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00:00Générique
00:00Bienvenue dans le débat. Que se passe-t-il à Minneapolis après la mort d'une seconde victime sous les balles de la police de l'immigration ?
00:12L'opposition de démocrates comme Barack Obama ou encore Bill Clinton gronde,
00:17mais aussi celle de certains républicains qui s'interrogent sur les dérives de cette police et demandent une enquête.
00:23A Minneapolis, les manifestations ont eu lieu samedi dans la rue où Alex Prétis, 37 ans, infirmier, a été tué par des agents de la police des frontières, ICE.
00:34Donald Trump a accusé le maire de Minneapolis, le démocrate Jacob Frey, et le gouverneur du Minnesota, Tim Walz,
00:40de susciter l'insurrection et d'être responsable de la mort d'Alex Prétis.
00:45Malgré les vidéos, Greg Bovino, le chef de la police des frontières américaine, a affirmé que les victimes étaient les agents de la police des frontières
00:52et que le suspect s'était immiscé, dit-il, dans une opération de la police fédérale.
00:58Le président américain a envoyé Tom Oman, le tsar des frontières, à Minneapolis ce soir.
01:03Il a aussi affirmé hier soir au Wall Street Journal,
01:06« Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision. »
01:11VoilĂ ce qu'a dit Trump au Wall Street Journal.
01:14Donc après la mort de René Good et le décès d'Alex Prétis, est-ce qu'on peut dire que ce décès est un point de bascule ?
01:20Une enquĂŞte sera-t-elle ouverte ? Jusqu'oĂą iront les affrontements ?
01:23De quoi ICE, la police d'immigration, est-elle le nom ?
01:26Est-elle le révélateur de la dérive autoritaire de Trump et de son administration ?
01:31Et puis quelle est la réponse des démocrates, la réponse de Trump ?
01:34Jusqu'où ira le président américain ?
01:36On en parle avec mes invités.
01:37Pierre Gervais est avec nous ce soir.
01:38Bonsoir.
01:39Bonsoir.
01:39Merci d'ĂŞtre lĂ .
01:40Vous êtes professeur de civilisation américaine à l'université Sorbonne.
01:44Bonne nouvelle.
01:44Bienvenue Ă vous.
01:45Richard Verli est avec nous ce soir.
01:46Bonsoir Richard.
01:47Bonsoir Stéphanie.
01:48Merci d'ĂŞtre lĂ , correspondant France Europe pour le quotidien suisse Blic.
01:52Nous avons avec nous par Teams de New York, Émilie Musset, notre correspondante France 24 à New York,
01:59qui revient tout juste justement de Minneapolis.
02:01Vous allez nous en parler justement, Émilie.
02:03Merci d'ĂŞtre lĂ .
02:04Et puis John-Rick MacArthur est avec nous à New York également, directeur du Harper Magazine.
02:10On va voir la couverture du tout dernier numéro de Harper Magazine.
02:14America goes for broke.
02:17VoilĂ .
02:17Inside the national sports betting craze.
02:21Merci d'ĂŞtre lĂ , John-Rick MacArthur, donc directeur du Harper Magazine.
02:25Avant de démarrer cette discussion, je vous propose d'abord de faire un retour en images.
02:30On va revenir sur les circonstances de la mort d'Alex Préti avec Dorothée O'Lyric.
02:37Alex Préti assassiné.
02:39Le message affiché est clair.
02:41Dans la voix et dans les yeux des manifestants, de la colère et une peine immense.
02:47Autour de la photo de l'infirmier de 37 ans tué samedi par des agents fédéraux, des bougies et des fleurs.
02:54C'est effrayant, terrifiant de voir des personnes censées nous protéger, des agents de contrôle des frontières tuer des gens sous nos yeux.
03:03Certains des policiers incriminés de la brigade ICE étaient logés dans cet hôtel de Minneapolis.
03:08Les manifestants sont venus sous leurs fenêtres prêts à en découdre.
03:12Le groupe a vite été dispersé par les forces de l'ordre.
03:15La mort d'Alex Préti, américain, né à Minneapolis, a été filmée sous plusieurs angles.
03:24Ici, on voit une manifestante bousculer.
03:27Alex Préti tente de l'aider, mais il est aspergé de gaz lacrymogène.
03:33Ensuite, il est jeté à terre et frappé par les policiers.
03:37Sur cette image, au ralenti, on voit un agent saisir ce qui semble ĂŞtre une arme sur lui.
03:43Puis, un autre, dégainé son pistolet et tiré.
03:50Le président américain s'est à nouveau exprimé hier sur son réseau social.
03:55Il en fait une affaire politique.
04:00Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates.
04:07Les propos dérangent et font réagir les anciens présidents démocrates Barack Obama et Bill Clinton
04:13qui appellent la population à défendre leurs valeurs.
04:17Dans les rues de Minneapolis et dans plusieurs grandes villes américaines,
04:21la population proteste, exigeant des réponses et la justice.
04:26Émilie, je viens d'abord vous faire intervenir parce que vous étiez à Minneapolis jusqu'à hier.
04:32Dans quel état d'esprit étaient, en fait, les habitants que vous avez rencontrés ?
04:37Est-ce qu'ils ont plutôt peur ou est-ce qu'ils sont plutôt en colère ?
04:41Les deux en mĂŞme temps.
04:45Alors, on a rencontré une population, on est arrivé juste après l'arrestation de ce petit garçon,
04:49Liam Ramos, avec son papa qui a été tout de suite déporté au Texas,
04:53qui est dans un camp avec son père au Texas.
04:55Et le lendemain, enfin le surlendement de cette arrestation,
04:58une grande manifestation déjà dès le vendredi était prévue à Minneapolis.
05:02Il faisait extrĂŞmement froid et beaucoup, beaucoup de gens participaient Ă cette manifestation
05:06de tous les âges, des familles et des gens qui viennent crier leur colère
05:10parce qu'ils ont l'impression d'être envahis par ces troupes fédérales
05:13qui ne sont pas du Minnesota, qui viennent d'ailleurs et qui sont durs à reconnaître.
05:18Ils portent des vĂŞtements militaires, ils ont un arsenal militaire sur eux.
05:23La population de Minneapolis semble meurtrie.
05:26On a beaucoup, beaucoup d'émotions avant même la mort d'Alex Prétis.
05:31C'est vraiment une population qui n'en peut plus et qui n'a qu'une seule envie,
05:36que les choses s'apaisent et que les troupes fédérales quittent leur ville.
05:40Ils sont vraiment Ă bout, Richard Verlis.
05:42Ce qui est intéressant de voir, c'est que l'administration Trump a immédiatement justifié
05:45les tirs des agents fédéraux en parlant de légitime défense
05:48contre l'infirmier Prétis qui aurait donc menacé les agents avec une arme à feu,
05:54malgré quand même des vidéos, on les a vues, qui montrent qu'il tendait son portable
05:57et non pas une arme.
05:58Est-ce que finalement il y a une course au narratif ?
06:00C'est-Ă -dire que c'est celui qui va prendre le dessus sur la narration des faits ?
06:04Oui, d'abord il y a une chose proprement effrayante à mes yeux dans un état de droit,
06:08c'est qu'à aucun moment Donald Trump, président des Etats-Unis,
06:12Christine Noe, ministre de l'Intérieur ou le chef de ICE ne parlent d'une enquête.
06:17C'est quand mĂŞme la moindre des choses.
06:19Immédiatement quand un événement de ce type survient, quasiment les premiers mots
06:23c'est de dire une enquête a été ouverte, le nécessaire sera fait
06:26et ensuite vous développez vos arguments.
