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La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Amélie de Montchalin.
00:04Bonjour Madame la Ministre.
00:05Bonjour.
00:05Ministre de l'Action et des Comptes Publics, Ministre du Budget.
00:09On va parler beaucoup de budget, pas que, mais beaucoup de gros sous et des comptes publics, des comptes de la France.
00:15Après des mois de tractations infructueuses, la France est sur le point de décrocher un budget.
00:20Après l'adoption par 49.3 de la partie recette, c'est désormais celle des dépenses qui est examinée.
00:24Cet après-midi, l'Assemblée nationale doit se prononcer sur les motions de censure déposées par LFI et le RN.
00:30Même si celles-ci ont peu de chances d'aboutir, faute de soutien du PS et des LR.
00:35Vous diriez que vous êtes fière de ce budget, même si c'est un budget socialiste ?
00:39Alors, ce que je peux vous dire, c'est que vous savez, je suis toujours très attachée à la précision, à la clarté.
00:43Parfois on dit même que je suis cash.
00:45Et je dois vous dire qu'aujourd'hui, nous avons un débat public qui relaie plein de critiques, mais sur un budget qui n'est pas notre budget.
00:53Plein de critiques parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de fake news, il y a beaucoup, beaucoup de fausses informations.
00:56Je vais vous donner quelques-unes, je lis partout dans la presse encore ce week-end.
00:59Que ce budget augmenterait les impôts, que ce budget effraie la poche des entreprises, que ce budget serait très démangeable pour l'économie.
01:07Alors, il y a sûrement des gens qui veulent faire dire des choses au débat, et je vais y revenir.
01:11Mais dans ce budget, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a des économies.
01:14On divise par trois la croissance de la dépense publique.
01:17Donc il y a encore une croissance, mais elle est moindre.
01:21La plus faible observée depuis au moins cinq ans, voire dix ans.
01:26Ça va être l'année, comme en 2025, où l'État fait le plus grand effort de réduction de son fonctionnement depuis 25 ans.
01:32Je le redis, et je le dis vraiment avec force, et je le répéterai aussi longtemps qu'il faut.
01:36Il n'y a aucune hausse d'impôts pour les ménages, il n'y a aucune hausse d'impôts pour les PME de notre pays.
01:41Il y a même une baisse d'impôts pour les entreprises de taille intermédiaire industrielle.
01:45Et donc c'est ça la vérité de ce budget.
01:46Après, pourquoi on a un débat qui nous dit parfois des choses qui sont des mensonges ?
01:52Parce que ce que j'observe, c'est que nous avons eu le RN avec la France Insoumise,
01:58qui ont en fait voté des choses très dommageables au pays.
02:01Je rappelle que le Rassemblement National, contrairement à ce que Jordan Bardella dit sur les plateaux de télé,
02:06a voté main dans la main avec les Insoumis 34 milliards de hausse d'impôts pour les entreprises.
02:11Ces 34 milliards d'euros-là, manifestement, aujourd'hui, c'est un problème pour le RN de les assumer.
02:17Je le comprends d'ailleurs, parce que ça aurait été un problème pour la France de les voir se mettre en œuvre.
02:21Et donc, il y a une espèce d'écran de fumée.
02:23Et plutôt que de laisser un débat se faire sur la vérité du budget,
02:26nous avons maintenant un débat qui s'organise,
02:28parce que je pense qu'au fond, c'est une forme de chantage assez pathétique que fait le RN.
02:33Moi, je vois les députés du Rassemblement National faire une pression sur le terrain
02:37aux députés de la droite républicaine qui s'apprêtent à considérer que ce budget de compromis,
02:42il apporte de la stabilité, il apporte de la visibilité au pays,
02:46qu'évidemment, c'est le budget qui n'est pas celui que la droite républicaine aurait voulu,
02:49mais la droite républicaine, elle avait une boussole.
02:51Elle ne voulait pas de hausse d'impôts, il n'y a pas de hausse d'impôts.
02:53Elle voulait des économies, il y a des économies.
02:55Donc, vous voyez, l'union des droites, dont on entend beaucoup parler,
02:57je pense que ce budget révèle une chose, c'est que le RN n'est pas de droite.
03:01Mais cet accord de non-censure, des socialistes, il vous a bien coûté 3 milliards d'euros supplémentaires.
03:07Alors, vous savez, on peut faire tous les comptes qu'on veut.
03:09Moi, je peux vous donner un exemple.
03:11Les Républicains nous ont demandé de diviser par près de deux
03:13l'effort que nous demandions aux collectivités territoriales.
03:16Ça représente à peu près 3 milliards d'euros.
03:18De dépenses supplémentaires.
03:19De non-économies pour l'État, et donc effectivement de dépenses en plus.
03:22Je vais vous donner un autre exemple.
