00:00Il y a un sondage que vous avez peut-être vu ce week-end sur la course à la mairie de Paris qui montre à quel point les choses sont serrées.
00:07Serrées, exactement. C'est vraiment difficile de savoir.
00:10Regardez ce chiffre-ci. Ils sont tous les deux au second tour, 50-50.
00:14Eh oui, partage total entre les deux.
00:17Alors il y a plusieurs cas de figure. On ne va pas tous vous les faire.
00:19Mais en gros, s'ils sont tous les deux plus Pierre-Yves Bournazel, eh bien là, c'est Emmanuel Grégoire qui l'emporte en cas de maintien de Pierre-Yves Bournazel.
00:30Et si c'est Sophia Chikirou qui reste candidate LFI, eh bien là, c'est Rachida Dati qui l'emporte.
00:37C'est indécis le mot que je cherchais.
00:39C'est indécis et ce qui rend cette campagne particulièrement incertaine et intéressante, et c'est pour ça qu'on entend et on attend justement d'entendre Rachida Dati ce soir,
00:48c'est que je vous rappelle que pour la première fois depuis très très longtemps, désormais, ce n'est plus un vote par arrondissement.
00:54C'est-à-dire qu'à Paris comme à Marseille, ce sera désormais un vote sur l'ensemble de la commune, sur l'ensemble de la ville.
01:03Donc ça joue un rôle important.
01:04Ce qui est intéressant de voir quand on se plonge aussi dans le détail de ce sondage, c'est de voir par exemple la force de Rachida Dati,
01:10c'est qu'elle recueille des voix aussi bien dans un électorat de classe intermédiaire, de sud-ouest parisien, que chez les ouvriers.
01:16Et je regardais dans le détail, elle arrive avec 37% d'attention de vote chez les ouvriers.
01:20Donc la force de Rachida Dati...
01:21Plus que pour Emmanuel Grégoire.
01:23Absolument, c'est de savoir parler finalement à tous les publics.
01:26C'est aussi cela sa force sur le terrain.
01:28Et je vous rappelle qu'elle a reçu aussi le soutien du Premier ministre.
01:30Alors ça c'est important.
01:31Sébastien Lecornu, elle a convenu la semaine dernière qu'elle allait quitter le gouvernement avant le premier tour de ses élections municipales.
01:39Mais Sébastien Lecornu, qui est du parti Renaissance, qui est issu du parti Renaissance, soutient Rachida Dati, alors que Renaissance soutient Pierre-Yves Bournazel.
01:46Mais c'est ça.
01:46Pourquoi, Julien ?
01:47C'est une façon de marginaliser Pierre-Yves Bournazel.
01:49Non, c'est une façon en tout cas d'honorer une forme de proximité parce que tous les deux sont issus de la droite, des Républicains.
01:56Ils en viennent tous les deux.
01:58Donc il y a aussi une histoire commune.
01:59Ça fait un moment qu'ils sont dans le même gouvernement.
02:02Et puis il y a eu cette volonté effectivement du Premier ministre de s'afficher la semaine dernière publiquement dans un restaurant avec Rachida Dati, avec Paris, à Paris.
02:10C'était une façon de dire, moi ma candidate à Paris, c'est Dati.
02:12Allez, on vous rappelle.
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