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  • il y a 2 jours

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Transcription
00:00Ici Gare Lozère, le réveil 100% local.
00:04Ici Matin.
00:05Merci d'entamer cette dernière semaine de janvier à l'écoute d'ici Gare Lozère.
00:08Un mois et on va notamment reparler avec notre invité Quentin qui est particulièrement sanglant à Alès.
00:13Oui avec Joseph Galera d'Alliance Police du Gard.
00:16Merci beaucoup d'être avec nous et bonjour secrétaire départemental adjoint du syndicat.
00:20Vous appelez les citoyens à se rassembler samedi pour vous soutenir.
00:24Vous les policiers qui passez ce début d'année à ramasser des victimes à Alès, notamment ce week-end vendredi soir.
00:31On aurait aimé être au commissariat justement après cette troisième fusillade.
00:36Qu'est-ce qu'il se dit dans les couloirs en ce moment, les couloirs du commissariat ?
00:40C'est très simple, bonjour à tous.
00:41On se dit que ça ne s'arrive jamais.
00:43Ça a commencé par Nîmes, ça fait déjà deux ou trois ans.
00:46Dans les quartiers Nîmoins, ça a commencé à mitrailler, à tuer des personnes.
00:49Tout ça pour les narcotrafiquants, pour prendre des places de vente.
00:51Et maintenant, ça se déplace sur Alès, malheureusement.
00:56Ça ne veut pas dire qu'Anime, ça ne continue pas, parce que ça continue toujours le trafic.
00:59Mais là, actuellement, Alès, effectivement, un trou, il se tue pour reprendre les places du marché d'estupefiant.
01:04Vous le dites, on dirait que l'intensité du trafic de drogue, en tout cas, s'est déplacée vers Alès.
01:10Est-ce qu'à Alès, les policiers ont les mêmes moyens pour faire face à ce narcotrafique qu'Anime ?
01:16Malheureusement, non. Alès, c'est une petite ville avec moins d'effectifs.
01:22Et malheureusement, de toute façon, comme c'est la spécialité du trafic de stupe, c'est la spécialité de l'ICPJ.
01:28C'est l'ICPJ Gardois de Nîmes.
01:29C'est quoi ?
01:31C'est l'ancienne PJ, en fait. C'est la nouvelle nomination suite à la réforme.
01:35Ce sont les collègues de la PJ qui se rendent sur place à Alès.
01:38Et je vous avoue que j'ai reçu ce week-end un collègue qui me disait qu'il arrêtait, qu'il n'en pouvait plus.
01:45On monte aux désastreintes, les collègues montent aux désastreintes de permanence, on va dire, entre guillemets, jour et nuit.
01:49Et si jamais il y a des faits comme ça, criminels, qui se produisent, ils se déplacent.
01:53C'est leur job. Sauf que là, ça ne s'arrête pas.
01:55Un policier qui remet son uniforme, un policier d'Alès ?
01:58Un policier n'est moi qui m'appelle, pour ne pas le citer, de la PJ, qui dit qu'il n'y en a pas, qu'il n'y arrive pas.
02:03Il est en train de tomber en dépression, donc il veut arrêter, il veut se retirer et aller vers notre service.
02:10C'est pour ça que vous appelez donc un rassemblement samedi pour vous soutenir.
02:14C'est ce jour-là, d'ailleurs, samedi, que l'État doit publier son budget. Budget qui vous inquiète.
02:20Fortement, oui. Parce que nous sommes...
02:23Le syndicat que je représente appelle une mobilisation citoyenne nationale.
02:26Donc, samedi, 31 à 11h, dans la préfecture, Avenue Feuchère.
02:30Ça se fait, donc, je viens de vous dire, national, dans toutes les grandes villes, à Toulouse, à Bordeaux, Marseille, Aix, Paris, Lyon.
02:37Alors, pas forcément encore des policiers, parce qu'on s'est dit qu'en fait, le policier, s'il est mal équipé, et s'il n'est pas assez nombreux,
02:44il est là pour protéger les citoyens.
02:45Si on n'est pas en mesure de le faire, eh bien, ce sont les citoyens qui vont trinquer.
02:50Donc, on voudrait que les citoyens s'unissent à nous, les élus, toute personne de bonne volonté qui veut soutenir la police est la bienvenue.
02:57Vous leur dites quoi, justement, à ces auditeurs, ces habitants qui nous écoutent, ces élus aussi ?
03:02Ben, venez. C'est pour votre sécurité que nous manifestons ce jour-là.
03:05Venez vous rassembler avec nous pour montrer notre force et essayer de faire plier un petit peu le gouvernement pour nous octroyer à des budgets plus conséquents.
03:14Vous voudriez qu'ils prennent conscience de quoi, le gouvernement ? Pour vous, la police ?