03:24Quand nous décidons collectivement d'abandonner toute idée de gel du barème de l'impôt sur le revenu,
03:29pour qu'il n'y ait aucun ménage qui voit son impôt augmenter,
03:32ça représente 2 milliards d'euros.
03:34Donc, on peut faire des comptes d'apothicaires,
03:36ou on peut regarder ce qu'a été la vérité.
03:37La vérité, c'est que vous avez des partis de droite républicaine,
03:41de gauche républicaine, le parti socialiste,
03:43qui ont décidé de ne pas se mettre dans la main des extrêmes.
03:46Des extrêmes qui sont dangereux pour notre pays,
03:48des extrêmes qui mentent.
03:50Vraiment, j'utilise ce mot, et vous savez,
03:52je vais toujours essayer d'être précise avec mes mots.
03:54Je parle de mensonge, parce qu'entre ce que Jordan Bardella dit au patron à Roland-Garros,
04:00dit sur les chaînes de télévision,
04:02et ce que les députés du Rassemblement national, il y a un gouffre.
04:06Et ce gouffre, ça s'appelle l'incompétence,
04:08et c'est là-dessus que je pense qu'il faut aujourd'hui faire balai-masque,
04:10plutôt que d'inventer des mensonges sur notre budget,
04:12qui est un budget de stabilité et de compromis,
04:14qui a demandé des concessions, des concessions difficiles,
04:17mais qui a, à mon avis, trois bonnes raisons d'être aujourd'hui validées.
04:20Il réduit le déficit, il le fait moitié par la fiscalité,
04:23moitié par des vraies économies.
04:25– Il est encore extrêmement important, le déficit.
04:26– Il est à 5%, bien sûr.
04:28– Ce qui est énorme.
04:29– Je vous rappelle qu'en 2024, on était à 5,8%.
04:33Donc, vous voyez, moi, mon rôle, ça a été quoi, en 2025 ?
04:36On avait dit 5,4, on a fait 5,4.
04:38Là, on dit 5, on va faire 5, pas par magie,
04:41par méthode, par transparence, on va associer les parlementaires,
04:44on va le faire avec ce qu'on appelle le « quoi qu'il arrive ».
04:46S'il y a des événements extérieurs, on s'adapte.
04:49Bref, on est sérieux.
04:50Et je pense que notre débat aujourd'hui public,
04:52il est abîmé par les fake news,
04:54et par une forme de désinvolture de beaucoup d'acteurs politiques,
04:57qui considèrent qu'on peut raconter n'importe quoi,
04:59et faire oublier qui on est.
05:00Mais le Rassemblement national ne peut pas faire oublier
05:02qu'il a voté 34 milliards de hausses d'impôts avec la France insoumise.
05:05– On a entendu le message que vous vouliez faire passer ce matin.
05:07Parmi les dépenses supplémentaires,
05:08il y a l'augmentation de la prime d'activité.
05:10Une prime pour les gens qui travaillent.
05:12Donc, c'est comme du salaire versé par l'État.
05:15Est-ce que ce n'est pas la quintessence de ce qu'il ne faut plus faire ?
05:18Pourquoi est-ce qu'on n'augmente pas les salaires ?
05:20– Alors, deux choses.
05:21D'abord, la prime d'activité, elle a été pensée
05:23par des hommes et des femmes très engagés
05:26pour que, justement, il y ait toujours un gain au travail.
05:28C'était une belle réforme, je pense.
05:31– Mais pour qu'il y ait un gain au travail,
05:32je suis désolé de vous couper, mais pourquoi on n'augmente pas les salaires ?
05:34– Entre le RSA et le moment où on a deux SMIC de salaire,
05:39s'assurer qu'à tout moment, on gagne plus quand on travaille plus.
05:41– Mais ça, tout le monde est d'accord.
05:42– La réforme qu'on propose, c'est qu'aujourd'hui,
05:46je vais vous donner un cas très précis.
05:47Vous êtes au SMIC, vous travaillez dans une supérette.
05:51Vous avez un regain d'activité.
05:53Votre patron vous demande de travailler trois heures de plus supplémentaires.
05:55pour ce patron, ça fait sur votre feuille de paie 45 euros de plus.
05:59Aujourd'hui, la prime d'activité,
06:00quand vous travaillez trois heures supplémentaires de plus
06:02quand vous êtes au SMIC, vous perdez 30 euros de prime d'activité.
06:05Ça veut dire que quand vous travaillez 45 euros de plus
06:08pour votre patron, à la fin, vous n'avez que 15 euros de plus par mois.
06:11Et donc, les gens, naturellement, n'ont pas envie de travailler plus.
06:13– Mais ça, Madame la Ministre, c'est parce qu'on a inventé une usine à gaz.
