00:00Le début de l'année 2026 s'ouvre sur une séquence sociale particulièrement tendue,
00:06dominée par la crise persistante de l'éducation nationale et ses répercussions politiques.
00:10Grèves, négociations laborieuses et colères des enseignants alimentent un débat public vif
00:15dans lequel le président de la République, Brice Clotaire, Oleg Ingema, s'implique personnellement,
00:20multipliant rencontres et annonces.
00:22Pourtant, face à cette exposition maximale du chef de l'État, un acteur brille par son absence,
00:27l'union démocratique des bâtisseurs.
00:30Parti présidentiel et forces dominantes des institutions.
00:32Un silence qui interroge tant il contraste avec l'urgence sociale
00:36et l'intensité des attaques politiques dirigées contre le pouvoir.
00:40Alors que les militants attendent un soutien politique structuré,
00:42l'UDB semble se retrancher dans une réserve incompréhensible.
00:46Aucun communiqué d'envergure, aucune sortie médiatique coordonnée
00:49pour défendre les choix gouvernementaux ou contextualiser l'action présidentielle
00:53dans la gestion de la crise actuelle.
00:55Le parti n'a pas non plus mis en valeur les efforts engagés par le chef de l'État
00:59auprès des syndicats de l'éducation et de la santé,
01:02laissant ainsi de terrain du débat à une opposition particulièrement offensive.
01:06Cette posture fragilise le président, exposé seul aux critiques,
01:10et révèle un déficit manifeste de stratégie politique et communicationnelle
01:13au sein du parti censé être son premier rempart.
01:16Ce mutisme questionne profondément la capacité de l'UDB à assumer son rôle de parti dominant.
01:23Présent à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les collectivités locales,
01:26il dispose pourtant de relais suffisants pour occuper l'espace public
01:30et structurer un discours de soutien,
01:32alors même que des organes de presse restent disposés à recevoir dans leur colonne
01:36des contre-arguments à la prédominance de la critique des oppositions.
01:39À défaut d'une mobilisation collective,
01:41en assistent à une personnalisation excessive de la gestion de crise
01:44où le chef de l'État apparaît en première ligne, sans protection politique.
01:48Cette situation est d'autant plus paradoxale que nombre de responsables et d'élus de l'UDB
01:52doivent leur ascension politique à cette dynamique présidentielle,
01:55sans pour autant se montrer solidaire lorsque la contestation s'intensifie.
01:59À l'inverse, certains partis ont su exploiter ce vide,
02:02à l'instar du Parti démocratique gabonais qui s'est positionné clairement sur la crise éducative.
02:07Sa secrétaire générale, Angélique Ngoma, a publiquement défendu l'action de Camélian Tuntum Leclerc,
02:13ministre de l'Éducation nationale et cadre du Parti,
02:16affichant une cohérence et une discipline politique que l'UDB peine à démontrer.
02:20Cette attitude tranche avec celle du Parti présidentiel
02:23et renforce l'image d'une opposition plus audible,
02:26voire plus structurée sur les enjeux sociaux majeurs.
02:29Dans ce contexte, les critiques se multiplient sans véritable contradiction
02:32de Alain-Claude Bilibinze à Mike Jogtan, en passant par Benoît Mutinzamba ou Jean-Rémi Yama.
02:38Les voix opposées au pouvoir occupent l'espace médiatique
02:40et contestent ouvertement la gestion des crises sociales par le chef de l'État.
02:44Face à cette offensive, l'UDB reste étrangement invisible,
02:48laissant s'installer un déséquilibre du débat public.
02:51Ce silence, loin d'être neutre,
02:53nourrit l'idée d'un parti dépassé par les enjeux,
02:55incapable de protéger politiquement son leader
02:57et de défendre un projet collectif à la hauteur des attentes sociales.
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