00:00Je ne regrette pas cet engagement quand le Président de la République m'a proposé d'être ministre de la Culture.
00:06Il m'a proposé une mission de démocratiser la culture.
00:10C'est sa volonté politique.
00:12Le ministère de la Culture a bénéficié depuis son élection de plus d'un milliard sept en faveur de quoi ?
00:17De la création, de la liberté de création, de l'éducation artistique et culturelle.
00:21Par exemple, j'ai lancé un plan qui a été mis en place, 100 millions d'euros consacrés à la ruralité et la culture.
00:27La France, c'est plus de 80% de territoires ruraux.
00:31Et donc, il avait une mission, je l'ai acceptée.
00:33Et je n'ai pas souhaité faire de l'opposition stérile.
00:36Rappelez-vous, si vous êtes une journaliste politique, quelle était la position des Républicains ?
00:40Il y avait évidemment une volonté d'une partie des Républicains de rejoindre le gouvernement Macron après son élection de 2022.
00:48Pourquoi ? Parce que la majorité n'était pas si nette.
00:51Parce que nous étions dans une période trouble.
00:52Parce qu'effectivement, il y avait un risque politique, y compris sur les enjeux et la cohésion de la France.
01:00Et donc, j'ai souhaité y participer.
01:01D'autres m'ont rejoint parce qu'il n'y a pas de majorité absolue.
01:04Donc, je n'ai pas de regrets.
01:05Et je porte évidemment son action.
01:08Il a réindustrialisé la France.
01:09Il a réduit le chômage.
01:10Il a réduit certaines inégalités à l'école.
01:12C'est vrai que le premier mandat a été...
01:14C'est son ADN.
01:15Le deuxième mandat est plus compliqué quand vous n'avez pas de majorité politique.
01:19Une assemblée fracturée.
01:20Vous faites des compromis, comme on l'a vu sur le budget.
01:23Il vaut mieux avoir un compromis qui ne satisfait pas vraiment tout le monde que de ne pas avoir du tout de budget pour la France.
01:29Donc, c'est le sens des responsabilités qui m'a conduit à occuper cette fonction et cette mission que m'a proposée le Président de la République.
01:35J'ai accepté avec beaucoup d'honneur.
01:36Et je lui en suis reconnaissante de m'avoir permis d'être ministre de la Culture.
01:40C'est un ministère formidable.
01:42Je vais vous dire, l'éducation nationale, c'est la formation initiale du citoyen.
01:46La culture, c'est la formation continue.
01:48Ça nous permet de quoi ?
01:49De vivre ensemble.
01:51De ne pas rejeter l'autre.
01:52D'être en cohésion.
01:53Donc, ça, c'est la première partie de la réponse.
01:55Ensuite, vous dites, on aimerait bien avoir Dati.
01:58Je ne suis pas en hostilité.
01:59Je ne suis pas en combat ici.
02:00La vie n'est pas en combat permanent.
02:02Même si je suis quelqu'un de très intranquille.
02:05Tout ce que j'ai eu, je l'ai eu à la force, non seulement de mon travail,
02:09mais aussi de la radicalité, mais aussi de ma combativité.
02:12Ce que je disais à M. Tréard, tout ce que j'ai, je l'ai gagné.
02:15J'ai hérité de rien.
02:16Je travaille à plein temps depuis l'âge de 14 ans.
02:19J'ai vendu des produits en faisant du porte-à-porte, des produits de beauté à 14 ans.
02:23À 16 ans, je suis rentrée dans une clinique.
02:25J'ai travaillé comme aide-soignante de nuit pendant 6 ans.
02:27J'ai pris deux contrats d'aide-soignante de nuit et je travaillais toutes les nuits.
02:31Et le dimanche, je faisais le standard et les admissions à la clinique de Sainte-Marie,
02:35à la clinique de Cheneau, à la clinique des Grésilles.
02:38Voilà ma vie.
02:39Ensuite, je suis devenue auditeur, je suis devenue comptable.
02:42Je suis devenue, grâce à Simone Veil, magistrat.
02:45J'ai sa robe de magistrat.
02:46Et donc, ensuite, j'ai intégré le cabinet de Nicolas Sarkozy
02:49parce que je voulais lutter contre la sécurité,
02:52dont les premières victimes sont les personnes fragiles.
02:55Donc, mon combat politique, il est dans cette radicalité.
02:57On ne m'a rien donné.
02:58On ne m'a rien donné.
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