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  • il y a 22 heures

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00:00Ici Gare Lozère, le réveil 100% local.
00:04Ici Matiné spécial sur le thème de ma commune, mon maire et moi.
00:09Émission spéciale sur l'antenne d'ici Gare Lozère à deux mois des municipales.
00:12On s'intéresse ce matin à ce que peuvent faire nos élus pour améliorer le quotidien et les assiettes de nos enfants.
00:18Bonjour Stéphane Veillera.
00:20Bonjour.
00:21Et bienvenue dans le studio ici.
00:22Alors vous allez nous donner quelques pistes puisque votre combat c'est le suivant.
00:26Comment offrir à nos enfants des assiettes plus saines ?
00:29Vous êtes le directeur d'Un Plus Bio.
00:31C'est une association nationale mais qui est née chez nous.
00:35À Nîmes, comment ça se fait ?
00:36Ça se fait que dans les années 90-94, on a expérimenté le bio dans les cantines.
00:42On était les premiers en France.
00:43D'ailleurs c'est parti à Vauvert.
00:45Et en fait...
00:46En 94 ?
00:4794.
00:48Et d'ailleurs j'ai eu ce grand plaisir la semaine dernière.
00:50La communauté de communes a inauguré son outil mutualisé sur Vauvert et Marbeau-Voising.
00:58Et ça montre en fait que c'est une histoire ancienne.
01:01Et on a voulu rester là parce qu'on ne voyait pas les raisons de partir.
01:03Et puis le département du Gard est un territoire bio, historique en termes de production.
01:08Et il faut avouer aussi que le conseil départemental soutient les associations qui développent le bio, le local.
01:13Du coup on était bien ici.
01:14Le problème c'est que le bio souffre un peu de son image qui est celle d'être plus cher en tout cas que les produits classiques.
01:21C'est le problème.
01:21Donc parfois quand vous dites aux collectivités « mettez-vous au bio », elles peuvent se dire « oulala ça va me revenir plus cher ».
01:27Nous en tout cas c'est intéressant parce qu'à titre individuel effectivement on voit un peu un décalage.
01:32Par contre en restauration collective, l'écart il n'est pas si important.
01:35Et pour vous donner un ordre d'idée, on a monté un observatoire.
01:38Et aujourd'hui on peut atteindre 37% de bio sans surcoût.
01:43Donc c'est bien au-delà de la loi Egalim.
01:46Mais pour cela en fait il faut se lancer.
01:48C'est-à-dire qu'il faut accepter à un moment donné de quitter ses préjugés, de regarder autour de soi.
01:54Parce qu'en fait nous la bio elle est locale.
01:57Et est-ce que ça marche ? Est-ce que les collectivités locales avec qui vous discutez se convertissent au bio ?
02:02Ah ben nous elles se convertissent et puis elles y restent.
02:05On a un label qui s'appelle « label en cuisine » avec qui on a un partenariat.
02:07Donc on mesure justement graduellement ce que les gens font et est-ce qu'ils continuent.
02:13Et en fait elles ne font que progresser.
02:15Et vous avez aujourd'hui sur le département du Gard, nous on est national, on observe tout le monde.
02:19Mais en étant ici on regarde un peu.
02:22Vous avez des historiques comme Barjac.
02:24Eux ils sont à 70% de bio.
02:26Mais même la ville de Nîmes qui fait un certain nombre de repas, presque 9000 repas,
02:31elle frôle les 50% de bio.
02:33On ne le sait pas.
02:33Et c'est du bio local.
02:35Est-ce que vous savez combien de collectivités sont passées au bio dans le Gard ?
02:39Au bio dans le Gard, il y a une trentaine de collectivités.
02:42Une trentaine de collectivités.
02:43Par rapport aux autres départements, aux voisins notamment.
02:46C'est bien doté.
02:47C'est hyper bien doté.
02:47Surtout qu'on a les villes préfectures qui y sont.
02:52On a des villes emblématiques.
02:55Il y a Manduelle, je vous le dis, il y a Barjac.
02:57Et puis ce sont des gens qui font des émules.
02:59Et puis vous avez les collèges.
03:00Tous les collèges du département font du bio.
03:03Donc si vous remettez, si vous voulez, les lycées, les collèges, etc.
03:07Donc le scolaire est vraiment le bon élève aujourd'hui sur le bio.
03:09Vous dites que le bio dans la restauration collective, c'est pas forcément plus cher que les produits classiques.
03:15Encore faut-il aussi impliquer tout le monde dans ce bio, impliquer les collectivités.
03:20Certes, mais aussi les enfants.
03:22Oui, parce qu'en fait...
03:22Ils mangent à la cantine.
03:23Les gens qui s'occupent aujourd'hui du repas, ils ne font pas juste nourrir en vente.
03:28Ils amènent à une citoyenneté.
03:30Et l'idée aussi, c'est de créer des souvenirs autour de l'alimentation.