06:16– Si on avait un système où on vivait de son travail
06:19avec un salaire qui augmente quand on travaille plus,
06:22je suis désolé, mais il n'y aurait plus ces systèmes alambiqués.
06:25– Un, évidemment qu'il faut qu'on soutienne le travail des actifs.
06:28Deux, dans l'année où nous sommes, 2026, on avait le choix.
06:32Soit on faisait une très grande réforme.
06:34Celle que vous proposez, moi, je la souhaite.
06:35– Je la souhaite, je le dis toujours, et je le dis avec beaucoup de force,
06:38si les actifs de ce pays, si les gens qui voyaient entre 25 et 55 ans
06:42ne s'y retrouvent pas par le travail,
06:43nous n'arriverons pas à ce que notre pays aille bien demain.
06:46Donc, soit on faisait une très grande réforme, que je souhaite,
06:49celle que vous dites, on baisse les charges,
06:51on redonne la capacité d'augmentation des salaires aux entreprises.
06:53– Donc, moins de social, on baisse les charges.
06:55Donc, moins de social pour les Français ?
06:57– En tout cas, on les finance autrement.
06:59Il n'est pas normal qu'aujourd'hui, ce soit le seul travail
07:01qui finance la protection sociale de 70 millions de Français.
07:04Il y a 30 millions d'actifs, 70 millions de Français.
07:07Moi, je pense que toutes les richesses doivent être mises à contribution.
07:09– Donc, il y a 30 millions d'actifs qui font vivre 40 millions de personnes.
07:12– Qui payent leurs dépenses de santé,
07:15mais qui payent aussi les retraites,
07:17qui payent aussi les dépenses de santé des plus âgés,
07:19les dépenses de santé des enfants.
07:20Et donc, qu'on répartisse mieux le financement, ça, c'est essentiel.
07:23Mais voyez, en 2026, c'était quoi le choix avec le Premier ministre ?
07:26Soit on fait croire qu'on va faire une très grande réforme massive
07:30qui demande une légitimité politique,
07:32qui, à mon avis, peut découler d'une présidentielle.
07:34Soit on se dit qu'on a les moyens qu'on a,
07:36et on corrige dès maintenant des éléments qui font qu'aujourd'hui,
07:39le gain au travail n'est pas toujours garanti.
07:42Et voyez-moi, mes valeurs, c'est que, quand on travaille plus,
07:44on doit, à la fin du mois, voir la différence,
07:46et c'est ce que permet cette réforme.
07:48– Des promesses n'ont pas été tenues,
07:50notamment vis-à-vis des grandes entreprises.
07:53Est-ce que vous assumez de les avoir sacrifiées
07:55pour vous maintenir au pouvoir ?
07:56Est-ce que vous assumez de faire porter le coup de la pension ?
07:58– Avec le maintien de la surprime, de la surtaxe ?
08:02– La surtaxe du Barnier, c'est une surtaxe qui a été inventée
08:05par le gouvernement de Michel Barnier,
08:07qui avait été votée pour 2025.
08:09J'ai dit, moi, toute l'année 2025,
08:11que je souhaitais qu'elle soit cessée
08:13et que nous ne la reconduisions pas.
08:15– Elle est maintenue ?
08:16– Aujourd'hui, dans le cadre du compromis,
08:17c'était un des éléments qui permettaient le compromis.
08:19Vous savez, j'ai appelé tous les patrons que je connaisse,
08:22des patrons de petites entreprises, de grandes entreprises,
08:25et je leur ai dit, voilà, on est en train de faire quelque chose
08:27qui n'était pas notre engagement,
08:27qui n'était pas notre souhait, c'est une concession,
08:30mais ça permet le compromis,
08:31ça permet aussi de financer les dépenses de la défense,
08:34parce que je vous rappelle qu'on met plus de 7 milliards d'euros
08:35dans la défense en 2026.
08:37La surtaxe Barnier, elle rapporte à peu près 7 milliards d'euros en 2026,
08:42et je leur ai dit, voilà, c'est le prix du compromis,
08:44ce qui permet de la stabilité, ce qui permet aux pays d'avancer,
08:46vu le monde qui est autour de nous.
08:48Je vous appelle, je vous le dis avec honnêteté,
08:50c'est évidemment une concession difficile,
08:51y compris pour ma famille politique, y compris pour moi-même,
08:54mais ça me paraît être un des éléments du compromis.
08:56Les patrons que j'ai eus en ligne, ils ne m'ont pas dit bravo,
08:59ils m'ont dit, on comprend,
09:01et il est utile pour le pays qu'on puisse aussi préparer
09:04une année où nous ne sommes pas la risée du monde.
09:07Entre le Groenland,
09:08les éléments de souveraineté européenne,
09:10l'Ukraine, la France doit avoir un budget.
