droit
20:30au rattrapage économique.
20:32Mais tout ça,
20:33pour moi,
20:34est, comment dire,
20:36n'a pas fonctionné.
20:37Ensuite,
20:38est-ce que je suis
20:38contre le marché mondial ?
20:40Moi, je suis un socialiste
20:42de production
20:43et de redistribution.
20:44Je pense qu'il faut
20:45créer de la richesse
20:46et même l'échanger en soi.
20:48Je ne suis pas contre.
20:49Et puis, bien sûr,
20:50qu'il y ait
20:50des échanges
20:52qui soient équitables.
20:53C'est pourquoi je suis
20:54contre l'accord du Mercosur
20:55dans son volet agricole.
20:56Les échanges,
20:57on vient de donner
20:57un exemple très précis,
20:58ne sont pas équitables.
21:00Donc, qu'il y ait
21:01la possibilité,
21:02c'est ce que souhaitait
21:03Mme Van der Leyen,
21:05de prendre avant
21:05un relais,
21:06finalement,
21:08en Amérique du Sud
21:09avec la fermeture
21:10du marché américain
21:11pour créer un marché
21:11de 650 millions
21:12de consommateurs
21:13alors qu'il y en a
21:14450 millions en Europe,
21:16ça pose les problèmes
21:17qu'on mentionne.
21:18Qu'en Inde,
21:19on puisse le faire,
21:20je ne dis pas
21:20que je suis contre,
21:21mais il n'y a pas
21:22de volet agricole.
21:23Donc, c'est exactement
21:24ce qui peut nous poser problème.
21:26Il faut qu'ils respectent
21:27notre loi,
21:28nos lois.
21:28Et l'Inde est devenue
21:29à la faveur,
21:31il y a trois ans de cela,
21:31je crois,
21:32en 2022,
21:34le pays le plus peuplé
21:35au monde.
21:36Donc, il y a aussi
21:36un certain développement
21:37économique.
21:38Donc, il faut regarder
21:39avec discernement
21:40cet accord
21:40et voir l'équilibre.
21:42Mais si vous me reposez
21:43la question que vous venez
21:44de mentionner à l'instant,
21:45est-ce que les socialistes
21:46sont fans de ce type
21:48d'accord de libre-échange ?
21:49Non.
21:49Je serais fan
21:50qu'il y ait un volant
21:51coopération,
21:52universitaire,
21:53scientifique,
21:54mais pourquoi pas
21:55un volant économique
21:56et pas simplement
21:56des baisses
21:58de barrières douanières ?
21:59Il y a un autre accord
22:00dont je voudrais
22:00qu'on parle,
22:01c'est celui conclu
22:02par Ursula von der Leyen
22:03avec Donald Trump
22:04en juillet dernier.
22:05Bien sûr.
22:06Dans l'enceinte
22:07du club de golf écossais
22:08du président américain,
22:10cet accord,
22:10il prévoit plein de choses.
22:11Il prévoit des droits
22:12de douane de 15%
22:13sur la plupart
22:14des produits européens,
22:15ce qui était présenté
22:16comme une concession,
22:17comme une fleur
22:18en quelque sorte
22:19de Donald Trump.
22:20mais il y a
22:22un autre volet
22:23de cet accord
22:23dont on parle moins,
22:25c'est l'engagement
22:26de l'Union européenne
22:27à acheter
22:27dans les trois prochaines années
22:28des produits énergétiques
22:30américains.
22:31Oui, du gaz
22:31et du pétrole de schiste.
22:32Exactement,
22:33pour un montant
22:33de 750 milliards de dollars,
22:36acheter également
22:37du matériel militaire américain,
22:38des puces
22:39d'intelligence artificielle
22:40pour 40 milliards de dollars
22:41et enfin,
22:42les entreprises européennes
22:43sont censées investir
22:45600 milliards de dollars
22:47aux Etats-Unis
22:48d'ici à 2028
22:50dans des secteurs stratégiques.
22:52Alors,
22:52première chose,
22:53rapidement,
22:54de l'avis de la plupart
22:55des spécialistes,
22:56ces objectifs,
22:57notamment sur les produits
22:58énergétiques,
22:59sont tout simplement
22:59inatteignables.
23:03Pourquoi les a-t-elle
23:04acceptés alors ?
23:05Non, mais déjà,
23:05il y a pire que ça,
23:06excusez-moi de vous le dire.