06:27Dans ce cas de figure, absolument pas de volonté d'enquête
06:31et c'est pire que ça, c'est on donne à ces agents l'impunité
06:35puisqu'on réaffirme qu'ils sont dans leurs droits, qu'ils ont bien fait
06:38et qu'ils pourront continuer à opérer.
06:40Et ça je trouve ça extrêmement choquant,
06:42c'est évidemment fait pour les protéger, ces agents,
06:45et pour instiller la peur dans tous ceux qui leur font face dans les différents mouvements.
06:49Ensuite, bataille de narratif, bien sûr,
06:52alors lĂ , dans le cas de cette seconde victime,
06:55il y a un sujet qui est évidemment la présence de l'arme à feu.
06:58Il avait une arme à feu, légalement,
07:01et cette arme Ă feu, elle va...
07:03Donald Trump a immédiatement sauté dessus,
07:05il l'a même mise en photo sur les réseaux sociaux,
07:08pour dire que bien évidemment,
07:09cette personne était un terroriste
07:12et qu'il était un communiste,
07:13peu importe les mots qu'on emploie.
07:14L'objectif, c'est de dire que c'était un insurgé
07:17contre les agents fédéraux.
07:19Alors que Donald Trump lui-mĂŞme,
07:20et c'est lĂ oĂą la NRA, la fameuse NRA,
07:22est très embêtée,
07:24est lui-mĂŞme favorable au port d'armes.
07:26Alors c'est Ă rien d'y comprendre.
07:27Et elle demande mĂŞme une enquĂŞte d'ailleurs,
07:29l'association, cette fameuse association.
07:31Sauf que du point de vue de la communication,
07:33dire un manifestant anti-Trump était armé,
07:37le message, c'est les agents fédéraux étaient en légitime défense.
07:40Pierre Gervé, il y a une course au narratif.
07:42Oui, alors c'est pas une course qui est déjà gagnée,
07:45parce qu'il y a un problème, c'est les vidéos.
07:48Donc les gens finalement...
07:48Mais qui l'a gagné ?
07:49Assez peu à l'opposition, ça il est clair,
07:52enfin en tout cas les manifestants,
07:53pas l'opposition, parce que les démocrates
07:55n'en font pas grand-chose de cette victoire.
07:57Mais les vidéos ont circulé des millions de fois,
07:59tout le monde a vu, comme vous d'ailleurs,
08:01et lĂ Ă l'instant encore,
08:03le déroulement des événements.
08:04Il est évident que l'infirmier en question
08:07ne brandissait pas d'armes,
08:08que l'arme lui a été prise
08:09et qu'il était à terre quand il a été abattu.
08:11Donc on est dans un cas classique
08:13de répression violente et sanglante
08:15de manifestations,
08:16parce qu'il y a une milice armée.
08:17Ça n'est pas des gens qui ont une base légale
08:20pour faire ce genre de choses.
08:22La réaction de Trump n'est pas du tout étonnante,
08:24puisque cette milice armée est en réalité
08:26l'embryon Ă ses yeux
08:28de la prise de pouvoir
08:29qu'il espère réaliser
08:31dans les mois et les années qui viennent.
08:33L'objectif étant évidemment
08:34de mettre fin au processus électoral
08:37démocratique à l'automne prochain.
08:38Ça a été carrément dit par Pam Bondy,
08:41l'attorney general,
08:42qui a essayĂ© d'obtenir dĂ©jĂ
08:44les listes électorales du Minnesota
08:47en échange d'un retrait éventuel de ICE.
08:49Donc lĂ , vous dites,
08:50ça vise une fin d'élection,
08:53une dérive autoritaire.
08:54La Maison Blanche qui annonce
08:56juste maintenant
08:58que sur justement
09:00ce qui s'est passé à Minneapolis,
09:02il y aura une enquĂŞte
09:03qui sera menée par le FBI.
09:05On vient de la prendre Ă l'instant.
09:07John Rick, John Rick MacArthur,
09:09est-ce qu'Ă votre avis,
09:10la mort d'Alex Prétis
09:11après celle de René Gould,
09:12d'ailleurs, est-ce que vous rejoignez
09:13ce que vient de dire Pierre Gervais ?
09:15Est-ce qu'on est dans un moment
09:16de bascule dans l'affrontement
09:18entre un État,
09:19l'État du Minnesota,
09:20et l'État fédéral,
09:21c'est-Ă -dire l'administration Trump ?
09:23Ce n'est pas sûr en ce moment.
09:26Il y a plusieurs conflits en jeu maintenant.
09:32Et ce qui est le plus intéressant,
09:34c'est la contradiction
09:36entre port d'armes et liberté.
09:41Alors, voilĂ que Trump,
09:43le fameux pro-deuxième amendement,
09:47candidat pro-deuxième amendement,
09:50tout le monde peut porter une arme Ă feu.
09:52sans réglementation,
09:55selon lui,
09:57est affronté par des manifestants
10:02anti-fédérales,
10:04et ça, ça remonte,
10:05qui sont bien armés,
10:07et ça, ça remonte à la révolution américaine.
10:10Oui, ça rappelle des souvenirs
10:11à tout Américain.
10:13Non, non, non, non,
10:13c'est très important,
10:15parce que le deuxième amendement
10:16parle non seulement de port d'armes,
10:19mais aussi d'établir une milice
10:22dans chaque État.
10:22Et nous avons dans les 50 États,
10:28officiellement, des milices.
10:31Chaque État a son propre milice.
10:33Alors, dans les années 60,
10:36et je ne veux pas faire un,
10:37je vais très rapidement faire un petit cours
10:39de l'histoire constitutionnelle.
10:41Il y avait le débat
10:42entre les droits des États,
10:47et les droits des États dans le Sud
10:49voulaient que les Noirs restent ségrégés.
10:53Alors, tous les libéraux
10:55étaient contre l'idée,
10:57le concept de l'État
10:59avec trop de droits,
11:02ou contre les dictats fédéraux.
11:07Alors, maintenant, les libéraux,
11:10disons la gauche ou l'opposition,
11:13sont affrontés par un État
11:16d'anti-droit fédéral,
11:20et ils ont recours, possiblement,
11:23Ă encore cet ancien argument
11:26qui dure depuis la fondation de l'Amérique,
11:30entre les droits de l'État,
11:33de chaque État,
11:34de se défendre
11:35contre une autorité
11:37excessive fédérale.
11:39C'est évidemment la situation maintenant.
11:43Est-ce que l'État du Minnesota
11:45ou un autre État
11:47va répondre avec violence ?
11:50Parce que c'est tout Ă fait possible,
11:52et d'une certaine manière,
11:55c'est tout Ă fait constitutionnel.
11:57Oui, il y a une procédure en cours,
11:59d'ailleurs, une procédure judiciaire.
12:00On va y revenir, John Rick.
12:02On va écouter Greg Bovino,
12:04qui est le chef de la police
12:05des frontières américaines,
12:06qui est un peu devenu le symbole
12:08de la lutte contre les clandestins
12:10de Donald Trump.
12:11On va l'écouter.
12:14Encore une fois,
12:15c'est notre mission,
12:16et nous ne nous laisserons pas dissuader
12:18de la mener Ă bien.
12:19Nous allons arrĂŞter
12:20ces criminels étrangers
12:21en situation irrégulière
12:23et rendre l'Amérique plus sûre,
12:24rendre mené à police,
12:26plus sûre à nouveau,
12:27et c'est pour ça que nous sommes ici.