09:12Et l'élément de patriotisme,
09:14et je veux le dire aussi ici,
09:15que ces entreprises nous permettent d'avoir,
09:17en finançant notre défense,
09:18c'est un élément aussi pour lequel on doit aussi les remercier
09:21pour l'effort que ça contribue,
09:23l'effort qu'elles font,
09:24et ce que ça permet pour notre pays.
09:25Il y a la baisse de la CVAE qui a aussi été abandonnée.
09:28Il y a eu un choix,
09:30parce qu'il y avait soit une petite augmentation des charges de travail,
09:33et une baisse de CVAE,
09:35soit l'un ni l'autre.
09:36Le choix là aussi, ça a été la stabilité,
09:37c'est-à-dire,
09:38on ne va pas augmenter les charges de travail,
09:40mais c'est vrai que du coup,
09:40on ne pourra pas baisser les impôts.
09:42Moi, j'ai préféré, vous voyez,
09:43qu'on ait de la stabilité,
09:45qu'aucune entreprise en 2026 ne paye ni sur les charges de travail,
09:49ni sur la fiscalité,
09:50plus d'impôts, plus de charges.
09:52C'est vrai qu'on aimerait faire des réformes,
09:53et je vous le dis,
09:54moi je m'engagerais évidemment,
09:56dès que je pourrais,
09:57pour que ces impôts de production,
09:58notamment cette taxe qu'on appelle la CVAE,
10:01puissent baisser.
10:02Mais à un moment donné,
10:03entre tout bloquer,
10:04ne pas avoir de budget,
10:05ou alors nous lancer,
10:07comme le Rassemblement National nous l'a montré,
10:09dans des grandes aventures,
10:10avec des choses qui ne fonctionnent pas,
10:11ces fameux 34 milliards de hausses d'impôts,
10:13ou alors dire,
10:14bon, au fond ce qu'il faut peut-être mieux,
10:15c'est assurer la stabilité,
10:17garder ce qu'on a,
10:18se dire qu'il y aura des grands débats politiques en 2027,
10:21que je veux, moi,
10:22qu'ils se tiennent dans une forme de clarté,
10:23parce que si on dit n'importe quoi,
10:25on fera croire n'importe quoi,
10:26et bizarrement après,
10:26il ne se passera rien du tout.
10:28Et donc,
10:29le choix qu'on a fait à nouveau,
10:30je le dis,
10:30c'est la stabilité.
10:31Le monde autour de nous est très instable.
10:34Nous avons une immense responsabilité,
10:35nous Français,
10:36dans l'ordre géopolitique.
10:38Le président de la République,
10:39on le voit,
10:40se bat pour notre souveraineté.
10:41Il fallait un budget à notre pays,
10:44stabilité,
10:45et je le dis,
10:46on a préféré la stabilité à l'aventure,
10:48et je pense que les Français peuvent le comprendre,
10:49c'est dans leur intérêt,
10:50qu'il soit un ménage,
10:52un chef d'entreprise petite ou moyenne,
10:54je pense qu'on fait mieux comme ça.
10:56Amélie de Montchalin,
10:57ministre de l'Action et des Comptes Publics,
10:58invitée de la grande interview CNews Europe 1.
11:01Vous avez certainement lu l'interview
11:03dans le JDD dimanche dernier
11:05du président de la CPME,
11:06Amir Reza Tofighi,
11:07qui a déclaré
11:08« Nous sommes en train de léguer à nos enfants
11:10et nos petits-enfants
11:11une dette qu'ils devront rembourser,
11:12et non pas pour des investissements faits pour eux,
11:14mais pour financer notre mode de vie actuel,
11:17faute d'avoir pris des décisions courageuses. »
11:19Qu'est-ce que vous lui dites ce matin ?
11:21Amir Reza Tofighi,
11:22c'est l'un des patrons,
11:22vous voyez,
11:23que j'ai eu au téléphone il y a quelques temps,
11:24pour lui dire
11:25« Voilà les choix qu'on fait pour les TPE-PME,
11:27zéro changement, stabilité. »
11:29Oui, effectivement,
11:30le déficit est trop grand.
11:31La discussion qu'on a avec Amir Reza Tofighi,
11:33qui à mon avis est essentielle,
11:35c'est ce que je vous dis sur les actifs.
11:36Comment, dans les prochains mois,
11:38nous assumons avec courage,
11:40non pas de lancer une guerre des générations,
11:42mais de faire en sorte que notre modèle social,
11:44notre modèle fiscal,
11:45que les actifs s'y retrouvent.
11:47Les actifs, c'est qui ?
11:48C'est les gens qui ont entre 25 et 55 ans,
11:50qui ont à la fois des enfants
11:51qui doivent lancer dans la vie,
11:53des parents qui, parfois,
11:54arrivent à l'âge de la dépendance
11:55et ont des soucis de santé,
11:57ont des coûts, des charges.