23:08Vous comme moi
23:09ou n'importe quelle société
23:10minière ou pétrolière
23:11ne peut pas exploiter
23:12du gaz de schiste
23:13ou du pétrole de schiste.
23:14Je vous signale
23:14qu'en France,
23:15on a du gaz
23:15et du pétrole de schiste
23:16dans le limousin.
23:17Donc, on n'a pas le droit
23:18et c'est une bonne chose
23:20parce que moi,
23:20je suis pour la décarbonation
23:21de l'énergie
23:22d'exploiter le gaz
23:23et le pétrole de schiste
23:24qu'on a chez nous.
23:25Il y en a en Europe,
23:26il y en a en France
23:26et on devrait,
23:27par cet accord
23:28léonin,
23:30finalement,
23:30importer pour des centaines
23:32de milliards d'euros
23:32le gaz
23:33et le pétrole de schiste
23:33américain.
23:34Mais, enfin,
23:35on hallucine.
23:37Ça, c'est la première chose.
23:38La deuxième chose,
23:38c'est l'engagement
23:39d'investir,
23:41finalement.
23:41Ça me paraît d'ailleurs
23:42une condition
23:43moins,
23:44non pas moins problématique,
23:45mais qui va se faire
23:46mécaniquement,
23:46malheureusement,
23:47avec les tarifs de Trump.
23:48C'est que, de toute façon,
23:49M. Trump n'accepte
23:51des entreprises européennes
23:52la vente
23:54de produits
23:54et de consommables
23:55dès lors qu'ils sont
23:56sur le sol américain
23:57pour éviter les tarifs.
23:59Et les entreprises européennes
24:01ont vocation,
24:02finalement,
24:03tout simplement,
24:03si elles veulent vendre
24:04aux États-Unis,
24:05à localiser
24:06à cause des tarifs.
24:07Voilà.
24:08Alors, ensuite,
24:09la fin de l'histoire,
24:10vous allez dire,
24:10mais vous êtes gentil,
24:11M. Calfon,
24:11vous ne m'avez pas dit
24:12si vous étiez pour
24:13ou si vous étiez contre.
24:14On a suspendu
24:15lors de la dernière session
24:17à Strasbourg
24:17cet accord.
24:18Mais, enfin,
24:19ça a été comme un coup de sang
24:20du Parlement européen
24:22après les dernières menaces
24:23de Donald Trump
24:24d'augmenter de nouveau
24:26les traduines
24:26à 200%.
24:27Il y a des colères saines,
24:28comme disait le candidat
24:29à l'élection présidentielle.
24:31Je vois de qui vous parlez.
24:33Non, mais,
24:33donc, ça va passer
24:34en commission INTA,
24:35donc,
24:36la commission
24:38au Parlement européen
24:38qui suit ces sujets
24:40d'accords
24:40de libre-échange
24:41avec les différents pays.
24:42le 4 février prochain.
24:45Et le 4 février prochain,
24:46à ce stade,
24:47je ne parle pas
24:48des socialistes français,
24:49évidemment que nous sommes
24:50contre dégeler
24:51cet accord
24:52entre les Etats-Unis
24:53et l'Europe.
24:54En tout cas,
24:55le groupe socialiste
24:55considère qu'il n'y a pas
24:57à dégeler cet accord.
24:59Et encore une fois,
25:00le PPE,
25:01donc la droite,
25:01les amis,
25:02le M. Bellamy,
25:03tous ces gens-là,
25:04vous pourrez les interroger
25:05quand même,
25:05c'est intéressant.
25:06Et pour le dégel
25:07de cet accord,
25:08donc à Paris,
25:08ils sont pour protéger
25:09notre souveraineté
25:11à Bruxelles,
25:12ils sont pour ouvrir
25:13les vannes
25:14à M. Trump.
25:15Et la décision se fera
25:16puisque c'est des blocs
25:18qui sont un peu équivalents.
25:19Ça va être juste.
25:20Non, ça ne va pas être juste.
25:21On verra ce que fera
25:22l'extrême droite.
25:24Et l'extrême droite,
25:24il faudra demander
25:25à M. Bardella
25:26ce qu'il va faire de cela.
25:27La présidente de la Commission européenne
25:28dans cet accord
25:29dont on parle là,
25:31est-ce qu'elle a défendu
25:32les intérêts européens
25:33ou est-ce qu'elle les a bradés ?