12:28Émilie, c'était juste avant,
12:31justement,
12:32ce dont vous avez parlé,
12:33l'arrestation de ce petit garçon
12:35de 5 ans.
12:36Voilà ce qu'il a déclaré,
12:37Greg Bovino.
12:38Il me semble d'ailleurs
12:38qu'il est même allé sur place.
12:40Il incarne véritablement
12:41ce côté,
12:42ces muscles de Donald Trump
12:44contre les migrants.
12:47Oui, absolument.
12:48Et Ă Minneapolis,
12:49les gens, les manifestants,
12:50le détestent absolument.
12:51Il incarne vraiment
12:54cette invasion très brutale
12:58et tout ce qu'il dit
13:00est porté par les manifestants,
13:04ravive la haine des manifestants.
13:06Les manifestants aussi déplorent
13:08énormément,
13:09et ce qu'on a,
13:09toute la communauté de Minneapolis,
13:11qu'aucune enquête fédérale
13:12n'ait été ouverte
13:13Ă l'encontre de l'agent
13:15qui a tiré sur René Goud.
13:16Et ça, vraiment,
13:17ils vivent,
13:17et on a vu des manifestants
13:18piétiner,
13:19lancer des constitutions au sol.
13:20Ils nous disent,
13:21ils nous piétinent,
13:23ils nous tuent,
13:23ces troupes fédérales
13:24sont lĂ pour nous assassiner.
13:26Et ils sont extrêmement choqués
13:27par l'impression
13:28d'impunité totale
13:29des troupes fédérales.
13:31Et Greg Bovino
13:32incarne cette force brute
13:35et cette impunité,
13:36ce fait d'écraser
13:37toutes les règles.
13:38Il y a des déclarations
13:39de la Maison-Blanche
13:40qui nous parviennent Ă l'instant.
13:41Trump qui ne veut pas voir
13:43des gens blessés
13:43ou tués dans les rues
13:44en Amérique.
13:46Ça, c'est un communiqué
13:46de la Maison-Blanche.
13:47On a l'impression
13:48qu'il essaie,
13:49il est en train d'arrondir
13:50un peu les angles.
13:51Donald Trump,
13:53ça serait ça en fait
13:54parce que le risque,
13:55c'est tout de mĂŞme
13:55que ça dégénère.
13:57LĂ , on voit
13:57qu'il y a une partie
13:58des Républicains
14:00mais aussi finalement
14:01mĂŞme un procureur
14:03qui demande une enquĂŞte.
14:05LĂ , on voit
14:05qu'il y a une enquĂŞte
14:06qui va être menée
14:08par le FBI.
14:10On est vraiment
14:10quand mĂŞme
14:11dans un moment de bascule
14:12effectivement lĂ
14:12lorsqu'on regarde
14:13un peu ces différents communiqués.
14:15Oui, et apparemment
14:16avec cette dernière déclaration
14:17de la Maison-Blanche,
14:18Donald Trump
14:20essaie au fond
14:21de jouer sur les deux tableaux.
14:22Il y a eu la première manche
14:24oĂą il a clairement
14:25donné l'impunité totale
14:28aux agents.
14:28Il n'a pas parlé d'enquête,
14:30il a parlé d'agression,
14:31il a parlé de terroriste,
14:33il a montré
14:33sur les réseaux sociaux
14:34l'image du pistolet
14:36automatique
14:37qui était détenu
14:38par la victime.
14:39Ça, c'était la première manche.
14:40Et maintenant,
14:41comme il voit
14:41que la résistance,
14:42j'imagine,
14:43se met en place,
14:44il voit que ça peut se durcir,
14:45il envoie
14:46Tom Oman,
14:47qui est un ancien shérif
14:48qui connaît assez bien
14:49le fonctionnement
14:50des polices locales.
14:51Et il commence Ă dire...
14:52Le fameux dard des frontières.
14:53Il y aura une enquĂŞte
14:54du FBI,
14:54n'oublions pas par qui
14:55est dirigé le FBI,
14:57par M. Cash Patel
14:58qui est un ultra-trumpiste
15:00qui est complètement
15:01dans la main du président.
15:03Mais c'est sans doute
15:03une manière,
15:04toujours vis-Ă -vis
15:05de son électorat,
15:07d'un côté,
15:07il dit,
15:08les agents vont continuer
15:09de rafler les migrants,
15:10de les sortir de leur maison,
15:12de les expulser.
15:13Et de l'autre,
15:14il dit,
15:15mais il y aura quand mĂŞme
15:15une enquĂŞte.
15:17Politiquement,
15:17c'est d'un cynisme absolu,
15:19mais c'est peut-ĂŞtre
15:20plutôt bien joué
15:21vis-à -vis de son électorat.
15:22Alors justement,
15:23Pierre,
15:23j'avais intéressant
15:24de voir le dernier sondage
15:25publié par le New York Times
15:26et Siena University
15:28qui montre que la moitié
15:29des électeurs de Trump
15:30soutiennent les expulsions
15:32et sa politique
15:33de fermeture de frontières
15:34avec le Mexique.
15:35Mais une majorité significative
15:37estime que ICE
15:38est allée trop loin.
15:3963% de son électorat
15:41désapprouve les agissements
15:43de ICE
15:43et 36% seulement
15:45les approuvent
15:46et ça inclut 70%
15:47d'électeurs indépendants.
15:49Et mĂŞme Todd Blanche,
15:50le procureur général adjoint,
15:51a justifié le besoin
15:52d'une enquĂŞte.
15:53Donc ça peut jouer un rôle,
15:55ça ?
15:55Ça peut faire pression
15:56sur Trump ?
15:57LĂ , on est effectivement
15:58dans un point de bascule
15:59au sens oĂą John a raison
16:00de le faire remarquer.
16:01L'attaque de Trump
16:03de prise de pouvoir
16:04est une attaque aussi
16:05contre le fédéralisme américain
16:07et une très longue tradition
16:08de rejet du pouvoir fédéral.
16:10qui est tout à fait caractéristique
16:12de la base de Trump.
16:14En mĂŞme temps,
16:15on a lĂ
16:16des déclarations de Trump
16:17qui soufflent le chaud et le froid
16:18parce que les déclarations
16:19qui nous parviennent
16:20alors que je parle
16:21disent aussi
16:25que Trump demande
16:25la fin, je cite,
16:27de la résistance et du chaos.
16:29Donc vous avez un Trump
16:30qui exige la reddition
16:31de Walls,
16:33des démocrates
16:33et de l'opposition
16:34et qui en mĂŞme temps dit
16:35nous allons un petit peu négocier.
16:37Mais enfin,
16:37on est un peu comme
16:38sur du Netanyahou Ă Gaza.
16:39Je ne pense pas
16:40qu'on puisse parler
16:41d'une tentative de compromis.
16:43Ça n'est pas du tout l'objectif.
16:45L'objectif est effectivement
16:46de faire taire
16:47une opposition interne
16:48aux Républicains
16:49qui a commencé
16:49un tout petit peu
16:50à se réveiller.
16:52Trump sent...
16:52Alors la clé de tout cela
16:54dans les jours,
16:55peut-ĂŞtre mĂŞme
16:56qui vont suivre,
16:57c'est est-ce que Trump
16:58a la puissance politique
17:00à l'intérieur de son parti
17:01et à l'intérieur
17:02de l'appareil
17:02de sécurité nationale américain
17:04pour continuer
17:05Ă essayer
17:06de donc prendre le pouvoir
17:07avec ses milices armées
17:08parce que c'est plus ou moins
17:09de ça dont il s'agit
17:10ou alors est-ce qu'il sera forcé
17:11de reculer
17:12faute de relais
17:13dans un certain nombre de lieux.