11:59C'est la génération qui paye le plus d'impôts.
12:01Comment on refait, au fond,
12:02son nation,
12:03quel que soit son niveau de revenu,
12:04mais qu'on redonne confiance
12:06dans notre capacité d'avancer
12:08et surtout de donner du travail qui paye
12:10un avenir à cette génération ?
12:12Amir Reza Tofighi,
12:13il est très, très motivé par cette question
12:16parce que c'est aussi la question
12:17des chefs d'entreprise.
12:18Pourquoi on crée une TPE ?
12:19Pourquoi on crée une PME ?
12:20Si vous n'avez pas d'avenir,
12:22si vous sentez que le pays périclite,
12:23vous ne vous lancez pas.
12:24Donc, ces débats-là sont essentiels.
12:26Et il dit une deuxième chose,
12:27il faut que nous baissions le déficit.
12:29Pas parce qu'on est des comptables,
12:30mais parce que c'est la clé de la souveraineté,
12:32c'est la clé de la puissance.
12:34Plus on dépendra de notre dette,
12:35plus on dépendra de nos financeurs
12:37et plus on dépendra de nos financeurs,
12:39plus on s'affaiblira.
12:40C'est ça le combat
12:40que je crois que beaucoup d'entre nous avons
12:42et je pense que c'est un sujet
12:44qui restera majeur.
12:45On a déjà fait un grand pas,
12:47baissé de 5,8 à 5,4,
12:50à 5 %
12:51et on va continuer.
12:53Et c'est effectivement un sujet
12:54qui doit nous réunir
12:55et pas en faire un sujet
12:56de polémique collective.
12:57Ça passera par quoi
12:58cette remontada de la France
13:01avec vous
13:02et puis ensuite en 2027
13:04avec un autre président de la République ?
13:06Ça passera par des Français
13:07qui travaillent plus ?
13:08Est-ce qu'on travaille assez en France ?
13:10Je parle sur un an,
13:12sur une carrière ?
13:13Déjà, il faut que le travail paye plus.
13:15Je pense qu'on a un sujet
13:15de financement du modèle social.
13:17Il n'y a pas un seul invité
13:19de la grande interview.
13:20C'est nous qui ne dit pas ça.
13:21Mais ce qu'il faut,
13:22c'est que si on veut baisser
13:23les charges de notre travail,
13:25il faut qu'on répartisse autrement
13:27notre modèle de financement social.
13:28Et ça, c'est une très grande réforme.
13:30Ça veut dire qu'il y a peut-être
13:31des éléments ou des générations
13:32qui contribueront un peu plus
13:34demain qu'aujourd'hui.
13:35La deuxième chose,
13:35d'abord, le mandat du président
13:36de la République n'est pas terminé.
13:38On a encore 18 mois devant nous.
13:39Et vous voyez,
13:40par ce budget 2026,
13:41on fait des choses utiles.
13:43La correction de la prime d'activité,
13:44je le redis,
13:45elle va redonner très concrètement
13:46à partir de ce printemps
13:48du gain au travail
13:49à des Français aujourd'hui
13:50que ça démoralise.
13:52Et je comprends
13:52que ça les démoralise.
13:53Et puis enfin,
13:54je pense que pour 2027,
13:55la clé, c'est le rassemblement.
13:57Si chacun, vous voyez,
13:58part avec sa petite idée,
13:59toute bonne peut-être individuellement,
14:01mais que chacun se bat
14:02dans ce que j'appelle
14:03l'arc républicain
14:04pour trouver des solutions,
14:06pour moi, la clé,
14:06c'est le rassemblement.
14:07C'est aussi comment on va faire.
14:09Il va de loin où
14:09tient l'arc républicain avec vous ?
14:11À mon avis,
14:12vous voyez ce qu'on a essayé
14:13de faire aussi
14:14avec le compromis sur le budget,
14:15qu'on soit aujourd'hui
14:16de la gauche républicaine,
14:17très clair avec nos valeurs,
14:19jusque aux républicains,
14:21très clair aussi avec nos valeurs,
14:22si on n'est pas capable,
14:23comme le dit Gérald Darmanin,
14:24vous voyez, ce week-end,
14:26si on n'est pas capable
14:26de faire rassemblement.
14:27Donc, le rassemblement national
14:28n'est pas dans l'arc républicain
14:29pour vous ?
14:29Ce que j'appelle l'arc républicain,
14:30c'est ceux qui,
14:31on le voit dans ce budget,
14:32ont cherché à trouver des solutions
14:33plutôt qu'à chercher des élections.
14:35Le rassemblement national
14:36n'a eu qu'un seul objectif
14:37pendant tout le débat budgétaire,
14:39une dissolution.
14:41Mais moi, je pense que là,
14:42la vie qui est la nôtre,
14:43l'élection qui arrive...