25:34Elle les a bradés.
25:35La réponse est dans votre question.
25:38650 milliards
25:39d'importations
25:39de gaz de schiste américains.
25:41Enfin, je veux dire...
25:41Mais alors,
25:42je vais reprendre
25:43puisqu'il y a eu
25:44trois motions de censure
25:46à l'égard d'Ursela
25:47von der Rylion
25:48au cours des derniers mois
25:50et vous n'en avez voté aucune.
25:52Oui, je vais vous dire pourquoi.
25:52Est-ce qu'il n'y a pas
25:53un problème de cohérence ?
25:54Bien sûr qu'il y a...
25:55Vous savez,
25:55le problème, c'est qu'il n'y a
25:56structurellement pas de majorité
25:58au Parlement européen.
26:00Avant, j'expliquais ça.
26:01Les gens m'ont regardé
26:01avec des yeux tout ronds
26:02de quoi ils parlent.
26:03Ils me parlent chinois, etc.
26:04Maintenant, on a vu
26:05ce que c'est la tripartition
26:06à l'Assemblée nationale.
26:07Vous n'avez pas de majorité,
26:07vous n'en avez pas.
26:08Donc, soit vous choisissez
26:10de vous replier
26:12dans votre superbe
26:13et de ne participer à rien,
26:15soit vous construisez
26:15des compromis.
26:16Maintenant, je vais vous répondre
26:17très directement.
26:18Qu'est-ce qui se passe
26:18si on censure
26:19la Commission von der Leyen ?
26:21C'est qui le président
26:21de la Commission européenne ?
26:23Il y en a une majorité
26:24qui, tous les jours,
26:25déconstruit le pacte vert,
26:26qui, tous les jours,
26:28permet ces accords iniques.
26:30C'est la majorité
26:30constituée par le PPE
26:32et l'ensemble des trois groupes
26:33d'extrême droite
26:34au Parlement européen.
26:35Là, on sera franchement
26:36dans l'opposition.
26:37Aujourd'hui,
26:38on peut garder un certain cadre
26:40et garder certaines avancées.
26:41Notamment,
26:42j'en parle beaucoup,
26:43c'est l'un de mes combats.
26:45Dans le combat
26:45contre les plateformes,
26:47je peux vous dire
26:47que si le président
26:49ou la présidente future
26:50de la Commission européenne
26:51c'est quelqu'un
26:52issu de l'alliance
26:52entre la droite
26:53et l'extrême droite,
26:54ça va être auto-route
26:55pour les saloperies chinoises.
26:57Donc, vous choisissez
26:57la solution du moindre mal ?
26:59Du moins pire,
27:00mais attention,
27:01à bon attendeur,
27:02l'actualité se densifie.
27:04Avec Raphaël Guzman,
27:06nous faisons en sorte
27:07que dans le projet
27:08de réarmement européen
27:09et de soutien à l'Ukraine,
27:11il y ait une majorité
27:12de produits made in Europe.
27:14Si, dans le soutien à l'Ukraine,
27:15si, sur les accords
27:16de libre-échange,
27:17si, sur l'environnement,
27:18Mme van der Leyen,
27:20finalement,
27:23accrédite
27:23ce basculement
27:25de fait d'alliance
27:26au Parlement européen
27:27et les instances européennes,
27:28eh bien,
27:28à un moment donné,
27:29on la censurera.
27:30On ne se l'interdit pas,
27:31en tout cas.
27:32Est-ce que l'Union européenne
27:34est suffisamment forte
27:35et suffisamment unie
27:37pour répondre
27:38à la forme de brutalité
27:40que lui oppose
27:40Donald Trump ?
27:42Alors,
27:43il y a un débat,
27:44d'ailleurs,
27:44qui se fait.
27:45Je constate,
27:46quand même,
27:46parce que l'actualité
27:47va tellement vite
27:48qu'on ne se souvient pas.
27:51Les sept jours
27:51qui viennent de se passer
27:52chassent les sept autres.
27:54Il y a un mois,
27:55à peine,
27:55même pas un mois,
27:57la prise de contrôle
27:59par l'administration Trump
28:00du Groenland,
28:01gouvernement autonome
28:03relié au Danemark
28:03et donc,
28:04qui, par construction,
28:05fait du Groenland
28:06un territoire européen,
28:07était à l'ordre du jour.