17:14Il ne faut pas oublier
17:15que le FBI, par exemple,
17:16l'enquête sur René Good
17:17était censée être menée
17:18par un agent.
17:19On lui a interdit.
17:20Il a démissionné.
17:21Donc vous avez
17:21une vraie résistance
17:22y compris à l'intérieur
17:23de l'appareil
17:25de sécurité américain.
17:26Mais je suis incapable
17:27de vous dire,
17:28je pense que personne ne le sait,
17:29si cette résistance
17:30sera suffisante ou non
17:31pour bloquer
17:32le processus actuel
17:33de dérive autoritaire.
17:34On va écouter Tim Walz,
17:36justement,
17:36le gouverneur
17:37du Minnesota.
17:40Ma question est la suivante.
17:44Quel est le plan,
17:45Donald Trump ?
17:46Quel est votre plan ?
17:49Que devons-nous faire
17:49pour que ces agents fédéraux
17:51quittent notre État ?
17:52Vous vouliez provoquer
17:53la peur, la violence
17:54et le chaos chez nous ?
17:55Vous avez clairement
17:56sous-estimé le peuple
17:57de cet État
17:57et de cette nation.
17:58Nous sommes fatigués
17:59mais déterminés.
18:00Nous sommes pacifiques
18:03mais nous n'oublierons jamais.
18:06Nous sommes en colère
18:07mais nous ne renoncerons
18:07pas Ă l'espoir.
18:09Et par-dessus tout,
18:10nous sommes clairement unis.
18:13Alors, le sont-ils vraiment,
18:16John Rick McArthur,
18:17unis ?
18:17On a l'impression
18:18qu'ils le sont,
18:19en tout cas,
18:19dans l'État du Minnesota.
18:21Il va envoyer son tsar
18:23des frontières,
18:24donc Tom Oman,
18:25qui arrive ce soir
18:26Ă Minneapolis.
18:27Est-ce qu'il va y avoir
18:27une confrontation directe,
18:29Ă votre avis ?
18:30On entend dire également
18:31que Trump a eu
18:32Tim Walz,
18:33ce qu'on vient de voir
18:34il y a un instant,
18:35au téléphone.
18:36Est-ce qu'on va plutĂ´t
18:37vers une solution politique ?
18:39Il accuse,
18:40la Maison-Blanche accuse
18:40une nouvelle fois
18:41la résistance délibérée
18:43et hostile
18:43des autorités démocrates.
18:45Ça vient de nous parvenir
18:46Ă l'instant.
18:47Ils vont aussi convoquer
18:49le Congrès
18:50pour mettre fin
18:51aux États sanctuaires,
18:54disent-ils.
18:54Est-ce qu'on est
18:55dans une logique
18:55d'affrontement ?
18:57Oui,
18:58nous sommes dans
18:59une logique
18:59d'affrontement,
19:00mais ça dépend encore
19:01de l'opposition,
19:04parce que parmi
19:05l'opposition,
19:06maintenant,
19:07il y a beaucoup,
19:08beaucoup de gens
19:08de la droite
19:09et de la droite extrĂŞme.
19:11Déjà ,
19:12après l'assassinat,
19:15le meurtre
19:15de René Goud,
19:17il y a eu
19:17des droitistes,
19:19des anciens
19:20Trumpistes
19:20qui se sont déclarés,
19:22ça,
19:22c'est la dernière paille.
19:26Ça suffit.
19:28Il y a le type
19:29l'émetier
19:31dont j'ai parlé
19:31l'autre jour
19:32du 6 janvier
19:34qui va se présenter
19:35pour gouverneur
19:36de l'Arizona
19:37sur une plateforme
19:38anti-Trump,
19:39mais plus significatif
19:41que ça,
19:42c'est Joe Rogan.
19:43Oui.
19:43C'est le grand
19:44roi des podcasters.
19:46avec une audience
19:49de, je ne sais pas,
19:5020 millions d'auditeurs
19:52qui a carrément dit
19:54que les tactiques
19:59utilisées contre René Goud
20:01étaient celles
20:02du Gestapo.
20:04Alors,
20:04il n'y a pas
20:06un seul démocrate
20:07élu,
20:08tant que Charles,
20:10qui a utilisé
20:11cette métaphore,
20:12disons.
20:13Et ce n'est pas certain
20:14si Trump
20:15comprend mĂŞme
20:16ce que ça veut dire
20:17Gestapo.
20:18Mais il y a beaucoup
20:18de gens
20:18qui comprennent.
20:21Et lĂ ,
20:22j'attends
20:23qu'une coalition
20:25de droite-gauche
20:27se forme
20:28contre
20:29le pouvoir
20:31excessif,
20:33cet État
20:34anti-droit,
20:35anti-constitutionnel.
20:36Vous pensez
20:36que ça serait possible ?
20:38Jean-Rick,
20:38pourquoi est-ce que
20:39justement,
20:39pardonnez-moi,
20:41pourquoi est-ce que
20:42Joe Rogan,
20:42pourquoi est-ce que
20:43ces piliers
20:44de la droite
20:45durs populistes
20:46trumpistes
20:47s'éloignent de Trump ?
20:48C'est au nom de quoi
20:49finalement ?
20:50De la liberté ?
20:51C'est au nom
20:53de la liberté
20:53traditionnelle.
20:54Ça remonte
20:55à la révolution.
20:56Et n'oublions pas
20:57que nous allons
20:59fĂŞter
20:59notre 250e
21:01anniversaire
21:03de la déclaration
21:04d'indépendance
21:06en juillet.
21:08Et il y a
21:08beaucoup,
21:08beaucoup de gens
21:09et c'est pour ça
21:11qu'on ne va
21:12jamais abolir
21:13le deuxième
21:13amendement.
21:15Qui se disent
21:16la seule
21:17défense
21:18contre le pouvoir
21:20démontré,
21:21le pouvoir
21:21excessif
21:22démontré
21:23par ICE
21:23et par Trump,
21:24c'est le fusil,
21:26le droit
21:27de porter
21:28un fusil.
21:29Et je vous jure,
21:30il y a des gauchistes
21:30qui sont d'accord,
21:31il n'y a pas
21:32uniquement des gens
21:33de la droite
21:33qui se méfient
21:36du pouvoir
21:36excessif
21:37du gouvernement fédéral.
21:39Et on dirait
21:40que Trump
21:40pousse,
21:41pousse,
21:41pousse
21:42vers la confrontation.
21:44Et s'il continue
21:44Ă pousser,
21:45vraiment,
21:46et qu'ils abattent
21:47encore
21:48des innocents,
21:51je crains
21:52vraiment
21:52une réaction
21:53violente
21:54dans le Minnesota
21:55et ailleurs.
21:58L'opération...
21:58Peut-être pas organisée,
22:00peut-être pas organisée,
22:01mais quand mĂŞme
22:02des petites milices
22:04informelles
22:06pourraient se former.
22:07Une situation
22:08insurrectionnelle
22:09et quasi
22:10guerre civile,
22:11ce que vous écrivez.
22:12L'opération
22:12Metro Search
22:13a permis le déploiement
22:14de 3000 agents
22:15fédéraux
22:16depuis le mois
22:17de décembre
22:17Ă Minneapolis.