03:19Je voudrais qu'ils prennent conscience qu'on en a marre de l'insécurité grandissant dans ce pays, de l'impunité des délinquants et des criminels,
03:28et de l'abandon à l'épreuve, à l'encontre des policiers.
03:33Donc, que la justice, dans un premier temps, soit ferme, plus ferme en tout cas, c'est ce que vous demandez ?
03:39Oui, tout à fait. Exactement.
03:40Et des moyens, vous le dites tout à l'heure, effectivement, les policiers d'Alès, notamment, sont moins bien équipés.
03:46Mais quand on compare, par exemple, leurs moyens à ce qu'a la police à Nîmes ?
03:52Ils sont moins effectifs, ils sont moins nombreux.
03:54J'en ai d'une, donc ça c'est très important, puisque nous, on manifeste pourquoi ?
03:58Pour réclamer les effectifs, puisque les effectifs, il faut les sélectionner, il faut qu'ils soient formés en école.
04:05En école, il n'y a pas de place, il n'y a pas assez de place, en école, du coup, parce qu'il n'y a pas de budget.
04:10Donc, s'il n'y a pas d'argent, on ne peut pas recruter des fonctionnaires qui seront d'ici deux ans sur le terrain.
04:15Donc, la plupart des collègues qui sortent de l'école partent à Paris, et à l'aise, ils sont oubliés, on n'a pas de renfort.
04:23Vous auriez besoin de combien de policiers en plus, par exemple, à l'aise ?
04:27Sur l'aise ? Alors, dans le gare, une bonne centaine. Pour l'aise, je pense qu'avec une vingtaine, ils s'en sortiraient, ça serait déjà un petit peu d'oxygène.
04:34Mais c'est quoi ? C'est quoi ? Des policiers sur le terrain ? Des policiers dans les bureaux aussi ?
04:37Les deux. Alors, policiers sur le terrain, policiers dans les bureaux, mais on appelle ça des policiers inquièteurs, qui font des investigations.
04:44Notamment, c'est eux qui souffrent actuellement le plus, puisque avec tous les crimes qui se commettent sur l'aise, c'est eux qui souffrent le plus.
04:51Et en termes de moyens matériels aussi, puisqu'on en parle peu, mais c'est un sujet important, voire très important.
04:57Pareil, ça fait partie du budget, c'est pour ça qu'on manifeste aussi.
05:00Évidemment, il nous faut du matériel, notamment des véhicules.
05:05Des véhicules, une fois qu'ils ont, il faut les entretenir, il faut en mettre de l'essence.
05:08Quand ils sont cassés parce qu'on est percuté par un refus d'op, un refus d'op tempéré, le véhicule est immobilisé pendant des mois.
05:14Vous en avez beaucoup des véhicules ?
05:16Il y en a plein, comme ça, qui attendent d'être réparés.
05:19Animés à l'aise ?
05:20Animés à l'aise, tout à fait, oui.
05:21Et ensuite, du matériel ne se fasse que de sécurité.
05:23Vous avez des collègues, par exemple, des habitations.
05:26Il faut tirer portabilité à une arme quelconque, il faut tirer X cartouches.
05:32Les collègues, on n'en a pas assez, ils en tirent la moitié parce qu'on n'en a pas assez.
05:35Donc, vous appelez les élus, les habitants, notamment, à vous soutenir samedi à Nîmes.
05:42Je voudrais qu'on évoque rapidement ces propositions de candidats, puisqu'on est à deux mois des municipales,
05:47de candidats insoumis qui proposent de désarmer, entre guillemets, la police.
05:50La police municipale, de leur retirer plus précisément leurs armes létales.
05:54Vous en pensez quoi, de cette proposition ?
05:56Ce que j'en pense, c'est que c'est une pensée, c'est une frise d'inconscience.
06:02Parce que, je ne sais pas, il n'y a qu'à regarder l'actualité.
06:05Les voyous en face, ils ne sont pas désarmés.
06:06Donc, ils ont des kalachnikovs, une arme de guerre.
06:10Donc, les policiers municipaux, effectivement, qui sont déjà armés, il faut les laisser armer.
06:13Et au contraire, il faut armer ceux qui ne le sont pas, puisqu'ils sont des aides et des auxiliaires de la sécurité qui sont importants dans la ville.
06:22La police nationale et la police municipale travaillent main à la main.
06:24Donc, il faut qu'on soit tous armés face à cette délinquance de plus en plus violente.
06:29Et c'est l'un des messages que vous ferez passer à partir de 11h30, samedi, devant la préfecture à Nîmes.
06:33Merci beaucoup, Joseph Galera.
06:34Je vous rappelle que la plupart des policiers qui sortent de l'école partent à Paris.
06:38C'est ce que vous nous avez dit, monsieur, et que dans le Gard, votre syndicat Alliance souhaite une bonne centaine de policiers supplémentaires.
06:44Interview en intégralité retrouvée sur icigarlosère.fr. Merci.
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