28:08Et à ce moment-là,
28:09qu'est-ce qui s'est passé ?
28:10Il y a eu une coalition,
28:11merci Macron,
28:12j'ose le dire,
28:13qui a été quand même
28:14très moteur à ce moment-là.
28:16Certes,
28:17une coalition symbolique
28:18sur le plan militaire,
28:20mais finalement,
28:21composée de l'Allemagne,
28:22composée de la Grande-Bretagne,
28:23composée de la Scandinavie,
28:25le pays suédois,
28:26la France,
28:26bien sûr,
28:27en tête.
28:28Et tout d'un coup,
28:29M. Trump a dit,
28:30c'est pas simplement
28:31la partie militaire
28:32qui l'a fait agir,
28:33et bien finalement,
28:34non,
28:34je vais acheter
28:35et puis ensuite,
28:36se passe
28:37le sommet de Davos
28:40où on s'aperçoit
28:41qu'il en rabat énormément.
28:43donc les Européens
28:45ont montré...
28:45C'est en raison
28:46de l'impopularité
28:47de l'idée aux Etats-Unis
28:48même d'ailleurs aussi.
28:48Et alors,
28:49il y a une troisième raison
28:49qu'on ne mentionne pas assez
28:51parce qu'effectivement,
28:51c'est plus visuel
28:52de voir des bateaux,
28:53des soldats.
28:55La troisième raison,
28:56c'est qu'une partie
28:56très importante
28:57de la dette publique
28:59et privée américaine
28:59est détenue
29:00par des institutions
29:02ou des particuliers européens
29:03et un certain
29:05d'établissements
29:06bancaires,
29:06structurants,
29:07ont commencé à expliquer
29:08qu'ils n'achèteraient plus
29:09de la dette américaine
29:11et donc là,
29:12ça fait reculer
29:13quand Wall Street tous,
29:15c'est l'ensemble
29:16de l'Amérique
29:16qui attrape froid
29:17et d'ailleurs,
29:18l'Amérique a bien froid
29:19en ce moment.
29:20Que représente la France
29:22aujourd'hui
29:22au sein de l'Union Européenne ?
29:25Comment nos partenaires
29:27européens
29:27nous considèrent-ils ?
29:28Comment regardent-ils
29:29par exemple
29:30la sclérose politique
29:31provoquée
29:32par la dissolution
29:33de l'Assemblée Nationale
29:34et ses législatives
29:36qui ont suivi
29:37qui n'ont pas permis
29:37l'émergence
29:38d'une majorité claire ?
29:39Alors, quand je me regarde,
29:41je me désole,
29:41mais quand je me compare,
29:42je me console.
29:42Donc, il faut aussi
29:43qu'on se console.
29:44Les systèmes politiques
29:45bloqués en Europe,
29:46il y en a plein,
29:47et des systèmes parlementaires,
29:49il n'y a quasiment
29:49que des systèmes parlementaires.
29:51On est les seuls
29:52à avoir cette monarchie républicaine.
29:54Donc, ils ont été,
29:56comment dire,
29:56abasourdis
29:57de constater
29:58que la France
29:58rentrait dans l'instabilité politique
30:00parce que les institutions
30:01de la Ve République
30:02qui sont très fortes,
30:04finalement,
30:04leur avaient laissé dire
30:06que cette crise politique
30:09n'était pas possible
30:09en France.
30:10La deuxième chose,
30:11pardon,
30:12structurellement,
30:12et là,
30:13c'est plutôt côté moins,
30:14mais il y a un côté plus
30:15à la fin,
30:16il y a une belle histoire,
30:17c'est l'affaiblissement économique,
30:20l'appauvrissement de la France.
30:22On vient de traverser
30:23une semaine
30:23où la France
30:23se retrouve
30:24dans un PIB
30:26dont de la richesse
30:26par habitant
30:27moindre que l'Italie.
30:28C'est la première fois.
30:30Et dans la même semaine,
30:31on vient de découvrir
30:31que la France,
30:32le PIB par habitant
30:34moyen en France
30:35est plus faible
30:35que le PIB moyen
30:37dans l'Union Européenne.
30:39Alors vous allez dire
30:39ça y est,
30:40c'est fini pour nous.
30:40Et ça fait trois ans
30:41de suite,
30:41je crois que ça fait
30:42trois ans que ça dit.