22:18ICE,
22:19donc cette fameuse
22:20police de l'immigration,
22:21profite d'un budget
22:22supplémentaire
22:23de 75 milliards
22:24de dollars
22:25sur 4 ans
22:26via la loi budgétaire,
22:27la Big Beautiful Bill
22:29qui avait été adoptée
22:30l'été dernier.
22:31On fait un point
22:32en image
22:32avec Marc Pau.
22:35En l'espace
22:35de quelques mois,
22:36elle est devenue
22:37le centre
22:37des tensions
22:38qui fracturent
22:39les Etats-Unis.
22:40ICE,
22:40la police
22:41anti-immigration
22:41est le bras armé
22:42de la politique
22:43anti-immigrant
22:43de Donald Trump
22:44depuis son retour
22:45au pouvoir.
22:46Pour cela,
22:47ces agents
22:47emploient des méthodes
22:48musclées
22:48et n'hésitent pas
22:49Ă faire feu
22:49mĂŞme contre
22:50des manifestants.
22:52Les morts
22:52de René Goud
22:53et d'Alex Prétis
22:53sont devenus
22:54les symboles
22:55de la politique
22:55sans merci
22:56du chef de ICE
22:57Grégory Bovino.
23:00Nous continuons
23:01d'interpeller
23:02des dizaines
23:02voire des centaines
23:03de ces immigrés
23:04clandestins criminels
23:05chaque jour
23:05et nous allons
23:06poursuivre cette mission.
23:08Nous n'allons fixer
23:09ni date
23:09ni calendrier
23:10pour y mettre fin.
23:11Cette mission
23:11se poursuivra
23:12tant qu'il restera
23:13des immigrés clandestins
23:14criminels errants
23:15dans les rues
23:16de Minneapolis.
23:16Leur mission
23:20localiser,
23:21arrĂŞter et expulser
23:22les sans-papiers
23:22aux Etats-Unis
23:23et ce,
23:23quel que soit leur âge
23:24comme l'illustre
23:25le cas de Liam Ramos
23:26enfant de 5 ans
23:27arrêté avec son père
23:29à la sortie de l'école.
23:30La structure
23:30a été créée en 2003.
23:32Ces policiers fédéraux
23:33dépendent directement
23:34du ministère
23:35de la Sécurité
23:36intérieure américain.
23:37ICE,
23:38c'est plus de 20 000 agents
23:39répartis dans 400 bureaux
23:40Ă travers le pays.
23:42Budget 75 milliards de dollars
23:43sur les 4 prochaines années
23:45et une campagne
23:46massive de recrutement.
23:47Objectif,
23:48embaucher 10 000 nouveaux agents.
23:50Pour cela,
23:51Washington n'hésite pas
23:52Ă mettre la main Ă la poche.
23:53Une prime de 50 000 dollars
23:54est offerte Ă la signature
23:55pour les nouvelles recrues
23:57et une formation express
23:58réduite de 13 à 6 semaines
24:00pour déployer
24:01les nouveaux agents
24:01rapidement sur le terrain.
24:03Une réduction du temps
24:04de la formation
24:05qui suscite des craintes
24:06sur le manque d'entraînement
24:07des agents fédéraux.
24:10Émilie Musset,
24:10vous les avez vus,
24:11ces agents ICE
24:12Ă Minneapolis.
24:14Qu'est-ce que vous pouvez
24:14nous en dire
24:16on sait aussi
24:16que les manifestants
24:18filment,
24:18documentent leur méthode.
24:20Ils se sont engagés
24:21en fait justement
24:22depuis la mort
24:23de René Goud
24:24pour en fait
24:24avoir une sorte
24:25d'ensemble
24:27de preuves,
24:28de preuves en images.
24:29Donc il y a
24:30une vraie confrontation
24:31entre les deux ?
24:33Oui,
24:34alors c'est une population
24:35qui est très organisée.
24:36Il y en a beaucoup
24:36qui m'ont rappelé
24:38que leur engagement
24:39date de George Floyd
24:40en 2020.
24:42Ils sont organisés
24:43beaucoup.
24:43En fait,
24:43il y a des
24:44Ice Watchers
24:44dans tous les quartiers
24:45qui abritent des populations
24:47d'immigrés.
24:48Il y a des Ice Watchers,
24:50c'est-Ă -dire des citoyens
24:51qui patrouillent
24:52avec des vestes fluos
24:54et qui alertent,
24:56qui ont des sifflets
24:57et qui alertent
24:58la population
24:59s'ils voient
24:59ces patrouilles
25:00s'approcher.
25:01c'est difficile
25:02de les repérer.
25:03Alors, ils ont l'œil
25:04maintenant.
25:05Ce sont généralement
25:06des voitures banalisées.
25:07Ils sont assez nombreux
25:08et ils sont en tenue militaire,
25:09mais les marques
25:11et les identifications
25:12sur leur tenue varient.
25:15Ces Ice Watchers
25:17ont leur propre groupe,
25:18leur propre réseau de soutien.
25:20Ils sont vraiment omniprésents.
25:22Ils sont de plus en plus
25:22craintifs d'ailleurs.
25:24Beaucoup ne veulent plus
25:25trop témoigner devant les caméras.
25:27Ils sont masqués.
25:28Ils craignent
25:29d'être fichés à leur tour
25:30par ces agents
25:31qui prennent beaucoup de photos,
25:32qui utilisent beaucoup
25:33la reconnaissance faciale
25:34et d'être identifiés
25:36comme militants anti-Ice.
25:39Et on sait
25:39que le gouvernement
25:40n'aime pas
25:42les militants anti-Ice
25:43et a tendance
25:44à vite les étiqueter
25:46de terroristes
25:47de l'intérieur
25:47ou de militants radicaux.
25:50Alors justement,
25:50Richard Verly,
25:51ils mettent en place,
25:53ils utilisent l'image.
25:55Et puis,
25:55il faut rappeler
25:56que la police
25:57de Minneapolis,
25:58la police de l'État
25:59du Minnesota,
26:00ne peut pas intervenir
26:00Ă priori.
26:02Et ils ne le font pas.
26:03Ils ne vont pas protéger
26:04les citoyens
26:05de l'État
26:05du Minnesota
26:06contre ICE.
26:07Parce qu'en plus,
26:08s'ils le faisaient,
26:09ça serait peut-être
26:10un prétexte pour Trump
26:11d'utiliser
26:12l'arme
26:13justement
26:14de l'acte
26:14de l'insurrection,
26:16en fait,
26:17de l'acte
26:17de l'insurrection,
26:18c'est-Ă -dire
26:18d'envoyer l'armée.
26:20Donc,
26:20il y a une espèce
26:21de frontière intéressante
26:22entre ce qu'ils peuvent faire
26:25sur place
26:25et ce qu'ils ne peuvent pas faire.
26:26Alors,
26:27pour Donald Trump,
26:28c'est clair,
26:29la police locale,
26:30c'est-Ă -dire la police
26:31du comté de Minneapolis
26:33et la police de l'État
26:35ne font pas leur travail.
26:36Il l'a dit
26:37sur les réseaux sociaux,
26:38il a dit que le rĂ´le
26:39de ces deux polices
26:40devrait ĂŞtre
26:41de protéger
26:42les agents
26:43de ICE
26:44pour leur permettre
26:45de faire leur travail.
26:46Donc,
26:46pour Donald Trump,
26:47et lĂ ,
26:48ça rejoint exactement
26:48ce qu'on entendait
26:49sur le respect du...
26:50Il n'y a pas de respect
26:51du fédéralisme.
26:52Pour lui,
26:53une agence fédérale
26:54comme ICE
26:55doit être protégée
26:57par la police locale.