03:34Et pour ça, c'est de leur proposer la saisonnalité, une diversité alimentaire.
03:40Ce qu'on appelle aussi, je dirais, aujourd'hui un équilibre.
03:44Et pourquoi pas leur mettre aussi les mains dans la terre, à ces enfants ?
03:47C'est ce que vous faites, je crois.
03:48On a de plus en plus de collectivités qui ont, bien entendu, des jardins à l'école.
03:54Ça, c'est aujourd'hui très poussé.
03:56Qui rénove leurs cours d'école pour les végétaliser.
03:58Et ne font pas que de l'ornemental.
04:00Ce n'est pas juste des espaces verts.
04:02Ce n'est pas de la fourrure verte.
04:03Ce n'est pas de la fourrure verte.
04:04On a visité avec des villes gardoises, Saint-Rémy-le-Provence,
04:07qui ont un très beau projet de verdissement de leurs cours.
04:10Et puis surtout, derrière, il y a des collectivités qui réservent du foncier pour les agriculteurs en bio.
04:15Et donc, du coup, derrière, quand les élèves, notamment, font leur propre potager,
04:19j'imagine que ça permet aussi de réduire les déchets.
04:22C'est ça.
04:22Pour les collectivités, au bout du compte.
04:24Vous le nommez bien.
04:26En fait, un des gros défis pour mettre plus de bio, c'est de végétaliser ses menus.
04:31Parce qu'aujourd'hui, il faut un équilibre entre la protéine animale et la protéine végétale.
04:35Mais surtout, arrêter de jeter.
04:36Et la façon de ne pas jeter, de ne pas gaspiller, c'est d'avoir les bonnes habitudes.
04:41Et en fait, les enfants, plus ils les prennent tôt, plus ils sont les partenaires, justement, de cette démarche.
04:46Stéphane Veira, directeur d'Un Plus Bio.
04:49On parle de bio, certes, mais on parle de quels produits bio ?
04:52Parce qu'on peut faire du bio en France, mais aussi à l'autre bout de la Terre.
04:56Vous voyez ce que je veux dire ?
04:57Oui, mais si vous regardez un peu les grandes études nationales, vous vous apercevez, en fait, le bio, c'est le bon élève aujourd'hui par rapport aux importations.
05:06On importe plus en conventionnel qu'en bio.
05:08On le sait très peu.
05:09Mais en fait, le conventionnel se sert sur tous les marchés.
05:12On parle de Rungis.
05:13C'est vraiment le gros laboratoire où on importe.
05:16La bio, et nous, on le montre, en fait, tous les gens qui aujourd'hui sont dans les démarches relocalisent à 80% leur alimentation.
05:22Donc, quand on parle du bio, en fait, c'est surtout des produits locaux.
05:25Exactement.
05:26Bio et produits à l'étranger, c'est presque un pléonasme, si je vous suis.
05:29Exactement.
05:30Et si vous prenez le Gard, vous êtes une antenne avec Gard-Losère.
05:34On a deux départements qui mutualisent des atouts avec de l'élevage, du maraîchage et des cultures végétales.
05:39Donc, vous voyez bien que rien qu'ici, on a la capacité aujourd'hui de s'alimenter.
05:44Bon, le bio, on peut l'acheter évidemment chez les producteurs, mais on peut le faire soi aussi, vous le disiez.
05:49Sauf que ça peut être aussi un peu contraignant.
05:51Ça prend du temps.
05:52Vous conseillez quoi, du coup, aux feignants comme moi qui veulent s'y mettre ?
05:57À quelqu'un qui voulait débuter, j'irais sur des choses simples, qui est de l'ordre du partage de la convivialité.
06:04J'irais taper sur le pain.
06:06D'ailleurs, le pain bio, c'est-à-dire, c'est un truc à changer dans votre...
06:08Faire soi son propre pain ?
06:10Paf, vous pouvez le faire, mais moi, je vous invite vraiment à aller l'acheter dans un premier temps.
06:16Et puis après, si vous avez envie de le faire, justement, avec des farines locales, ça peut être super intéressant.
06:19Et puis d'impliquer les enfants, voilà, une activité qui peut réunir aujourd'hui une petite famille, de fabriquer son pain.
06:26Et derrière, bien entendu, c'est de jardiner.
06:30Avec, bien sûr.
06:31Donc jardiner, faire ses croûts, ses légumes sans pesticides.
06:35Faire son pain aussi avec des farines, ça fait travailler aussi nos agriculteurs.
06:38Et Dieu sait s'ils ont besoin de soutien en ce moment.
06:40Je vous remercie beaucoup, en tout cas, Stéphane Veira, d'avoir été avec nous ce matin sur l'antenne d'ici.
06:44Je rappelle donc que vous êtes directeur d'un plus bio, une association nationale, ce qui est né à Nîmes.
06:50Merci à vous.
06:50Merci.
06:51Ici Gare Lozère, le réveil 100% local.
06:56Ici Matin.
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