30:43Donc tout ça,
30:44il y a un affaiblissement français.
30:46Mais dès qu'on parle
30:48de la paix ou de la guerre,
30:50dès qu'on parle
30:50de la souveraineté,
30:51tout d'un coup,
30:52on regarde,
30:53parfois avec crainte,
30:55mais avec beaucoup d'écoute
30:56maintenant,
30:57les Français.
30:58Et l'héritage gaullien
30:59dans tous les domaines...
31:00Parce qu'on est une puissance nucléaire ?
31:01Évidemment,
31:02évidemment.
31:03La France maîtrise
31:04la souveraineté
31:05depuis l'espace,
31:07Eutelsat,
31:08la seule constellation
31:09de satellites
31:09digne de ce nom
31:11face à celle
31:12de M. Musk,
31:13c'est une constellation
31:14française.
31:16Les lanceurs,
31:17les satellites,
31:18jusqu'à la Terre,
31:20l'armement,
31:21les avions de combat,
31:23les sous-marins nucléaires,
31:25tout ça construit
31:25un continuum
31:26de sécurité
31:27avec à l'appui
31:28une politique étrangère
31:30qui a toujours été
31:31finalement
31:32assez singulière
31:33et qui laisse
31:34comme possibilité
31:36à tous les Européens
31:38qui ont subi
31:38le fait
31:39d'être une colonie
31:40américaine,
31:41je pense notamment
31:42à l'Allemagne
31:43de l'Ouest,
31:44comme on disait,
31:44l'Allemagne réunifiée,
31:45qui en fait
31:46est une colonie américaine,
31:48ça leur donne à voir
31:49un autre récit
31:51qui est une Europe
31:52qui deviendrait
31:53non plus une Europe
31:54du marché,
31:54mais une Europe puissance
31:55avec les moyens
31:56de sa puissance.
31:57Et en cela,
31:58les Français ont
31:58un message
31:59extrêmement fort
32:00et je crois
32:01respecter,
32:02je ne sais pas,
32:02respecter,
32:03craint,
32:04parfois nous en subissons
32:06des sarcasmes,
32:07mais la poutre
32:10qu'ils ont en face
32:11de leurs yeux,
32:11c'est que la souveraineté
32:12européenne passera
32:13par la France.
32:14Et vous saluez
32:15la clairvoyance
32:16du général de Gaulle.
32:17Ah ben totalement.
32:18Totalement,
32:18même sur le plan industriel,
32:19je suis la commission
32:20des transports,
32:21le plus gros avionneur
32:22mondial,
32:24c'est Airbus
32:25et c'est la coopération
32:26intergouvernementale
32:27et Airbus
32:29comme Ariane
32:31sont vécues
32:32d'abord,
32:32même si c'est
32:32des entreprises
32:33franco-allemandes
32:34depuis Bruxelles
32:35comme des entreprises
32:35françaises.
32:37La prochaine élection
32:38présidentielle
32:38approche à grands pas
32:39en France,
32:39ce sera dans
32:40à peu près 15 mois.
32:43Traditionnellement,
32:43les sujets
32:44de politique internationale
32:45n'occupent qu'une place
32:47très marginale
32:48dans le débat présidentiel.
32:50Est-ce que vous pensez
32:50qu'il va en être
32:51autrement cette fois-ci
32:52compte tenu
32:52de tous ces foyers
32:54de tension ?
32:55C'est une très bonne question
32:57parce que moi
32:57quand je suis devenu
32:58il y a un an et demi
32:59député européen
33:00et que j'allais à Bruxelles,
33:01il y avait déjà quand même
33:02cette ambiance de guerre
33:04qui monte,
33:04ne serait-ce qu'avec
33:05la guerre russo-ukrainienne.
33:07Et en réalité,
33:07la guerre est partout.
33:08Et quand je rentrais à Paris
33:09et que je voyais
33:09la une du 20h,
33:11parfois on pouvait faire
33:1230 minutes
33:12alors qu'il y avait
33:13un pays qui se faisait
33:14agresser,
33:15alors que les menaces hybrides
33:18sont partout,
33:18alors que la violation
33:20de l'espace européen
33:21par les avions russes
33:22était partout,
33:22on pouvait faire
33:243 jours de journal
33:24du 20h sur la neige,
33:25vous voyez ?
33:26Donc il y a à Paris
33:27pendant très longtemps,
33:28est-ce encore le cas
33:29aujourd'hui ?