26:58La situation,
26:59en revanche,
26:59c'est que la police locale,
27:00elle refuse de le faire.
27:01Elle refuse de le faire
27:02parce qu'il s'agirait,
27:03au fond,
27:04de protéger
27:05des actes violents
27:06que l'on voit
27:07et de mettre
27:08la population locale
27:10en situation
27:11de grande vulnérabilité.
27:12Donc,
27:12il y a un sujet
27:14sur qui est responsable
27:16de la police locale
27:16et c'est lĂ oĂą
27:17la venue de Tom Oman,
27:20qui est le supérieur
27:21hiérarchique
27:21de Greg Bovino.
27:23Greg Bovino,
27:24c'est le responsable
27:24opérationnel de ICE
27:26qui a multiplié
27:27les tenues,
27:28on peut dire,
27:28avec des références
27:29fascistes solides
27:31quand mĂŞme.
27:32Tom Oman,
27:33il n'a pas
27:34ce genre de tenue.
27:35Il s'est exprimé
27:35en costume cravate.
27:37C'est un ancien shérif
27:38et on peut penser
27:38qu'il vient
27:39pour essayer
27:40d'établir le dialogue
27:42entre les forces
27:43de police du Minnesota,
27:44les différentes forces
27:45de police
27:45et l'agence fédérale
27:47qui apparemment
27:48a reçu mandat
27:48de continuer
27:49Ă rester sur le terrain.
27:50Pierre Javet,
27:51parce qu'en plus,
27:52il y a tout de mĂŞme
27:52le problème du respect
27:53du quatrième amendement
27:54de la Constitution
27:55qui protège
27:56contre les perquisitions
27:57et les saisies
27:58non motivées.
27:59Aucun mandat
28:00n'est délivré
28:00sans présomption
28:02sérieuse.
28:04Et ça,
28:04ce n'est pas le cas
28:05Ă chaque fois
28:05que ICE
28:06arrĂŞte justement
28:07toutes ces personnes
28:08qui certes
28:09n'ont pas forcément
28:10de papier,
28:10mais la plupart
28:11ont un quasi-judiciaire
28:13vierge.
28:13Alors non seulement ça,
28:14mais certaines ont tout Ă fait
28:15des papiers
28:16et n'en ont pas moins
28:17été arrêtées.
28:17Donc on est effectivement
28:18contre non seulement
28:19le quatrième amendement,
28:20mais mĂŞme le premier amendement
28:22puisque le premier amendement
28:23protège aussi
28:24le droit de manifester
28:25et que normalement
28:26on peut manifester
28:27sans être aspergé
28:28de gaz lacrymogène
28:29ou de gaz irritant
28:30ou ĂŞtre abattu.
28:32Donc tout ça,
28:32effectivement,
28:33contredit le premier amendement,
28:34le deuxième amendement,
28:35le quatrième amendement,
28:36le dixième amendement
28:37qui protège
28:38les droits des États.
28:39Ça fait beaucoup là .
28:40On est évidemment
28:40très loin de la Constitution.
28:42Je crois qu'il faut sortir
28:44d'un débat sur la Constitution
28:46parce qu'on n'en est plus lĂ .
28:47Le problème est de savoir
28:48si Trump va pouvoir
28:49développer
28:50cette milice armée
28:52suffisamment
28:53pour en faire
28:54ce qu'il souhaite en faire.
28:55Ou alors
28:56si l'opposition
28:57va ĂŞtre capable
28:58de l'en empĂŞcher
28:59à la fois à l'intérieur
29:00et lĂ je pense
29:01qu'effectivement
29:01le rĂ´le
29:03d'une éventuelle alliance
29:05large
29:05avec des secteurs
29:06de l'extrĂŞme droite
29:07qui n'aiment pas du tout
29:08le pouvoir fédéral
29:09serait important
29:10mais aussi évidemment
29:11il faudrait que le Parti démocrate
29:12se réveille
29:13et lĂ
29:13on est très très loin du compte.
29:15Un mot justement
29:16de Jean-Denric MacArthur.
29:17Trump menace
29:18quand mĂŞme sans arrĂŞt
29:19de déclarer l'état d'urgence.
29:22Ă€ quel moment
29:23est-ce qu'il pourrait le faire ?
29:24C'est-Ă -dire que
29:24s'il déclare l'état d'urgence
29:25il peut envoyer l'armée ?
29:28Oui mais
29:29pour Trump
29:30il n'y a pas de règles
29:32il n'y a pas de réglementation
29:33alors il pourrait déclarer
29:35n'importe quoi.
29:36Demain
29:36aujourd'hui
29:38dans son sommeil
29:40parce que
29:40il pourrait le tuiter
29:42simplement parce qu'il fait
29:44un coup de tĂŞte.
29:45C'est un véritable fou.
29:48Je n'arrĂŞte pas
29:49de l'appeler
29:50un solipsiste.
29:50Mais il ne le fait pas encore.
29:51Et c'est pire que ça.
29:53Il n'envoie pas l'armée
29:55pour l'instant
29:55parce qu'il manque
29:57justement le catalyseur
29:58pour qu'il le fasse.
30:00Oui oui
30:00parce qu'il a toujours peur
30:03un peu peur
30:04oĂą il y a
30:04ces conseillers
30:05qui ont peur
30:06qui sera écrasé
30:08dans les élections
30:09mi-terme
30:10mi-mandat
30:11je veux dire
30:11en novembre.
30:13Et tous les sondages
30:14suggèrent
30:15qu'il sera
30:15le parti républicain
30:17sera écrasé.
30:19Alors vous voyez
30:19pour la première fois
30:20des sénateurs
30:21comme celui
30:22de la Louisiane
30:23Cassidy
30:24qui commence
30:25Ă protester.
30:26Lui il a Ă©tĂ© dĂ©jĂ
30:28rejeté par Trump
30:30il y a plusieurs semaines
30:31qui a appuyé
30:32son opposant
30:33dans l'élection primaire.
30:37Mais il y aura
30:37peut-ĂŞtre
30:38des démissions
30:39de la culte Trump
30:41dans les prochaines semaines
30:43parce que
30:44ce que vous voyez
30:45dans les rues
30:45de Minneapolis
30:46c'est le cauchemar
30:47de la droite
30:49extrĂŞme
30:50aux États-Unis
30:51ou la droite dure
30:52disons
30:52la droite libertarienne.
30:54Et si ça continue
30:57vous verrez
30:58des gens
30:59comme Joe Rogan
31:00et d'autres
31:01qui vont dire
31:02vraiment
31:03ça va trop loin
31:04et il faut que
31:06la population armée
31:08se défende.
31:09C'est ce qu'on disait
31:10en 1776.
31:15Vraiment.
31:16Et que les milices
31:18défendent
31:19la population.
31:21Il y a aussi
31:21une décision judiciaire
31:22importante
31:23qu'on attend
31:24Émilie.
31:25Peut-ĂŞtre que
31:26vous la connaissez
31:27parce que
31:27c'est un juge
31:28justement
31:28de Minneapolis.
31:30Il y a eu
31:30en fait
31:31un recours
31:32qui a été
31:34exercé
31:36par les villes
31:37de Minneapolis
31:38et de Saint-Paul.
31:39Elles ont exercé
31:40un recours
31:40contre le département
31:41de la sécurité intérieure.
31:43Ils veulent en fait
31:43un retour
31:44au nombre
31:45d'agents fédéraux
31:46d'avant
31:46justement
31:47l'opération
31:48Metro Search
31:48lancée par Trump.