14:44Le RN fait de la politique,
14:44vous aussi.
14:45Mais moi, je fais de la politique
14:46aujourd'hui,
14:47et c'est l'engagement
14:47du Premier ministre,
14:48vous voyez, depuis quelques mois,
14:49c'est que nous nous détachions
14:50des échelances électorales,
14:52que nous travaillions
14:52pour les Français en 2026,
14:54que nous laissions ce débat
14:55tout à fait légitime
14:56de présidentielle se faire,
14:58mais pas au prix
14:58d'un blocage du pays.
14:59Et donc, pour moi,
15:00la clé de 2027,
15:01c'est aussi comment
15:02on trouve des majorités,
15:03comment on se met d'accord.
15:04Vous savez,
15:04le président de la République,
15:05il a été élu et réélu
15:07par une idée de dépassement,
15:09qu'on n'avait pas raison tout seul,
15:10et que, justement,
15:11élargir la manière de gouverner...
15:14C'est pour ça, d'ailleurs,
15:14que j'appelle
15:14à une primaire ouverte,
15:16parce que si on a
15:17dix candidats
15:18qui disent des choses
15:19au fond assez similaires,
15:21mais qui se battent entre eux,
15:22à la fin,
15:22on fera gagner les extrêmes,
15:23et ceux qui mènent dans la main,
15:24je le redis,
15:24ont voté 34 milliards
15:25de hausses d'impôts
15:26sur les entreprises.
15:27Ce n'est pas bon pour le pays,
15:28et ce n'est pas ce que je souhaite.
15:29Alors, justement,
15:30à propos de 2027,
15:31Amélie de Monchal,
15:32ministre de l'Action
15:33et des Comptes Publics,
15:34ministre du Budget,
15:36ce soir se tiendra
15:36le grand meeting
15:37de Gabriel Attal,
15:38qui souhaite rebaptiser
15:39le parti Renaissance
15:40après les municipales
15:42et l'appeler Nouvelle République.
15:43D'ailleurs,
15:43la Nouvelle République,
15:44le journal ronchonne,
15:45parce qu'il dit
15:45la Nouvelle République,
15:46c'est nous,
15:47ils disent qu'ils n'ont pas
15:47été consultés.
15:48Bon, ça vous fait sourire ?
15:51Non, mais ce qui me fait sourire,
15:52c'est qu'on a un débat
15:53sur le nom.
15:54C'est quoi notre sujet
15:55pour préparer 2027 ?
15:56C'est un débat sur le nom.
15:57Ce n'est pas de savoir
15:57quel est le nom du parti.
15:59Le débat, c'est
16:00le monde a changé.
16:01Il a changé beaucoup
16:02entre 2017 et 2022.
16:03Il y a des nouveaux défis.
16:05On le voit d'ailleurs.
16:06Le monde géopolitique
16:07n'a plus rien à voir.
16:09Et que donc,
16:09on est un parti politique
16:10qui pose des questions,
16:12qui associe plus largement
16:13que les sachants politiques
16:15et que le microcosme politique,
16:16ça me semble être
16:17une très bonne idée,
16:18une très bonne nouvelle.
16:19Vous appelez
16:19à une primaire
16:20du centre et de la droite ?
16:21Moi, je dis qu'il faut
16:22une primaire ouverte.
16:23Vous y participeriez ?
16:24Non, je l'ai dit,
16:26si je suis dans ce gouvernement
16:27avec Sébastien Lecornu,
16:28c'est parce que je ne suis
16:28candidate à rien d'autre
16:29que d'agir pour 2026.
16:30Donc, vous ne vous présenterez
16:32pas la primaire ?
16:32En revanche,
16:33ce qui est pour moi
16:33très important.
16:34Vous ne vous présenteriez pas
16:35la primaire ?
16:35Non, je ne vous présenterai
16:36pas la primaire.
16:37Mais ce qui est très important,
16:38c'est qu'on ait une manière
16:39aussi d'arriver unis
16:40et qui incarne ce rassemblement.
16:43Le poison, vous savez,
16:44en politique,
16:45c'est la division.
16:46Parce que quand on est divisé,
16:47d'abord, plus personne
16:48ne comprend à ce qu'on dit
16:48et deuxièmement,
16:49à la fin,
16:49il n'y a pas de projet
16:51qui puisse être mis en oeuvre.
16:52Avoir raison tout seul
16:53et ce budget l'a montré.
16:55Tous ceux qui ont voulu
16:56avoir raison tout seul
16:56n'ont pas ensuite pu peser,
16:59n'ont pas pu mettre au fond
17:03c'est d'avoir une primaire
17:04la plus large possible,
17:05qu'on choisisse un mode
17:06de départage,
17:06qu'on s'unisse
17:07et qu'on présente aux Français
17:09un projet qui soit
17:09à la fois clair,
17:10mais un projet de rassemblement,
17:12de dépassement.