33:30Je ne sais pas,
33:30un déni extraordinaire
33:32par rapport à la situation
33:33du monde
33:33et au risque.
33:35Moi ce que je veux dire
33:36à vos auditeurs ici,
33:37c'est que nous sommes
33:38déjà en guerre,
33:39je ne veux pas faire du Macron,
33:40ce n'est pas pour faire peur,
33:41mais nous sommes déjà
33:43dans un continuum de guerre.
33:45Il y a la guerre
33:46qui est menée,
33:47c'est la guerre entre
33:48la Russie et l'Ukraine
33:48qui ne cesse pas
33:50de ne pas en finir.
33:50Il y a bien sûr
33:51les tentatives de guerre,
33:52mais derrière,
33:53dans le stade juste en dessous,
33:55contrairement à l'époque
33:55où nous connaissions
33:56la guerre froide,
33:57il y a la guerre hybride.
33:58En 5 ans,
33:5974% d'augmentation
34:02des attaques hybrides
34:03sur tous les secteurs,
34:04transport,
34:06hôpitaux,
34:06infrastructures stratégiques.
34:08Il y a la guerre
34:09informationnelle
34:10qui est tous les jours
34:11sur les réseaux sociaux.
34:12Vous êtes à RFI,
34:13vous savez à quel point
34:14par exemple les Russes
34:15l'ont menée en Afrique
34:16et aujourd'hui
34:18on peut se payer
34:18comme ça a failli être le cas
34:20en Roumanie,
34:21une élection
34:22sur étagère
34:23avec les usines
34:24à bottes russes
34:25qui vous lancent
34:25un candidat
34:26au mépris
34:27des démocraties européennes.
34:30Est-ce que vous croyez
34:30que le rapport
34:31à Donald Trump,
34:32le positionnement
34:33par rapport au trumpisme
34:35sera un marqueur
34:36dans cette présidentielle ?
34:37Tout à fait.
34:38Et je vous dis
34:38une phrase très forte
34:39quand même
34:39à laquelle j'ai réfléchi
34:40parce que maintenant
34:41l'extrême droite
34:42s'échappe de son trumpisme.
34:44Mais enfin quand même.
34:44Il n'y a pas besoin
34:46d'être grand clair
34:47pour comprendre
34:47que quand vous avez
34:48une politique de chasse
34:49aux immigrés
34:50en tête de gondole
34:52de votre programme
34:53une xénophobie
34:54et bien il faut se poser
34:56sérieusement la question
34:57en cas d'accession
34:58de l'extrême droite
34:59française au pouvoir
35:00qui sera le ICE
35:02français et européen ?
35:04La police de l'immigration.
35:05Bien sûr.
35:05Et quel sera
35:06le Minneapolis français ?
35:08Est-ce que c'est à Marseille
35:09qu'on chassera les migrants
35:11et qu'il y aura des morts
35:12parce qu'ils passent
35:12en voiture à Grenoble ?
35:14Je ne sais pas moi.
35:15Mais enfin
35:16c'est la même
35:17philosophie politique
35:18qui imprime
35:19les extrêmes droites
35:20françaises.
35:21M. Zemmour
35:22Mme Marion Maréchal
35:24qui d'ailleurs disait
35:25que c'était des dégâts collatéraux
35:26elle a encore défendu l'ICE
35:28pas plus tard
35:29que cette semaine.
35:30Donc voter
35:31Bardella demain
35:32voter Marine Le Pen
35:33demain
35:34bah oui c'est voter Trump
35:35c'est voter l'ICE
35:36et c'est voter le chaos
35:38dans le pays
35:38et on en a le résultat
35:39aujourd'hui aux Etats-Unis
35:40dans cette démocratie
35:41si ancrée
35:43avec la déclaration
35:45de droit américaine
35:45qui découle directement
35:47de la nôtre
35:47qu'on n'aurait pas pu croire
35:48un seul instant
35:49que cette espèce
35:50de dérive fasciste
35:51de ceux qui ont
35:53finalement essayé
35:54de prendre le capitole
35:55par la force
35:55nous ferait basculer
35:58ce pays
35:58dans ce chaos-là.