31:50Donc un retour
31:50aux agents fédéraux
31:51avant l'arrivée
31:52de ICE
31:53en disant
31:55qu'ils veulent
31:55justement
31:55protéger
31:56l'article 4.
31:58Est-ce que
31:59ce juge
32:00peut décider
32:01effectivement
32:01ce soir
32:03ou assez rapidement
32:03qu'il faut
32:04renvoyer
32:05cette équipe
32:06de ICE
32:07cette milice
32:09de ICE
32:09au Berca
32:11et enfin Ă Washington
32:12qu'en tout cas
32:12qu'elle quitte
32:13véritablement
32:14Minneapolis ?
32:16Alors ça
32:17me paraît
32:18peu probable.
32:20Je ne suis pas
32:21spécialiste judiciaire
32:23mais je sais
32:23qu'une telle mesure
32:24juste au lendemain
32:26du meurtre
32:27de René Goud
32:28ils avaient demandé
32:29un gel
32:30des actions
32:30de l'ICE.
32:31Le procureur général
32:32de l'État
32:33de Minneapolis
32:33avait demandé
32:34un gel
32:34des actions.
32:35Il ne l'a pas obtenu.
32:36il a été immédiatement
32:37désavoué.
32:38Les contrĂ´les
32:38ont repris
32:40se sont amplifiés.
32:41Donc pour l'instant
32:42je n'ai pas vu
32:42de signe
32:43dans l'histoire récente
32:44qu'il y ait
32:45de possibilités
32:46de ce qui serait
32:47aujourd'hui
32:48presque un miracle
32:49pour la population
32:49de Minneapolis
32:50qu'ils partent
32:51et que la ville
32:52puisse Ă nouveau
32:53respirer
32:54parce que l'enchaînement
32:55des horreurs
32:56pour les habitants
32:57est extrĂŞmement
32:58difficile
33:00et tragique.
33:01Richard Verli
33:02parce que manifestement
33:03ce juge
33:03je vous redonne
33:04la parole ensuite
33:05Jean-Denis
33:06Richard
33:06parce que ce juge
33:08pourrait justement
33:08dire là ça fait
33:09trop de morts
33:10donc en fait
33:12il y a un problème
33:12avec la protection
33:14de l'article 4
33:16de la constitution
33:16et donc il faut
33:17qu'ils rentrent
33:18chez eux.
33:18C'est complexe
33:20mais est-ce que
33:21ça pourrait aboutir
33:21à cette procédure judiciaire ?
33:22C'est complexe
33:23d'autant qu'il y a
33:23mais lĂ
33:24Émilie le sera
33:25beaucoup mieux que moi
33:26il y a semble-t-il
33:27aussi un autre problème
33:28d'ordre public
33:29c'est que l'hĂ´tel
33:30ou l'un des hĂ´tels
33:31dans lequel se trouvent
33:32les agents de ICE
33:33sauf erreur
33:34a été attaquée
33:35a été pris à partie
33:36donc on est bel et bien
33:38dans une situation
33:39où la présence
33:42de ces agents
33:43Ă Minneapolis
33:43devient un facteur
33:45de trouble
33:46et on ne l'a pas dit
33:48mais le nombre
33:493000
33:49dans les états précédents
33:51lorsqu'ils ont été déployés
33:52dans différents états
33:54c'était des centaines
33:55c'était pas des milliers
33:57d'agents
33:57donc lĂ
33:58on est véritablement
33:59dans une donne
34:00qui peut dégénérer.
34:01Il y a un problème
34:03constitutionnel
34:04justement
34:04c'est que
34:05je serais très pour
34:06qu'ils quittent
34:07Minneapolis
34:07mais le problème
34:08est que
34:08le 10ème amendement
34:10n'interdit pas
34:11quand mĂŞme
34:11au gouvernement fédéral
34:12d'agir
34:13dans les états
34:14si je puis dire
34:15c'est-Ă -dire qu'il n'y a
34:15pas de base légale
34:16pour empĂŞcher
34:17le gouvernement fédéral
34:18d'agir dans les états
34:19c'était un petit peu
34:20leur jeu
34:21de la guerre de sécession
34:22et ça a été réglé
34:23de manière assez claire
34:24en faveur du pouvoir fédéral
34:26donc sur le plan
34:27strictement légal
34:28sur le plan strictement légal
34:29c'est compliqué
34:30Le juge a une marque
34:31de manœuvre très réduite
34:33C'est d'ailleurs ce que la juge a dit
34:34elle a dit qu'elle comprend bien le problème
34:35mais qu'il y a quand mĂŞme
34:36le pouvoir fédéral
34:38qui a un certain nombre de droits
34:39donc ça c'est un premier point
34:40mais je pense que
34:41ce que Trump est en train de faire
34:42effectivement
34:43c'est de pousser Ă l'affrontement
34:44et qu'Ă partir du moment
34:45où l'affrontement dégénérera
34:46en affrontement armé
34:47ce qui est parfaitement possible
34:48lĂ du coup
34:49il pourra invoquer
34:50la loi martiale
34:51faire occuper la ville
34:52avec ses troupes
34:53le cas échéant
34:54annuler les élections
34:55etc.
34:55je pense que c'est un petit peu
34:56le plan qu'il y a derrière tout ça
34:58quand mĂŞme
34:58Mais ça c'est un sacré scénario
34:59tout de mĂŞme
35:00John Rick
35:00un scénario possible
35:02donc un juge
35:02ce juge a priori
35:04ne pourra pas faire rentrer
35:05les ICE chez eux
35:07enfin les faire sortir
35:09de mener la police
35:10Ça dépend
35:12si on trouve
35:13que
35:14c'est bien sûr
35:15c'est le cas
35:16que
35:18les investigateurs
35:20les enquêteurs fédéraux
35:21ne permettent pas
35:23Ă la police municipale
35:25de faire leur travail
35:26ça pourrait donner
35:27aux juges
35:28un prétexte
35:29pour les renvoyer
35:30mais
35:30il faut croire
35:32d'abord
35:33que Trump
35:34va obéir
35:35à une décision
35:36d'un juge fédéral
35:37on ne sait plus
35:38parce que
35:39jusqu'à présent
35:40il n'y a pas eu
35:41vraiment
35:41un exemple
35:44oĂą Trump
35:44a carrément
35:46refusé
35:46d'obéir
35:47à une décision
35:49d'un juge fédéral
35:51alors lĂ
35:52on est au point
35:54oĂą il pourrait dire
35:55non non
35:55on est dans un état
35:57d'urgence
35:58et dans un état
36:00d'urgence
36:00les décisions juridiques
36:04ne comptent pour rien
36:04il n'y a que
36:06le danger
36:09au grand public
36:11qui compte
36:11et moi
36:12je vais protéger
36:13le grand public
36:14ça c'est tout à fait possible
36:16et on y était
36:17dans les années 60
36:18on était sur le point
36:20des états
36:22d'urgence
36:22alors ce n'est pas
36:23la première fois
36:24et bien sûr
36:25pendant la guerre
36:25de ces sessions
36:26il y a eu
36:27il y a eu
36:29des situations
36:29dans la ville
36:30de Washington
36:31et dans d'autres villes
36:33dans les états
36:34nord-east
36:35oĂą il y avait eu
36:36des insurrections
36:37et il a fallu
36:38déclarer
36:39des états
36:40d'urgence
36:41donc
36:41je ne dis pas
36:43qu'il y aura
36:44tout de suite
36:45une confrontation
36:46qui va mener
36:47Ă la violence
36:48mais si Trump
36:49refuse
36:50d'obéir
36:50à une décision