17:13Parce qu'à nouveau,
17:14si on pense qu'il y a
17:14d'un côté chaque petite faction
17:16de droite, de gauche
17:17et c'est que ça la bataille,
17:18on n'a pas compris.
17:18Vous voulez continuer
17:19dans le en même temps ?
17:20Non.
17:20Comme ce budget-là
17:21où vous avez cédé un peu au PS,
17:23un peu au ALR ?
17:23Je pense que le en même temps
17:24a été très caricaturé.
17:25Gérald Darmanin,
17:26on ne peut pas se dire
17:26qu'il ne soit pas clair
17:27dans son expression,
17:29mais on est un certain nombre
17:30de notre famille politique,
17:31de cette génération
17:32que le président de la République
17:32a pu faire émerger,
17:34à considérer que 2027,
17:36ça ne se gagnera pas
17:36sur juste un projet,
17:39ça se gagnera sur un projet
17:40et une méthode de gouvernement,
17:41une méthode d'élargissement,
17:43une méthode de rassemblement.
17:44Parce que les Français,
17:45ils attendent ça aussi de nous.
17:46Je pense qu'ils ont marre,
17:47vous voyez,
17:48de voir qu'on prend
17:48des mois et des mois
17:49à faire un budget
17:50et ils ont marre
17:51de voir des guerres
17:51picro-collines
17:52alors que ce qu'ils veulent,
17:53c'est un cap pour le pays
17:54et on veut, à mon avis,
17:56des actifs,
17:57la génération
17:58qui aujourd'hui porte le pays
18:00s'y retrouve,
18:01est un avenir
18:02et des perspectives.
18:03Amélie de Montchalin,
18:04selon l'INSEE,
18:05j'ai lu ça ce matin
18:05dans les échos,
18:06les Français sont désormais
18:08moins riches
18:09que la moyenne européenne.
18:10J'imagine que vous avez lu ça.
18:11Je trouve que c'est très triste.
18:13Comment vous l'expliquez
18:14et est-ce que ça vous a tristes
18:16que les Français s'appauvrissent ?
18:17Ce qui est sûr,
18:18c'est que notre appauvrissement,
18:20c'est aussi parfois
18:20le renoncement
18:21à faire des réformes utiles.
18:22C'est le PIB par habitant.
18:24Le PIB par habitant,
18:25ça nous dit quoi ?
18:25Ça veut dire qu'il faut
18:26qu'on réinvestisse
18:26dans notre industrie
18:27parce que ce qui crée du PIB,
18:29c'est l'industrie.
18:30Ça veut dire qu'on doit
18:31continuer à investir
18:32pour notre innovation,
18:33notre recherche,
18:34pour continuer à avoir un PIB
18:35qui soit celui d'un PIB
18:36à la pointe des technologies.
18:38Vous savez aussi,
18:39peut-être que vous avez vu
18:39dans les échos,
18:40je crois que c'était hier,
18:41on est le premier pays au monde
18:42actuellement en termes d'investissement
18:44dans les data centers.
18:45Pourquoi ?
18:45Parce qu'on a de l'énergie
18:46pas trop chère,
18:49continue,
18:49ça s'appelle le nucléaire.
18:50Grâce au nucléaire.
18:51Et donc ça,
18:51c'est une très bonne nouvelle
18:52parce que ça veut dire aussi
18:52que la France n'a pas perdu
18:54d'avance les batailles.
18:55Nous sommes le premier pays
18:56en pointe sur l'industrie
18:57du quantique.
18:58Vous voyez,
18:58moi ce n'est pas juste
18:59des professeurs tournesols.
19:02C'est aussi comment
19:02cette industrie,
19:03cette innovation,
19:04cette recherche,
19:05cette énergie,
19:06pas chère au fond,
19:07ce choix stratégique
19:09de nos anciens
19:10nous permet aujourd'hui
19:11aussi de peser
19:12et donc d'enrichir
19:13et notre pays
19:14et les Français.
19:14Et pour l'instant,
19:15la tendance est à la baisse.
19:16Les Français s'appauvrissent
19:17par rapport à leurs voisins européens.
19:18C'est pour ça que
19:19ce que je vous dis à mon avis
19:20doit pouvoir nous réunir
19:21et vous voyez à mon avis
19:21ça nous rassemble
19:22au-delà des petites chapelles
19:24et ça doit à mon avis
19:25être le cœur du projet 2027.
19:26Amélie de Montchalin,
19:27vous parliez tout à l'heure
19:28de Gérald Darmanin,
19:29votre collègue de la justice.
19:30Il veut suspendre l'immigration
19:31pour deux ou trois ans.