35:59Un tout petit mot
36:00sur ce qui se passe
36:01dans la marmite
36:01quand on lève le couvercle
36:03on voit que
36:04la gauche est divisée
36:06sur la stratégie
36:06pour 2027
36:08on voit aussi
36:09et c'est pas nouveau
36:10que les ambitions individuelles
36:12apparaissent
36:12qu'elles peuvent être fortes
36:14pour vous
36:15quelle pourrait être
36:16la stratégie gagnante
36:17et est-ce que ça peut se faire
36:19au prix
36:19d'une nouvelle alliance
36:22avec LFI
36:23dont on sait qu'a priori
36:24vous n'y êtes pas très favorable.
36:26Ça ne peut pas se faire
36:27avec une nouvelle alliance
36:28avec LFI
36:28non pas simplement
36:29parce qu'ils sont radicaux
36:30ou plus radicaux que moi
36:31parce que c'est respectable
36:32mais parce qu'en réalité
36:33ils sont sortis
36:34des radars de la gauche
36:35c'est-à-dire que
36:36quand vous mettez
36:36l'essentialisation
36:37ils ne sont pas sortis
36:37des radars de la république
36:39c'est pas ce que vous dites
36:39de la gauche en tout cas
36:40non mais parce qu'aujourd'hui
36:41certains n'hésitent pas
36:42à dire qu'ils ne sont plus
36:43dans l'arc républicain
36:44vous n'êtes pas cela
36:44je ne sais pas très bien
36:45ce que ça veut dire
36:45moi je vais vous dire
36:46pourquoi je dis
36:46qu'ils sont sortis
36:47dans les radars de la gauche
36:47la gauche elle est universaliste
36:49et antiraciste
36:50elle ne discrimine pas
36:51les personnes
36:52en fonction de leurs origines
36:53et donc à partir
36:54après le 7 octobre
36:56désigner des personnes
36:57par le fait
36:59de leur confession
36:59comme réputée solidaire
37:01d'une politique
37:02d'un état
37:03mais enfin
37:03on aurait fait ça
37:05après
37:05vous avez pensé
37:05à ce que disent
37:06Jean-Luc Mélenchon
37:07de Jérôme Gage
37:07par exemple
37:08ou les calembours
37:09de M. Mélenchon
37:11sur la première ministre
37:12El Camp à Tel Aviv
37:13à l'époque
37:14ça faisait des dizaines
37:15toute la gauche confondue
37:16de la plus radicale
37:17à la plus finalement modérée
37:19manifestée dans la rue
37:21contre les calembours
37:22de M. Le Pen
37:22mais c'est du même ordre
37:23donc à un moment donné
37:25la politique française
37:26ne peut pas être structurée
37:28par un antisémitisme
37:30à peine voilé
37:33comme dirait M. Malka
37:35passionnément antisémite
37:36d'un côté
37:37et un rejet
37:39des musulmans
37:40de l'autre
37:40au milieu
37:42il y a la place
37:42pour l'universel
37:43merci
37:44comme ça
37:46j'ai même pas pu répondre
37:47parce que j'ai trop parlé
37:48finalement
37:49sauvé par le gong
37:50non ?
37:51est-ce que vraiment
37:52vous avez une stratégie
37:53pour 2027 ?
37:54si si on en a une
37:55mais vous m'inviteriez
37:56allez-y en 20 secondes
37:58en 20 secondes
37:59la question
37:59c'est celle du deuxième tour
38:00c'est qui gagnera
38:01face à M. Bardella
38:02et le plafond de verre
38:04on l'a vu
38:04de M. Mélenchon
38:05puisque nous en parlions
38:06est extrêmement bas
38:07malheureusement
38:08les français détestent
38:10et ont plus peur
38:11de M. Mélenchon
38:12malheureusement
38:12que de M. Bardella
38:13donc il faut une gauche
38:14de gouvernement
38:15celle qui gagne
38:16la semaine dernière
38:17en Portugal
38:18qui va gagner en Suède
38:19c'est comme ça
38:20que la rivière
38:21reviendra dans son lit
38:22et qu'on s'évitera
38:23la dérive
38:24qu'on vient de dénoncer
38:24à l'instant
38:25merci
38:25merci François Calfond
38:26d'être passé
38:27à l'atelier politique
38:28cette émission
38:28est à retrouver
38:30sur le site internet
38:30de RFI
38:31ou sur l'application
38:32Pure Radio
38:32bonne soirée
38:33à la semaine prochaine
38:34Sous-titrage Société Radio
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