36:52d'un juge fédéral
36:53je crains
36:56vraiment
36:56je crains
36:57vraiment
36:57pour le pays
36:59lĂ
36:59Émilie Musset
37:01d'un point de vue
37:02politique
37:02est-ce que
37:03sur place
37:04ils attendent
37:05une réaction
37:06des démocrates
37:06forte
37:07on a vu
37:07que Barack Obama
37:08s'est exprimé
37:09il y avait très longtemps
37:10qu'on ne l'avait pas entendu
37:11Blyn Clinton aussi
37:12et puis
37:12John Rick mentionnait
37:14donc un sénateur
37:15républicain
37:16Bill Cassidy
37:17de Louisiane
37:18qui demande une enquĂŞte
37:19conjointe entre l'état fédéral
37:20et le Minnesota
37:21et puis donc
37:22peut-ĂŞtre
37:23un vote
37:24du Sénat
37:25avant la fin de la semaine
37:27pour revenir
37:28Ă une situation
37:29de paralysie budgétaire
37:31pour ne pas faire passer
37:32justement
37:32le prochain budget
37:33dans lequel il doit y avoir
37:34encore 10 milliards
37:35supplémentaires
37:36pour ICE
37:37est-ce qu'on évoque
37:38justement
37:38ces besoins
37:39des politiques
37:40justement
37:41Ă Washington
37:41pour mettre fin
37:42Ă la crise
37:43oui alors
37:45bien sûr
37:46ils ont
37:46besoin
37:47de soutien
37:48mais
37:49c'est un état
37:50assez particulier
37:51qui est
37:51les villes
37:52Minneapolis
37:52et Saint-Paul
37:53sont très démocrates
37:55et c'est
37:55ils ont
37:56ils sont animés
37:58par une forme
37:58de confiance
37:59en leur capacité
38:00Ă combattre
38:02et Ă se relever
38:02donc ça
38:03je vous parle
38:04au niveau
38:04de la rue
38:05de la population
38:06des manifestants
38:07etc
38:07donc bien sûr
38:08qu'ils attendent
38:09un relais politique
38:10mais ils n'attendent pas
38:11le relais politique
38:12pour agir
38:13Ă leur niveau
38:13et c'est vraiment
38:14ce qui impressionne
38:15qu'au niveau
38:16ultra local
38:17les gens se mobilisent
38:19au sein des communautés
38:20au sein des écoles
38:21l'école du petit garçon
38:23Liam Ramos
38:24a pris la parole
38:25et c'est tout à fait inédit
38:26que des directrices
38:27d'école
38:27des maîtresses
38:28viennent prendre la parole
38:30pour dénoncer
38:31ce qui se passe
38:32vraiment un affrontement
38:34un affrontement
38:35en ce moment
38:35assez clair
38:36Richard
38:37un mot justement
38:38sur cette décision
38:39des démocrates
38:39qui peut-ĂŞtre
38:40vont bloquer
38:42une nouvelle fois
38:42donc vont recréer
38:44un shutdown
38:44budgétaire
38:45Ă la fin de la semaine
38:46vendredi
38:47si justement
38:48tout ça
38:48ne prend pas
38:49une autre tournure
38:50parce qu'ils ne veulent pas
38:51faire passer
38:52les fameux 10 milliards
38:53qui seraient encore
38:53affectés à ICE
38:54et si évidemment
38:55ils doivent avoir
38:56l'approbation
38:57d'un certain nombre
38:58de républicains
38:58aussi au Sénat
38:59pour faire passer
38:59pour que le shutdown
39:00soit effectivement
39:02shutdown
39:04enfin que le budget
39:05soit paralysé
39:05oui les démocrates
39:06ils ont
39:07Ă la fois
39:09une opportunité
39:11très très nette
39:14de marquer des points
39:15contre Donald Trump
39:16parce que Donald Trump
39:17est en train
39:17parce que les élections
39:18de mi-mandat
39:18très bientôt
39:19Donald Trump
39:20est en train
39:20de défier la loi
39:22tout simplement
39:22de défier
39:23l'état de droit
39:24de mettre en danger
39:25les populations
39:26parce que
39:26on n'en a pas
39:27beaucoup parlé
39:28mais il y a la peur
39:29c'est une stratégie
39:30de la peur
39:31c'est pour faire en sorte
39:32que si vous appartenez
39:33à ces réseaux
39:34d'entraide
39:35à ces réseaux
39:36de vigilance
39:37anti-ICE
39:38vous risquez
39:39de vous prendre une balle
39:40ces gens risquent
39:41de vous tuer
39:42alors ça
39:42c'est l'opportunité
39:43des démocrates
39:44mais ils ont un problème
39:45c'est que
39:46s'ils bloquent
39:47le gouvernement fédéral
39:49Trump va
39:50Ă l'intention
39:51de son électorat
39:52les accuser
39:53d'ĂŞtre le nerf
39:55de l'insurrection
39:55de fomenter
39:57l'insurrection
39:57donc c'est difficile
39:59je ne sais pas
40:00moi j'ai
40:00j'ai l'impression
40:01quand je lis
40:02je ne peux faire que lire
40:03je ne suis pas
40:03aux Etats-Unis
40:04en ce moment
40:05j'ai l'impression
40:06quand mĂŞme
40:06que le socle maga
40:08je parle de l'électorat
40:09je ne parle pas
40:10des élus
40:10du parti républicain
40:11le socle maga
40:13sur cette question
40:13de l'immigration
40:14y compris
40:15dans sa partie
40:16violence
40:17reste
40:18assez
40:19irréductiblement
40:20fidèle à Donald Trump
40:21ces gens
40:22finalement
40:23acceptent
40:24qu'on tue
40:24pour chasser
40:26les migrants
40:26des Etats-Unis
40:27c'est l'impression
40:28que me donnent
40:28les podcasts
40:29et tout ce que je peux
40:30suivre
40:30John Rick
40:31vous ĂŞtes d'accord
40:32il nous reste littéralement
40:33une minute
40:34c'est mĂŞme le plan
40:35le problème
40:37je retrouve
40:39comme d'habitude
40:41dégoûté
40:43par la réponse
40:44du parti démocrate
40:45alors
40:46mon collègue lĂ
40:48il a raison
40:49qu'on ne peut pas
40:50compter
40:51sur la droite
40:52ou le maga
40:54pour refuser
40:55pour refuser
40:56les pires
40:57les pires
40:58frasques
40:59de l'administration
41:00Trump
41:01mais
41:02si les démocrates
41:03s'organisent
41:05et qu'on puisse
41:06faire une coalition
41:08droite-gauche
41:09ou libérale
41:10conservateur
41:11il est possible
41:13qu'on s'en sorte
41:14sans plus de violence
41:16mais s'il n'y a pas
41:17de cohésion
41:18dans le parti démocrate
41:19je crains vraiment
41:23que la situation
41:25se dégrade
41:26en violence
41:26mais en petite
41:28affrontation
41:29mais quand mĂŞme
41:30très violente
41:31merci d'avoir été
41:33avec nous
41:33John Rick
41:33MacArthur
41:34Émilie Musset
41:35merci
41:36vous étiez tous les deux
41:36en direct de New York
41:37merci Pierre Jervais
41:38d'avoir participé
41:39à l'émission
41:40Richard Verly
41:40merci beaucoup
41:41merci Ă vous tous
41:42de nous avoir suivis
41:42vous retrouvez l'émission
41:44sur les réseaux sociaux
41:45et je vous dis Ă demain
41:48et je vous dis Ă demain
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