19:32Vous trouvez que c'est une bonne idée ?
19:34Il faut aussi toujours
19:34qu'on regarde ce que ça veut dire.
19:36Mais vous ne dites pas non ?
19:37Mais l'immigration de travail,
19:38évidemment on en a besoin.
19:39L'immigration...
19:40Alors lui dit qu'on n'en a pas besoin
19:41puisqu'il y a déjà
19:42500 000 étrangers
19:44au chômage en France.
19:45On sait aujourd'hui
19:46qu'on a besoin d'avoir
19:47une masse de production,
19:50on a besoin d'avoir
19:51des hommes et des femmes
19:52prêts à travailler.
19:52Et pourquoi ne pas mettre au travail
19:53des personnes
19:54qui sont déjà sur le territoire ?
19:55Ensuite, il y a les enjeux
19:56de rapprochement familial,
19:58mais ensuite qu'on puisse
19:59mieux réguler,
20:01qu'on puisse comme au Canada
20:02avoir des règles connues,
20:03qu'on puisse décider collectivement
20:05et faire de ce sujet
20:06moins un sujet de polémique,
20:08mais un sujet de politique publique
20:09assumée,
20:10je pense que c'était une bonne idée
20:11effectivement d'y travailler.
20:12Amélie de Montchalin,
20:13ce sera ma dernière question.
20:14La proposition de loi
20:15sur la fin de vie
20:16va retourner à l'Assemblée
20:17dans 15 jours.
20:18Est-ce que vous êtes favorable
20:19au fait que l'on autorise
20:20en France l'euthanasie
20:22et le suicide assisté
20:23puisque c'est de cela
20:24qu'il est question ?
20:24Moi, je suis d'abord favorable
20:26à ce qu'on ait
20:26dans les soins palliatifs,
20:28un accompagnement
20:29et que nul dans notre pays
20:31ne souffre
20:32dans un moment
20:33aussi crucial de sa vie.
20:34Moi, je souhaite
20:35qu'on donne la garantie...
20:36Mais est-ce que vous êtes pour
20:36le fait de donner aux médecins
20:38le droit de donner la mort ?
20:39Non, ce n'est pas écrit
20:40comme ça, heureusement.
20:41Mais dans les faits,
20:42ce sera ça.
20:43Je souhaite que ce débat
20:44ait lieu de manière
20:44la plus apaisée possible.
20:45Vous savez que sur ce sujet,
20:46chacun a sa liberté de vote
20:47et moi, il me semble
20:49que l'urgence,
20:50c'est qu'il n'y ait
20:50aucun département en France,
20:52qu'il n'y ait aucun hôpital
20:53en France,
20:54qu'il n'y ait aucune structure
20:55de soins
20:55qui n'ait pas les moyens
20:56en termes de soins palliatifs,
20:58de ressources humaines,
21:00de savoir-faire
21:01pour que nul dans notre pays
21:03n'ait à souffrir
21:04dans la fin de sa vie.
21:05C'est pour moi ça
21:06la priorité.
21:07C'est pour ça d'ailleurs
21:07que vous avez vu
21:07qu'on a un débat
21:08qui a deux textes
21:10et ces deux textes
21:11doivent être débattus
21:12en tant que tels.
21:13La priorité pour moi,
21:14c'est que l'État,
21:15les soignants,
21:16l'hôpital
21:16donnent la garantie
21:18qu'il sera accompagné,
21:19qu'il ne sera pas seul
21:20et qu'il ne souffrira pas.
21:21Il y a donc une urgence
21:22à développer les soins palliatifs
21:23et que tout le monde
21:24ait accès aux soins palliatifs
21:25et il n'y a pas d'urgence
21:26à autoriser l'euthanasie
21:28et le suicide assisté en France.
21:29Dans le débat public,
21:31quand il y a des choses
21:31qui font consensus,
21:32il faut qu'on puisse avancer vite.
21:34Quand il y a des choses
21:34qui font débat,
21:35il faut que ces débats
21:36puissent avoir lieu
21:36de manière apaisée,
21:37de manière la plus transparente possible
21:39et je pense que
21:39voilà ce que j'avais à vous dire ce matin.
21:41Allons vite
21:42sur les soins palliatifs
21:43et poursuivons le débat.
21:44Prenons le temps
21:44d'avoir un débat
21:45qui permette de faire émerger
21:47aussi de la concorde
21:48sur un sujet
21:49qui doit, à mon avis,
21:50ne pas nous diviser
21:50et qui ne doit pas aussi
21:51mettre les médecins
21:52en difficulté.
21:54C'est un sujet d'abord
21:54qui les concerne au premier chef
21:55et donc je crois
21:56que c'est vraiment comme ça
21:57qu'il faut qu'on puisse avancer.
21:58Amélie de Montchalin,
22:03à bientôt.
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